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Climat : un puissant El Niño menace de provoquer de nouvelles vagues de chaleur

L’Organisation météorologique mondiale a déclaré vendredi 3 juillet que la probabilité de vagues de chaleur plus intenses et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes augmente dans le monde entier au cours des prochains mois, sous l’influence du renforcement du phénomène El Niño dans le Pacifique tropical.

Le bulletin mensuel « Mise à jour climatique saisonnière mondiale » de l’Organisation météorologique mondiale indique que de fortes conditions El Niño devraient se développer rapidement de juillet à septembre.

Les prévisions d’ensemble multimodèles des partenaires internationaux de l’Organisation météorologique mondiale indiquent une hausse significative et continue des températures de surface de la mer dans le Pacifique équatorial central et oriental, les températures moyennes saisonnières de surface de la mer dans les principales zones de surveillance dépassant les niveaux normaux de 2 °C. Cette prévision est très fiable en raison de la grande cohérence des modèles de prévision.

Parallèlement, les variations de température sur les terres émergées sont également préoccupantes. Álvaro Silva, scientifique de l’Organisation météorologique, souligne qu’El Niño accentuera la hausse des températures mondiales. Il déclare : « Nous savons que lors des années El Niño, les températures mondiales atteignent généralement des niveaux records. »

Les effets varient

Claire Nullis, porte-parole de l’Organisation météorologique, a également déclaré aux journalistes à Genève : « Nous sommes en début juillet, mois qui marque traditionnellement le début du mois le plus chaud de l’année. Cependant, de nombreuses régions d’Europe ont déjà enregistré des températures record en juin. L’Allemagne, par exemple, a établi un nouveau record national avec 41,7 °C le week-end dernier. »

Le dernier rapport souligne également que le Service météorologique national avait déjà émis des avertissements concernant la poursuite de la vague de chaleur dangereuse qui touche le centre et l’est des États-Unis pendant le week-end de la fête nationale. De plus, certaines régions d’Amérique centrale et des Caraïbes, ainsi que d’Amérique du Nord et du Sud, pourraient connaître des conditions météorologiques plus sèches que la normale.

Les prévisions indiquent également que l’Indonésie et certaines régions d’Asie du Sud-Est connaîtront un temps plus sec pendant la mousson ; en revanche, l’Afrique de l’Est devrait enregistrer des précipitations supérieures à la moyenne durant sa saison des pluies, de septembre à décembre. L’Organisation météorologique mondiale prévoit également qu’un autre facteur climatique important, le dipôle de l’océan Indien, pourrait engendrer des précipitations et des risques d’inondations plus importants que d’habitude en Afrique de l’Est.

Il n’y a pas de temps à perdre

À la lumière de ces avertissements liés à El Niño, l’Organisation météorologique mondiale et ses membres à travers le monde, y compris leurs partenaires des centres climatiques régionaux, ont lancé une « mobilisation sans précédent » pour aider les gouvernements à sauver des vies et à protéger les moyens de subsistance en fournissant des prévisions opportunes.

Silva a souligné : « Nous avons encore une marge de manœuvre pour prendre des mesures préventives et mettre en œuvre des réponses rapides, mais dans certaines régions, cette marge se réduit. » Il a également insisté sur le fait que, pour les zones susceptibles de connaître une sécheresse, la priorité est de garantir des ressources en eau suffisantes pour l’agriculture, la production d’énergie et d’autres activités essentielles.

El Niño-Oscillation australe

El Niño et La Niña sont deux phases opposées du phénomène climatique naturel « El Niño-Oscillation australe » (ENSO), caractérisé par des fluctuations de température dans le Pacifique équatorial central et oriental, accompagnées de modifications de la haute atmosphère. Entre ces deux phénomènes extrêmes se situe un troisième état : la phase neutre d’ENSO.

Les transitions entre ces phases extrêmes se produisent généralement tous les deux à sept ans. El Niño commence généralement à se former entre mars et juin, atteint son intensité maximale entre novembre et février de l’année suivante, et a l’impact le plus important sur les températures mondiales l’année suivante.

El Niño se caractérise par des températures anormalement élevées à la surface de la mer dans le Pacifique central et oriental. L’impact de chaque épisode El Niño varie selon son intensité, sa durée, la saison de sa formation et son interaction avec d’autres phénomènes climatiques (comme le dipôle de l’océan Indien), et il n’affecte pas toutes les régions du globe. Même au sein d’une même région, les impacts peuvent différer.

L’Organisation météorologique mondiale classe les phénomènes El Niño et La Niña selon leur intensité : faible, modérée, forte ou très forte. Silva a souligné : « L’intensité d’El Niño est cruciale car elle détermine dans quelle mesure elle accroît la probabilité d’événements météorologiques et climatiques extrêmes dans différentes régions du monde, un facteur qui s’ajoute aux changements climatiques à long terme causés par les activités humaines. ».

