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OCDE : les pistes pour redresser les finances françaises

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) appelle la France à engager de nouvelles mesures budgétaires. Et ce, afin de restaurer durablement l’équilibre de ses finances publiques. Dans son dernier rapport économique consacré à la France, l’organisation estime qu’en l’absence de réformes supplémentaires, la dette publique pourrait atteindre 127 % du produit intérieur brut (PIB) français à l’horizon 2030.

Ce rapport de 160 pages présente plusieurs scénarios. Selon les hypothèses retenues, le ratio dette/PIB devrait s’établir entre 121 % et 125 % en 2029. À plus long terme, l’OCDE avertit que, sans action corrective, la dette de la France pourrait grimper jusqu’à 203 % du PIB en 2050.

L’organisation souligne également la progression continue du coût du service de la dette. Les paiements d’intérêts, qui représentaient 1,3 % du PIB en 2020, devraient atteindre 2,1 % en 2025. Et ce, avant de s’approcher de 5 % du PIB en 2050 si la trajectoire actuelle se poursuit.

Revoir les allègements de charges et certaines niches fiscales

Pour améliorer les recettes publiques, l’OCDE recommande de supprimer progressivement les réductions de cotisations sociales accordées aux ménages des classes moyennes, estimant que leur efficacité demeure limitée.

L’organisation propose aussi un relèvement de la fiscalité sur le diesel afin de rapprocher son niveau de taxation de celui de l’essence. Elle préconise par ailleurs un réexamen approfondi des nombreuses exonérations fiscales, dont le coût est évalué à près de 3 % du PIB. Ainsi qu’une réforme destinée à rendre la fiscalité sur le patrimoine plus équitable.

Au-delà des mesures fiscales, l’OCDE estime qu’un effort significatif doit également porter sur la maîtrise des dépenses publiques. Ses experts considèrent que les gains les plus importants à moyen et long terme pourraient être obtenus en améliorant l’efficacité des dépenses des collectivités territoriales. Ils recommandent, à cette fin, un examen approfondi de leurs compétences et de la répartition de leurs responsabilités.

Poursuivre la réforme des retraites

L’organisation plaide également pour la poursuite de la réforme du système de retraite. Elle recommande de relever progressivement l’âge légal de départ à 64 ans d’ici 2033, jugeant cette évolution nécessaire pour renforcer la soutenabilité des finances publiques face au vieillissement de la population et à la hausse attendue des dépenses sociales.

À travers cet ensemble de recommandations, l’OCDE estime que la France devra combiner réformes fiscales, rationalisation des dépenses publiques et poursuite des réformes structurelles afin d’enrayer la progression de son endettement et de préserver la viabilité de ses finances publiques sur le long terme.

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Contraction du PIB dans les pays de la zone euro

L’économie de la zone euro s’est contractée (sur une base trimestrielle) en début d’année, la baisse du PIB irlandais ayant conduit à une révision des données d’Eurostat qui indiquaient initialement une faible croissance.

Le PIB de la zone euro a reculé de 0,2 % au premier trimestre, selon un rapport d’Eurostat publié vendredi 5 juin, contre une prévision précédente de croissance de 0,1 %. Ce repli s’explique principalement par la forte baisse du PIB irlandais, qui a chuté de 12,1 % au lieu des 2 % initialement prévus.

D’après les données d’Eurostat, au premier trimestre 2026, le PIB corrigé des variations saisonnières a reculé de 0,2 % dans la zone euro et de 0,1 % dans l’UE par rapport au trimestre précédent. Au quatrième trimestre 2025, le PIB avait progressé de 0,2 % dans les deux zones.

Le Danemark (+1,9 %) a enregistré la plus forte hausse par rapport au trimestre précédent, suivi de l’Estonie et de Malte (tous deux à +1,1 %). Des baisses ont été constatées en Irlande (-12,1 %), en Lituanie (-0,3 %), en Suède (-0,2 %) et en France (-0,1 %).

Emploi

Sur la base de données corrigées des variations saisonnières, Eurostat estime qu’au premier trimestre 2026, 221,2 millions de personnes étaient employées dans l’UE, dont 176,3 millions dans la zone euro.

Par rapport au même trimestre de l’année précédente, l’emploi a augmenté de 0,5 % dans la zone euro et dans l’UE au premier trimestre 2026, après une hausse de 0,7 % dans la zone euro et de 0,6 % dans l’UE au quatrième trimestre 2025.

Au premier trimestre 2026, la Lituanie (+1,8 %), Malte (+1,0 %) et l’Estonie (+0,9 %) ont enregistré les plus fortes hausses de l’emploi par rapport au trimestre précédent. Les plus fortes baisses ont été observées en Roumanie (-1,0 %), en Irlande (-0,8 %) et au Portugal (-0,4 %).

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