Lese-Ansicht

Tabarka vue du ciel : Le prix de la première balade en hélicoptère dévoilé

Une nouvelle expérience touristique pourrait bientôt voir le jour dans le nord-ouest de la Tunisie. Pour la première fois, des vols touristiques en hélicoptère seront proposés aux visiteurs de Tabarka et d’Aïn Draham, offrant une découverte aérienne des paysages de la région.

Le projet, lancé sous la supervision de la délégation régionale du tourisme de Tabarka et du ministère du Tourisme, est porté par un investisseur tunisien ayant acquis un hélicoptère aux États-Unis. Celui-ci finalise actuellement les procédures administratives et les autorisations nécessaires avant le démarrage officiel de l’activité.

Selon le délégué régional au tourisme, Issa Marouani, cette initiative constitue une première en Tunisie et devrait apporter une réelle valeur ajoutée à la destination. Elle permettra aux touristes d’admirer depuis les airs les célèbres aiguilles rocheuses de Tabarka, le littoral méditerranéen, les montagnes verdoyantes d’Aïn Draham ainsi que les vastes forêts qui font la renommée de la région.

Combien coûte l’expérience ?

Le tarif annoncé est de 250 dinars par personne pour un vol d’environ une heure. Chaque rotation pourra accueillir quatre passagers, soit un coût total de 1 000 dinars pour privatiser l’hélicoptère.

Lire aussi : Tabarka–Aïn Draham : Offensive touristique pour séduire le marché algérien

Cette offre cible principalement les touristes à la recherche d’expériences originales, mais aussi les groupes d’amis, les familles ou encore les amateurs de photographie souhaitant découvrir la région sous un angle inédit.

Avec ce projet, Tabarka mise sur la diversification de son offre touristique afin d’attirer une clientèle en quête d’expériences premium et de renforcer son attractivité au-delà du tourisme balnéaire traditionnel.

L’une des nouveautés de la saison touristique

Si les autorisations sont obtenues dans les prochaines semaines, cette attraction pourrait devenir l’une des nouveautés marquantes de la saison touristique dans le nord-ouest tunisien.

L’article Tabarka vue du ciel : Le prix de la première balade en hélicoptère dévoilé est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tourisme : les prix des hôtels explosent en Tunisie

Le secteur des services en Tunisie a enregistré une progression des prix de 4,3 % en juin 2026 sur un an. Elle est portée principalement par la forte hausse des tarifs des hôtels.

Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), les prix des services des hôtels ont enregistré une augmentation de 15,4 % en glissement annuel. Ce qui contribue fortement à la hausse observée dans la catégorie des services.

Cette évolution des services hôteliers intervient dans un contexte de reprise de l’activité touristique et d’une demande accrue sur certaines périodes, avec un impact direct sur les tarifs pratiqués par les établissements hôteliers.

La progression des prix dans l’hôtellerie contraste avec l’évolution plus modérée d’autres secteurs de services. Mais elle confirme le poids croissant de ce segment dans la dynamique des prix à la consommation.

Au niveau global, l’inflation en Tunisie a toutefois poursuivi son ralentissement pour atteindre 5,3 % en juin 2026, contre 5,5 % en mai 2026.

L’article Tourisme : les prix des hôtels explosent en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Hausse des prix : les produits alimentaires coûtent 7,1 % plus cher en Tunisie

Les prix des produits alimentaires en Tunisie ont poursuivi leur progression en juin 2026. Ils  enregistrent une hausse de 7,1 % sur un an. C’est ce que font ressortir les dernières données publiées par l’Institut national de la statistique (INS).

Cette évolution est principalement portée par l’augmentation persistante des prix des produits carnés, des poissons et des fruits frais.

Dans le détail, la hausse la plus marquée concerne le prix du mouton, qui a bondi de 18,3 % en glissement annuel. Le bœuf a également enregistré une progression importante de 13,6 %, suivi par la volaille (+13,5 %), les poissons frais (+11,7 %) et les fruits frais (+11 %).

Certaines catégories ont toutefois enregistré une baisse. Les prix des huiles alimentaires ont reculé de 5,5 %. Tandis que ceux des œufs ont diminué de 3,1 % sur un an.

Par ailleurs, les prix des produits manufacturés ont augmenté de 4,7 % en juin 2026 par rapport à la même période de l’année précédente. Cette progression est notamment liée à la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+9,2 %) ainsi que des produits d’entretien (+4,7 %).

Ces évolutions interviennent dans un contexte de ralentissement de l’inflation globale, qui s’est établie à 5,3 % en juin 2026, contre 5,5 % en mai, conclut l’INS.

L’article Hausse des prix : les produits alimentaires coûtent 7,1 % plus cher en Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie : l’inflation ralentit à 5,3 %, mais les prix alimentaires restent sous pression

Le taux d’inflation en Tunisie a poursuivi son repli au mois de juin 2026 pour s’établir à 5,3 %, contre 5,5 % en mai et en avril, après avoir atteint 5 % en mars. C’est ce qu’il ressort des derniers indicateurs publiés dimanche soir par l’Institut national de la statistique (INS).