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Afrique : appel à intégrer le climat dans les politiques de prévention au travail

Face à la multiplication des sécheresses, inondations et vagues de chaleur qui fragilisent le continent, le professeur béninois de médecine du travail, Dr Paul Ayelo, plaide pour une intégration urgente des enjeux climatiques dans les politiques de santé et sécurité au travail (SST) en Afrique. Il s’exprimait lors de la première édition du Forum africain des innovations en santé, sécurité et bien-être au travail (AFRISST), qui se tient à Ouagadougou au Burkina Faso les 2, 3 et 4 juillet.

D’emblée, le spécialiste de l’université d’Abomey-Calavi a remis en question la durabilité des modèles de prévention actuels, rapporte lefaso.net. « Je ne sais pas si la prévention est vraiment durable », a-t-il lancé, soulignant l’impérieuse nécessité de considérer le climat comme un déterminant majeur des risques professionnels. Pour lui, il n’est plus possible de concevoir un environnement de travail sain sans tenir compte des transformations profondes de l’écosystème.

Le Dr Ayelo a illustré son propos par des exemples concrets : stress hydrique menaçant les activités agro-pastorales, prolifération de maladies vectorielles (paludisme) liée à l’humidité, ou encore érosion côtière détruisant les  infrastructures et les zones habitées. Il a appelé à une évaluation rigoureuse des risques climatiques, à leur classement et à une planification stratégique de l’adaptation, en intégrant les notions de vulnérabilité, de résilience et de genre.

Toujours selon le site burkinabé, l’intervention du chercheur a suscité de vives réactions, à commencer par celle du Dr Sounkalo Djibo, consultant, qui a alerté sur la pénibilité de la chaleur en milieu industriel ; ou bien celle de la consultante Sylvie Rolande Zongo qui a lancé un cri du cœur sur la disparition d’espèces végétales utiles, plaidant pour une approche plus responsable des politiques de reboisement. De son côté, le Pr Cyriaque Paré, enseignant-chercheur à l’INSS, a mis en garde contre l’écart entre les discours et les actions concrètes des États africains.

In fine, le Dr Ayelo a insisté sur une idée-force : une prévention véritablement durable exige une refonte profonde des politiques publiques et privées. Dans un contexte africain particulièrement vulnérable, cette transformation est non seulement une exigence stratégique mais elle est aussi un impératif de survie.

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Secousse tellurique de 4,2 degrés à Zarzis 

Une secousse tellurique d’une magnitude de 4,2 degrés sur l’échelle de Richter (qui en compte 9) a été enregistrée mercredi 1er juillet à 14h41 min à Zarzis dans le gouvernorat de Médenine, a annoncé l’Institut national de la météorologie (INM).

Les analyses préliminaires effectuées par les stations sismologiques de l’INM, situent l’épicentre de la secousse à 33,46 degrés de latitude et 10,88 degrés de longitude à Zarzis dans le gouvernorat de Médenine. La secousse a été ressentie par les habitants de la région, a précisé l’INM.

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Londres sous le choc : un sommet sur la canicule annulé… parce qu’il fait trop chaud !

C’est un signal d’alarme glaçant face à la canicule qui sévit actuellement sur l’Europe. Mercredi 27 juin, un événement international consacré à la survie face aux chaleurs extrêmes a tout simplement été rayé de la carte… victime de son propre sujet. Cette réunion s’intitulait « Chaleur extrême : améliorer la gouvernance et renforcer l’action dans le monde entier ». Elle devait se tenir en plein cœur de Londres. Et ce, à la prestigieuse bibliothèque Shaw de la London School of Economics, dans le cadre de la « Semaine d’action climatique de Londres ».

Mais voilà l’absurdité tragique : le bâtiment de cette université, comme une grande partie du parc immobilier britannique, ne possède AUCUN système de refroidissement. Aucun. Face à un mercure annoncé à 37 °C, les organisateurs ont donc dû jeter l’éponge. Pris de court qu’ils étaient par une fournaise que personne n’avait anticipée.

Ce jour-là, le Met Office, l’office météorologique britannique, avait déclenché une alerte rouge – le niveau d’urgence maximal – pour Londres et de larges zones de l’Angleterre, valable jusqu’à 23h59. 37 °C. Un chiffre qui n’est plus une anomalie, mais un avertissement funeste.

Alors que le monde entier suffoque, que les gouvernements sont appelés à agir, la capitale anglaise offre un spectacle désolant. A savoir qu’elle est incapable de tenir une simple réunion sur la canicule, faute de pouvoir y faire face. L’ironie est cinglante, le message, lui, est terrifiant. Car, si nous ne pouvons même plus parler de la chaleur sans en être vaincus, que nous reste-t-il comme espoir ?

