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Mohamed Ben Salem sera rejugé après son opposition à une condamnation de deux ans

L’ancien ministre de l’Agriculture et dirigeant du mouvement Ennahdha, Mohamed Ben Salem, a été arrêté mercredi 8 juillet 2026 dans un hôtel de la région du Cap Bon, avant d’être remis en liberté jeudi après avoir formé opposition à une condamnation rendue par défaut. Condamné à deux ans de prison dans une affaire liée à des soupçons d’infractions douanières, il comparaîtra de nouveau devant la Cour d’appel de Tunis le 21 juillet prochain pour un réexamen du dossier.

Une arrestation après une condamnation par défaut

Mohamed Ben Salem avait été interpellé en exécution d’un mandat de recherche émis par la Cour d’appel de Tunis. Cette mesure faisait suite à un jugement rendu par défaut par la chambre correctionnelle de cette juridiction, qui l’avait condamné à deux ans de prison dans une affaire portant sur des soupçons d’infractions à caractère douanier.

La condamnation ayant été prononcée en son absence, l’ancien responsable disposait de la possibilité de former opposition afin de demander un nouvel examen de l’affaire.

L’opposition entraîne sa remise en liberté

Après son arrestation, Mohamed Ben Salem a exercé son droit d’opposition contre le jugement rendu par défaut. Le parquet général près la Cour d’appel de Tunis a ordonné, jeudi 9 juillet, sa remise en liberté, conformément aux procédures prévues dans ce type de situation.

Une audience a été fixée au 21 juillet 2026 devant la chambre correctionnelle estivale de la Cour d’appel de Tunis. La juridiction devra alors réexaminer le dossier en présence de l’ancien ministre et statuer à nouveau sur cette affaire.

Un autre dossier judiciaire toujours en cours

Cette procédure est distincte d’un autre dossier judiciaire impliquant Mohamed Ben Salem avec plusieurs anciens responsables et figures proches d’Ennahdha.

Le 22 mai 2026, la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Gabès l’avait condamné à six mois de prison dans une affaire liée à une tentative présumée de franchissement clandestin des frontières et à la détention de devises d’origine inconnue.

Cette décision avait réduit la peine initiale de trois ans de prison, prononcée en première instance en mars 2025.

Les faits à l’origine de ce dossier remontent à mars 2023, lorsque Mohamed Ben Salem avait été arrêté dans le sud du pays alors qu’il tentait, selon l’accusation, de rejoindre illégalement la Libye. Les enquêteurs avaient indiqué avoir retrouvé en sa possession 12.000 dinars tunisiens et 2100 euros lors de son interpellation.

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Projets publics : Le gouvernement veut passer de la planification à l’accélération

À quelques mois du lancement du Plan de développement 2026-2030, le gouvernement entend accélérer la réalisation des projets publics et donner un nouvel élan à l’investissement. Réuni jeudi sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sara Zaâfrani Zenzri, le Conseil des ministres a mis l’accent sur l’amélioration de la performance de l’administration, le renforcement de la gouvernance et le suivi des projets dans l’ensemble des régions, afin de préparer la mise en œuvre des réformes économiques et sociales prévues par le futur plan quinquennal.

Accélérer les projets avant le démarrage du nouveau plan

Présidant le Conseil des ministres au nom du président de la République Kaïs Saïed et sur ses instructions, Sara Zaâfrani Zenzri a appelé à accélérer la réalisation des projets publics dans toutes les régions du pays et à stimuler les investissements publics et privés.

Selon un communiqué de la Présidence du gouvernement, cette mobilisation vise à préparer le lancement des programmes et réformes inscrits dans le Plan de développement 2026-2030, appelé à définir les grandes orientations économiques et sociales des prochaines années.

Le Conseil des ministres a, par ailleurs, examiné plusieurs projets de loi et de décrets à caractère économique et social portant notamment sur la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire, le logement, la santé, le transport aérien et la mise en œuvre de plusieurs programmes sociaux.

Une administration plus performante au cœur des priorités

La cheffe du gouvernement a estimé que les réformes législatives ne peuvent produire leurs effets sans une transformation du fonctionnement de l’administration.