Selon l’INS, cette baisse s’explique principalement par le ralentissement du rythme de progression des prix du groupe alimentation et boissons, dont la hausse est revenue à 7,1 % en juin contre 8,2 % en mai. En revanche, les prix des produits du tabac ont légèrement accéléré, enregistrant une hausse de 1 % contre 0,8 % le mois précédent. Les prix du groupe loisirs et culture ont également progressé, passant de 4,3 % en mai à 4,4 % en juin.

Les produits alimentaires restent les principaux moteurs de la hausse des prix

En glissement annuel, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 7,1 %. Cette évolution est principalement imputable à la flambée des prix de plusieurs produits de base, notamment :

  • La viande d’agneau : +18,3 % ;
  • La viande bovine : +13,6 % ;
  • Les volailles : +13,5 % ;
  • Le poisson frais : +11,7 % ;
  • Les fruits frais : +11 %.

À l’inverse, certains produits ont enregistré une baisse de leurs prix, notamment les huiles alimentaires (-5,5 %) et les œufs (-3,1 %).

Les produits manufacturés et les services continuent de renchérir

Les prix des produits manufacturés ont progressé de 4,7 % sur un an, sous l’effet principalement de la hausse des prix des vêtements et chaussures (+9,2 %) ainsi que des produits d’entretien (+4,7 %).

De leur côté, les prix des services ont augmenté de 4,3 %, une évolution largement attribuée à la hausse des tarifs des services hôteliers, en progression de 15,4 %.

L’inflation sous-jacente en légère hausse

L’inflation sous-jacente, calculée hors produits alimentaires et énergie, s’est établie à 4,9 % en juin 2026, contre 4,8 % un mois auparavant, traduisant une légère accélération des tensions inflationnistes hors composantes les plus volatiles.

Par ailleurs, les produits à prix libres ont enregistré une hausse annuelle de 6,3 %, contre seulement 1,3 % pour les produits à prix administrés. Pour les seuls produits alimentaires, les prix libres ont progressé de 8 %, alors que les produits alimentaires réglementés n’ont augmenté que de 0,2 %.

Les biens manufacturés et les services, principaux contributeurs à l’inflation

Selon l’INS, les produits manufacturés et les services demeurent les principaux contributeurs à l’inflation globale, avec une contribution respective de 1,8 point et 1,4 point.

En termes de système de tarification, les produits non alimentaires à prix libres ont constitué la première source de l’inflation, avec une contribution de 3 points, suivis des produits alimentaires à prix libres, qui ont contribué à hauteur de 2 points.

L’article Tunisie : l’inflation ralentit à 5,3 %, mais les prix alimentaires restent sous pression est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La Tunisie lance son premier classement des entreprises les plus performantes sur le plan énergétique

Comment distinguer une entreprise réellement performante sur le plan énergétique d’une autre qui se contente d’afficher de bonnes intentions ? C’est à cette question que veut répondre le Grand Prix de la Performance Énergétique (GPPE), officiellement lancé lundi 29 juin 2026. Présenté comme une première en Tunisie, ce nouveau dispositif entend mesurer, comparer et récompenser...

L’article La Tunisie lance son premier classement des entreprises les plus performantes sur le plan énergétique est apparu en premier sur Business News.

  •  

Bir El Kassaa : hausse des volumes et baisse des prix

En juin 2026, le marché de gros de Bir El Kassaa a enregistré une hausse marquée de ses approvisionnements en légumes, en fruits et en produits de la pêche. Elle s’accompagne d’un recul des prix de nombreux produits. C’est ce qu’annonce un communiqué publié samedi par le ministère du Commerce et du Développement des exportations.

Par rapport au mois de mai 2026, les quantités commercialisées ont sensiblement augmenté aumarché de gros de Bir El Kassaa. Tandis que les prix moyens de plusieurs produits maraîchers et fruitiers ont diminué. Et ce, malgré la hausse saisonnière de la demande durant l’été.

Pour les légumes, le prix moyen de la tomate s’est établi à 902 millimes le kilogramme, en baisse de 62,5 % par rapport à mai. Le piment fort s’est vendu en moyenne à 1 dinar 245 millimes/kg (-22 %), le poivron doux à 1 dinar 934 millimes/kg (-7,6 %), la pomme de terre à 1 dinar 372 millimes/kg, l’oignon sec à 751 millimes/kg (-43,6 %), le concombre à 1 dinar 079 millimes/kg (-25,3 %) et la courgette à 840 millimes/kg (-0,6 %).