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Eaux usées en Tunisie : 450 millions de m³ promis en 2050… mais à quel prix pour l’environnement et la santé?

Le ministère de l’Agriculture affiche ses ambitions : 120 projets d’ici 2050 pour valoriser 450 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées. De quoi irriguer 56 000 hectares, dont 30 000 nouvelles superficies, pour un volume de 230 millions de m³.

Sur le papier, une belle promesse de développement agricole. Mais dans les faits, cette stratégie soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Car ces eaux, bien que « traitées », restent un cocktail potentiellement dangereux. Les destiner à l’agriculture, c’est jouer avec la santé des sols, des nappes phréatiques et, in fine, des consommateurs. Les normes de traitement seront-elles réellement contrôlées ? Les filières de production alimentaire seront-elles strictement encadrées ? Rien n’est moins sûr dans un pays où les contrôles environnementaux peinent souvent à s’imposer.

Mais ce n’est pas tout. La même eau servira aussi à arroser 1 100 hectares d’espaces verts et 1 400 hectares de terrains de golf – soit 40 millions de m³ –; tandis que 35 millions seront engloutis par l’industrie et 55 millions déversés dans des zones humides. Ces dernières, censées jouer un rôle d’assainissement naturel, deviendraient-elles de simples bassins de décantation supplémentaires, sous prétexte qu’elles « filtrent » ? On détourne leur fonction écologique pour les transformer en stations d’épuration biologiques, sans garantie sur leur capacité à absorber une telle charge.

Au final, la Tunisie promet de valoriser plus de 75 % de ses eaux usées. Un chiffre impressionnant, certes. Mais cette course au volume cache peut-être une réalité moins reluisante : faute de gestion rigoureuse, de transparence sur la qualité des traitements et de protection des écosystèmes, ces 450 millions de m³ pourraient bien devenir, dans vingt-cinq ans, un fardeau toxique plutôt qu’une ressource miracle. L’avenir nous dira si ce pari est celui du développement durable… ou celui d’une dangereuse illusion.

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Biodiversité : la Tunisie lance la création de ses premières réserves marines

La Tunisie s’apprête à franchir une étape majeure dans sa politique de préservation de l’environnement. Les autorités finalisent actuellement la création des premières réserves marines et côtières officielles du pays, un projet destiné à protéger les écosystèmes les plus fragiles face à l’érosion de la biodiversité, aux effets du changement climatique et aux multiples pressions...

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La BM prolonge son plan climat, mais renonce à son objectif

La Banque mondiale (BM) a annoncé hier, lundi 29 juin, qu’elle prolongeait indéfiniment le Plan d’action pour le changement climatique (PACC) qu’elle avait élaboré, mais qu’elle abandonnait en même temps les objectifs qu’elle s’était fixés en matière de niveau de financement de son action, « pour répondre aux besoins et aux demandes de ses clients ».

Le programme PACC (Plan d’action pour le changement climatique) de l’institution de Bretton Woods a jusqu’à présent été renouvelé tous les cinq ans et vise à atteindre des objectifs précis, notamment en consacrant 35 % de son financement à des programmes ayant un « impact positif sur le climat », selon son site web.

Le nouveau plan, ratifié par le conseil d’administration de la Banque nationale, ne mentionne cependant plus d’objectif précis quant au pourcentage de financement, estimant que la dimension climatique doit être prise en compte dans toutes les subventions. « Nous continuerons à suivre et à publier nos indicateurs sur les émissions de gaz à effet de serre et sur les améliorations de la résilience des bénéficiaires » du financement, précise l’institution dans son communiqué.

Autrement dit, au lieu de se concentrer sur le financement qu’elle fournit, la Banque entend désormais mesurer l’efficacité de ses programmes sur cette question en fonction des résultats obtenus.

A rappeler que le PACC a été initié et annoncé en 2016, suite à la signature de l’Accord de Paris sur le climat en 2015, et a été renouvelé en 2021.

Au cours de l’exercice 2025, qui s’est terminé le 30 juin de l’année dernière, la Banque mondiale a fourni 50,8 milliards de dollars à des programmes de développement comportant une dimension climatique, soit près de 50 % du financement de l’institution pendant cette période.

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Formation professionnelle – La Tunisie engagée de plain-pied dans la transition écologique

Un panel, organisé en marge de la 2ème édition du Forum national de la formation professionnelle, vient d’exposer les initiatives engagées pour gagner les défis de l’économie verte. Des récits rassurants.

Quel est le prix à payer si notre pays tourne le dos à la transition écologique ? Réponse de Kamel Tounsi, expert dans les politiques de changements climatiques : une perte de 3,4 % du PIB (environ 6,5 milliards de dinars) à l’horizon 2030.

