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Le cinéma tunisien une nouvelle fois à l’honneur en Suisse

Le court métrage « Sursis » du réalisateur tunisien Walid Tayaa fait partie de la programmation de la 20e édition du Festival cinémas d’Afrique – Lausanne, du 13 au 16 août 2026.

Sélectionné en compétition officielle aux Journées cinématographiques de Carthage (JCC2025), « Sursis » questionne avec une esthétique du silence et du hors-champ les traces laissées par des traumatismes collectifs.

Le film tunisien sera programmé à Lausanne jeudi 13 août à 18h30 à Paderewski et samedi 15 août à 10h30 à la Salle des fêtes.

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Exposition collective à la librairie Fahrenheit 451 : Entre les rayonnages se nichent matières, signes et paysages

À la librairie Fahrenheit 451, à Carthage, l’accrochage collectif qui se prolonge jusqu’au 31 août transforme l’espace familier des livres en un petit théâtre des sensibilités plastiques. L’exposition réunit huit voix, celles de Chaima Ben Said, Emna Ghezaiel, Hamda Dniden, Laetitia Scialla, Maria Dubin, Najah Zarbout, Slim Gomri et Wissem El Abed. Elle dessine une […]

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L’artiste cubain Alfredo Rodriguez à La Presse : Il n’y a pas de limites dans le brassage musical

Le célèbre pianiste et compositeur de jazz Alfredo Rodriguez a été sur scène pour le premier concert au Théâtre de la mer, à la 20e édition du Tabarka Jazz Festival. Nous en avons profité pour lui poser quelques questions. La Presse — C’est votre premier spectacle en Tunisie. La soirée coïncide avec le retour du […]

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Exposition « Jours d’été » de Cyrine Mami et Stéphanie Peix à Tunis : Quand deux univers se rencontrent

Dans « Jours d’été », deux univers artistiques fusionnent sur une dizaine de jours pour donner vie à une déambulation entre photographies, poésie, et œuvres de broderie. La photographe et traductrice Cyrine Mami, et la créatrice d’œuvres en fil Stéphanie Peix invitent le visiteur à s’enivrer visuellement de paysages naturels, pour la plupart de la […]

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Ooredoo Tunisie reconduit son partenariat avec le Festival international de Carthage pour une cinquième année

Ooredoo Tunisie poursuit son accompagnement du Festival international de Carthage en qualité de sponsor officiel. L’opérateur de télécommunications a annoncé le renouvellement de ce partenariat pour la cinquième année consécutive, à l’occasion de la 60ᵉ édition de cette manifestation culturelle majeure.

Ooredoo confirme son soutien au Festival de Carthage

Ooredoo Tunisie a annoncé le renouvellement de son partenariat avec le Festival international de Carthage en tant que sponsor officiel, marquant ainsi une cinquième année consécutive d’accompagnement de l’un des plus grands rendez-vous culturels de Tunisie.

À travers cette reconduction, l’opérateur affirme poursuivre son engagement en faveur de la promotion de la culture et du patrimoine artistique tunisien. Le partenariat s’inscrit dans le cadre de la 60ᵉ édition du festival, qui se tiendra dans l’amphithéâtre romain de Carthage et réunira, comme chaque année, des artistes tunisiens, arabes et internationaux.

Selon Ooredoo Tunisie, cette nouvelle édition mettra en avant la diversité des expressions artistiques et proposera une programmation destinée à célébrer la créativité et l’excellence culturelle.

Une vision qui associe technologie et culture

Cité dans un communiqué, Eyas Assaf, directeur général d’Ooredoo Tunisie, a souligné que le renouvellement de ce partenariat traduit l’engagement de l’entreprise en faveur du patrimoine culturel tunisien ainsi que de la valorisation des talents nationaux.

« Notre partenariat renouvelé avec le Festival international de Carthage reflète notre engagement constant en faveur du patrimoine culturel tunisien, tout en célébrant le talent et la créativité qui font la richesse de notre pays. Nous sommes fiers d’accompagner ce festival d’exception pour la cinquième année consécutive et invitons tous les Tunisiens à vivre une nouvelle édition inoubliable », a-t-il déclaré.

L’opérateur estime également que cette collaboration s’inscrit dans sa vision consistant à rapprocher les individus non seulement grâce aux technologies de communication, mais aussi à travers les événements culturels fédérateurs.

