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La diplomatie numérique tunisienne à l’épreuve de la transformation digitale africaine : lecture géopolitique et institutionnelle d’une candidature continentale

Par Mondher AFI

Sous l’autorisation du Président de la République, Kaïs Saïed, les autorités tunisiennes ont engagé une démarche diplomatique visant à mobiliser le soutien des États africains en faveur des candidatures tunisiennes au Conseil de l’Union africaine des télécommunications (UAT), au Conseil de l’Union internationale des télécommunications pour la période 2027-2030, ainsi qu’au poste de Secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications.

La réunion présidée conjointement par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, et le ministre des Technologies de la communication, Sofiène Hemissi, avec les chefs des missions diplomatiques africaines accrédités à Tunis dépasse largement le cadre protocolaire. Elle traduit une articulation entre diplomatie, politique technologique et gouvernance continentale.

Cette initiative intervient dans un contexte où le numérique constitue désormais un facteur structurant de la puissance publique. Les infrastructures numériques, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les données et les plateformes sont devenues des ressources stratégiques comparables aux infrastructures énergétiques ou aux réseaux de transport. La candidature tunisienne s’inscrit ainsi dans une dynamique institutionnelle plus large portée par la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique, élaborée afin de concrétiser les ambitions de l’Agenda 2063.

Comme l’affirmait Manuel Castells, «la technologie ne détermine pas la société, elle est la société». Cette observation rappelle que les politiques numériques ne constituent plus un secteur administratif spécialisé, mais une composante fondamentale des rapports de pouvoir, de développement économique et d‘intégration régionale.

Une diplomatie technologique au service de l’intégration africaine

La rencontre organisée à Tunis illustre l’émergence d’une diplomatie technologique. Les ministres des Affaires étrangères et des Technologies de la communication ont mobilisé le réseau diplomatique africain afin de présenter la vision tunisienne de la gouvernance numérique continentale.

Cette démarche traduit une évolution profonde de la diplomatie contemporaine. Les organisations internationales spécialisées dans les télécommunications ne constituent plus uniquement des espaces techniques, elles sont devenues des lieux où se négocient les normes relatives aux infrastructures, à la cybersécurité, aux fréquences, à la protection des données, à l’intelligence artificielle et aux standards technologiques.

Joseph Nye rappelait que le pouvoir contemporain repose autant sur la capacité d’influencer les règles internationales que sur les ressources matérielles. Dans cette perspective, l’accès aux organes décisionnels de l’Union africaine des télécommunications représente un levier permettant de participer à la définition des orientations stratégiques du continent.

L’action diplomatique tunisienne apparaît ainsi comme une tentative d’inscrire les compétences nationales dans les mécanismes de gouvernance régionale plutôt que comme une simple recherche de visibilité institutionnelle.

La transformation numérique comme projet politique continental

La stratégie africaine de transformation numérique ne réduit pas la digitalisation à un processus technique. Elle la conçoit comme un projet de transformation globale des structures économiques, administratives et sociales.

L’objectif d’un marché numérique africain unique à l’horizon 2030 traduit une volonté d’intégration comparable à celle observée dans d’autres espaces économiques régionaux. Le développement des réseaux numériques, des paiements électroniques, des identités numériques, des services publics dématérialisés et des infrastructures de données participe à la construction d’un espace économique intégré.

Max Weber soulignait que toute administration moderne repose sur la rationalisation des procédures. La numérisation des administrations africaines répond précisément à cette logique de rationalisation en cherchant à réduire les coûts de transaction, améliorer la transparence administrative et renforcer l’efficacité des services publics.

Cette stratégie vise également à faire du numérique un instrument de réduction des inégalités territoriales, de création d’emplois qualifiés et de diversification économique.

La souveraineté numérique comme nouvelle dimension de la souveraineté des États

L’un des concepts centraux de la stratégie africaine demeure celui de la souveraineté numérique. Celle-ci ne signifie pas l’isolement technologique, mais la capacité des États à maîtriser leurs infrastructures critiques, leurs données stratégiques et leurs capacités d’innovation.

