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La Tunisie ambitionne de produire 80% de son électricité à partir d’énergies vertes d’ici à 2050

La Tunisie ambitionne de porter la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité à 80% d’ici à 2050, avec des paliers intermédiaires de 35% en 2030 et de 50% en 2035. Cet objectif s’accompagne d’une réduction de 62% des émissions de carbone d’ici à 2035, a indiqué Nafaâ Bakkari, directeur général de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), dans une déclaration à la TAP.

Un point de départ encore modeste

Il faut dire que la Tunisie part de très loin. La contribution actuelle du renouvelable dans la production électrique tunisienne ne dépasse pas 9%, le gaz naturel couvrant à lui seul entre 97 et 98% de cette production. Néanmoins, depuis sa création en 1985, l’ANME a tout de même permis de réaliser une économie d’énergie de 14 millions de tonnes équivalent pétrole, soit près de 14 milliards de dinars.

Des projets concrets 

La prochaine phase de cette transition annoncée par le responsable de l’ANME prévoit de nouveaux projets à Sidi Bouzid, Gafsa et Gabès, ainsi que des appels d’offres pour 600 mégawatts de solaire et 900 mégawatts d’éolien supplémentaires. L’ensemble de ces projets devrait porter la capacité installée à environ 4 800 mégawatts d’ici à 2035.

Financements et reconnaissance internationale

Pour ce qui est du financement, le Fonds de transition énergétique subventionne entre 20 et 50% les projets d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables pour particuliers et entreprises, et prend en charge 70% du financement de la partie études et formations. La Tunisie bénéficie, par ailleurs, de financements internationaux, notamment du Fonds vert pour le climat, et le pays figure parmi les vingt premiers mondiaux en matière d’efficacité énergétique sur 120 pays évalués.

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Enseignement supérieur/Employabilité des jeunes: «Savoir Agir», deux ans et 80 000 étudiants

Lundi, en conférence de presse, le ministère de l’Enseignement supérieur a tourné la page du projet tuniso-français «Savoir Agir», porté depuis plus de deux ans autour d’une idée simple: rapprocher l’université du monde professionnel.

Mounir Ayadi, chargé de l’innovation universitaire au sein du ministère, a annoncé la clôture officielle du dispositif. Un dispositif avec un impact qui se fera encore sentir sur le terrain dans les années à venir.

Des compétences qui touchent toutes les filières

Plutôt que de s’attaquer aux programmes eux-mêmes, le projet a choisi une voie transversale: munir les étudiants, abstraction faite de leur spécialité, d’un socle commun de compétences en langues et en pédagogie, du début à la fin du cycle de licence. Une manière de combler ce qui manque généralement dans le cadre d’un diplôme classique: des outils directement mobilisables sur le marché du travail, en complément du bagage académique. La rentrée 2026-2027 verra ainsi environ 80 000 étudiants bénéficier concrètement de ces nouveaux acquis.

1 363 enseignants formés sur quatre volets

Le ministre Mondher Belaïd s’est exprimé dans ce cadre pour détailler la mécanique du dispositif. Premier volet: les compétences universitaires fondamentales; organisation, recherche documentaire, sens critique, initiative et résolution de problèmes, qui ont mobilisé 413 enseignants. Deuxième volet: le renforcement du français à l’oral comme à l’écrit, suivi par 236 enseignants. Troisième volet: l’anglais scientifique, pensé pour faciliter la mobilité et l’accès à la recherche internationale, avec 344 enseignants concernés. Dernier volet: les compétences de vie; leadership, travail en équipe, créativité, gestion des émotions, adaptabilité, qui ont touché 370 enseignants.

Au total, ce sont 1 363 enseignants qui ont suivi 19 sessions et participé à 71 ateliers, et qui auront pour mission de transmettre ces acquis à leurs collègues dès la rentrée prochaine.

Une réforme des licences en background

Le projet ne s’est pas limité à la formation des enseignants. Il a mis en place, en parallèle et avec l’appui de l’Institut français et de l’ambassade de France, un vaste chantier de qualification des licences: le conseil des universités vient d’ailleurs de valider le passage à 1 191 filières et offres de formation, une bascule qui prendra effet en septembre 2026.

Pour financer l’ensemble de cette coopération sur la période 2023-2026, l’ambassadrice de France, Anne Guéguen, a confirmé une enveloppe de 2 millions €.

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Le gouverneur de la BCT défend les économies émergentes à Saint-Pétersbourg

Fethi Zouhaier Nouri, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, a participé, en tant qu’invité d’honneur de la gouverneure de la Banque de Russie, Elvira Nabiullina, au Congrès financier international de Saint-Pétersbourg. Un rendez-vous annuel qui réunit gouverneurs de banques centrales, décideurs publics et représentants d’institutions financières internationales autour des grands enjeux de la finance mondiale.

Le gouverneur de la BCT est intervenu lors d’un panel intitulé «Refaçonner l’ordre financier mondial multipolaire», aux côtés d’autres gouverneurs et hauts responsables internationaux. Après avoir remercié Elvira Nabiullina pour son accueil, il a livré sa lecture des mutations en cours dans l’architecture financière internationale. Sa formule résume à elle seule l’esprit de son intervention: «L’avenir de la finance mondiale n’appartiendra pas exclusivement aux économies les plus puissantes. Il appartiendra à ceux qui sauront inspirer la confiance, encourager l’innovation, investir dans leur capital humain et bâtir des partenariats fondés sur le respect mutuel».

Quatre piliers pour un système plus équilibré

Concrètement, Fethi Zouhaier Nouri a défendu un ordre financier international structuré autour de quatre axes: une diversification renforçant la stabilité du système mondial, une meilleure représentativité pour les économies émergentes, une résilience fondée sur la coopération et le dialogue et une utilisation accrue des nouvelles technologies au service d’un développement inclusif et durable.