Elle a ainsi appelé à instaurer une véritable culture du travail fondée sur la performance, la productivité et l’amélioration de la qualité des services publics, soulignant la nécessité de mettre en place des systèmes certifiés de management de la qualité et de renforcer les mécanismes de gouvernance au sein des établissements publics.

Elle a également rappelé que chaque agent public est tenu d’exercer pleinement ses missions et d’assumer ses responsabilités dans l’intérêt des citoyens.

Un suivi renforcé et davantage de reddition des comptes

Sara Zaâfrani Zenzri a insisté sur le rôle des responsables administratifs, appelés à assurer un suivi régulier du travail de leurs collaborateurs, à évaluer leurs performances et à veiller au respect de la discipline et des obligations professionnelles.

Elle a également souligné la nécessité d’engager les procédures de reddition des comptes et de sanction en cas de manquements, dans le but d’améliorer l’efficacité de l’action publique.

Parallèlement, elle a appelé les responsables aux niveaux central, régional et local à suivre en permanence l’état d’avancement des projets publics afin d’accélérer leur exécution et de lever les obstacles susceptibles de retarder leur réalisation.

Un plan axé sur un développement plus équilibré

Selon la cheffe du gouvernement, le Plan de développement 2026-2030 ambitionne de renforcer l’intégration économique et sociale, de promouvoir un développement global, équitable et équilibré entre les régions et de consolider la justice sociale.

L’objectif affiché est également de bâtir une économie plus forte, plus résiliente et mieux préparée aux mutations rapides de l’environnement international, en s’appuyant sur une administration plus performante et une dynamique accrue de l’investissement public et privé.

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L’Iran riposte aux frappes américaines, la région replonge dans l’escalade

Les affrontements entre les États-Unis et l’Iran ont connu une nouvelle escalade jeudi, quelques heures avant l’inhumation du guide suprême Ali Khamenei à Machhad. Washington a lancé une vaste série de frappes contre des installations militaires iraniennes, tandis que Téhéran a riposté en visant plusieurs pays alliés des États-Unis dans le Golfe. Cette reprise des hostilités fragilise davantage le protocole d’accord conclu le 17 juin et ravive les craintes d’un conflit régional de grande ampleur.

Washington frappe quatre-vingt-dix cibles

Pour la deuxième nuit consécutive, l’armée américaine a mené des frappes de grande envergure contre l’Iran. Selon Washington, près de 90 objectifs militaires ont été visés, notamment des systèmes de défense antiaérienne, des installations de surveillance côtière ainsi que des sites de stockage de missiles et de drones situés sur la côte sud du pays.

Le président américain Donald Trump a déclaré que la trêve était désormais « terminée », qualifiant les dirigeants iraniens de « malades », tout en laissant ouverte la possibilité d’une reprise des négociations par ses émissaires.

Téhéran dénonce des frappes contre des infrastructures civiles

Les autorités iraniennes accusent les États-Unis d’avoir également ciblé des infrastructures civiles afin de perturber les funérailles d’Ali Khamenei. Selon Téhéran, plusieurs ponts ainsi que la liaison ferroviaire reliant Téhéran à Machhad ont été endommagés, compliquant le déplacement des fidèles venus assister à l’inhumation.

Des frappes ont également été signalées à proximité de la centrale nucléaire de Bouchehr, la seule actuellement en activité en Iran, selon des responsables iraniens cités par les médias officiels.

D’après les autorités iraniennes, les bombardements américains ont fait 17 morts et 93 blessés.

Le détroit d’Ormuz au cœur de la crise

L’escalade intervient dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Washington accuse Téhéran d’être responsable d’attaques contre plusieurs navires commerciaux. En réponse, l’Iran affirme avoir pris le contrôle des conditions de navigation dans le détroit, imposant des droits de passage aux navires empruntant cette voie maritime essentielle.

Des représailles contre les alliés de Washington

En riposte aux bombardements américains, les forces iraniennes ont lancé de nouvelles frappes contre plusieurs pays du Golfe considérés comme des alliés de Washington, notamment le Koweït, Bahreïn et le Qatar.

