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Tunis | Fin de cavale pour un violeur, objet de 32 avis de recherche

Les agents de la brigade de la police judiciaire d’El Omrane, en collaboration avec la brigade de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants de la région, ont arrêté un individu classé « très dangereux », recherché notamment pour le viol d’une mineure.

Une descente de police a permis d’arrêter le suspect, qui lors de son interrogatoire, est passé aux aveux et a reconnu l’intégralité des faits particulièrement graves qui lui sont reprochés.

Une source citée par Mosaïque FM, affirme apr ailleurs que le violeur faisait l’objet de 32 avis de recherche émis par différentes structures sécuritaires et judiciaires, pour une autre agression sexuelle, trafic stupéfiants, violence aggravée et vols qualifiés.

Sur ordre du ministère public, il a été placé en détention, en attendant son renvoi devant la justice.

Y. N.

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Exploitation sexuelle, pornographie et blanchiment | 18 influenceurs condamnés

La Chambre criminelle près le tribunal de première instance de Tunis a lourdement sanctionné un groupe de créateurs et créatrices de contenu actifs sur TikTok et Instagram.

Les peines prononcées varient entre un an et 27 ans de prison ferme, indique Mosaïque FM en citant une source proche du dossier et en précisant que met en lumière les dérives graves de certains influenceurs, désormais rattrapés par la justice pour des pratiques criminelles majeures.

Ces derniers sont poursuivis pour production, diffusion et téléchargement d’images et vidéos pornographiques, y compris de séquences impliquant des mineurs ou exposant des agressions sexuelles sur autrui via des systèmes informatiques.
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Parmi les suspects, certains sont aussi poursuivis pour incitation à la consommation de stupéfiants, trafic de drogues et blanchiment d’argent issu de ces activités illicites.

Ils été condamnés, hier, en première instance à des peines allant jusqu’à 27 ans ferme.

Y. N.

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Disparition d’Abdelhak Khemiri, le ministère de la Défense lui rend hommage

Le ministère de la Défense nationale est en deuil après le décès d’Abdelhak Khemiri, chef de cabinet du département, survenu dans la matinée du mardi 7 juillet 2026. Magistrat de formation et conseiller à la Cour des comptes, il occupait cette fonction depuis octobre 2018. Le département a fait part, dans un communiqué, de ce décès.
Magistrat, conseiller à la Cour des comptes, le défunt avait été détaché auprès du ministère de la Défense nationale en octobre 2018. Il exerçait depuis lors les fonctions de chef de cabinet, contribuant au fonctionnement et à la coordination des activités du département.
Dans son communiqué, le ministère a rendu hommage à un responsable qu’il a décrit comme « un homme de devoir », saluant « son engagement, son sérieux et sa constance dans l’accomplissement de ses missions. Tout au long de son passage au sein du ministère, Abdelhak Khemiri s’est distingué par son travail rigoureux, son sens des responsabilités et son attachement aux valeurs de dévouement, d’intégrité et de professionnalisme ».
La famille de la Défense nationale, composée de militaires et de civils, a adressé ses sincères condoléances à la famille du défunt, exprimant ses prières pour que le Tout-Puissant l’entoure de Son infinie miséricorde, l’accueille dans Son vaste paradis et accorde à ses proches patience et réconfort.
La disparition d’Abdelhak Khemiri constitue une perte pour le ministère de la Défense nationale, qui salue la mémoire d’un haut responsable ayant consacré plusieurs années au service de l’institution.
Pour notre part, tous les journalistes de L’Economiste maghrébin présentent leurs condoléances les plus attristées à leur collègue Nadia Dejoui pour la disparition d’Abdelhak Khemiri, son cousin.
Qu’il repose en paix !

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INM | Les prévisions pour cette nuit en Tunisie

L’Institut national de la météorologie (INM) annonce des passages nuageux parfois denses pour cette nuit, en particulier sur les gouvernorats de Kasserine et de Gafsa.

Des de cellules orageuses sont par ailleurs annoncées dans la même région mais le ciel deviendra ensuite dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du pays.

Pour les températures, l’INM annonce des nocturnes variant entre 24°C et 28°C, et pouvant dépasser 32°C dans le Sud-Ouest.

Y. N.

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Apologie de terrorisme : le procès de Rima Hassan renvoyé à octobre

Il faudra encore attendre pour connaître l’issue judiciaire de cette affaire très commentée. Ce mardi 7 juillet, la 10e chambre correctionnelle de Paris a acté le report du procès de l’eurodéputée insoumise, Rima Hassan poursuivie pour « apologie du terrorisme…

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Kairouan | Un artiste blessé lors d’une fête de mariage à Haffouz

Un artiste d’une troupe populaire a été blessé par un tir de fusil de chasse, dans la nuit du dimanche 5 juillet 2026, alors qu’il se produisait lors d’un mariage près de la localité de Haffouz, dans le gouvernorat de Kairouan, au centre de la Tunisie.

L’artiste divertissait les invités dans une ambiance festive lorsqu’un participant aurait tiré un coup de feu pour célébrer l’événement. Des plombs ou des projectiles ont accidentellement atteint l’artiste, lui causant des blessures.

La victime a reçu les premiers secours et a été transporté à l’hôpital local de Hafouz avant d’être transféré au CHU Ibn Al-Jazzar de Kairouan. Aux dernières nouvelles, son état est jugé stable.  

Les forces de sécurité ont ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances de l’incident, identifier l’auteur du tir et déterminer les responsabilités juridiques éventuelles.

Cet incident a de nouveau attiré l’attention sur la pratique des tirs de célébration au fusil de chasse lors de mariages et autres rassemblements sociaux — une coutume encore répandue dans certaines zones rurales de Tunisie malgré les risques pour la sécurité qu’elle comporte.

Par le passé, des incidents similaires ont déjà provoqué de graves accidents. Une vidéo filmée par un invité avec un téléphone portable au moment de l’accident, puis diffusée sur les réseaux sociaux, a suscité une vague d’indignation et un débat sur l’usage d’armes à feu lors des célébrations.

I. B.

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Libye | Zuwara durcit les mesures contre les immigrés irréguliers

A l’issue d’une série de réunions consacrées à la gestion de la présence de migrants étrangers en situation irrégulière dans la ville, la Commission de recensement des étrangers relevant de la municipalité de Zuwara (ou Zouara), ville située sur la côte nord-ouest de la Libye, près de la frontière tunisienne et du point de passage de Ras Jedir, a décidé et annoncé la fermeture immédiate des logements accueillant des personnes dépourvues de documents officiels reconnus.

