BCT : Légère reprise de l’épargne nationale en 2025

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Le projet de protection de la colline de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain entre dans une phase décisive. Réunie ce mercredi 8 juillet 2026 sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, la commission de pilotage du projet a validé les conclusions de la première phase des études et fixé le démarrage des travaux au mois d’août prochain.
La réunion, à laquelle ont participé les représentants des différentes structures concernées ainsi que le bureau d’études chargé du projet, a permis d’examiner le diagnostic complet de l’état de la colline et les premières recommandations techniques destinées à limiter les risques d’instabilité du terrain.
À l’issue de cette séance, le ministre a demandé aux différents intervenants d’accélérer les procédures administratives et techniques afin de respecter le calendrier fixé. Il a insisté sur la nécessité de mobiliser tous les moyens nécessaires pour lancer les chantiers dès le mois d’août 2026.
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Les premières interventions porteront sur les travaux jugés les plus urgents afin de sécuriser la zone, réduire les risques de glissements de terrain et protéger les habitants ainsi que les biens situés sur cette colline emblématique qui surplombe le golfe de Tunis.
Le projet s’inscrit dans le cadre du programme national de protection des zones urbaines, du littoral et des infrastructures. Il fait suite à la décision n°11 de la cheffe du gouvernement, publiée le 26 janvier 2026, confiant officiellement au ministère de l’Équipement et de l’Habitat le suivi des études et des travaux destinés à préserver la stabilité géologique de la colline.
Depuis plusieurs années, les experts alertent sur la fragilité de certains versants de Sidi Bou Saïd. L’érosion naturelle, les infiltrations d’eau, la proximité de la mer ainsi que l’urbanisation ont accentué les risques d’instabilité, faisant de ce chantier un enjeu majeur pour la préservation de l’un des sites les plus emblématiques du patrimoine tunisien et de son attractivité touristique.
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La Tunisie a conclu un premier accord de prêt à moyen terme avec le Fonds monétaire arabe (FMA), d’un montant de 76,7 millions de dinars arabes de compte, soit l’équivalent d’environ 312 millions de dollars. Ce financement vise à appuyer les efforts des autorités tunisiennes pour renforcer la stabilité économique et financière du pays.
L’accord a été signé, au nom du gouvernement tunisien, par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fathi Zouhair Nouri, tandis que le directeur général et président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe, Fahd Ben Mohammed Al-Turki, a signé pour le compte de l’institution financière.
Selon la Banque centrale de Tunisie, le prêt sera versé en trois tranches, la première étant débloquée dès l’entrée en vigueur de l’accord.
Chaque tranche sera remboursée sur une période de sept ans, comprenant une période de grâce de trois ans et demi, avant un remboursement en huit échéances semestrielles égales.
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Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme de réformes économiques et financières mis en œuvre par le gouvernement tunisien. Il contribuera également à couvrir les besoins de la balance des paiements, tout en renforçant la résilience de l’économie nationale et la soutenabilité des équilibres budgétaires et extérieurs.
La Banque centrale estime que cet accord témoigne de la poursuite de la coopération entre la Tunisie et le Fonds monétaire arabe, ainsi que de la confiance de l’institution dans le processus de réformes engagé par le pays.
L’objectif affiché est de renforcer la capacité de l’économie tunisienne à faire face aux chocs extérieurs, à améliorer ses indicateurs de stabilité macroéconomique et à favoriser une croissance durable.
Dans son communiqué, la Banque centrale a réaffirmé son engagement à poursuivre, en coordination avec les autorités nationales et les partenaires financiers, les efforts destinés à assurer la réussite des programmes de réformes et à consolider la solidité de l’économie tunisienne.
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La Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) et le Consulat général de France à Tunis ont signé une convention de coopération visant à faciliter les procédures d’obtention des visas d’affaires pour les entreprises tunisiennes membres de la Chambre. L’accord a été paraphé mardi par le président de la CTFCI, Khalil Chaïbi, et le consul général de France à Tunis, Dominique Mass.
Cette initiative prévoit notamment un accompagnement dédié aux entreprises adhérentes, en particulier celles implantées dans le sud de la Tunisie. Les bénéficiaires pourront accéder plus facilement à des rendez-vous de demande de visa via le centre concerné à Sfax, tout en profitant d’un service d’assistance pour la vérification des dossiers et les démarches administratives.
