Lese-Ansicht

Tunisie : +35,5 % d’investissements étrangers dans les énergies renouvelables en 2025

La Banque centrale de Tunisie (BCT) préconise de faire de la transition énergétique un levier majeur pour renforcer la sécurité énergétique du pays et réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs, le déficit énergétique pesant lourdement sur la balance commerciale. Celui-ci (déficit énergétique) représente plus de la moitié du déficit commercial global en 2025. Dans son […]

L’article Tunisie : +35,5 % d’investissements étrangers dans les énergies renouvelables en 2025 est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

  •  

Tunisie – Le chèque agonise, le virement triomphe

L’économie tunisienne a amorcé en 2025 un virage structurel majeur dans ses modes de paiement, marqué par l’effondrement de l’usage du chèque au profit des virements et la lettre de change, indique la BCT dans son rapport annuel pour l’année 2025, publié le 7 juillet 2026.

Selon la BCT, l’activité des paiements de masse a affiché une dynamique contrastée en 2025. Tandis que le nombre de transactions a poursuivi sa croissance pour atteindre 232,5 millions d’opérations, soit une progression de 3,9% par rapport à 2024, le montant global traité a enregistré un repli de 8,4%, pour s’établir à 249,3 milliards de dinars.

Le déclin du chèque est le fait marquant de l’exercice, avec une baisse spectaculaire de 67,5 % en nombre et de 58,8 % en montant. Ce retrait est directement lié aux réformes réglementaires et à un changement de comportement des agents économiques qui se tournent désormais vers la lettre de change pour les paiements à terme. Cette dernière a enregistré une croissance exceptionnelle de 161 % en nombre et de 59,7 % en montant.

Lire aussi : Paiements en Tunisie : les lettres de change explosent, les chèques s’effondrent

Le virement s’impose comme une alternative de choix, captant désormais près de 60 % de la valeur des opérations de télécompensation. En 2025, les virements ont progressé de 11,1 % en volume (38,5 millions d’opérations) et de 42,3 % en valeur, atteignant 79,6 milliards de dinars. Les prélèvements automatiques suivent également cette tendance haussière avec une progression d’environ 22 % en nombre et en montant.

Le paiement mobile confirme son adoption à grande échelle. Le nombre de transactions a bondi de 80,5 % (8,4 millions d’opérations). Le montant global traité s’élève à 1 769 MDT, soit une hausse de 58,6 %.Le parc de « wallets » (portefeuilles électroniques) a atteint 469 000, en progression de 26,8 %.

La monétique classique (cartes bancaires) reste le vecteur principal des échanges en volume avec 164,9 millions d’opérations (+8,9 %) pour une valeur de 29,5 milliards de dinars (+12,3 %). Le paiement en ligne se distingue particulièrement avec une croissance de 31 %, totalisant 1 375 MDT.

Lire également : Le nombre de chèques traités a chuté de 66,5% fin juin 2025

Au cours de l’exercice 2025, la BCT a poursuivi ses efforts de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement des Paiements Digitaux, visant à promouvoir l’inclusion financière, à assurer le bon dénouement des transactions économiques et à consolider la transparence. À cet effet, la BCT a œuvré au renforcement des infrastructures tout en favorisant l’adoption des solutions de paiements digitaux.

Elle a ainsi soutenu la transformation structurelle des pratiques de paiement, induite par les réformes réglementaires, notamment la refonte de la loi sur les chèques, tout en déployant des efforts pour accompagner les usagers dans l’assimilation des nouvelles dispositions et l’exploitation des opportunités offertes par la digitalisation.

L’article Tunisie – Le chèque agonise, le virement triomphe est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La Tunisie exporte plus vers l’UE, mais pèse toujours aussi peu

La part de marché des exportations tunisiennes sur l’Union européenne (UE) s’est maintenue à 0,53 % en 2025 pour la deuxième année consécutive, indique le rapport annuel de la BCT pour l’année 2025, publié mardi 7 juillet 2026.

Malgré un certain redressement des exportations tunisiennes libellées en euro vers cette zone, dont la progression (+2,8%) a légèrement dépassé celle des importations européennes (+2,4%), cette amélioration était insuffisante pour entraîner une hausse significative de la part de marché tunisienne sur l’UE.

L’analyse par groupe de produits révèle des évolutions divergentes qui impactent la position commerciale de la Tunisie. Ainsi, le groupe « Machines et matériels de transport » a vu sa part de marché se consolider de 4 points de base pour atteindre 0,70 %. Cette performance reflète la bonne tenue des industries mécaniques et électriques (IME) dont les ventes vers l’UE ont bondi de 12,6 %, selon les données de la BCT.