Intervenant le 24 juin 2026 dans le panel « Métiers et compétences à l’ère de la transition écologique », organisé par le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle (MEFP), à la Maison de la culture, et en marge de la 2ème édition du Forum national de la formation professionnelle, Kamel Tounsi assure, par ailleurs, que ce coût est estimé à 54 milliards de dinars à l’horizon 20 »5. Et que les projets en rapports avec la nécessaire transformation écologique créeront 70 000 emplois.

Des défis importants sonnent, à ce propos, comme des impératifs incitant donc la Tunisie à aller de l’avant sur la voie de l’économie verte : changements climatiques, dépendance énergétique, préservation des ressources et nouvelle croissance durable. Et dans le même sillage, des risques pour l’exportation à destination du plus important marché, l’Union européenne (près de 70 % de nos échanges) et qui installe une « neutralité carbone en 2025 ». Comprenez l’obligation de réduire les émissions au strict minimum. Et taxer les « pollueurs ».

La Tunisie en est largement consciente et a déjà commencé à évoluer en fonction des mutations qui se dessinent dans ce domaine. A commencer par la formation aux métiers qui doivent accompagner ce tournant. Avec l’impératif de former donc les compétences nécessaires dans tous les domaines de la vie économique.

« Optimiser la conduite »

Et les besoins commencent à se faire sentir pour recruter ces compétences qui bénéficient déjà dans leur formation d’une introduction des principes de l’économie verte. Des compétences qui doivent évoluer en fonction de la demande du marché. Un aéropage de cadres appartenant aussi bien à l’administration qu’aux entreprises et autres structures d’appuis sont venus d’ailleurs exposer leur projet d’« intégrer des compétences vertes et des métiers verts dans le dispositif de la formation professionnelles ».

Des récits souvent rassurants qui montrent que les choses bougent et que l’appareil de production est en train de gagner ses paris. Exemple parmi d’autres, celle de ce cadre d’une entreprise de transport qui est venu nous dire que le monde n’aura – et n’a pas déjà – besoin de chauffeurs qui sachent seulement conduire. Mais qui sache « optimiser la conduite » et savoir manier « les Systèmes Avancés d’Aide à la Conduite (ADAS) qui améliorent la sécurité et le confort routier ». Ajoutant que « ces technologies comprennent des dispositifs de sécurité active (freinage d’urgence, alerte de franchissement de ligne,…) des assistants de conduite (régulateur adaptatif) et des outils de stationnement (caméras 360°) ».

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Boonta : le mégot, nouvel or gris de l’industrie tunisienne

Et si les mégots de cigarettes devenaient une ressource industrielle ? C’est la conviction qui a donné naissance à Boonta, une startup tunisienne pionnière dans la collecte et la valorisation de ce déchet encore largement négligé.

Rencontré par L’Économiste maghrébin en marge de Technovation Smoke-free by PMI, le 24 juin 2026 à Rabat, son fondateur Amir Ghozlani revient sur l’ambition d’un projet qui entend transformer un enjeu environnemental majeur en opportunité économique durable.

Tout commence en 2022, autour d’un café, lorsqu’Amir Ghozlani observe un cendrier débordant de mégots. Une question apparemment anodine surgit alors dans son esprit : de quoi sont-ils réellement constitués ? La réponse, qu’il découvre au fil de ses premières recherches, s’avère à la fois surprenante et alarmante. Contrairement à une idée largement répandue, le filtre d’une cigarette n’est pas en coton, mais en acétate de cellulose, un polymère plastique dont la dégradation naturelle requiert près de dix ans.

Un seul mégot, d’un poids compris entre 0,2 et 0,3 gramme, est susceptible de contaminer jusqu’à 500 litres d’eau. Pour obtenir un kilogramme de ce polymère filtrant, il faut collecter environ 4 750 unités. La prise de conscience est immédiate : ce déchet, à la fois massif et sous-estimé, représente aussi un important gisement de matière première encore inexploité.

Un procédé industriel innovant, sans solvant

Fort de ce constat, le fondateur consacre une première année entière à la recherche, à l’expérimentation et aux tests en laboratoire. L’objectif est de concevoir une solution viable permettant de traiter les mégots collectés et d’en extraire une fibre réutilisable.

Les filtres sont d’abord séparés des autres composants du mégot, puis lavés exclusivement à l’eau, sans recours à aucun solvant chimique. Les eaux de lavage sont dirigées vers une station de traitement dédiée, dont le procédé permet d’en recycler 50 %. La fibre ainsi nettoyée est ensuite séchée dans un séchoir rotatif, puis déchiquetée, broyée et soumise à des opérations de cardage et d’aiguilletage afin de produire un matériau non tissé, devenu le produit phare de l’entreprise.

