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Tunisie – Le chèque agonise, le virement triomphe

L’économie tunisienne a amorcé en 2025 un virage structurel majeur dans ses modes de paiement, marqué par l’effondrement de l’usage du chèque au profit des virements et la lettre de change, indique la BCT dans son rapport annuel pour l’année 2025, publié le 7 juillet 2026.

Selon la BCT, l’activité des paiements de masse a affiché une dynamique contrastée en 2025. Tandis que le nombre de transactions a poursuivi sa croissance pour atteindre 232,5 millions d’opérations, soit une progression de 3,9% par rapport à 2024, le montant global traité a enregistré un repli de 8,4%, pour s’établir à 249,3 milliards de dinars.

Le déclin du chèque est le fait marquant de l’exercice, avec une baisse spectaculaire de 67,5 % en nombre et de 58,8 % en montant. Ce retrait est directement lié aux réformes réglementaires et à un changement de comportement des agents économiques qui se tournent désormais vers la lettre de change pour les paiements à terme. Cette dernière a enregistré une croissance exceptionnelle de 161 % en nombre et de 59,7 % en montant.

Lire aussi : Paiements en Tunisie : les lettres de change explosent, les chèques s’effondrent

Le virement s’impose comme une alternative de choix, captant désormais près de 60 % de la valeur des opérations de télécompensation. En 2025, les virements ont progressé de 11,1 % en volume (38,5 millions d’opérations) et de 42,3 % en valeur, atteignant 79,6 milliards de dinars. Les prélèvements automatiques suivent également cette tendance haussière avec une progression d’environ 22 % en nombre et en montant.

Le paiement mobile confirme son adoption à grande échelle. Le nombre de transactions a bondi de 80,5 % (8,4 millions d’opérations). Le montant global traité s’élève à 1 769 MDT, soit une hausse de 58,6 %.Le parc de « wallets » (portefeuilles électroniques) a atteint 469 000, en progression de 26,8 %.

La monétique classique (cartes bancaires) reste le vecteur principal des échanges en volume avec 164,9 millions d’opérations (+8,9 %) pour une valeur de 29,5 milliards de dinars (+12,3 %). Le paiement en ligne se distingue particulièrement avec une croissance de 31 %, totalisant 1 375 MDT.

Lire également : Le nombre de chèques traités a chuté de 66,5% fin juin 2025

Au cours de l’exercice 2025, la BCT a poursuivi ses efforts de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement des Paiements Digitaux, visant à promouvoir l’inclusion financière, à assurer le bon dénouement des transactions économiques et à consolider la transparence. À cet effet, la BCT a œuvré au renforcement des infrastructures tout en favorisant l’adoption des solutions de paiements digitaux.

Elle a ainsi soutenu la transformation structurelle des pratiques de paiement, induite par les réformes réglementaires, notamment la refonte de la loi sur les chèques, tout en déployant des efforts pour accompagner les usagers dans l’assimilation des nouvelles dispositions et l’exploitation des opportunités offertes par la digitalisation.

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Argentine – Égypte en live streaming : Coupe du Monde 2026

L’Argentine affronte l’Égypte ce mardi en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, avec une qualification pour les quarts de finale en jeu. Portée par Lionel Messi, Julián Álvarez, Lautaro Martínez, Enzo Fernández et Alexis Mac Allister, l’Albiceleste part favorite face à une sélection égyptienne emmenée par Mohamed Salah, Omar Marmoush et Mostafa Mohamed, bien décidée à créer la surprise. Heure du coup d’envoi, diffusion TV, compositions probables et enjeux : tout ce qu’il faut savoir sur cette affiche très attendue.

Suivez en live streaming Égypte vs Argentine coupe du monde 2026:

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La BCT confirme le rebond de l’économie, mais l’énergie freine la dynamique

L’économie tunisienne a confirmé son redressement en 2025, avec une croissance de 2,5 %, contre 1,6 % en 2024, tandis que l’inflation a poursuivi son recul pour s’établir à 5,3 % en moyenne annuelle (4,9 % en glissement annuel). Dans son rapport annuel, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, estime que cette amélioration a permis à l’institut d’émission d’amorcer un assouplissement de sa politique monétaire en abaissant son taux directeur à 7 %, après deux réductions de 50 points de base en mars et en décembre.

