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Société Tunisie autoroutes | Fermeture de la sortie Hergla (A1) dès demain

La bretelle de sortie de l’autoroute A1 en direction de Hergla sera temporairement fermée à partir de demain jeudi 9 juillet 2026, annonce la Société Tunisie autoroute.

Dans un communiqué publié ce mercredi, la STA précise que cette fermeture qui se poursuivra pendant deux jours, de 7h à 15h, permettra de poursuivre les travaux d’installation de l’éclairage et des panneaux lumineux d’orientation au niveau de la station de péage de Hergla.

Les usagers de la route sont invités à emprunter les bretelles de Sidi Bou Ali, Hammam Sousse ou à poursuivre leur trajet jusqu’à la sortie de l’aéroport d’Enfidha, afin d’éviter les perturbations de la circulation.

La Société explique dans son communiqué que cette opération vise à améliorer le réseau routier et présente ses excuses aux automobilistes pour les désagréments éventuels.

Y. N.

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Alerte météo en Tunisie | Une vague de chaleur attendue à partir de vendredi

L’Institut national de la météorologie (INM) annonce une hausse des températures à partir du vendredi 10 juillet 2026, avec l’apparition du sirocco sur la majeure partie du pays.

Le pic de cette canicule est prévu pour le week-end, particulièrement le samedi 11 et le dimanche 12 juillet 2026, précise l’INM dans une alerte météo publiée ce mercredi 08 juillet, en affirmant que les températures dépasseront les normales de saison de 6 à 10 degrés.

Ainsi dès vendredi les températures oscilleront entre 40°C et 45°C sur l’ensemble du pays et seront accompagnées d’un vent de sirocco, sachant que cette vague de chaleur touchera plus particulièrement les régions de l’Ouest tunisien.

Y. N.

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Météo | Tunisie : Les températures annoncées pour cette nuit

L’Institut national de la météorologie (INM) annonce que le temps restera généralement dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du pays pour cette nuit.

Dans ses prévisions, l’INM précise que le vent soufflera relativement fort près des côtes nord, tandis qu’il sera faible à modéré ailleurs et que la mer sera agitée à localement très agitée sur le nord et le golfe de Hammamet.

Pour les températures, l’Institut de la météorologie prévoit des minimales nocturnes variant entre 25°C et 30°C. Et de préciser que celles-ci avoisineront les 22°C sur les hauteurs et atteindront jusqu’à 33°C dans le sud-ouest.

Y. N.

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Yassine Bouzrou : « Ce texte enterre toute espérance de justice »

Après l’adoption en première lecture de la proposition de loi instaurant une présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes, l’avocat pénaliste Yassine Bouzrou dénonce un texte qui affaiblirait les enquêtes judiciaires et favoriserait l’impunité. En bref Yassine…

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La saison des noyades a commencé : SOS sauveteurs !

Les examens sont terminés et les familles profitent déjà des vacances pour effectuer leur ruée annuelle sur les plages et les lieux de détente estivale au bord de la mer. Toutefois, c’est durant les mois de juillet et de septembre que l’on compte un nombre important de cas de noyade. D’ailleurs, on annonce déjà quelques cas, et le risque de voir ce phénomène se reproduire est très sérieux si nos jeunes et leurs parents ne se plient pas à certaines mesures de prudence.

Commençons par les chiffres de l’année passée. D’après les données officielles publiées par l’Office national de la protection civile et le ministère tunisien de l’Intérieur pour l’année 2025, 31 décès par noyade ont été recensés sur les plages tunisiennes durant la saison estivale (juin à octobre 2025). Ce chiffre représente une légère baisse par rapport à 2024, année qui avait enregistré 34 décès.

Selon les mêmes chiffres de l’été 2025, les unités de la protection civile ont effectué des milliers d’interventions pour secourir et assister les baigneurs, avec une moyenne d’environ 24 interventions par heure au plus fort de la saison estivale (août 2025), pour divers incidents, dont essentiellement des noyades ou des risques pouvant entraîner des noyades. 

 

Attentions aux bouées gonflables !

Concernant les jeunes enfants, voire les bébés, certains cas ont eu lieu en l’absence de prudence de la part des parents ou des proches des victimes. La semaine passée, on a déjà relevé un cas dans une plage du Sahel avec une très jeune fille dont la bouée gonflable a été poussée par le courant d’eau vers une zone profonde et les tentatives de sauvetage ont échoué puisque la fille a basculé dans l’eau et s’est noyée avant l’arrivée des baigneurs qui ont essayé de la sauver.

Le drame n’est pas passé sous silence et lors d’une intervention médiatique, Sami Mheni, l’expert en sciences de la mer, a lancé un avertissement aux parents pour ne plus voir de telles scènes dramatiques se reproduire dans nos plages. L’expert a affirmé que les bouées et flotteurs commercialisés sur le marché ne respectent pas les normes de sécurité en vigueur. Face à ce constat, il a appelé les parents à faire preuve de la plus grande vigilance, insistant sur la nécessité d’assurer une surveillance visuelle continue de leurs enfants pendant la baignade et de maintenir scrupuleusement une distance de sécurité.