Des débouchés multiples et des applications concrètes

Le non-tissé issu des filtres traités trouve des applications dans des secteurs variés. L’entreprise l’utilise pour la fabrication d’articles de maroquinerie légère – étuis, sacs à dos et petits sacs – ainsi que pour le matelassage. Ce matériau présente également un fort potentiel dans les domaines de l’isolation thermique et phonique, ouvrant la voie à des partenariats avec les acteurs du bâtiment et de l’industrie manufacturière.

Parallèlement, la société valorise les sous-produits issus du tri. Le papier contenu dans les mégots et les résidus de tabac sont transformés en compost, un intrant organique destiné aux pépinières et aux exploitants agricoles souhaitant substituer les engrais chimiques par des solutions naturelles ou enrichir leurs substrats.

Une infrastructure de collecte et un outil numérique propriétaires

Pour structurer sa chaîne d’approvisionnement, la startup ne se limite pas au traitement de la fibre. Elle a également développé ses propres bennes de ramassage, déployées auprès de ses partenaires.

Par ailleurs, elle a conçu une application web destinée aux professionnels, permettant un suivi en temps réel des performances de chaque site. Les entreprises partenaires peuvent ainsi consulter le volume de mégots récoltés, mesurer leur impact environnemental et générer des rapports exploitables dans leurs démarches RSE. Cet outil constitue un levier d’engagement important pour les enseignes et établissements souhaitant documenter concrètement leurs performances environnementales.

Un agrément officiel et un premier partenaire de référence

Sur le plan réglementaire, plusieurs étapes ont été franchies. Après avoir soumis son dossier à l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), l’entreprise a obtenu l’agrément nécessaire, qu’elle a ensuite déposé auprès de l’ANGED afin d’obtenir le cahier des charges relatif au recyclage des mégots. Ce document lui a été délivré en 2025, marquant son entrée officielle dans la phase opérationnelle.

La société n’a pas encore communiqué publiquement sur son activité, dans l’attente de la finalisation de son unité de recyclage. Elle opère actuellement sur le périmètre du Grand Tunis, soit quatre gouvernorats, et compte parmi ses premiers clients institutionnels IOS, filiale de Philip Morris International, qui dispose déjà de plusieurs points de collecte actifs.

2027 : lever des fonds pour changer d’échelle

L’ampleur du gisement que représente le marché tunisien justifie pleinement les ambitions affichées par Amir Ghozlani. La Tunisie compte environ deux millions de fumeurs qui, selon les estimations du fondateur, consomment en moyenne dix cigarettes par jour. À cette échelle, le volume de mégots produits quotidiennement dépasse largement les capacités actuelles de traitement de la startup.

L’entreprise reconnaît elle-même que sa capacité de recyclage demeure, à ce stade, limitée. L’objectif fixé à l’horizon 2027 est donc clair : lever des fonds afin d’accroître significativement ses capacités de production et d’étendre ses opérations à l’ensemble des gouvernorats du pays.

Une startup à l’intersection de l’économie circulaire et de l’industrie

En quelques années, la jeune pousse tunisienne a construit une proposition de valeur cohérente et différenciante, associant collecte structurée, traitement propre des mégots, transformation de la fibre et outils de reporting numérique.

Alors que la pression réglementaire sur les déchets plastiques s’intensifie à l’échelle régionale et internationale, les entreprises sont de plus en plus sollicitées sur leurs engagements environnementaux et sociaux. Dans ce contexte, le modèle développé par Boonta répond à une demande croissante.

Le principal défi réside désormais dans le passage à une échelle supérieure. Pour y parvenir, l’entreprise recherche des partenaires financiers capables d’accompagner le déploiement de ses capacités de recyclage sur l’ensemble du territoire tunisien.

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Baccalauréat : l’Éducation nationale n’a pas anticipé la vague de chaleur

Alors que la France s’apprête à vivre une semaine sous une chaleur extrême, les questions se multiplient quant au manque d’anticipation et aux conditions de tenue du baccalauréat.   « Notre priorité est claire : anticiper et protéger (…) Je…

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Canicule : l’Europe occidentale suffoque

L’été 2026 débute sous le signe de l’extrême. Une vague de chaleur s’est installée sur une grande partie du continent européen, plaçant plusieurs pays en état d’alerte…

Des Pyrénées à l’Île-de-France, en passant par la vallée du Rhône et le Centre, les autorités française ont multiplié les alertes face à une chaleur jugée exceptionnelle pour un mois de juin. Les prévisionnistes estiment qu’il s’agit de la deuxième canicule majeure de l’année en France. Un phénomène qui intervient avec l’installation officielle de l’été météorologique.