La participation de la BCT à ce forum s’inscrit dans le cadre de son engagement à contribuer aux réflexions sur l’évolution du système monétaire international et à promouvoir une gouvernance financière plus inclusive, plus résiliente et mieux adaptée aux défis des économies émergentes et en développement.

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EFT Group: le géant international du stockage par batterie pointe le bout de son nez en Tunisie

Le solaire est un concept bien connu en Tunisie: les panneaux photovoltaïques poussent comme des champignons depuis des années et les véhicules électriques, en tant que nouvelle technologie, font de plus en plus partie du paysage énergétique local et du quotidien des Tunisiens.

Néanmoins, le stockage par batterie, le fameux BESS (Battery Energy Storage System), demeure un concept largement méconnu du grand public, et pourtant, c’est peut-être le prochain pilier de la transition énergétique tunisienne.

Un nouveau segment, la pièce manquante de la transition énergétique en Tunisie

Un petit examen de l’infrastructure énergétique tunisienne est largement suffisant pour conclure que ce nouveau segment pourrait avoir un rôle majeur. L’enjeu est de taille: entre les coupures d’électricité qui touchent 78% des foyers et l’ambition gouvernementale affichée de 35% d’énergies renouvelables d’ici à 2030, la Tunisie a tout intérêt à s’intéresser de près à cette technologie qui permet justement de stocker le surplus d’énergie solaire produit en journée pour le restituer quand le réseau en a besoin.

C’est en ce sens que pourrait s’inscrire pleinement l’action d’EFT Group. Un précurseur du stockage par batterie à l’échelle nationale et de toute une panoplie de services, vecteurs d’emploi et d’innovation. Une action qui a fait l’objet, le vendredi 3 juillet, à Tunis, d’une journée d’étude animée par les experts et spécialistes de l’entreprise.

EFT Group, pour Energy for Tomorrow, est une entreprise relativement jeune qui s’est construite autour de cinq entités complémentaires de 2015 à 2023: EFT-Systems, partenaire de service officiel de la Battery-Box en Europe depuis 2015; Option-e, dédiée à l’EMS pour le C&I depuis 2019; EFT Recycling, lancée en 2020 pour la gestion de fin de vie et le recyclage des batteries LFP; Collective Energy, distributeur et EPC de BESS en EMEA et en Amérique latine, également créée en 2020; et enfin EFT Energy Solutions, entité dédiée depuis 2023 au BESS complet pour les secteurs commercial, industriel et utility.

Un partenaire de bout en bout

Le groupe se positionne sur toute la chaîne de valeur du BESS: projet, ingénierie, approvisionnement, exploitation et maintenance, jusqu’au recyclage. Sur le volet technique, EFT Group couvre l’ingénierie et la conception (dimensionnement, plans, planification), la mise en service et le support technique (tests de réception, dépannage, garanties de disponibilité), ainsi que l’Energy Management System.

Une expérience solide

Les chiffres avancés parlent d’eux-mêmes: plus de 1,5 million de systèmes Home ESS et petit C&I déployés, plus de 200 projets C&I réalisés, plus de 2,5 GWh de BESS mis en service et plus de 200 systèmes EMS complexes livrés.

EFT Group met aussi en avant son engagement environnemental, avec la responsabilité élargie du producteur (EPR), plus de 150 projets menés avec des batteries reconditionnées et la construction de ce qui sera la première usine de recyclage LFP en Europe, dont la mise en service opérationnelle est prévue pour 2027.

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L’État ne refuse rien aux sociétés communautaires: 17 014 hectares répartis sur 38 exploitations agricoles!

17 014 hectares répartis sur 38 exploitations agricoles domaniales dans dix gouvernorats et 24 délégations: voilà ce que le ministère de l’Agriculture vient de mettre sur la table pour les sociétés communautaires. Une première liste, mais pas la dernière.

Tout part d’une question écrite de la députée Manel Bdida, déposée le 10 mars 2026, sur l’application concrète de l’arrêté conjoint du 4 novembre 2025, celui qui accorde justement aux sociétés communautaires la priorité pour louer, par appel d’offres restreint, des biens agricoles appartenant à l’État. En réponse, le ministère a détaillé le travail d’une commission interministérielle créée en février 2025, réunissant Agriculture, Domaines de l’État et Emploi.

Une liste, puis une deuxième en préparation

Cette liste n°1, donc, n’est qu’une première étape! Le ministère précise qu’une liste n°2 est déjà à l’étude, et que certains terrains domaniaux récupérés et vacants dans la délégation d’El Amra, à Sfax, pourraient venir s’y ajouter.

Le projet des sociétés communautaires, porté depuis plusieurs années comme l’un des piliers du modèle économique voulu par Kaïs Saïed, franchit ainsi une nouvelle étape concrète. Reste que le dispositif continue, malgré les moyens mobilisés, à susciter des interrogations: les sociétés communautaires peinent encore à démontrer leur capacité à produire des résultats économiques à grande échelle, ou à enclencher une dynamique de développement réellement durable.

Le contexte économique tendu n’aide pas non plus à dissiper les doutes: cette accélération de l’accès aux terres domaniales intervient alors que la majorité des PME tunisiennes traversent une crise persistante et que les finances publiques restent, elles, sous forte pression.

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Crise du cheptel: l’identification électronique des animaux pour relancer le secteur

240 à 300 dinars la brebis en 2010; près de 2 500 dinars aujourd’hui. Une hausse d’environ 800% en seize ans, une envolée qui en dit long sur l’état d’un secteur à bout de souffle, incapable de générer de la richesse et qui, depuis quelque temps, exaspère toute une population.