La part des exportations des « Produits chimiques et produits connexes » a, quant à elle, augmenté, en 2025, d’un point de base, passant à 0,12%. Cette progression s’explique par l’accroissement des ventes tunisiennes en euros vers l’UE de ces produits (+15,4% contre +0,3% enregistré une année auparavant) à un rythme dépassant celui des importations européennes (+7 %, après -1 %). Néanmoins, cette dynamique positive n’était pas suffisante pour impulser un redressement significatif de la position relative de ce secteur, malgré la reprise des exportations globales de la branche mines, phosphates et dérivés en 2025 et la poursuite de la consolidation des ventes des ouvrages en plastique.

Contraction de la part des produits de base…

À l’inverse, la part des « Produits de base » a connu une forte contraction, tombant à 0,78 % contre 1,15 % en 2024. Ce recul est principalement imputable à la chute de 16,2 % de la valeur des exportations d’huile d’olive, consécutive à l’effondrement de 47,7 % de son prix moyen à l’exportation.

Il en est de même pour les « Combustibles minéraux, lubrifiants et produits annexes », dont la part de marché s’est contractée de 2 points de base en 2025, pour s’établir à 0,11%. Ce repli traduit une diminution des exportations nationales de ces produits à destination de l’UE, à une cadence plus prononcée que celle des importations européennes, dans un contexte marqué à la fois par le recul de la production nationale d’hydrocarbures et par la baisse des prix internationaux du baril de Brent.

… mais accroissement en euros des produits alimentaires

Pour ce qui est des « Produits alimentaires, boissons et tabac », les exportations tunisiennes en euros vers l’UE se sont accrues, en 2025, à un rythme moins soutenu que celui des importations européennes entraînant un léger repli de la part de marché de la Tunisie revenue de 0,29% à 0,28%, d’une année à l’autre. S’agissant des « Autres articles manufacturés », leur part s’est maintenue à 0,90% en 2025 après une détérioration de 7 points de base enregistrée en 2024.

Sur l’échiquier européen, la Tunisie fait face à une concurrence accrue. La Chine a renforcé sa domination avec une part de marché de 22,25 %, suivie par la Turquie qui progresse à 4,11 %. Si le Bangladesh a également progressé (0,84 %), d’autres concurrents régionaux comme le Maroc (1,01 %) et l’Égypte (0,49 %) ont enregistré des replis de leurs parts de marché en 2025

Évolution des taux de change et compétitivité-prix

Le comportement du dinar tunisien a été marqué par une forte dualité en 2025. Par rapport à la fin de l’année 2024, la monnaie nationale s’est appréciée de 9,8 % vis-à-vis du dollar américain, mais s’est dépréciée de 1,6 % par rapport à l’euro. En moyenne annuelle, le dinar est resté quasi stable face à la monnaie unique.

Toutefois, l’indicateur clé de la compétitivité-prix, le taux de change effectif réel, s’est apprécié de 3,3 % à fin 2025. Cette évolution s’explique par une légère hausse du taux de change nominal (+0,9 %) conjuguée à un élargissement du différentiel d’inflation avec les principaux pays partenaires (+2,5 %).

L’article La Tunisie exporte plus vers l’UE, mais pèse toujours aussi peu est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Plan quinquennal de développement 2026-2030 : Trois réformes pour améliorer le climat des affaires

Le projet de Plan quinquennal de développement 2026-2030 fait de l’amélioration du climat des affaires le point central de la relance économique. À travers trois réformes structurantes, à savoir la digitalisation des services, le renforcement des infrastructures logistiques et la modernisation du foncier, le gouvernement ambitionne de stimuler l’investissement, d’accélérer la création d’entreprises et de […]

L’article Plan quinquennal de développement 2026-2030 : Trois réformes pour améliorer le climat des affaires est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

  •  

La BCT met l’énergie au cœur de la souveraineté

La Banque centrale de Tunisie (BCT) préconise de faire de la transition énergétique un levier majeur pour renforcer la sécurité énergétique du pays et réduire sa vulnérabilité aux chocs extérieurs, le déficit énergétique pesant lourdement sur la balance commerciale. Celui-ci (déficit énergétique) représente plus de la moitié du déficit commercial global en 2025 du pays.

Dans son rapport annuel 2025, qui vient d’être rendu public, la banque des banques indique que les flux des investissements directs étrangers (IDE), dans le secteur des énergies renouvelables, ont enregistré une croissance de 35,5%. Cette dynamique de croissance a été particulièrement portée par les projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire.

La progression dans les énergies renouvelables contraste avec l’évolution globale du secteur de l’énergie (incluant les hydrocarbures), qui a connu une quasi-stagnation, voire une légère baisse de ses flux d’IDE (-0,8 %) en raison du ralentissement des activités d’exploration et de développement.

La BCT présente ainsi le développement des énergies renouvelables comme un levier crucial pour non seulement renforcer la sécurité énergétique de la Tunisie, mais aussi pour faire face à une vulnérabilité extérieure.