Latif Belhedi (avec Agencia Nova)

La municipalité de Zuwara a communiqué cette information dans une déclaration publiée dans la nuit de samedi 4 à dimanche 5 juillet 2026, indiquant que les forces de sécurité allaient entamer des opérations sur le terrain, procéder à des perquisitions dans les domiciles, installations et locaux hébergeant des migrants en situation irrégulière dépourvus de pièces d’identité ou de permis valides.

La municipalité précise que cette nouvelle mesure intervient après l’achèvement de toutes les phases d’«avertissement et de sensibilisation» destinées à la population locale et aux employeurs. La fermeture des logements concernés est «immédiate», indique le communiqué, et les autorités de sécurité compétentes sont habilitées à mener toutes les procédures nécessaires.

La municipalité a en outre averti que toute personne contribuant à l’hébergement de migrants en situation irrégulière, ou compromettant la sécurité et la stabilité de la ville, serait poursuivie «sans tolérance» conformément à la loi.

Couvre-feu partiel pour les travailleurs étrangers sans papiers

Cette décision marque un nouveau durcissement de la position des autorités locales de Zuwara concernant la question migratoire. Plus tôt en juin, la municipalité avait déjà imposé un couvre-feu nocturne temporaire aux ressortissants étrangers résidant dans la ville ou y séjournant, leur interdisant tout déplacement entre 23 heures et 5 heures du matin. Cette mesure avait été présentée par la Commission de recensement et de régularisation des étrangers comme une disposition «temporaire et préventive» visant à garantir la sécurité publique et à prévenir les risques nocturnes. Il ne s’agit pas de la première intervention de ce type dans cette ville côtière.

Le 11 février 2025, la Brigade d’intervention spéciale, unité armée opérant sous l’égide du Gouvernement d’union nationale à Tripoli, a instauré un couvre-feu partiel pour les travailleurs étrangers sans papiers dans la municipalité de Zuwara, de 21h00 à 7h00. Cette mesure était justifiée par «l’augmentation continue du nombre de travailleurs étrangers sans papiers», considérée comme une menace pour la stabilité locale.

Zuwara est l’un des principaux centres amazighs du pays. La ville occupe une position stratégique entre Tripoli, la frontière tunisienne et les routes maritimes de la Méditerranée centrale. Depuis des années, la région est considérée comme un point névralgique des flux migratoires, du trafic illicite et des réseaux informels le long de la côte ouest libyenne. La répression locale s’inscrit dans un contexte national de pressions croissantes sur les migrants.

Ces dernières semaines, le Gouvernement d’union nationale a relancé la coordination entre le ministère de l’Intérieur, le ministère du Travail, l’Autorité des passeports et d’autres organismes compétents afin de renforcer les procédures de lutte contre l’immigration irrégulière, de contrôler les conditions de détention et de promouvoir les programmes de rapatriement volontaire.

Les autorités de Tripoli ont également rejeté catégoriquement toute idée d’installation permanente de migrants en Libye, la qualifiant de menace pour la sécurité nationale.

La présence d’étrangers sans papiers suscite des tensions sociales

Parallèlement, des contenus hostiles à la présence d’étrangers en situation irrégulière, des appels à l’expulsion des migrants et des messages critiquant les organisations internationales actives dans ce domaine se sont multipliés sur les réseaux sociaux et dans les médias libyens.

Le 1er juin, les Nations unies en Libye ont exprimé leur inquiétude face à la propagation de la désinformation et de discours incendiaires sur les plateformes de réseaux sociaux, avertissant que de tels contenus risquent d’alimenter les tensions, la discrimination et la violence. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la Libye accueille plus de 900 000 migrants. Les ressortissants d’Afrique subsaharienne représentent une part importante des flux entrant dans le pays, souvent dans le cadre de tentatives pour rejoindre l’Europe via la Méditerranée centrale. Toutefois, les autorités libyennes contestent depuis longtemps les estimations internationales, soutenant que la présence de personnes en situation irrégulière est bien plus importante et s’élèverait à environ 3 millions d’individus.

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Drapeau marocain brûlé à Aubervilliers : l’ambassade porte plainte

L’ambassade du Maroc à Paris a déposé plainte après la profanation du drapeau marocain à Aubervilliers, survenue au lendemain de la victoire des Lions de l’Atlas contre le Canada en Coupe du monde 2026. Elle dénonce des actes de haine…

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Parler au quotidien : le dialecte tunisien perd-il ses repères ?

Il nous arrive parfois, sous nos cieux et au fil des jours, de nous retrouver contraint de traduire une expression dans notre même langue parlée. Face à des interlocuteurs qui n’ont rien pigé de ce qu’on leur avait raconté ! En effet, un petit mot, qui n’existe pas dans leur lexique linguistique, leur avait interrompu la conversation. Il s’agit du mot «Yassek», du turc «Yassak», qui veut dire «Interdit». Si bien qu’à partir de ce mot, nous avons créé un verbe, celui d’«Iyassak» (Il nous interdit.) Nous pourrons citer également  l’exemple de «Tozzina» qui, au départ, était «Dozzena», en langue italienne, c’est-à-dire le chiffre douze. Les temps ont certes changé mais pas au point de ne plus se comprendre aujourd’hui mutuellement entre les habitants d’un même pays ! Une langue, qu’elle soit littéraire ou parlée, évolue en se renouvelant. Mais ce qui arrive malheureusement à notre dialecte tunisien, c’est qu’il s’effrite de jour en jour, après avoir été d’une richesse sans pareille du temps de nos aïeux. Il contenait, en effet, des mots dont l’origine provenait de pas moins de six pays méditerranéens, sans compter les pays arabes, l’Italie, particulièrement du côté de ses régions du Sud, la France, l’Espagne, la Turquie, Malte, la Grèce. Et nous en oublions, car il est des mots contenus dans notre dialecte et dont l’origine est russe et également turque, comme «Gaouri» qui veut dire mécréant ou infidèle. C’est dire l’influence accrue de la présence des communautés de ces pays en Tunisie sur la langue parlée tunisienne depuis la fin du dix-huitième siècle, le dix-neuvième siècle et la première moitié du vingtième siècle. Cela lui a été d’un grand enrichissement. Une manne de mots qui constitue un trésor, mais que les nouvelles générations rejettent étrangement en choisissant d’emprunter plutôt des mots puisés dans la langue anglaise qu’ils considèrent aujourd’hui comme la meilleure langue pour évoluer et réussir leur vie, en plus de la langue arabe littéraire. Mais le pire, c’est quand ils ne reconnaissent aucune autre langue ! Et c’est là, une autre paire de manches. L’arabe littéraire a remplacé notre langue parlée qui est, de ce fait, devenue élaborée. Cela ne colle pas parfaitement à l’ouïe, du fait qu’une expression en arabe littéraire glissée dans le dialecte tunisien pourrait donner un sens tout à fait différent et contraire à son sens premier. Nous pensons à : «moumarridh» (infirmier qui soigne un patient). Ce mot a été changé de «fermli», émanation d’infirmier en langue française, à «moumarridh». Dans le dialecte tunisien, cela équivaut à : «rendre malade !»