Les chiffres proviennent de l’Office de l’élevage et des pâturages (OEP), présentés le 2 juillet devant la commission des secteurs productifs du Conseil national des régions et des districts. Et le prix de la brebis n’est que la partie visible du problème: sur la même période, la production nationale de viande rouge a baissé d’environ 10%, passant de 122 700 tonnes en 2010 à 110 800 tonnes en 2025, alors que la demande ne faiblit pas.

Sécheresses, coûts, contrebande: l’addition est salée

Du côté du ministère de l’Agriculture, on pointe une combinaison de facteurs qui se nourrissent les uns les autres: l’envolée du coût des aliments pour bétail (portée par la hausse mondiale des céréales), le renchérissement du transport et des importations, et des sécheresses à répétition qui ont plombé la production de fourrages.

S’ajoute à cela un recul continu du cheptel national, les femelles reproductrices en tête, et une baisse du nombre d’éleveurs, plusieurs d’entre eux ayant tout simplement jeté l’éponge faute d’accès au financement. Le ministère du Commerce, de son côté, évoque un déficit structurel de production aggravé par la contrebande et l’abattage clandestin, qui grignotent encore un peu plus l’offre disponible.

Pour tenter d’inverser la tendance, l’État a déjà eu recours à des importations exceptionnelles de viandes réfrigérées et congelées lors des pics de consommation. Mais le vrai pari se joue à plus long terme: un programme de relance à l’horizon 2030 doit reconstituer le cheptel national, avec identification électronique des animaux, plateforme numérique de suivi et soutien renforcé aux petits éleveurs.

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Sacs plastiques: une nouvelle loi qui s’adresse à tous, État, consommateurs et fabricants

4,2 milliards de sacs plastiques sont consommés chaque année, soit 400 par habitant: le chiffre est connu, sans cesse repris, presque banalisé! C’est bien là une partie du problème.

Malgré des années d’alertes, une large partie de la population tunisienne ne perçoit toujours pas l’ampleur réelle des dégâts environnementaux liés à cet usage; décharges saturées, sols pollués et littoral méditerranéen où les déchets plastiques représentent déjà plus de 84% des rejets marins.

Des textes de loi qui ont aggravé la situation

Vingt-cinq députés remettent aujourd’hui le sujet sur la table, avec un texte de 23 articles censé, cette fois, frapper plus fort. Mais l’histoire récente invite à la prudence: ce n’est pas la première tentative de régulation, et les précédentes n’ont pas seulement échoué, elles ont carrément aggravé la situation. Les réglementations antérieures ont été, même, détournées de leur objectif initial, donnant lieu à des scandales de corruption.

Autre effet pervers largement documenté: la grande distribution a profité des failles des textes précédents pour transformer un service gratuit en source de revenu, en facturant des sacs autrefois distribués sans frais aux caisses. Ironie du système, ces sacs, en théorie réutilisables, finissent presque systématiquement à la poubelle après une seule et unique utilisation, le consommateur reproduisant, par habitude, le même geste qu’avec l’ancien sac jetable gratuit.

Remodeler le comportement du consommateur 

Le nouveau texte tente justement de remodeler le comportement du consommateur tunisien. Sacs réutilisables certifiés (20 cycles, charge de 10 kg) ou biodégradables, sanctions alourdies jusqu’à 50 000 dinars et deux ans de prison: l’arsenal réglementaire prévu se veut plus complet que jamais.

En dépit du volet répressif, l’innovation principale du texte proposé est ailleurs, dans le principe de «Responsabilité élargie du producteur»: ce ne serait plus au consommateur ou à l’État d’assumer seuls le coût du plastique abandonné dans la nature, mais aux fabricants eux-mêmes, qui pourront bénéficier de prêts bonifiés pour financer cette transition et être tenus pour responsables pour les dérives qui seront constatées. Un rééquilibrage qui prend tout son sens face à l’ampleur des dégâts: près de 188 000 tonnes de déchets plastiques générées chaque année, dont plus de la moitié qui échappe à un traitement adéquat.

Reste une question de fond, rarement formulée frontalement: une loi, aussi solide qu’elle soit, peut-elle changer un comportement si l’urgence environnementale n’est pas d’abord assimilée et intégrée par la population elle-même ?

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Orientation universitaire: le mirage des diplômes face à l’emploi

En cette période où les familles tunisiennes vivent au rythme de l’orientation universitaire des nouveaux bacheliers, le choix d’un parcours académique doit résulter d’une réflexion lucide qui tient compte de la réalité du marché de l’emploi. Il y a une minorité d’excellents qui s’orientera vers la médecine ou les classes préparatoires, des voies aux débouchés historiquement sécurisés, et une majorité dont la trajectoire reste suspendue à des filières aux perspectives d’insertion beaucoup moins garanties.

Les derniers chiffres de l’INS mettent en lumière l’inefficience de l’appareil productif à intégrer le capital humain. Le chômage global baisse (15% fin mars 2026) tandis que le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur explose, prenant +1,7% en trois mois pour atteindre 24,2%. Cette divergence démontre que la création nette d’emplois s’est faite essentiellement par des postes à faible qualification. L’économie tunisienne ne parvient pas à absorber les cohortes de diplômés sortant des universités.

L’asymétrie de genre est exacerbée. L’emploi des femmes a progressé en volume mais leur taux de chômage a culminé à 32%, contre seulement 14,2% pour les hommes diplômés. Les femmes accèdent donc à l’emploi en masse, vraisemblablement dans des segments moins qualifiés ou plus précaires. Une bonne partie des profils féminins qualifiés, et dont les conditions socioéconomiques le permettent, quitte le pays.