En Jordanie, les systèmes de défense ont également intercepté plusieurs missiles, une première depuis le 11 juin, illustrant l’élargissement des tensions à l’ensemble de la région.

Des funérailles sous haute tension

Malgré les combats, des dizaines de milliers de fidèles se sont rassemblés à Machhad pour accompagner Ali Khamenei vers sa dernière demeure, au sein du sanctuaire de l’imam Reza, principal lieu saint du chiisme en Iran.

La sécurité a été renforcée tout au long de la cérémonie. Un avion de chasse a notamment escorté l’appareil transportant la dépouille de l’ancien guide suprême jusqu’à Machhad.

Dans ce climat de forte tension, plusieurs observateurs estiment que les perspectives diplomatiques entre Téhéran et Washington sont désormais fortement compromises, tandis qu’Israël a de nouveau averti qu’il se réservait le droit de lancer de nouvelles opérations militaires contre l’Iran si nécessaire.

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Baccalauréat : 50,72% de réussite après les deux sessions

Le taux de réussite global au baccalauréat 2026, après les sessions principale et de contrôle, s’est établi à 50,72%, contre 52,59% en 2025, selon les statistiques publiées jeudi par le ministère de l’Éducation. Si ce résultat marque un recul de 1,87 point sur un an, il demeure proche de celui enregistré en 2023 (50,91%) et reste nettement supérieur au niveau exceptionnellement bas de 2022 (39,97%).

Une baisse par rapport à 2025

Au total, 50,72% des candidats ont décroché leur baccalauréat cette année, contre 52,59% en 2025. La tendance met ainsi fin à deux années consécutives durant lesquelles le taux de réussite avait dépassé la barre des 52%.

Sur les cinq dernières sessions, l’évolution du taux de réussite global se présente comme suit :

Taux de réussite

  • 2026 : 50,72%
  • 2025 : 52,59%
  • 2024 : 55,60%
  • 2023 : 50,91%
  • 2022 : 39,97%

Le cru 2026 affiche ainsi un taux inférieur de 4,88 points à celui de 2024, qui reste le meilleur résultat enregistré depuis plusieurs années, mais demeure supérieur de 10,75 points au taux de 2022.

Une session de contrôle décisive

Lors de la session principale, 55.259 candidats ont été admis sur 154.928 ayant composé, soit un taux de réussite de 35,67%.

La session de contrôle a permis à 23.316 candidats supplémentaires de décrocher leur diplôme. Sur les 49.661 candidats ayant passé les épreuves, le taux de réussite s’est établi à 46,95%.

Ces résultats portent le taux de réussite global de l’édition 2026 à 50,72%.

Plus d’un admis sur deux issu du public

Les statistiques du ministère montrent également que 55,82% de l’ensemble des admis sont issus des établissements publics.

Les établissements privés représentent 21,72% des admis, tandis que les candidats libres comptent pour 14,20% des lauréats.

Ces chiffres confirment le poids prépondérant de l’enseignement public dans la réussite au baccalauréat, avec près de six admis sur dix provenant des établissements publics.

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Startup World Cup Tunisie 2026 : Trois startups tunisiennes qualifiées pour la Silicon Valley

Les startups tunisiennes Pwn & Patch, Pixii Motors et WaterSec représenteront la Tunisie lors de la Startup World Cup 2026, dont la finale internationale se tiendra en novembre prochain dans la Silicon Valley. Elles ont décroché leur qualification à l’issue de la première finale nationale de cette compétition, organisée les 22 et 23 avril en marge de la 10e édition du Tunisia Digital Summit (TDS 10). Lauréate de cette sélection, Pwn & Patch défendra les couleurs de la Tunisie à San Francisco avec l’ambition de remporter un investissement d’un million de dollars.

Une première finale nationale organisée au Tunisia Digital Summit

La première édition tunisienne de la Startup World Cup s’est déroulée à l’occasion du Tunisia Digital Summit (TDS 10), rendez-vous annuel dédié à l’innovation, à la transformation numérique et à l’entrepreneuriat technologique.