Les 21 et 22 juin sont parmi les journées plus torrides observées depuis plusieurs décennies. Dans de nombreuses régions françaises, le mercure franchit la barre des 40 °C, sous l’effet d’une masse d’air brûlant venue du Sahara et piégée par un puissant dôme de haute pression. Ainsi, Météo-France a placé plusieurs dizaines de départements en vigilance orange ou rouge. Tandis que les spécialistes estiment que l’épisode pourrait rivaliser par sa durée et sa sévérité avec la canicule historique de 2003.

Face à l’ampleur de la situation, les autorités françaises ont pris des mesures exceptionnelles. Des centaines d’établissements scolaires ont été fermés ou ont adapté leurs horaires afin de protéger les élèves. Les réseaux ferroviaires ont également été affectés, plusieurs dizaines de trains ayant été supprimés en raison des risques liés aux températures extrêmes sur les infrastructures…

Une Europe entière sous tension

Si la France concentre l’attention, l’ensemble de l’Europe occidentale est affecté. L’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, la Suisse et le Royaume-Uni connaissent eux aussi des températures exceptionnellement élevées. À Rome, Madrid ou Berlin, les autorités ont activé des plans d’urgence. Tandis que de nombreux événements publics ont été annulés ou réorganisés.

En Allemagne, certaines écoles ont même accordé des journées de congé en raison de la chaleur. En Italie et en Espagne, plusieurs grandes villes ont été placées sous alerte rouge.

Le changement climatique au centre des préoccupations

Pour les climatologues, cet épisode illustre une tendance désormais bien installée : l’intensification des vagues de chaleur en Europe sous l’effet du réchauffement climatique. Le continent européen est aujourd’hui identifié comme l’une des régions du monde où le réchauffement progresse le plus rapidement. Les scientifiques alertent sur la multiplication des épisodes extrêmes, combinant chaleur, sécheresse et risques accrus d’incendies.

Au-delà de l’urgence sanitaire, cette canicule de juin 2026 apparaît comme un avertissement grandeur nature. Son caractère précoce, sa durée et son extension géographique interrogent la capacité des sociétés européennes à s’adapter à un climat devenu plus instable.

Alors que les températures devraient rester durablement élevées dans plusieurs régions au cours des prochains jours, les gouvernements sont confrontés à un défi désormais récurrent. A savoir : protéger les populations tout en accélérant l’adaptation des infrastructures, des villes et des modes de vie à une nouvelle réalité climatique.

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Les vagues de chaleur ne sont plus l’exception : le climat mondial entre dans « une nouvelle normalité »

L’Europe traverse actuellement l’un des épisodes de chaleur les plus intenses de ces dernières années. Près de trois milliards de personnes dans le monde ont été exposées ces derniers jours à des températures supérieures de 9 à 13°C aux normales saisonnières. Le continent européen se retrouve au cœur de cette vague de chaleur exceptionnelle. Plusieurs...

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Eaux usées traitées : la Tunisie et la FAO renforcent la sécurité sanitaire de la réutilisation agricole

Un atelier organisé jeudi à Sousse par la FAO, le ministère de l’Agriculture et l’ONAS a révisé le plan d’amélioration de l’utilisation sûre des eaux usées traitées en agriculture, dans le cadre du projet « Water Scarcity Initiative » (WSI).

La rencontre s’appuie sur une expérience pilote menée à Zaouiet-Sousse, basée sur la planification de la sécurité sanitaire de l’assainissement (PSS), une méthode permettant d’identifier et de maîtriser les risques sanitaires tout au long de la chaîne, de la collecte des eaux usées jusqu’à leur réutilisation agricole.

Sinan Bacha, coordinateur national du projet WSI, a rappelé que cette réutilisation figure parmi les priorités de la stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050. Le gouverneur de Sousse, Soufien Tanfouri, a quant à lui souligné les volumes importants d’eaux usées produits dans la région et souhaité l’extension de cette expérience à d’autres zones du pays.

Selon la FAO, cette démarche vise à sécuriser les pratiques agricoles tout en répondant aux engagements internationaux sur l’eau, l’économie circulaire et l’Objectif de développement durable n°6. L’organisation accompagne également la Jordanie et la Palestine dans une initiative régionale visant à adapter cette méthodologie aux contextes arabes, avec l’appui d’institutions nationales, d’experts et d’acteurs locaux.

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Entrepreneurs : jusqu’à 1/2 million de dinars pour transformer les idées vertes en entreprises

Économie verte, bleue ou circulaire : les jeunes promoteurs tunisiens peuvent désormais bénéficier de financements avantageux allant jusqu’à 500000 dinars (ou 1/2 million de dinars), sans intérêts et avec trois années de grâce. Une opportunité que le ministère de l’Environnement entend mettre au service de l’investissement durable et de l’emploi.