Des pièges à éviter

Plusieurs mots écartés de la langue parlée tunisienne font tomber leurs utilisateurs dans le piège de l’amalgame du sens à travers leur même prononciation. D’un autre côté, notre dialecte tunisien reste très riche d’une région à l’autre de notre pays. Mais il faudrait prendre garde à ne pas utiliser certains mots qui ne donnent pas le même sens, d’une région à l’autre. Le réalisateur d’origine italienne Bernardo Bertolucci avait dit un jour que «le dialecte d’une langue change tous les vingt-cinq kilomètres». C’est dire la grande richesse linguistique dont nous parlons. Dans un coin du Sud tunisien et quand une femme dit à une autre  femme «win jiti ?», cela n’a pas du tout le sens de «où est-ce que tu es arrivée ?», mais «comment vas-tu ?» Et c’est là que la traduction dans la même langue s’impose, comme nous le disions au début de notre article.

Lotfi BEN KHELIFA



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Daech : le Maroc démantèle une cellule terroriste prête à frapper

Le Maroc a déjoué un projet d’attentat attribué à l’organisation État islamique (Daech). Les services de sécurité ont arrêté dix personnes soupçonnées d’appartenir à une cellule terroriste active dans plusieurs villes du royaume. Les enquêteurs ont notamment découvert un véhicule…

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Tirs policiers : cinq choses à savoir sur la loi examinée ce mardi

L’Assemblée nationale examine ce mardi une proposition de loi qui instaurerait une présomption de légalité des tirs policiers. Soutenu par le gouvernement, ce texte, qui modifierait les règles encadrant l’usage des armes par les forces de l’ordre, suscite une vive…

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Émission d’un timbre-poste dédié aux « Mosaïques de la Méditerranée »

La Poste Tunisienne a indiqué, dans un communiqué publié lundi, avoir émis, le 07 juillet 2026, à l’instar des autres pays membres de l’Union Postale pour la Méditerranée (UPMed), un timbre-poste dédié aux mosaïques de la Méditerranée

Ce timbre-poste ainsi que les autres produits philatéliques réalisés à cette occasion seront disponibles à la vente dans tous les bureaux de poste et via Internet à travers le site www.e-stamps.poste.tn à partir du mardi 07 juillet 2026.

L’émission de ce timbre-poste s’inscrit dans le cadre de sa contribution active aux activités de l’UPMed et du renforcement de son rôle dans le soutien et le développement de la coopération et du partenariat avec les institutions postales méditerranéennes, a souligné la Poste tunisienne.

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Incendie dévastateur à Nebeur : urgence d’une vraie politique de prévention dans les zones agricoles

Un important incendie s’est déclaré dimanche 28 juin 2026 dans la délégation de Nebeur, relevant du gouvernorat du Kef, causant d’importants dégâts aux terres agricoles de la région. Le sinistre, attisé par des vents violents et des conditions climatiques particulièrement favorables à la propagation des flammes, a ravagé près de 120 hectares de superficies cultivées, infligeant de lourdes pertes matérielles aux agriculteurs locaux.

Ce nouvel incendie remet une fois de plus en lumière la grande vulnérabilité des zones agricoles tunisiennes face aux feux de récolte, un phénomène devenu récurrent durant la période estivale, particulièrement dans les régions céréalières du Nord-Ouest, telles que Le Kef, Siliana et Jendouba. Chaque année, avec l’arrivée des fortes chaleurs, la combinaison de températures élevées, de vents violents, de sécheresse prolongée et la présence massive de matières hautement inflammables -blé sur pied, chaumes, paille et broussailles-, ces zones sont transformées en véritables foyers à haut risque.

Fragilité structurelle de certaines zones agricoles

Le problème ne réside pas uniquement dans les conditions climatiques, mais aussi dans la fragilité structurelle de nombreuses zones agricoles. L’absence d’entretien régulier des pistes agricoles, l’accumulation de broussailles et d’herbes sèches sur les accotements, le manque de bandes coupe-feu entre les parcelles, ainsi que l’insuffisance des équipements de première intervention aggravent considérablement les risques.

Dans plusieurs régions, les agriculteurs comme les autorités locales dénoncent depuis des années le manque d’équipements adaptés : bulldozers pour le débroussaillage, citernes d’eau mobiles, points d’eau de proximité, camions d’intervention en nombre suffisant et moyens logistiques capables de répondre rapidement à ce type de sinistre.

Ainsi, les incendies agricoles ne relèvent plus uniquement du fait accidentel ou du hasard. Ils traduisent également des insuffisances persistantes en matière de prévention, de préparation et d’anticipation. Chaque sinistre met en évidence les limites des dispositifs existants et rappelle l’urgence d’une stratégie plus efficace fondée sur la prévention, l’entretien des zones à risque et le renforcement des moyens d’intervention sur le terrain.

Il suffit d’une étincelle…

En effet, la moindre étincelle, qu’elle provienne d’un engin agricole, d’un véhicule, d’un mégot de cigarette ou d’un simple incident accidentel, peut suffire à déclencher un incendie de grande ampleur en quelques minutes seulement. La rapidité de propagation des flammes rend alors les interventions particulièrement complexes, surtout lorsque les moyens de prévention et d’intervention font défaut.

Intervenant mardi 30 juin 2026 sur les ondes d’une radio de la place, la membre du conseil local de Sidi Khiar, Rim Nasr, est revenue en détail sur les circonstances du sinistre, son lourd bilan ainsi que les difficultés rencontrées pour circonscrire les flammes. Selon ses déclarations, l’incendie se serait déclaré au moment où des habitants transportaient des bottes de foin à proximité d’un oued. Une étincelle accidentelle aurait alors suffi à provoquer un départ de feu, rapidement aggravé par des rafales de vent particulièrement fortes. En quelques minutes, les flammes se sont propagées à une vitesse inquiétante, rendant l’intervention particulièrement difficile. Le bilan des dégâts est considérable. D’après les premières estimations, près de 70 hectares de blé sur pied ont été totalement détruits, ainsi qu’environ 50 hectares de chaumes. À cela s’ajoute la perte de quelque 1.500 bottes de paille, représentant un préjudice économique majeur pour plusieurs exploitants agricoles de la région. Pour de nombreux agriculteurs, ces pertes surviennent à un moment particulièrement critique de la saison, alors que les récoltes constituent l’aboutissement de plusieurs mois de travail, d’investissement et d’efforts.

