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L’Égypte ouvre le capital de 4 entreprises publiques, dont trois du secteur pétrolier

Le gouvernement a approuvé l’introduction en Bourse de quatre entreprises publiques, dont trois opérant dans le secteur pétrolier, une décision qui marque une nouvelle étape dans l’ouverture de pans stratégiques de son économie au capital privé. L’information a été annoncée par le gouvernement égyptien et relayée par Reuters.

Les entreprises concernées sont Engineering for Petroleum & Process Industries (ENPPI), Egyptian Linear Alkyl Benzene (ELAB) et Petroleum Marine Services (PMS), trois acteurs principaux de l’industrie pétrolière et parapétrolière. Elles seront rejointes par Maamoura for Reconstruction and Tourism Development, spécialisée dans le développement immobilier et touristique. Selon Reuters, ces sociétés feront d’abord l’objet d’une cotation avant une ouverture progressive de leur capital aux investisseurs.

Cette opération s’inscrit dans un programme de privatisation beaucoup plus vaste. D’après Ahram Online, Le Caire prévoit d’introduire en Bourse 30 entreprises publiques, dont 10 relevant du secteur pétrolier, afin de renforcer la participation du secteur privé dans l’économie.

L’objectif est autant financier que structurel. Selon Reuters, cette stratégie répond aux engagements pris par l’Égypte dans le cadre de son programme avec le Fonds monétaire international (FMI), qui encourage le pays à réduire le poids de l’État dans l’activité économique, attirer davantage d’investissements privés et améliorer l’efficacité des entreprises publiques.

En ouvrant progressivement le capital d’entreprises opérant dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, l’Égypte adresse également un signal aux marchés : celui d’une économie qui mise davantage sur les investisseurs pour financer sa croissance, dans un contexte de fortes pressions sur les finances publiques et de besoin accru en devises.

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RoboCare, une startup tunisienne au service de l’agriculture de précision en Afrique

RoboCare, la startup tunisienne spécialisée dans l’agriculture de précision et l’intelligence artificielle (IA) appliquée au secteur agricole, vient de bénéficier d’un investissement à six chiffres de 216 Capital. L’entrée de cette société de capital-risque en seed et pre-seed spécialisée dans les entreprises technologiques au capital de la startup tunisienne va lui permettre de contribuer au développement de l’agriculture de précision en Afrique et au Moyen-Orient

Face aux défis croissants du changement climatique, du stress hydrique et de l’augmentation des coûts de production agricole, les technologies de précision s’imposent comme un levier stratégique pour renforcer la productivité et la résilience des exploitations agricoles.

Fondée à Sfax, RoboCare développe une plateforme de pilotage agricole qui aide les agriculteurs à prendre de meilleures décisions grâce à l’exploitation intelligente de multiples sources de données : imagerie satellitaire, données drones, capteurs IoT, données météorologiques et expertise terrain.

Grâce à ses modèles d’IA, la solution permet de détecter précocement les maladies et les stress des cultures, d’optimiser l’utilisation des ressources et d’améliorer les performances des exploitations agricoles. Les résultats observés sur le terrain sont significatifs : jusqu’à 35 % d’économie d’eau ; jusqu’à 25 % de réduction des intrants agricoles ; et jusqu’à 20 % d’augmentation des rendements.

En combinant IA, agronomie et analyse de données, RoboCare permet aux agriculteurs d’améliorer leur productivité tout en réduisant leur impact environnemental.

L’un des principaux facteurs de différenciation de RoboCare réside dans son approche spécialisée des cultures stratégiques pour la région, notamment les oliviers, les céréales et les tomates industrielles.

Contrairement aux plateformes agricoles généralistes, RoboCare développe ses modèles à partir de données locales pour répondre aux spécificités des sols et des conditions climatiques rencontrées en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Cette approche permet à la startup de proposer des recommandations agronomiques particulièrement adaptées aux besoins des exploitants agricoles et des acteurs de l’agribusiness de la région.

RoboCare accompagne déjà plusieurs milliers d’hectares sous monitoring intelligent et a généré des milliers d’alertes agronomiques permettant aux exploitants d’intervenir plus rapidement et plus efficacement.

La startup a également noué des partenariats avec plusieurs acteurs institutionnels et bénéficie d’une visibilité croissante auprès des écosystèmes AgriTech internationaux.

Grâce à ce financement, RoboCare prévoit d’accélérer son développement selon trois axes prioritaires : l’expansion commerciale vers de nouveaux marchés en Afrique et au Moyen-Orient ;  le renforcement de ses équipes commerciales afin d’accélérer l’adoption de sa solution auprès des grands acteurs de l’agribusiness ; et l’amélioration continue de ses modèles d’intelligence artificielle pour répondre à de nouveaux contextes agricoles.

Alors que l’agriculture représente un secteur clé pour la sécurité alimentaire et la croissance économique de nombreux pays africains et de la région Mena, RoboCare ambitionne de devenir l’un des acteurs de référence de la transformation numérique agricole à l’échelle régionale.

I.B. (avec communiqué)

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La course au contrôle de l’IA est lancée: des risques désormais identifiés

Lors de l’ouverture de la conférence annuelle (2026) de l’Association Tunisienne des Investisseurs en Capital (ATIC), le ministère des TIC, lu par Tarak Triki, DG Smart Capital, a tenu à saluer la constance de l’engagement de l’association. Il a été souligné que l’ATIC s’impose désormais, année après année, comme un acteur structurant et essentiel de l’écosystème financier tunisien.