Un engagement renouvelé en faveur du patrimoine culturel

Avec cette reconduction, Ooredoo Tunisie réaffirme sa volonté de contribuer au rayonnement du Festival international de Carthage et de soutenir la pérennité de l’une des manifestations artistiques les plus emblématiques du pays.

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Récolte céréalière : Béja enregistre déjà 1,8 million de quintaux collectés

Depuis le démarrage de la saison des moissons, les quantités collectées de céréales au gouvernorat de Béja ont atteint 1,8 million de quintaux sur un total de 8,4 millions de quintaux collectés jusqu’à présent à l’échelle nationale, ce qui place la région au premier rang, a indiqué à l’Agence TAP la PDG de l’Office des Céréales, Saloua Ben Hadid Zouari.

En marge d’une visite effectuée lundi à Béja pour suivre l’avancement des opérations de collecte de céréales, elle a rappelé le rôle stratégique que joue la région dans la céréaliculture avec 155000 hectares ensemencés (soit 15 % de la superficie nationale consacrée à cette culture), en plus elle compte 16 sociétés de collecte, dont deux coopératives, 12 groupements et 45 centres de collecte, d’une capacité totale de stockage de 2,2 millions de quintaux.

La même source a affirmé que les pluies enregistrées récemment n’ont eu aucun impact sur les critères de classement des céréales ni sur la qualité de la récolte, ajoutant que les opérations de réception et de collecte se déroulent dans de bonnes conditions et que les centres de collecte ont procédé au paiement des agriculteurs.

De son côté, le président de l’Union régionale de l’agriculture à Béja, Chokri Djebi a estimé qu’après la collecte de 75% de la récolte dans la région, la production demeure inférieure aux prévisions en raison des conditions climatiques enregistrées durant le mois d’avril ainsi qu’au manque d’intrants agricoles, appelant à faire preuve davantage de souplesse dans le classement des céréales.

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Amie des arts et lettres : Marie-France Belhassine n’est plus

Durant des décennies, Marie-France Belhassine a accompagné des centaines d’artistes en animant le Diwan Dar El Jeld, un espace culturel qui bien avant leur éclosion, préfigurait les concept-stores d’aujourd’hui.

Avec un sens inné de l’accueil et une disponibilité à toute épreuve, Marie-France Belhassine avait su transformer une simple boutique en hub artistique et littéraire. Mieux, elle a contribué avec la famille Abdelkefi à faire du Diwan le lieu d’expositions innovante et de rendez-vous livresques.

Aujourd’hui intégré à une autre initiative du groupe Dar El Jeld, le Diwan a laissé un sillage de convivialité et a compté parmi les premiers espaces culturels privés de la médina de Tunis.

Marie-France Belhassine en avait été la première médiatrice et n’a jamais été oubliée malgré plusieurs années depuis son départ à la retraite. Paix à son âme et condoléances à la famille.

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Diminution des surfaces, hausse des coûts…  les producteurs de tomates voient rouge 

Les effets des dérèglements climatiques et des restrictions phytosanitaires se font déjà sentir dans les champs des tomates. Les premières estimations laissent entrevoir une production nationale totale d’environ 800.000 tonnes, soit une baisse d’environ 200.000 tonnes par rapport à la saison précédente. Le Cap Bon, principal bassin de production des tomates, traverse une période difficile. Touchées par des conditions climatiques extrêmes durant l’été, les exploitations agricoles peinent à produire les volumes habituels. Dans ce contexte, Mohamed Ben Hassan, secrétaire général de l’Union régionale des producteurs de tomates de transformation de Nabeul, a confirmé que la campagne actuelle est confrontée à de nombreuses difficultés et à un démarrage lent. Les facteurs naturels et climatiques ralentissent le rythme des récoltes, qui devraient se dérouler par étapes, sans le pic de production habituel des années précédentes, précisant que la superficie cultivée cette année atteint 4.500 hectares au niveau régional et environ 15.000 hectares au niveau national. Selon les premières estimations, le rendement moyen ne dépassera pas 55 tonnes par hectare, un faible taux principalement dû aux conditions météorologiques défavorables de mars et avril. Les récentes vagues de chaleur ont eu un impact direct et négatif sur les cultures de tomates tardives (semées en avril), tandis que les cultures précoces (semées début mars) ont été épargnées et ont connu une production stable. Certains producteurs dénoncent, en effet, une hausse continue des coûts de production, alors que le prix de référence reste fixé à 270 millimes le kilogramme pour la quatrième saison consécutive. L’augmentation du coût des produits phytosanitaires et le manque de main-d’œuvre pèsent sur les revenus des agriculteurs, en l’absence de contrôle économique sur les points de vente des intrants. Par ailleurs, le rythme de collecte demeure lent en raison de l’existence d’un stock de concentré jugé suffisant pour couvrir la demande nationale pendant deux ans.