Les fruits ont également enregistré une baisse des prix. La fraise s’est négociée à 2 dinars 584 millimes/kg (-42,4 %), la pomme à 2 dinars 990 millimes/kg (-43,2 %), la pêche à 2 dinars 821 millimes/kg (-0,8 %), la pêche « Boutabgaya » à 3 dinars 012 millimes/kg (-14,9 %), l’abricot à 2 dinars 659 millimes/kg (-8,4 %), la pastèque verte à 515 millimes/kg (-64,4 %) et le melon d’eau (« battikh ») à 1 dinar 027 millimes/kg (-68,4 %).

Le ministère fait également état d’une progression des volumes d’approvisionnement. Les arrivages de tomates ont atteint 3 834 tonnes. Soit une hausse de 78,3 % par rapport à mai. Ceux du piment fort se sont élevés à 2 473 tonnes (+34,5 %), du poivron doux à 455 tonnes (+18,8 %), de la pomme de terre à 2 146 tonnes, de l’oignon sec à 2 666 tonnes, du concombre à 1 953 tonnes (+8,1 %) et de la courgette à 610 tonnes.

Pour les fruits, les volumes commercialisés ont atteint 570 tonnes de fraises, 952 tonnes de pommes (+477 %), 716 tonnes de pêches, 2 553 tonnes de pêches « Boutabgaya » (+233,2 %), 1 710 tonnes d’abricots, 2 577 tonnes de pastèques vertes (+16,2 %) et 2 285 tonnes de melons d’eau (+140,5 %).

Les produits de la pêche ont également affiché une évolution favorable. Les quantités mises en vente ont atteint 685 tonnes, en hausse de 53,58 %, dont 248 tonnes de poissons bleus.

Les arrivages de sardines se sont établis à 135 tonnes, pour un prix moyen de 4 dinars 069 millimes/kg, en baisse de 24,3 %. Les quantités de maquereaux ont atteint 35 tonnes (+94,44 %), avec un prix moyen de 12 dinars 044 millimes/kg (-11,2 %).

Les arrivages de chinchard (« chourou ») ont totalisé 63 tonnes, en progression de 1,6 %, pour un prix moyen de 5 dinars 127 millimes/kg, en recul de 15,5 %. Quant aux bogues (« bouga »), leurs volumes ont augmenté de 33,33 % pour atteindre 16 tonnes; tandis que leur prix moyen a diminué de 30,1 %, à 3 dinars 661 millimes/kg.

L’article Bir El Kassaa : hausse des volumes et baisse des prix est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Fatma Samet, lauréate FET, primée par l’Unesco

Derrière chaque objet façonné à la main se cache un savoir-faire parfois transmis depuis plusieurs générations. En Tunisie, 7 artisans viennent d’être récompensés par l’Unesco pour leur rôle dans la préservation de métiers traditionnels dont certains sont aujourd’hui menacés de disparition.

Les distinctions ont été remises vendredi dans le cadre du projet « Soutien au rôle de la culture dans le développement durable en Tunisie ». Elles saluent des artisans qui perpétuent des techniques ancestrales tout en assurant leur transmission aux nouvelles générations.

Les lauréats représentent plusieurs spécialités emblématiques du patrimoine artisanal tunisien : Fatma Samet, lauréate FET 2020, pour la broderie de Kerkennah, Mounir Essekkal pour la poterie Jefna de Sejnane, Mohamed Slim Elhasseni pour la fabrication traditionnelle de selles, Chokri Ben Ali pour la sculpture et la gravure sur plâtre, Issam Esseghir pour le dorage et le lustrage, Lasaad Challedi pour la sparterie et le travail du roseau fin, ainsi que Hassen Dine Jbiss pour la fabrication des tuiles traditionnelles de Testour.

Au-delà de la reconnaissance individuelle, ces prix mettent en lumière un enjeu plus large : celui de la sauvegarde d’un patrimoine immatériel confronté au vieillissement des artisans, au manque de relève et à la concurrence des produits industriels. Un défi d’autant plus important que l’artisanat reste l’un des secteurs les plus ancrés dans l’économie tunisienne.

Selon les données de l’Office national de l’artisanat, la filière fait vivre près de 300 000 artisans à travers le pays et couvre 76 métiers. Elle contribue à environ 4 % du produit intérieur brut (PIB) et représente 2 % des exportations tunisiennes. Les femmes y occupent une place prépondérante, puisqu’elles représentent plus de 80 % des artisans, faisant de cette activité un important vecteur d’autonomisation économique.

Lors de la cérémonie, organisée en présence de représentants de l’Unesco, le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a rappelé que l’artisanat constitue un levier de développement économique autant qu’un élément essentiel de l’identité culturelle tunisienne. Il a indiqué que plus de 13 000 artisans ont bénéficié en 2025 de programmes de formation et d’accompagnement, soit une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente.

Le ministre a également annoncé la poursuite de la création de centres d’innovation et de design, à l’image de celui récemment inauguré à Kasserine. L’objectif est d’aider les artisans à adapter leurs créations aux attentes du marché, sans renoncer aux techniques traditionnelles qui font leur singularité.