Les principaux risques liés à l’usage de ces équipements pneumatiques sont multiples, selon Mheni. Le premier danger réside dans le retournement soudain de la bouée, qui peut se retrouver la tête en bas, bloquant l’enfant sous l’eau sans qu’il puisse se redresser. Il existe également un risque de glissement vers le bas, les jeunes enfants pouvant facilement passer à travers les ouvertures de la bouée et chuter dans la mer.

De plus, la légèreté de ces structures les expose au phénomène de dérive par les courants, le vent et les mouvements marins pouvant les entraîner très rapidement vers le large. Enfin, le risque de crevaison demeure entier puisqu’une simple micro-perforation suffit à faire perdre à la bouée son équilibre et sa flottabilité.

Précautions à prendre

Pour revenir aux moins jeunes et aux adultes, le nombre de noyades est là pour nous révéler que nos baigneurs ne respectent pas certaines règles à suivre, surtout dans des zones peu sûres. D’ailleurs les spécialistes appellent toujours à respecter une série de règles. Tout d’abord, pour minimiser le risque de noyade, il faut rentrer dans l’eau progressivement pour éviter toute hydrocution, qui survient lorsque le corps se trouve confronté à un changement brutal de température. Il est aussi conseillé de prévenir un proche et d’éviter la consommation de nourriture et de boissons alcoolisées avant d’aller se baigner.

Les baigneurs doivent également prendre en considération que certaines plages tunisiennes, notamment au nord et au cap Bon, cachent des fosses profondes et des courants d’arrachement qui épuisent rapidement les nageurs.

Il faut également savoir que les courants très fréquents en période estivale, sont très dangereux. Ils sont extrêmement puissants et peuvent emporter un baigneur vers le large en moins de deux minutes. Le premier conseil est de ne pas lutter contre le courant, de se laisser porter, pour économiser de l’énergie avant d’essayer de se maintenir à la surface et de reprendre l’effort pour quitter cette zone dangereuse. 

 

Pour plus de maîtres-nageurs

Si les baigneurs doivent respecter certaines règles et éviter de s’aventurer, l’on se demande, souvent, comment certaines plages connues pour être «dévoratrices» de baigneurs ne disposent pas d’un effectif suffisant de maîtres-nageurs. Nous savons que le recrutement de 350 maîtres-nageurs sauveteurs, pour opérer dans les plages des gouvernorats de Tunis, Ariana, Nabeul, Béja et Jendouba, dans le cadre de mesures préventives visant à assurer la sécurité de leurs plages et piscines municipales durant la saison estivale 2026, a été lancé, mais jusqu’à présent, on ne note pas une présence renforcée de ces agents capables de sauver beaucoup de vies et d’imposer une certaine discipline chez les baigneurs.

C’est dire que les baigneurs, comme les chargés de leur sécurité, sont appelés à faire encore plus pour éviter des drames qui se poursuivent fatalement sur nos plages.

Kamel ZAIEM

 

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Tirs policiers : l’Assemblée nationale adopte la présomption de légitime défense

L’Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi instaurant une présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes. Soutenu par le gouvernement, le texte divise profondément la classe politique et les organisations de défense des…

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Programme « Savoir agir », au service de la modernisation universitaire

Lancé en 2024 et porté conjointement par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et l’Ambassade de France en Tunisie, ce programme a accompagné près de 1191 licences.

À partir de septembre 2026, les modules de formation « Savoir agir » doteront les étudiants en compétences transversales dans les domaines des study skills, des soft skills, en français et en anglais.

Ces modules de formation contribueront à la réussite étudiante et à une plus grande employabilité, comptant :

  • 7 séminaires de formation de formateurs organisés pour 646 enseignants-chercheurs.
  • Soutien à un réseau de 120 référents pédagogiques et d’une trentaine de référents qualité.
  • 40 sessions de formations auprès des 216 établissements des universités et des 25 ISET pour 680 enseignants-chercheurs.
  • 1360 enseignants-chercheurs désormais actifs dans l’ensemble des universités.

Communiqué

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Verdict dans l’affaire visant Samir Abdelli

Le tribunal de première instance de Tunis a rendu son verdict dans l’affaire visant l’avocat et ancien candidat à la présidentielle de 2014 Samir Abdelli, en détention depuis deux ans.

Ce dernier a écopé d’une lourde peine de 18 ans de prison ferme, émise par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme et ce pour blanchiment d’argent et des accusations liées à des infractions à caractère terroriste et au complot contre la sûreté intérieure et extérieure de l’État.

Dans cette même affaire, le chauffeur de l’avocat a été condamné à trois ans de prison et sa secrétaire à deux ans.