La souveraineté numérique implique plusieurs dimensions : la maîtrise des infrastructures de télécommunications, la protection des données personnelles, la cybersécurité, l’interopérabilité des systèmes nationaux, le développement des compétences locales, l’encadrement juridique des technologies émergentes.

Michel Foucault rappelait que le pouvoir s’exerce à travers les dispositifs qui organisent les comportements. Aujourd’hui, les plateformes numériques, les algorithmes et les infrastructures de données deviennent précisément ces nouveaux dispositifs de pouvoir.

Dans ce contexte, la candidature tunisienne s’inscrit dans une réflexion plus large concernant la place des États africains dans la gouvernance mondiale du numérique.

Les fondements institutionnels de la stratégie africaine

La stratégie continentale repose sur plusieurs piliers complémentaires.

Le premier concerne l’environnement réglementaire. Les États sont appelés à harmoniser leurs législations relatives au commerce électronique, à la protection des données, à la cybersécurité et aux transactions numériques.

Le deuxième pilier porte sur les infrastructures numériques. L’accès universel au haut débit constitue un préalable indispensable à toute politique de développement numérique.

Le troisième pilier concerne les compétences humaines. La stratégie insiste sur la formation aux technologies numériques, à l’intelligence artificielle, à la programmation, à la cybersécurité, à la science des données et à l’innovation.

Le quatrième pilier concerne l’innovation entrepreneuriale. Les startups technologiques sont présentées comme des acteurs essentiels de la transformation économique. Edgar Morin rappelait que «la complexité appelle la coopération». Cette idée éclaire parfaitement la logique partenariale retenue par l’Union africaine.

Le document stratégique procède à une analyse SWOT particulièrement révélatrice.

Parmi les forces figurent la diffusion rapide des téléphones mobiles, la croissance continue d’Internet ainsi que l’existence de politiques nationales des TIC dans de nombreux États.

Les opportunités résident dans la jeunesse démographique du continent, le potentiel considérable de croissance numérique, l’essor des paiements électroniques et l’émergence d’un marché continental.

Malgré la multiplication des stratégies africaines de transformation numérique, les obstacles à leur mise en œuvre demeurent profondément structurels. Les dispositifs institutionnels souffrent d’une coordination insuffisante entre les organisations continentales, régionales et nationales, tandis que l’hétérogénéité des cadres juridiques compromet l’émergence d’un espace numérique africain cohérent. À ces limites s’ajoutent le sous-financement chronique des infrastructures, l’absence de mécanismes rigoureux d’évaluation des politiques publiques et une gouvernance souvent davantage orientée vers l’adoption de stratégies que vers la mesure de leurs effets.

Cette situation est aggravée par la faible implication de la société civile dans les processus de négociation et d’élaboration des politiques numériques. Or, les organisations spécialisées dans les droits numériques disposent d’une expertise susceptible d’améliorer la qualité des cadres réglementaires, de renforcer la transparence institutionnelle et d’exercer un contrôle indispensable sur l’action publique. Leur marginalisation prive les gouvernements d’un levier essentiel d’innovation et de redevabilité.

Par ailleurs, si les initiatives multilatérales ont favorisé une certaine convergence normative, leur impact reste limité par la fragmentation des législations nationales, les écarts de développement technologique entre les États et la persistance d’une forte dépendance à l’égard des fournisseurs et plateformes extérieurs. Les cybermenaces, les vulnérabilités financières liées aux technologies émergentes et les inégalités territoriales et sociales d’accès au numérique accentuent encore ces déséquilibres. Cette configuration illustre une modernisation inachevée, où les opportunités offertes par le numérique progressent au même rythme que les risques qu’elles engendrent, révélant les limites d’une gouvernance dont l’ambition politique demeure supérieure à ses capacités institutionnelles et opérationnelles.