Cette inadéquation structurelle fait que l’offre de capital humain s’amplifie par de nouveaux diplômés alors que la demande des entreprises reste cantonnée à un modèle de croissance low-cost et faiblement productif. Tenez compte de ces réalités lorsque vous choisissez votre orientation. Un cycle court qui permet l’accès rapide au marché du travail est mieux qu’un parcours, plus prestigieux sur le papier, mais qui ne fait qu’augmenter le nombre des sans-emploi.

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Sousse se positionne au cœur de la stratégie africaine de développement du système GNSS

Le tout premier laboratoire et académie du Système mondial de navigation par satellite (GNSS) du continent africain a été inauguré, cette semaine, à Sousse. D’après un récent rapport de Space in Africa relayé par SatelliteProme, cette infrastructure vise à réduire la dépendance de l’Afrique aux technologies étrangères de positionnement, de navigation et de synchronisation.

Cette nouvelle entité est le résultat d’une collaboration entre le Bureau du Programme Conjoint SatNav Africa (SatNav Africa JPO), le Centre de recherches et des technologies des eaux (CRMN) du Technopôle de Sousse, ainsi qu’une multitude de partenaires régionaux et internationaux. L’objectif est de faire de la Tunisie un pôle continental d’excellence pour la formation, l’innovation et la recherche appliquée en matière de GNSS.

Former la prochaine génération de professionnels africains

Ces deux nouvelles structures auront pour rôle de proposer des certifications techniques et des opportunités de recherche aux professionnels du secteur avec la mise en place de formations qui leur sont dédiées.

L’objectif est de développer localement une expertise en systèmes de positionnement, de navigation et de synchronisation (PNT). Des compétences de plus en plus indispensables dans une multitude de secteurs, à l’instar des transports, de l’agriculture, des télécommunications, de la gestion des catastrophes, de l’aviation ou encore des technologies autonomes.

L’événement a rassemblé des représentants d’agences spatiales africaines, d’universités, d’instituts de recherche et d’entreprises technologiques privées, preuve d’une collaboration continentale de plus en plus intense autour des enjeux spatiaux. Des organisations spécialisées dans la navigation par satellite, l’observation de la Terre et les technologies géospatiales ont également participé avec la présence de partenaires technologiques internationaux.

Ce lancement s’inscrit dans une tendance plus large. L’Afrique multiplie, en effet, ses efforts pour bâtir des capacités spatiales souveraines depuis l’inauguration, plus tôt cette année, de l’Agence spatiale africaine (AfSA).

 

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Tunisie: l’idée de créer une banque postale refait surface

Au cours d’une séance d’audition des représentants du ministère des Finances devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), l’idée de création d’une banque postale a, de nouveau, été évoquée. D’après les représentants du ministère, il s’agit d’«une option stratégique», qui pourrait être examinée dans le cadre du projet de loi relatif à la lutte contre l’exclusion financière.

Les représentants du ministère ont expliqué qu’il est possible de trouver une solution intermédiaire et moins contraignante avec le renforcement de la participation de La Poste tunisienne dans le capital d’une banque.

Une étude poussée des différents aspects réglementaires

En dépit du fait qu’il ne s’agit pas d’une idée nouvelle, les représentants du ministère ont rappelé que cette possibilité nécessite une étude poussée des différents aspects réglementaires, financiers et structurels. Autre point important évoqué par les responsables du ministère des Finances, le large consensus nécessaire entre les différentes parties prenantes pour que ce texte soit adopté.

Lors de cette audition, plusieurs députés se sont prononcés en faveur de la mise en place, au niveau du texte de loi, d’un chapitre spécifique destiné à la banque postale. Le réseau des agences et bureaux de poste qui s’étend sur tout le territoire national est, en ce sens, un atout qu’ils ont qualifié d’ «inexploité». L’intégration de La Poste au système bancaire national permettrait, ainsi, de dynamiser l’épargne à l’échelle locale, de faciliter l’accès au crédit et de réduire les disparités régionales.

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Michket Slama reçoit les DG des banques tunisiennes: le budget de l’État et les bons du Trésor au programme

L’encours des bons du Trésor assimilables en Tunisie a augmenté de 72% sur un an, à 28,4 milliards de dinars en septembre 2025. L’État tunisien est de plus en plus dépendant de ces BTA alors que les banques et compagnies d’assurance sont les principaux souscripteurs.
C’est dans ce contexte que la ministre des Finances, Michket Slama, s’est entretenue, mardi, au siège du ministère, avec l’ensemble des directeurs généraux des banques et institutions financières.
Cette rencontre s’est articulée autour du rôle du secteur bancaire et financier dans l’appui au budget de l’État. L’objectif est d’inciter les différents acteurs du secteur à adhérer au programme d’emprunts prévu pour le deuxième semestre 2026 tout en soutenant les indicateurs de solidité financière et les normes de gestion prudente.
La ministre s’est également attardée, lors de cette rencontre, sur la position centrale du secteur bancaire et financier dans la mise en œuvre des différents plans de développement et la réforme de l’économie nationale.
Les banques et institutions financières tunisiennes se doivent de soutenir les entreprises tunisiennes et en particulier les petites et moyennes entreprises (PME) qui sont confrontées à des difficultés financières et structurelles. Plusieurs mécanismes sont, en ce sens, disponibles pour que les banques puissent contribuer à la croissance du tissu économique national.
Les représentants du secteur ont répondu présent à l’appel de la ministre en insistant sur leur engagement continu auprès de l’État tunisien. Le secteur bancaire tunisien est prêt à participer pleinement au maintien de la stabilité financière du pays.
 

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Plan de développement 2026-2030: 40 748 projets proposés, mais…

Le projet du Plan de développement 2026-2030 est officiellement entré dans sa phase d’examen au Parlement. Lors d’une séance réunissant l’ensemble des commissions permanentes, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a présenté les grandes orientations du document stratégique, qui recense plus de 40700 projets proposés à travers le pays. Si le gouvernement défend un plan «réaliste et réalisable», plusieurs députés ont exprimé des réserves sur son contenu, son financement et sa capacité à produire un véritable changement économique.