Y. N.

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Tunisie | Prix de la commune la plus propre pour la commune de Djerba Midoun

La commune de Djerba Midoun, relevant du gouvernorat de Médenine, a décroché le prix de la commune la plus propre à l’échelle nationale pour l’année 2025.

Cette distinction fait suite aux évaluations d’une commission technique et aux délibérations d’un comité de classement qui se sont tenus le 23 juin 2026, indique le secrétaire général de la municipalité de Djerba Midoun, dans une déclaration à l’agnce Tap, en affirmant que ce couronnement est le fruit d’une dynamique locale exemplaire.

La même source affirme qu’il s’agit avant tout d’une reconnaissance des efforts continus de l’ensemble des agents municipaux, de la synergie citoyenne et partenariale, associant activement la municipalité aux associations locales, aux bénévoles, aux institutions de jeunesse et aux établissements touristiques de la ville.

​« C’est cette approche participative qui apporte à nos interventions efficacité et durabilité », a souligné le secrétaire général de la commune, ajoutant que ce prix vient ainsi valoriser une stratégie environnementale réussie au sein de l’une des zones touristiques les plus importantes du pays.

Y. N.

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Tunis | Fin de cavale pour un violeur, objet de 32 avis de recherche

Les agents de la brigade de la police judiciaire d’El Omrane, en collaboration avec la brigade de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants de la région, ont arrêté un individu classé « très dangereux », recherché notamment pour le viol d’une mineure.

Une descente de police a permis d’arrêter le suspect, qui lors de son interrogatoire, est passé aux aveux et a reconnu l’intégralité des faits particulièrement graves qui lui sont reprochés.

Une source citée par Mosaïque FM, affirme apr ailleurs que le violeur faisait l’objet de 32 avis de recherche émis par différentes structures sécuritaires et judiciaires, pour une autre agression sexuelle, trafic stupéfiants, violence aggravée et vols qualifiés.

Sur ordre du ministère public, il a été placé en détention, en attendant son renvoi devant la justice.

Y. N.

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Exploitation sexuelle, pornographie et blanchiment | 18 influenceurs condamnés

La Chambre criminelle près le tribunal de première instance de Tunis a lourdement sanctionné un groupe de créateurs et créatrices de contenu actifs sur TikTok et Instagram.

Les peines prononcées varient entre un an et 27 ans de prison ferme, indique Mosaïque FM en citant une source proche du dossier et en précisant que met en lumière les dérives graves de certains influenceurs, désormais rattrapés par la justice pour des pratiques criminelles majeures.

Ces derniers sont poursuivis pour production, diffusion et téléchargement d’images et vidéos pornographiques, y compris de séquences impliquant des mineurs ou exposant des agressions sexuelles sur autrui via des systèmes informatiques.
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Parmi les suspects, certains sont aussi poursuivis pour incitation à la consommation de stupéfiants, trafic de drogues et blanchiment d’argent issu de ces activités illicites.

Ils été condamnés, hier, en première instance à des peines allant jusqu’à 27 ans ferme.

Y. N.

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Apologie de terrorisme : le procès de Rima Hassan renvoyé à octobre

Il faudra encore attendre pour connaître l’issue judiciaire de cette affaire très commentée. Ce mardi 7 juillet, la 10e chambre correctionnelle de Paris a acté le report du procès de l’eurodéputée insoumise, Rima Hassan poursuivie pour « apologie du terrorisme…

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Drapeau marocain brûlé à Aubervilliers : l’ambassade porte plainte

L’ambassade du Maroc à Paris a déposé plainte après la profanation du drapeau marocain à Aubervilliers, survenue au lendemain de la victoire des Lions de l’Atlas contre le Canada en Coupe du monde 2026. Elle dénonce des actes de haine…

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Parler au quotidien : le dialecte tunisien perd-il ses repères ?