L’accélération de la transition énergétique et la diversification du mix énergétique visent, à cet effet, non seulement des objectifs environnementaux, mais servent aussi à réduire l’exposition de l’économie nationale aux chocs extérieurs et à alléger la pression sur les équilibres financiers.

Cette croissance de l’investissement dans les énergies vertes s’inscrit dans un regain de confiance général des investisseurs étrangers pour le site Tunisie, avec des IDE globaux (tous secteurs confondus) en hausse de 30,1 % sur l’année.

L’article La BCT met l’énergie au cœur de la souveraineté est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Chine — Wuxi : Quand l’agriculture devient un projet de souveraineté économique…

Notre immersion en territoire chinois en vue d’explorer les mutations économiques, technologiques et agricoles de ce pays se poursuit. Cette étape à Wuxi, ville relevant de la province de Jiangsu dans l’est chinois, offre un éclairage sur une expérience où l’agriculture s’inscrit au cœur d’une stratégie intégrée associant innovation, recherche scientifique, industrie et développement territorial. […]

L’article Chine — Wuxi : Quand l’agriculture devient un projet de souveraineté économique… est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

  •  

123 milliards de dinars : où va l’argent des banques tunisiennes en 2025 ?

L’encours des crédits injectés dans l’économie tunisienne par les banques et établissements financiers a atteint près de 123 milliards de dinars à la fin de l’exercice 2025. Selon le dernier rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), ce volume marque une augmentation de 3,1% contre 2,8% une année auparavant. Cette dynamique globale est […]

L’article 123 milliards de dinars : où va l’argent des banques tunisiennes en 2025 ? est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

  •  

BCT : le paiement mobile bondit de 80,5 % en 2025

L’économie tunisienne a amorcé en 2025 un virage structurel majeur dans ses modes de paiement, marqué par l’effondrement de l’usage du chèque au profit des virements et la lettre de change , indique la BCT dans son rapport annuel pour l’année 2025, publié mardi. Selon la même source, l’activité des paiements de masse a affiché […]

L’article BCT : le paiement mobile bondit de 80,5 % en 2025 est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

  •  

La Tunisie peine à gagner du terrain en Europe : sa part de marché reste bloquée à 0,53 %

La part de marché des exportations tunisiennes sur l’Union Européenne (UE) s’est maintenue à 0,53% en 2025 pour la deuxième année consécutive, indique le rapport annuel de la BCT pour l’année 2025, publié mardi. En effet, malgré un certain redressement des exportations tunisiennes libellées en euro vers cette zone, dont la progression (+2,8%) a légèrement […]

L’article La Tunisie peine à gagner du terrain en Europe : sa part de marché reste bloquée à 0,53 % est apparu en premier sur La Presse de Tunisie.

  •  

Tunisie : Crise de trésorerie au patronat

Selon une lettre parvenue aux médias, les employés de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) traversent une crise financière liée au non-versement, par la présidence du gouvernement, des fonds prévus par la loi de finances. Ce blocage affecterait directement leur capacité à percevoir leur rémunération et à honorer leurs engagements financiers.

Selon la même source, l’UTICA est financée depuis 1975 par une contribution obligatoire de 0,5 %, versée par les chefs d’entreprise détenteurs de patente dans le secteur privé. Cette contribution transite par la Caisse nationale de sécurité sociale avant d’être reversée au Trésor public.

Depuis le début de l’année 2024, l’organisation patronale connaîtrait un déficit budgétaire croissant. Ce déficit se serait aggravé au cours du second semestre de la même année et se poursuivrait à ce jour. La présidence du gouvernement refuserait de verser ces fonds à l’UTICA, alors que leur inscription est votée chaque année dans la loi de finances et approuvée par le ministère des Finances, la Cour des comptes et l’Assemblée des représentants du peuple.

Ce retard de versement aurait provoqué un déséquilibre financier au sein de l’organisation, avec des répercussions directes sur les employés. Toujours selon cette lettre, cette situation n’affecterait pas les membres élus de l’organisation.

L’article Tunisie : Crise de trésorerie au patronat est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Forfire AI l Système tuniso-italien de détection des feux de forêt

L’École nationale d’ingénieurs de Sousse (Eniso) a lancé un projet de coopération internationale avec des partenaires tunisiens et italiens. Ce projet baptisé Forfire AI est doté d’un budget de 773 000 € et financé dans le cadre du programme européen Interreg Next Italie-Tunisie.

Le projet vise à développer un système intelligent exploitant l’intelligence artificielle (IA), des drones, des caméras thermiques et l’imagerie satellitaire pour la détection précoce des feux de forêt. Il cherche à renforcer les capacités de prévention et d’intervention face aux incendies dans les zones forestières méditerranéennes, de plus en plus vulnérables aux effets du changement climatique.