Le débat s’est ouvert mardi 30 juin à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Selon le ministre, il s’agit du premier plan élaboré selon une approche ascendante, construite à partir des besoins exprimés au niveau local puis régional avant d’être consolidée à l’échelle nationale.

Samir Abdelhafidh a indiqué que les conseils élus ont proposé 40748 projets, répartis entre les conseils locaux, régionaux et les conseils des cinq districts. Après un travail de sélection réalisé par le ministère de l’Économie en coordination avec le ministère des Finances et les départements sectoriels, le portefeuille a été ramené à 6467 projets en cours de réalisation et 14624 nouveaux projets. Leur financement reposera sur le budget de l’État, les entreprises publiques, les partenariats public-privé ainsi que des financements extérieurs.

Le ministre a précisé que les crédits déjà mobilisés s’élèvent à près de 25 milliards de dinars, auxquels pourraient s’ajouter 5,5 milliards de dinars faisant actuellement l’objet de négociations.

Le gouvernement présente ce document comme la feuille de route des politiques publiques pour les cinq prochaines années. Les priorités annoncées concernent notamment un développement régional plus équilibré, la modernisation du tissu économique, le renforcement des infrastructures, la sécurité alimentaire, énergétique et hydrique, la protection de l’environnement ainsi que la modernisation de l’administration et l’amélioration de l’efficacité des services publics.

Les échanges au Parlement ont toutefois fait apparaître plusieurs critiques. Des députés ont estimé que le plan privilégie principalement des projets de proximité, sans intégrer suffisamment de grands projets nationaux capables de transformer durablement l’économie tunisienne. D’autres ont regretté l’absence ou la faible représentation de projets jugés prioritaires dans certaines circonscriptions, appelant à une meilleure prise en compte des besoins des régions afin de réduire les disparités territoriales.

Les parlementaires ont également demandé davantage de précisions sur les ressources destinées à financer les nouveaux projets. Ils ont relevé le manque d’informations concernant les sources de financement, les impacts sur le budget de l’État, les indicateurs de performance et les mécanismes de suivi de l’exécution. Plusieurs interventions ont rappelé que le précédent plan de développement n’avait enregistré qu’un taux de réalisation inférieur à 40%, estimant que la réussite du nouveau programme dépendra avant tout de sa mise en œuvre effective.

Les députés ont en outre appelé à accélérer les réformes administratives et l’adoption de textes attendus, notamment le Code des changes, afin d’améliorer le climat des affaires et de soutenir l’investissement.

En réponse, Samir Abdelhafidh a rappelé que le Plan de développement constitue avant tout un document stratégique définissant les grandes orientations de l’État et non un inventaire détaillé de tous les projets. Il a assuré que les projets retenus ont été sélectionnés selon des critères objectifs et que les contraintes budgétaires imposent d’établir des priorités.

Le ministre a confirmé que le financement reposera sur le budget de l’État, les entreprises publiques, les partenariats public-privé et les financements extérieurs, tout en précisant que ces partenariats seront encadrés afin de préserver la souveraineté nationale, notamment pour les projets considérés comme stratégiques.

Les travaux parlementaires sur le projet de Plan de développement 2026-2030 se poursuivront mercredi 1er juillet avec une nouvelle séance consacrée à l’examen du document.

 

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Bac 2026: les lauréats par section et leurs meilleures moyennes

Le ministère de l’Éducation a dévoilé les meilleures moyennes par section de la session principale du baccalauréat 2026. La meilleure moyenne nationale revient à Yassmine Yâakoubi, élève en section Mathématiques au lycée pilote du Kef, avec une note générale de 20,01.

Par section, les meilleurs résultats sont les suivants: en sciences techniques, Mohamed Ouertani du lycée pilote de Siliana obtient 19,72. En sciences expérimentales, Molka Louhichi du lycée pilote de Nabeul atteint 19,76. En sciences de l’informatique, Mohamed Amine Chouchène du lycée Avicenne de Mahdia enregistre 19,54. En économie et gestion, Adam Kouki du lycée privé de Radès (Ben Arous) obtient 18,70, tandis qu’en sport, Ahmed Medhioub du lycée Abou Hassen Lakhmi de Sfax réalise 19,02. Enfin, en section lettres, Raghd Euchi du lycée Khemais-Hajri de Jendouba obtient 17,29.

Ces résultats illustrent des performances globalement élevées dans l’ensemble des sections du baccalauréat 2026, avec plusieurs moyennes proches de la note maximale. 

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Le baccalauréat 2026 en chiffres

Les résultats de la session principale du baccalauréat 2026, publiés le 21 juin, indiquent un taux de réussite national de 35,67%, soit 55 259 admis sur 154 928 candidats au total.

Selon les données du ministère de l’Éducation, les résultats varient selon les commissariats régionaux, avec le taux le plus élevé enregistré à Sfax 2 (55,16%) et le plus faible à Jendouba (26,48%). L’écart entre ces deux valeurs atteint 28,68 points de pourcentage. La session se distingue également par un nombre important de candidats ajournés à la session de contrôle, prévue entre fin juin et début juillet 2026, dont les résultats seront annoncés le 12 juillet.

Top 5

  1. Sfax 2 : 55,16%

  2. Sfax 1 : 52,61%

  3. Médenine : 49,25%

  4. Mahdia : 46,85%

  5. Monastir : 45,34%

Pour information, l’Ariana, Ben Arous et Tunis 1 se situent dans une fourchette comprise entre 41 et 42,51%.