Défaillance structurelle et manque de moyens 

Cet incendie affecte durablement l’équilibre économique de nombreuses familles rurales dépendant directement de l’activité agricole. Une fois le feu maîtrisé, un drone a été mobilisé afin d’évaluer précisément l’étendue des dégâts et de cartographier les zones touchées. Rim Nasr a précisé que cet équipement n’a pas été utilisé dans le cadre de l’intervention opérationnelle contre les flammes, mais uniquement pour établir un constat précis des pertes agricoles. Cet outil technologique a permis de mieux délimiter les parcelles sinistrées et de fournir une estimation plus rigoureuse des superficies ravagées. Parallèlement, les autorités locales, les unités de la Garde nationale ainsi que les services compétents ont ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes de l’incendie et de vérifier les circonstances du départ de feu. Selon Rim Nasr, les investigations sont toujours en cours. Mais au-delà de l’origine immédiate du sinistre, cet événement met en lumière des défaillances structurelles plus profondes concernant les moyens de prévention et de lutte contre les incendies agricoles dans la région. Rim Nasr a notamment dénoncé le manque criant d’équipements et de moyens logistiques dans la délégation de Nebeur. Elle a particulièrement insisté sur l’absence d’un bulldozer fonctionnel, indispensable pour entretenir les pistes agricoles, nettoyer les accotements et débroussailler les zones sensibles avant la saison des moissons. Selon elle, cet engin est hors service depuis plusieurs mois, ce qui a favorisé l’accumulation de broussailles, d’herbes sèches et de végétation inflammable le long des routes et des pistes agricoles.

Moyens d’intervention largement insuffisants

Autant d’éléments qui constituent de véritables foyers potentiels de propagation du feu. «Nous avons alerté à plusieurs reprises les autorités locales, régionales ainsi que le ministère concerné sur la nécessité de disposer de cet équipement, mais nos demandes sont restées sans suite», a-t-elle regretté. L’élue a également souligné l’insuffisance des moyens d’intervention de la Protection civile. La délégation de Nebeur ne disposerait actuellement que d’un seul camion d’intervention, auquel s’ajoute un véhicule relevant des services forestiers. Des moyens jugés largement insuffisants au regard de l’étendue du territoire, qui couvre neuf secteurs administratifs et de vastes zones agricoles exposées à des risques élevés en période estivale. Cette réalité soulève une problématique récurrente dans plusieurs régions de l’intérieur du pays : le déséquilibre entre l’ampleur des risques et les capacités réelles d’intervention sur le terrain. Face à cette situation, un renforcement des mesures de prévention avant chaque saison des récoltes est indispensable. Parmi les actions prioritaires, elle préconise un entretien régulier des pistes agricoles, le nettoyage systématique des accotements ainsi qu’un débroussaillage renforcé des zones à haut risque. Elle appelle également les agriculteurs à adopter davantage de mesures préventives au niveau de leurs exploitations. Cela inclut notamment l’aménagement de bandes coupe-feu entre les parcelles afin de limiter la propagation des flammes ainsi que l’équipement des tracteurs en citernes d’eau pour permettre une intervention rapide dès les premiers signes de départ de feu.

La prévention, premier rempart contre les catastrophes

De telles mesures permettraient de réduire considérablement l’ampleur des dégâts causés par les incendies agricoles. L’incendie de Nebeur rappelle avec force que la prévention demeure le premier rempart contre ce type de catastrophe. Dans un contexte marqué par des épisodes de chaleur intense, des vents fréquents et des conditions climatiques de plus en plus extrêmes, la protection des zones agricoles devient un enjeu stratégique majeur. Au-delà de l’urgence de réparer les pertes subies par les agriculteurs sinistrés, la priorité reste désormais d’agir sur les causes structurelles de ces incendies afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

Ahmed NEMLAGHI

 

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Quand la Tunisie ne se marie plus : un crédit mariage pour rouvrir l’horizon

Par Zouhaïr Ben Amor (Universitaire)

Il y a des silences qui finissent par devenir plus bruyants que les cris. En Tunisie, l’un de ces silences porte aujourd’hui un nom simple, ancien, presque familier : le mariage. On n’en parle plus avec la même évidence. On n’y entre plus avec la même confiance. On ne le prépare plus avec la même sérénité. Dans les familles, on fait semblant de sourire, on dit que les jeunes prennent leur temps, qu’ils veulent d’abord réussir, voyager, travailler, se construire. Tout cela est vrai, en partie. Mais derrière cette explication polie, il y a une réalité plus dure : beaucoup de jeunes ne se marient plus parce qu’ils ne peuvent plus se le permettre, parce qu’ils ne voient plus devant eux une route praticable, parce que l’idée même de fonder un foyer est devenue, pour beaucoup, un projet lourd, presque intimidant.

Ce constat n’est pas seulement sentimental. Il est social, économique, psychologique et même démographique. Lorsque les mariages diminuent, ce n’est pas uniquement le nombre de fêtes qui baisse. C’est une partie de l’espérance collective qui se contracte. C’est une société qui hésite à se reproduire, à transmettre, à installer ses enfants dans la confiance. Les chiffres de l’état civil et du chômage ne disent pas tout, mais ils indiquent une direction inquiétante : moins de contrats de mariage, plus de prudence, plus de reports, plus de célibats prolongés, plus de divorces aussi. Le mariage, qui fut longtemps une institution presque naturelle, est devenu un calcul, parfois un pari, souvent un risque.

 

Quand l’amour se heurte au coût de la vie

Il serait injuste d’accuser les jeunes d’individualisme facile ou de manque de courage. Beaucoup d’entre eux aimeraient se marier, bâtir une maison, partager une vie, avoir des enfants. Mais entre le désir et le passage à l’acte, il y a désormais un mur de charges. Louer ou acheter un logement, meubler un appartement, organiser une cérémonie, assurer les dépenses quotidiennes, payer les crédits, anticiper l’arrivée d’un enfant, supporter les imprévus de santé et de transport, tout cela demande une stabilité que beaucoup n’ont pas. Dans un pays où le chômage reste élevé, où les diplômés eux-mêmes peinent à trouver un emploi digne de leur formation, où les salaires progressent moins vite que les prix, le mariage devient moins une promesse qu’une équation impossible.

Il faut dire les choses simplement : on ne fonde pas une famille avec des slogans. On ne rassure pas une épouse, un époux, des parents, des enfants à venir avec des discours abstraits. Le foyer a besoin de tendresse, certes, mais il a aussi besoin d’un toit, d’un revenu, d’une visibilité minimale. Or la visibilité est devenue rare. Le jeune homme qui n’arrive pas à se prendre en charge seul hésite à demander la main d’une jeune femme. La jeune femme diplômée, brillante, active ou en attente d’emploi, refuse à juste titre de s’engager dans une aventure sans base réelle. Les familles qui autrefois aidaient discrètement, sont elles-mêmes fragilisées par la hausse du coût de la vie. Ainsi, chacun attend. Et à force d’attendre, les années passent.