Le projet réunit des universités, des centres de recherche et des entreprises technologiques des deux rives de la Méditerranée. Outre l’Eniso, les participants incluent l’Institut supérieur agronomique de Chott Mariem, l’Université de Palerme ainsi que des entreprises spécialisées dans les solutions numériques et robotiques.

Le financement est principalement assuré par l’Union européenne (UE) via le Fonds européen de développement régional (Feder) et l’Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI – Europe dans le monde), auxquels s’ajoutent les contributions des partenaires participants.

Identifier les zones à haut risque d’incendie

Au cœur du projet figure la création d’une plateforme intelligente capable de collecter et d’intégrer des données en temps réel provenant de satellites, de stations météorologiques, de capteurs environnementaux au sol et de caméras thermiques.

Grâce à des algorithmes d’IA, le système analysera ces informations pour identifier les zones à haut risque d’incendie, détecter les signes avant-coureurs (fumée ou pics de température anormaux) et émettre des alertes rapides à l’intention des services forestiers et de la protection civile, réduisant ainsi considérablement les délais d’intervention.

L’une des innovations majeures de cette initiative réside dans l’utilisation coordonnée de caméras thermiques infrarouges et de drones autonomes. Les caméras seront en mesure de détecter la fumée et les points chauds à une distance de cinq à dix kilomètres, tout en distinguant les incendies de phénomènes atmosphériques tels que le brouillard ou la brume afin de minimiser les fausses alertes.

Dès qu’un incendie potentiel sera repéré, un drone sera automatiquement envoyé sur zone pour capturer des images en temps réel et les transmettre aux centres opérationnels, permettant ainsi d’évaluer immédiatement l’ampleur du sinistre et de coordonner efficacement les opérations de lutte contre le feu.

Des essais seront lancés dans deux zones pilotes : l’une en Tunisie et l’autre en Italie.

Côté tunisien, le système sera d’abord testé dans la forêt de Dar Chichou, dans la région d’El Haouaria (Nabeul, Cap Bon), avant d’être étendu à d’autres zones très vulnérables, notamment Sejnane, dans le gouvernorat de Bizerte (au nord du pays). Ces tests permettront d’évaluer l’efficacité des technologies développées dans des conditions climatiques et environnementales variées, avec pour objectif de créer un modèle reproductible dans d’autres régions méditerranéennes.

Le lancement de ce projet intervient dans un contexte de pression croissante sur les écosystèmes forestiers tunisiens.

Le feu a détruit 2 200 hectares de forêt au cours de l’été 2025 en Tunisie

Selon les données de la Protection civile, la Tunisie a enregistré 134 incendies de forêt au cours de l’été 2025 — détruisant près de 2 200 hectares de forêt — contre 106 incendies et environ 314 hectares perdus durant la même période en 2024.

La hausse des températures, la sécheresse prolongée et les phénomènes météorologiques extrêmes rendent les incendies de plus en plus fréquents et destructeurs, incitant les autorités à investir dans des outils de prévention fondés sur les nouvelles technologies.

Forfire-Ai représente également un nouvel élément de la coopération scientifique et technologique entre la Tunisie et l’Italie, dans le cadre des programmes européens de voisinage.

Grâce au transfert de savoir-faire, au développement de technologies partagées et à l’expérimentation conjointe de systèmes de surveillance avancés, le projet vise à renforcer la résilience des deux pays face aux risques environnementaux et à promouvoir des solutions innovantes pour la préservation du patrimoine forestier méditerranéen.

I. B. (avec Agenzia Nova).

L’article Forfire AI l Système tuniso-italien de détection des feux de forêt est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

La Tunisie progresse de 4 places au Smart City Index

L’IMD Smart City Index montre une présence africaine croissante, passant de six villes en 2019 à neuf en 2026 (Tunis, Rabat, Le Caire, Le Cap, Alger, Abuja, Lagos, Nairobi, Accra). Malgré cette progression, aucune ville africaine n’a intégré le top 100 sur les sept éditions. Les villes obtiennent globalement de meilleurs scores technologiques que pour les structures (gouvernance, institutions, services publics). Or, ce sont ces structures qui prédisent la performance d’une  « ville intelligente ».

Les villes les plus performantes (notamment Rabat et Abuja) misent sur la gouvernance : numérisation des services, participation citoyenne et alignement politique. D’autres, comme Le Caire, Lagos ou Nairobi, stagnent pour des raisons structurelles malgré des investissements technologiques. Des initiatives concrètes existent (Kigali, Mékhé), mais la plupart des projets restent en phase de déploiement, révélant un écart entre ambitions et traduction institutionnelle. 

Dans le Smart City Index 2025 de l’IMD, Tunis se classe 142ᵉ sur 146 villes, contre 146ᵉ en 2024, enregistrant ainsi une légère progression. La capitale obtient une notation globale D, reflétant des défis persistants en matière de mobilité, de gouvernance, d’environnement et d’infrastructures numériques.