Cette montée en gamme apparaît comme un enjeu stratégique pour un secteur qui ne se limite plus au marché local. En 2025, les exportations de produits artisanaux ont avoisiné 160 millions de dinars, preuve que le savoir-faire tunisien trouve également sa place à l’international. Les distinctions décernées par l’Unesco viennent ainsi renforcer la visibilité de métiers qui, au-delà de leur valeur culturelle, constituent aussi un véritable potentiel de développement économique.

Lire aussi: 

L’article Fatma Samet, lauréate FET, primée par l’Unesco est apparu en premier sur Managers.

  •  

Pétrole : une volatilité aux effets irréversibles

Les économies mondiales se tournent déjà vers des alternatives énergétiques au-delà du Moyen-Orient. Car la guerre en Iran exerce une pression irréversible sur l’industrie pétrolière. C’est ce qu’a déclaré, lundi 22 juin à CNN, Karen Yang, chercheuse à l’Université Columbia.

« Les pays accordent désormais une plus grande importance à la sécurité énergétique. Et ils cherchent donc à diversifier leurs approvisionnements, tant pétroliers qu’énergétiques en général. Dans de nombreuses régions, cela se traduira par une transition vers les énergies renouvelables, notamment dans les transports et les véhicules électriques. Il faudra également revoir la composition du mix énergétique. Ce qui aura une incidence sur les volumes de gaz naturel exportés du Moyen-Orient » explique-t-elle.

De ce fait, de nombreux pays se tourneront vers leurs propres ressources énergétiques et vers ce qui est facilement accessible. « L’objectif est […] de ne pas dépendre d’une seule source. Notamment en ce qui concerne le pétrole, mais aussi pour tout type d’énergie » poursuit-elle.

En outre, l’accord initial entre les États-Unis et l’Iran autorise les navires commerciaux à traverser le détroit d’Ormuz en toute sécurité pendant 60 jours sans frais. Cependant, Mme Yang avertit que si l’Iran établissait des droits de passage dans le détroit une fois l’accord américain expiré, cela enverrait le message que certains pays pourraient exercer des pressions sur le commerce mondial en empruntant d’autres voies maritimes stratégiques…

D’ailleurs, Karen Yang note que les voisins iraniens du Golfe s’apprêtent à investir dans des oléoducs pour contourner le détroit d’Ormuz.

L’article Pétrole : une volatilité aux effets irréversibles est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

CTN : pas de hausse des tarifs depuis 2019

Le président-directeur général de la Compagnie tunisienne de navigation (CTN), Hbib Krimi, a affirmé que l’entreprise n’a procédé à aucune augmentation de ses tarifs de transport maritime depuis 2019. Selon lui, les hausses constatées par certains passagers s’expliquent principalement par l’évolution des taxes et redevances appliquées au secteur, et non par une révision des prix de base pratiqués par la compagnie.

Le responsable a précisé que ces surcoûts concernent notamment les taxes portuaires, les frais de carburant ainsi que les redevances liées aux émissions de dioxyde de carbone. Ces charges, introduites progressivement ces dernières années, résultent d’exigences et de réglementations internationales en matière de transport maritime. Il a ajouté que la CTN intègre ces différents éléments de manière transparente et détaillée dans le prix final affiché sur les billets.

Ces précisions ont été apportées lors d’une séance d’évaluation consacrée au suivi du retour des Tunisiens résidant à l’étranger durant la saison estivale 2026, organisée à l’occasion de l’ouverture de la saison sur le navire « Tanit ». La rencontre s’est tenue en présence de députés de l’Assemblée des représentants du peuple et du Conseil national des régions et des districts, ainsi que de représentants du ministère du Transport, de la CTN, de la police des frontières et des étrangers, de la douane tunisienne, de l’Office des Tunisiens à l’étranger, de l’Office de la marine marchande et des ports, de la Société tunisienne de chargement et de déchargement, en plus de plusieurs journalistes.

Répondant aux critiques relatives au niveau des prix, Hbib Krimi a souligné que la CTN veille à maintenir un niveau de qualité élevé à bord de ses navires « Tanit » et « Carthage », ce qui se répercute inévitablement sur les coûts d’exploitation. Il a rappelé que les traversées maritimes engendrent des dépenses importantes, notamment en carburant, en frais d’accostage, ainsi qu’en services de pilotage et de remorquage des navires.

Concernant la politique commerciale, le dirigeant a indiqué que la compagnie propose plusieurs formules tarifaires préférentielles, dont les offres « Famille », « Jasmin » et « Sidi Bou Saïd ». Ces réductions peuvent atteindre jusqu’à 40 % en cas de réservation anticipée. Des avantages spécifiques sont également accordés aux familles, en particulier celles composées de quatre membres ou plus.

Hbib Krimi a, par ailleurs, encouragé les membres de la diaspora tunisienne à recourir à la réservation anticipée afin de bénéficier des meilleurs tarifs, rappelant que la CTN ouvre ses ventes chaque année au mois de décembre. Il a indiqué que le premier jour d’ouverture des réservations pour la saison en cours a enregistré près de 40 000 transactions, permettant à leurs auteurs de profiter des tarifs promotionnels.