Concernant les difficultés structurelles et les revendications de longue date des agriculteurs, Mohamed Ben Hassan a dénoncé le gel du prix de référence de la tomate à 270 millimes le kilogramme pendant plus de quatre années consécutives, malgré l’augmentation annuelle vertigineuse des coûts de production, qui ont progressé de 30 à 40% par an. «Nous avons demandé à plusieurs reprises, par l’intermédiaire des structures fédérales et de la Fédération régionale, une révision de ce prix qui ne couvre plus les dépenses des agriculteurs, mais malheureusement, nos appels sont restés vains», a-t-il déploré.

Assurer la pérennité de la filière

Les voyants sont au rouge au sein de la filière de la tomate. Tel est le cri d’alarme lancé par le Groupement interprofessionnel des légumes qui dresse un tableau inquiétant, menaçant la disponibilité de ce fruit rouge en quantités suffisantes sur le marché local. Anis Kharbach, vice-président du Groupement, confirme une baisse de la production d’au moins 15% et un stock de concentré de 50.000 tonnes. Il estime que les producteurs constituent le maillon le plus fragile de la chaîne, en raison de l’envolée des coûts, de l’absence de revalorisation du prix de référence et des difficultés de financement. Par conséquent, il appelle à mieux associer les agriculteurs aux travaux du groupement professionnel des industries des conserves et à ouvrir un dialogue entre producteurs et industriels. Il exhorte les autorités de tutelle à intervenir d’urgence pour préserver l’avenir de l’agriculture en créant un environnement propice qui encourage les jeunes, soutient la production et offre les garanties nécessaires. Il a averti que le maintien de la situation actuelle menace l’ensemble du système agricole et le plonge dans l’incertitude. Face à cette situation, l’Union régionale appelle les agriculteurs à boycotter cette culture lors des prochaines campagnes tant que des solutions aux problèmes structurels n’auront pas été apportées. En sus, elle plaide pour une mobilisation des parties prenantes afin d’examiner les revendications des producteurs et d’assurer la pérennité de la filière. 

Kamel BOUAOUINA



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Bientôt en salles, Dream Chock : le football marocain, héros d’une comédie populaire

À partir du 22 juillet, Dream Chock, le nouveau long-métrage de Brahim Chikiri, investira les salles obscures avec une histoire drôle, familiale et profondément ancrée dans la société marocaine. Portée par un casting de premier plan, cette comédie fait du…

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38 domaines agricoles pour les sociétés communautaires

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a annoncé l’élaboration d’une première liste de domaines agricoles domaniaux destinés à être proposés en location par négociation directe au profit des sociétés communautaires.

Cette première sélection comprend 38 exploitations agricoles, réparties sur 10 gouvernorats et 24 délégations, couvrant une superficie totale d’environ 17 014 hectares. Cette annonce figure dans une réponse écrite adressée par le ministère à la députée Manel Bdida, en réponse à une question parlementaire portant sur la mise en œuvre de l’arrêté conjoint des ministres des Domaines de l’État et de l’Agriculture, publié le 4 novembre 2025.

Ce texte fixe les conditions et les procédures accordant aux sociétés communautaires une priorité pour la location de ces terres agricoles domaniales. Le ministère précise également que la commission conjointe instituée par la décision n° 3842, composée de représentants des ministères de l’Agriculture, des Domaines de l’État, ainsi que de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a entamé l’examen des domaines agricoles susceptibles d’être intégrés à une deuxième liste.
Dans ce cadre, la commission étudiera notamment le cas de certains terrains domaniaux récupérés et actuellement vacants, situés dans la délégation d’El Amra, dans le gouvernorat de Sfax, en vue de leur éventuelle intégration au prochain programme de mise en location.

