Lese-Ansicht

Énergie solaire : la MIGA soutient un investissement stratégique de 100 MW à Mezzouna

Garantie de 13,05 millions d’euros pour une centrale solaire à Sidi Bouzid

L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), rattachée à la Plateforme de garanties du Groupe de la Banque mondiale, octroie une garantie de 13,05 millions d’euros à AEOLUS SAS (France). La couverture s’étend sur 20 ans. Cette garantie finance une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW. Le projet se situe à Mezzouna, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. L’installation sera raccordée au réseau électrique.

Le Groupe de la Banque mondiale précise que la garantie soutient l’investissement d’AEOLUS. Cette société est une filiale de Toyota Tsusho Corporation (Japon). AEOLUS participe au développement de Scatec Khobna PV Power SARL. Cette entité construit, détient et exploite la centrale. Le projet inclut également des infrastructures électriques. Il prévoit notamment 12 kilomètres de lignes aériennes à haute tension. La production de la centrale sera vendue à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Un contrat d’achat d’électricité encadre cette vente. Sa durée atteint 25 ans.

Un projet financé par plusieurs partenaires internationaux

Le projet réunit plusieurs acteurs internationaux. SCATEC (Norvège) participe à son développement. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) contribuent à son financement. L’Union européenne apporte aussi un soutien. Elle intervient via un mécanisme de garantie et une subvention du Fonds européen pour le développement durable Plus (FEDD+). NEXI (Japon) fournit une couverture de réassurance. Il s’agit de l’agence japonaise de crédit à l’exportation. La Tunisie cherche à renforcer sa sécurité énergétique. Elle vise aussi une meilleure efficacité énergétique. Le pays veut réduire sa dépendance aux importations d’énergie. Il mise pour cela sur les énergies renouvelables. La MIGA avait déjà soutenu AEOLUS en 2024. Elle avait accordé une garantie de 18,45 millions d’euros. Ce financement concernait des centrales solaires à Sidi Bouzid et Tozeur. Il s’agit du quatrième projet solaire indépendant garanti par la MIGA en Tunisie.

Un mix énergétique encore dominé par les fossiles

La production électrique tunisienne repose encore largement sur les combustibles fossiles. Ceux-ci représentent environ 94 % de la production nationale. La Tunisie vise une transformation progressive de son mix énergétique. Elle prévoit d’atteindre 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Le Groupe de la Banque mondiale lance une plateforme en 2024. Cette plateforme regroupe les outils de garanties sous la MIGA. Elle propose un guichet unique. Les clients choisissent plus facilement l’instrument adapté à leurs besoins.

L’article Énergie solaire : la MIGA soutient un investissement stratégique de 100 MW à Mezzouna est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Cinéma tunisien : deux œuvres retenues par le Doha Film Institute

Deux projets tunisiens figurent parmi les lauréats de la session de printemps 2026 des bourses du Doha Film Institute, qui a retenu au total 48 œuvres issues de 39 pays.

Dans cette sélection, la Tunisie est représentée par Solo, documentaire d’Amine Boukhris coproduit avec le Qatar et la France. Le film suit Akram, 27 ans, dont le parcours est marqué par une rupture familiale à l’adolescence lorsqu’il rejoint l’organisation terroriste  Daech en Syrie. De retour en Tunisie, il tente de se reconstruire à travers le rap. À l’aube de la paternité, il est confronté à son passé et à la nécessité de s’en affranchir.

Autre projet distingué, Les Sœurs du Rap, développé par Olfa Ben Achour dans le cadre d’une coproduction tuniso-qataro-française, bénéficie d’une bourse de développement dédiée aux séries dans la région MENA. Le projet explore la place des femmes dans le rap, un milieu historiquement masculin, et met en avant des rappeuses du monde arabe qui cherchent à imposer leur voix.

La sélection de cette édition dépasse le seul cadre tunisien et englobe de nombreux pays de la région MENA, parmi lesquels l’Algérie, le Maroc, l’Égypte, la Palestine, le Soudan, l’Irak, la Jordanie, le Liban, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Syrie, les Émirats arabes unis, la Somalie et Djibouti. Des projets venus d’Europe, d’Amérique du Nord et des Caraïbes complètent la liste, avec des participations issues de France, d’Espagne, du Canada et de Cuba.

Organisé deux fois par an, au printemps et à l’automne, le programme du Doha Film Institute s’est imposé comme un dispositif majeur de financement du cinéma indépendant dans le monde arabe et en Afrique du Nord. Il combine soutien financier direct et accompagnement artistique et technique, en ciblant en priorité les premiers et deuxièmes films, tout en accompagnant également des cinéastes confirmés. Les aides sont réparties sur 14 catégories de bourses et de mentorat.

L’article Cinéma tunisien : deux œuvres retenues par le Doha Film Institute est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

De Singapour à Riyad : Hazem Ben Gacem pilote la montée en puissance de BlueFiveSidra

Al Murjan Group et le fonds d’investissement  BlueFive Capital, basée aux Émirats arabes unis, ont finalisé l’échange transfrontalier de participations qui formalise leur partenariat d’investissement conforme à la charia, et procèdent au rebranding de l’entité combinée sous le nom de BlueFiveSidra, selon un communiqué de presse rendu publié par BlueFive Capital le 1er juillet 2026.

Cette opération, a vu BlueFive prendre une participation significative dans Sidra Capital, le gestionnaire d’actifs islamiques basé à Djeddah appartenant à Al Murjan, tandis qu’Al Murjan a acquis une participation importante dans BlueFive786, la branche d’investissement conforme à la charia de BlueFive basée à Singapour.

La plateforme combinée vise à développer des produits d’investissement conformes à la charia, notamment des dispositifs de retraite et d’épargne , à travers le Conseil de coopération du Golfe (CCG) et l’Asie du Sud-Est, avec un accent particulier sur l’Indonésie, la Malaisie, le Bangladesh, Brunei et Singapour.

L’ensemble représente une taille significative : BlueFive Capital gère environ 15 milliards de dollars, tandis que le portefeuille élargi de BlueFiveSidra atteint 3,8 milliards de dollars.

Sur le plan de la gouvernance, le fondateur et directeur général de BlueFive Capital, le Tunisien Hazem Ben-Gacem, présidera les comités d’investissement et exécutif de BlueFiveSidra après la finalisation de la transaction. BlueFive ouvrira un bureau à Riyad afin de travailler aux côtés de Sidra Capital pour la gestion et l’exécution des investissements en Arabie saoudite.