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Dalenda Ezzedine, chargée de l’Unité d’accompagnement des investisseurs au ministère de l’Environnement, a annoncé le lancement d’une ligne de financement de 20 millions de dinars destinée aux jeunes promoteurs souhaitant investir dans les domaines de l’économie verte, bleue et circulaire.

Cette initiative vise à encourager les projets respectueux de l’environnement, à soutenir l’investissement durable et à favoriser la création d’emplois décents. Elle s’inscrit également dans les efforts déployés pour renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux défis environnementaux et climatiques.

Le dispositif repose sur un fonds de 20 millions de dinars mobilisé par le ministère de l’Environnement. Les porteurs de projets peuvent obtenir un prêt couvrant jusqu’à 50 % du coût total de leur investissement, avec un plafond fixé à 500.000 dinars par bénéficiaire.

Des conditions de financement avantageuses

L’un des principaux avantages de ce mécanisme réside dans son taux d’intérêt nul. Les bénéficiaires accèdent ainsi à un financement sans frais financiers, dans des conditions particulièrement favorables au lancement et au développement de leurs activités.

La durée de remboursement est fixée à dix ans, incluant une période de grâce de trois ans durant laquelle aucun remboursement n’est exigé. Cette mesure permet aux entrepreneurs de disposer du temps nécessaire pour lancer leurs projets, consolider leur activité et atteindre un niveau de rentabilité suffisant avant le début des échéances.

Modalités de candidature et accès au programme

Le programme restera ouvert jusqu’à la fin de l’année 2026, dans la limite des ressources disponibles.

Pour bénéficier de ce financement, les porteurs de projets doivent télécharger le formulaire dédié sur la plateforme officielle du ministère de l’Environnement. Une fois le dossier constitué, la demande doit être déposée auprès des banques partenaires du dispositif, chargées de l’étude et du traitement des dossiers conformément aux procédures en vigueur.

À travers cette initiative, le ministère de l’Environnement entend faciliter l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs et accélérer l’émergence de projets innovants capables de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles.

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Drive Green : BNA Assurances place la mobilité durable au cœur du débat national

À l’heure où la transition énergétique s’impose comme un impératif mondial, BNA Assurances entend jouer un rôle moteur dans l’émergence d’une mobilité plus durable en Tunisie. C’est dans cette optique que l’assureur a lancé, vendredi 12 juin, son événement phare « Les Rencontres de la Mobilité : Drive Green », une initiative destinée à rassembler l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la mobilité verte autour d’une ambition commune : accélérer l’adoption de solutions de transport plus respectueuses de l’environnement.

Inscrit dans le sillage des engagements internationaux en faveur du développement durable et de la réduction des émissions de carbone, cet événement vise à créer une dynamique collective associant assureurs, concessionnaires automobiles, institutions financières, entreprises privées et acteurs publics.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste maghrébin, Faker Raies, directeur général de BNA Assurances, a souligné la nécessité d’une mobilisation de l’ensemble des parties prenantes pour accompagner cette transformation. « Notre ambition est de contribuer à la construction d’un véritable écosystème de la mobilité verte en Tunisie. Une telle transition ne peut être portée par un seul acteur. Elle nécessite l’engagement de tous : pouvoirs publics, institutions financières, concessionnaires, entreprises et citoyens », affirme-t-il.

Pour le dirigeant, le rôle d’un assureur ne se limite plus à la couverture des risques. « BNA Assurances souhaite être un acteur engagé de cette transformation. Nous voulons accompagner les évolutions du secteur, encourager les initiatives innovantes et contribuer activement à la promotion d’une mobilité durable », explique-t-il.

Selon Faker Raies, plusieurs facteurs permettent aujourd’hui d’envisager avec optimisme le développement du véhicule électrique en Tunisie. L’amélioration progressive des infrastructures de recharge, l’émergence d’offres d’assurance adaptées et les mesures d’incitation mises en place par les pouvoirs publics créent un environnement de plus en plus favorable à cette transition. « Le citoyen tunisien peut désormais envisager l’utilisation d’un véhicule électrique avec davantage de confiance. Les contraintes qui constituaient autrefois un frein à son adoption sont progressivement levées », souligne-t-il.

Au-delà des considérations environnementales, le DG de BNA Assurances met également en avant les bénéfices économiques de cette mutation. Dans un contexte marqué par la hausse des coûts énergétiques et la dépendance aux énergies fossiles, la mobilité électrique représente, selon lui, une réponse stratégique aux défis auxquels le pays est confronté. « Chaque pas vers une mobilité plus propre est aussi un pas vers une meilleure maîtrise de notre consommation énergétique et vers une économie plus résiliente. La transition écologique est aujourd’hui un enjeu national qui concerne l’ensemble de la société », estime-t-il.

