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Disparition d’Abdelhak Khemiri, le ministère de la Défense lui rend hommage

Le ministère de la Défense nationale est en deuil après le décès d’Abdelhak Khemiri, chef de cabinet du département, survenu dans la matinée du mardi 7 juillet 2026. Magistrat de formation et conseiller à la Cour des comptes, il occupait cette fonction depuis octobre 2018. Le département a fait part, dans un communiqué, de ce décès.
Magistrat, conseiller à la Cour des comptes, le défunt avait été détaché auprès du ministère de la Défense nationale en octobre 2018. Il exerçait depuis lors les fonctions de chef de cabinet, contribuant au fonctionnement et à la coordination des activités du département.
Dans son communiqué, le ministère a rendu hommage à un responsable qu’il a décrit comme « un homme de devoir », saluant « son engagement, son sérieux et sa constance dans l’accomplissement de ses missions. Tout au long de son passage au sein du ministère, Abdelhak Khemiri s’est distingué par son travail rigoureux, son sens des responsabilités et son attachement aux valeurs de dévouement, d’intégrité et de professionnalisme ».
La famille de la Défense nationale, composée de militaires et de civils, a adressé ses sincères condoléances à la famille du défunt, exprimant ses prières pour que le Tout-Puissant l’entoure de Son infinie miséricorde, l’accueille dans Son vaste paradis et accorde à ses proches patience et réconfort.
La disparition d’Abdelhak Khemiri constitue une perte pour le ministère de la Défense nationale, qui salue la mémoire d’un haut responsable ayant consacré plusieurs années au service de l’institution.
Pour notre part, tous les journalistes de L’Economiste maghrébin présentent leurs condoléances les plus attristées à leur collègue Nadia Dejoui pour la disparition d’Abdelhak Khemiri, son cousin.
Qu’il repose en paix !

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Tunisie : Crise de trésorerie au patronat

Selon une lettre parvenue aux médias, les employés de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) traversent une crise financière liée au non-versement, par la présidence du gouvernement, des fonds prévus par la loi de finances. Ce blocage affecterait directement leur capacité à percevoir leur rémunération et à honorer leurs engagements financiers.

Selon la même source, l’UTICA est financée depuis 1975 par une contribution obligatoire de 0,5 %, versée par les chefs d’entreprise détenteurs de patente dans le secteur privé. Cette contribution transite par la Caisse nationale de sécurité sociale avant d’être reversée au Trésor public.

Depuis le début de l’année 2024, l’organisation patronale connaîtrait un déficit budgétaire croissant. Ce déficit se serait aggravé au cours du second semestre de la même année et se poursuivrait à ce jour. La présidence du gouvernement refuserait de verser ces fonds à l’UTICA, alors que leur inscription est votée chaque année dans la loi de finances et approuvée par le ministère des Finances, la Cour des comptes et l’Assemblée des représentants du peuple.

Ce retard de versement aurait provoqué un déséquilibre financier au sein de l’organisation, avec des répercussions directes sur les employés. Toujours selon cette lettre, cette situation n’affecterait pas les membres élus de l’organisation.

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Télémarketing : la Tunisie sous la menace d’une nouvelle réglementation française

Une nouvelle loi française, qui entrera en vigueur en août prochain, menace la pérennité de centaines d’emplois dans les centres d’appels étrangers implantés en Tunisie. C’est ce que révèle un rapport de l’agence de presse italienne Nova. Ce texte, destiné à encadrer le démarchage téléphonique dit « agressif », concerne près de 20 % des appels de vente sortants effectués depuis le pays.

D’après ce rapport, l’application de la loi pourrait entraîner une baisse d’activité pour de nombreux centres d’appels tunisiens, en particulier les structures les plus petites, mettant ainsi en péril plusieurs milliers de postes. Les grandes entreprises spécialisées dans le service client et la gestion des appels entrants seraient, en revanche, largement épargnées par cette réglementation.

Le secteur emploie aujourd’hui entre 25 000 et 27 000 personnes, réparties dans plus de 100 entreprises présentes en Tunisie — des multinationales telles que Teleperformance et Concentrix aux petites et moyennes entreprises locales.

Un secteur en croissance, mais dépendant du marché français

L’importance économique de cette filière est confirmée par une étude de la Chambre nationale des centres d’appels et de la relation client, structure rattachée à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA). Selon cette étude, le secteur a maintenu un fort potentiel de croissance malgré les difficultés économiques traversées par la Tunisie ces dernières années.

Le chiffre d’affaires des centres d’appels et de télémarketing a atteint 1,181 milliard de dinars (environ 375 millions d’euros) en 2023, contre 831 millions de dinars (environ 263 millions d’euros) en 2019 — soit une croissance annuelle moyenne d’environ 9 %.

Avec 250 entreprises actives, ce secteur figure parmi les principaux exportateurs tunisiens de services à valeur ajoutée. Il contribue à hauteur de 0,5 % au produit intérieur brut et travaille de manière quasi exclusive avec les marchés étrangers.

Sa principale fragilité structurelle réside toutefois dans sa forte dépendance au marché français, qui représente à lui seul près de 84 % du chiffre d’affaires global du secteur. Cette concentration expose l’écosystème tunisien de l’externalisation aux fluctuations de l’économie française, ainsi qu’aux effets des nouvelles réglementations européennes en matière de démarchage téléphonique, d’externalisation des services et de gestion des données.