L’année a déjà été particulièrement active pour BlueFive Capital. Le fonds a déployé ses capitaux à un rythme soutenu, prenant des participations dans une société de leasing automobile, soutenant la start-up de livraison autonome CargoX, réalisant le plus important investissement du consortium ayant acquis la participation de Porsche dans Bugatti, clôturant un fonds multi-milliardaire dédié aux investissements technologiques aux États-Unis et en Europe, et prenant des participations dans Gulf General Insurance, cotée à la bourse de Tadawul, ainsi que dans la société de mobilité Massar Solutions.

L’article De Singapour à Riyad : Hazem Ben Gacem pilote la montée en puissance de BlueFiveSidra est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Virus Hanta : Tedros Adhanom Ghebreyesus annonce la fin de la flambée épidémique

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé jeudi 2 juillet 2026 la fin de l’épidémie du virus Hanta liée à un navire de croisière, après l’enregistrement de plusieurs cas d’infection et de décès parmi les passagers.

Le virus était apparu à bord d’un navire de croisière effectuant une traversée touristique de l’océan Atlantique en direction du pôle Sud.

Le virus « Hanta » est une maladie virale qui se transmet le plus souvent par contact avec les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés. Il peut provoquer, dans certains cas, un syndrome pulmonaire grave.

L’article Virus Hanta : Tedros Adhanom Ghebreyesus annonce la fin de la flambée épidémique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

27 000 emplois d’ici 2030 : les grands chiffres du nouveau Plan de développement

Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a affirmé que l’État veillera, durant la période du Plan de développement 2026-2030, à garantir le droit au travail pour chaque citoyen et à réduire les taux de chômage. Il s’exprimait lors d’une séance d’audition devant l’ensemble des commissions parlementaires, consacrée à la présentation des politiques de développement inscrites dans ce projet de Plan.

Le ministre précise que cet objectif passera par la stimulation du rythme de création d’emplois au sein des entreprises, la mise en place des mécanismes nécessaires pour les encourager à recruter, l’amélioration de leur taux d’encadrement et leur incitation à garantir un travail décent et un salaire équitable fondé sur la compétence et l’équité.

Des objectifs chiffrés pour l’entrepreneuriat et le travail organisé

Dans le cadre du soutien à l’initiative privée et de la transition vers le travail organisé, le ministre a indiqué que la Tunisie s’oriente vers une augmentation progressive du nombre de bénéficiaires des cycles d’accompagnement, de 18 000 en 2026 à 26 000 à l’horizon 2030. Le nombre de projets créés bénéficiant des mécanismes d’accompagnement devrait quant à lui passer de 5 000 à 7 000.

L’octroi de crédits s’élargira également, avec un objectif de 16 000 crédits en 2026 à 18 000 crédits en 2030. Le Plan vise par ailleurs la création d’environ 27 000 postes d’emploi d’ici 2030, contre 24 000 en 2026, ainsi qu’une augmentation du nombre total d’adhérents au régime de l’entrepreneur individuel (Micro-entrepreneur), de 7 000 à 20 000 adhérents d’ici 2030.

Le capital humain, autre priorité du Plan

Le ministre de la Planification a souligné que la période du Plan connaîtra également un renforcement de l’effort réformateur pour le développement du capital humain, à travers le recours à la numérisation et aux technologies modernes. Cette démarche vise à répondre à l’évolution des connaissances, des métiers et des modes de travail futurs, ainsi qu’à renforcer l’esprit d’entreprise et l’innovation.

Il a considéré que le domaine de l’économie numérique constitue un pilier essentiel pour le développement des compétences et des aptitudes numériques avancées, notamment celles liées aux technologies de l’intelligence artificielle, à l’analyse des données, à la programmation et à la cybersécurité, dans le but de préparer les individus aux spécialités de conception, de développement et d’utilisation des solutions numériques modernes dans les différents secteurs sociaux et économiques. À cela s’ajoute l’ancrage d’une culture de l’innovation et du renouvellement, en particulier au niveau des systèmes d’éducation, d’enseignement supérieur, de formation, de santé et de services sociaux, selon ses affirmations.

Le ministre a par ailleurs affirmé que les orientations du Plan de développement consacrent le renforcement du capital humain et incarnent le rôle social de l’État, à travers un travail visant à consacrer l’égalité des chances, à développer les capacités et à valoriser la compétence de l’élément humain, afin de renforcer l’efficacité de son rôle dans la construction de la société et la promotion du développement.

Les axes du volet capital humain

Selon le projet de Plan de développement, les politiques de développement du capital humain comprennent : la mise en place d’un système éducatif renouvelé consacrant les principes de justice et d’équité ; un enseignement supérieur de qualité et de rayonnement international ; une recherche scientifique et une innovation ancrées dans leur environnement économique et social ; une formation professionnelle valorisée et répondant aux besoins du marché du travail ; une santé globale et équitable ; ainsi qu’une culture inclusive renforçant l’identité et contribuant au rayonnement du dialogue culturel, tant au niveau national qu’international.

L’article 27 000 emplois d’ici 2030 : les grands chiffres du nouveau Plan de développement est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Financement du terrorisme : 69 dossiers devant la justice, la CTAF passe au crible 104 alertes

La Commission Tunisienne des Analyses Financières a publié son rapport stratégique sur le financement du terrorisme pour la période 2020-2025, document basé sur l’exploitation de 104 déclarations de soupçon et de 69 rapports transmis à la justice.

Ce bilan montre que l’activité déclarative globale a connu une forte progression, le nombre total de déclarations de soupçon étant passé de 446 en 2020 à 1334 en 2025. Toutefois, la part spécifique des dossiers liés au financement du terrorisme demeure très minoritaire, représentant entre 1 et 2 pour cent des notifications annuelles. Après un creux en 2023 et 2024, l’année 2025 a enregistré une recrudescence avec 24 déclarations ayant donné lieu à 18 rapports judiciaires.

Les banques et l’Office National des Postes constituent les principaux contributeurs à la détection des flux suspects, représentant la quasi-totalité des transmissions. Les motifs d’alerte les plus fréquemment invoqués sont l’existence d’un lien avec une personne suspecte, des mouvements inhabituels sur les comptes, l’usage excessif d’espèces et l’incapacité des clients à justifier la provenance des fonds. Le rapport souligne également une forte corrélation entre les réseaux de financement du terrorisme et la criminalité de droit commun, les infractions fiscales et le trafic illicite de migrants étant les deux principaux délits associés.

L’analyse des instruments financiers révèle une évolution sensible des méthodes sur la période. Entre 2020 et 2022, les virements depuis l’étranger et les transactions en espèces dominaient à parts égales. Entre 2023 et 2025, si l’usage des espèces reste prépondérant, on observe une montée en puissance des transferts interbancaires locaux et l’apparition des portefeuilles électroniques, signe d’une mutation technologique des vecteurs de transfert. Le rapport identifie par ailleurs des profils types parmi les personnes suspectées : il s’agit majoritairement d’hommes âgés de 31 à 40 ans, de nationalité tunisienne et résidant en Tunisie. Sur le plan professionnel, les ouvriers, les Tunisiens résidents à l’étranger et les chômeurs sont les catégories les plus représentées.