Il nous arrive parfois, sous nos cieux et au fil des jours, de nous retrouver contraint de traduire une expression dans notre même langue parlée. Face à des interlocuteurs qui n’ont rien pigé de ce qu’on leur avait raconté ! En effet, un petit mot, qui n’existe pas dans leur lexique linguistique, leur avait interrompu la conversation. Il s’agit du mot «Yassek», du turc «Yassak», qui veut dire «Interdit». Si bien qu’à partir de ce mot, nous avons créé un verbe, celui d’«Iyassak» (Il nous interdit.) Nous pourrons citer également  l’exemple de «Tozzina» qui, au départ, était «Dozzena», en langue italienne, c’est-à-dire le chiffre douze. Les temps ont certes changé mais pas au point de ne plus se comprendre aujourd’hui mutuellement entre les habitants d’un même pays ! Une langue, qu’elle soit littéraire ou parlée, évolue en se renouvelant. Mais ce qui arrive malheureusement à notre dialecte tunisien, c’est qu’il s’effrite de jour en jour, après avoir été d’une richesse sans pareille du temps de nos aïeux. Il contenait, en effet, des mots dont l’origine provenait de pas moins de six pays méditerranéens, sans compter les pays arabes, l’Italie, particulièrement du côté de ses régions du Sud, la France, l’Espagne, la Turquie, Malte, la Grèce. Et nous en oublions, car il est des mots contenus dans notre dialecte et dont l’origine est russe et également turque, comme «Gaouri» qui veut dire mécréant ou infidèle. C’est dire l’influence accrue de la présence des communautés de ces pays en Tunisie sur la langue parlée tunisienne depuis la fin du dix-huitième siècle, le dix-neuvième siècle et la première moitié du vingtième siècle. Cela lui a été d’un grand enrichissement. Une manne de mots qui constitue un trésor, mais que les nouvelles générations rejettent étrangement en choisissant d’emprunter plutôt des mots puisés dans la langue anglaise qu’ils considèrent aujourd’hui comme la meilleure langue pour évoluer et réussir leur vie, en plus de la langue arabe littéraire. Mais le pire, c’est quand ils ne reconnaissent aucune autre langue ! Et c’est là, une autre paire de manches. L’arabe littéraire a remplacé notre langue parlée qui est, de ce fait, devenue élaborée. Cela ne colle pas parfaitement à l’ouïe, du fait qu’une expression en arabe littéraire glissée dans le dialecte tunisien pourrait donner un sens tout à fait différent et contraire à son sens premier. Nous pensons à : «moumarridh» (infirmier qui soigne un patient). Ce mot a été changé de «fermli», émanation d’infirmier en langue française, à «moumarridh». Dans le dialecte tunisien, cela équivaut à : «rendre malade !»

Des pièges à éviter

Plusieurs mots écartés de la langue parlée tunisienne font tomber leurs utilisateurs dans le piège de l’amalgame du sens à travers leur même prononciation. D’un autre côté, notre dialecte tunisien reste très riche d’une région à l’autre de notre pays. Mais il faudrait prendre garde à ne pas utiliser certains mots qui ne donnent pas le même sens, d’une région à l’autre. Le réalisateur d’origine italienne Bernardo Bertolucci avait dit un jour que «le dialecte d’une langue change tous les vingt-cinq kilomètres». C’est dire la grande richesse linguistique dont nous parlons. Dans un coin du Sud tunisien et quand une femme dit à une autre  femme «win jiti ?», cela n’a pas du tout le sens de «où est-ce que tu es arrivée ?», mais «comment vas-tu ?» Et c’est là que la traduction dans la même langue s’impose, comme nous le disions au début de notre article.

Lotfi BEN KHELIFA



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Daech : le Maroc démantèle une cellule terroriste prête à frapper

Le Maroc a déjoué un projet d’attentat attribué à l’organisation État islamique (Daech). Les services de sécurité ont arrêté dix personnes soupçonnées d’appartenir à une cellule terroriste active dans plusieurs villes du royaume. Les enquêteurs ont notamment découvert un véhicule…

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Tirs policiers : cinq choses à savoir sur la loi examinée ce mardi

L’Assemblée nationale examine ce mardi une proposition de loi qui instaurerait une présomption de légalité des tirs policiers. Soutenu par le gouvernement, ce texte, qui modifierait les règles encadrant l’usage des armes par les forces de l’ordre, suscite une vive…

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Émission d’un timbre-poste dédié aux « Mosaïques de la Méditerranée »

La Poste Tunisienne a indiqué, dans un communiqué publié lundi, avoir émis, le 07 juillet 2026, à l’instar des autres pays membres de l’Union Postale pour la Méditerranée (UPMed), un timbre-poste dédié aux mosaïques de la Méditerranée

Ce timbre-poste ainsi que les autres produits philatéliques réalisés à cette occasion seront disponibles à la vente dans tous les bureaux de poste et via Internet à travers le site www.e-stamps.poste.tn à partir du mardi 07 juillet 2026.

L’émission de ce timbre-poste s’inscrit dans le cadre de sa contribution active aux activités de l’UPMed et du renforcement de son rôle dans le soutien et le développement de la coopération et du partenariat avec les institutions postales méditerranéennes, a souligné la Poste tunisienne.

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Incendie dévastateur à Nebeur : urgence d’une vraie politique de prévention dans les zones agricoles

Un important incendie s’est déclaré dimanche 28 juin 2026 dans la délégation de Nebeur, relevant du gouvernorat du Kef, causant d’importants dégâts aux terres agricoles de la région. Le sinistre, attisé par des vents violents et des conditions climatiques particulièrement favorables à la propagation des flammes, a ravagé près de 120 hectares de superficies cultivées, infligeant de lourdes pertes matérielles aux agriculteurs locaux.

Ce nouvel incendie remet une fois de plus en lumière la grande vulnérabilité des zones agricoles tunisiennes face aux feux de récolte, un phénomène devenu récurrent durant la période estivale, particulièrement dans les régions céréalières du Nord-Ouest, telles que Le Kef, Siliana et Jendouba. Chaque année, avec l’arrivée des fortes chaleurs, la combinaison de températures élevées, de vents violents, de sécheresse prolongée et la présence massive de matières hautement inflammables -blé sur pied, chaumes, paille et broussailles-, ces zones sont transformées en véritables foyers à haut risque.

