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Eaux usées en Tunisie : 450 millions de m³ promis en 2050… mais à quel prix pour l’environnement et la santé?

Le ministère de l’Agriculture affiche ses ambitions : 120 projets d’ici 2050 pour valoriser 450 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées. De quoi irriguer 56 000 hectares, dont 30 000 nouvelles superficies, pour un volume de 230 millions de m³.

Sur le papier, une belle promesse de développement agricole. Mais dans les faits, cette stratégie soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Car ces eaux, bien que « traitées », restent un cocktail potentiellement dangereux. Les destiner à l’agriculture, c’est jouer avec la santé des sols, des nappes phréatiques et, in fine, des consommateurs. Les normes de traitement seront-elles réellement contrôlées ? Les filières de production alimentaire seront-elles strictement encadrées ? Rien n’est moins sûr dans un pays où les contrôles environnementaux peinent souvent à s’imposer.

Mais ce n’est pas tout. La même eau servira aussi à arroser 1 100 hectares d’espaces verts et 1 400 hectares de terrains de golf – soit 40 millions de m³ –; tandis que 35 millions seront engloutis par l’industrie et 55 millions déversés dans des zones humides. Ces dernières, censées jouer un rôle d’assainissement naturel, deviendraient-elles de simples bassins de décantation supplémentaires, sous prétexte qu’elles « filtrent » ? On détourne leur fonction écologique pour les transformer en stations d’épuration biologiques, sans garantie sur leur capacité à absorber une telle charge.

Au final, la Tunisie promet de valoriser plus de 75 % de ses eaux usées. Un chiffre impressionnant, certes. Mais cette course au volume cache peut-être une réalité moins reluisante : faute de gestion rigoureuse, de transparence sur la qualité des traitements et de protection des écosystèmes, ces 450 millions de m³ pourraient bien devenir, dans vingt-cinq ans, un fardeau toxique plutôt qu’une ressource miracle. L’avenir nous dira si ce pari est celui du développement durable… ou celui d’une dangereuse illusion.

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Baya, Chaïbia Talal, Kam Kngwarrey : pourquoi leurs œuvres valent une fortune ?

Longtemps cantonnée aux catégories d’« art naïf », d’« art brut » ou d’« art ethnographique », l’artiste algérienne Baya est aujourd’hui l’une des figures les plus recherchées du marché de l’art. Comme Chaïbia Talal et Emily Kam Kngwarrey, son…

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Publicité sportive, un levier pour les médias tunisiens

Peut-on imaginer des retransmissions sportives ou la programmation d’émissions dédiées au sport sans qu’elles soient accompagnées de spots publicitaires ou d’opération de sponsoring ? Difficile si l’on veut populariser le sport et aider les médias à améliorer leurs contenus.

 

Certains n’accordent à la question – pas encore du moins – la moindre importance. D’autres n’y pensent même pas. Peu, en tout cas, en parlent. Pourtant le sujet mérite toute l’attention du public sportif. Il s’agit de la publicité liée aux retransmissions des rencontres sportives et des émissions dédiées au sport.

Pourquoi cela mérite toute notre attention ? D’abord, pour des questions liées à la diffusion de la culture sportive. En choisissant de faire accompagner les retransmissions de rencontres sportives de publicité sur leurs marques, les entreprises popularisent l’exercice du sport ; essentiel dans toute société.

Ensuite, parce que cela sert les fédérations et autres entités chargées de l’organisation de tournois et compétitions. Aujourd’hui, les stades ne peuvent plus accueillir, notamment lors des grands rendez-vous sportifs, tous ceux qui souhaitent se déplacer. La télévision et la radio ont pris depuis longtemps le relais des gradins.

Vivre les moments forts

Comprenez qu’il est de plus en plus possible de vivre une rencontre grâce à la seule télévision. Sans doute mieux que de se déplacer dans les stades. Une multitude de caméras, une forêt de micros et des machines sophistiquées nous permettent de ne rien rater. A commencer par ces détails que l’on ne voit toujours pas lorsqu’on est dans l’enceinte des stades. De plus, des caméras placées en haut de la pelouse sont capables de nous renseigner, par exemple, sur les tactiques mises en place.

D’autres surveillant exclusivement un joueur ou un tout autre acteur du stade nous montrent son comportement et ses attitudes manifestées (joie, tristesse, amertume, contestation,…) et nous informent tout le long d’une rencontre sur ses phases du jeu et ses moments forts d’une rencontre.