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CAT Colacem renouvelle son conseil d’administration

La cimenterie CAT Colacem, filiale tunisienne du groupe italien Financo, a procédé au renouvellement de son conseil d’administration à l’issue de son assemblée générale des actionnaires.

Andrea Salinelli prend la présidence de l’organe dirigeant. Il sera épaulé par Nunzio Tumino, nommé directeur général de l’entreprise, ainsi que par trois nouveaux administrateurs, Fabrizio Pedetta, Carlo Fanelli et Pierfrancesco Verdese.

Implantée à Djebel Djelloud, dans la banlieue sud de Tunis, CAT Colacem exploite un site de production de ciment destiné exclusivement au marché tunisien. La direction indique que ce changement de gouvernance ne modifie en rien la marche des opérations sur le site et que les échanges commerciaux et industriels avec la maison-mère italienne restent inchangés.

Par ailleurs, l’entreprise indique que les priorités de la nouvelle équipe dirigeante porteront sur l’amélioration de la performance industrielle du site, le renforcement des normes de sécurité, l’optimisation des procédés de production ainsi que le développement des relations avec les communautés riveraines de l’usine.

Ce renouvellement s’inscrit dans la stratégie plus large du groupe Financo, basé à Gubbio en Italie, dont l’activité cimentière s’étend bien au-delà de la Tunisie. Le groupe, qui affiche un chiffre d’affaires consolidé de 1,15 milliard d’euros et emploie plus de 2 600 personnes, contrôle notamment Colacem en Italie, Colacem Albania en Albanie, Domicem en République dominicaine et Citadelle United en Haïti, en plus d’un dépôt en Jamaïque et d’une filiale espagnole, Colacem España. Financo dispose également d’infrastructures logistiques et portuaires liées à ces activités cimentières.

Au-delà du ciment, le groupe italien diversifie ses intérêts dans la logistique, le transport, l’énergie, l’hôtellerie, les médias, le sport automobile et les services.

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SITEX : l’examen des états financiers 2025 reporté à une date ultérieure

La Société Industrielle des Textiles (SITEX) a décidé de reporter son Assemblée Générale Ordinaire prévue le 30 juin 2026 pour statuer sur les états financiers de l’exercice clos le 31 décembre 2025.

Le Conseil d’Administration de la Société Industrielle des Textiles (SITEX), réuni le 26 juin 2026, a décidé de reporter la tenue de cette Assemblée Générale Ordinaire.

Ce report intervient dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire en cours, afin de permettre l’achèvement des travaux liés à l’arrêté définitif des états financiers et la prise en compte des éléments relatifs à l’élaboration du plan de redressement.

La nouvelle date de l’Assemblée Générale Ordinaire sera communiquée ultérieurement conformément à la réglementation en vigueur.

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CITY CARS : paiement du dividende de 1,250 DT par action le 9 juillet

CITY CARS mettra en paiement un dividende de 1,250 dinar par action le 9 juillet 2026. La date de détachement est fixée au 7 juillet 2026.

CITY CARS a annoncé que le paiement d’un dividende de 1,250 dinar par action au titre de l’exercice 2025 interviendra le 9 juillet 2026. La date de détachement est fixée au 7 juillet 2026. Cette distribution a été approuvée dans le cadre de la quatrième résolution relative à l’affectation du résultat de l’exercice 2025, adoptée lors de l’Assemblée générale ordinaire du 2 juin 2026.

En 2025, le chiffre d’affaires de CITY CARS, concessionnaire officiel de la marque Kia en Tunisie, s’est établi à 386,1 millions de dinars, contre 364,2 millions de dinars en 2024. Cela représente une progression annuelle de 6 %, confirmée par les états financiers consolidés de CITY CARS. Cette hausse est soutenue par une dynamique commerciale record ayant permis à la marque d’atteindre une part de marché de 11 %.

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De La Marsa à Guadalajara : le parcours primé de Dr Asmahane Souissi

La dermatologue tunisienne Asmahane Souissi, qui exerce à l’hôpital des Forces de sécurité intérieure de La Marsa, a été désignée lauréate du prix ILDS Young Dermatologist International Achievement Award 2027 pour la région Afrique, décerné par l’International League of Dermatological Societies (ILDS).

Cette distinction fait suite à une candidature soumise par la Société africaine de dermatologie et de vénéréologie (ASDV), approuvée par le conseil d’administration de l’ILDS lors d’une réunion tenue le 20 juin 2026, à l’issue de l’examen d’un nombre record de dossiers cette année, selon plusieurs médias tunisiens ayant relayé l’information.

Le prix ILDS Young Dermatologist International Achievement Award, décerné selon un cycle pluriannuel, vise à récompenser de jeunes dermatologues ayant apporté une contribution notable à la dermatologie internationale, en particulier au bénéfice des populations mal desservies, selon la description qu’en donne l’ILDS sur son site officiel.

Dr Souissi doit recevoir sa distinction lors de la cérémonie d’ouverture du 26e Congrès mondial de dermatologie (World Congress of Dermatology), qui se tiendra à Guadalajara, au Mexique, du 21 au 26 juin 2027.