Cette amélioration s’est accompagnée d’une baisse du taux de chômage à 15,2 %, soutenue par les bonnes performances de l’agriculture, du tourisme et des services marchands. Les équilibres macroéconomiques se sont également consolidés. Le déficit budgétaire a été ramené à 5,2 % du PIB, contre 6,3 % un an auparavant, tandis que la dette publique a reculé à 82,1 % du PIB. La dette extérieure est tombée à 39,5 % du PIB et les réserves en devises ont atteint 25,1 milliards de dinars, représentant 106 jours d’importation. Les investissements directs étrangers ont, de leur côté, progressé de près de 30 %, dépassant 3,5 milliards de dinars.

Le gouverneur relève toutefois que le déficit courant s’est creusé à 2,3 % du PIB sous l’effet de l’aggravation du déficit commercial, principalement liée à la facture énergétique, qui représente plus de la moitié du déficit des échanges. Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger ont néanmoins permis d’en limiter l’impact.

Selon la BCT, la dépendance énergétique demeure la principale vulnérabilité de l’économie tunisienne. Le recul de la production nationale d’hydrocarbures renforce les importations et souligne l’urgence d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables.

Sur le plan institutionnel, la Banque centrale a poursuivi la modernisation de ses infrastructures à travers la digitalisation de ses processus, le renforcement des systèmes de paiement et le recours à l’intelligence artificielle pour améliorer l’analyse des risques.

Pour 2026, Fethi Zouhaier Nouri estime que la Tunisie devra consolider les acquis de 2025 malgré un environnement international toujours marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes sur les prix de l’énergie, afin de transformer cette reprise en une croissance durable, créatrice d’investissement et d’emplois.

D’après le mot d’introduction du gouverneur de la BCT.

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Libye | Zuwara durcit les mesures contre les immigrés irréguliers

A l’issue d’une série de réunions consacrées à la gestion de la présence de migrants étrangers en situation irrégulière dans la ville, la Commission de recensement des étrangers relevant de la municipalité de Zuwara (ou Zouara), ville située sur la côte nord-ouest de la Libye, près de la frontière tunisienne et du point de passage de Ras Jedir, a décidé et annoncé la fermeture immédiate des logements accueillant des personnes dépourvues de documents officiels reconnus.

Latif Belhedi (avec Agencia Nova)

La municipalité de Zuwara a communiqué cette information dans une déclaration publiée dans la nuit de samedi 4 à dimanche 5 juillet 2026, indiquant que les forces de sécurité allaient entamer des opérations sur le terrain, procéder à des perquisitions dans les domiciles, installations et locaux hébergeant des migrants en situation irrégulière dépourvus de pièces d’identité ou de permis valides.

La municipalité précise que cette nouvelle mesure intervient après l’achèvement de toutes les phases d’«avertissement et de sensibilisation» destinées à la population locale et aux employeurs. La fermeture des logements concernés est «immédiate», indique le communiqué, et les autorités de sécurité compétentes sont habilitées à mener toutes les procédures nécessaires.

La municipalité a en outre averti que toute personne contribuant à l’hébergement de migrants en situation irrégulière, ou compromettant la sécurité et la stabilité de la ville, serait poursuivie «sans tolérance» conformément à la loi.

Couvre-feu partiel pour les travailleurs étrangers sans papiers

Cette décision marque un nouveau durcissement de la position des autorités locales de Zuwara concernant la question migratoire. Plus tôt en juin, la municipalité avait déjà imposé un couvre-feu nocturne temporaire aux ressortissants étrangers résidant dans la ville ou y séjournant, leur interdisant tout déplacement entre 23 heures et 5 heures du matin. Cette mesure avait été présentée par la Commission de recensement et de régularisation des étrangers comme une disposition «temporaire et préventive» visant à garantir la sécurité publique et à prévenir les risques nocturnes. Il ne s’agit pas de la première intervention de ce type dans cette ville côtière.

Le 11 février 2025, la Brigade d’intervention spéciale, unité armée opérant sous l’égide du Gouvernement d’union nationale à Tripoli, a instauré un couvre-feu partiel pour les travailleurs étrangers sans papiers dans la municipalité de Zuwara, de 21h00 à 7h00. Cette mesure était justifiée par «l’augmentation continue du nombre de travailleurs étrangers sans papiers», considérée comme une menace pour la stabilité locale.