Fragilité structurelle de certaines zones agricoles

Le problème ne réside pas uniquement dans les conditions climatiques, mais aussi dans la fragilité structurelle de nombreuses zones agricoles. L’absence d’entretien régulier des pistes agricoles, l’accumulation de broussailles et d’herbes sèches sur les accotements, le manque de bandes coupe-feu entre les parcelles, ainsi que l’insuffisance des équipements de première intervention aggravent considérablement les risques.

Dans plusieurs régions, les agriculteurs comme les autorités locales dénoncent depuis des années le manque d’équipements adaptés : bulldozers pour le débroussaillage, citernes d’eau mobiles, points d’eau de proximité, camions d’intervention en nombre suffisant et moyens logistiques capables de répondre rapidement à ce type de sinistre.

Ainsi, les incendies agricoles ne relèvent plus uniquement du fait accidentel ou du hasard. Ils traduisent également des insuffisances persistantes en matière de prévention, de préparation et d’anticipation. Chaque sinistre met en évidence les limites des dispositifs existants et rappelle l’urgence d’une stratégie plus efficace fondée sur la prévention, l’entretien des zones à risque et le renforcement des moyens d’intervention sur le terrain.

Il suffit d’une étincelle…

En effet, la moindre étincelle, qu’elle provienne d’un engin agricole, d’un véhicule, d’un mégot de cigarette ou d’un simple incident accidentel, peut suffire à déclencher un incendie de grande ampleur en quelques minutes seulement. La rapidité de propagation des flammes rend alors les interventions particulièrement complexes, surtout lorsque les moyens de prévention et d’intervention font défaut.

Intervenant mardi 30 juin 2026 sur les ondes d’une radio de la place, la membre du conseil local de Sidi Khiar, Rim Nasr, est revenue en détail sur les circonstances du sinistre, son lourd bilan ainsi que les difficultés rencontrées pour circonscrire les flammes. Selon ses déclarations, l’incendie se serait déclaré au moment où des habitants transportaient des bottes de foin à proximité d’un oued. Une étincelle accidentelle aurait alors suffi à provoquer un départ de feu, rapidement aggravé par des rafales de vent particulièrement fortes. En quelques minutes, les flammes se sont propagées à une vitesse inquiétante, rendant l’intervention particulièrement difficile. Le bilan des dégâts est considérable. D’après les premières estimations, près de 70 hectares de blé sur pied ont été totalement détruits, ainsi qu’environ 50 hectares de chaumes. À cela s’ajoute la perte de quelque 1.500 bottes de paille, représentant un préjudice économique majeur pour plusieurs exploitants agricoles de la région. Pour de nombreux agriculteurs, ces pertes surviennent à un moment particulièrement critique de la saison, alors que les récoltes constituent l’aboutissement de plusieurs mois de travail, d’investissement et d’efforts.

Défaillance structurelle et manque de moyens 

Cet incendie affecte durablement l’équilibre économique de nombreuses familles rurales dépendant directement de l’activité agricole. Une fois le feu maîtrisé, un drone a été mobilisé afin d’évaluer précisément l’étendue des dégâts et de cartographier les zones touchées. Rim Nasr a précisé que cet équipement n’a pas été utilisé dans le cadre de l’intervention opérationnelle contre les flammes, mais uniquement pour établir un constat précis des pertes agricoles. Cet outil technologique a permis de mieux délimiter les parcelles sinistrées et de fournir une estimation plus rigoureuse des superficies ravagées. Parallèlement, les autorités locales, les unités de la Garde nationale ainsi que les services compétents ont ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes de l’incendie et de vérifier les circonstances du départ de feu. Selon Rim Nasr, les investigations sont toujours en cours. Mais au-delà de l’origine immédiate du sinistre, cet événement met en lumière des défaillances structurelles plus profondes concernant les moyens de prévention et de lutte contre les incendies agricoles dans la région. Rim Nasr a notamment dénoncé le manque criant d’équipements et de moyens logistiques dans la délégation de Nebeur. Elle a particulièrement insisté sur l’absence d’un bulldozer fonctionnel, indispensable pour entretenir les pistes agricoles, nettoyer les accotements et débroussailler les zones sensibles avant la saison des moissons. Selon elle, cet engin est hors service depuis plusieurs mois, ce qui a favorisé l’accumulation de broussailles, d’herbes sèches et de végétation inflammable le long des routes et des pistes agricoles.

