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Ouverture du service SMS dédié aux résultats de la session des lauréats 2026

Les inscriptions au service SMS pour l’obtention des résultats de la session des lauréats du baccalauréat 2026 ont démarré mardi 7 juillet 2026, a annoncé le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Le ministère a souligné dans son communiqué, que les participants à cette session peuvent s’inscrire à ce service en envoyant un SMS au numéro 85000 de la manière suivante : « or », puis un espace, puis le numéro du baccalauréat.

Les résultats seront annoncés par SMS, mercredi 8 juillet 2026 et sur le site de l’orientation à partir de midi.

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L’éditorial de Hédi Mechri: Les deux visages de la Tunisie 

Hasard de calendrier ou signe prémonitoire : la lueur d’espoir qui apparaît dans le ciel assombri du pays. Une fois de plus, l’école, le collège, le lycée et l’université volent au secours de l’humeur nationale tombée à son plus bas niveau. Ils rétablissent notre fierté et notre dignité abîmées, bafouées dans l’arène des compétitions économiques et sportives. Pour combien de temps encore ?, sommes-nous tentés de dire. Ils effacent un effroyable sentiment de honte nationale en raison de la débâcle, du naufrage collectif de notre onze national, relégué au plus bas de la hiérarchie de la compétition mondiale de football 2026. Ce n’est pas tant la défaite sur toute la ligne et l’humiliation qui font le plus mal que notre impuissance, résignation et insignifiance ; bref, ce que nous sommes devenus sans qu’on y prenne garde. La déprime aura été de courte durée, ce qui n’exonère nullement les auteurs de cette faillite sportive et morale. Elle s’est vite dissipée par la vague de joie suscitée par les résultats rassurants de notre système éducatif, impressionnant par sa capacité de résilience. Ces performances mettent du baume aux cœurs attristés, meurtris de tout un pays qui n’en finit pas de souffrir, rongé, miné qu’il est par des frustrations au quotidien, par les rancœurs, l’indignation et une colère sourde qui n’est jamais d’un bon présage.

La vitalité, la crédibilité et la notoriété de notre système d’enseignement – tous cycles confondus – tranchent avec la morosité, le recul, la décadence et souvent le naufrage de l’économie, des finances publiques, de la culture et du sport qui ont connu leur heure de gloire par le passé avant de sombrer au fond des abîmes. Ces théâtres d’activités éminemment stratégiques sont devenus, sans être les seuls, un lieu de passage et de transit de la médiocrité institutionnalisée. L’inconstance, l’inconsistance, l’approximation et l’improvisation tiennent lieu de mode de gestion avec son cortège d’erreurs, d’échecs, de découplages et de décrochages. Les déboires de la Fédération tunisienne de football – et pas qu’elle seule – en sont une parfaite illustration. L’ennui, c’est que les déconvenues, l’amateurisme, l’arrogance et l’opportunisme de ses dirigeants laissent de marbre le ministère des Sports. Il ne paraît pas s’en offusquer ou s’en indigner, pas plus qu’il ne semble s’alarmer de l’état de décomposition et de délabrement des infrastructures sportives, quand elles existent encore, alors qu’il est partie prenante de la cohésion sociale et de l’image de la Tunisie dans le monde.

Le naufrage, comme jamais dans l’histoire de l’équipe nationale de football, est loin d’être un phénomène ou une tragédie isolés. Il est symptomatique d’une dérive et d’un mal dont la banalisation ne choque plus personne. Ce triste épisode en dit long sur la dilution et la dislocation du pouvoir de décision. L’exception tunisienne n’est plus tout à fait ce qu’elle était. Elle a changé, par certains endroits, de signes et de direction. Reste que dans cette chronique de déclin annoncé, le pays conserve, paradoxalement, quelques îlots d’excellence, là où se propagent, se développent le savoir et la connaissance sous toutes leurs formes : individuelles, collectives et artificielles, là où la conscience nationale prend toute sa résonance.

 

« L’inconstance, l’inconsistance, l’approximation et l’improvisation tiennent lieu de mode de gestion avec son cortège d’erreurs, d’échecs, de découplages et de décrochages. Les déboires de la Fédération tunisienne de football – et pas qu’elle seule – en sont une parfaite illustration ».