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C’était mieux avant ? Le grand retour des traditions entre mémoire et illusion

Il suffit d’assister à un mariage, de parcourir les réseaux sociaux ou d’observer les tendances de la mode pour s’en rendre compte : le passé est redevenu désirable. Les cérémonies traditionnelles retrouvent leur faste, la « outia », soirée de…

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Tunisie : le prix moyen d’une brebis a bondi de 800 %

Le prix moyen d’une brebis a bondi d’environ 800 % entre 2010 et le premier semestre 2026. Tandis que la production nationale de viande rouge a reculé d’environ 10 % sur la même période, révèlent des données officielles.

D’après les statistiques de l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP), le prix moyen d’une brebis est passé d’une fourchette de 240 à 300 dinars en 2010 à près de 2.500 dinars au premier semestre 2026, soit une hausse d’environ 800 %.

Parallèlement, la production nationale de viande rouge est passée de 122.700 tonnes en 2010 à environ 110.800 tonnes en 2025, soit un recul d’environ 10 %; alors que la demande demeure soutenue.

Les données présentées le 2 juillet devant la commission des secteurs productifs du Conseil national des régions et des districts (CNRD) attribuent cette évolution à une combinaison de facteurs économiques et climatiques.

Les représentants du ministère de l’Agriculture évoquent notamment la hausse du coût des aliments pour bétail, sous l’effet de l’augmentation des prix mondiaux des céréales, du renchérissement des importations et du transport, ainsi que des épisodes répétés de sécheresse ayant réduit la production de fourrages.

Ils ont également fait état d’un recul continu du cheptel national, en particulier des femelles reproductrices, d’une baisse du nombre d’éleveurs et de difficultés d’accès au financement, qui ont conduit de nombreux exploitants à réduire leur activité ou à quitter le secteur. Cette situation a affecté la production nationale de viande rouge et de lait.

Le ministère du Commerce souligne, pour sa part, que le déficit structurel de la production est accentué par la recrudescence de la contrebande et de l’abattage clandestin, limitant davantage l’offre sur le marché.

Afin d’atténuer les tensions sur l’approvisionnement, les autorités ont procédé ces dernières années à des importations exceptionnelles de viandes réfrigérées et congelées, notamment durant les périodes de forte consommation.

Face à ces défis, le ministère de l’Agriculture a présenté un programme de relance à l’horizon 2030 visant à reconstituer le cheptel national et à améliorer la productivité de la filière.

Ce plan prévoit le soutien aux petits éleveurs, le développement de la production locale d’aliments pour bétail, le renforcement des services vétérinaires, l’amélioration génétique des races, la généralisation de l’identification électronique des animaux ainsi que la mise en place d’une plateforme numérique nationale de suivi du cheptel.

Le programme comprend également l’extension des cultures fourragères, la valorisation des sous-produits agricoles et industriels dans l’alimentation animale, le renforcement des campagnes de vaccination et la constitution d’un stock de régulation destiné à réduire la dépendance aux importations et à stabiliser le marché.

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La SONEDE alerte sur des perturbations temporaires de l’alimentation en eau

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé, samedi, des perturbations et des coupures de l’approvisionnement en eau potable dans les zones en hauteur de Mohammedia (gouvernorat de Ben Arous), ainsi que dans les délégations de Jebel Oust et Bir Mcherga (gouvernorat de Zaghouan), à partir de la soirée du 4 juillet, en raison d’une panne soudaine survenue à la station de pompage de Mohammedia.

Dans un communiqué, la SONEDE a précisé que la distribution reprendra progressivement à partir de la mi-journée du dimanche 5 juillet.

L’entreprise publique a également fait état de perturbations dans la distribution de l’eau dans les gouvernorats de Sousse, Monastir et Mahdia, en raison de la hausse de la consommation durant la saison estivale et de l’achèvement des essais de la station de dessalement d’eau de mer de Sousse.

La SONEDE a indiqué qu’un système de coupures nocturnes quotidiennes sera appliqué de minuit à 5 heures du matin à compter du dimanche 5 juillet, jusqu’au rétablissement de la stabilité de l’approvisionnement et à l’amélioration de l’équilibre hydrique dans la région.