La gouvernance numérique comme enjeu institutionnel

Au milieu de cette dynamique continentale, l’action des autorités tunisiennes vise à inscrire le pays dans les structures de gouvernance qui accompagneront cette transformation.

La rencontre diplomatique organisée à cette occasion traduit une compréhension stratégique selon laquelle les décisions techniques prises aujourd’hui façonneront les équilibres institutionnels de demain, faisant de la gouvernance des technologies un levier majeur de l’influence internationale.

Au cours de cette démarche, le Président de la République, Kaïs Saïed, intervient dans le cadre de ses prérogatives institutionnelles en autorisant cette mobilisation diplomatique, tandis que sa mise en œuvre est assurée par les ministères compétents chargés des affaires étrangères et des technologies de la communication. Cette répartition des responsabilités traduit le caractère interministériel de la gouvernance du numérique.

Dans cette perspective, le numérique est appréhendé comme un levier d’intégration économique à l’échelle africaine, en cohérence avec les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le développement des plateformes numériques contribue à la réduction des coûts de transaction, à la facilitation des paiements transfrontaliers, à l’amélioration des chaînes logistiques et au renforcement de l’attractivité des investissements.

Les travaux de Bruno Latour soulignent que les réseaux constituent des formes d’organisation des interactions et des capacités d’action. Dans le contexte africain, les réseaux numériques remplissent une fonction d’infrastructure économique en favorisant l’interconnexion des marchés et la circulation des flux. L’enjeu dépasse ainsi la seule connectivité des individus pour s’étendre à l’intégration progressive des économies.

L’intelligence artificielle et la cybersécurité

La stratégie accorde une place importante aux technologies émergentes.

L’intelligence artificielle, les objets connectés, la blockchain, les drones, la robotique et les mégadonnées sont considérés comme des leviers capables de transformer l’agriculture, la santé, l’éducation, les services financiers et l’administration.

Toutefois, ces innovations accroissent simultanément les vulnérabilités.

Jacques Ellul soulignait que toute innovation technique produit des effets imprévus qu’il convient d’anticiper. Cette réflexion justifie l’importance accordée à la cybersécurité, à la protection des données personnelles et aux cadres réglementaires.

La confiance numérique devient ainsi une condition préalable au développement économique.

L’initiative diplomatique conduite à Tunis s’inscrit dans une évolution beaucoup plus large que la seule compétition pour des fonctions internationales. Elle témoigne de la montée en puissance des enjeux numériques dans les politiques publiques africaines et de la transformation progressive de la gouvernance continentale.

L’analyse de la Stratégie de transformation numérique pour l’Afrique montre que le numérique est désormais conçu comme une politique de développement, un instrument d’intégration régionale, un levier de souveraineté et un facteur de recomposition géopolitique. Les objectifs relatifs à l’harmonisation réglementaire, au développement des infrastructures, à la cybersécurité, aux compétences numériques et à l’intelligence artificielle traduisent une approche systémique où les dimensions économiques, institutionnelles et technologiques sont étroitement articulées.

Dans cette perspective, les candidatures tunisiennes prennent place dans un processus collectif visant à renforcer les capacités institutionnelles africaines face aux mutations de l’économie numérique mondiale. Elles participent à une dynamique où la maîtrise des normes, des infrastructures et des technologies devient un élément essentiel de la gouvernance contemporaine. Comme l’écrivait Pierre Bourdieu, «le pouvoir réside aussi dans la capacité de définir les règles du jeu». Appliquée au numérique, cette réflexion souligne que la participation aux instances continentales constitue moins une question de représentation qu’un enjeu de contribution à la définition des règles qui structureront l’espace numérique africain au cours des prochaines décennies.

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Entrepreneuriat féminin africain : Tunis au cœur de la 7ᵉ édition du COMFWB

La 7e édition de la Foire commerciale régionale et du Sommet des affaires du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) pour les femmes entrepreneures (COMFWB) se tiendra du 1er au 3 juillet 2026 à Tunis, sous forme hybride, avec plus de 6 mille participants attendus, dont mille en présentiel et plus de 5 mille à distance.