Cette 10e édition a réuni plus de 2500 participants, parmi lesquels des entrepreneurs, des startups, des experts, des entreprises, des institutions ainsi que plusieurs partenaires, dont Orange Tunisie en qualité de partenaire technologique. L’événement confirme ainsi son positionnement comme l’une des principales plateformes de l’innovation en Tunisie et en Afrique.

Organisée par TPM Events, la finale nationale s’inscrit dans le cadre de la Startup World Cup, une compétition internationale portée par Pegasus Tech Ventures, fonds de capital-risque basé dans la Silicon Valley.

Dix finalistes sélectionnés parmi plus de 160 candidatures

Plus de 160 startups tunisiennes avaient déposé leur candidature pour participer à cette première édition nationale. À l’issue d’un processus de sélection, dix startups ont été retenues pour présenter leurs projets devant un jury composé d’investisseurs, d’experts et de décideurs tunisiens et internationaux.

Le jury a décerné les trois premières places à :

  • Pwn & Patch, spécialisée dans la cybersécurité, qui a remporté le premier prix avec le soutien de Tunisie Place de Marché (TPM) ;
  • Pixii Motors, active dans la mobilité durable, qui s’est classée deuxième avec le soutien de Rose Blanche Group ;
  • WaterSec, spécialisée dans les solutions intelligentes de gestion de l’eau, qui a obtenu la troisième place avec le soutien d’Orange Tunisie.

Direction la Silicon Valley en novembre

Les trois startups lauréates prendront part, en novembre prochain, aux événements de la Startup World Cup en Californie. Ce rendez-vous leur permettra de rencontrer des investisseurs internationaux, des partenaires industriels et de potentiels clients afin d’accélérer leur développement à l’international.

Grâce à sa victoire lors de la finale nationale, Pwn & Patch représentera officiellement la Tunisie à la grande finale mondiale organisée à San Francisco, où les meilleures startups de plusieurs pays seront en compétition pour décrocher un investissement d’un million de dollars.

Des partenaires engagés dans le développement de l’écosystème

À travers son accompagnement de Pixii Motors, Rose Blanche Group affirme sa volonté de soutenir une innovation créatrice de valeur et de renforcer les liens entre le tissu industriel et les jeunes entreprises technologiques. Le groupe agroalimentaire considère ce type d’initiative comme un levier pour encourager l’émergence de solutions innovantes à fort impact économique, environnemental et sociétal.

De son côté, Orange Tunisie met en avant le rôle de son Orange Digital Center dans l’accompagnement des startups à fort potentiel. L’opérateur rappelle que Pwn & Patch a intégré le programme Orange Fab Tunisie (saison 5) en 2023, tandis que WaterSec et Pixii Motors avaient respectivement été lauréate et finaliste de l’édition nationale du concours POESAM 2022.

Un écosystème tunisien qui gagne en visibilité

Pour les organisateurs et les partenaires de cette première finale nationale, la qualification de trois startups tunisiennes pour la Startup World Cup illustre la montée en puissance de l’écosystème entrepreneurial du pays et sa capacité à faire émerger des solutions innovantes à vocation internationale.

Le prochain rendez-vous est fixé en novembre, dans la Silicon Valley, où les représentants tunisiens tenteront de transformer cette qualification en succès sur la scène mondiale.

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Détroit d’Ormuz : vers une nouvelle suspension des traversées

Les nouvelles attaques contre des pétroliers dans le détroit d’Ormuz poussent plusieurs assureurs spécialisés à recommander la suspension temporaire des traversées.

La crise sécuritaire dans le Golfe franchit un nouveau seuil; après plusieurs attaques visant des navires commerciaux. Certains assureurs spécialisés dans les risques de guerre conseillent désormais aux compagnies maritimes de reporter leurs passages par le détroit d’Ormuz; et ce, jusqu’à une amélioration de la situation.

Même si les couvertures d’assurance n’ont pas été officiellement suspendues; les conditions se durcissent rapidement. Ainsi, les primes de risque de guerre, qui représentaient environ 2 % de la valeur d’un navire il y a quelques jours, approchent désormais les 3 %. Avec des scénarios pouvant atteindre 5 %, si les hostilités s’intensifient.