 

L’école républicaine, le collège, le lycée et l’université n’ont pas été contaminés, tant s’en faut, par des intrus venus de nulle part à la seule fin de se donner un statut et de profiter de privilèges indus. L’univers sacré de la connaissance et du savoir n’obéit qu’à ses propres règles, ses valeurs et ses exigences. Il est protégé par une digue institutionnelle formée par la chaîne des dirigeants, issus du corps professoral, par les enseignants et par les étudiants, un mélange inaltérable d’exigence professionnelle et de valeurs morales. L’enseignement, sous toutes ses formes, ne serait pas ce qu’il est s’il se détournait ou s’éloignait de sa mission originelle fondée sur la seule notion de mérite. Autant dire l’excellence sinon rien.

Il y a certes beaucoup à dire sur la place, l’état de santé et la relative dégradation de l’infrastructure éducative et des conditions de travail du corps enseignant. L’enseignement public, colonne vertébrale de l’enseignement national, n’a pas échappé aux coups de rabot de l’austérité. Il a été à son tour impacté par les contraintes et les arbitrages budgétaires sous l’effet des difficultés financières, de l’ampleur des déficits budgétaires et des faibles marges de manœuvre des pouvoirs publics. Rarement les moyens financiers et humains mis à sa disposition auront été à ce point inférieurs et en net décalage par rapport à l’explosion de ses besoins notamment en matière de R&D. Qu’il y ait chaque année pas loin de 100.000 élèves qui quittent prématurément le système pour se retrouver sur le bas-côté de la route n’est pas à l’honneur du pays et n’est pas un bon signe. Cela n’enlève rien au mérite des institutions qui brillent de mille feux dans la galaxie de l’enseignement national.

Dans les disciplines pointues de l’ingéniorat, des nouvelles technologies, de la médecine et des sciences pures, le pays tient son rang, progresse et ne manque pas d’impressionner. Ce qui lui vaut d’ailleurs d’indéniables reconnaissances mondiales. Qui ne sont pas sans le vider de ses génies en herbe qui sont sollicités en Europe, au Moyen-Orient et partout dans le monde. Notre vœu est que ces centres d’excellence : lycées pilotes, écoles d’ingénieurs, facultés de sciences et de médecine se multiplient et se généralisent et tirent vers le haut l’ensemble du système d’enseignement. L’exception doit devenir la règle. On voudrait aussi qu’ils s’ouvrent aux disciplines sportives de haut niveau pour faire surgir des athlètes de standards mondiaux. Le sport individuel ou collectif revisité par l’IA, devenu principal levier et vecteur de soft power, participe à la notoriété et à la croissance économique du pays. Il est à la diplomatie économique ce que le carburant est au moteur de véhicule.

 

Dans les disciplines pointues de l’ingéniorat, des nouvelles technologies, de la médecine et des sciences pures, le pays tient son rang, progresse et ne manque pas d’impressionner. Ce qui lui vaut d’ailleurs d’indéniables reconnaissances mondiales.

 

Les réussites scolaires et universitaires font oublier le mal-être, les tracasseries des gens et leur combat au quotidien pour une vie décente, digne et meilleure que ce qu’elle a été ces 15 dernières années. On ne dira jamais assez combien elles furent abîmées et dégradées par la montée de l’inflation, du chômage, de la médiocratie et l’aggravation de la fracture sociale et régionale. Les nouvelles qui nous parviennent du front de la compétition scolaire et universitaire font l’effet d’une bouffée d’oxygène, d’air frais, à l’annonce d’un été qui s’annonce très chaud à plus d’un titre. Sans quoi, l’amertume causée par la débâcle et l’incurie des dirigeants de la FTF aura été beaucoup plus grande.

Des trois grands défis auxquels s’expose le pays, l’enseignement supérieur, tout comme l’eau et l’électricité, tient le haut du pavé. Il est à la fois notre bouée de sauvetage et notre assurance-vie, car c’est de notre capital humain qu’il s’agit. Il remet en ces temps troubles, difficiles et imprévisibles le pendule à l’heure. Il efface la honte qui s’est emparée du pays face au spectacle cauchemardesque de la sélection nationale et lui restitue sa dignité et son honneur bafoués par les turpitudes de la FTF. Qui a largement franchi le degré zéro de la gouvernance, fût-ce a minima, de la décence et de la dignité humaine.