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La BH Bank maintient pour la troisième année consécutive sa certification ISO 9001 pour son activité « Opérations à l’International »

La BH Bank a réussi à maintenir pour la troisième année consécutive sa certification ISO 9001 pour son domaine d’activité « Opérations à l’International », à l’issue de l’audit de surveillance réalisé en juin 2026 par le bureau de VERITAS.

Ce maintien atteste de la conformité du système de management de la qualité aux exigences de la norme internationale ISO 9001 version 2015. Il confirme l’engagement permanent de la BH BANK en faveur de l’excellence opérationnelle, de l’amélioration continue et de la satisfaction de ses clients afin de rehausser la qualité de service des opérationnels aux standards internationaux qui constitue un gage de confiance aussi bien pour ses clients que pour ses correspondants étrangers.

Cette nouvelle reconnaissance traduit l’engagement de la Direction Générale de la Banque et vient également consacrer les efforts continus déployés par les équipes de BH Bank pour renforcer la performance des processus, garantir la qualité des prestations à l’international et promouvoir une culture de management fondée sur l’efficacité, la maîtrise des risques et l’amélioration continue.

Dans cette même dynamique, BH Bank poursuivra un projet d’extension du périmètre de certification ISO 9001 version 2015 à de nouveaux domaines d’activité.

Cette démarche stratégique traduit la volonté de la Banque d’étendre les meilleures pratiques de management de la qualité à l’ensemble de ses activités, afin de consolider durablement sa performance.

Communiqué 

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Gaza : démission du président du comité gouvernemental d’urgence

Mohammed al-Farra, président du comité gouvernemental d’urgence et président par intérim du suivi gouvernemental dans la bande de Gaza, a présenté sa démission.

Cette décision vise à préparer le transfert des missions administratives à la commission nationale chargée de la gestion du territoire. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué publié lundi 6 juillet par le gouvernement de Gaza. Le gouvernement de Gaza a confirmé que M. al-Farra a également annoncé la dissolution du comité gouvernemental d’urgence. Selon le communiqué, cela confirme le sérieux des mesures prises, l’application des accords en vigueur et la facilitation du processus de transition administrative.

Les autorités du territoire ont pris des mesures en vue de transférer l’administration de Gaza à la commission nationale de gestion, présidée par Ali Shath. Cette commission a été formée par le Conseil de la paix, une instance créée par le président américain Donald Trump, qui at joué un rôle de médiation dans l’accord de cessez-le-feu conclu dans la bande de Gaza.

Les préparatifs administratifs et juridiques nécessaires à l’opération de passation et de prise en charge du système gouvernemental a également été mise en place. Le communiqué précise que ces dispositions ont été présentées officiellement et de manière transparente aux instances compétentes du territoire, en présence du représentant observateur des Nations unies.

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Cybersécurité : la Tunisienne Nihel Ben Youssef distinguée à l’échelle internationale

Nihel Ben Youssef, universitaire tunisienne et experte en cybersécurité, a reçu le titre de Cybersecurity Woman of the Year 2026 dans la catégorie Volunteer. La cérémonie s’est tenue le 1er juillet 2026 à Vaduz, au Liechtenstein.

L’événement a rassemblé un nombre record de candidatures cette année. L’organisation United Cybersecurity Alliance, qui décerne chaque année ce prix destiné à mettre en lumière des femmes ayant marqué le secteur de la cybersécurité à l’échelle mondiale, a recensé 4980 dossiers déposés depuis 70 pays pour cette édition 2026.

La remise du prix s’est déroulée en présence de Hubert Büchel, ministre de l’Intérieur, de l’Économie et des Sports au Liechtenstein.

Cette distinction récompense un engagement bénévole de plus de quinze ans en faveur de l’écosystème numérique tunisien. Enseignante-chercheuse, Nihel Ben Youssef est cofondatrice et mentor de l’association SecuriNets, premier club de cybersécurité créé en Tunisie. Elle assure également la responsabilité du chapitre tunisien de l’OWASP, l’Open Worldwide Application Security Project, et occupe la fonction d’ambassadrice Industrie au sein de la section tunisienne de l’IEEE.

À travers ces fonctions, elle œuvre depuis plusieurs années à la promotion de la cybersécurité en Tunisie, au développement des compétences des jeunes talents du secteur et au renforcement de la communauté tunisienne spécialisée dans ce domaine stratégique.

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Tunisie : le prix moyen d’une brebis a bondi de 800 %

Le prix moyen d’une brebis a bondi d’environ 800 % entre 2010 et le premier semestre 2026. Tandis que la production nationale de viande rouge a reculé d’environ 10 % sur la même période, révèlent des données officielles.

D’après les statistiques de l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP), le prix moyen d’une brebis est passé d’une fourchette de 240 à 300 dinars en 2010 à près de 2.500 dinars au premier semestre 2026, soit une hausse d’environ 800 %.

Parallèlement, la production nationale de viande rouge est passée de 122.700 tonnes en 2010 à environ 110.800 tonnes en 2025, soit un recul d’environ 10 %; alors que la demande demeure soutenue.

Les données présentées le 2 juillet devant la commission des secteurs productifs du Conseil national des régions et des districts (CNRD) attribuent cette évolution à une combinaison de facteurs économiques et climatiques.

Les représentants du ministère de l’Agriculture évoquent notamment la hausse du coût des aliments pour bétail, sous l’effet de l’augmentation des prix mondiaux des céréales, du renchérissement des importations et du transport, ainsi que des épisodes répétés de sécheresse ayant réduit la production de fourrages.