Ce report permanent produit une souffrance intime que l’on minimise trop souvent. On parle du mariage comme d’un événement mondain, alors qu’il est aussi une structure affective. On parle des robes, des salles, des traiteurs, des bijoux, alors qu’il faudrait parler de solitude, de dignité, de sécurité, de confiance. Dans beaucoup de maisons tunisiennes, il y a des filles et des garçons qui ont étudié longtemps, qui ont sacrifié des années, qui ont obtenu des diplômes respectables, mais qui se retrouvent devant une étrange impasse : trop formés pour accepter n’importe quelle vie, trop précaires pour construire la vie qu’ils méritent.

 

La solitude des diplômés et le départ des compétences

Notre société aime célébrer les réussites scolaires. Elle applaudit les médecins, les ingénieurs, les enseignants, les chercheurs, les informaticiens. Mais que deviennent ces réussites lorsque le pays ne leur offre plus les conditions d’une vie normale ? Une partie s’en va. Une autre reste, mais avec le sentiment de se battre contre un plafond bas. Les médecins partent vers d’autres horizons, parfois après des années d’études éprouvantes. Les ingénieurs cherchent ailleurs les salaires, la reconnaissance et les perspectives qu’ils ne trouvent plus ici. Ceux qui restent portent le poids d’une double attente : réussir leur vie professionnelle et sauver en même temps leur vie familiale. C’est beaucoup demander à une génération déjà éprouvée.

Dans ce contexte, le célibat n’est plus seulement un choix personnel. Il devient parfois la conséquence directe d’un déséquilibre national. Une jeune femme diplômée peut être admirée pour son parcours, mais ne recevoir aucune proposition sérieuse, parce que les hommes de sa génération hésitent, calculent, reculent, partent ou se sentent incapables d’assumer. Un jeune homme sérieux peut aimer sincèrement mais se taire, parce qu’il sait que son salaire ne couvrira pas les dépenses d’un foyer. Alors les sentiments existent, mais ils restent suspendus. Les rencontres existent, mais elles ne débouchent pas. Les familles s’inquiètent, les voisins commentent, les réseaux sociaux amplifient les frustrations, et chacun finit par croire que son cas est individuel, alors qu’il s’agit d’un phénomène collectif.

Le plus grave est peut-être là : nous avons transformé un problème national en série de drames privés. On dit à la fille d’être patiente. On dit au garçon d’être courageux. On dit aux parents de ne pas se mêler. On dit aux professionnels des événements de s’adapter. On dit à l’État que ce n’est pas son affaire. Mais lorsque l’économie bloque le social, lorsque le social alourdit le psychologique, lorsque le psychologique se transforme en découragement général, l’État ne peut pas rester spectateur. La famille n’est pas une affaire secondaire. Elle est l’un des piliers invisibles de la stabilité du pays.

 

Un secteur festif qui devient un baromètre social

Les professionnels des événements le sentent avant les autres. Les salles de fêtes, les traiteurs, les décorateurs, les photographes, les musiciens, les coiffeuses, les maquilleuses, les loueurs de robes, les artisans, les fleuristes, les pâtissiers, les transporteurs, tout un écosystème vit autour du mariage. Quand les cérémonies diminuent, ce n’est pas seulement une tradition qui s’efface, c’est une chaîne économique qui tremble. On croit parfois que la fête est un luxe. Mais dans notre pays, la fête est aussi un emploi, un savoir-faire, une saison de travail, une circulation d’argent entre petites entreprises et familles.

Bien sûr, il ne faut pas défendre l’excès pour l’excès. Il y a eu, dans nos pratiques, des dépenses inutiles, des compétitions absurdes, des mariages transformés en vitrines sociales, des familles endettées pour impressionner des invités qui oublient tout le lendemain. Il faut avoir le courage de le dire : certaines dépenses doivent être réduites, certaines habitudes doivent être simplifiées, certains rituels doivent retrouver leur sens. Le mariage ne doit pas devenir une foire de prestige où l’on mesure l’amour au nombre de plats, de robes ou de caméras. Mais la solution ne peut pas être la disparition progressive du mariage. La solution doit être un retour à la mesure, à la dignité, à l’aide intelligente.

C’est pourquoi la question mérite un débat public. Nous ne pouvons pas nous contenter de constater que les jeunes se marient moins, que les naissances reculent, que les divorces augmentent, que les compétences partent, que les familles s’inquiètent, que les métiers de l’événementiel souffrent. Tout cela forme une même toile. Tirer un fil, c’est faire bouger l’ensemble. Le mariage n’est pas uniquement un acte privé entre deux personnes, il est aussi un signal de confiance dans l’avenir. Quand ce signal faiblit, il faut se demander ce que le pays a cessé de promettre à sa jeunesse.

 

Un crédit mariage pour rouvrir l’horizon

C’est dans cet esprit que je romps l’omerta et que j’ose proposer une idée simple : un emprunt ou crédit mariage encadré, raisonnable, accessible, avec une aisance réelle dans le remboursement. Il ne s’agit pas d’encourager les dépenses folles ni de pousser les jeunes à s’endetter pour une nuit de fête. Il s’agit d’accompagner un projet de vie. Un crédit mariage pourrait être conçu comme un crédit social, plafonné, transparent, réservé aux couples qui construisent effectivement un foyer, avec une période de grâce, un taux préférentiel, un remboursement long et léger, et pourquoi pas une bonification partielle de l’État pour les revenus modestes et moyens.

Ce crédit ne devrait pas financer la vanité, il devrait financer l’installation : le logement, les meubles essentiels, les frais administratifs, une cérémonie raisonnable, les premiers équipements du foyer. Les banques pourraient y participer, mais l’État devrait en garantir une partie, car l’enjeu dépasse la rentabilité bancaire. On aide parfois les entreprises parce qu’elles créent de l’emploi. Pourquoi ne pas aider les foyers qui créent de la stabilité ? On finance des secteurs économiques parce qu’ils portent la croissance. Pourquoi ne pas soutenir l’union familiale lorsqu’elle porte la cohésion sociale ?

Pour éviter les abus, il faudrait des règles claires. Le montant doit être plafonné. Le remboursement doit être compatible avec le revenu du couple. Les dépenses éligibles doivent être précisées. Les fournisseurs doivent être déclarés, afin que l’argent circule dans l’économie formelle. Les couples doivent être protégés contre le surendettement. Et surtout, il faut accompagner ce crédit d’une réforme culturelle : apprendre à organiser des mariages beaux, dignes, sobres, sans humiliation financière. Le bonheur a un prix, oui, mais ce prix ne doit pas devenir une punition.