Cette évolution renchérit fortement le coût du transport maritime pour les pétroliers et les méthaniers transitant par cette voie stratégique. Laquelle voit transiter près d’un cinquième des exportations mondiales de pétrole.

D’ailleurs, l’Organisation maritime internationale (OMI) a appelé mercredi 8 juillet les armateurs à faire preuve d’une vigilance maximale. Tout en privilégiant la sécurité des équipages. Plusieurs compagnies réévaluent déjà leurs itinéraires; même si les routes alternatives allongent les délais et augmentent les coûts logistiques.

Au final, pour les marchés énergétiques, la multiplication des incidents entretient une prime de risque durable sur les prix du pétrole, du gaz naturel liquéfié et du fret maritime.

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États-Unis : les importations liées à l’IA creusent le déficit commercial

Le déficit commercial des États-Unis s’est fortement creusé en mai pour atteindre 77,6 milliards de dollars. Soit son plus haut niveau depuis plus d’un an. La hausse des importations de biens d’équipement, que portent les investissements dans l’intelligence artificielle (IA), explique l’essentiel de cette dégradation.

L’économie américaine continue d’investir massivement dans sa modernisation industrielle et numérique. En mai, les importations ont progressé à leur plus haut niveau depuis plus d’un an. Ce qui a entraîné une hausse du déficit commercial à 77,6 milliards de dollars; contre 54,6 milliards en avril. C’est ce que confirme un rapport de Bloomberg publié le 8 juillet. Les biens d’équipement constituent le principal moteur de cette évolution. Les entreprises américaines multiplient les achats de serveurs, de composants électroniques, de semi-conducteurs et d’infrastructures destinées au développement de l’IA. Faisant en conséquence bondir les importations de cette catégorie à un niveau historique.

Par ailleurs, les importations de produits pharmaceutiques, de téléphones mobiles, de pétrole brut et d’automobiles progressent également. Tandis que les exportations reculent.

Cependant, si cette évolution pèse à court terme sur la balance commerciale; plusieurs économistes soulignent qu’elle reflète aussi une accélération des investissements productifs. Laquelle est susceptible de soutenir la croissance américaine dans les prochaines années.

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Russie : Les vols charters reprennent vers la Tunisie après cinq ans d’interruption

Après cinq années d’interruption, la Tunisie s’apprête à renouer avec l’un de ses marchés touristiques historiques. Les premiers vols charters en provenance de Russie reprendront officiellement à partir du 14 juillet 2026, marquant une étape importante dans la relance des flux touristiques entre les deux pays.

Cette reprise intervient après l’achèvement de l’ensemble des procédures administratives, juridiques et des autorisations délivrées par les autorités de l’aviation civile concernées. Le programme prévoit des rotations régulières tout au long de la saison estivale, offrant ainsi une nouvelle capacité d’accueil aux voyageurs russes.

Des appareils Airbus A321-200

Les vols seront opérés en partenariat avec Pyramids Airlines, qui mobilisera des appareils Airbus A321-200 d’une capacité pouvant atteindre 220 passagers. Cette offre devrait permettre de répondre à une demande attendue en hausse de la part des vacanciers russes souhaitant retrouver les stations balnéaires tunisiennes.

Un coup d’accélérateur pour Monastir et le secteur touristique

La reprise des charters constitue une excellente nouvelle pour la région de Monastir, qui retrouve l’un de ses principaux axes aériens internationaux. Les professionnels du secteur espèrent que ce retour stimulera l’activité des hôtels, agences de voyages, transporteurs et commerces liés au tourisme, dans un contexte où la Tunisie multiplie les efforts pour diversifier ses marchés émetteurs.

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Selon Amira Gharbi, présidente-directrice générale de FEIMA Travel, la réussite de ce programme dépendra de la mobilisation de tous les acteurs du secteur touristique. Elle appelle les agences de voyages, les établissements hôteliers et les différents prestataires à proposer une offre de qualité capable de répondre aux attentes de la clientèle russe et de renforcer la compétitivité de la destination tunisienne.

Le retour de Pegas Touristik, un signal fort

Au-delà de la simple réouverture d’une ligne aérienne, le retour des opérations de Pegas Touristik est perçu comme un symbole du rétablissement de la confiance du marché russe envers la destination Tunisie.