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Projet Savoirs éco : Trois ans pour ancrer la culture économique en Tunisie

Le projet Savoirs éco, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, clôture officiellement ses activités lors d’une cérémonie organisée le 19 juin 2026 à Tunis.

Lancé en février 2023 pour une durée de 43 mois et doté d’un budget de 4,5 millions d’euros, le projet a accompagné le développement d’un écosystème plus structuré, plus inclusif et plus performant de production de savoirs économiques en Tunisie afin de contribuer à un débat public davantage fondé sur l’analyse, l’évidence et la recherche.

Cette cérémonie a réuni des représentants des institutions tunisiennes, des partenaires techniques et financiers, des structures productrices de savoirs économiques, du monde académique ainsi que des acteurs de la société civile afin de revenir sur les acquis du projet et de valoriser les dynamiques engagées au cours des trois dernières années.

Les interventions d’ouverture ont été assurées par M. Tom Ashwanden, chef de coopération de l’Union européenne en Tunisie, M. Manuel Bufala, chargé d’affaires a.i. de l’ambassade de France, Mme Arbia Ben Othman, directrice des études doctorales au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que M. Mohamed El Kadri Heni, directeur général de la coopération avec l’Union européenne au ministère de l’Économie et de la Planification.

Au cours de cette cérémonie, les partenaires ont unanimement souligné le caractère « transformatif » de l’expérience, fruit de trois années de collaboration étroite entre les acteurs institutionnels et académiques. Le projet a permis de consolider des dynamiques de coopération inédites et de renforcer les capacités nationales en matière d’analyse et de production de données économiques.

Au terme du projet, 24 structures productrices de savoirs économiques (SPSE), issues des institutions publiques, des centres de recherche universitaires et des think tanks de la société civile, ont bénéficié d’un accompagnement technique, méthodologique et financier destiné à renforcer leurs capacités de production, de diffusion et de valorisation de la connaissance économique.

La collaboration avec l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ) a constitué un pilier central du projet. En trois ans, l’institution a développé trois modèles économétriques, lancé une plateforme intégrée de données et organisé plus d’une dizaine de rencontres-débats dont les résultats ont été systématiquement valorisés sous forme de policy briefs. Ces réalisations ont été reconnues comme une contribution significative à la modernisation des outils d’analyse et de production de la connaissance économique en Tunisie.

Le projet a également accompagné l’Institut national de la statistique (INS) dans le renforcement de ses capacités de communication et de diffusion des résultats du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) 2024. Un appui technique a été apporté en matière de valorisation des données statistiques et un renforcement de la coopération avec l’Insee a été opéré. Par ailleurs, des efforts conjoints ont été menés pour appuyer la réalisation et la diffusion d’enquêtes économiques, contribuant à améliorer la disponibilité et l’accessibilité de l’information statistique.

À la demande du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le projet a également soutenu l’élaboration du rapport Doing Research Assessment en Tunisie, première initiative de ce type dans la région MENA, ayant permis d’établir un diagnostic approfondi du système national de recherche en sciences sociales et économiques.

Le projet a par ailleurs contribué à structurer un écosystème plus favorable à la circulation des connaissances économiques. À travers la plateforme EcoTous, portée par l’IACE, plus de 100 contenus de vulgarisation économique ont été produits et diffusés, tandis que plusieurs espaces de dialogue ont permis de rapprocher chercheurs, décideurs publics et citoyens autour des grands enjeux économiques dans les régions de la Tunisie, notamment à Sousse, à Médenine, à Béja, au Kef et à Sfax.

Savoirs éco a également soutenu la production et la diffusion de contenus à forte valeur ajoutée. Au total, 68 policy briefs ont été élaborés dans le cadre du projet grâce notamment aux programmes de mentorat de la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi) et à des mécanismes d’appui compétitif destinés aux think tanks. Les travaux produits ont porté sur des thématiques stratégiques telles que la résilience macroéconomique, la gouvernance économique, la justice fiscale, le développement territorial, l’éducation, le climat ou encore le rôle des femmes dans le développement durable.

L’investissement dans le développement des compétences a constitué un axe majeur du projet. Ces actions ont accompagné le développement d’une expertise renforcée en recherche appliquée, production de connaissances et communication des résultats.

Enfin, la collaboration avec le Global Institute For Transitions (GI4T), en tant que think tank privé, a permis de renforcer les passerelles entre recherche appliquée et réflexion stratégique. Cette dynamique a abouti à la publication de l’ouvrage collectif « L’économie tunisienne 2026 : la Tunisie à l’ère des grandes ruptures », qui a proposé une lecture prospective des transformations économiques et des défis structurels du pays.

La cérémonie de clôture a donné la parole aux structures accompagnées et aux partenaires de mise en œuvre autour de trois grands axes : le renforcement de l’écosystème des producteurs de savoir économique, la production d’une connaissance rigoureuse et exploitable, ainsi que la diffusion de la recherche pour accroître son impact sur les politiques publiques.

À travers cette initiative, les partenaires ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une gouvernance publique davantage fondée sur l’évidence, la recherche et le dialogue entre institutions, experts et citoyens au service du développement économique et social de la Tunisie

 

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CPG-GCT: un plan à 2,7 milliards de dinars pour redynamiser la filière phosphatière

Longtemps considéré comme l’un des principaux pourvoyeurs de devises du pays, le secteur tunisien des phosphates cherche aujourd’hui à renouer avec sa dynamique d’antan. Face à des difficultés qui se sont accumulées au fil des années, la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et le Groupe chimique tunisien (GCT) travaillent à une stratégie de relance dont l’ambition est de porter la production de phosphate commercial à 9,4 millions de tonnes à l’horizon 2035.

Présentée devant la Commission des finances et du budget du Conseil national des régions et des districts, cette vision s’appuie sur un programme d’investissement estimé à près de 2,7 milliards de dinars. L’objectif est non seulement d’augmenter les volumes produits, mais aussi de remettre à niveau l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction à la transformation industrielle.