Organisée par la Chambre Nationale des Femmes Chefs d’Entreprises (CNFCE), cette rencontre internationale est placée sous le thème « Élargir les horizons intra-africains : l’innovation numérique comme catalyseur d’un accès inclusif et durable au marché du COMESA ».

Le sommet réunira 400 délégués de haut niveau, dont 200 femmes chefs d’entreprise et 200 décideurs politiques et partenaires institutionnels issus des 21 pays membres du COMESA. La Secrétaire générale de l’organisation, Chileshe Kapwepwe, sera présente parmi les personnalités officielles. Plus de 200 entreprises et institutions dirigées par des femmes exposeront leur savoir-faire à cette occasion.

Les travaux porteront notamment sur l’intégration commerciale et les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), le rôle de la transformation numérique et de la FinTech dans l’accès aux marchés, ainsi que le développement durable à travers l’économie verte, l’économie circulaire et le soutien aux start-up. La participation des femmes et des jeunes dans les chaînes de valeur régionales figurera également au cœur des débats.

Plus de 200 sessions de mise en relation bilatérale (B2B) et ateliers spécialisés associeront entreprises et représentants de structures financières régionales et internationales.

Plusieurs accords de coopération et de partenariat doivent par ailleurs être signés en marge du sommet entre différentes institutions économiques, dans l’objectif de consolider les investissements au sein de l’espace COMESA.

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Mondial 2026. Tunisie : Autopsie d’un football en ruines

Longtemps considérée comme l’une des valeurs sûres du football africain, la Tunisie quitte la Coupe du monde 2026 par une Bérézina d’une rare violence. Plus qu’une élimination, c’est une humiliation sportive qui restera dans les annales. Comment a-t-on pu en…

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Vu sur les réseaux. Troisième défaite pour la Tunisie et une sortie par la petite porte du Mondial

Il n’y aura pas eu de miracle. L’aventure de la Tunisie en Coupe du monde 2026 s’est achevée au petit matin du vendredi, heure locale de Tunis, sur une nouvelle désillusion. Déjà dominés par un sentiment de colère, les réseaux…

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Tunisie : la condamnation de Saâdia Mosbah confirmée en appel

La Cour d’appel de Tunis a confirmé la condamnation à huit ans de prison de Saâdia Mosbah, la militante tunisienne pour les droits des personnes migrantes. Amnesty International et SOS Racisme dénoncent des accusations qu’elles jugent infondées et une procédure…

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Ali Abdi accuse la FTF, mais les chiffres racontent une autre histoire

A la sortie de la rencontre Tunisie – Japon lundi au mondial (0 – 4), le défenseur tunisien Ali Abdi, ému mais inquisiteur, a fait une déclaration polémique qui continue de faire réagir 72 heures plus tard. Des propos qui…

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La dégringolade du football tunisien s’illustre encore une fois au Mondial, avec deux défaites amères. Au fond, les joueurs n’y sont pour rien. C’est la politique générale du football et la passivité ou l’impuissance des responsables de ce sport qui…

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Mondial. Tunisie-Japon : à Monterrey, le naufrage d’une sélection sans repères

La Tunisie espérait laver l’affront de son entrée en lice face à la Suède. Elle a finalement aggravé son cas. À Monterrey, les Aigles de Carthage ont été écrasés par le Japon (0-4), dimanche, lors de la deuxième journée du…

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La cour d’appel de Montpellier reconnaît le contexte raciste d’une agression

Les propos racistes sont au cœur d’une décision de la cour d’appel de Montpellier dans une affaire d’agression survenue en 2022 à Verzeille. La juridiction a reconnu le caractère discriminatoire de la phrase « C’est les Noirs qui piquent »,…

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« Le droit français ne reconnaît pas les blessures psychiques que le racisme produit », alerte l’avocat Hosni Maati

En France, le racisme est condamné, documenté, débattu. Mais une dimension continue d’échapper en grande partie au radar juridique : ses effets psychiques. Anxiété chronique, troubles du sommeil, hypervigilance, dépression… autant de symptômes largement établis par la recherche scientifique et…

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Henri Hourcade, directeur général Air France : « La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie »

« La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie », déclare Henri Hourcade, directeur général Air France (France, Afrique du Nord, Ouest et centrale, Caraïbes et Océan Indien). Interview.