S’assurer du bien-fondé d’une décision arbitrale

Les replays (l’action qui consiste à revisionner des séquences précises) sont, par ailleurs, essentiels pour admirer un geste technique ou s’assurer du bien-fondé d’une décision arbitrale, par exemple.

Evidemment, certains pourraient dire que ces investissements publicitaires servent en premier les entreprises, qui font connaître leurs marques. Et les médias, qui font leur chou gras de leurs programmations sportives.

Mais quel mal y a-t-il dans tout ça ? On peut imaginer que ces investissements publicitaires ne peuvent qu’encourager les entreprises à aider les médias qui en ont bien besoin pour améliorer leurs contenus.

Un acte citoyen ?

Il va sans dire qu’avec plus d’argent, le véritable nerf de la guerre, les médias sont amenés à mieux satisfaire leurs publics en investissant notamment en ressources humaines et en matériels. Et de pouvoir recourir surtout à des compétences capables de mieux éclairer tout un chacun de ce qui se passe sur la pelouse.

Autant dire, et sans se faire l’avocat des marques qui ont apporté un soutien aux émissions sportives organisées lors de cette Coupe du monde 2026 sur nos petits écrans, qu’il y a peut-être bien lieu de leur rendre quelque part un hommage.

Quelle que soit la marque concernée, ne s’agit-il pas, par ailleurs, et à la limite, d’un acte citoyen ? Dans la mesure où elles ont parié sur les chances d’un Onze national qui se doit de mieux faire. Car, des réussites sportives ne peuvent qu’encourager les entreprises à débourser plus d’argent.

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Subventions supprimées, café fermé : Le Rio accuse le ministère de la Culture de mettre son activité en péril

Le Ciné-Théâtre Le Rio hausse le ton. Dans un long communiqué publié lundi 29 juin 2026, cette institution culturelle emblématique accuse le ministère des Affaires culturelles d’avoir multiplié les décisions administratives qui fragilisent son fonctionnement et mettent en péril son modèle économique. Subventions supprimées, café fermé, pressions administratives et menace d’exclusion des grands rendez-vous culturels...

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Bénin : la Fondation Mohammed VI organise le concours du Hadith

La Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains a organisé, le 24 juin à Cotonou, la troisième édition du Concours du Hadith Nabawi Acharif. L’événement a récompensé plusieurs lauréats et mis en avant les valeurs de transmission du savoir, de modération…

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Festivals internationaux en Tunisie : la pénurie de devises menace la saison culturelle

À peine la saison estivale entamée, un vent d’inquiétude souffle sur les festivals internationaux tunisiens. Plusieurs organisateurs affirment s’être heurtés à un refus de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour obtenir les conversions en devises nécessaires au paiement d’artistes…

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Oscars : l’Académie accélère son ouverture au monde

L’Académie des arts et des sciences du cinéma, l’institution qui décerne chaque année les Oscars, poursuit sa profonde transformation. En invitant cette année la productrice marocaine Lamia Chraïbi et le producteur Karim Aïtouna à rejoindre ses rangs, elle confirme sa…

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À Nanterre, une médiathèque portera le nom de Mehdi Charef

Trois semaines après la disparition de l’écrivain et cinéaste franco-algérien, Mehdi Charef, la ville de Nanterre a décidé de donner son nom à la médiathèque du Petit-Nanterre. Un hommage symbolique à celui qui a grandi dans le bidonville de la…

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L’Économiste Maghrébin lance « L’Éco en Clair », le nouveau rendez-vous pour décrypter l’économie tunisienne

Dans un contexte marqué par des mutations économiques rapides, des tensions budgétaires persistantes et un environnement international de plus en plus incertain, L’Économiste Maghrébin lance un nouveau talkshow :  « L’Éco en Clair ». Pensé comme un espace régulier de débat et d’analyse, cette émission-débat ambitionne de rendre accessibles les grands enjeux économiques qui structurent l’actualité tunisienne, en donnant la parole à des experts, économistes et décideurs.

Le premier épisode, intitulé « Réformes en Tunisie : les solutions existent. Qu’est-ce qui bloque vraiment ? », pose une question centrale : quels sont les véritables freins structurels à la mise en œuvre des réformes en Tunisie ? Au-delà des diagnostics techniques, les échanges mettent en lumière des blocages plus profonds, liés à la gouvernance, aux choix politiques et à l’efficacité de l’action publique.