On dira peut-être que l’État a d’autres priorités. C’est vrai. Mais une nation qui ne regarde plus sa jeunesse fonder des foyers avec confiance doit s’interroger sur ses priorités profondes. Le mariage n’est pas une simple fête du samedi soir. Il est un acte de foi dans demain. Il dit qu’un homme et une femme acceptent de construire, malgré l’incertitude. Il dit que les familles continuent de croire à la transmission. Il dit qu’un pays reste habitable, non seulement pour travailler, mais pour aimer, élever des enfants, vieillir entouré.

Nous devons donc sortir de la gêne. Parler du mariage, ce n’est pas être passéiste. Défendre la famille, ce n’est pas nier la liberté individuelle. Proposer un crédit mariage, ce n’est pas acheter le bonheur, c’est reconnaître que le bonheur a besoin d’un minimum de conditions matérielles pour ne pas s’épuiser avant même de commencer. La Tunisie a toujours su inventer des compromis entre tradition et modernité. Elle doit aujourd’hui inventer une politique familiale adaptée à son temps, respectueuse des jeunes, consciente des réalités économiques, mais assez courageuse pour dire que le célibat subi, la précarité affective et la peur de fonder une famille ne sont pas des détails.

Le péril en la demeure n’est pas seulement que les jeunes ne se marient plus. Le péril est que nous nous habituions à cette situation, que nous la commentions avec fatalisme, que nous la rangions parmi les choses normales du temps présent. Rien n’est normal lorsqu’une société cesse progressivement d’offrir à ses enfants les moyens de construire une maison, au sens matériel comme au sens moral. Il est encore temps d’agir. Il est encore temps de simplifier les rites, de soutenir les couples, de protéger les métiers liés au mariage, de retenir les compétences, de donner aux jeunes une raison de rester et de bâtir. Une société qui aide ses enfants à se marier ne finance pas seulement une cérémonie. Elle investit dans sa propre continuité.



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Manouba : campagne de vaccination antirabique de plus de 340 animaux à Borj El Amri

Les services vétérinaires du Commissariat régional au développement agricole (CRDA) à Manouba, ont organisé, vendredi, une campagne exceptionnelle gratuite de vaccination contre la rage dans la localité d’El Messaidine, relevant de la délégation de Borj El Amri.

L’opération a permis de vacciner plus de 176 chiens et 169 chats, selon des données communiquées à l’Agence TAP par le service de la production animale du CRDA.

Par ailleurs, le chef du service de la production animale au`CRDA, Lotfi Sayahi, a indiqué, à l’Agence TAP, que 96% du cheptel bovin a été vacciné contre la dermatose nodulaire, entre février et juin 2026.

Le taux de couverture vaccinale contre la fièvre aphteuse a atteint 60% et 100%, pour la même période, a ajouté Sayahi.

Concerant les petits ruminants (ovins et caprins), la vaccination contre la fièvre aphteuse (trivalente) a touché 398 mille têtes, soit un taux de couverture de 100%.

La vaccination contre la variole ovine et la peste des petits ruminants a concerné 340 mille têtes, soit un taux de couverture de plus de 86%, d’après la même source.

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Manouba : Vaste campagne contre le commerce anarchique et l’occupation illicite de l’espace public

Les unités de la police municipale à Manouba ont lancé une campagne visant à lutter contre les occupations illicites des trottoirs, le commerce anarchique et les atteintes à l’ordre et à la tranquillité publics.

Menée dans les délégations de Jedaida et de La Manouba, cette campagne a donné lieu à la constatation de 25 infractions, ainsi qu’à la saisie de 219 chaises et 57 tables.

Les opérations de lutte contre l’occupation illicite du domaine public se poursuivront de manière régulière dans les différents quartiers afin d’endiguer le phénomène d’appropriation de la voie publique, a indiqué à l’Agence TAP une source de la brigade régionale de la police municipale.

(D’après Tap)

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L’impunité administrative : cette panne silencieuse qui coûte cher à la Tunisie

Par Zouhaïr BEN AMOR (Universitaire)

Il y a des scènes banales qui, à force de se répéter, finissent par raconter tout un pays. Un citoyen se rend à la mairie pour récupérer un papier annoncé comme prêt. Il a pris sa matinée, parfois un taxi, parfois il a laissé son travail, parfois il a demandé à un voisin de garder un enfant ou à un parent de l’accompagner. On lui avait dit : revenez tel jour, votre document sera prêt. Le jour arrive, mais le papier n’est pas là. La formule tombe, légère, presque mécanique : revenez demain. On ne s’excuse pas vraiment. On n’explique pas clairement. On ne mesure pas le temps perdu. On oublie que, pour l’administration, ce n’est qu’un dossier parmi d’autres, mais pour le citoyen, c’est une démarche, une attente, parfois une urgence, souvent une fatigue.

Le plus inquiétant n’est pas seulement le retard. Le plus inquiétant est l’habitude du retard. Ce qui choque n’est pas uniquement qu’une imprimante manque de papier ou qu’un appareil soit en panne. Ce qui choque, c’est que cette panne puisse devenir normale, acceptée, presque intégrée au paysage administratif. Dans une société qui aspire à la modernité, il n’est pas normal qu’un service public dépende du hasard d’une ramette de papier, de l’humeur d’un agent ou de la disponibilité approximative d’un responsable. Un document promis pour le jour J doit être prêt le jour J. Le lendemain n’est pas un détail, c’est une rupture de confiance.

Dans beaucoup de nos administrations, le citoyen ne se plaint pas seulement d’une lenteur. Il se plaint surtout d’une absence de conséquence. Quand un comportement irrégulier est signalé à la hiérarchie, on espère naturellement une vérification, une écoute, une correctionet, lorsque les faits sont établis, une sanction proportionnée. Or très souvent, la plainte disparaît dans les couloirs. Elle devient un papier de plus, un bruit de plus, une gêne de plus. L’agent mis en cause, au lieu d’être rappelé à l’ordre, se sent parfois protégé par l’inertie du système. Il comprend que rien ne lui arrivera. Et quand l’impunité s’installe, le comportement fautif cesse d’être une anomalie : il devient une méthode.

Quand la plainte s’égare dans les couloirs

Le citoyen tunisien connaît cette impression pénible : il parle, mais personne n’écoute vraiment. Il écrit une réclamation, mais elle ne provoque aucun mouvement visible. Il signale un abus, mais l’abus continue. Il dénonce une négligence, mais la négligence revient le lendemain, identique, parfois plus arrogante encore. Cette expérience est destructrice, car elle enseigne au citoyen que la règle existe dans les textes, mais qu’elle se fatigue dans la pratique. Elle lui apprend que l’administration peut être forte devant le faible, mais faible devant ses propres défaillances.