Zuwara est l’un des principaux centres amazighs du pays. La ville occupe une position stratégique entre Tripoli, la frontière tunisienne et les routes maritimes de la Méditerranée centrale. Depuis des années, la région est considérée comme un point névralgique des flux migratoires, du trafic illicite et des réseaux informels le long de la côte ouest libyenne. La répression locale s’inscrit dans un contexte national de pressions croissantes sur les migrants.

Ces dernières semaines, le Gouvernement d’union nationale a relancé la coordination entre le ministère de l’Intérieur, le ministère du Travail, l’Autorité des passeports et d’autres organismes compétents afin de renforcer les procédures de lutte contre l’immigration irrégulière, de contrôler les conditions de détention et de promouvoir les programmes de rapatriement volontaire.

Les autorités de Tripoli ont également rejeté catégoriquement toute idée d’installation permanente de migrants en Libye, la qualifiant de menace pour la sécurité nationale.

La présence d’étrangers sans papiers suscite des tensions sociales

Parallèlement, des contenus hostiles à la présence d’étrangers en situation irrégulière, des appels à l’expulsion des migrants et des messages critiquant les organisations internationales actives dans ce domaine se sont multipliés sur les réseaux sociaux et dans les médias libyens.

Le 1er juin, les Nations unies en Libye ont exprimé leur inquiétude face à la propagation de la désinformation et de discours incendiaires sur les plateformes de réseaux sociaux, avertissant que de tels contenus risquent d’alimenter les tensions, la discrimination et la violence. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la Libye accueille plus de 900 000 migrants. Les ressortissants d’Afrique subsaharienne représentent une part importante des flux entrant dans le pays, souvent dans le cadre de tentatives pour rejoindre l’Europe via la Méditerranée centrale. Toutefois, les autorités libyennes contestent depuis longtemps les estimations internationales, soutenant que la présence de personnes en situation irrégulière est bien plus importante et s’élèverait à environ 3 millions d’individus.

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L’Arabie saoudite, tête de gondole du nouvel axe sunnite !

Le Moyen-Orient assiste à la formation d’un nouvel axe mené par l’Arabie saoudite. Ce nouveau bloc composé des principaux pays sunnites repose sur deux objectifs principaux : contenir la menace iranienne et restaurer l’influence sunnite dans les pays dominés par des groupes ou alliés de l’Iran et simultanément, freiner Israël devenu hégémonique et limiter ses aventures militaires. Pour sa part, Abou Dhabi préfère continuer à faire cavalier seul et poursuivre sa lune de miel avec Tel Aviv. (Photo : Les ministres des Affaires étrangères turc Hakan Fidan, pakistanais Ishaq Dar, égyptien Badr Abdel Ati et saoudien Faisal bin Farhan au Caire, le 21 juin 2026.)

Imed Bahri

La région du Golfe a été durement touchée par la guerre israélo-américaine contre l’Iran, ses exportations ont chuté et son sentiment de sécurité s’est amoindri, rappelle Anchal Vohra dans Foreign Policy.  Cependant, ajoute la journaliste, certains des États de la région se montrent plus déterminés à coopérer sur les questions de politique régionale. Un nouveau bloc a émergé en dehors du Conseil de coopération du Golfe (CCG), regroupant l’Arabie saoudite et le Qatar, ainsi que des États en dehors du Golfe comme l’Égypte, le Pakistan et la Turquie. Les Émirats arabes unis ne font pas partie de ce bloc.

Certains de ces États sont sortis clairement vainqueurs de la guerre, tandis que d’autres ont simplement bénéficié d’une plus grande résilience. Malgré une apparence de rapprochement, de profonds désaccords persistent quant à la meilleure approche à adopter face à l’Iran et quant à l’opportunité de normaliser les relations avec Israël ou de se préparer à affronter ce qui est perçu comme une expansion hégémonique israélienne.

Vers un nouvel ordre régional dans le Golfe

Quoi qu’il en soit, il est clair que la guerre contre l’Iran a engendré un nouvel ordre régional dans le Golfe dont les répercussions s’étendent au monde musulman dans son ensemble.

Ce nouveau bloc repose sur deux objectifs principaux : contenir la menace iranienne et restaurer l’influence de ce bloc sunnite dans les pays dominés par des groupes ou alliés de l’Iran, comme la Syrie et le Liban et, simultanément, freiner Israël et limiter ses aventures militaires.