Cette reprise pourrait ouvrir la voie à un renforcement durable de la coopération touristique entre les deux pays et contribuer à consolider la dynamique positive observée depuis le début de la saison estivale 2026. Pour les professionnels du tourisme, le retour des visiteurs russes représente un enjeu stratégique, tant pour l’augmentation des nuitées que pour la diversification des marchés internationaux fréquentant la Tunisie.

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Parlement européen : les chants racistes qui inquiètent après un vote

Les chants de députés de droite et d’extrême droite scandant « Renvoyez-les ! » lors du vote du règlement Retour continuent de provoquer l’indignation au Parlement européen. Malgré la condamnation de Roberta Metsola, Amnesty International dénonce un racisme et une…

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Accidents mortels, nuisance sonore … La Tunisie se transforme peu à peu en pays du deux-roues

La baisse du prix des motos asiatiques ces dernières années a profondément modifié le paysage urbain tunisien. Plus accessibles que jamais, ces deux-roues sont devenus un moyen de transport privilégié pour des milliers de Tunisiens, notamment les jeunes et les travailleurs confrontés à la hausse du coût de la vie. Mais cette démocratisation soulève désormais une question de sécurité publique : la Tunisie est-elle en train de payer le prix de cette motorisation accélérée ?

Les derniers chiffres communiqués par le président de la branche régionale du Centre-Ouest de la sécurité routière, le colonel Haythem Chaâbani, dressent un constat préoccupant. Si le nombre global d’accidents de la route a reculé de 20 % depuis le début de l’année 2026 par rapport à la même période en 2025, les accidents les plus graves sont en hausse.

En effet, le nombre de personnes tuées a augmenté de 11 %, tandis que les accidents mortels ont progressé de 12 %. Seul point positif : le nombre de blessés a diminué de 18 %.

Un accident mortel sur deux

Mais les statistiques les plus marquantes concernent les motos. Selon les données officielles, les deux-roues sont impliqués dans un accident mortel sur deux en Tunisie. Plus alarmant encore, 41 % des victimes décédées sur les routes sont des conducteurs ou passagers de motos. Les piétons représentent 21 % des victimes, tandis que les occupants de voitures particulières comptent pour 22 %.

Lire aussi : Tunisie : Les motos, un « cauchemar » sur les routes !

Cette évolution reflète une transformation profonde des habitudes de mobilité. L’arrivée massive de motos asiatiques à des prix particulièrement abordables a favorisé leur diffusion dans toutes les régions du pays. Elles permettent de contourner les embouteillages, consomment peu de carburant et restent financièrement accessibles.

Cependant, cette popularité s’accompagne de nombreuses dérives : multiplication des dépassements dangereux, circulation entre les files, non-port du casque, conduite sans formation suffisante ou encore excès de vitesse.

Le colonel Haythem Chaâbani rappelle d’ailleurs que la vitesse excessive demeure la première cause des accidents mortels. Quatre accidents graves sur dix sont directement liés au non-respect des limitations de vitesse.

Les nuisances sonores

Au-delà de la sécurité routière, un autre phénomène commence à interpeller les habitants de plusieurs villes tunisiennes : les nuisances sonores. Les motos équipées de pots d’échappement bruyants, parfois modifiés, envahissent progressivement les centres urbains, transformant certaines rues en espaces où le bruit devient permanent, de jour comme de nuit.

Dans plusieurs quartiers, les scènes rappellent celles observées dans certaines grandes métropoles asiatiques où les deux-roues dominent largement la circulation. Si la comparaison avec l’Inde peut paraître caricaturale, elle traduit néanmoins une réalité : la moto occupe désormais une place centrale dans la mobilité quotidienne tunisienne.

Cette évolution pose une question essentielle : la Tunisie est-elle prête à accompagner cette révolution des deux-roues ? Car démocratiser la moto sans renforcer simultanément la formation des conducteurs, les contrôles routiers, le port obligatoire des équipements de protection et la lutte contre les nuisances sonores pourrait transformer un moyen de transport économique en véritable enjeu de santé publique et de sécurité routière.

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