Cet édito est paru sur le numéro 948 du magazine L’Economiste maghrébin du 1er au 15 juillet 2026.

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Après le bac, l’orientation universitaire :  peser le pour et le contre avant de choisir

Sans doute l’orientation universitaire revêt-elle une importance capitale dans l’accompagnement des élèves appelés à choisir leur parcours après le baccalauréat. Toutefois, les nouveaux étudiants sont tenus de faire leur choix en se basant sur les critères précisés par le guide d’orientation qui vient d’être publié par le ministère de l’Enseignement supérieur, en formulant des informations fiables et complètes, loin des pressions familiales, des influences extérieures ou des données non vérifiées. C’est que le choix d’une spécialité après le baccalauréat ne doit pas être une décision émotionnelle, aléatoire ou ne correspondant pas aux compétences et aux vocations de l’étudiant. 

Il s’agit donc d’un processus qui nécessite un véritable accompagnement, ainsi qu’un accès clair aux informations relatives aux offres de formation, aux conditions d’accès et aux perspectives futures de chaque spécialité. L’objectif est de permettre au candidat de construire son choix sur des bases solides et de mieux anticiper son parcours universitaire et professionnel. Il va sans dire qu’une orientation réussie repose sur un équilibre entre le souhait de l’élève, ses capacités, ses résultats effectifs et les exigences de la formation choisie.

Une étape décisive

En réalité, cette tâche doit être strictement réservée aux seuls nouveaux bacheliers, sans l’intervention d’autrui, mêmes leurs parents. Il s’agit là d’une affaire tout à fait personnelle qui ne concerne que le nouveau bachelier. C’est lui seul qui est le plus habilité à choisir les études supérieures qu’il aimerait le plus pour exercer le métier qu’il préfèrerait faire plus tard. Un jour, quand il sera médecin, ingénieur ou pilote de l’air et durant toutes les années que durera sa carrière, il sera heureux d’avoir accompli le bon choix puisqu’il exercera son métier avec amour, plaisir et dévouement. 

Si, en revanche, le choix de l’orientation est fait sous des contraintes pour satisfaire les caprices des uns et des autres, le nouveau bachelier entamera ses études universitaires, la mort dans l’âme, sans goût ni motivation. Même s’il réussit à déclencher son diplôme universitaire, c’est avec beaucoup d’amertume qu’il s’engagera dans la vie active, regrettant souvent de ne pas avoir fait les études qu’il aurait souhaitées. Les conséquences seront encore plus désastreuses si le diplôme obtenu demeure sans débouchés. C’est pourquoi le nouveau bachelier doit peser le pour et le contre, jauger ses capacités personnelles, intellectuelles et physiques, avant d’effectuer son choix de la filière universitaire qu’il compte suivre et qui lui permettra un jour d’exercer le métier de son rêve. Laissons-les donc agir à leur guise et selon leurs vocations et prédilections. Qu’ils soient capables de faire le bon choix et d’être responsables de leurs propres actes. Le temps est révolu où le père ordonnait à son fils : «Tu feras médecine !» ou «Tu seras ingénieur !» ou encore : «Tu dois intégrer telle ou telle faculté !» Les jeunes d’aujourd’hui veulent se sentir plus responsables de leur avenir. L’expérience a montré que beaucoup d’entre eux se disent désorientés ou mal orientés et cela se manifeste dès la première année des études supérieures où on enregistre des centaines d’abandons et d’échecs, ce qui engendre un coût important pour la société.

 

Etre responsable de son choix

Il va sans dire que la réussite ou l’échec dans les études universitaires dépendra en grande partie de la filière qu’on aura choisie. Ce choix est d’autant plus important qu’il relève d’une bonne connaissance de la part du candidat à plusieurs niveaux : les critères indiqués dans le guide d’orientation concernant chaque filière, les capacités personnelles et les prédispositions intellectuelles, physiques et psychiques nécessaires à toute intégration dans la vie estudiantine. De même, ce choix décisif est soumis à un compromis entre ses désirs, ses préoccupations et ses centres d’intérêt d’une part, et les exigences des études et des formations à acquérir dans la filière envisagée d’autre part. Il ne suffit donc pas de répondre à certains critères scientifiques pour opter pour telle ou telle filière universitaire, mais il faut prendre en considération plusieurs facteurs. D’ailleurs, rien ne sert de courir ! Il faut prendre son temps pour se renseigner et avoir de plus amples renseignements sur l’opération de l’orientation et sur le profil de la filière à choisir. Des professeurs spécialisés dans l’orientation scolaire et universitaire sont aux secours de ces bacheliers pour les conseiller et les orienter vers les filières les plus adéquates. 