Du côté des personnes morales, deux secteurs d’activité concentrent à eux seuls plus de la moitié des cas : le commerce international et les associations caritatives, suivis par le bâtiment et les travaux publics. La grande majorité de ces structures sont des entités résidentes tunisiennes et leurs gérants sont presque exclusivement de nationalité tunisienne. Le rapport met en garde contre les associations dont les dépenses, notamment en voyages et en hôtels dans des pays à risque, ne correspondent pas à leur objet social, ainsi que contre les sociétés récemment créées ou inactives qui enregistrent soudainement d’importants mouvements financiers.

Enfin, la CTAF a illustré son analyse par trois études de cas concrets, décrivant notamment l’utilisation de mandats internationaux par un président d’association pour alimenter son compte personnel, le détournement d’une structure caritative à des fins de financement d’agences de voyages dans des zones sensibles, et l’exploitation de transferts de faible montant émanant de pays à risque vers des bénéficiaires sans lien de parenté avec les émetteurs. Parmi les signaux d’alerte à surveiller, la commission insiste sur l’absence de justificatifs économiques, la réception de fonds en provenance de juridictions sensibles, la réticence des clients à fournir les documents requis, ainsi que le recours croissant aux portefeuilles électroniques et aux transferts interbancaires de faible montant. Environ seize pour cent des personnes signalées étaient déjà inscrites sur une liste de sanctions financières, ce qui souligne l’importance de la coopération interinstitutionnelle et de la vigilance des établissements financiers dans la lutte contre ces circuits opaques.

L’article Financement du terrorisme : 69 dossiers devant la justice, la CTAF passe au crible 104 alertes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Crise minière à Gafsa : salaires, sécurité, accords bloqués… Le ras-le-bol de l’UGTT

Le Conseil sectoriel des mines de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a demandé, à l’issue d’une réunion tenue le 30 juin 2026 à Gafsa, l’application des accords sociaux conclus avec les entreprises minières publiques et le versement des salaires dans les délais légaux. Cette réunion s’est tenue au lendemain d’un accident survenu à la Société tunisienne de transport des produits miniers (SNTM), dans lequel deux employés sont morts.

La réunion, organisée au siège de l’Union régionale du travail de Gafsa sous la présidence de Wajih Zidi, secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé des offices et des entreprises publiques, a débuté par une minute de silence en hommage à Hatem Henchiri et Lassaad Sediri, décédés dans cet accident survenu dans la délégation de Mdhilla. Le Conseil a présenté ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’un message de soutien aux personnes blessées.

Selon le Conseil, cet accident s’inscrit dans une série de défaillances liées à la sécurité et aux conditions de production dans le secteur minier. Il a demandé que la santé et la sécurité au travail soient traitées en priorité.

La réunion intervient dans un contexte de tensions sociales que le Conseil décrit comme prolongées au sein des entreprises minières de la région de Gafsa, notamment la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et la SNTM. Le Conseil affirme que ces entreprises font face à des blocages dans l’application d’accords déjà signés, ainsi qu’à des retards de versement des salaires.

Le Conseil sectoriel des mines a formulé cinq revendications. Il demande l’application intégrale et immédiate des accords et procès-verbaux signés, le versement des salaires sans retard, l’accélération du traitement des dossiers professionnels et sociaux en suspens, la mise en place d’un dispositif de santé et de sécurité au travail, ainsi qu’une intervention de l’autorité de tutelle sur les causes structurelles de la situation. Le Conseil a indiqué maintenir son attachement au dialogue social. Et ce, tout en appelant les travailleurs et les structures syndicales à l’unité en cas de persistance des blocages.

L’article Crise minière à Gafsa : salaires, sécurité, accords bloqués… Le ras-le-bol de l’UGTT est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Médias absents du plan 2026-2030 : le SNJT interpelle les députés

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) à intégrer une vision pour le secteur de la presse et des médias dans le projet de plan de développement 2026-2030, actuellement en discussion au Parlement, dont il déplore l’absence totale dans le texte.

Dans un communiqué, l’organisation professionnelle indique suivre avec intérêt les débats parlementaires sur ce plan, censé fixer les priorités économiques et sociales de l’État pour les cinq prochaines années. Elle affirme toutefois avoir constaté qu’aucune des composantes du projet n’aborde ce secteur, alors que celui-ci ne se limite plus, selon elle, à un simple domaine professionnel mais fait désormais partie intégrante de l’environnement institutionnel nécessaire à tout développement réussi.

Le syndicat justifie sa demande par plusieurs arguments. Il rappelle d’abord que le développement ne se réduit pas à des projets, des investissements et des indicateurs de croissance, mais repose aussi sur la transparence, la circulation de l’information, la reddition des comptes et la participation citoyenne au suivi des affaires publiques, autant de fonctions qu’il juge impossibles à assurer sans des médias professionnels, libres et indépendants. Il cite ensuite l’expérience d’autres pays où un secteur médiatique solide et autonome ne constitue pas une charge pour l’État mais contribue au contraire à la réussite des politiques publiques : il instaure la confiance, freine la propagation de rumeurs et permet de détecter les dysfonctionnements avant qu’ils ne s’aggravent. Le SNJT met enfin en avant la dimension économique du secteur, qu’il présente comme un domaine prometteur lié à l’économie numérique et aux industries culturelles et créatives, générateur d’emplois et d’investissements.

Pour combler cette lacune, le syndicat propose sept axes à intégrer au projet de plan. Il demande en premier lieu la reconnaissance des médias comme secteur productif relevant de l’économie culturelle et numérique, ainsi que la mise en place de politiques garantissant la pérennité des entreprises de médias et soutenant leur transition numérique. Il réclame par ailleurs une consolidation du cadre législatif et institutionnel afin de garantir l’indépendance des médias, le pluralisme et la liberté de la presse, de même qu’un meilleur accès à l’information et aux données publiques, gage de transparence dans le suivi de l’action publique.

Le syndicat plaide aussi pour une politique nationale d’éducation aux médias et de lutte contre la désinformation, intégrée au système éducatif, pour l’implication des médias comme partenaires dans le suivi de l’exécution du plan de développement grâce à un accès aux données sur les projets publics, et souhaite enfin un programme national de modernisation des médias publics.