Moyens d’intervention largement insuffisants

Autant d’éléments qui constituent de véritables foyers potentiels de propagation du feu. «Nous avons alerté à plusieurs reprises les autorités locales, régionales ainsi que le ministère concerné sur la nécessité de disposer de cet équipement, mais nos demandes sont restées sans suite», a-t-elle regretté. L’élue a également souligné l’insuffisance des moyens d’intervention de la Protection civile. La délégation de Nebeur ne disposerait actuellement que d’un seul camion d’intervention, auquel s’ajoute un véhicule relevant des services forestiers. Des moyens jugés largement insuffisants au regard de l’étendue du territoire, qui couvre neuf secteurs administratifs et de vastes zones agricoles exposées à des risques élevés en période estivale. Cette réalité soulève une problématique récurrente dans plusieurs régions de l’intérieur du pays : le déséquilibre entre l’ampleur des risques et les capacités réelles d’intervention sur le terrain. Face à cette situation, un renforcement des mesures de prévention avant chaque saison des récoltes est indispensable. Parmi les actions prioritaires, elle préconise un entretien régulier des pistes agricoles, le nettoyage systématique des accotements ainsi qu’un débroussaillage renforcé des zones à haut risque. Elle appelle également les agriculteurs à adopter davantage de mesures préventives au niveau de leurs exploitations. Cela inclut notamment l’aménagement de bandes coupe-feu entre les parcelles afin de limiter la propagation des flammes ainsi que l’équipement des tracteurs en citernes d’eau pour permettre une intervention rapide dès les premiers signes de départ de feu.

La prévention, premier rempart contre les catastrophes

De telles mesures permettraient de réduire considérablement l’ampleur des dégâts causés par les incendies agricoles. L’incendie de Nebeur rappelle avec force que la prévention demeure le premier rempart contre ce type de catastrophe. Dans un contexte marqué par des épisodes de chaleur intense, des vents fréquents et des conditions climatiques de plus en plus extrêmes, la protection des zones agricoles devient un enjeu stratégique majeur. Au-delà de l’urgence de réparer les pertes subies par les agriculteurs sinistrés, la priorité reste désormais d’agir sur les causes structurelles de ces incendies afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Quand la Tunisie ne se marie plus : un crédit mariage pour rouvrir l’horizon

Par Zouhaïr Ben Amor (Universitaire)

Il y a des silences qui finissent par devenir plus bruyants que les cris. En Tunisie, l’un de ces silences porte aujourd’hui un nom simple, ancien, presque familier : le mariage. On n’en parle plus avec la même évidence. On n’y entre plus avec la même confiance. On ne le prépare plus avec la même sérénité. Dans les familles, on fait semblant de sourire, on dit que les jeunes prennent leur temps, qu’ils veulent d’abord réussir, voyager, travailler, se construire. Tout cela est vrai, en partie. Mais derrière cette explication polie, il y a une réalité plus dure : beaucoup de jeunes ne se marient plus parce qu’ils ne peuvent plus se le permettre, parce qu’ils ne voient plus devant eux une route praticable, parce que l’idée même de fonder un foyer est devenue, pour beaucoup, un projet lourd, presque intimidant.

Ce constat n’est pas seulement sentimental. Il est social, économique, psychologique et même démographique. Lorsque les mariages diminuent, ce n’est pas uniquement le nombre de fêtes qui baisse. C’est une partie de l’espérance collective qui se contracte. C’est une société qui hésite à se reproduire, à transmettre, à installer ses enfants dans la confiance. Les chiffres de l’état civil et du chômage ne disent pas tout, mais ils indiquent une direction inquiétante : moins de contrats de mariage, plus de prudence, plus de reports, plus de célibats prolongés, plus de divorces aussi. Le mariage, qui fut longtemps une institution presque naturelle, est devenu un calcul, parfois un pari, souvent un risque.

 

Quand l’amour se heurte au coût de la vie

Il serait injuste d’accuser les jeunes d’individualisme facile ou de manque de courage. Beaucoup d’entre eux aimeraient se marier, bâtir une maison, partager une vie, avoir des enfants. Mais entre le désir et le passage à l’acte, il y a désormais un mur de charges. Louer ou acheter un logement, meubler un appartement, organiser une cérémonie, assurer les dépenses quotidiennes, payer les crédits, anticiper l’arrivée d’un enfant, supporter les imprévus de santé et de transport, tout cela demande une stabilité que beaucoup n’ont pas. Dans un pays où le chômage reste élevé, où les diplômés eux-mêmes peinent à trouver un emploi digne de leur formation, où les salaires progressent moins vite que les prix, le mariage devient moins une promesse qu’une équation impossible.

Il faut dire les choses simplement : on ne fonde pas une famille avec des slogans. On ne rassure pas une épouse, un époux, des parents, des enfants à venir avec des discours abstraits. Le foyer a besoin de tendresse, certes, mais il a aussi besoin d’un toit, d’un revenu, d’une visibilité minimale. Or la visibilité est devenue rare. Le jeune homme qui n’arrive pas à se prendre en charge seul hésite à demander la main d’une jeune femme. La jeune femme diplômée, brillante, active ou en attente d’emploi, refuse à juste titre de s’engager dans une aventure sans base réelle. Les familles qui autrefois aidaient discrètement, sont elles-mêmes fragilisées par la hausse du coût de la vie. Ainsi, chacun attend. Et à force d’attendre, les années passent.