Enfin, dans le cadre de sa stratégie de rapprochement avec les Tunisiens résidant à l’étranger, le responsable a souligné que la CTN dispose actuellement de bureaux à Marseille, Gênes et Paris, afin de renforcer sa présence à l’international et d’améliorer la qualité des services offerts aux passagers.

L’article CTN : pas de hausse des tarifs depuis 2019 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Médicaments hors de prix, remboursements tardifs : Chkoundali alerte sur une santé à crédit

Prix jugés excessifs, remboursements tardifs de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), pénuries persistantes et disparition des facilités de paiement après la réforme des chèques : le professeur universitaire en économie Ridha Chkoundali estime que l’accès aux soins devient de plus en plus difficile pour de nombreux Tunisiens. Dans un post Facebook daté du jeudi...

L’article Médicaments hors de prix, remboursements tardifs : Chkoundali alerte sur une santé à crédit est apparu en premier sur Business News.

  •  

Point de vue – Tunisie. Inflation, laxisme économique et crise politique

L’inflation durablement excessive et la crise économique tunisienne mettent en évidence les limites d’un État qui oscille entre interventionnisme tatillon et inefficace et incapacité régulatrice. D’où les effets psychologiques, sociaux et politiques cumulés.   Il y a des moments dans…

L’article Point de vue – Tunisie. Inflation, laxisme économique et crise politique est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Logements sociaux : les bénéficiaires fixés, les prix officiellement arrêtés

Le Comité de pilotage du programme spécifique du logement social s’est réuni ce vendredi, sous la supervision du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. Cette séance a été consacrée à l’annonce des listes finales des candidats retenus pour bénéficier de logements sociaux, ainsi qu’à l’approbation des grilles de fixation des prix applicables à chaque bénéficiaire.

Ces décisions concernent des projets déjà achevés dans plusieurs délégations relevant de différentes gouvernorats de la République, marquant ainsi une étape clé dans la mise en œuvre opérationnelle du programme national.

À cette occasion, le ministre a rappelé la portée sociale majeure de ce dispositif, conçu pour garantir le droit à un logement décent aux catégories les plus vulnérables. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer le rythme de réalisation des projets et de lever l’ensemble des contraintes foncières et techniques qui freinent encore certains chantiers, tout en veillant au respect des délais et des standards de qualité.

Le ministre a également appelé à renforcer la coordination entre les différents intervenants afin d’accélérer la remise effective des logements à leurs bénéficiaires dans les meilleurs délais. L’objectif affiché est de répondre aux attentes sociales urgentes des ménages à revenus limités et de consolider la dimension solidaire de ce programme national.

Dans cette dynamique, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, en coordination avec les autorités régionales, prévoit la finalisation et la distribution de 1 350 logements sociaux supplémentaires d’ici la fin de l’année 2026. Par ailleurs, 2 260 unités additionnelles feront prochainement l’objet de nouveaux appels d’offres, confirmant la volonté des autorités de poursuivre l’élargissement de l’offre en logement social à l’échelle nationale.

L’article Logements sociaux : les bénéficiaires fixés, les prix officiellement arrêtés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Or : après des records historiques, les prix amorcent une baisse

Après avoir atteint des niveaux record ces derniers mois, le marché de l’or semble amorcer un retournement de tendance. Hatem Ben Youssef, président de la Chambre syndicale des bijoutiers, a affirmé, vendredi 12 juin 2026, dans une interview téléphonique accordée le jour même à Jihene Miled dans l’émission Sbeh Ennes sur Mosaïque FM, que les...

L’article Or : après des records historiques, les prix amorcent une baisse est apparu en premier sur Business News.

  •  

La Tunisie brille à Séoul et décroche le prix du meilleur stand touristique

La Tunisie s’est distinguée sur la scène touristique internationale en remportant le prix de la « Meilleure gestion et animation de stand ». Et ce, lors du Salon international du tourisme et du voyage de Séoul 2026, organisé du 4 au 7 juin au centre d’expositions COEX de la capitale sud-coréenne.

Cette distinction a été décernée à l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), en partenariat avec l’ambassade de Tunisie à Séoul, en reconnaissance de la qualité de l’organisation et du dynamisme qui ont caractérisé le pavillon tunisien tout au long de l’événement.

Le stand tunisien a su attirer l’attention des visiteurs et des professionnels du secteur grâce à une conception inspirée de l’identité culturelle tunisienne et du riche patrimoine de la céramique traditionnelle. Son aménagement a mis en valeur le savoir-faire artisanal du pays. Tout en offrant une expérience immersive aux participants.

Les nombreuses animations interactives, les ateliers de dégustation, les actions promotionnelles ainsi que l’accueil chaleureux réservé aux visiteurs ont contribué à faire du pavillon tunisien un espace vivant d’échanges culturels et touristiques.