L’étude met en évidence que les principales préoccupations des habitants restent le coût de la vie, le chômage, le logement, la sécurité et la qualité des services publics. En parallèle, les citoyens expriment une attente croissante envers les solutions numériques susceptibles d’améliorer les transports, les démarches administratives, la santé et la gestion urbaine.

Malgré ce classement, la Tunisie dispose d’atouts importants : une population jeune et connectée, un écosystème numérique en développement, une position géographique privilégiée et un potentiel significatif pour accélérer sa transformation en ville intelligente grâce à des investissements ciblés dans les infrastructures, l’innovation et la gouvernance numérique.

L’article La Tunisie progresse de 4 places au Smart City Index est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Projet Elmed | Hitachi décroche un contrat de 770 M€ pour les stations de conversion

Après l’attribution du contrat du câble sous-marin à Prysmian l’an dernier et l’achèvement des procédures administratives d’autorisation, le projet Elmed d’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie entre désormais dans sa phase d’exécution, avec l’attribution d’un contrat de 770 millions d’euros à Hitachi Energy pour la construction des stations de conversion de l’interconnexion électrique, maquant ainsi une étape majeure dans le développement de ce projet énergétique stratégique et se rapprochant de sa date de mise en service prévue pour fin 2028.

L’interconnexion Elmed — développée conjointement par l’italien Terna et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), et intégrée au «Plan Mattei» pour l’Afrique du gouvernement italien — représente bien plus qu’une simple liaison électrique entre l’Italie et la Tunisie. En effet, ce projet constitue une pierre angulaire de la stratégie européenne de diversification énergétique et d’intégration des marchés de l’électricité euro-méditerranéens, contribuant à la fois aux objectifs du plan REPowerEU et au renforcement de la sécurité énergétique de l’Union européenne (UE) et de la Tunisie.

Le projet prévoit la construction d’une liaison HVDC (courant continu haute tension) de 600 mégawatts s’étendant sur environ 220 kilomètres ; la majeure partie du tracé consiste en un câble sous-marin traversant le détroit de Sicile à une profondeur d’environ 800 mètres. Les deux stations de conversion seront érigées à Partanna (dans la province de Trapani, en Italie) et à Mlaabi (dans la zone de Menzel Temime, sur la côte nord-est de la Tunisie). Ces stations constituent le cœur technologique de l’infrastructure.

La technologie HVDC permet de convertir le courant alternatif des réseaux nationaux en courant continu pour le transport sous-marin — puis d’effectuer la reconversion inverse —, réduisant ainsi les pertes d’énergie et améliorant l’efficacité de la liaison.

Hitachi Energy, entreprise suisse appartenant au géant japonais Hitachi, fournira une solution complète comprenant des valves de conversion HVDC, le système de contrôle Mach, des transformateurs de puissance et des équipements haute tension, ainsi que des prestations de conception, d’études système, de supervision de l’installation et de mise en service.

Le groupe technologique helvético-japonais travaillera aux côtés de D’Agostino Costruzioni Generali — chargé du génie civil pour la station italienne — et d’Orascom Construction, responsable de l’infrastructure de la station tunisienne ; leurs activités couvriront le génie civil, les installations électromécaniques et les systèmes auxiliaires.

L’investissement total pour le projet Elmed s’élève à environ 1,42 milliard d’euros, dont plus de 307 millions proviennent du programme «Mécanisme pour l’interconnexion en Europe» (MIE) de l’UE, géré par l’agence européenne Cinea. Il s’agit d’une étape historique pour Bruxelles : c’est la première fois que l’UE accorde un financement non remboursable à une infrastructure énergétique impliquant directement un pays non membre, reconnaissant ainsi la valeur stratégique de cette interconnexion pour l’ensemble du système énergétique européen.

Côté tunisien, le projet bénéficie également du soutien financier d’importantes institutions multilatérales — notamment la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) et la banque allemande de développement KfW — ce qui souligne l’importance internationale accordée à cette initiative.

Sur le plan géopolitique, Elmed s’inscrit dans le processus croissant d’intégration énergétique en Méditerranée.

Pour l’Italie, cette liaison renforce son rôle de plaque tournante énergétique entre l’Europe et l’Afrique, un pilier stratégique majeur du «Plan Mattei».

Pour la Tunisie, elle constitue une infrastructure vitale pour renforcer la résilience de son système électrique, favoriser l’intégration régionale et soutenir la transition énergétique dans un contexte de hausse de la demande intérieure et de ressources limitées en combustibles fossiles.