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Hammamet, capitale des musiques du monde pendant 34 jours

Le Festival International de Hammamet célébrera sa 60e édition du 11 juillet au 13 août 2026, sous le slogan «Endless Memories». Pendant 34 jours, l’amphithéâtre accueillera 32 spectacles réunissant des artistes venus de douze pays, à savoir la Tunisie, le Liban, la Palestine, les États-Unis, le Mali, l’Espagne, le Portugal, Cuba, la Turquie, le Maroc, l’Algérie et l’Italie.
Selon les chiffres présentés par le directeur de l’édition, Najib Kasraoui, la programmation se compose de 4 pièces de théâtre, d’une création chorégraphique et de 27 concerts. Sur cet ensemble, 14 participations sont tunisiennes, ce qui représente 43,8 % de la programmation totale, contre 34,4 % pour les spectacles arabes et 21,9 % pour les propositions internationales.
Lors d’une conférence de presse, Najib Kasraoui a salué le travail de son équipe et rendu hommage à la femme tunisienne, à qui reviennent l’ouverture et la clôture de cette édition. Il a rappelé que cette programmation anniversaire reste fidèle à l’esprit du festival, fondé en 1964, en conjuguant musique, théâtre et danse à travers le jazz, le blues, le fado, le rock alternatif, les musiques africaines, les sonorités cubaines, le Tarab et des créations arabes contemporaines.
Les préparatifs, entamés en novembre 2025, ont permis de réunir plusieurs figures internationales. Dhafer Youssef présentera son nouvel album « Shiraz », aux côtés du Palestinien Faraj Suleiman, de Marcel Khalife, de la Portugaise Mariza, référence du fado, et du Malien Salif Keïta. Le programme comprend également l’Italien Mario Biondi, l’Espagnole Bebe, l’orchestre cubain Buena Vista Orchestra, l’Américain Big Daddy Wilson, le groupe algérien Gnawa Diffusion, le groupe turc Dedublüman et la Marocaine Najat Aâtabou. Le spectacle « Aïta mon amour », porté par Widad Mjama et Khalil Epi, proposera une relecture du patrimoine populaire marocain. Le Liban sera particulièrement représenté, avec Yasmine Hamdan, Yara, Joseph Attieh, Ghassan Yammine, Melhem Zein, Cindy Latty et Adam.
La scène tunisienne occupera une large place dans cette édition. Le festival s’ouvrira le 11 juillet 2026 avec « Les Fugueuses », de Wafa Taboubi. Le volet théâtre proposera « Jacaranda », texte d’Abdelhalim Messaoudi mis en scène par Nizar Saidi, « Testostérone » de Cyrine Gannoun, et « Le Jardin des amants » de Moez Achouri. La danse sera représentée par « Labess », création chorégraphique de Selim Ben Safia accompagnée d’une scénographie signée Nadia Kaabi-Linke.
Le répertoire tunisien réunira par ailleurs Noor et Selim Arjoun, Outail Maaoui avec son projet « Sada d’Atlas », Mehdi Mouelhi avec « Nostaljica », et Bouthaina Nabouli avec « Doulicha ». Nordo et Chokri Bouzayen animeront la soirée du 25 juillet, à l’occasion de la Fête de la République, tandis que Sofia Sadok clôturera cette 60e édition le 13 août, jour de la Journée nationale de la Femme.

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Du Scalpel à l’art: le parcours de Sahar Bettaïeb

Chirurgienne cardiovasculaire spécialisée en chirurgie cardiaque adulte et pédiatrique, Sahar Bettaïeb suit depuis toujours un double parcours, à la fois scientifique et artistique. À la rigueur du geste médical s’ajoute un chemin intime nourri de peinture, d’écriture, de musique et d’émotions.

La musique occupe une place centrale dans sa vie. Ancienne pianiste, elle a initié ses filles très tôt à cet univers qu’elle considère comme une forme de soin intérieur. Plus récemment, la pratique de la batterie est devenue pour elle un espace de libération et d’expression instinctive.

Mais c’est dans la peinture que s’exprime le plus intensément la tension entre maîtrise et lâcher-prise. Elle ne peint pas dans une recherche esthétique décorative, mais comme une manière de « recoudre émotionnellement ce que la vie fragilise ». Son quotidien de médecin, confronté au corps, à la douleur et à la réparation, trouve ainsi un prolongement dans un espace intérieur fait d’imaginaire et d’introspection.