L’article La Tunisie brille à Séoul et décroche le prix du meilleur stand touristique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie : la flambée des prix libres alimente l’inflation

L’analyse à long terme de l’économie tunisienne révèle une pression inflationniste quasi permanente depuis plus d’une décennie. Entre janvier 2015 et mai 2026, le taux d’inflation mensuel moyen s’est établi à 0,5 %, traduisant une augmentation constante et linéaire du coût de la vie.

 

Après une période de relative stabilité en 2015-2016 (autour de 0,3 % par mois), l’indice des prix a connu une première accélération en 2018, avant d’être temporairement freiné par la crise sanitaire du Covid-19 en 2020 (0,4 %). C’est l’année 2022 qui s’impose comme le point culminant de cette crise. Sous l’effet du choc mondial sur les matières premières et l’énergie, la moyenne mensuelle a grimpé à 0,8 %, enregistrant un pic historique absolu en avril 2022 avec une hausse brutale de 1,4 % en un seul mois. Bien que les années 2024 et 2025 aient amorcé une trajectoire de désinflation, les données de l’année 2026 rappellent la persistance des tensions avec un rebond de la moyenne mensuelle à 0,5 %.

Le poids immuable de la saisonnalité

Au-delà des cycles macroéconomiques, l’inflation en Tunisie répond à un schéma saisonnier cyclique très net, rythmé par les habitudes de consommation et le calendrier social. Deux cycles qui impactent le budget des ménages peuvent être identifiés. Le premier concerne le mois d’avril, souvent corrélé avec la hausse de la demande sur les produits alimentaires (périodes de fêtes et/ou de Ramadan) et d’octobre qui coïncide avec la rentrée scolaire et universitaire.

Le second cycle est celui de février et d’août, qui correspondent aux soldes d’hiver et d’été et une offre élevée des produits agricoles frais.

 

 

Le gap “libre vs encadré“

Au mois de mai 2026, l’inflation globale se stabilise à 5,5 % en glissement annuel, loin du sommet de 10,4 % atteint au début de l’année 2023. Toutefois, ce chiffre masque une profonde fracture structurelle selon le régime de tarification.

Les prix des produits administrés affichent une grande stabilité avec seulement 1,2 % de hausse sur un an. À l’opposé, les produits à prix libres s’envolent de 6,7 %. Ce phénomène est particulièrement exacerbé dans le secteur alimentaire, où l’alimentation encadrée ne progresse que de 0,2 %, tandis que l’alimentation libre subit une hausse vertigineuse de 9,3 % sur un an. Le bouclier tarifaire de l’État protège donc les produits de base, mais le mécanisme de marché libre expose les consommateurs à une forte volatilité.

Le choc des protéines et de l’habillement au cœur du quotidien

L’analyse sectorielle de mai 2026 met en évidence les secteurs qui pénalisent le plus le pouvoir d’achat des Tunisiens. Les articles d’habillement et chaussures affichent la plus forte hausse annuelle avec 9,1 %, suivis de près des produits alimentaires à 8,2 %.

Au sein du panier alimentaire, c’est une véritable crise des protéines animales qui se dessine. Le prix de la viande ovine explose de +21,8 % sur un an (dont 9,7 % sur le seul mois de mai), talonné par la volaille (15,6 %) et la viande bovine (+14,1 %). Les produits frais comme les légumes (12,2 %) et le poisson (11,9 %) maintiennent également une forte pression. Seuls quelques rares produits, à l’image des huiles alimentaires (-6,1 %) et des œufs (-4,6 %), apportent une contribution négative venant atténuer l’indice.

L’inflation sous-jacente s’enracine

Pour les institutions financières, le point de vigilance majeur reste l’inflation sous-jacente, qui se maintient à un niveau élevé de +4,8 % en mai 2026. L’analyse des contributions montre que l’inflation n’est plus seulement une crise agricole ou énergétique passagère. Elle s’est solidement diffusée à l’ensemble de l’économie.

Les produits manufacturés mènent la marche en contribuant à hauteur de 1,7 % à l’inflation globale, suivis du secteur des services à 1,4 %. Dans cette dernière catégorie, ce sont les services d’hébergement et l’hôtellerie qui agissent comme un accélérateur majeur, affichant une progression de 15,9 % sur un an. L’inflation s’est ainsi transformée en un phénomène structurel endogène, solidement ancré dans le tissu industriel et commercial du pays.

L’article Tunisie : la flambée des prix libres alimente l’inflation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Portrait. Sara Ouhaddou entre art et artisanat

Artiste franco-marocaine reconnue sur la scène internationale, Sara Ouhaddou développe une œuvre singulière nourrie par les savoir-faire artisanaux du Maroc et les questions d’identité. À travers un alphabet qu’elle a inventé et un travail étroit avec des artisans, elle réinterprète…

L’article Portrait. Sara Ouhaddou entre art et artisanat est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Baisse de de 0,2 % de l’indice mondial des prix alimentaires en mai

Les prix alimentaires mondiaux ont baissé de 0,2 % en mai par rapport à avril, la hausse des prix des céréales et du sucre ayant été compensée par la baisse des prix des huiles végétales et des produits laitiers, selon le dernier rapport de la FAO.