À court terme, la production devrait atteindre 4,5 millions de tonnes en 2026 avant de franchir le seuil des 5 millions de tonnes en 2028. Pour y parvenir, les responsables du secteur doivent toutefois composer avec plusieurs contraintes persistantes. Les difficultés de transport continuent notamment de ralentir l’acheminement du minerai, tandis que la raréfaction des ressources hydriques complique les opérations de lavage du phosphate. La piste du recours aux eaux usées traitées figure désormais parmi les solutions envisagées afin de réduire la pression sur les ressources conventionnelles.

Sur le plan industriel, le Groupe chimique tunisien est lui aussi confronté à une situation délicate. La baisse des approvisionnements en phosphate, conjuguée à une crise de liquidité, a affecté le fonctionnement de plusieurs unités de production. À cela s’ajoutent le vieillissement des équipements et la multiplication des pannes techniques, qui limitent les capacités de transformation et pèsent sur la compétitivité du groupe.

Pour redresser la situation, les dirigeants misent sur une série de mesures destinées à restaurer progressivement les équilibres financiers. L’ouverture de nouvelles lignes de financement, le rééchelonnement des dettes et l’accélération des exportations figurent parmi les priorités immédiates. L’amélioration du transport du phosphate, tant par route que par voie ferrée, constitue également un enjeu majeur pour fluidifier l’activité.

La relance industrielle passe aussi par plusieurs projets structurants. Parmi eux, le projet “Mdhilla 2” est considéré comme un levier essentiel pour renforcer les capacités de transformation et améliorer la situation financière du GCT. Les responsables évoquent également la nécessité d’accélérer les projets de valorisation du phosphogypse, un sous-produit du phosphate dont l’exploitation pourrait ouvrir de nouvelles perspectives économiques tout en répondant à certaines préoccupations environnementales.

Lors des débats, les membres de la Commission ont insisté sur l’importance d’engager rapidement les réformes nécessaires pour préserver une filière jugée stratégique pour l’économie nationale. Les questions liées à l’environnement, notamment dans la région de Gabès, à la modernisation des équipements ou encore à l’augmentation de la valeur ajoutée des produits phosphatés ont occupé une place centrale dans les échanges.

Au-delà des chiffres et des objectifs de production, l’enjeu est désormais de restaurer la confiance des partenaires financiers et industriels tout en donnant au secteur les moyens de retrouver sa place sur les marchés internationaux. La réussite de cette relance dépendra autant des investissements annoncés que de la capacité des différents acteurs à lever les blocages structurels qui freinent depuis plusieurs années le développement de la filière phosphatière tunisienne.

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Vitesse, trajets, ponctualité: Bizerte renforce le contrôle de ses bus par GPS

Le ministère des Transports veut accélérer la généralisation du système de géolocalisation GPS au sein de la Société régionale de transport de Bizerte afin d’améliorer le suivi de la flotte et de renforcer le contrôle du respect des limitations de vitesse en temps réel.

Cette orientation figure parmi les principales décisions annoncées à l’issue de la visite effectuée le 17 juin par le ministre des Transports, Rachid Amri, dans le gouvernorat de Bizerte. La visite avait pour objectif d’évaluer le fonctionnement de plusieurs structures relevant du secteur du transport et de suivre l’avancement des projets en cours dans la région.

Concernant la Société régionale de transport de Bizerte, le ministre a demandé l’accélération de l’intégration des différents modules du système d’information de l’entreprise afin d’améliorer la gestion et l’aide à la décision. Il a également insisté sur l’exploitation du système GPS pour assurer un suivi instantané des véhicules, notamment en matière de respect de la vitesse maximale autorisée. Au-delà du volet numérique, le ministère prévoit de renforcer progressivement les capacités de transport de la région. Le ministre a confirmé que Bizerte bénéficiera d’une part des 461 nouveaux bus acquis dans le cadre d’une première commande nationale. Une deuxième tranche de 621 bus est également prévue afin de poursuivre le renouvellement du parc et d’améliorer la desserte des différentes zones du gouvernorat, en particulier pour le transport scolaire et universitaire. Parmi les autres mesures annoncées pour la société régionale de transport figurent l’accélération des procédures de retrait définitif des bus réformés avant la fin du mois de juin 2026, l’amélioration des conditions de travail dans les ateliers de maintenance ainsi que le recrutement de nouveaux agents techniques et chauffeurs. Lors de cette visite, le ministre s’est également penché sur plusieurs dossiers liés aux infrastructures de transport. À la station de transport terrestre de Bizerte, il a appelé à accélérer le projet de réaménagement du site, à améliorer les conditions de travail des agents et à étudier la possibilité d’y aménager un espace dédié aux taxis collectifs «louages». Au port commercial de Bizerte, les recommandations portent notamment sur l’installation d’une signalisation pour les conteneurs, la numérisation progressive de leur gestion, le nettoyage des espaces portuaires et l’entretien de la voie ferrée desservant le port. Concernant le transport ferroviaire, le ministère a demandé plusieurs interventions destinées à faciliter le transport de marchandises par rail. L’une des principales décisions concerne le raccordement d’une section ferroviaire de 1,8 kilomètre à la cimenterie de Bizerte, avec un objectif de mise en exploitation au début de l’année 2027. Des travaux de nettoyage et de maintenance sont également prévus sur plusieurs tronçons ferroviaires utilisés par les industriels de la région.

À travers ces mesures, le ministère cherche à améliorer la qualité des services de transport dans le gouvernorat de Bizerte tout en accélérant la modernisation des infrastructures et la digitalisation de la gestion des réseaux.