Le SNJT précise que cette demande ne relève pas d’une revendication corporatiste ni de la défense d’intérêts professionnels, mais vise à compléter les fondements mêmes du développement, qui suppose selon lui des institutions solides, une administration transparente et une opinion publique en mesure de suivre et d’évaluer l’action des pouvoirs publics. Le syndicat invite les députés à profiter du débat en cours pour enrichir le texte dans ce sens, avant l’adoption définitive du plan de développement 2026-2030.

L’article Médias absents du plan 2026-2030 : le SNJT interpelle les députés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie : décision de libération de Wadii Jari en attente

La Cour d’appel de Tunis ordonne la libération de Wadii Jari et renvoie l’affaire au 6 octobre 2026

La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a ordonné, ce mardi à l’issue de l’audience, la libération de Wadii Jari dans une affaire liée à une condamnation en première instance à six mois de prison pour exploitation par un agent public de sa fonction.

La cour a également fixé la prochaine audience au 6 octobre 2026, selon une source judiciaire citée par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP).

L’affaire porte sur l’appel du jugement rendu le 26 mai 2026 par le tribunal de première instance de Tunis, qui avait condamné Wadii Jari, ancien président de la Fédération tunisienne de football, et Slim Zouita, ancien directeur technique de la Fédération, à six mois de prison pour exploitation par un agent public de sa fonction afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui, préjudice causé à l’administration, violation des réglementations en vigueur et complicité.

Wadii Jari est détenu depuis le 25 octobre 2023 et purge par ailleurs une peine de trois ans de prison dans une autre affaire.

L’article Tunisie : décision de libération de Wadii Jari en attente est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie : rejet des demandes de libération de Zied El Héni

La Chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis a rejeté les demandes de mise en liberté du journaliste Zied El Héni ainsi que de plusieurs anciens responsables de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage. Le tribunal a également décidé de reporter le procès à une date ultérieure.

Les accusés sont poursuivis dans une affaire liée à leur gestion des affaires municipales durant la période concernée. Ils font face à plusieurs chefs d’accusation, notamment l’exploitation par un agent public de sa fonction afin d’obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui, le préjudice causé à l’administration, la violation des réglementations applicables à ces opérations en vue d’obtenir un avantage ou de causer un préjudice, ainsi que le faux et usage de faux.

L’article Tunisie : rejet des demandes de libération de Zied El Héni est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Plan 2026-2030 : les députés doutent de la faisabilité des objectifs

Les hypothèses économiques et financières retenues dans le Plan de développement 2026-2030 suscitent des interrogations au sein de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Les députés ont notamment exprimé des doutes sur la possibilité d’atteindre les objectifs fixés en matière de croissance, d’investissement, d’emploi et d’équilibres financiers. Et ce, dans un contexte marqué par la pression sur les finances publiques, l’alourdissement du service de la dette et l’augmentation des besoins de financement. Ces observations ont été formulées lundi 30 juin 2026, lors d’une séance préliminaire consacrée à l’examen du projet de plan.

À cette occasion, les parlementaires ont estimé que sa concrétisation dépend largement de l’achèvement de plusieurs réformes législatives. Ils ont cité la révision du cadre juridique de l’investissement, du Code des changes ainsi que de la législation encadrant le développement local et régional. Ils ont également insisté sur la nécessité d’harmoniser les différents textes législatifs afin de simplifier l’exécution des projets et de réduire les contraintes administratives.

Lire aussi: Fayçal Derbel: « Revoir le code de l’investissement 2016 est une priorité »

Les membres de la commission ont, par ailleurs, relevé que les projets inscrits dans le document ne s’intègrent pas dans une vision nationale globale capable d’accompagner une transformation structurelle de l’économie.

De ce fait, ils ont appelé à une meilleure articulation entre les projets locaux, régionaux et nationaux, dans le but de renforcer l’intégration entre les régions et d’assurer une utilisation plus efficace des ressources publiques.

Des retards qui freinent l’investissement

Au cours des débats, les députés ont également attiré l’attention sur les retards enregistrés dans la réalisation des projets publics. Ils les attribuent aux délais de règlement des entreprises chargées de leur exécution. Une situation qui, selon eux, ralentit l’investissement et affecte l’activité économique.

Les députés ont, en outre, plaidé pour une approche davantage adaptée aux spécificités des différentes régions. Et ce, en tenant compte de leurs ressources naturelles, de leur capital humain et de leurs atouts concurrentiels. Ils ont également appelé à développer des systèmes économiques intégrés favorisant l’investissement, la création d’emplois et le renforcement de l’intégration économique entre les territoires.

Lire aussi: Le Plan de développement 2026-2030 veut réduire les disparités entre les régions

Un suivi renforcé de la mise en œuvre

Ainsi, les députés ont recommandé une révision des priorités du projet de plan à travers une classification des projets fondée sur leur rentabilité économique et sociale. Ils ont également demandé la mise en place d’indicateurs de performance clairement définis, accompagnés de mécanismes de suivi et d’évaluation destinés à faciliter la mise en œuvre du plan.

Enfin, ils ont estimé que le rapport de la Commission des finances et du budget devrait comporter des recommandations opérationnelles assorties d’un calendrier précis, afin de permettre à l’Assemblée des représentants du peuple de mesurer le niveau d’engagement du gouvernement dans l’application des programmes et des réformes prévus par le Plan de développement 2026-2030.

L’article Plan 2026-2030 : les députés doutent de la faisabilité des objectifs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

EY : les six leviers de l’IA qui vont redessiner la compétitivité des entreprises africaines

L’intelligence artificielle ( IA)  n’est plus un simple gadget technologique isolé mais une architecture globale indispensable, dont les entreprises doivent d’urgence s’emparer à tous les niveaux opérationnels et stratégiques. C’est le message  porté par Ilyes Karoui, Senior Manager chez EY, lors de la 5ᵉ édition des Digital Mornings. 

Organisée par EY Tunisie en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Tunisie – Côte d’Ivoire le 30 juin 2026. Réunis simultanément à la EY Tower de Tunis et à Abidjan autour du thème « Secteur de la grande consommation en Afrique : bilan, perspectives et opportunités IA », les participants ont assisté à des démonstrations concrètes de produits développés en interne. De la refonte totale de la visibilité digitale au contrôle qualité en usine, l’expert a démontré que la fiabilité de ces technologies, souvent contestée, est désormais mature dès lors qu’elle est rigoureusement encadrée par l’humain.

Pour guider la transformation des entreprises clientes d’EY, six axes technologiques majeurs ont été recommandés, à savoir le document understanding, l’IA générative sous ses facettes chatbot et chatbox, la maintenance prédictive couplée au dynamic scaling, le contrôle qualité augmenté, le développement logiciel augmenté et l’exploitation des smart data pour la segmentation et la recommandation stratégique. Parmi ces priorités, le changement de paradigme dans la visibilité digitale constitue un enjeu immédiat pour la grande consommation.