L’indice FAO des prix alimentaires s’est établi en moyenne à 130,8 points en mai, légèrement inférieur au niveau révisé d’avril, qui était de 131 points. La baisse du prix de l’huile de palme (pour la première fois depuis 5 mois) et de l’huile de soja a compensé les perturbations des flux d’intrants agricoles essentiels dues à la guerre au Moyen-Orient.

Dans un rapport distinct, la FAO prévoit une production céréalière mondiale de 2,982 milliards de tonnes métriques pour 2026-2027, ce qui correspond à une baisse de 2 % par rapport à l’année précédente. La guerre en Iran a restreint l’acheminement de carburant et d’engrais via le détroit d’Ormuz, entraînant une flambée des prix des principaux intrants agricoles. Cette situation a renchéri le coût de production du maïs, du riz et d’autres denrées alimentaires.

L’article Baisse de de 0,2 % de l’indice mondial des prix alimentaires en mai est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Saison été 2026: déjà en mauvaise santé, Tunisair et la CTN face à de nouveaux sacrifices

À l’approche de la saison estivale 2026, le gouvernement a décidé d’une série de mesures destinées à faciliter le retour des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE). Tunisair et la CTN, en tant que transporteurs publics, vont devoir supporter les coûts de cette politique sociale.

Tunisair et la Compagnie Tunisienne de Navigation (CTN) une nouvelle fois dos au mur cet été. Les deux transporteurs publics ont en effet été « appelés » par le gouvernement le 25 avril 2026 à consentir d’importants efforts tarifaires à destination des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) cet été.

Mais derrière l’affichage social et politique, la question de la soutenabilité économique de ces décisions se pose avec acuité.

Une politique tarifaire volontariste

Pour la saison été 2026, Tunisair est invitée à réserver un volume significatif de sièges à des tarifs préférentiels sur les lignes reliant la Tunisie aux principaux pays de résidence des TRE.

À cela s’ajoutent des avantages sur les bagages, la suppression des frais de modification ou d’annulation, la réduction des frais de service et même un prolongement de la période de voyage jusqu’à septembre.

La compagnie devra également renforcer ses offres promotionnelles d’early booking, et proposer des tarifs spécifiques pour les étudiants tout au long de l’année.

La CTN également impliquée

De son côté, la CTN est appelée à appliquer des réductions substantielles sur les billets, y compris pour les véhicules.

Des tarifs réduits sont à prévoir sur les lignes Marseille et Gênes, avec une attention particulière portée aux familles, notamment celles composées de quatre personnes avec véhicule. La mise en place de facilités de paiement et de grilles tarifaires différenciées en haute saison devra compléter ce dispositif.

Des entreprises publiques sous pression

Si ces mesures répondent à un objectif social légitime — soutenir le pouvoir d’achat des TRE et encourager leur retour — elles interviennent dans un contexte financier particulièrement préoccupant pour les deux transporteurs publics.

La situation de Tunisair est depuis plusieurs années qualifiée de critique. Endettement élevé, flotte vieillissante, retards chroniques : la compagnie peine à retrouver un équilibre, au point que certains observateurs n’hésitent plus à parler d’une entreprise en situation quasi-agonisante. Dans ce contexte, imposer des tarifs réduits, assortis d’avantages commerciaux supplémentaires, revient à rogner davantage sur des marges déjà très limitées et accentuer la précarité financière.

Lire aussi: Tunisair : le ministre du Transport parle d’un héritage lourd et promet un redressement accéléré.

La Compagnie Tunisienne de Navigation, bien que dans une situation légèrement moins médiatisée, n’échappe pas non plus aux difficultés structurelles. Coûts d’exploitation élevés, dépendance saisonnière et concurrence accrue pèsent sur ses performances.

Le paradoxe de la haute saison

Traditionnellement, la période estivale constitue pour ces deux entreprises une bouffée d’oxygène financière. C’est durant la haute saison qu’elles réalisent l’essentiel de leurs recettes, permettant de compenser les pertes accumulées durant les mois creux. Or, en instaurant des réductions massives précisément sur cette période stratégique, le gouvernement prend le risque de fragiliser davantage leur équilibre.

À cela s’ajoute un facteur aggravant : la volatilité des prix du kérosène, qui pourrait renchérir significativement les coûts d’exploitation du transport aérien. Dans un tel contexte, toute baisse de revenus unitaires devient encore plus difficile à absorber.

Une approche centrée sur le prix, au détriment de la qualité ?