Cette interconnexion permettra également une meilleure intégration des énergies renouvelables produites sur les deux rives de la Méditerranée, facilitant ainsi les échanges d’électricité et améliorant la stabilité du réseau. À terme, le projet pourrait stimuler de nouveaux investissements dans les énergies renouvelables en Afrique du Nord, facilitant l’exportation d’énergie propre vers le marché européen.

L’attribution du contrat pour les postes de conversion marque ainsi une étape décisive dans le développement de l’un des projets d’infrastructure énergétique les plus importants de la région euro-méditerranéenne, appelé à redéfinir la coopération entre l’Italie, la Tunisie et l’UE en matière d’énergie et de sécurité d’approvisionnement.

I. B. (avec Agenzia Nova).

L’article Projet Elmed | Hitachi décroche un contrat de 770 M€ pour les stations de conversion est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

La Tunisie veut ramener son déficit commercial à 9,9 % en 2030

La réduction du déficit commercial figure parmi les priorités majeures du Plan de développement stratégique 2026-2030 de la Tunisie. Celui-ci en fait un axe central des politiques économiques et financières du pays. Objectif : renforcer sa souveraineté économique, limiter les pressions sur la balance des paiements et améliorer les équilibres extérieurs.

Selon les orientations du nouveau modèle de développement, le déficit commercial devrait être ramené à 9,9 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2030; contre 12,6 % prévus en 2025. Cette amélioration repose sur une double approche : accélérer la croissance des exportations et assurer une meilleure maîtrise des importations, à travers une gestion plus rationnelle des besoins de la Tunisie.

Les exportations au cœur de la stratégie de croissance

Le scénario de croissance retenu pour les cinq prochaines années table sur une progression des exportations de biens à un rythme annuel moyen de 4,5 % en valeur courante. Cette dynamique devrait être soutenue par la reprise de l’activité dans les principaux secteurs exportateurs et par une amélioration de la demande extérieure adressée à la Tunisie.

Le secteur des industries mécaniques et électriques devrait rester l’un des principaux moteurs de cette évolution. Les exportations du secteur devraient enregistrer une croissance annuelle de 4,5 %, portée par une meilleure intégration dans les chaînes de valeur mondiales et une orientation progressive vers des produits à plus forte valeur ajoutée et à contenu technologique élevé.

Cette évolution vise notamment à consolider la position de la Tunisie en tant que plateforme régionale de production de composants automobiles et aéronautiques.

Le textile et l’agroalimentaire appelés à renforcer leur compétitivité

Le Plan 2026-2030 mise également sur la relance du secteur du textile-habillement, avec une croissance annuelle des exportations estimée à 2,8 %. Cette progression devra être accompagnée par un programme global d’amélioration de la compétitivité du secteur, axé sur la qualité, l’innovation et la montée en gamme.

Dans le domaine agricole et agroalimentaire, les exportations devraient évoluer à un rythme annuel de 2 %. La stratégie prévoit une meilleure valorisation des produits tunisiens, notamment à travers le conditionnement et l’exportation de l’huile d’olive sous des marques tunisiennes, ainsi qu’une diversification vers des produits agricoles à forte demande internationale, notamment les produits biologiques.

Le phosphate, un levier de soutien aux recettes en devises

Le secteur des phosphates et dérivés devrait connaître une reprise significative durant la période du plan, avec une croissance des exportations estimée à 15,5 %.

Cette amélioration serait favorisée par le rétablissement progressif des niveaux de production, le développement des infrastructures de transport et de la logistique, ainsi que par l’élargissement des débouchés internationaux.

La relance des exportations de phosphate devrait contribuer à renforcer les recettes en devises et à soutenir l’équilibre des comptes extérieurs de la Tunisie.

À travers ces orientations, le Plan de développement 2026-2030 place donc l’amélioration de la balance commerciale au centre de la stratégie économique nationale, en misant sur une économie davantage tournée vers l’exportation, la création de valeur et la réduction de la dépendance extérieure.

L’article La Tunisie veut ramener son déficit commercial à 9,9 % en 2030 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie | L’interminable bataille contre l’usage des sacs en plastique  

Après des années de réglementations, d’accords avec le secteur industriel et de campagnes publiques de sensibilisation, la lutte contre les sacs en plastique à usage unique — l’un des symboles les plus visibles de la crise des déchets en Tunisie — n’a pas donné de résultats satisfaisants pour ne pas dire qu’elle a complètement échoué.

Un projet de loi, déposé par 25 députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), vise à relancer cette lutte en tentant de freiner l’utilisation des sacs à usage unique et à encadrer l’adoption d’alternatives durables, via un dispositif combinant interdiction progressive, contrôles techniques, sanctions et soutien aux entreprises.

La Tunisie consomme environ 4,2 milliards de sacs en plastique par an, soit près de 400 par habitant. La production annuelle de déchets plastiques est estimée à environ 188 000 tonnes — sur un total de plus de 2,5 millions de tonnes de déchets ménagers — alors qu’environ 60 % de ces déchets plastiques ne sont pas traités correctement et que les taux de recyclage restent faibles.