Les habitudes des consommateurs évoluent, et la recherche d’information classique liée au référencement SEO cède progressivement la place à des requêtes formulées auprès d’agents conversationnels génératifs. Cette bascule impose le passage au GEO, le Generative Engine Optimization, pour mesurer et renforcer la visibilité d’une marque auprès des IA, incluant l’analyse de sentiment des utilisateurs. Cette empreinte digitale, appelée « brand AI », sert désormais de critère à des acteurs du capital-investissement pour évaluer la santé perçue d’une entreprise avant de la placer dans leur radar.

Sur le plan opérationnel, la technologie de compréhension automatisée de documents, ou document understanding, offre des applications directes dans la finance et la gestion qualité. Une démonstration a mis en scène un outil d’EY analysant une facture altérée par des annotations manuscrites et des chiffres ajoutés, prouvant la fiabilité du système. Cette maturité permet de contrecarrer les réticences liées au non-déterminisme de l’IA, à condition qu’une équipe encadre le processus. Dans l’agroalimentaire, cette fonction peut être déléguée à des agents spécialisés nourris des spécifications existantes, afin d’alléger l’important effort humain requis par les documents de conformité.

En usine, le contrôle qualité augmenté s’inscrit dans le cadre de l’industrie 4.0 grâce à l’inspection automatique des produits en sortie de chaîne. Une illustration vidéo a montré le système classer des pièces et leur attribuer un score de conformité. À titre d’exemple, une pièce électronique validée à la vente a obtenu un score proche de 90, tandis qu’une autre, fissurée, a été rejetée avec un score de 23. Ce processus permet aux entreprises d’auditer la vidéo et le raisonnement de chaque décision, et génère des rapports automatiques via des agents dédiés, à condition d’injecter au préalable les standards définis par l’entreprise dans le système.

Pour remédier à la surcharge des équipes informatiques face aux tickets et aux feuilles de route, l’augmentation des équipes de développement logiciel s’appuie sur des agents spécialisés reproduisant une structure classique, comprenant un agent d’architecture logicielle, un agent de développement et un agent de contrôle qualité du code. Les démonstrations ont illustré la conversion de projets écrits dans des langages vieillissants comme le COBOL ou Saras, toujours utilisés par les banques et assurances, vers des technologies modernes intégrant le big data. Face à la rareté des développeurs COBOL sur les marchés tunisien et africain, cette plateforme parallèle accélère la transition en permettant notamment de cartographier en un clic les dépendances entre les programmes d’un projet avant son automatisation.

Ilyes Karoui a rappelé que l’omniprésence de l’intelligence artificielle impose de la traiter comme un objet de développement de produits et de plateformes à part entière. Les réticences légitimes sur sa fiabilité peuvent être maîtrisées par un encadrement rigoureux des processus, au même titre qu’un délivrable humain intègre une part d’erreur. Cette orientation vers l’intelligence artificielle est par ailleurs confirmée par les résultats du baromètre présentés par les intervenants précédents, témoignant de l’engagement affirmé des industriels sur ce segment.

 

L’article EY : les six leviers de l’IA qui vont redessiner la compétitivité des entreprises africaines est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Baromètre EY : la grande consommation en Afrique francophone confirme son optimisme

Les entreprises du secteur de la grande consommation en Afrique francophone affichent un niveau d’optimisme particulièrement élevé concernant leurs perspectives de croissance et d’investissement. C’est ce que révèlent les résultats d’un baromètre présenté lors de la cinquième édition des Digital Mornings, organisée autour du thème Secteur de la grande consommation en Afrique, bilan, perspectives et opportunités liées à l’intelligence artificielle.

L’événement a été organisé par EY en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie Tunisie Côte d’Ivoire. Il s’est tenu le 30 juin 2026 de manière simultanée à la EY Tower de Tunis et dans un hôtel à Abidjan. Les résultats ont été présentés successivement par Amira Jamoussi et Rabeb Boudhrioua, toutes deux associées chez EY.

Le baromètre met en évidence en premier lieu une forte dynamique d’investissement. Une proportion de 96 % des dirigeants interrogés déclare avoir l’intention de maintenir ou d’augmenter sa stratégie d’investissement dans son pays sur la période 2025 et 2026. Cette tendance apparaît encore plus marquée au Maghreb où 74 % des répondants anticipent une hausse de leurs investissements. Cette orientation est notamment liée au développement démographique et à l’expansion urbaine de la région, deux facteurs qui encouragent les entreprises à renforcer leurs capacités de production et à diversifier leur offre.

Cet optimisme se traduit également dans les stratégies de développement des entreprises. Une part de 84 % des organisations privilégie la croissance interne, notamment à travers la création de nouveaux points de vente ou de nouvelles lignes de production. Par ailleurs, 64 % des entreprises envisagent la recherche de partenariats à l’international. Une option particulièrement répandue en Afrique de l’Ouest, afin de répondre à des besoins de financement, d’acquisition de compétences ou d’accès à de nouvelles technologies. Les programmes de réduction des coûts sont envisagés par 41 % des entreprises. Tandis que seulement 22 % privilégient la croissance externe par le biais de rachats de réseaux de franchise ou de création de joint ventures.

La dynamique commerciale apparaît également positive. Selon le baromètre, 69 % des entreprises interrogées anticipent une hausse ou une forte hausse de leur chiffre d’affaires dans les années à venir. À l’inverse, 11 % seulement prévoient une baisse ou une contraction de leur activité. Cette évolution repose sur trois principaux leviers identifiés dans l’étude.

Le premier levier concerne le digital. Même si la part du commerce électronique reste encore limitée dans ces marchés, les consommateurs sont aujourd’hui fortement connectés. En Côte d’Ivoire, l’usage des paiements via les applications de mobile money s’est largement développé. Alors que ce phénomène reste encore moins répandu en Tunisie, avec une tendance attendue à la progression. Les consommateurs utilisent également de plus en plus des outils d’intelligence artificielle générative tels que ChatGPT ou Claude pour s’informer sur les produits et les marques. Ce qui fait du digital un point central de contact entre entreprises et clients.

Le deuxième levier repose sur la montée en puissance des produits locaux. Après une période durant laquelle les produits importés, notamment européens, étaient perçus comme une référence en matière de qualité, le développement de l’industrie agroalimentaire locale et les efforts d’innovation ont permis de structurer une offre nationale plus solide. Cette évolution favorise un intérêt croissant pour les produits fabriqués localement, notamment en Tunisie et en Côte d’Ivoire.