Ses œuvres naissent souvent dans des périodes de tension ou de transformation personnelle. Chaque toile devient un territoire émotionnel où se croisent féminité, mémoire, résilience, solitude et renaissance. Les figures qu’elle met en scène: femmes, animaux, créatures ou paysages intérieurs  évoluent dans un univers suspendu, entre figuration et symbolisme. La lumière y circule comme une énergie réparatrice, laissant entrevoir, même au cœur de la blessure, une possibilité de retour à soi.

Au fil du temps, Sahar Bettaïeb a également pris conscience de la dimension thérapeutique de l’art dans sa relation aux autres. À travers ses filles puis leurs amis adolescents confrontés à des fragilités émotionnelles, elle a observé que le dessin et la peinture permettaient souvent d’exprimer ce que les mots ne parviennent plus à dire. Cette expérience l’a amenée à s’intéresser à l’art-thérapie, qu’elle envisage comme un espace d’écoute et de reconstruction plutôt que comme une méthode figée.

Aujourd’hui, passée la quarantaine, elle assume pleinement cette dimension artistique, non comme une échappatoire, mais comme un prolongement du soin. Son travail devient ainsi une forme de thérapie, pour elle-même comme pour les autres.

Le titre de son exposition, It’s Probably Me, traduit une introspection assumée et une volonté de partir de l’intime pour atteindre l’universel. Selon elle, une œuvre naît d’une expérience personnelle mais prend véritablement vie lorsque le regard d’autrui s’y reconnaît. L’exposition se veut ainsi une invitation à prolonger ce dialogue avec le public, en posant une question ouverte : où chacun se situe-t-il dans cette histoire ?

Interrogée sur sa « botte secrète », elle met en avant la curiosité, qu’elle considère comme le fil conducteur de toute sa vie. Elle explique que cette curiosité s’est d’abord exprimée dans la compréhension du corps humain, avant de s’élargir aux émotions, à la résilience, à la création et aux relations humaines. Elle y voit une force qui l’incite à apprendre, à écouter et à remettre en question ses certitudes, tout en faisant dialoguer des disciplines en apparence opposées mais unies par une même quête : comprendre l’humain.

En guise de conclusion, elle souligne l’importance de prendre soin non seulement du corps, mais aussi de la vie intérieure. Elle rappelle que l’art n’est pas réservé aux artistes, mais constitue une ressource accessible à tous.

À travers la musique, la lecture, l’écriture ou la contemplation, l’expérience artistique permet de ralentir, de ressentir et de réfléchir. Dans un monde marqué par l’accélération, elle y voit un espace essentiel de liberté, d’équilibre et de croissance personnelle.

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Gafsa : une récolte de près de 4 900 tonnes de pistaches attendue

La récolte de pistaches dans le gouvernorat de Gafsa devrait atteindre, cette année, 4 900 tonnes, contre 4 300 tonnes en 2025.

Le chef du service de la production végétale au Commissariat régional au développement agricole (CRDA), Kaïs Chelbi, a indiqué que la région compte 2,87 millions de pistachiers répartis sur une superficie de 20 102 hectares, dont 12 250 hectares en cultures pluviales et 7 852 hectares en périmètres irrigués, principalement dans les délégations de Sidi Aïch, Oum Larayes et Gafsa-Sud.

Il a ajouté à l’Agence TAP que le rendement moyen est de 1,1 kg par pistachier en culture pluviale, contre 4 kg en périmètre irrigué.

La campagne de récolte devrait démarrer à la mi-juillet. Gafsa demeure le premier gouvernorat producteur de pistaches à l’échelle nationale, devant Kasserine.

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Ahmed Shamia : l’architecte de Gaza que son épouse fait revivre

Mort à Gaza en mai 2025, l’architecte palestinien, Ahmed Shamia devait rejoindre la France grâce au programme P.A.U.S.E. Son épouse, Sara Alqataa, lui consacre aujourd’hui une exposition à Paris pour faire vivre son œuvre et son regard sur l’architecture. En…

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Nawal Rezagui, première cheffe marocaine étoilée Michelin

Première cheffe marocaine étoilée Michelin, Nawal Rezagui dirige aujourd’hui les cuisines du restaurant L’Alcôve, en Champagne. Longtemps confrontée aux préjugés liés à son genre et à ses origines, elle a transformé les saveurs de son enfance à El Jadida en…

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