Une hiérarchie qui ne réagit pas affaiblit son autorité. Elle croit parfois préserver la paix interne en évitant le conflit avec l’agent fautif. En réalité, elle nourrit un conflit plus profond avec l’ensemble des citoyens. Elle protège momentanément un individu, mais elle abîme durablement l’institution. Car l’administration n’est pas faite pour protéger les agents contre les usagers, elle est faite pour protéger le service public contre les abus, d’où qu’ils viennent. Un responsable qui enterre une réclamation ne calme pas la situation, il fabrique la prochaine crise.

Il faut aussi sortir d’une confusion très répandue : demander des comptes à un agent public n’est pas une attaque personnelle. Ce n’est pas une vengeance, ce n’est pas une humiliation, ce n’est pas une chasse aux sorcières. C’est simplement le fonctionnement normal d’un service qui doit rendre des comptes. Dans une école, un hôpital, une municipalité, une recette des finances, un bureau d’état civil ou une administration régionale, l’agent n’est pas propriétaire de son poste. Il exerce une mission au nom de la collectivité. Cette mission lui donne des droits, mais aussi des devoirs. Le premier de ces devoirs est le respect du citoyen.

Le petit désordre qui fabrique la grande défiance

On a parfois tendance à sourire devant les petites pannes : pas de papier, pas de toner, pas de signature, pas de cachet, pas de connexion, pas de responsable, pas de réponse. On les traite comme des anecdotes. Pourtant, ce sont précisément ces petites pannes qui fabriquent la grande défiance. Le citoyen n’a pas toujours accès aux grands dossiers de l’État. Il ne voit pas tous les budgets, il ne lit pas tous les décrets, il ne participe pas à toutes les réunions. Mais il voit très bien si l’agent au guichet le respecte, si le document est prêt, si la file avance, si la réponse est claire, si l’horaire est respecté.

L’administration se juge souvent dans ces instants ordinaires. Une imprimante sans papier dans une mairie n’est pas seulement une imprimante sans papier. C’est le symbole d’un système qui n’a pas prévu l’évidence. C’est le signe d’une chaîne de responsabilité rompue : qui devait vérifier les stocks ? Qui devait signaler la panne ? Qui devait acheter le papier ? Qui devait organiser une solution provisoire ? Qui devait informer le citoyen ? Lorsque personne ne répond à ces questions, c’est que tout le monde est responsable en théorie et que personne ne l’est en pratique.

Cette culture du flou est dangereuse. Elle permet à chacun de se réfugier derrière une excuse. L’agent dit que ce n’est pas lui. Le chef de service dit qu’il n’était pas au courant. Le responsable dit qu’il manque de moyens. Le citoyen, lui, rentre chez lui avec son problème non résolu. Bien sûr, nos administrations ont parfois de vrais manques : manque de personnel, manque de matériel, surcharge, budgets limités, procédures anciennes. Il serait injuste de nier ces difficultés. Mais la pauvreté des moyens ne doit jamais devenir un permis de négligence. Quand les moyens sont limités, l’organisation doit être plus rigoureuse, non plus désordonnée.

Le dysfonctionnement répété a un coût invisible. Il coûte des heures de travail perdues, des déplacements inutiles, de l’essence, de la fatigue, de la colère, de la méfiance. Il pousse certains citoyens vers les passe-droits, car ils finissent par croire que la voie normale ne fonctionne pas. Il encourage les relations, les interventions, les coups de téléphone, les connaissances. Et c’est ainsi que la petite panne administrative finit par ouvrir la porte à une grande maladie sociale : l’idée que le droit seul ne suffit pas, qu’il faut toujours connaître quelqu’un pour obtenir ce qui devrait être obtenu simplement.

Sanctionner n’est pas humilier, c’est protéger le service public

Une administration en règle n’est pas une administration qui punit pour punir. C’est une administration qui sait distinguer l’erreur, la faute, la négligence répétée et la fraude. L’erreur peut se corriger par la formation. La faute doit être rappelée. La négligence répétée exige une sanction. La fraude doit être traitée avec fermeté. Si ces niveaux sont confondus, l’injustice apparaît. Mais si rien n’est traité, l’impunité gagne. Le citoyen n’a pas besoin d’une administration brutale, il a besoin d’une administration sérieuse.

Il faut donc mettre en place des mécanismes simples, lisibles et obligatoires. Chaque réclamation doit recevoir un numéro, une date, un délai de réponse et un responsable identifié. Le citoyen ne doit pas déposer une plainte dans le vide. Il doit pouvoir savoir où elle se trouve, qui l’examine et quand une réponse lui sera donnée. La hiérarchie doit être obligée de répondre, même lorsque la plainte n’est pas fondée. Une réponse claire vaut mieux qu’un silence méprisant. Le silence administratif est l’un des plus grands producteurs de colère civique.

Il faut également que les sanctions existent réellement. Une remarque écrite, un avertissement, un déplacement, une suspension, une procédure disciplinaire : tout cela doit être prévu, encadré, contrôlé et appliqué avec justice. Mais il faut surtout que les sanctions soient visibles dans leurs effets, sans nécessairement exposer les personnes à la vindicte publique. Le citoyen n’a pas besoin de connaître tous les détails du dossier disciplinaire, il a besoin de constater que le comportement dénoncé ne se répète plus. La meilleure sanction est parfois celle que l’on ne commente pas, mais dont on voit le résultat : le service fonctionne enfin.

La protection des lanceurs d’alerte internes est également indispensable. Dans chaque administration, il existe des agents honnêtes qui voient les abus, qui souffrent du désordre, qui veulent travailler correctement, mais qui se taisent par peur des représailles ou par découragement. Il faut les protéger. Il faut leur donner des canaux sûrs pour signaler les irrégularités. Une administration saine n’est pas celle où tout le monde se tait, c’est celle où la vérité peut remonter sans que celui qui la dit soit puni à la place de celui qui triche.

Remettre l’administration au service du citoyen

Réformer l’administration ne signifie pas seulement numériser les guichets ou installer des plateformes. Le numérique peut aider, bien sûr, mais il ne remplacera jamais l’éthique du service. Une plateforme peut recevoir une demande, mais elle ne garantit pas à elle seule le respect du délai. Un ordinateur peut imprimer un document, mais il ne remplace pas la conscience professionnelle. La modernisation ne doit pas être un décor, elle doit être une culture, celle du délai respecté, de la réponse claire, de la responsabilité assumée.

Chaque service public devrait afficher des engagements simples : délai de traitement, documents nécessaires, responsable du service, procédure de réclamation, recours possible. Ces informations doivent être visibles, compréhensibles et respectées. Le citoyen ne doit pas venir trois fois pour apprendre à la troisième visite qu’il manque une pièce. Il ne doit pas découvrir au guichet une règle inventée le matin même. Il ne doit pas dépendre du ton d’une personne pour accéder à un droit. La règle doit être écrite, stable, publique et la même pour tous.