Le troisième levier est lié à la sensibilité accrue des consommateurs aux prix. Dans un contexte économique sous pression, les ménages sont de plus en plus attentifs aux mécanismes promotionnels et ajustent leurs comportements d’achat en fonction des opportunités. Cette évolution constitue à la fois une contrainte et un levier stratégique pour les entreprises.

Du côté des priorités commerciales et marketing, le renforcement des circuits de distribution arrive en tête. Dans des pays comme la Côte d’Ivoire et plus largement en Afrique subsaharienne, le marché traditionnel représente encore environ 90 % de l’activité. Cela place la distribution au centre des enjeux concurrentiels, notamment à travers le travail avec les grossistes, semi grossistes et détaillants ainsi que le développement de la distribution numérique. La présence renforcée sur les canaux digitaux constitue également une priorité, tout comme la diversification et le lancement de nouveaux produits. Cette dernière orientation est jugée particulièrement pertinente en raison de la relative faible densité des assortiments dans la grande distribution malgré une disponibilité accrue de l’espace en rayon. L’amélioration de la compétitivité prix vient compléter ces axes stratégiques.

L’adoption des technologies constitue un autre enseignement majeur du baromètre. Une proportion de 79 % des répondants prévoit d’adopter une ou plusieurs technologies dans les années à venir. L’intelligence artificielle arrive en première position avec 40 % des réponses, portée par sa notoriété et la diversité de ses applications. La robotisation des processus représente 27 % des réponses au niveau régional et constitue la technologie la plus citée au Maghreb avec 31 %, notamment pour automatiser des tâches répétitives. L’intelligence artificielle générative est citée par 20 % des répondants. Tandis que l’internet des objets recueille 12 % des réponses, avec des usages plus spécifiques mais à fort potentiel.

Les domaines d’application de ces technologies sont principalement l’amélioration de l’expérience client, citée par 24 % des répondants, ainsi que l’analyse du comportement des consommateurs, mentionnée par 20 %. Ces deux axes permettent d’ajuster les stratégies commerciales et marketing dans un environnement de plus en plus concurrentiel. La prévision de la demande est citée par 15 % des entreprises, traduisant un intérêt croissant pour l’optimisation des chaînes d’approvisionnement et de la gestion des stocks. Enfin, 14 % des répondants mettent en avant le suivi en temps réel de l’activité, notamment dans l’industrie agroalimentaire.

Sur le plan opérationnel, le baromètre observe une amélioration globale des processus d’approvisionnement, de production et de distribution, particulièrement au Maghreb et en Afrique de l’Ouest. Dans le Maghreb, 38 % des répondants déclarent une stabilité de leurs processus opérationnels et 44 % une amélioration, soutenues par des investissements dans des projets d’industrie et de transformation digitale. En Afrique de l’Ouest, 86 % des entreprises interrogées indiquent une stabilité ou une amélioration de leurs processus, dans un contexte de développement des infrastructures. En revanche, en Afrique centrale et australe, 24 % des répondants signalent une dégradation de leurs processus opérationnels, une situation attribuée aux conditions économiques et politiques ainsi qu’à des difficultés d’accès aux devises.

L’étude qui sert de base à ces résultats couvre 22 pays de la région Afrique francophone. Elle est structurée autour de trois zones géographiques comprenant le Maghreb, dont la Tunisie, l’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire, ainsi que l’Afrique centrale et australe. Elle analyse également trois sous secteurs de la grande consommation. Le premier concerne l’agroalimentaire avec l’agriculture, l’élevage, la pêche et les industries agroalimentaires. Le deuxième porte sur la distribution avec la grande distribution, le commerce de détail, la distribution sélective, les grossistes ainsi que les cafés et restaurants. Le troisième enfin regroupe les autres biens de consommation incluant les cosmétiques, les détergents, les équipements domestiques, les jouets et l’électronique.

L’article Baromètre EY : la grande consommation en Afrique francophone confirme son optimisme est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

ARTES annonce un dividende de 0,400 dinar par action

Le concessionnaire officiel de Renault et Dacia en Tunisie, ARTES versera un dividende de 0,400 dinar par action à ses actionnaires. C’est ce qu’annonce l’entreprise à l’issue de son Assemblée Générale Ordinaire qui se tenait le 24 juin 2026. 

La date de détachement du coupon est fixée au 22 juillet 2026. Le paiement du dividende versé par ARTES interviendra le 24 juillet 2026.

L’article ARTES annonce un dividende de 0,400 dinar par action est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Coupe du monde 2026 : 4,6 millions de spectateurs et 215 buts

La Coupe du monde de football 2026 a établi de nouveaux records historiques dès la phase de groupes. Et ce, tant en matière d’affluence que de buts marqués, a annoncé la FIFA.

Les 72 matchs de la phase de groupes de la Coupe du monde ont attiré 4 644 549 spectateurs et produit 215 buts. Soit les chiffres les plus élevés jamais enregistrés à ce stade de la compétition, avec une moyenne de trois buts par match.

L’affluence totale dépasse de près d’un million de spectateurs le précédent record établi lors du Mondial 1994 aux États-Unis, qui avait réuni 3 587 538 spectateurs. En matière de buts, l’édition 2022 au Qatar n’en avait compté que 179 en 64 matchs, avec une moyenne de 2,8 par rencontre.

Une nuance s’impose néanmoins : la moyenne par match reste inférieure à celle de 1994, avec 64 508 spectateurs contre 68 991. Et ce, en raison du nombre bien plus élevé de rencontres disputées dans le cadre du nouveau format élargi à 48 équipes.

Sur le plan symbolique, le capitaine canadien Alphonso Davies est entré dans l’histoire en devenant le 1 000ᵉ joueur du tournoi, lors de son entrée en jeu en seizièmes de finale face à l’Afrique du Sud. Les fan zones officielles des trois pays hôtes — États-Unis, Canada et Mexique — ont quant à elles accueilli plus de 5,5 millions de visiteurs.

L’article Coupe du monde 2026 : 4,6 millions de spectateurs et 215 buts est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

COMESA : les exportations tunisiennes atteignent 2,86 milliards de dinars en 2025

Les exportations de la Tunisie vers les marchés du COMESA ont augmenté de 50,2 % entre 2019 et 2025. C’est ce qu’indique, lundi 29 juin, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.

La valeur des exportations tunisiennes vers les marchés du COMESA passe de 1,9 milliard de dinars à environ 2,86 milliards de dinars. Et  ce, après avoir atteint un niveau record de plus de 3 milliards de dinars en 2023.

Lors du lancement des travaux du troisième forum de présentation des institutions du COMESA, le ministre a également indiqué que les importations en provenance des pays du COMESA ont progressé de près de 39 % au cours de la même période. Elles passent de 1,69 milliard de dinars en 2019 à plus de 2,06 milliards de dinars en 2025. Malgré le recul conjoncturel enregistré en 2020 en raison des répercussions de la pandémie de Covid-19.