Un observateur régional a fait remarquer que la frappe israélienne sur Doha l’an dernier, visant des membres du Hamas, a suscité des inquiétudes parmi les États du Golfe, qui craignent d’être les prochains visés, contribuant ainsi à un rapprochement entre d’anciens rivaux comme l’Arabie saoudite et la Turquie.

L’arsenal nucléaire pakistanais constitue également un pilier de cette alliance, servant de moyen de dissuasion face à Israël dans le cadre de la coopération saoudo-pakistanaise en matière de défense.

Bien que ce bloc ne possède pas de nom officiel, il est désigné dans les médias israéliens par les termes d’«Alliance sunnite» ou d’«Otan islamique en expansion», il reflète un réalignement régional alimenté par une méfiance croissante entre Riyad et Abou Dhabi. Alors que les deux pays cherchent à réduire leur dépendance au pétrole, les Saoudiens et les Émiratis se disputent désormais les mêmes investissements étrangers.

Après le Printemps arabe, l’Arabie saoudite et les Émirats considéraient les Frères musulmans comme une menace commune et partageaient la même position sur la plupart des questions régionales. Aujourd’hui, cependant, leurs intérêts semblent diverger. Les Émirats estiment que la normalisation des relations et la paix avec Israël constituent la meilleure voie à suivre, tandis que Riyad a constitué ce bloc régional adoptant des positions plus critiques à l’égard d’Israël.

Cette alliance à cinq pays représente également une tentative saoudienne de consolider son rôle de leader dans la région.

Le retrait des Émirats de l’Opep a soulevé des questions quant à la position de l’Arabie saoudite en tant que chef de file officieux du cartel pétrolier. Riyad a décidé d’organiser un sommet régional réunissant les États arabes et l’Iran mais la date de cet événement et la participation des Émirats restent incertaines, même si l’on s’attend à ce qu’ils abordent ce sommet avec une extrême prudence.

L’Arabie saoudite a subi relativement moins d’attaques que ses voisins, mais son sentiment de sécurité n’en a pas été moins ébranlé.

Riyad a affirmé que la confiance, déjà fragile, qui s’était instaurée avec l’Iran suite à l’accord de rapprochement négocié par Pékin en 2023 s’est totalement effondrée.

Sur le plan économique, l’Arabie saoudite a profité de la forte hausse de la demande et des prix du pétrole. En mars, malgré la fermeture du détroit d’Ormuz, la valeur des exportations saoudiennes a atteint son plus haut niveau en trois ans. Hisham al-Ghannam, chercheur au Centre Carnegie pour le Moyen-Orient à Riyad, a indiqué que le bénéfice net d’Aramco avait bondi de 26% au premier trimestre, le prix du pétrole passant de 74$ à plus de 119$ le baril. L’oléoduc Est-Ouest, qui offre une voie d’exportation alternative via la côte de la mer Rouge, a fonctionné à pleine capacité, soit sept millions de barils par jour.

Toutefois, M. Al-Ghannam a ajouté que la croissance du PIB saoudien avait ralenti à 2,8%, contre 3,7% précédemment, en raison de la fermeture de certains puits de pétrole, malgré la réorientation des flux pétroliers. Les experts sont partagés quant aux perspectives économiques du royaume, mais la guerre l’a incité à renforcer ses infrastructures en mer Rouge.

Le Qatar joue les utilités diplomatiques

Le Qatar est un autre acteur de cette nouvelle alliance. En 2017, Doha était boycotté par Bahreïn, l’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats mais elle est aujourd’hui considérée comme un acteur diplomatique majeur. Durant la guerre contre l’Iran, les contraintes géographiques du Qatar, l’incapacité de Washington à empêcher les frappes iraniennes dans le Golfe et les relations plus chaleureuses que Doha entretenait avec Téhéran avant le conflit ont conduit les dirigeants qataris à privilégier la voie diplomatique avec l’Iran.

Après l’échec des efforts de médiation pakistanaise, Doha s’est engagée résolument dans une médiation à la mi-mai. Fin juin et alors que des négociateurs américains et iraniens tenaient 18 heures de pourparlers dans un complexe hôtelier de luxe surplombant le lac des Quatre-Cantons en Suisse, on craignait qu’un échange de tirs entre Israël et le Hezbollah ne fasse dérailler les négociations, selon une source proche du dossier.