Ils ont également fait état d’un recul continu du cheptel national, en particulier des femelles reproductrices, d’une baisse du nombre d’éleveurs et de difficultés d’accès au financement, qui ont conduit de nombreux exploitants à réduire leur activité ou à quitter le secteur. Cette situation a affecté la production nationale de viande rouge et de lait.

Le ministère du Commerce souligne, pour sa part, que le déficit structurel de la production est accentué par la recrudescence de la contrebande et de l’abattage clandestin, limitant davantage l’offre sur le marché.

Afin d’atténuer les tensions sur l’approvisionnement, les autorités ont procédé ces dernières années à des importations exceptionnelles de viandes réfrigérées et congelées, notamment durant les périodes de forte consommation.

Face à ces défis, le ministère de l’Agriculture a présenté un programme de relance à l’horizon 2030 visant à reconstituer le cheptel national et à améliorer la productivité de la filière.

Ce plan prévoit le soutien aux petits éleveurs, le développement de la production locale d’aliments pour bétail, le renforcement des services vétérinaires, l’amélioration génétique des races, la généralisation de l’identification électronique des animaux ainsi que la mise en place d’une plateforme numérique nationale de suivi du cheptel.

Le programme comprend également l’extension des cultures fourragères, la valorisation des sous-produits agricoles et industriels dans l’alimentation animale, le renforcement des campagnes de vaccination et la constitution d’un stock de régulation destiné à réduire la dépendance aux importations et à stabiliser le marché.

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Hammamet, capitale des musiques du monde pendant 34 jours

Le Festival International de Hammamet célébrera sa 60e édition du 11 juillet au 13 août 2026, sous le slogan «Endless Memories». Pendant 34 jours, l’amphithéâtre accueillera 32 spectacles réunissant des artistes venus de douze pays, à savoir la Tunisie, le Liban, la Palestine, les États-Unis, le Mali, l’Espagne, le Portugal, Cuba, la Turquie, le Maroc, l’Algérie et l’Italie.
Selon les chiffres présentés par le directeur de l’édition, Najib Kasraoui, la programmation se compose de 4 pièces de théâtre, d’une création chorégraphique et de 27 concerts. Sur cet ensemble, 14 participations sont tunisiennes, ce qui représente 43,8 % de la programmation totale, contre 34,4 % pour les spectacles arabes et 21,9 % pour les propositions internationales.
Lors d’une conférence de presse, Najib Kasraoui a salué le travail de son équipe et rendu hommage à la femme tunisienne, à qui reviennent l’ouverture et la clôture de cette édition. Il a rappelé que cette programmation anniversaire reste fidèle à l’esprit du festival, fondé en 1964, en conjuguant musique, théâtre et danse à travers le jazz, le blues, le fado, le rock alternatif, les musiques africaines, les sonorités cubaines, le Tarab et des créations arabes contemporaines.
Les préparatifs, entamés en novembre 2025, ont permis de réunir plusieurs figures internationales. Dhafer Youssef présentera son nouvel album « Shiraz », aux côtés du Palestinien Faraj Suleiman, de Marcel Khalife, de la Portugaise Mariza, référence du fado, et du Malien Salif Keïta. Le programme comprend également l’Italien Mario Biondi, l’Espagnole Bebe, l’orchestre cubain Buena Vista Orchestra, l’Américain Big Daddy Wilson, le groupe algérien Gnawa Diffusion, le groupe turc Dedublüman et la Marocaine Najat Aâtabou. Le spectacle « Aïta mon amour », porté par Widad Mjama et Khalil Epi, proposera une relecture du patrimoine populaire marocain. Le Liban sera particulièrement représenté, avec Yasmine Hamdan, Yara, Joseph Attieh, Ghassan Yammine, Melhem Zein, Cindy Latty et Adam.
La scène tunisienne occupera une large place dans cette édition. Le festival s’ouvrira le 11 juillet 2026 avec « Les Fugueuses », de Wafa Taboubi. Le volet théâtre proposera « Jacaranda », texte d’Abdelhalim Messaoudi mis en scène par Nizar Saidi, « Testostérone » de Cyrine Gannoun, et « Le Jardin des amants » de Moez Achouri. La danse sera représentée par « Labess », création chorégraphique de Selim Ben Safia accompagnée d’une scénographie signée Nadia Kaabi-Linke.
Le répertoire tunisien réunira par ailleurs Noor et Selim Arjoun, Outail Maaoui avec son projet « Sada d’Atlas », Mehdi Mouelhi avec « Nostaljica », et Bouthaina Nabouli avec « Doulicha ». Nordo et Chokri Bouzayen animeront la soirée du 25 juillet, à l’occasion de la Fête de la République, tandis que Sofia Sadok clôturera cette 60e édition le 13 août, jour de la Journée nationale de la Femme.

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Plan 2026-2030 : Iheb Ben Salem défend un équilibre entre ambition et réalisme

Dans une interview exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Iheb Ben Salem, consultant en transformation et développement durable, revient sur le Plan de développement 2026-2030 actuellement examiné à l’Assemblée des représentants du peuple. Il en détaille les mécanismes de sélection des projets, les objectifs implicites, ainsi que les contraintes financières susceptibles d’en limiter la réalisation intégrale.