Samir Abid estime que cette évolution reflète une intégration accrue de l’économie tunisienne dans l’espace économique du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA). Il précise que la Tunisie poursuit ses efforts pour améliorer son climat des affaires et de l’investissement, renforcer la numérisation des services commerciaux et simplifier les procédures, conformément aux objectifs du COMESA et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Selon lui, ces mesures permettent de renforcer la capacité des entreprises tunisiennes à s’intégrer dans les chaînes de valeur régionales et continentales.

Par ailleurs, le ministre du Commerce souligne que ces indicateurs témoignent de l’importance croissante des marchés du COMESA en tant que partenaire économique de la Tunisie et reflètent le potentiel existant pour développer les échanges commerciaux et les investissements, ainsi que pour renforcer la présence des produits et services tunisiens sur les marchés africains.

En outre, il a ajouté que la Tunisie poursuivra la mise en œuvre de réformes visant à améliorer le climat des affaires, à travers l’adhésion du secteur privé, des institutions financières et des institutions spécialisées du COMESA. Et ce, afin de renforcer l’investissement, de soutenir les start-up ainsi que les petites et moyennes entreprises et d’élargir la zone de libre-échange du COMESA conformément aux objectifs de la ZLECAf.

L’article COMESA : les exportations tunisiennes atteignent 2,86 milliards de dinars en 2025 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Des barques tunisiennes roulent à l’énergie verte

La première navigation opérationnelle en Tunisie d’une embarcation de pêche artisanale fonctionnant entièrement grâce à une propulsion électrique alimentée par l’énergie solaire a eu lieu, lundi 29 juin 2026, à Ajim, sur l’île de Djerba. C’est ce qu’indique WWF Afrique du Nord dans un communiqué publié lundi.

Organisée par WWF Afrique du Nord, cette expérience pilote constitue la première démonstration concrète en Tunisie de l’utilisation d’un système de propulsion électrique solaire sur une embarcation de pêche artisanale. Selon l’organisation, elle marque une étape en faveur de la transition énergétique et de la protection du milieu marin, en démontrant qu’une alternative aux moteurs thermiques est aujourd’hui envisageable pour les communautés de pêcheurs.

Au-delà de son importance nationale, cette initiative positionne la Tunisie parmi les pays pionniers du bassin méditerranéen en matière de décarbonisation de la pêche artisanale et ouvre la voie au développement de solutions conciliant préservation des ressources marines, transition énergétique et économie bleue durable.

Le site d’Ajim a été retenu pour accueillir cette première démonstration en raison du dynamisme de sa communauté de pêcheurs artisanaux, de l’engagement des acteurs locaux en faveur de la transition énergétique et des conditions d’ensoleillement favorables à l’exploitation de l’énergie solaire.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Décarbonisation de la pêche artisanale en Tunisie : Promotion de l’énergie propre pour des communautés côtières durables », financé par le Foreign Commonwealth and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni.

Le projet vise à accélérer la transition vers les énergies propres dans le secteur de la pêche artisanale, à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à améliorer les conditions de vie des pêcheurs et à préserver les écosystèmes marins.

Il répond aux défis auxquels est confrontée la pêche artisanale tunisienne, notamment l’augmentation continue du coût des carburants fossiles, qui représente une part importante des charges d’exploitation des pêcheurs, ainsi qu’à la nécessité d’accompagner les engagements nationaux et internationaux de la Tunisie en matière de lutte contre le changement climatique.

Mis en œuvre sur une période de douze mois dans le Golfe de Gabès, le projet a pour objectif de démontrer la faisabilité technique et économique de l’utilisation des énergies propres dans la pêche artisanale, tout en développant des mécanismes de financement innovants favorisant le déploiement de cette technologie à plus grande échelle.

Il prévoit notamment l’équipement de huit embarcations de pêche artisanale avec des systèmes de propulsion électrique alimentés par l’énergie solaire, le renforcement des capacités de plus de 100 pêcheurs et représentants des institutions concernées, ainsi que la réalisation d’analyses techniques, économiques et de recommandations destinées à accompagner l’élaboration des politiques nationales relatives à la transition énergétique dans le secteur de la pêche.

La démonstration repose sur un système intégré comprenant un moteur électrique spécialement conçu pour la navigation côtière des embarcations de pêche artisanale et une batterie rechargeable garantissant l’autonomie nécessaire aux sorties en mer.

Le dispositif comprend également une station de recharge alimentée par énergie solaire photovoltaïque, installée au profit des Groupements de Développement de la Pêche à Ghannouch (gouvernorat de Gabès) et à Ajim (gouvernorat de Médenine), permettant aux pêcheurs de recharger leurs batteries grâce à une énergie propre et renouvelable.

Selon WWF Afrique du Nord, cette initiative permettra une réduction des dépenses liées au carburant pour les pêcheurs artisanaux, une diminution des risques de pollution marine liés aux hydrocarbures, une baisse des émissions de dioxyde de carbone (CO₂) et de la pollution sonore générée par les moteurs thermiques conventionnels.

Les impacts attendus comprennent également une amélioration de la qualité de l’air dans les zones côtières, un renforcement de la résilience économique et sociale des communautés de pêcheurs, ainsi que la mise à disposition d’un modèle pilote reproductible dans d’autres régions de Tunisie et dans les pays du bassin méditerranéen.

L’article Des barques tunisiennes roulent à l’énergie verte est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Plateformes numériques : l’UGTT exige la fin du vide juridique qui précarise 60 000 travailleurs

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a organisé lundi une conférence sur la situation des travailleurs des plateformes numériques en Tunisie, révélant que 98 % d’entre eux sont dépourvus de toute couverture sociale et que 60 % des livreurs se voient refuser toute assurance, dans un secteur qui échappe encore à tout cadre légal.

Une étude du département des études de l’UGTT, lancée en juin 2025 et présentée lors de cette conférence, révèle que le secteur des plateformes numériques en Tunisie relève de l’économie parallèle et regroupe environ 60 000 travailleurs et travailleuses, répartis en quatre catégories : livraison de commandes commerciales; livraison de médicaments en pharmacies et à domicile; auxiliaires de vie et aides-soignants à domicile; et transport de passagers à moto.

Des conditions de travail précaires et des revenus irréguliers

L’étude indique que 75 % de ces travailleurs souffrent d’irrégularité de revenus. Ce qui compromet leur stabilité familiale, leur accès au logement et leurs conditions de vie. Le licenciement peut intervenir à tout moment, sans procédure : il suffit, selon le secrétaire général adjoint de l’UGTT Ahmed Jziri, de « supprimer l’accès numérique du travailleur pour le priver immédiatement de toute possibilité d’exercer son activité ».

