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La Tunisie veut ramener son déficit commercial à 9,9 % en 2030

La réduction du déficit commercial figure parmi les priorités majeures du Plan de développement stratégique 2026-2030 de la Tunisie. Celui-ci en fait un axe central des politiques économiques et financières du pays. Objectif : renforcer sa souveraineté économique, limiter les pressions sur la balance des paiements et améliorer les équilibres extérieurs.

Selon les orientations du nouveau modèle de développement, le déficit commercial devrait être ramené à 9,9 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2030; contre 12,6 % prévus en 2025. Cette amélioration repose sur une double approche : accélérer la croissance des exportations et assurer une meilleure maîtrise des importations, à travers une gestion plus rationnelle des besoins de la Tunisie.

Les exportations au cœur de la stratégie de croissance

Le scénario de croissance retenu pour les cinq prochaines années table sur une progression des exportations de biens à un rythme annuel moyen de 4,5 % en valeur courante. Cette dynamique devrait être soutenue par la reprise de l’activité dans les principaux secteurs exportateurs et par une amélioration de la demande extérieure adressée à la Tunisie.

Le secteur des industries mécaniques et électriques devrait rester l’un des principaux moteurs de cette évolution. Les exportations du secteur devraient enregistrer une croissance annuelle de 4,5 %, portée par une meilleure intégration dans les chaînes de valeur mondiales et une orientation progressive vers des produits à plus forte valeur ajoutée et à contenu technologique élevé.

Cette évolution vise notamment à consolider la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale de production de composants automobiles et aéronautiques.

Le textile et l’agroalimentaire appelés à renforcer leur compétitivité

Le Plan 2026-2030 mise également sur la relance du secteur du textile-habillement, avec une croissance annuelle des exportations estimée à 2,8 %. Cette progression devra être accompagnée par un programme global d’amélioration de la compétitivité du secteur, axé sur la qualité, l’innovation et la montée en gamme.

Dans le domaine agricole et agroalimentaire, les exportations devraient évoluer à un rythme annuel de 2 %. La stratégie prévoit une meilleure valorisation des produits tunisiens, notamment à travers le conditionnement et l’exportation de l’huile d’olive sous des marques tunisiennes, ainsi qu’une diversification vers des produits agricoles à forte demande internationale, notamment les produits biologiques.

Le phosphate, un levier de soutien aux recettes en devises

Le secteur des phosphates et dérivés devrait connaître une reprise significative durant la période du plan, avec une croissance des exportations estimée à 15,5 %.

Cette amélioration serait favorisée par le rétablissement progressif des niveaux de production, le développement des infrastructures de transport et de la logistique, ainsi que par l’élargissement des débouchés internationaux.

La relance des exportations de phosphate devrait contribuer à renforcer les recettes en devises et à soutenir l’équilibre des comptes extérieurs de la Tunisie.

À travers ces orientations, le Plan de développement 2026-2030 place donc l’amélioration de la balance commerciale au centre de la stratégie économique nationale, en misant sur une économie davantage tournée vers l’exportation, la création de valeur et la réduction de la dépendance extérieure.

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Plan 2026-2030 : Iheb Ben Salem défend un équilibre entre ambition et réalisme

Dans une interview exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Iheb Ben Salem, consultant en transformation et développement durable, revient sur le Plan de développement 2026-2030 actuellement examiné à l’Assemblée des représentants du peuple. Il en détaille les mécanismes de sélection des projets, les objectifs implicites, ainsi que les contraintes financières susceptibles d’en limiter la réalisation intégrale.

Selon le consultant, les documents et informations qui circulent actuellement indiquent que les conseils locaux, régionaux et de district seront associés au choix des projets à mettre en œuvre. Cette contribution territoriale demeure toutefois subordonnée aux politiques publiques du pays : les choix opérés à ces différentes échelles devront rester cohérents avec les priorités définies au niveau national.

M. Ben Salem souligne cependant une lacune importante dans le dispositif actuel : l’absence de règles d’arbitrage clairement établies. Une fois connues de tous, celles-ci devraient selon lui faire l’objet d’un consensus, afin d’éviter les tensions sociales susceptibles de naître du choix de certains projets plutôt que d’autres. Il précise au passage que le plan comporte plus de 21 000 projets et ne pourra être mis en œuvre dans son intégralité, en raison des capacités financières, humaines et techniques limitées du pays, mais aussi de la conjoncture internationale, susceptible d’imposer des réaménagements.

Il appelle par ailleurs à une vigilance particulière dans la sélection des projets, qui doit répondre à une logique d’intégration territoriale plutôt qu’à des choix sporadiques dictés par des priorités individuelles, en plaidant pour une analyse concertée permettant de faire converger les différentes échelles de décision autour de priorités communes.