Pour Majdi Hassen, directeur exécutif de l’IACE, l’obstacle principal est d’ordre institutionnel et politique. Il souligne que « sans volonté politique ni bonne gouvernance, les réformes resteront lettre morte ». Dans sa lecture, la réussite des transformations dépend avant tout de la capacité à définir une vision claire, cohérente et surtout exécutable, capable de dépasser les lenteurs administratives et les arbitrages hésitants.

De son côté, Racem Mehdi, docteur en économie et enseignant-chercheur, adopte une approche plus structurelle du modèle économique tunisien. Il estime que « l’État-providence en Tunisie ne peut être décrété par la seule loi ; il doit s’appuyer sur des fondamentaux économiques solides ». Il insiste ainsi sur la nécessité de renforcer l’efficacité de l’action publique et de générer de réels gains de productivité au service des citoyens.

Malgré la différence des angles d’analyse, un point de convergence s’impose : l’urgence de renforcer l’efficacité de la décision publique. Pour le premier intervenant, cela passe par une meilleure maîtrise de l’administration et des arbitrages politiques assumés. Pour le second, il s’agit avant tout d’améliorer la performance globale de l’État afin d’en maximiser l’impact économique et social.

Dans cette perspective, plusieurs chantiers structurants sont revenus au centre du débat : la réforme des caisses sociales, la restructuration des entreprises publiques, le renforcement de l’efficacité gouvernementale et l’accélération de la transition numérique de l’administration.

Avec « L’Éco en Clair », L’Économiste Maghrébin propose ainsi un format à la fois pédagogique et analytique, destiné à éclairer des sujets souvent complexes. L’objectif est clair : offrir un espace de compréhension et de débat ouvert sur les réformes et les transformations en cours en Tunisie, afin de mieux en saisir les enjeux et les blocages réels.

L’intégralité de ce premier épisode de « L’Éco en Clair » est à retrouver sur la chaîne YouTube de L’Économiste Maghrébin, pour aller plus loin dans l’analyse des réformes et des défis économiques en Tunisie.

Voir l’épisode — Réformes en Tunisie : les solutions existent. Qu’est-ce qui bloque vraiment ?

Cet article a été produit dans le cadre de « On en parle ! Tunisie 360° », un projet financé par l’Union Européenne, cofinancé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement et mis en œuvre par le consortium DW Akademie et AMAJ.
Son contenu relève de la seule responsabilité de L’Économiste Maghrébin et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position des bailleurs et du consortium susmentionnés.

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Culture sous tension : les festivals pris en otage par les contraintes de change et le silence institutionnel

Sous les lumières habituellement éclatantes des scènes estivales tunisiennes, une inquiétude sourde s’installe. À quelques semaines du lancement des grands festivals internationaux, le paysage culturel semble vaciller entre incertitude administrative, tensions financières et silence institutionnel. Ce qui devait être une saison de célébration artistique prend, pour nombre d’organisateurs, les contours d’une crise ouverte. Tout a...

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L’ambassade des États‑Unis inaugure le Centre d’études américaines à Kairouan

L’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, et le président de l’université de Kairouan, Mhemmed Gandour, ont inauguré aujourd’hui le Centre de ressources en études américaines (ASRC) au sein de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Kairouan. Ce nouveau centre témoigne de la coopération durable entre les États-Unis et la Tunisie ainsi que de leur engagement à élargir les opportunités offertes aux Tunisiens intéressés par l’éducation, la culture et l’innovation américaines.

À l’occasion du 250e anniversaire des États-Unis et du 70e anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, l’ouverture de l’ASRC permet aux Tunisiens de Kairouan et de tout le pays de bénéficier de l’excellence éducative américaine. Financé par l’ambassade des États-Unis à Tunis, le Centre offre aux étudiants et au corps enseignant un accès à des ouvrages en anglais, à des ressources numériques, à une bibliothèque virtuelle, à des possibilités d’apprentissage de l’anglais, à des services de conseil gratuits dispensés par EducationUSA, ainsi qu’à des informations sur les possibilités d’échanges universitaires et de recherche aux États-Unis. Il servira également de plateforme pour le discours universitaire, la recherche et les échanges culturels en proposant des programmes tels que des conférences, des discussions, des ateliers et des événements culturels.