Le ministère a également mis en avant la pertinence du thème choisi pour cette édition 2026, à savoir l’intelligence artificielle (IA) et l’investissement durable. Selon les propos rapportés, ce choix s’inscrit parfaitement dans un contexte de transformation accélérée où l’IA n’est plus perçue comme une simple promesse théorique, mais comme une réalité professionnelle concrète transformant en profondeur la compétitivité des entreprises et les processus de décision.

Dans cette perspective, il a affirmé que le débat ne portait plus sur la nécessité d’adopter l’IA, celle-ci étant considérée comme acquise, mais plutôt sur la vitesse de son intégration, les modalités de sa gouvernance et les stratégies à déployer. L’allocution a insisté sur la volonté de la Tunisie de ne pas rester spectatrice de cette révolution technologique, mais de s’affirmer comme un acteur engagé, appelé à accélérer ses efforts pour s’aligner sur les mutations mondiales.

Enfin, l’intervention a souligné l’importance de renforcer la coordination entre tous les acteurs concernés et d’intensifier les actions déjà entreprises. Pour conclure, le ministère a annoncé qu’il rencontrerait les membres du bureau de l’ATIC à l’issue des travaux afin de leur transmettre les recommandations et conclusions issues de cette journée de réflexion.

L’intelligence artificielle à l’épreuve de la confiance

Lors de la conférence, la chercheuse et experte en intelligence artificielle Nozha Boujemaa est intervenue autour d’un thème central pour l’avenir des technologies; l’émergence d’une “IA de confiance”.

Dans une allocution dense et structurée, elle a appelé à un changement de paradigme dans la manière d’évaluer et de gouverner les systèmes d’intelligence artificielle, en soulignant le passage d’une logique d’éthique déclarative à une exigence de responsabilité objectivable et mesurable. Selon elle, les approches traditionnelles de l’éthique de l’IA, souvent fondées sur des principes généraux et contextuels, atteignent aujourd’hui leurs limites. L’enjeu n’est plus seulement d’afficher de bonnes intentions, mais de démontrer concrètement la maîtrise des systèmes déployés. La responsabilité est ainsi redéfinie comme une “capacité de rendre compte”, impliquant une compréhension complète des mécanismes internes des modèles et une capacité à en justifier les comportements. Au cœur de son intervention, une distinction structurante.

A dire vrai, la performance ne doit pas être confondue avec la confiance. La performance renvoie à l’efficacité d’un modèle dans des conditions contrôlées: rapidité, précision, taux de réussite. La confiance, elle, désigne la robustesse du système, c’est-à-dire sa capacité à maintenir un niveau de qualité stable dans des environnements variés, changeants et parfois imprévisibles. Un modèle peut ainsi afficher d’excellentes performances en phase de test tout en devenant instable une fois confronté à des usages réels. C’est pourquoi, selon l’experte, la robustesse doit désormais être considérée comme un indicateur quantifiable de la fiabilité.

Quels sont les risques réels? 

L’intervention a également mis en lumière les risques business associés à une IA insuffisamment maîtrisée. Une défaillance non anticipée peut rapidement devenir un risque réputationnel majeur, avec un impact direct sur la confiance des clients et, in fine, sur la viabilité économique des organisations. Dans cette perspective, la régulation n’est plus présentée comme une contrainte administrative, mais comme un levier de sécurisation et de compétitivité.

Elle a notamment alerté sur les effets possibles sur la santé mentale, lorsque les systèmes numériques comblent des “vides informationnels” par des contenus inadaptés ou nocifs. Elle a également rappelé que l’IA joue un rôle croissant dans la formation de l’opinion publique, posant ainsi des questions directes de souveraineté démocratique. Dans ce cadre, l’humain doit conserver le “dernier mot” dans les décisions critiques.

D’ailleurs, les risques associés aux systèmes d’intelligence artificielle insuffisamment fiables font aujourd’hui l’objet de cadres d’évaluation spécifiques. Parmi les références les plus reconnues figure celui élaboré par le National Institute of Standards and Technology, agence relevant du département du Commerce des États-Unis. Ce référentiel propose une approche structurée de la gestion des risques liés à l’IA en identifiant trois niveaux d’impact potentiels : les atteintes pouvant affecter les personnes, les préjudices susceptibles de toucher les entreprises, ainsi que les conséquences pouvant perturber les écosystèmes économiques, sociaux ou environnementaux. Cette classification illustre l’élargissement des enjeux de l’intelligence artificielle, dont les effets dépassent désormais le cadre strictement technologique pour toucher l’ensemble de la société.

Tester et anticiper les vulnérabilités

Parmi les outils évoqués figure le “red teaming”, une pratique issue de la cybersécurité qui consiste à tester activement les failles, biais et comportements indésirables des modèles avant leur déploiement.

Cette approche vise à anticiper les dérives potentielles des systèmes d’IA générative, plutôt que de les corriger a posteriori, dans un contexte où les risques liés aux biais et aux usages détournés sont de plus en plus documentés.

Enfin, l’experte a présenté l’approche “Value by Design”, qui consiste à intégrer les valeurs éthiques, sociales et économiques dès la phase de conception des algorithmes, sous forme de contraintes structurantes.

En un seul mot d’ordre! Maîtriser le cycle de vie de l’IA. 

 

 

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