Quelles sont aujourd’hui les ambitions d’Air France pour le marché tunisien et comment voyez-vous l’évolution de la présence de la compagnie dans le pays ?

La priorité pour nous est de continuer à investir en Tunisie, un marché important pour Air France. Afin de consolider notre présence sur Tunis, nous avons déployé un nouvel avion depuis le 27 octobre dernier. Il s’agit de l’Airbus A220 qui va monter en charge d’ici l’été prochain pour arriver à une desserte uniquement en Airbus A220 qui représente le fer de lance de la modernité des produits d’Air France. Sa capacité est de 148 sièges et il dispose d’une configuration de 2-3 sièges par rangée. Parmi les cinq sièges par rangée 4 sont soit du côté du couloir ou du hublot. C’est un avion extrêmement apprécié par les clients.

Sur Tunis, nous avons déployé un nouvel avion depuis le 27 octobre dernier

Cet avion est également écologique puisqu’il consomme moins de carburant et avec des émissions de CO2 de moins de 20% en comparaison avec la génération précédente de la famille Airbus, d’autant plus que le confort en cabine est plébiscité par nos clients. Il y a en outre moins de nuisances sonores à bord jusqu’à 50% en moins toujours par rapport aux Airbus de la génération précédente.

C’est vraiment l’avion moyen-courrier sur lequel Air France parie. Il représente le premier levier de décarbonation du groupe reposant sur le renouvellement de la flotte pour le moyen-courrier et l’Airbus A350 dans la flotte long-courrier. Nous le déployons sur Tunis avec beaucoup de fierté et pour le plus grand bonheur de nos clients, sachant que l’avion moyen-courrier est aujourd’hui le plus apprécié en termes de confort cabine.

L’A220 est vraiment l’avion moyen-courrier sur lequel Air France parie

Un autre service qui va avec la modernité est le Wifi à bord. Air France est la première compagnie aérienne à avoir un contrat avec Starlink qui permet une meilleure qualité d’accès pour une compagnie aérienne au monde et de couverture de connexion sur toute la planète. Nous aurons 30% des avions équipés de Wifi d’ici la fin de l’année en cours, sachant que nous sommes actuellement à une vingtaine d’avions déjà équipés de Wifi entre moyen et long-courriers. La flotte en sera équipée en totalité à la fin de 2026.

Nous sommes actuellement à une vingtaine d’avions déjà équipés de Wifi

L’accès sera gratuit pour tout le monde, quelle que soit la classe. Il suffit d’être adhérent au programme Flying Blue pour en bénéficier. Ce service, très attendu par les clients, est majeur parmi les innovations des compagnies aériennes.

Peut-on s’attendre à de nouveaux services ou à des évolutions majeures dans l’offre de produits d’Air France à destination ou au départ de la Tunisie ?

Outre le Wifi à bord que je viens de mentionner, Air France continue sa montée en gamme. 2025 est l’année de déploiement des nouvelles cabines et suites La Première avec les destinations Los Angeles, New York, Miami et Tokyo-Haneda. Cette nouvelle offre est accompagnée par une gastronomie exceptionnelle et un parcours sol complètement privatif et unique pour lequel depuis plusieurs années nous avons été régulièrement récompensés par le prix du Meilleur salon « La Première » au monde.

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A Tunis, Henri Hourcade (au centre) avec Nadia Azale (DG pour l’Afrique du Nord, Sahel et Côte Ouest) et Olivier Dubus, directeur pays (Tunisie-Algérie) d’Air France.