Ce report permanent produit une souffrance intime que l’on minimise trop souvent. On parle du mariage comme d’un événement mondain, alors qu’il est aussi une structure affective. On parle des robes, des salles, des traiteurs, des bijoux, alors qu’il faudrait parler de solitude, de dignité, de sécurité, de confiance. Dans beaucoup de maisons tunisiennes, il y a des filles et des garçons qui ont étudié longtemps, qui ont sacrifié des années, qui ont obtenu des diplômes respectables, mais qui se retrouvent devant une étrange impasse : trop formés pour accepter n’importe quelle vie, trop précaires pour construire la vie qu’ils méritent.

 

La solitude des diplômés et le départ des compétences

Notre société aime célébrer les réussites scolaires. Elle applaudit les médecins, les ingénieurs, les enseignants, les chercheurs, les informaticiens. Mais que deviennent ces réussites lorsque le pays ne leur offre plus les conditions d’une vie normale ? Une partie s’en va. Une autre reste, mais avec le sentiment de se battre contre un plafond bas. Les médecins partent vers d’autres horizons, parfois après des années d’études éprouvantes. Les ingénieurs cherchent ailleurs les salaires, la reconnaissance et les perspectives qu’ils ne trouvent plus ici. Ceux qui restent portent le poids d’une double attente : réussir leur vie professionnelle et sauver en même temps leur vie familiale. C’est beaucoup demander à une génération déjà éprouvée.

Dans ce contexte, le célibat n’est plus seulement un choix personnel. Il devient parfois la conséquence directe d’un déséquilibre national. Une jeune femme diplômée peut être admirée pour son parcours, mais ne recevoir aucune proposition sérieuse, parce que les hommes de sa génération hésitent, calculent, reculent, partent ou se sentent incapables d’assumer. Un jeune homme sérieux peut aimer sincèrement mais se taire, parce qu’il sait que son salaire ne couvrira pas les dépenses d’un foyer. Alors les sentiments existent, mais ils restent suspendus. Les rencontres existent, mais elles ne débouchent pas. Les familles s’inquiètent, les voisins commentent, les réseaux sociaux amplifient les frustrations, et chacun finit par croire que son cas est individuel, alors qu’il s’agit d’un phénomène collectif.

Le plus grave est peut-être là : nous avons transformé un problème national en série de drames privés. On dit à la fille d’être patiente. On dit au garçon d’être courageux. On dit aux parents de ne pas se mêler. On dit aux professionnels des événements de s’adapter. On dit à l’État que ce n’est pas son affaire. Mais lorsque l’économie bloque le social, lorsque le social alourdit le psychologique, lorsque le psychologique se transforme en découragement général, l’État ne peut pas rester spectateur. La famille n’est pas une affaire secondaire. Elle est l’un des piliers invisibles de la stabilité du pays.

 

Un secteur festif qui devient un baromètre social

Les professionnels des événements le sentent avant les autres. Les salles de fêtes, les traiteurs, les décorateurs, les photographes, les musiciens, les coiffeuses, les maquilleuses, les loueurs de robes, les artisans, les fleuristes, les pâtissiers, les transporteurs, tout un écosystème vit autour du mariage. Quand les cérémonies diminuent, ce n’est pas seulement une tradition qui s’efface, c’est une chaîne économique qui tremble. On croit parfois que la fête est un luxe. Mais dans notre pays, la fête est aussi un emploi, un savoir-faire, une saison de travail, une circulation d’argent entre petites entreprises et familles.

Bien sûr, il ne faut pas défendre l’excès pour l’excès. Il y a eu, dans nos pratiques, des dépenses inutiles, des compétitions absurdes, des mariages transformés en vitrines sociales, des familles endettées pour impressionner des invités qui oublient tout le lendemain. Il faut avoir le courage de le dire : certaines dépenses doivent être réduites, certaines habitudes doivent être simplifiées, certains rituels doivent retrouver leur sens. Le mariage ne doit pas devenir une foire de prestige où l’on mesure l’amour au nombre de plats, de robes ou de caméras. Mais la solution ne peut pas être la disparition progressive du mariage. La solution doit être un retour à la mesure, à la dignité, à l’aide intelligente.

C’est pourquoi la question mérite un débat public. Nous ne pouvons pas nous contenter de constater que les jeunes se marient moins, que les naissances reculent, que les divorces augmentent, que les compétences partent, que les familles s’inquiètent, que les métiers de l’événementiel souffrent. Tout cela forme une même toile. Tirer un fil, c’est faire bouger l’ensemble. Le mariage n’est pas uniquement un acte privé entre deux personnes, il est aussi un signal de confiance dans l’avenir. Quand ce signal faiblit, il faut se demander ce que le pays a cessé de promettre à sa jeunesse.