Autre point d’interrogation : l’absence, dans ces annonces, de mesures concrètes visant à améliorer l’expérience globale des voyageurs. Ni Tunisair ni la Compagnie Tunisienne de Navigation ne semblent concernées par des engagements relatifs à la qualité de service dans les aéroports et les ports qui relèvent certes d’autres opérateurs (en l’occurrence OACA et OMMP) lesquels auraient dû également être impliqués dans la démarche.

Les problématiques récurrentes — délais d’attente, gestion des flux, lenteur de livraison des bagages — restent pourtant au cœur des critiques formulées par les usagers, notamment les TRE lors de leur retour estival et notamment sur l’aéroport Tunis-Carthage. En l’absence d’améliorations sur ces aspects, la baisse des tarifs pourrait apparaître comme une réponse partielle, voire insuffisante.

Entre impératif social et réalité économique

Les mesures arrêtés en conseil ministériel au niveau de la présidence du gouvernement s’appuient certes sur un impératif social mais ne répond à aucune logique de viabilité économique. Si elles répondent à une attente forte de la diaspora tunisienne, elles soulèvent des interrogations légitimes quant à leur impact sur ces deux entreprises publiques déjà fragilisées.

À court terme, l’effet d’annonce et la dimension symbolique sont indéniables. Mais à moyen terme, sans stratégie de redressement structurel ni amélioration tangible de la qualité de service, le risque est réel de voir ces décisions accentuer les difficultés de deux piliers du transport national, au moment même où ils devraient consolider leurs ressources.

©Destination Tunisie

*Illustration générée par l’IA

L’article Saison été 2026: déjà en mauvaise santé, Tunisair et la CTN face à de nouveaux sacrifices est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

  •  

Flambée des tarifs des musées : la Fi2T dénonce une décision “extrêmement préjudiciable”

La Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien (Fi2T) est montée au créneau après la publication, le 31 mars 2026 au Journal Officiel, d’une décision actant la révision des droits d’entrée aux sites culturels relevant de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle.

C’est une annonce qui a provoqué « stupéfaction » et incompréhension au sein des professionnels du secteur. La hausse brutale des tarifs d’entrée aux musées et sites archéologiques en Tunisie, annoncée le 31 mars pour une application à compter du 1er avril, a provoqué l’ire des agences de voyages spécialisées dans l’organisation des excursions et circuits impliquant des visites culturelles et pour cause.

 À titre d’exemple, le tarif d’accès au Musée national du Bardo a été majoré de 130 % pour les visiteurs étrangers, tandis que d’autres sites ont enregistré des augmentations avoisinant les 70 %.

La méthode pointée du doigt

Dans un communiqué, la Fi2T reconnaît sans détour la légitimité d’une réévaluation tarifaire; elle rappelle indéniablement que « la valorisation de notre patrimoine doit s’accompagner d’une mise à jour des prix ». L’organisation patronale souligne que les tarifs tunisiens restaient, jusqu’ici, « modestes comparés à ceux pratiqués dans d’autres pays ».

tarif-musee-el-jem-2026

Sur les réseaux sociaux, des photos publiées montrant clairement que la hausse a également pris de court les musées et sites relevant du ministère de la Culture n’ayant même pas eu le temps d’imprimer les nouveaux tarifs.

Mais au-delà du principe, c’est la méthode qui a fait réagir. « Là où le bât blesse, c’est la promptitude de la décision, l’application immédiate, sans préavis ni concertation avec la profession », déplore la Fédération.

Les conséquences pourraient être lourdes pour les agences de voyage spécialisées dans le tourisme réceptif. Car selon la même source, « les effets qui en découlent sont extrêmement préjudiciables » et pourraient engendrer « des pertes estimées à plusieurs milliers de dinars pour l’année en cours » pour certaines structures.

Tarifs déjà négociés

En cause : les engagements contractuels liant les agences tunisiennes à leurs partenaires internationaux. Les forfaits touristiques étant négociés et signés à l’année, toute modification tarifaire en cours d’exercice ne peut être répercutée ni sur les tour-opérateurs étrangers ni sur les clients finaux.

Résultat : « pour l’année 2026, cette augmentation tarifaire ne sera pas prise en charge par le tour-opérateur étranger et encore moins par le client final (…), c’est l’agence de voyage tunisienne qui supportera toute cette charge impromptue », précise encore la Fi2T.

Une situation jugée d’autant plus paradoxale que le tourisme culturel constitue un levier stratégique pour la destination Tunisie. Dans un ton particulièrement ironique, la Fi2T conclut : « Belle manière d’encourager les opérateurs du tourisme culturel !!! Quel gâchis ».

Face à cette décision unilatérale, la profession appelle implicitement à une meilleure concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs du secteur, afin d’éviter que des mesures de valorisation du patrimoine ne se traduisent, à court terme, par un affaiblissement de la chaîne touristique.

D.T

Lire aussi sur le même sujet:

Hausse surprise des tarifs des musées en Tunisie : les agences de voyage prises de court

L’article Flambée des tarifs des musées : la Fi2T dénonce une décision “extrêmement préjudiciable” est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

  •  
❌