Le nouveau projet de loi, actuellement à l’étude au sein de la Commission de l’industrie, du commerce, des ressources naturelles, de l’énergie et de l’environnement, vise à interdire les sacs à usage unique et à les remplacer par des sacs réutilisables ou biodégradables, tout en établissant des normes techniques précises pour prévenir les usages détournés et les certifications frauduleuses.

Vers un doublement des sanctions

Les partisans du texte soutiennent que le cadre existant — notamment le décret gouvernemental n° 32 de 2020 — n’a pas permis de réduire efficacement la pollution plastique. La proposition prévoit également des sanctions (pouvant être doublées en cas de récidive) ainsi que des mesures de contrôle fondées sur des analyses en laboratoire et des certificats de conformité.

Toutefois, le principal défi politique et économique réside dans la mise en œuvre effective de ces mesures. La Tunisie avait déjà adopté plusieurs dispositions par le passé : un premier accord volontaire avec les grandes enseignes de distribution en 2017, une extension aux pharmacies en 2018, puis un décret en 2020 interdisant la production, l’importation et l’utilisation de sacs à usage unique conventionnels, avec une mise en œuvre échelonnée (à partir du 1er mars 2020 pour les supermarchés et du 1er janvier 2021 pour les fabricants et fournisseurs). En 2022, la campagne «Soyons responsables» a été lancée, ciblant à la fois les commerçants et les consommateurs pour expliquer les interdictions et promouvoir les alternatives réutilisables.

Le décret prévoyait certaines exceptions, notamment pour les sacs plus épais, les sacs biodégradables ou ceux utilisés pour la pesée des fruits et légumes.

Toutefois, l’efficacité de ces mesures est restée limitée. Les sacs à usage unique demeurent très répandus dans les petits commerces, sur les marchés et chez les vendeurs de fruits et légumes.

Selon les observateurs de l’environnement et les professionnels du secteur, ces lacunes tiennent principalement à des problèmes d’application de la réglementation, aux importations informelles, à la définition technique des produits biodégradables ainsi qu’à la capacité des fabricants à adapter leurs lignes de production.

La résistance des industriels du plastique

La résistance des producteurs pèse sur ce dossier depuis des années. Le groupe de l’industrie du plastique de la Conect avait critiqué les modalités de l’interdiction, les jugeant inadaptées et peu soucieuses de la situation économique des fabricants, déjà fragilisés par les répercussions de la crise de 2020. Le président du groupe, Oussama Messaoudi, avait qualifié la mesure d’inefficace, arguant qu’elle «remplace simplement le plastique par du plastique» et soulignant les difficultés d’approvisionnement en matières premières alternatives.

Lors du dernier débat parlementaire, certains députés ont également réclamé une étude d’impact concernant les sites de production, l’emploi et le coût des alternatives pour les consommateurs.

Le délai de 12 mois fixé pour interdire la production, l’importation et la distribution de sacs à usage unique a été jugé insuffisant par certains, notamment pour les fabricants tenus de s’adapter à de nouvelles normes et d’obtenir des certifications.

Le projet de loi vise donc à faire évoluer l’approche, passant d’une interdiction pure et simple à une transition plus structurée, intégrant des mesures incitatives, des prêts à taux réduit et des avantages fiscaux pour aider les entreprises à adopter des produits de substitution.

I. B.

L’article Tunisie | L’interminable bataille contre l’usage des sacs en plastique   est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Télémarketing : la Tunisie sous la menace d’une nouvelle réglementation française

Une nouvelle loi française, qui entrera en vigueur en août prochain, menace la pérennité de centaines d’emplois dans les centres d’appels étrangers implantés en Tunisie. C’est ce que révèle un rapport de l’agence de presse italienne Nova. Ce texte, destiné à encadrer le démarchage téléphonique dit « agressif », concerne près de 20 % des appels de vente sortants effectués depuis le pays.

D’après ce rapport, l’application de la loi pourrait entraîner une baisse d’activité pour de nombreux centres d’appels tunisiens, en particulier les structures les plus petites, mettant ainsi en péril plusieurs milliers de postes. Les grandes entreprises spécialisées dans le service client et la gestion des appels entrants seraient, en revanche, largement épargnées par cette réglementation.

Le secteur emploie aujourd’hui entre 25 000 et 27 000 personnes, réparties dans plus de 100 entreprises présentes en Tunisie — des multinationales telles que Teleperformance et Concentrix aux petites et moyennes entreprises locales.

Un secteur en croissance, mais dépendant du marché français

L’importance économique de cette filière est confirmée par une étude de la Chambre nationale des centres d’appels et de la relation client, structure rattachée à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA). Selon cette étude, le secteur a maintenu un fort potentiel de croissance malgré les difficultés économiques traversées par la Tunisie ces dernières années.