Sur la cabine affaires long-courrier, nous mettons en place le surmatelas en association avec Sofitel avec la porte coulissante pour plus d’espace privatif. De plus, nous continuons à investir sur les salons. Après celui de Charles de Gaulle au Terminal 2E Hall K qui était un investissement très important pour Air France au début de l’année, nous avons également investi dans deux salons américains à Chicago et à Boston.

Nous sommes, par ailleurs, avec la décarbonation dont nous consacrons chaque année un milliard d’euros pour le renouvellement de la flotte.

 Comment l’introduction du NDC va-t-elle transformer l’expérience de réservation pour vos clients et partenaires locaux ?

Ce sujet est essentiel pour Air France. Il s’agit, en réalité, d’une évolution de toute l’industrie aérienne et pas uniquement pour notre compagnie. En fait, NDC est un moyen pour mettre à disposition de nos partenaires agences de voyage les innovations tarifaires qui, sans NDC, ne seraient disponibles que sur le web étant donné qu’elles ne sont pas compatibles avec les anciennes technologies de GDS.

La solution NDC est aussi une technologie de partenariat permettant d’accéder aux tarifs qui ne traversent pas les écrans verts de GDS comme la tarification dynamique. Celle-ci est un moyen d’avoir accès à des tarifs plus compétitifs sur Air France. C’est seulement sur NDC et grâce à cette solution que les agences de voyage partenaires peuvent les vendre à leurs clients.

A propos du NDC: A travers NDC, Air France et KLM proposent aux agences tunisiennes et à leurs clients de nouveaux services innovants

Il s’agit également d’accéder aux promotions qui sont disponibles uniquement sur le canal web et NDC. C’est un mouvement qui avance bien. Nous sommes sur des niveaux de pénétration qui avancent vite en Europe et également en Tunisie. Nous continuerons en permanence à avancer sur les fonctionnalités pour que les produits soient disponibles et faciles à vendre. Nous travaillons aussi avec nos partenaires agrégateurs de contenu de GDS ou des interfaces tierce pour que les agences aient accès à des systèmes d’agrégation de contenu NDC qui fonctionnent bien.

Air France œuvre à renforcer son offre long-courrier. Quelles sont les perspectives pour les passagers tunisiens souhaitant voyager vers l’Asie, l’Amérique ou vers d’autres destinations lointaines ?

Nous enregistrons cet hiver une progression d’offre sur le long-courrier de 3% grâce notamment aux nouvelles ouvertures du réseau d’Air France. Les nouveautés de l’été 2025 sont maintenues comme Orlando et Riyad, deux destinations qui marchent très bien. Elles sont donc maintenues en hiver et pour les prochaines saisons.

Nous ouvrons aussi cet hiver en Thaïlande Phuket qui démarre sur les chapeaux de roue, puis Punta Cana en janvier en desserte saisonnière sur trois mois. Et pour l’été 2026, nous ouvrirons une autre destination aux Etats-Unis. Il s’agira de Las Vegas.

Flying Blue célèbre cette année ses 20 ans d’existence. Pouvez-vous nous rappeler l’importance de ce programme et les actions prévues pour marquer cet anniversaire auprès de vos clients africains ?

Il s’agit d’un programme qui rassemble maintenant beaucoup d’adhérents, près de 30 millions à travers le monde avec 40 compagnies aériennes partenaires. Il est important également de rappeler que ce programme a été pour la deuxième année consécutive primé par le prix du meilleur programme de fidélisation au monde par le site américain « Point.me ». Celui-ci est la référence mondiale de comparaison des systèmes et des programmes de fidélité. Il est basé sur les votes des clients qui sanctionnent la qualité des programmes de fidélisation, la facilité de cumuler les Miles et la prise de primes, et évaluent le large choix de primes sur l’ensemble des produits tarifaires. Nous en sommes donc très fiers.

©Destination Tunisie

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