D’ailleurs, une rencontre nationale d’information à l’intention des nouveaux bacheliers s’est tenue récemment à la Cité des Sciences où Ahlem Chater, directrice des affaires estudiantines au ministère de l’Enseignement supérieur, a précisé toutes les informations et les conditions relatives au déroulement de l’orientation universitaire, et ce, pour éclairer les nouveaux étudiants sur plusieurs questions concernant l’orientation, la formation, les métiers et les débouchés assurés par les différentes filières. Pour entamer de bon pied le cycle supérieur et bien réussir ses études universitaires, il faut effectuer le choix qui prenne en considération les motivations et les aspirations mais aussi les capacités intellectuelles et physiques de l’intéressé, sans pour autant être influencé par l’entourage qui pourrait induire le nouveau bachelier en erreur. Rappelons que la session principale de l’orientation universitaire 2026 se déroulera du 27 juillet au 3 août ; les résultats seront publiés le 7 août 2026. Bonne chance à tous !

Hechmi KHALLADI



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Bac 2026 : la session des lauréats débute aujourd’hui

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a annoncé, ce jeudi, que la session des lauréats dédiée aux nouveaux bacheliers de 2026 démarrera aujourd’hui, 03 juillet avec la formulation des choix et se poursuivra jusqu’au 05 du même mois.

Les résultats seront annoncés le 08 juillet 2026, indique le ministère dans un communiqué publié sur sa page officielle.

Cette session concerne les nouveaux bacheliers de 2026 admis à la session principale et ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 16/20 pour les candidats des sections mathématiques, sciences expérimentales, sciences techniques, sciences de l’informatique et économie et gestion et 14/20 pour les bacheliers de la section Lettres.

Pour plus d’informations, le ministère appelle les candidats à consulter le guide de l’orientation universitaire 2026 disponible sur le site www.orientation.tn ainsi que la circulaire n15 de 2026 datant du 17 avril 2026.

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Bac 2026 : les statistiques par région donnent froid dans le dos 

Lorsqu’on passe du simple au double dans l’analyse du tableau des taux de réussite d’un gouvernorat à un autre, il y a de quoi se préoccuper sérieusement. Il ne s’agit plus de défaillances individuelles, mais de manque d’équité à plus d’un niveau et pas uniquement en matière d’infrastructure…

Pour revenir aux chiffres officiels de la session principale communiqués par le ministère de l’Education, il y a lieu de rappeler que le taux de réussite national qui s’établit à 35,67% affiche son niveau le plus bas depuis cinq ans, en recul constant par rapport à 2025 (37,08%) et surtout 2024 (42,20%).

Sur les 154.928 candidats au départ, seuls 55.259 ont décroché leur baccalauréat du premier coup, tandis que 50.236 élèves (32,43%) auront à tenter de nouveau leur chance lors de la session de contrôle.

Or, ce qui est encore plus préoccupant, c’est la répartition des élèves admis par région. Un classement qui révèle de profondes différences qui viennent confirmer que les candidats ne partent pas, la veille des examens, avec les mêmes chances de réussite.

C’est que la lecture du tableau de répartition des élèves admis révèle de profondes inégalités régionales entre le littoral et les régions de l’intérieur.

Comme c’est le cas quasiment chaque année, le pôle d’excellence se situe toujours dans le littoral et garde ses principales composantes. La région de Sfax confirme son hégémonie historique sur l’éducation tunisienne. Ainsi, Sfax 2 arrive en tête du pays avec un taux de réussite de 55,16%, immédiatement talonné par Sfax 1 à hauteur de 52,61%. Le Sud-Est et le Centre-Est se distinguent également avec Médenine (49,25%), Mahdia (46,85%) et Monastir (45,34%). Les grands centres urbains de la capitale (Ariana, Ben Arous et Tunis 1) naviguent quant à eux dans une fourchette honorable située entre 41% et 42,51%.