Lors de la cérémonie d’inauguration, l’ambassadeur américain Bazzi a déclaré : « Kairouan est reconnue dans le monde entier comme un pôle du savoir. Je me réjouis que l’ambassade des États-Unis puisse contribuer à cet héritage d’excellence éducative grâce au Centre de ressources en études américaines. »

À l’instar des « American Corners » de Tunis et de Sousse, l’ASRC mettra en avant l’excellence éducative américaine et favorisera l’innovation tunisienne. Il constituera un espace accueillant dédié à l’apprentissage, au dialogue et à la découverte pour les habitants de Kairouan et au-delà, et favorisera une meilleure compréhension mutuelle entre les États-Unis et la Tunisie.

D’après communiqué

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L’APIA approuve 11 MD de projets d’investissement dans l’agriculture

La Commission nationale d’octroi des avantages, relevant de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), a approuvé, lundi, des opérations d’investissement dans les gouvernorats de Siliana, la Manouba et Monastir, pour un montant global estimé à 11 millions de dinars. Ces projets concernent les secteurs de l’agriculture et de l’aquaculture, a indiqué l’APIA dans un communiqué.
S’agissant des crédits fonciers, la commission a validé l’octroi de cinq prêts au profit de jeunes agriculteurs, pour une enveloppe globale de 726,8 mille dinars. Ces financements permettront l’acquisition de lots de terres agricoles d’une superficie totale de 37,6 hectares, situés dans les gouvernorats de Siliana, Kasserine et Gafsa, en vue de la mise en place de nouveaux projets agricoles.

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Festival Gnaoua 2026 : un bilan à la hauteur des ambitions

Pendant trois jours, Essaouira a vécu au rythme des créations musicales et des rencontres interculturelles. Bien au-delà des concerts, la 27ᵉ édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde confirme la montée en puissance d’un événement qui fait désormais de…

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FIH 2026 : 32 spectacles et 12 pays pour une 60e édition anniversaire monumentale

Du 11 juillet au 13 août 2026, le Festival International de Hammamet (FIH) célébrera ses soixante ans d’existence. Pour cette édition anniversaire placée sous le slogan « Endless Memories », l’amphithéâtre de la ville côtière vibrera au rythme d’une programmation éclectique et sélective, mêlant musique du monde, danse et théâtre. Au total, 32 spectacles réuniront des artistes de renom venus de 12 pays, perpétuant ainsi une identité cosmopolite forgée depuis 1964.

Depuis six décennies, le FIH se distingue par son ouverture sur des thématiques universelles telles que la liberté, l’humain, la paix, l’exil ou le déracinement. Cette année encore, l’événement préserve son éclat en naviguant entre tradition et modernité, proposant une palette de genres allant du jazz au blues, en passant par le fado, le rock alternatif, les musiques africaines, le tarab, les sonorités cubaines, électroniques ou l’arabe contemporain.

Fidèle à sa tradition, le festival s’ouvrira le 11 juillet avec la création théâtrale tunisienne « Les Fugueuses » de Wafa Taboubi. Le quatrième art occupera une place de choix avec d’autres œuvres nationales attendues : « Jacaranda » (texte d’Abdelhalim Messaoudi, mise en scène de Nizar Saidi), « Testostérone » de Cyrine Gannoun, et « Le jardin des amants » de Moez Achouri. La scène chorégraphique sera quant à elle investie par Selim Ben Safia, qui présentera sa création « Labess », sublimée par une installation scénographique de Nadia Kaabi-Linke.

Virtuoses internationaux et ponts culturels

Les mélomanes applaudiront des figures majeures de la musique contemporaine. Le virtuose tunisien Dhafer Youssef marquera son grand retour pour présenter son album « Shiraz ». La Palestine sera dignement représentée par le pianiste Faraj Suleiman le 23 juillet, suivi le lendemain par l’icône Marcel Khalife. Un riche contingent d’artistes libanais fera également escale à Hammamet, parmi lesquels Yasmine Hamdan, Yara, Joseph Attieh, Melhem Zein, Cindy Latty, le chanteur Adam, ainsi que le pianiste Ghassan Yammine.

L’Afrique et la Méditerranée résonneront grâce au légendaire Malien Salif Keïta, aux iconiques Algériens de Gnawa Diffusion, au groupe turc Dedublüman et à la pionnière de la chanson marocaine Najat Aâtabou. Le projet « Aïta mon amour », porté par le Tunisien Khalil Epi et la Marocaine Widad Mjama, célèbrera l’art populaire marocain de la Aïta. L’horizon international sera complété par la reine du fado portugais Mariza, l’Espagnole Bebe, les Cubains de The Buena Vista Orchestra, le jazzman américain Big Daddy Wilson et le crooner italien Mario Biondi.