Selon le consultant, les documents et informations qui circulent actuellement indiquent que les conseils locaux, régionaux et de district seront associés au choix des projets à mettre en œuvre. Cette contribution territoriale demeure toutefois subordonnée aux politiques publiques du pays : les choix opérés à ces différentes échelles devront rester cohérents avec les priorités définies au niveau national.

M. Ben Salem souligne cependant une lacune importante dans le dispositif actuel : l’absence de règles d’arbitrage clairement établies. Une fois connues de tous, celles-ci devraient selon lui faire l’objet d’un consensus, afin d’éviter les tensions sociales susceptibles de naître du choix de certains projets plutôt que d’autres. Il précise au passage que le plan comporte plus de 21 000 projets et ne pourra être mis en œuvre dans son intégralité, en raison des capacités financières, humaines et techniques limitées du pays, mais aussi de la conjoncture internationale, susceptible d’imposer des réaménagements.

Il appelle par ailleurs à une vigilance particulière dans la sélection des projets, qui doit répondre à une logique d’intégration territoriale plutôt qu’à des choix sporadiques dictés par des priorités individuelles, en plaidant pour une analyse concertée permettant de faire converger les différentes échelles de décision autour de priorités communes.

Deux objectifs implicites : contenir les disparités et inverser la tendance

M. Ben Salem identifie deux objectifs qu’il juge implicites à ce texte de planification. Le premier consiste à garantir qu’à l’horizon 2030, l’écart de développement entre les régions ne s’élargisse pas, avec pour ambition, dans le meilleur des cas, une légère réduction de cet écart. Le second porte sur l’indicateur de développement global du pays, mesuré depuis 2000 : les relevés successifs de 2012, 2015, 2018, 2021 et 2024 font apparaître, selon lui, une tendance générale à la régression, quelque peu freinée entre 2021 et 2024. L’objectif du programme serait ainsi d’enrayer cette régression et de relancer une progression positive de l’indicateur national.

La transformation administrative érigée en priorité

Autre élément de lecture mis en avant par le consultant : pour la première fois, un tel document érige la transformation des capacités administratives et des services publics au rang de priorité à part entière, aucun déploiement effectif n’étant, selon lui, envisageable sans une action publique efficace.

Interrogé sur la faisabilité de ces objectifs et sur les moyens disponibles pour les atteindre, Iheb Ben Salem se montre mesuré : il doute que l’ensemble du programme puisse être concrétisé, les ambitions affichées lui paraissant élevées au regard des capacités réelles du pays. Il rappelle toutefois qu’un plan de développement n’est pas un document figé mais s’inscrit dans une action continue, si bien qu’il est courant qu’une partie des projets soit reportée à l’étape suivante.

Notre invité avance qu’aucun chiffre officiel n’a été communiqué concernant le coût global du plan, les estimations circulant évoquant toutefois un montant dépassant 100 milliards de dinars. Il situe la capacité annuelle de mobilisation en investissement public autour de 7 à 8 milliards de dinars, soit près de 35 milliards de dinars sur l’ensemble de la période, et considère que parvenir à consommer cette enveloppe dans des projets à effet concret et efficace constituerait déjà un objectif raisonnable.

Vers une révision des modes d’exécution

Notre interlocuteur juge nécessaire que le programme conserve des visées élevées, seules à même de transformer durablement les réalités du pays, tout en gardant une juste mesure des ressources disponibles. La capacité d’exécution ne dépend en effet pas uniquement du volet budgétaire, si déterminant soit-il, mais aussi de la complexité de la situation nationale, des capacités humaines, techniques et logistiques des administrations chargées de la mise en œuvre, ainsi que de l’aptitude du secteur privé à exécuter les travaux demandés : un tissu économique dont il pointe justement la fragilité financière.

Cette fragilité appellerait selon lui une révision des modes de déploiement des projets et d’attribution des marchés publics, au profit d’enveloppes plus réduites, mieux adaptées aux capacités réelles des entreprises. L’objectif serait ainsi d’exécuter le maximum de projets possible selon les ressources disponibles, en privilégiant ceux qui restent cohérents avec les priorités nationales et les besoins exprimés à l’échelle locale, et qui produisent un effet perceptible pour le citoyen. Un tel signal serait, selon Iheb Ben Salem, de nature à renforcer la confiance dans la capacité de l’État à se transformer et à encourager l’engagement citoyen dans l’action publique, servant ainsi de catalyseur pour le programme suivant.

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Emprunt intérieur : le gouvernement face au défi de l’équilibre entre Trésor et crédit privé

Comment continuer à financer l’État sans étrangler le crédit aux entreprises ? C’est en substance la question posée mardi dernier au siège du ministère des Finances, lorsque Méchket Slama Khaldi a réuni les dirigeants des principaux établissements bancaires du pays. Au cœur des échanges : la place grandissante prise par l’emprunt intérieur dans le financement des dépenses publiques et le risque que cette dynamique fasse peser sur le financement de l’économie réelle.

La cheffe du département des Finances a demandé aux banques et institutions financières de maintenir leur mobilisation en faveur du Trésor, en participant aux prochaines émissions de bons prévues jusqu’à la fin de l’année, sans toutefois s’écarter des règles prudentielles ni des seuils de solidité financière qui encadrent leur activité. En réponse, selon un communiqué diffusé par le ministère, les représentants du secteur ont confirmé leur volonté d’accompagner l’État dans la préservation des équilibres financiers du pays.

