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Tunisie : le volume de phosphate acheminé par la SNCFT s’effondre

Entre janvier et juin 2026, la Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens (SNCFT) n’a acheminé que 601 000 tonnes de phosphate et de dérivés depuis le bassin minier jusqu’aux sites de transformation du Groupe Chimique Tunisien; Mdhilla, Skhira, Gabès, ainsi qu’au port de Sfax, à raison d’environ 3 000 tonnes par jour.

Près de 180 000 tonnes de moins qu’un an plus tôt

D’un semestre à l’autre, le volume acheminé s’est contracté de près de 23% (22,95% très exactement), amputant le trafic de 179 000 tonnes par rapport à la même période en 2025. La vétusté du réseau ferroviaire minier explique en grande partie ce ralentissement.

Un financement arabe pour rénover les voies

Pour redresser la situation, l’Assemblée des Représentants du Peuple a validé en octobre 2025 un prêt octroyé par le Fonds arabe pour le développement économique et social : 153 MDT, l’équivalent de 16 millions de dinars koweïtiens, à rembourser sur trois décennies moyennant un taux de 3,75%. Cette enveloppe doit financer une partie d’un vaste programme de rénovation ferroviaire chiffré à 500 MTD et couvrant 190,5 kilomètres de voies. Priorité sera donnée à l’achèvement de la ligne 21, qui relie Gafsa à Gabès sur 129 kilomètres.

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Tribune. Tunisie : le Parlement retrouve-t-il un véritable rôle ?

Depuis plusieurs mois, l’Assemblée des représentants du peuple multiplie les initiatives législatives. Cette activité marque-t-elle un véritable renouveau institutionnel ou traduit-elle simplement un Parlement toujours aligné sur la présidence de Kaïs Saïed ? Le politiste Hatem M’rad analyse les limites…

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Parlement : fin de l’examen en commission du Plan de développement 2026-2030

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Ibrahim Bouderbala, a annoncé jeudi l’achèvement de l’examen, en commissions permanentes, du projet de Plan de développement 2026-2030. Un rapport de synthèse sera élaboré avant la tenue d’une séance plénière consacrée à la poursuite de son examen.

Selon lui, ce plan doit servir de feuille de route à moyen terme pour les politiques publiques et les réformes de la prochaine période quinquennale, avec pour objectif de consolider l’État social, de réduire les disparités régionales et de stimuler la croissance.

Il a également appelé à accélérer l’adoption de plusieurs textes législatifs, notamment les codes de l’eau, des hydrocarbures, de l’investissement et des changes.

Présentant le document devant les députés, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a indiqué que le plan repose sur cinq axes, dont le développement social, la modernisation de l’administration, la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, ainsi que le renforcement du tissu économique.

Le gouvernement vise une croissance moyenne de 4,2 % entre 2026 et 2030, une réduction du taux de pauvreté à moins de 15 %, une part de 35 % des énergies renouvelables dans le mix énergétique et un taux d’investissement équivalant à 20 % du PIB. Il ambitionne également d’attirer près de 6 milliards de dinars d’investissements étrangers d’ici 2030.

Les députés ont notamment insisté sur les enjeux liés à l’agriculture, à la sécurité hydrique, au développement des échanges avec les pays voisins et au suivi annuel de la mise en œuvre des projets inscrits dans le plan.

 

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Exécution du budget 2026 : les députés veulent des clarifications

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a fixé plusieurs priorités pour les prochaines semaines, avec notamment l’examen de l’exécution du budget de l’État 2026, l’application de l’impôt sur la fortune et l’avancement du projet de Code des changes.

Lors de sa réunion hebdomadaire, le président de la commission, Maher Ketari, a annoncé la programmation prochaine d’une séance d’audition avec le ministère des Finances afin d’évaluer l’état d’avancement de l’exécution du budget de l’État pour l’exercice 2026 et de faire le point sur les principaux indicateurs ainsi que sur les défis rencontrés.

La commission prévoit également de solliciter les autorités compétentes pour obtenir des données détaillées sur les participations de l’État dans les entreprises et établissements publics depuis 2010.

Lire aussi: Exécution du budget de l’État à fin novembre 2024 : bilan et perspectives

Les députés ont, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’auditionner des représentants du ministère des Finances au sujet de la note explicative publiée récemment concernant les modalités d’application de la disposition relative à l’impôt sur la fortune. Cette démarche vise à clarifier l’interprétation retenue par l’administration, les mécanismes de mise en œuvre ainsi que les éventuelles difficultés pratiques liées à l’application de cette mesure fiscale.

Dans le même cadre, les membres de la commission ont demandé au ministère des Finances de fournir un état détaillé des dispositions de la loi de finances en vigueur ayant déjà fait l’objet de textes d’application, ainsi que de celles pour lesquelles le cadre réglementaire n’a pas encore été finalisé. L’objectif est de permettre un suivi plus précis de l’exécution des mesures adoptées par le Parlement.

Le budget 2027 en point de mire

Les députés ont également souligné l’importance d’achever la révision de la loi organique du budget avant l’examen du projet de loi de finances pour 2027. La question d’un éventuel recours à une loi de finances rectificative au cours de l’année a aussi été soulevée. Plusieurs élus estiment que les évolutions enregistrées dans certaines hypothèses économiques et financières ayant servi de base à l’élaboration de la loi de finances initiale justifient un débat sur cette option. Ils ont ainsi appelé le gouvernement à préciser sa position et à évaluer la nécessité d’un tel ajustement.

Concernant le projet de Code des changes, les députés ont considéré que le texte est désormais suffisamment mûr pour passer à l’examen détaillé de ses articles, après l’achèvement des auditions des différentes parties prenantes et structures concernées.

Certains membres de la commission ont enfin proposé la création d’un comité technique restreint chargé de centraliser et d’analyser les propositions formulées lors des auditions. Cette instance aurait pour mission d’aider à l’élaboration des amendements et à la préparation des débats article par article du futur Code des changes.

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