Selon les signataires, cette convention a pour objectif de fluidifier les déplacements des chefs d’entreprise et des professionnels tunisiens se rendant en France dans le cadre de leurs activités économiques, tout en renforçant les relations commerciales entre les deux pays.
La CTFCI souligne que cette coopération s’inscrit dans sa stratégie de développement des services de proximité destinés à ses adhérents et constitue une nouvelle étape pour soutenir les échanges économiques franco-tunisiens.
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Cette annonce intervient toutefois dans un contexte où les procédures de visas pour la France restent régulièrement critiquées en Tunisie. De nombreux demandeurs dénoncent des taux de refus qu’ils jugent élevés, des délais parfois longs ainsi que le coût des frais de dossier, souvent considérés comme excessifs, d’autant que ces frais ne sont généralement pas remboursés en cas de refus.
Ces critiques alimentent depuis plusieurs années un sentiment de frustration chez de nombreux Tunisiens, qui espèrent que les efforts de simplification engagés pour les entreprises pourront, à terme, inspirer une amélioration plus large des conditions d’accès aux visas.
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Cependant, Trump nous a habitués, depuis le début de cette guerre, à dire quelque chose à dire son contraire dix minutes plus part. Autrement dit, prenons cette déclaration avec des pincettes. Mais quelque part, il y a un monsieur qui devrait être très content de cette fin de cessez-le-feu: Netanyahou.
Revenons justement à cette annonce pour souligner qu’un Commandement central américain assure que près de 80 objectifs ont été frappés en Iran ces dernières heures, notamment des systèmes de défense antiaérienne, des postes de commandement, des batteries antimissiles et des vedettes rapides déployées dans le détroit d’Ormuz. Washington affirme avoir agi en réponse aux attaques iraniennes contre trois navires commerciaux empruntant cette voie maritime stratégique.
Les autorités iraniennes ont confirmé la mort d’un membre des Gardiens de la Révolution, Mohammad Reza Khazini, tué lors des bombardements à Mahshahr. En représailles, Téhéran affirme avoir ciblé 85 installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn à l’aide de missiles et de drones. L’armée koweïtienne a confirmé des attaques aériennes contre son territoire. Tandis que Bahreïn a signalé plusieurs explosions à proximité de la base de Cheikh Isa.
L’Iran accuse Washington d’avoir violé le protocole d’accord signé le 17 juin et promet des « mesures décisives » pour défendre ses intérêts. Dans le même temps, les États-Unis ont rétabli les sanctions visant les exportations de pétrole iranien, accentuant encore les tensions.
Au sommet de l’OTAN, les réactions sont contrastées. Le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, a jugé les frappes américaines « absolument nécessaires ». Tandis que le Premier ministre néerlandais, Rob Jetten, a appelé à maintenir une forte pression diplomatique afin d’éviter un nouvel embrasement régional.
Les marchés ont immédiatement réagi à cette nouvelle escalade. Le Brent a bondi de plus de 5 %, tout comme le pétrole américain WTI. Les investisseurs redoutant de nouvelles perturbations durables dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.
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Les banques tunisiennes ont moins emprunté auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) en 2025. L’encours global du refinancement bancaire s’est établi à 11,594 milliards de dinars à fin décembre, contre 13,104 milliards un an plus tôt, soit un recul de 11,5 %, selon le rapport annuel de la BCT. Si cette évolution traduit des besoins de liquidité moins importants, elle reflète aussi un rythme moins soutenu du financement de l’économie. Un indicateur qui, à lui seul, ne permet pas de conclure à une amélioration ou à une dégradation de la conjoncture.
Le refinancement bancaire désigne les sommes que les banques commerciales empruntent auprès de la Banque centrale afin de disposer des liquidités nécessaires au fonctionnement du système financier.
Concrètement, lorsqu’une banque manque temporairement de ressources disponibles pour répondre aux retraits des clients ou poursuivre ses opérations de financement, elle peut se tourner vers la BCT qui lui fournit des liquidités, généralement contre des garanties.
Ce mécanisme permet à la Banque centrale de maintenir la stabilité du secteur bancaire et d’éviter des tensions susceptibles de perturber l’économie.
La baisse du refinancement observée en 2025 traduit une diminution des besoins des banques auprès de la BCT par rapport à l’année précédente.