Le chiffre d’affaires des centres d’appels et de télémarketing a atteint 1,181 milliard de dinars (environ 375 millions d’euros) en 2023, contre 831 millions de dinars (environ 263 millions d’euros) en 2019 — soit une croissance annuelle moyenne d’environ 9 %.

Avec 250 entreprises actives, ce secteur figure parmi les principaux exportateurs tunisiens de services à valeur ajoutée. Il contribue à hauteur de 0,5 % au produit intérieur brut et travaille de manière quasi exclusive avec les marchés étrangers.

Sa principale fragilité structurelle réside toutefois dans sa forte dépendance au marché français, qui représente à lui seul près de 84 % du chiffre d’affaires global du secteur. Cette concentration expose l’écosystème tunisien de l’externalisation aux fluctuations de l’économie française, ainsi qu’aux effets des nouvelles réglementations européennes en matière de démarchage téléphonique, d’externalisation des services et de gestion des données.

L’article Télémarketing : la Tunisie sous la menace d’une nouvelle réglementation française est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Médecins tunisiens à l’étranger : l’équivalence sans examen après cinq ans d’exercice

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a confirmé que les médecins tunisiens ayant obtenu leur diplôme de spécialité à l’étranger peuvent bénéficier d’une équivalence de leur diplôme sans passer d’examen d’évaluation ni suivre une formation complémentaire, à condition de justifier d’au moins cinq années d’exercice effectif.

Cette précision figure dans une réponse adressée le 1er juillet 2026 au président de l’Assemblée des représentants du peuple, en réponse à une question écrite du député Mohamed Ali portant sur une proposition de révision des conditions d’équivalence des diplômes des médecins tunisiens formés à l’étranger. Le document a été publié ce lundi sur le site officiel du Parlement.

Le ministère rappelle que le cadre juridique actuellement en vigueur permet déjà l’octroi de l’équivalence sans exigences supplémentaires pour tout médecin pouvant attester d’une pratique professionnelle effective d’au moins cinq ans après l’obtention de son diplôme de spécialité.

Une réforme entrée en vigueur en 2023

Le ministère souligne que les règles encadrant l’équivalence des diplômes et des titres, notamment dans les spécialités médicales, ont été révisées par un arrêté ministériel daté du 10 octobre 2023. Cette réforme est le résultat d’un processus de concertation engagé dès 2018 avec l’ensemble des parties concernées, parmi lesquelles le ministère de la Santé, les facultés de médecine et l’Ordre des médecins.

Les nouvelles dispositions prévoient l’attribution directe de l’équivalence aux médecins justifiant d’au moins cinq années de pratique effective après l’obtention de leur diplôme de spécialité, sans obligation de suivre une formation complémentaire, de passer un examen d’évaluation ou de cumuler ces deux exigences. Cette possibilité est inscrite dans le dernier alinéa de l’article 16 de l’arrêté de 2023.

Des équivalences déjà accordées à des médecins formés en Allemagne

Le ministère indique également que la commission sectorielle chargée de l’équivalence des diplômes dans les spécialités médicales et paramédicales applique déjà cette disposition. Plusieurs médecins ayant suivi leur formation en Allemagne ont ainsi obtenu une décision d’équivalence après prise en compte de leur ancienneté professionnelle et présentation des justificatifs attestant de leur exercice effectif.

L’administration rappelle toutefois la spécificité du système allemand de formation médicale. Contrairement à d’autres pays, celui-ci ne débouche pas sur un diplôme universitaire national de spécialité, mais sur un certificat de compétence délivré par l’Ordre des médecins de chaque région allemande.

Un sujet relancé par les médecins tunisiens d’Allemagne

Dans sa question parlementaire, le député Mohamed Ali avait évoqué les difficultés rencontrées par les médecins tunisiens diplômés à l’étranger pour faire reconnaître leurs qualifications en Tunisie.

Il a rappelé que l’Association des médecins tunisiens en Allemagne, en partenariat avec l’Organisation tunisienne des jeunes médecins, avait soumis il y a plus d’un an une proposition de modification des conditions d’équivalence. Cette initiative était accompagnée d’une pétition signée par plus de 100 médecins tunisiens établis en Allemagne et adressée également à la présidence de la République.

Ainsi, le député souligne que cette proposition vise à faciliter le retour de ces compétences médicales afin qu’elles puissent intégrer les établissements hospitaliers tunisiens, dans un contexte marqué par une pénurie persistante de médecins spécialistes. Il estimait qu’une absence de réponse risquait de priver le pays d’une opportunité de pourvoir des postes vacants dans plusieurs spécialités essentielles.

L’article Médecins tunisiens à l’étranger : l’équivalence sans examen après cinq ans d’exercice est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