Il faut aussi réhabiliter la notion de chef. Un chef de service n’est pas seulement une personne qui signe. C’est une personne qui organise, contrôle, anticipe, corrige. Il doit savoir si l’imprimante fonctionne, si le papier existe, si les agents sont présents, si les citoyens attendent trop longtemps, si les réclamations s’accumulent. La hiérarchie ne peut pas se contenter d’être une décoration administrative, elle doit être une responsabilité quotidienne. Là où il n’y a pas de contrôle, il y aura tôt ou tard du laisser-aller. Là où il n’y a pas de conséquence, il y aura tôt ou tard de l’abus.

La Tunisie n’a pas seulement besoin de grandes réformes annoncées dans les discours. Elle a besoin de petites rigueurs appliquées chaque jour. Elle a besoin d’une administration qui arrive à l’heure, qui répond, qui s’excuse lorsqu’elle se trompe, qui corrige lorsqu’elle faillit, qui sanctionne lorsqu’il le faut. Elle a besoin de responsables qui ne confondent pas solidarité de corps et complicité passive. Elle a besoin d’agents respectés, mais aussi responsables. Elle a besoin de citoyens patients, mais non humiliés.

Le service public est une promesse. Quand cette promesse est tenue, le citoyen retrouve confiance. Quand elle est trahie, même pour une simple feuille de papier, c’est l’État qui se réduit aux yeux de ceux qu’il devrait servir. Une administration digne n’est pas celle qui ne commet jamais d’erreurs, c’est celle qui refuse de les laisser se répéter. C’est celle qui comprend qu’un papier prêt le jour J, une imprimante fonctionnelle, une réclamation suivie et un agent rappelé à l’ordre ne sont pas des détails techniques. Ce sont les gestes élémentaires d’un pays qui se respecte.

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Climat : le printemps 2026 marque un retour à des conditions proches des normales saisonnières

À l’inverse des années précédentes, le printemps 2026 a marqué un retour vers des conditions climatiques plus proches des normales saisonnières, avec un léger excédent thermique de 0,3 °c, d’après le Bulletin climatique saisonnier, publié, vendredi, par l’INM.

La température moyenne du printemps 2026 a atteint 18,1°c dépassant la normale (17,8°c) de 0,3°c. Elle a varié entre 13,2°C à Thala et 22°c à Tozeur. La saison s’est caractérisée par des températures globalement supérieures à la normale, avec un réchauffement modéré. La température maximale a atteint 23,5°c légèrement inférieure à la normale (23,6°c) de 0,1°c. Elle a varié entre 18,4°c à Thala et 27,9°C à Tozeur. La température minimale s’est établie à 12,6°C dépassant la normale (12°c) de 0.6°c. Elle a varié entre 7,9°c au Kef et 16,1°C à Gabes.

L’INM a rappelé que le printemps 2024 a été le plus chaud depuis 1950 avec un écart de température moyenne de +1,6 °c par rapport à la normale et le printemps de 2025 se classe au deuxième rang des plus chauds avec un excédent thermique de 1,5 °c par rapport aux normales (1991-2020).

// Une pluviométrie globalement proche de la normale

Sur le plan pluviométrique, le cumul des précipitations printanières s’est établi à 2019,9 mm (25 stations principales) contre une normale de 2085,7 mm, soit 96,8 % de la normale, correspondant à un léger déficit de 3,2 %. Le printemps s’est ainsi caractérisé par une pluviométrie proche de la normale mais inégalement répartie selon les régions.

Des excédents pluviométriques ont été enregistrés dans plusieurs régions, notamment à Remada avec 43,4 mm contre une normale de 25,3 mm (+71,5 %), Nabeul avec 141,6 mm contre 87,5 mm (+61,8 %), Kasserine avec 110,5 mm contre 76,1 mm (+45,2 %), Mahdia avec 95,7 mm contre 71,3 mm (+34,2 %) et Jendouba avec 152,9 mm contre 130,7 mm (+17 %).

À l’inverse, plusieurs régions ont connu un déficit pluviométrique, particulièrement Gabès (13,2 mm contre 44,3 mm/ -70,2 %), Matmata (19 mm contre 40,3 mm / -52,9 %), Kébili (15 mm contre 30 mm/ -50 %), Tozeur (15,2 mm contre 28,5 mm / – 46,7 %) et Bizerte (80,8 mm contre 130,1 mm / – 37,9 %). Ainsi, le printemps 2026 se caractérise par une pluviométrie globalement proche de la normale, avec une bonne répartition régionale mais des déficits marqués dans le Sud.

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Clément Sénéchal : « La canicule aggrave les inégalités »

Ancien chargé de campagne climat de Greenpeace France et auteur de Pourquoi l’écologie perd toujours, le sociologue, Clément Sénéchal analyse les propositions des candidats à l’élection présidentielle de 2027 face au réchauffement climatique. Pour lui, la canicule révèle avant tout…

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Ben Arous : un incendie rapidement maîtrisé au marché de gros de Bir El Kassaâ

Les unités de la protection civile sont parvenues à maitriser un incendie, qui s’est déclaré, jeudi, vers 11h du matin dans un espace inoccupé à proximité du parking du marché de gros de Bir El Kassaa.

Le feu a été totalement éteint sans faire de victimes ni provoquer de dommages matériels significatifs, tout en assurant la poursuite ordinaire des activités du marché, lit-on dans un communiqué rendu de la Société tunisienne des marchés de gros (SOTUMAG).

La société a précisé que ses agents ont détecté le départ de feu dès ses premières manifestations et sont intervenus immédiatement en mettant en œuvre les premières mesures nécessaires afin d’en limiter la propagation et de sécuriser les lieux, en coordination avec les services de la Protection civile, qui se sont rapidement rendus sur place.

Selon le même communiqué, la SOTUMAG a souligné que l’efficacité de cette intervention témoigne de l’état de préparation du dispositif de prévention mis en place. Celui-ci comprend notamment la création d’une cellule de crise, la mise en œuvre d’un programme préventif en prévision de la saison estivale, incluant le débroussaillage et l’élimination des matières inflammables, ainsi que la formation des agents aux premières interventions et à la lutte contre les incendies.

Des exercices de simulation ont également été organisés en coordination avec les services de la Protection civile.

La Sotumag a enfin assuré que la situation est entièrement sous contrôle, réaffirmant son engagement à renforcer davantage son dispositif de sécurité et de prévention afin de garantir la protection des personnes et des biens, ainsi que la continuité de ce service économique stratégique dans l’accomplissement de sa mission nationale.

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