En outre, sur le plan sanitaire, les travailleurs sont exposés aux risques de la route, aux maladies respiratoires, aux troubles musculo-squelettiques et aux affections nerveuses, inhérents à la nature de leur activité.

Un vide juridique aux conséquences concrètes

L’absence de couverture contre les accidents du travail a conduit les compagnies d’assurance à refuser systématiquement d’assurer les deux-roues motorisés des livreurs. Les contraignant à circuler avec des véhicules non homologués, soulignent les données présentées lors de la conférence.

Face à ce constat, l’UGTT a formulé plusieurs recommandations :

  • Intégrer les travailleurs des plateformes dans le système de sécurité sociale;
  • Encadrer la relation employeur-employé par un contrat de travail;
  • Créer des syndicats représentatifs;
  • Et former ces travailleurs en matière de santé et de sécurité professionnelles.

L’organisation syndicale appelle également à l’application de la Convention n° 193 de l’Organisation internationale du travail (OIT), adoptée récemment. Laquelle constitue un cadre de référence sur le droit au travail décent pour les travailleurs des plateformes numériques.

L’article Plateformes numériques : l’UGTT exige la fin du vide juridique qui précarise 60 000 travailleurs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Bir El Kassaa : hausse des volumes et baisse des prix

En juin 2026, le marché de gros de Bir El Kassaa a enregistré une hausse marquée de ses approvisionnements en légumes, en fruits et en produits de la pêche. Elle s’accompagne d’un recul des prix de nombreux produits. C’est ce qu’annonce un communiqué publié samedi par le ministère du Commerce et du Développement des exportations.

Par rapport au mois de mai 2026, les quantités commercialisées ont sensiblement augmenté aumarché de gros de Bir El Kassaa. Tandis que les prix moyens de plusieurs produits maraîchers et fruitiers ont diminué. Et ce, malgré la hausse saisonnière de la demande durant l’été.

Pour les légumes, le prix moyen de la tomate s’est établi à 902 millimes le kilogramme, en baisse de 62,5 % par rapport à mai. Le piment fort s’est vendu en moyenne à 1 dinar 245 millimes/kg (-22 %), le poivron doux à 1 dinar 934 millimes/kg (-7,6 %), la pomme de terre à 1 dinar 372 millimes/kg, l’oignon sec à 751 millimes/kg (-43,6 %), le concombre à 1 dinar 079 millimes/kg (-25,3 %) et la courgette à 840 millimes/kg (-0,6 %).

Les fruits ont également enregistré une baisse des prix. La fraise s’est négociée à 2 dinars 584 millimes/kg (-42,4 %), la pomme à 2 dinars 990 millimes/kg (-43,2 %), la pêche à 2 dinars 821 millimes/kg (-0,8 %), la pêche « Boutabgaya » à 3 dinars 012 millimes/kg (-14,9 %), l’abricot à 2 dinars 659 millimes/kg (-8,4 %), la pastèque verte à 515 millimes/kg (-64,4 %) et le melon d’eau (« battikh ») à 1 dinar 027 millimes/kg (-68,4 %).

Le ministère fait également état d’une progression des volumes d’approvisionnement. Les arrivages de tomates ont atteint 3 834 tonnes. Soit une hausse de 78,3 % par rapport à mai. Ceux du piment fort se sont élevés à 2 473 tonnes (+34,5 %), du poivron doux à 455 tonnes (+18,8 %), de la pomme de terre à 2 146 tonnes, de l’oignon sec à 2 666 tonnes, du concombre à 1 953 tonnes (+8,1 %) et de la courgette à 610 tonnes.

Pour les fruits, les volumes commercialisés ont atteint 570 tonnes de fraises, 952 tonnes de pommes (+477 %), 716 tonnes de pêches, 2 553 tonnes de pêches « Boutabgaya » (+233,2 %), 1 710 tonnes d’abricots, 2 577 tonnes de pastèques vertes (+16,2 %) et 2 285 tonnes de melons d’eau (+140,5 %).

Les produits de la pêche ont également affiché une évolution favorable. Les quantités mises en vente ont atteint 685 tonnes, en hausse de 53,58 %, dont 248 tonnes de poissons bleus.

Les arrivages de sardines se sont établis à 135 tonnes, pour un prix moyen de 4 dinars 069 millimes/kg, en baisse de 24,3 %. Les quantités de maquereaux ont atteint 35 tonnes (+94,44 %), avec un prix moyen de 12 dinars 044 millimes/kg (-11,2 %).

Les arrivages de chinchard (« chourou ») ont totalisé 63 tonnes, en progression de 1,6 %, pour un prix moyen de 5 dinars 127 millimes/kg, en recul de 15,5 %. Quant aux bogues (« bouga »), leurs volumes ont augmenté de 33,33 % pour atteindre 16 tonnes; tandis que leur prix moyen a diminué de 30,1 %, à 3 dinars 661 millimes/kg.

L’article Bir El Kassaa : hausse des volumes et baisse des prix est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Agroalimentaire : la Tunisie accélère sa percée au Ghana

Quatre entreprises exportatrices tunisiennes du secteur agroalimentaire ont mené une mission commerciale à Accra (Ghana). Selon un communiqué publié samedi par le Centre de promotion des exportations (CEPEX), cette opération « Door-to-Door » a permis d’établir des contacts d’affaires directs avec des importateurs, distributeurs et opérateurs économiques ghanéens.

La délégation tunisienne a présenté une offre comprenant de l’huile d’olive, des dattes et leurs dérivés, des pâtes alimentaires, du couscous, des biscuits, des boissons ainsi que des conserves de poisson et de légumes. Parallèlement aux rencontres B2B, les participants ont visité des enseignes de distribution moderne, des marchés de gros et des circuits traditionnels afin d’étudier les spécificités du marché local.

Cette mission s’inscrit dans la stratégie du CEPEX d’accompagner l’implantation des entreprises tunisiennes sur les marchés africains, le marché ghanéen du détail alimentaire étant estimé à 33,2 milliards de dollars.

Actuellement, le Ghana est le 11ᵉ client subsaharien de la Tunisie. Les exportations tunisiennes vers ce pays ont augmenté de 64 % au cours des cinq premiers mois de 2026. Selon les estimations, le potentiel d’exportation non exploité de la Tunisie vers le Ghana s’élève à plus de 20 millions de dollars. Ce gisement concerne l’agroalimentaire (conserves de sardines, pâtes, double concentré de tomate, margarine) et plusieurs produits industriels (conducteurs électriques, compteurs d’électricité, superphosphates et ciment).

L’article Agroalimentaire : la Tunisie accélère sa percée au Ghana est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