Une scène tunisienne engagée et symbolique

La scène locale naviguera entre esthétiques alternatives et répertoire patrimonial. Les festivaliers retrouveront le duo Noor et Selim Arjoun dans une formule symphonique, Outail Maaoui avec son projet « Sada Atlas », Bouthaina Nabouli avec « Doulicha », ou encore Mehdi Mouelhi et sa proposition « Nostaljica ».

Deux dates phares revêtiront une importance hautement symbolique : la soirée du 25 juillet, célébrant la Fête de la République, sera confiée à Chokri Bouzayen, tandis que la clôture du 13 août, Journée de la femme tunisienne, sera assurée par la chanteuse Sofia Sadok.

Calendrier complet de la 60ème édition :

  • 11 juillet : « Les fugueuses » – Wafa Taboubi (Tunisie)

  • 12 juillet : Dhafer Youssef – « Shiraz » (Tunisie)

  • 13 juillet : Yasmine Hamdan (Liban)

  • 14 juillet : Mehdi Mouelhi – « Nostaljica » avec R. Zarrouk, H. Helal, M. Allani, L. Sendy (Tunisie)

  • 15 juillet : Bebe (Espagne)

  • 17 juillet : Noor Arjoun X Selim Arjoun – Live With Orchestra (Tunisie)

  • 18 juillet : Yara (Liban)

  • 19 juillet : « Labess » – Selim Ben Safia & Nadia Kaabi-Linke (Tunisie)

  • 20 juillet : Gnawa Diffusion (Algérie)

  • 21 juillet : Big Daddy Wilson (USA)

  • 22 juillet : Joseph Attieh (Liban)

  • 23 juillet : Faraj Suleiman (Palestine)

  • 24 juillet : Marcel Khalife (Liban)

  • 25 juillet : Chokri Bouzayen (Tunisie) – Soirée de la Fête de la République

  • 26 juillet : Outail Maaoui – « Sada Atlas » avec D. Chebil, H. Lajmi, R. Abdallah (Tunisie)

  • 27 juillet : NORDO (Tunisie)

  • 28 juillet : The Buena Vista Orchestra (Cuba)

  • 30 juillet : Widad Mjama X Khalil Epi – « Aïta mon amour » (Maroc / Tunisie)

  • 31 juillet : Salif Keïta (Mali)

  • 1er août : Mariza (Portugal)

  • 2 août : Mario Biondi (Italie)

  • 3 août : Bouthaina Nabouli – « Doulicha » (Tunisie)

  • 4 août : Ghassan Yammine – « De Moi à Aznavour » (Liban)

  • 5 août : « Jacaranda » – A. Messaoudi / N. Saidi (Tunisie)

  • 6 août : Melhem Zein (Liban)

  • 7 août : Dedublüman (Turquie)

  • 8 août : Najat Aâtabou (Maroc)

  • 9 août : Cindy Latty (Liban)

  • 10 août : « Testostérone » – Cyrine Gannoun (Tunisie)

  • 11 août : Adam (Liban)

  • 12 août : « Le jardin des amants » – Moez Achouri (Tunisie)

  • 13 août : Sofia Sadok (Tunisie) – Soirée de la Journée de la Femme Tunisienne

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50e édition du Festival de Dougga: patrimoine vivant et promesses artistiques

Pensé comme un rendez‑vous d’exception, le 50e Festival International de Dougga réussit à conjuguer ambitions artistiques et contraintes opérationnelles. En marge de la conférence de presse du 26 juin 2026, le directeur du festival, Mokhtar Belatek, a rappelé que cette édition jubilaire a été élaborée à partir des attentes du public et des réalités financières, pour offrir une programmation équilibrée, à la fois festive et durable.

Sous les étoiles de Dougga, la direction a voulu faire dialoguer grands noms et talents locaux. L’ouverture avec Chayma Helali incarne ce choix : mettre en lumière une voix tunisienne pour affirmer la vocation du festival à révéler et soutenir les artistes du pays. Des figures établies comme Lotfi Bouchnak et Hakim côtoient des découvertes, garantissant une programmation riche en émotions, en diversité et en partage. Pour Mokhtar Belatek, Dougga doit rester un lieu de passage et de rencontres artistiques, loin de la routine et tourné vers l’avenir.