Toutefois, cette évolution n’a pas été régulière durant toute l’année. Le recours au refinancement a atteint un pic de 15,120 milliards de dinars en mars 2025, dans un contexte marqué par des tensions accrues sur la liquidité bancaire.
À partir du deuxième trimestre, la tendance s’est inversée avec une diminution progressive des montants sollicités auprès de la Banque centrale, confirmant une détente des besoins de trésorerie du secteur bancaire.
Cette amélioration s’est poursuivie au début de 2026, avec un volume global de refinancement ramené à 11,257 milliards de dinars au premier trimestre.
Selon la BCT, le recul du refinancement est également lié à la diminution de la contribution des institutions de dépôt au financement de l’économie.
Autrement dit, les banques ont moins eu recours aux liquidités de la Banque centrale, mais cette situation s’explique aussi par une activité de crédit moins dynamique. Lorsque les banques accordent moins de prêts aux ménages et aux entreprises, leurs besoins en ressources supplémentaires diminuent mécaniquement.
Ainsi, la baisse du refinancement ne signifie pas nécessairement que l’économie bénéficie d’un meilleur accès au financement. Elle peut également refléter un ralentissement de la demande de crédits ou une prudence accrue des banques dans l’octroi de nouveaux prêts.
Pour la Banque centrale, l’enjeu consiste à maintenir un équilibre entre deux objectifs : assurer suffisamment de liquidités au système bancaire tout en favorisant un financement efficace de l’économie.
Une baisse maîtrisée du refinancement peut témoigner d’une amélioration des conditions de liquidité des banques. En revanche, si elle accompagne une contraction du crédit, elle peut devenir un indicateur d’un ralentissement de l’activité économique.
Le suivi de cet indicateur doit donc être analysé avec d’autres données, notamment l’évolution des crédits accordés, des dépôts bancaires et de l’investissement, afin de mesurer réellement la dynamique du financement en Tunisie.
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La circulation du cash poursuit sa progression en Tunisie. En 2025, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a mis en circulation 117 millions de nouveaux billets, contre environ 101,5 millions en 2024, soit une hausse annuelle de 15,3%. La tendance est encore plus marquée pour les pièces de monnaie, dont le volume a progressé de 57,2% en un an.
Selon le rapport annuel 2025 de la BCT, ces nouvelles émissions ont représenté une valeur totale de 3,509 milliards de dinars, contre environ 3,04 milliards de dinars en 2024. Elles correspondent à 28% de la valeur totale des retraits de billets, venant compléter les liquidités issues du tri et de la remise en circulation des billets déposés auprès des banques.
L’augmentation des émissions de billets traduit une demande toujours élevée de monnaie fiduciaire dans l’économie tunisienne. Pour répondre aux besoins en liquidités attendus durant la période 2026-2027, la BCT a lancé dès 2024 un programme de fabrication de l’ensemble des catégories de billets de banque.
Les premières livraisons issues de ce programme ont commencé en 2025, permettant à l’institut d’émission de renforcer les stocks disponibles et d’assurer l’approvisionnement régulier du marché.
La hausse de la demande concerne également les pièces de monnaie. En 2025, leur émission a enregistré une progression importante avec 30 millions de pièces mises en circulation, contre environ 19 millions en 2024, soit une augmentation de 57,2% en volume.
En valeur, les pièces émises ont atteint 19 millions de dinars, en hausse de 46,2% par rapport à l’année précédente.
Malgré le développement des moyens de paiement électroniques et numériques, l’utilisation des espèces demeure largement répandue en Tunisie. La progression continue des émissions de billets et de pièces confirme le poids encore important du paiement en numéraire dans les transactions quotidiennes.
L’accélération de la circulation du cash ne constitue pas automatiquement un indicateur positif ou négatif pour l’économie. Elle peut refléter une demande accrue de liquidités liée à l’activité économique et aux besoins quotidiens des ménages et des entreprises.
Toutefois, une progression importante du recours aux espèces peut également traduire une forte dépendance aux paiements en liquide, au détriment des moyens de paiement électroniques, avec des enjeux en matière de traçabilité des transactions et de lutte contre l’économie informelle.
Pour la BCT, l’objectif reste donc de garantir une disponibilité suffisante des liquidités tout en accompagnant la modernisation des systèmes de paiement.
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