Un exercice d’équilibriste, soulignent les experts

Contacté par l’agence TAP, l’analyste financier Arbi Ben Bouhali, spécialiste de la gestion d’actifs, situe cette rencontre dans une stratégie plus large : celle d’un exécutif cherchant à sécuriser davantage de souscriptions aux titres publics pour couvrir ses besoins des prochains mois. Alors que les marges de manœuvre en matière de financement restent étroites et que les dépenses de l’État continuent de progresser.

Il rappelle que cette initiative intervient peu après une autre réunion, entre le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie et les patrons des banques commerciales, au cours de laquelle il avait au contraire plaidé pour davantage de crédits vers le secteur privé, jugés indispensables à l’investissement et à la croissance. Les banques se retrouvent ainsi tiraillées entre deux priorités difficilement conciliables : soutenir les finances de l’État et continuer d’irriguer le tissu économique.

Un déficit chronique nourri par plusieurs facteurs

D’après l’expert, ces tensions budgétaires trouvent leur origine dans plusieurs éléments cumulés : un déficit qui perdure depuis des années, une facture de subventions – énergie et produits de base – toujours plus lourde, et des rentrées fiscales insuffisantes, conséquence directe du poids de l’économie informelle, évaluée à près de 40 % de l’activité nationale. Ce phénomène priverait, selon ses calculs, le budget de l’État d’environ 12 milliards de dinars de recettes fiscales chaque année.

Sur le financement monétaire, il relève que la Banque centrale a injecté environ 25 milliards de dinars dans l’économie sur les trois dernières années, au rythme de 7 milliards, puis 7 milliards, puis 11 milliards, afin de répondre aux besoins de l’État. Une pratique que plusieurs institutions financières internationales ont régulièrement critiquée, y voyant un facteur de risque inflationniste.

Des banques déjà sous tension

Le secteur bancaire commercial n’aborde pas cette période dans une position confortable. M. Ben Bouhali souligne qu’il a déjà consenti plus de 33 milliards de dinars de financements à l’État sur la seule année 2025, tout en portant un stock de créances douteuses avoisinant les 19 milliards de dinars, soit 16 % de l’encours total des crédits. À cela s’ajoute une masse de liquidités estimée à 28 milliards de dinars circulant en dehors du circuit bancaire formel.

L’expert estime donc que si les liquidités disponibles continuent d’être massivement absorbées par les bons du Trésor, les banques verront leur capacité à prêter aux entreprises privées se réduire davantage – un mécanisme que les économistes désignent sous le terme d’« effet d’éviction ». Les conséquences pourraient se traduire par un ralentissement de l’investissement, de la production, et in fine de la création d’emplois.

La piste des réformes structurelles

Face à ce constat, Arbi Ben Bouhali estime que seules des réformes de fond permettraient de desserrer cet étau : maîtrise des dépenses publiques, révision du système de subventions, élargissement de l’assiette fiscale et intégration progressive de l’économie parallèle dans le circuit formel. Ces chantiers, précise-t-il, sont la condition pour alléger le recours de l’État à l’emprunt intérieur et redonner aux banques une marge de manœuvre en faveur du financement des entreprises.

En attendant, le gouvernement poursuit la mobilisation des ressources nécessaires à l’exécution de son budget, tandis qu’investisseurs et acteurs bancaires observent avec attention l’évolution de la politique budgétaire dans les mois à venir. Et ce, dans un climat marqué par des difficultés économiques persistantes à l’échelle nationale et une conjoncture internationale toujours incertaine.

Au final, l’enjeu central reste le même : trouver le point d’équilibre entre les impératifs de financement du Trésor et la préservation du financement de l’économie réelle.

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Land’Or : Poulina Holding entre dans la phase finale de la due diligence en vue d’une offre engageante

Le processus d’audit et de due diligence mené par Poulina Holding dans le cadre de son projet d’acquisition de la totalité de la participation du fonds Maghreb Private Equity Fund IV LLC dans le capital de Land’Or est entré dans sa phase finale. C’est ce que révèle une mise au point publiée à la demande du Conseil du Marché Financier (CMF).

Poulina Group Holding a indiqué que le processus d’audit et de due diligence relatif à son projet d’acquisition de la totalité de la participation détenue par le fonds Maghreb Private Equity Fund IV LLC dans le capital de Land’Or est actuellement en phase finale.

La société précise que, sous réserve de conclusions favorables de cette étape, elle passera à la deuxième phase de l’opération, consistant à formuler une offre engageante.

Cette mise au point a été publiée à la demande du Conseil du Marché Financier (CMF), dans le cadre du suivi de cette opération.

Poulina Group Holding a également affirmé qu’elle tiendra le marché financier informé de l’évolution du projet d’acquisition.

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Énergie solaire : la MIGA soutient un investissement stratégique de 100 MW à Mezzouna

Garantie de 13,05 millions d’euros pour une centrale solaire à Sidi Bouzid

L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), rattachée à la Plateforme de garanties du Groupe de la Banque mondiale, octroie une garantie de 13,05 millions d’euros à AEOLUS SAS (France). La couverture s’étend sur 20 ans. Cette garantie finance une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW. Le projet se situe à Mezzouna, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. L’installation sera raccordée au réseau électrique.