Deux objectifs implicites : contenir les disparités et inverser la tendance

M. Ben Salem identifie deux objectifs qu’il juge implicites à ce texte de planification. Le premier consiste à garantir qu’à l’horizon 2030, l’écart de développement entre les régions ne s’élargisse pas, avec pour ambition, dans le meilleur des cas, une légère réduction de cet écart. Le second porte sur l’indicateur de développement global du pays, mesuré depuis 2000 : les relevés successifs de 2012, 2015, 2018, 2021 et 2024 font apparaître, selon lui, une tendance générale à la régression, quelque peu freinée entre 2021 et 2024. L’objectif du programme serait ainsi d’enrayer cette régression et de relancer une progression positive de l’indicateur national.

La transformation administrative érigée en priorité

Autre élément de lecture mis en avant par le consultant : pour la première fois, un tel document érige la transformation des capacités administratives et des services publics au rang de priorité à part entière, aucun déploiement effectif n’étant, selon lui, envisageable sans une action publique efficace.

Interrogé sur la faisabilité de ces objectifs et sur les moyens disponibles pour les atteindre, Iheb Ben Salem se montre mesuré : il doute que l’ensemble du programme puisse être concrétisé, les ambitions affichées lui paraissant élevées au regard des capacités réelles du pays. Il rappelle toutefois qu’un plan de développement n’est pas un document figé mais s’inscrit dans une action continue, si bien qu’il est courant qu’une partie des projets soit reportée à l’étape suivante.

Notre invité avance qu’aucun chiffre officiel n’a été communiqué concernant le coût global du plan, les estimations circulant évoquant toutefois un montant dépassant 100 milliards de dinars. Il situe la capacité annuelle de mobilisation en investissement public autour de 7 à 8 milliards de dinars, soit près de 35 milliards de dinars sur l’ensemble de la période, et considère que parvenir à consommer cette enveloppe dans des projets à effet concret et efficace constituerait déjà un objectif raisonnable.

Vers une révision des modes d’exécution

Notre interlocuteur juge nécessaire que le programme conserve des visées élevées, seules à même de transformer durablement les réalités du pays, tout en gardant une juste mesure des ressources disponibles. La capacité d’exécution ne dépend en effet pas uniquement du volet budgétaire, si déterminant soit-il, mais aussi de la complexité de la situation nationale, des capacités humaines, techniques et logistiques des administrations chargées de la mise en œuvre, ainsi que de l’aptitude du secteur privé à exécuter les travaux demandés : un tissu économique dont il pointe justement la fragilité financière.

Cette fragilité appellerait selon lui une révision des modes de déploiement des projets et d’attribution des marchés publics, au profit d’enveloppes plus réduites, mieux adaptées aux capacités réelles des entreprises. L’objectif serait ainsi d’exécuter le maximum de projets possible selon les ressources disponibles, en privilégiant ceux qui restent cohérents avec les priorités nationales et les besoins exprimés à l’échelle locale, et qui produisent un effet perceptible pour le citoyen. Un tel signal serait, selon Iheb Ben Salem, de nature à renforcer la confiance dans la capacité de l’État à se transformer et à encourager l’engagement citoyen dans l’action publique, servant ainsi de catalyseur pour le programme suivant.

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Le grand oublié du Plan de développement ? Les médias, déplore le SNJT

Alors que l’Assemblée des représentants du peuple examine le projet de Plan de développement 2026-2030, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) estime que celui-ci laisse de côté un acteur essentiel du développement : les médias. Dans un communiqué publié mercredi 1er juillet 2026, le syndicat appelle les députés à corriger cette lacune en intégrant...

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Le Plan de développement 2026-2030 veut réduire les disparités entre les régions

La Commission de la planification stratégique, du développement durable, des transports, des infrastructures et de l’aménagement du territoire tenait, lundi 29 juin 2026, une séance préliminaire consacrée à l’examen du projet de Plan de développement 2026-2030.

Au cours des débats, les députés ont estimé que cette nouvelle version du plan marque une rupture avec les approches antérieures, qu’ils ont qualifiées de centralisées et fondées sur des modèles préétablis. Ils relèvent que ces méthodes favorisaient parfois certaines régions au détriment d’autres, contribuant ainsi à accentuer les déséquilibres du développement territorial.

Les parlementaires ont également considéré que les précédents plans de développement faisaient souvent l’objet de discussions essentiellement formelles, sans reposer sur une légitimité reflétant réellement les attentes des différentes régions. Ils ont estimé que cette méthodologie avait contribué à creuser les disparités régionales et à freiner la mise en œuvre d’un développement équilibré et inclusif.

Les membres de la commission ont salué la nouvelle démarche retenue pour l’élaboration du Plan de développement 2026-2030, qui accorde un rôle accru aux structures élues aux niveaux local, régional et territorial dans la définition des priorités et des choix de développement. Ils ont souligné que cette orientation s’inscrit dans le cadre du nouveau dispositif institutionnel et du rôle attribué à la deuxième chambre parlementaire dans la définition des politiques de développement.