Pour Faker Raies, l’enjeu est désormais d’accélérer le mouvement en renforçant la sensibilisation du public et en multipliant les initiatives favorisant l’adoption de nouvelles solutions de mobilité. « La réussite de cette transition repose sur une responsabilité partagée. C’est en fédérant l’ensemble des acteurs autour d’une vision commune que nous pourrons construire une mobilité plus durable, plus accessible et plus performante pour les générations futures ».

À travers « Drive Green », BNA Assurances réaffirme ainsi son engagement en faveur d’une mobilité responsable et durable, fidèle à sa conviction : «Parce qu’un trajet responsable mérite un partenaire engagé ».

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Green4Value : un nouveau souffle pour la biodiversité forestière

Le projet Green4Value, consacré à la gestion, à la conservation et à la valorisation de la biodiversité des arboretums en Tunisie, a été officiellement lancé le 9 juin 2026 lors d’une rencontre scientifique organisée à Tunis par l’Institut national de la recherche en génie rural, eaux et forêts (INRGREF).

Coordonné par Issam Touhami, le projet s’inscrit dans les efforts nationaux visant à promouvoir la gestion durable des ressources naturelles et la valorisation de la biodiversité. Il est mis en œuvre dans le cadre du programme GREEN IMPACT, soutenu par le programme « Tunisie verte et durable » et financé par l’Union européenne.

Green4Value vise à renforcer la conservation et l’exploitation durable des arboretums tunisiens, considérés comme des espaces stratégiques pour la préservation de la biodiversité, la recherche scientifique et le développement socio-économique. Ces sites jouent un rôle important dans la conservation des espèces forestières et médicinales, l’adaptation au changement climatique et la sensibilisation à l’environnement. Mais ils restent encore insuffisamment valorisés.

Le projet ambitionne ainsi d’améliorer les mécanismes de gestion et de conservation des arboretums, de promouvoir les ressources forestières à forte valeur ajoutée et de contribuer au développement économique local et rural. Il prévoit également de soutenir la recherche scientifique multidisciplinaire, de développer des approches durables intégrant les dimensions environnementales, sociales et économiques et de renforcer la coopération entre les différents acteurs concernés.

La réunion de lancement a permis d’échanger sur les enjeux liés à la biodiversité et aux perspectives de valorisation durable des arboretums. Et ce, tout en consolidant la collaboration entre les partenaires du projet. Outre l’INRGREF, celui-ci réunit le Centre de Biotechnologie de Borj Cédria (CBBC), la Faculté de Pharmacie de Monastir (FPhM), la Direction générale des forêts (DGF) et l’Association tunisienne des techniciens forestiers (ATTF).

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Maroc : l’initiative « Colibghiti » contre le gaspillage alimentaire

Face au gaspillage alimentaire, devenu une problématique sociétale et environnementale complexe, des initiatives citoyennes innovantes émergent pour apporter des solutions concrètes à ce défi. L’initiative marocaine « Colibghiti » s’impose désormais comme un modèle de solidarité reposant sur la valorisation…

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À 17 ans, Youssef Zribi invente une poubelle intelligente « Made in Tunisie »

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste maghrébin, Youssef Zribi, 17 ans, élève au lycée pilote Bourguiba de Tunis, revient sur son projet ECOTRUNK, présenté lors de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement 2026, en présence du ministre de l’Environnement, Habib Abid, et du directeur général de l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), Nacer Jeljeli.

Le jeune inventeur y défend une vision claire : “agir à la source” pour améliorer la gestion des déchets en Tunisie. “L’idée est de réduire au maximum les déchets non valorisés dès leur production”, explique Youssef Zribi.

Son projet repose sur une poubelle intelligente capable d’effectuer un tri sélectif automatisé. Elle intègre également un système de broyage transformant les déchets en poudre, ensuite destinée aux filières de recyclage pour réutilisation industrielle.

Au-delà de l’aspect matériel, ECOTRUNK comprend aussi un tableau de bord numérique permettant de suivre et optimiser le traitement des déchets en temps réel, renforçant ainsi la dimension technologique du projet porté par Youssef Zribi.

Selon lui, cette innovation pourrait contribuer à réduire significativement la pollution liée aux déchets non traités, tout en limitant les pratiques d’enfouissement encore courantes.

Sur le plan économique, le jeune porteur de projet met en avant une logique circulaire : transformer les déchets en ressources et créer de la valeur pour les entreprises du recyclage.

Actuellement, Youssef Zribi cherche à lever des financements pour développer son prototype. Il affirme avoir déjà suscité l’intérêt d’un investisseur bancaire, ouvrant la voie à une possible concrétisation industrielle de Code Frank.

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