Le Groupe de la Banque mondiale précise que la garantie soutient l’investissement d’AEOLUS. Cette société est une filiale de Toyota Tsusho Corporation (Japon). AEOLUS participe au développement de Scatec Khobna PV Power SARL. Cette entité construit, détient et exploite la centrale. Le projet inclut également des infrastructures électriques. Il prévoit notamment 12 kilomètres de lignes aériennes à haute tension. La production de la centrale sera vendue à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Un contrat d’achat d’électricité encadre cette vente. Sa durée atteint 25 ans.

Un projet financé par plusieurs partenaires internationaux

Le projet réunit plusieurs acteurs internationaux. SCATEC (Norvège) participe à son développement. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) contribuent à son financement. L’Union européenne apporte aussi un soutien. Elle intervient via un mécanisme de garantie et une subvention du Fonds européen pour le développement durable Plus (FEDD+). NEXI (Japon) fournit une couverture de réassurance. Il s’agit de l’agence japonaise de crédit à l’exportation. La Tunisie cherche à renforcer sa sécurité énergétique. Elle vise aussi une meilleure efficacité énergétique. Le pays veut réduire sa dépendance aux importations d’énergie. Il mise pour cela sur les énergies renouvelables. La MIGA avait déjà soutenu AEOLUS en 2024. Elle avait accordé une garantie de 18,45 millions d’euros. Ce financement concernait des centrales solaires à Sidi Bouzid et Tozeur. Il s’agit du quatrième projet solaire indépendant garanti par la MIGA en Tunisie.

Un mix énergétique encore dominé par les fossiles

La production électrique tunisienne repose encore largement sur les combustibles fossiles. Ceux-ci représentent environ 94 % de la production nationale. La Tunisie vise une transformation progressive de son mix énergétique. Elle prévoit d’atteindre 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Le Groupe de la Banque mondiale lance une plateforme en 2024. Cette plateforme regroupe les outils de garanties sous la MIGA. Elle propose un guichet unique. Les clients choisissent plus facilement l’instrument adapté à leurs besoins.

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Cinéma tunisien : deux œuvres retenues par le Doha Film Institute

Deux projets tunisiens figurent parmi les lauréats de la session de printemps 2026 des bourses du Doha Film Institute, qui a retenu au total 48 œuvres issues de 39 pays.

Dans cette sélection, la Tunisie est représentée par Solo, documentaire d’Amine Boukhris coproduit avec le Qatar et la France. Le film suit Akram, 27 ans, dont le parcours est marqué par une rupture familiale à l’adolescence lorsqu’il rejoint l’organisation terroriste  Daech en Syrie. De retour en Tunisie, il tente de se reconstruire à travers le rap. À l’aube de la paternité, il est confronté à son passé et à la nécessité de s’en affranchir.

Autre projet distingué, Les Sœurs du Rap, développé par Olfa Ben Achour dans le cadre d’une coproduction tuniso-qataro-française, bénéficie d’une bourse de développement dédiée aux séries dans la région MENA. Le projet explore la place des femmes dans le rap, un milieu historiquement masculin, et met en avant des rappeuses du monde arabe qui cherchent à imposer leur voix.

La sélection de cette édition dépasse le seul cadre tunisien et englobe de nombreux pays de la région MENA, parmi lesquels l’Algérie, le Maroc, l’Égypte, la Palestine, le Soudan, l’Irak, la Jordanie, le Liban, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Syrie, les Émirats arabes unis, la Somalie et Djibouti. Des projets venus d’Europe, d’Amérique du Nord et des Caraïbes complètent la liste, avec des participations issues de France, d’Espagne, du Canada et de Cuba.

Organisé deux fois par an, au printemps et à l’automne, le programme du Doha Film Institute s’est imposé comme un dispositif majeur de financement du cinéma indépendant dans le monde arabe et en Afrique du Nord. Il combine soutien financier direct et accompagnement artistique et technique, en ciblant en priorité les premiers et deuxièmes films, tout en accompagnant également des cinéastes confirmés. Les aides sont réparties sur 14 catégories de bourses et de mentorat.

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De Singapour à Riyad : Hazem Ben Gacem pilote la montée en puissance de BlueFiveSidra

Al Murjan Group et le fonds d’investissement  BlueFive Capital, basée aux Émirats arabes unis, ont finalisé l’échange transfrontalier de participations qui formalise leur partenariat d’investissement conforme à la charia, et procèdent au rebranding de l’entité combinée sous le nom de BlueFiveSidra, selon un communiqué de presse rendu publié par BlueFive Capital le 1er juillet 2026.

Cette opération, a vu BlueFive prendre une participation significative dans Sidra Capital, le gestionnaire d’actifs islamiques basé à Djeddah appartenant à Al Murjan, tandis qu’Al Murjan a acquis une participation importante dans BlueFive786, la branche d’investissement conforme à la charia de BlueFive basée à Singapour.

La plateforme combinée vise à développer des produits d’investissement conformes à la charia, notamment des dispositifs de retraite et d’épargne , à travers le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et l’Asie du Sud-Est, avec un accent particulier sur l’Indonésie, la Malaisie, le Bangladesh, Brunei et Singapour.