Hisham al-Ghannam a déclaré : «Alors même que de hauts responsables s’asseyaient à la table des négociations– référence au vice-président américain J.D. Vance, aux conseillers de Trump Steve Witkoff et Jared Kushner et au négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf– les tensions concernant le Liban étaient palpables». Le chercheur a salué les efforts des médiateurs qataris pour contenir la crise in extremis, ajoutant que le Qatar avait usé de son influence auprès de l’Iran pour inciter le Hezbollah à publier une déclaration acceptant un cessez-le-feu et avait également encouragé les Américains à faire pression sur Israël pour obtenir une désescalade.

Les autres pays du bloc dirigé par l’Arabie saoudite cherchent également à tirer profit de la guerre. L’Égypte espère bénéficier de la volonté de l’Arabie saoudite d’étendre ses infrastructures, après que Riyad a officialisé son projet de construction d’un pont la reliant à la péninsule du Sinaï, avec l’ambition de faire de la côte méditerranéenne égyptienne une porte d’entrée vers l’Europe.

La Turquie, quant à elle, souhaite accroître ses ventes d’armes, anticipant la persistance des préoccupations sécuritaires.

Le Pakistan, pour sa part, a bénéficié d’une couverture médiatique positive après des années de condamnation internationale pour son soutien aux réseaux terroristes.

Les Émirats ont également décidé d’améliorer leur système logistique et de réduire leur dépendance au détroit d’Ormuz. Même pendant la guerre, ils ont réussi à maintenir leurs exportations via le port de Fujairah et cherchent désormais à développer leurs ports orientaux sur le golfe d’Oman.

Le Qatar a été le pays le moins touché par les frappes iraniennes durant la guerre, même si des attaques ont visé une installation majeure. Un bombardement a paralysé l’usine de Ras Laffan, l’une des plus grandes usines de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, réduisant la capacité d’exportation du Qatar d’environ 17%.

Les Émirats restés fidèles aux accords d’Abraham

    Cependant, les Émirats sont restés en dehors du bloc dirigé par l’Arabie saoudite. Le chercheur au Carnegie Middle East Center a déclaré que ce bloc existe «parce que le Conseil de coopération du Golfe lui-même a peu de chances de s’unir sur la question iranienne».

    Ces derniers mois, les relations entre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président émirati, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, se sont considérablement détériorées, principalement en raison de désaccords sur le Yémen et le Soudan.

    On ignore encore si les Émirats participeront à un éventuel sommet sur l’Iran organisé par l’Arabie saoudite. Les Émirats ont subi plus de 3 000 attaques de missiles et de drones iraniens –plus que le total cumulé des attaques contre les autres États membres du CCG– ce qui a durci leur position à l’égard de l’Iran. Ils privilégient une campagne militaire américaine de longue durée contre l’Iran afin d’affaiblir ses capacités avant la conclusion d’un cessez-le-feu.

    Toutefois, le point de désaccord majeur entre les deux camps concerne Israël. «Il y a deux camps : l’un soutient Israël, l’autre fait preuve de prudence», a déclaré un responsable du Golfe lors d’un entretien téléphonique.

    Les Émirats sont restés fidèles aux accords d’Abraham malgré les récents conflits à Gaza et au Liban, tandis que l’Arabie saoudite a éprouvé des difficultés à normaliser ses relations dans ce contexte. En avril, Axios a rapporté que les Émirats avaient reçu d’Israël, pendant la guerre, du matériel de défense notamment des systèmes de défense aérienne ce qui est un signe d’une coopération accrue en matière de défense entre les deux pays face aux futures menaces iraniennes.

    Les Émiratis perçoivent l’Iran comme une menace plus importante que nombre de leurs voisins, y compris ceux qui se sont alignés sur l’Arabie saoudite. Les Émirats ont subi des attaques iraniennes sans précédent tout en bénéficiant du soutien d’Israël, tandis que l’Arabie saoudite cherche à contenir simultanément l’Iran et Israël. Il semble évident que la divergence des approches en matière de sécurité collective dans le Golfe déterminera l’avenir de la région et les Émirats resteront probablement en dehors de ce bloc.

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    Pourquoi la Steg est devenue un gouffre

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    Pourquoi les actionnaires en Bourse gagnent plus que les épargnants

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