 

Un crédit mariage pour rouvrir l’horizon

C’est dans cet esprit que je romps l’omerta et que j’ose proposer une idée simple : un emprunt ou crédit mariage encadré, raisonnable, accessible, avec une aisance réelle dans le remboursement. Il ne s’agit pas d’encourager les dépenses folles ni de pousser les jeunes à s’endetter pour une nuit de fête. Il s’agit d’accompagner un projet de vie. Un crédit mariage pourrait être conçu comme un crédit social, plafonné, transparent, réservé aux couples qui construisent effectivement un foyer, avec une période de grâce, un taux préférentiel, un remboursement long et léger, et pourquoi pas une bonification partielle de l’État pour les revenus modestes et moyens.

Ce crédit ne devrait pas financer la vanité, il devrait financer l’installation : le logement, les meubles essentiels, les frais administratifs, une cérémonie raisonnable, les premiers équipements du foyer. Les banques pourraient y participer, mais l’État devrait en garantir une partie, car l’enjeu dépasse la rentabilité bancaire. On aide parfois les entreprises parce qu’elles créent de l’emploi. Pourquoi ne pas aider les foyers qui créent de la stabilité ? On finance des secteurs économiques parce qu’ils portent la croissance. Pourquoi ne pas soutenir l’union familiale lorsqu’elle porte la cohésion sociale ?

Pour éviter les abus, il faudrait des règles claires. Le montant doit être plafonné. Le remboursement doit être compatible avec le revenu du couple. Les dépenses éligibles doivent être précisées. Les fournisseurs doivent être déclarés, afin que l’argent circule dans l’économie formelle. Les couples doivent être protégés contre le surendettement. Et surtout, il faut accompagner ce crédit d’une réforme culturelle : apprendre à organiser des mariages beaux, dignes, sobres, sans humiliation financière. Le bonheur a un prix, oui, mais ce prix ne doit pas devenir une punition.

On dira peut-être que l’État a d’autres priorités. C’est vrai. Mais une nation qui ne regarde plus sa jeunesse fonder des foyers avec confiance doit s’interroger sur ses priorités profondes. Le mariage n’est pas une simple fête du samedi soir. Il est un acte de foi dans demain. Il dit qu’un homme et une femme acceptent de construire, malgré l’incertitude. Il dit que les familles continuent de croire à la transmission. Il dit qu’un pays reste habitable, non seulement pour travailler, mais pour aimer, élever des enfants, vieillir entouré.

Nous devons donc sortir de la gêne. Parler du mariage, ce n’est pas être passéiste. Défendre la famille, ce n’est pas nier la liberté individuelle. Proposer un crédit mariage, ce n’est pas acheter le bonheur, c’est reconnaître que le bonheur a besoin d’un minimum de conditions matérielles pour ne pas s’épuiser avant même de commencer. La Tunisie a toujours su inventer des compromis entre tradition et modernité. Elle doit aujourd’hui inventer une politique familiale adaptée à son temps, respectueuse des jeunes, consciente des réalités économiques, mais assez courageuse pour dire que le célibat subi, la précarité affective et la peur de fonder une famille ne sont pas des détails.

Le péril en la demeure n’est pas seulement que les jeunes ne se marient plus. Le péril est que nous nous habituions à cette situation, que nous la commentions avec fatalisme, que nous la rangions parmi les choses normales du temps présent. Rien n’est normal lorsqu’une société cesse progressivement d’offrir à ses enfants les moyens de construire une maison, au sens matériel comme au sens moral. Il est encore temps d’agir. Il est encore temps de simplifier les rites, de soutenir les couples, de protéger les métiers liés au mariage, de retenir les compétences, de donner aux jeunes une raison de rester et de bâtir. Une société qui aide ses enfants à se marier ne finance pas seulement une cérémonie. Elle investit dans sa propre continuité.



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Manouba : campagne de vaccination antirabique de plus de 340 animaux à Borj El Amri

Les services vétérinaires du Commissariat régional au développement agricole (CRDA) à Manouba, ont organisé, vendredi, une campagne exceptionnelle gratuite de vaccination contre la rage dans la localité d’El Messaidine, relevant de la délégation de Borj El Amri.

L’opération a permis de vacciner plus de 176 chiens et 169 chats, selon des données communiquées à l’Agence TAP par le service de la production animale du CRDA.

Par ailleurs, le chef du service de la production animale au`CRDA, Lotfi Sayahi, a indiqué, à l’Agence TAP, que 96% du cheptel bovin a été vacciné contre la dermatose nodulaire, entre février et juin 2026.

Le taux de couverture vaccinale contre la fièvre aphteuse a atteint 60% et 100%, pour la même période, a ajouté Sayahi.

Concerant les petits ruminants (ovins et caprins), la vaccination contre la fièvre aphteuse (trivalente) a touché 398 mille têtes, soit un taux de couverture de 100%.

La vaccination contre la variole ovine et la peste des petits ruminants a concerné 340 mille têtes, soit un taux de couverture de plus de 86%, d’après la même source.

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