Un clivage persistant

Or, c’est dans la seconde moitié du tableau que des vérités douloureuses se confirment d’une année scolaire à l’autre et d’une session de baccalauréat à une autre. La fracture de l’intérieur est plus qu’évidente et elle est surtout confirmée par quelques régions et gouvernorats qui demeurent «fidèles» aux dernières places. Ainsi, la région de Jendouba enregistre la plus lourde contre-performance nationale avec un taux de réussite de seulement 26,48%. L’écart abyssal entre le sommet (Sfax 2) et le bas du classement (Jendouba) atteint 28,68 points de pourcentage. Sans commentaire…

Cette répartition traduit un clivage persistant entre les régions côtières, généralement mieux dotées en infrastructures et ressources pédagogiques, et les zones intérieures nettement défavorisées. Et il n’y a pas que l’infrastructure qui fait la différence puisque d’autres facteurs entrent en jeu pour favoriser des régions et desservir d’autres.

A titre d’exemple, les meilleurs enseignants se trouvent dans les régions côtières et celles qui disposent de meilleures conditions de vie et de séjour. Ces enseignants bénéficient de leur ancienneté pour s’installer dans les grandes villes, privant les candidats des régions de l’intérieur de leur expérience et leur savoir-faire.

Une injustice régionale qui interpelle

C’est dire que ces différences ne s’expliquent pas uniquement par des facteurs scolaires. Les conditions de vie jouent également un rôle majeur dans les performances des élèves. Bien que le taux national d’accès à l’eau potable dépasse 95%, certaines régions restent en dessous de cette moyenne : Kasserine (62,5%), Kairouan (63,4%), Jendouba (70,6%), Siliana (72,8%) et Le Kef (73,1%). Ces chiffres traduisent des difficultés liées aux infrastructures, aux coupures d’eau et aux inégalités d’accès aux services publics, qui influencent directement les conditions d’apprentissage.

Autre facteur non moins important à relever, le décrochage scolaire constitue également un indicateur préoccupant. Environ 91.000 élèves ont quitté l’école durant l’année scolaire 2021-2022, un phénomène particulièrement fréquent dans les régions défavorisées. Les difficultés économiques, l’éloignement géographique et la faiblesse des perspectives professionnelles augmentent le risque d’abandon scolaire, surtout durant la période du collège. Là aussi, de potentiels bons élèves n’ont pas la chance d’aller jusqu’au bout de leurs études secondaires et sont obligés de jeter l’éponge alors qu’ils disposent d’un bagage éducatif qui leur permet de s’imposer parmi les meilleurs.

Pour aller directement au but, il y a lieu de rappeler que ces difficultés scolaires s’inscrivent dans un contexte plus large marqué par le chômage, la pauvreté et la marginalisation sociale dans des régions qui ne récoltent que les promesses alors qu’elles sont quasiment privées de tout depuis de longues décennies.

Et ce ne sont pas les résultats du baccalauréat 2026 qui ont créé de telles inégalités, mais ils sont là pour les mettre en évidence, appelant l’Etat à prendre sérieusement conscience de cette amère vérité et à mettre en place une politique globale associant développement régional, amélioration des services publics et renforcement du système éducatif afin de garantir une réelle égalité des chances pour tous les candidats. Car, qu’on le veuille ou non, il s’agit d’une sorte d’injustice qui n’a plus sa raison d’être et qui ne doit plus durer.

Kamel ZAIEM

Taux de réussite par gouvernorat 

Sfax 2 : 55,16%

Sfax 1 : 52,61%

Médenine : 49,25%

Mahdia : 46,85%,

Monastir : 45,34%

Sousse : 44,77%

Ariana : 42,51%

Ben Arous : 41,75%

Tunis 1 : 41,64%

Gabès : 41,26%

Nabeul : 41,13%

Tunis 2 : 40,49%

Tataouine : 39,69%

Bizerte : 37,67%

Kébili : 36,27%

Manouba : 35,89%

Sidi Bouzid : 34,58%

Beja : 34,11%

Kairouan : 33,78%

Le Kef : 32,50%

Zaghouan : 31,44%

Tozeur : 31,04%

Siliana : 30,52%

Gafsa : 28,57%

Kasserine : 26,66%

Jendouba : 26,48%

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