L’ensemble représente une taille significative : BlueFive Capital gère environ 15 milliards de dollars, tandis que le portefeuille élargi de BlueFiveSidra atteint 3,8 milliards de dollars.

Sur le plan de la gouvernance, le fondateur et directeur général de BlueFive Capital, le Tunisien Hazem Ben-Gacem, présidera les comités d’investissement et exécutif de BlueFiveSidra après la finalisation de la transaction. BlueFive ouvrira un bureau à Riyad afin de travailler aux côtés de Sidra Capital pour la gestion et l’exécution des investissements en Arabie saoudite.

L’année a déjà été particulièrement active pour BlueFive Capital. Le fonds a déployé ses capitaux à un rythme soutenu, prenant des participations dans une société de leasing automobile, soutenant la start-up de livraison autonome CargoX, réalisant le plus important investissement du consortium ayant acquis la participation de Porsche dans Bugatti, clôturant un fonds multi-milliardaire dédié aux investissements technologiques aux États-Unis et en Europe, et prenant des participations dans Gulf General Insurance, cotée à la bourse de Tadawul, ainsi que dans la société de mobilité Massar Solutions.

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Virus Hanta : Tedros Adhanom Ghebreyesus annonce la fin de la flambée épidémique

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé jeudi 2 juillet 2026 la fin de l’épidémie du virus Hanta liée à un navire de croisière, après l’enregistrement de plusieurs cas d’infection et de décès parmi les passagers.

Le virus était apparu à bord d’un navire de croisière effectuant une traversée touristique de l’océan Atlantique en direction du pôle Sud.

Le virus « Hanta » est une maladie virale qui se transmet le plus souvent par contact avec les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés. Il peut provoquer, dans certains cas, un syndrome pulmonaire grave.

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27 000 emplois d’ici 2030 : les grands chiffres du nouveau Plan de développement

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’État veillera, durant la période du Plan de développement 2026-2030, à garantir le droit au travail pour chaque citoyen et à réduire les taux de chômage. Il s’exprimait lors d’une séance d’audition devant l’ensemble des commissions parlementaires, consacrée à la présentation des politiques de développement inscrites dans ce projet de Plan.

Le ministre précise que cet objectif passera par la stimulation du rythme de création d’emplois au sein des entreprises, la mise en place des mécanismes nécessaires pour les encourager à recruter, l’amélioration de leur taux d’encadrement et leur incitation à garantir un travail décent et un salaire équitable fondé sur la compétence et l’équité.

Des objectifs chiffrés pour l’entrepreneuriat et le travail organisé

Dans le cadre du soutien à l’initiative privée et de la transition vers le travail organisé, le ministre a indiqué que la Tunisie s’oriente vers une augmentation progressive du nombre de bénéficiaires des cycles d’accompagnement, de 18 000 en 2026 à 26 000 à l’horizon 2030. Le nombre de projets créés bénéficiant des mécanismes d’accompagnement devrait quant à lui passer de 5 000 à 7 000.

L’octroi de crédits s’élargira également, avec un objectif de 16 000 crédits en 2026 à 18 000 crédits en 2030. Le Plan vise par ailleurs la création d’environ 27 000 postes d’emploi d’ici 2030, contre 24 000 en 2026, ainsi qu’une augmentation du nombre total d’adhérents au régime de l’entrepreneur individuel (Micro-entrepreneur), de 7 000 à 20 000 adhérents d’ici 2030.

Le capital humain, autre priorité du Plan

Le ministre de la Planification a souligné que la période du Plan connaîtra également un renforcement de l’effort réformateur pour le développement du capital humain, à travers le recours à la numérisation et aux technologies modernes. Cette démarche vise à répondre à l’évolution des connaissances, des métiers et des modes de travail futurs, ainsi qu’à renforcer l’esprit d’entreprise et l’innovation.

Il a considéré que le domaine de l’économie numérique constitue un pilier essentiel pour le développement des compétences et des aptitudes numériques avancées, notamment celles liées aux technologies de l’intelligence artificielle, à l’analyse des données, à la programmation et à la cybersécurité, dans le but de préparer les individus aux spécialités de conception, de développement et d’utilisation des solutions numériques modernes dans les différents secteurs sociaux et économiques. À cela s’ajoute l’ancrage d’une culture de l’innovation et du renouvellement, en particulier au niveau des systèmes d’éducation, d’enseignement supérieur, de formation, de santé et de services sociaux, selon ses affirmations.

Le ministre a par ailleurs affirmé que les orientations du Plan de développement consacrent le renforcement du capital humain et incarnent le rôle social de l’État, à travers un travail visant à consacrer l’égalité des chances, à développer les capacités et à valoriser la compétence de l’élément humain, afin de renforcer l’efficacité de son rôle dans la construction de la société et la promotion du développement.

Les axes du volet capital humain

Selon le projet de Plan de développement, les politiques de développement du capital humain comprennent : la mise en place d’un système éducatif renouvelé consacrant les principes de justice et d’équité ; un enseignement supérieur de qualité et de rayonnement international ; une recherche scientifique et une innovation ancrées dans leur environnement économique et social ; une formation professionnelle valorisée et répondant aux besoins du marché du travail ; une santé globale et équitable ; ainsi qu’une culture inclusive renforçant l’identité et contribuant au rayonnement du dialogue culturel, tant au niveau national qu’international.

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