Sur le plan financier, l’édition 2026 a été pensée dans la rigueur : avec un budget maîtrisé, estimé entre 500 000 et 600 000 dinars, l’équipe a priorisé l’impact culturel et la pérennité de l’événement. Les choix de production ont visé l’efficacité sans sacrifier la qualité des spectacles, la logistique ni l’accueil des artistes et du public.

Le soutien de partenaires engagés, comme la Fondation Arts & Culture by UIB pour la troisième année consécutive, a permis d’amplifier le rayonnement de cette cinquantième édition et d’assurer des temps forts accessibles et mémorables. Ensemble, ils contribuent à faire de Dougga un écrin où patrimoine et modernité se rencontrent.

En somme, cette édition anniversaire apparaît comme une réussite mesurée : elle célèbre l’histoire du festival tout en préparant ses prochaines années, en conciliant découverte artistique, ancrage local et exigence de durabilité. Sous le ciel millénaire de Dougga, musique, patrimoine et émotions se donnent rendez‑vous pour offrir au public des soirées de partage et de célébration.

Mais une chose est sûre, Cette édition de Dougga illustre l’effort de concilier découverte artistique et représentations régionales malgré des contraintes budgétaires, posant la question essentielle : comment garder l’identité d’un festival historique tout en répondant aux attentes du public et aux standards d’un événement international ?

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L’UIB via sa Fondation Arts & Culture by UIB, renouvelle son soutien au Festival International de Dougga

Pour son cinquantenaire, le Festival International de Dougga retrouve, du 10 au 25 juillet 2026, le cadre majestueux du théâtre romain de Dougga, site archéologique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’Union Internationale de Banques (UIB), par l’intermédiaire de sa Fondation Arts & Culture by UIB, confirme pour la troisième année consécutive son engagement en faveur de cet événement emblématique, réaffirmant ainsi son rôle de mécène au service du patrimoine et de la création artistique.

Depuis 1975, le Festival de Dougga s’est imposé comme un rendez-vous culturel majeur en Tunisie, alliant excellence artistique et mise en valeur d’un patrimoine exceptionnel. Pour cette édition jubilaire, la programmation mêle concerts, créations contemporaines et rencontres internationales, avec pour fil conducteur le dialogue des cultures et l’accès démocratique à l’art.

La fidélité de l’UIB s’inscrit dans une vision partagée : la culture est un levier de cohésion sociale et de développement durable. La banque a notamment soutenu, dans le cadre des célébrations du cinquantième anniversaire, les deux concerts exceptionnels de Bryan Adams organisés en mai 2026, contribuant au rayonnement international du festival.

Lors de la conférence de presse de lancement, tenue le 26 juin au Radisson Blu Hotel Tunis en présence des médias et des partenaires institutionnels, les organisateurs ont présenté les temps forts de la programmation. L’UIB réaffirme par ce partenariat sa volonté de préserver le patrimoine, d’encourager la création artistique et de favoriser la transmission culturelle aux générations futures.

Pierre Le Run, directeur général de l’UIB, a déclaré : « Soutenir la 50e édition du Festival de Dougga, organisé dans un site patrimonial d’exception reconnu par l’UNESCO, c’est à la fois protéger un héritage universel et promouvoir la création artistique. Nous sommes fiers d’accompagner un événement qui participe au rayonnement de la Tunisie et à la transmission de ses richesses culturelles. »

Sous les étoiles de Dougga, cette édition anniversaire promet des soirées où musique, patrimoine et émotions se rencontrent, invitant le public à une célébration collective de l’histoire et de la création.

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Mélenchon : France Culture s’excuse après un montage audio « fallacieux »

Jean-Luc Mélenchon a reçu les excuses de la radio publique France Culture après la diffusion d’un montage audio jugé « fallacieux », associant des propos du leader de La France insoumise à ceux de Jean-Marie Le Pen. La France insoumise…

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Coup de coeur. Maghreb des livres 2026 : la Tunisie à l’honneur à Paris

« `html Les 27 et 28 juin, la 32ᵉ édition du salon « Le Maghreb des livres » investit les salons de l’Hôtel de Ville de Paris. Cette année, la Tunisie est à l’honneur avec une programmation mêlant littérature, histoire,…

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FIDADOC 2026 : l’Afrique en images et en récits

La 17e édition du Festival international du film documentaire d’Agadir (FIDADOC) s’est achevée le 24 juin après six jours de projections, de débats et de rencontres professionnelles. En attendant la publication du palmarès, le rendez-vous marocain confirme son rôle de…

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