Plusieurs députés ont, par ailleurs, estimé que les projets inscrits dans le plan traduisent les attentes des citoyens et les priorités exprimées par les différentes régions. Ils ont indiqué que le processus d’élaboration du document s’est appuyé sur une démarche ascendante, depuis les structures locales jusqu’aux différentes institutions concernées, avant son examen par la deuxième chambre du Parlement.

De son côté, le président de la commission, Saber Jlassi, a souligné l’importance stratégique du Plan de développement 2026-2030, qu’il a présenté comme le document de référence définissant les orientations économiques, sociales et environnementales du pays pour les cinq prochaines années.

Il a précisé que ce plan repose sur une méthodologie de planification ascendante, élaborée à partir des niveaux local, régional et territorial, avant d’être consolidée au niveau national par le ministère de l’Économie et de la Planification, en rupture avec les approches adoptées lors des précédents exercices de planification.

Selon le président de la commission, le cadre général du plan s’articule autour de politiques économiques et sociales visant à développer les infrastructures, renforcer la justice sociale, orienter les investissements, améliorer la qualité de vie et garantir l’accès des citoyens aux services essentiels.

Saber Jlassi a enfin réaffirmé que le Plan de développement 2026-2030 constitue un levier pour promouvoir la justice sociale et réduire les disparités entre les régions. Il a indiqué que l’examen du projet se poursuivra lors des auditions programmées à partir du 30 juin 2026, afin d’approfondir l’étude des différents axes du document et de formuler les recommandations nécessaires à la réalisation de ses objectifs et au suivi de la mise en œuvre de ses programmes.

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La commission de la défense de l’ARP examine le plan 2026-2030

La commission de la défense, de la sécurité et des forces armées au sein du Parlement tunisien a entamé, vendredi, l’examen des volets relevant de ses compétences dans le cadre du projet de plan de développement 2026-2030.

Selon un communiqué de l’Assemblée, cette séance préparatoire a été consacrée à la présentation de la méthodologie retenue pour l’étude du projet de loi n°42 de 2026, relatif à l’approbation du plan de développement.

Les députés ont passé en revue les programmes liés au rôle de développement des forces armées ainsi qu’à la modernisation du système sécuritaire. Ils ont également évoqué les réformes législatives prévues dans ces domaines stratégiques.

Plusieurs questions ont été soulevées concernant la méthode de sélection des projets inscrits dans le plan, ainsi que la disponibilité des ressources financières nécessaires à leur mise en œuvre.

Priorités sociales et infrastructures

La commission a également examiné les grandes orientations du plan, qui visent notamment à promouvoir un développement social équitable, à renforcer les infrastructures et à garantir la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique du pays.

Les travaux de la commission se poursuivront dans les prochaines semaines à travers une série d’auditions de membres du gouvernement, dans le cadre de l’approfondissement de l’examen du projet de plan de développement.

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Slah Zouari : le budget 2027 doit suivre les priorités du plan 2026-2030

Le budget de développement pour l’année 2027 devra impérativement s’aligner sur les orientations stratégiques du plan de développement 2026/2030. C’est ce qu’a souligné ce mardi à Tunis le ministre de l’Équipement et de l’Habitat et chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Slah Zouari. Il s’exprimait de la sorte, lors d’une séance de travail consacrée à l’examen des propositions budgétaires de son département.

Le ministre a insisté sur le respect rigoureux des priorités adoptées afin de garantir l’efficacité des interventions de l’État et d’atteindre les objectifs fixés par le budget.

Un communiqué du ministère précise que M. Zouari a appelé à accélérer la finalisation des dossiers des projets proposés en vue de leur inscription dans le budget de la mission de l’Équipement et de l’Habitat pour 2027. Il a notamment exigé la préparation préalable des études de faisabilité, la libération définitive des emprises foncières, ainsi que la fixation précise des coûts des crédits et des délais d’exécution.

Cette séance de travail s’est déroulée conformément aux dispositions générales de la circulaire de la Cheffe du gouvernement n°2, datée du 14 avril 2026. Laquelle est relative à la préparation du budget de l’État pour l’année 2027. La réunion a également permis de passer en revue les principaux projets proposés pour l’exercice 2027 et de faire le point sur l’état d’avancement des chantiers en cours inscrits au budget 2026.

Enfin, notons que la réunion s’est tenue en présence du chef de cabinet, de directeurs de structures centrales et régionales ainsi que de plusieurs cadres du ministère.

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Strategieplan 2026-2030: 400 Millionen Dinar für die Modernisierung von Bildungseinrichtungen

Bildungsminister Noureddine Nouri hat am Dienstag, 14. Oktober 2025, in einer Plenarsitzung in Anwesenheit des Präsidenten des Nationalrats der Regionen und Bezirke, Imed Derbali, die Mehr

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