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Passeport en 30 mn: de nouvelles mesures pour les Tunisiens de l’étranger

La Tunisie compte environ 1,8 million de Tunisiens résidant à l’étranger (TRE). Chaque été, les aéroports, ports et guichets administratifs en Tunisie entrent dans un rythme particulier, porté par le retour de la diaspora. Ce mouvement saisonnier, très attendu par de nombreuses familles, s’accompagne aussi d’une pression forte sur les services de passeports. Pour y répondre, de nouvelles mesures ont été mises en place, selon l’agence TAP. 

Au ministère de l’Intérieur, un espace dédié a été aménagé au sein de la Direction générale de la police des frontières et des étrangers. L’objectif est d’accélérer les démarches sur place: dans certains cas, un passeport peut être délivré ou renouvelé en moins de 30 minutes, explique Moez Thabet, directeur des passeports et des documents de voyage.

Le dispositif ne se limite pas aux bureaux administratifs classiques. Deux guichets de passeports ont été installés directement à bord des ferries “Carthage” et “Tanit”, en partenariat avec la Compagnie tunisienne de navigation. Une initiative déjà testée l’été dernier, qui avait permis de délivrer environ 800 passeports pendant les traversées.

Les principaux points d’entrée du pays ont également été intégrés au dispositif. Au port de La Goulette et à l’aéroport international de Tunis-Carthage, des bureaux permettent désormais de traiter certaines situations sur place, notamment lorsqu’un passeport expiré est découvert au moment du voyage.

Le réseau s’étend aussi à l’étranger. Des bureaux consulaires ont été ouverts cette année à Tokyo, Pékin et Abidjan, avec d’autres ouvertures annoncées à Varsovie et Belgrade. L’objectif est de rapprocher davantage les services administratifs des Tunisiens résidant hors du pays.

En parallèle, une nouvelle étape de digitalisation est engagée. Une plateforme permet d’accélérer plusieurs démarches et la demande de passeport peut désormais se faire en ligne, avec paiement électronique et prise de rendez-vous. Une évolution qui vise surtout à réduire les déplacements et à rendre les procédures plus simples au quotidien.

 

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Près de 1,1 milliard de dinars d’intentions d’investissements dans l’industrie et les services

Les chiffres de l’APII, relatifs aux quatre premiers mois de 2026, ont confirmé une certaine accélération des intentions en matière d’investissements industriels et en services.

Entre janvier et avril 2026, le secteur industriel a enregistré une augmentation de 18% des investissements déclarés par rapport à la même période de l’année précédente. Cette dynamique s’accompagne d’une hausse encore plus marquée des emplois déclarés, qui progressent de 31,7%. Au total, 745 projets ont été recensés, représentant 754,6 MDT d’investissement et la création de 12 934 emplois potentiels.

Trois secteurs concentrent l’essentiel de cette progression, à savoir les industries agroalimentaires avec 312,9 MDT, les industries mécaniques et électriques avec 217,5 MDT et les industries diverses avec 128,5 MDT.

Les investissements totalement exportateurs ont augmenté de 65,1%, un bond expliqué par les performances des industries mécaniques et électriques (269,4 MDT) et des industries agroalimentaires (90 MDT).

La ventilation par nationalité montre que les investissements tunisiens ont progressé de 6,4%, à 525,8 MDT. La véritable augmentation concerne les projets 100% étrangers et ceux en partenariat, qui totalisent ensemble 228,7 MDT, soit une augmentation impressionnante de 91% par rapport à 2025.

L’investissement dans les zones de développement régional a bondi de 117%, passant de 174,1 MDT en 2025 à 377,8 MDT en 2026. Cela indique une meilleure répartition géographique des projets et une potentielle réduction des disparités territoriales si cela continue dans les années à venir.

Le secteur des services n’est pas en reste. Sur la même période, les activités de services connexes à l’industrie enregistrent une hausse de 57,4% des investissements. Cette progression est tirée par deux sous-secteurs: le transport (+71,7%) et la formation professionnelle (+161,5%), signe d’un besoin croissant en compétences et en logistique industrielle.

Au total, les services ont vu les intentions d’investissement atteindre 343 MDT jusqu’à fin avril 2026, contre 253,9 MDT sur la même période en 2025. Les investissements 100% étrangers ont totalisé 11,2 MDT, ceux mixtes 20,5 MDT.

Les chiffres sont bons, mais il reste qu’ils soient concrétisés sur le terrain. C’est le plus dur.

 

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Moisson 2026: plus de 1,37 million de quintaux de céréales déjà collectés en Tunisie

La campagne céréalière 2026 commence à livrer ses premiers volumes à l’échelle nationale. À la date du 9 juin, les quantités collectées ont atteint environ 1,374 million de quintaux, selon les données de l’Office des céréales, selon l’agence TAP.

La production est majoritairement destinée à la consommation. D’après la même source, elle s’élève à près de 1,346 million de quintaux. Les semences sélectionnées représentent, pour leur part, environ 28 000 quintaux.

La récolte a été lancée le 28 mai 2026 dans le gouvernorat de Kairouan. Depuis, les opérations s’étendent progressivement aux autres régions céréalières du pays. L’évolution du calendrier agricole devrait entraîner une accélération des volumes dans les jours à venir.

Dans le même temps, les circuits de collecte et de distribution sont mobilisés. L’Office des céréales a activé un dispositif de transport vers les silos centraux ainsi que les unités de transformation. Ce mécanisme vise à fluidifier l’acheminement des récoltes et à garantir la continuité de l’approvisionnement du marché local.

Les autorités concernées insistent, par ailleurs, sur la nécessité de renforcer les mesures de sécurité. Les intervenants de la filière sont appelés à assurer de bonnes conditions de collecte, de transport et de stockage afin de préserver la qualité des récoltes.

 

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