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Visite de la secrétaire générale du COMESA : vers une intégration économique renforcée

Lors de sa visite en Tunisie, la secrétaire générale du COMESA, Chileshe Mpundu Kapwepwe, a ouvert son allocution par un proverbe de son pays, s’adressant aux jeunes diplomates présents, à l’académie diplomatique qu’elle considère comme l’avenir : « Les arbres qui grandissent forment la forêt de demain. » Elle a ajouté qu’il fallait prendre soin de ces jeunes pousses, car ce sont elles qui bâtiront la forêt de demain. « Je suis très heureuse d’être ici et de m’adresser à ces jeunes diplomates prometteurs », a-t-elle déclaré.

Rappelant la portée du COMESA, elle a expliqué : « Le COMESA est le Marché commun de l’Afrique orientale et australe. Il compte 21 États membres, de la Tunisie au sud de l’Afrique, et inclut plusieurs îles de l’océan Indien. Son territoire est vastement étendu : son PIB cumulé atteint 1 000 milliards de dollars et sa population s’élève à 680 millions d’habitants. » Elle a souligné l’importance de ce bloc régional sur le continent. »

La secrétaire générale a insisté sur le caractère unique du COMESA, qui a créé dès l’origine des institutions chargées d’opérer directement au sein des différents secteurs. Certaines sont déjà opérationnelles, d’autres jouent un rôle de régulation.  » Nous disposons notamment du Fonds pour le commerce et le développement, devenu un acteur majeur du continent et soutenant de nombreux projets d’infrastructure. Ce fonds, d’une ampleur considérable, a connu une croissance rapide et présente aujourd’hui un bilan solide de plus de 10 milliards de dollars. Nous en sommes très fiers. Nous avons également des institutions spécialisées dans l’assurance, basées à Nairobi », a-t-elle précisé.

Elle a également évoqué les dispositifs de gestion des risques commerciaux et des organes de régulation, citant la Commission de la concurrence du COMESA, chargée d’encadrer la concurrence et de protéger les consommateurs. En matière de politiques publiques, l’Institut monétaire du COMESA collabore avec les banques centrales pour harmoniser les politiques monétaires et œuvrer en faveur de l’intégration économique régionale.

Parmi les acteurs civils du COMESA, Chileshe Mpundu Kapwepwe a mis en avant la Fédération des femmes entrepreneures, qui regroupe les sections féminines des 21 États membres. Présentes en Tunisie cette semaine, elles participent à des réunions et organisent un salon professionnel afin de rencontrer le secteur privé tunisien et présenter leurs activités. L’objectif est de concrétiser l’adhésion de la Tunisie au COMESA et de montrer comment les entreprises tunisiennes peuvent s’impliquer et développer leur marché au sein de la région.

Elle a remercié chaleureusement le gouvernement tunisien pour son accueil et rappelé que les deux premiers jours avaient été consacrés au Forum de sensibilisation des institutions du COMESA. Les différentes institutions représentées ont pu présenter leurs missions et échanger afin de mieux faire connaître le COMESA et de renforcer l’intérêt et l’implication de la Tunisie.
La secrétaire générale a aussi souligné le rôle du Conseil des entreprises du COMESA, qui fédère les chambres de commerce des États membres et facilite le dialogue entre le secteur privé, les autorités publiques et les décideurs. Ce Conseil rend compte au sommet des chefs d’État et permet de porter les préoccupations du secteur privé au plus haut niveau.

Évoquant le plan stratégique à moyen terme du COMESA pour 2026-2030, elle a indiqué qu’il reposait sur cinq piliers et permettrait de mieux cibler les objectifs pour les cinq années à venir. Ce cycle quinquennal offre l’occasion d’évaluer les actions passées et de préparer le cycle suivant. « Le contexte mondial a connu de nombreux changements, défis et incertitudes, notamment dans le domaine du commerce. Nous avons donc dû revoir notre stratégie pour préserver notre agilité, notre concentration et notre impact au service de nos États membres », a-t-elle expliqué.

Enfin, elle a insisté sur la nécessité de valoriser davantage les matières premières africaines et de renforcer les capacités de production et d’industrialisation au sein du COMESA. « Certains pays doivent encore progresser dans ce domaine ; la Tunisie peut servir d’exemple en matière de production et d’industrie. C’est la raison pour laquelle nous devons agir collectivement et non isolément », a-t-elle déclaré. « Aucun pays ne détient toutes les réponses ni toutes les ressources. Nous sommes plus forts unis — c’est le message que porte le COMESA aux États membres pour avancer ensemble. Nos aspirations communes sont pleinement alignées sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine et sur notre plan stratégique. »

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Caisse enregistreuse obligatoire: ce que prévoit la loi en cas de non-respect

L’utilisation de la caisse enregistreuse s’impose progressivement comme un outil clé dans la lutte contre la fraude et la sécurisation des transactions commerciales. En enregistrant en temps réel les ventes et prestations de services, elle devient un véritable levier de transparence pour l’administration fiscale, tout en renforçant la traçabilité des opérations économiques.

À partir du 1er juillet 2026, un nouveau cap sera franchi en Tunisie: toutes les entreprises de consommation sur place, équipées de systèmes homologués par les services compétents du ministère des Finances, devront obligatoirement utiliser une caisse enregistreuse, conformément à la réglementation en vigueur, a indiqué le ministère des Finances. D’ailleurs, le ministère met à la disposition du public la liste des fournisseurs agréés.

En clair, fini les zones grises: toute manipulation, suppression ou falsification des données enregistrées expose désormais les contribuables aux sanctions prévues par l’article 94 du Code des droits et procédures fiscaux.

Mais alors, quelles sont exactement ces sanctions?

Dans ce cadre, la question du non-respect des obligations de facturation devient centrale. L’article 94 prévoit des sanctions particulièrement lourdes pour toute personne tenue d’émettre des factures et qui ne s’y conforme pas, ou qui émet des documents comportant des montants minorés. Les peines vont d’un emprisonnement de 13 jours à 3 ans, accompagné d’une amende comprise entre 1 000 et 50 000 dinars. L’acheteur peut également être concerné lorsqu’il est légalement soumis à l’obligation de facturation.

La loi vise aussi les factures fictives, utilisées pour réduire frauduleusement l’impôt ou obtenir des avantages fiscaux indus. Dans ces cas, le cadre juridique reste ferme et applique les mêmes sanctions, confirmant la volonté des autorités de renforcer la discipline fiscale.

 

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Pourquoi la Tunisie doit investir dans le gaming?

Le gaming dispose d’atouts réels, un vivier créatif, des prototypes prometteurs et des expériences d’incubation, mais reste toutefois  fragile et insuffisamment structuré pour se transformer en filière industrielle durable et exportatrice. 

Les témoignages de Chahira Mehouachi, ingénieure de recherche à l’École polytechnique (projet européen GAME-ER) et CEO de Makers Factory, et de Samia Chelbi, architecte d’écosystèmes d’innovation, dressent un diagnostic partagé : talent et idées existent, mais financement, accompagnement spécialisé et accès aux marchés font défaut. Sans dispositifs dédiés et volonté politique, l’élan risque de stagner face à des pays voisins qui ont déjà structuré une filière.

Un vivier créatif mais fragmenté

Depuis la fin des années 2010, la Tunisie a vu émerger des studios et des équipes capables de produire des prototypes techniquement aboutis et culturellement originaux. Des incubateurs et accélérateurs ont permis à des créateurs multidisciplinaires,  développeurs, graphistes 3D, scénaristes  de se former et de prototyper dans un environnement collaboratif. Ces initiatives ont généré une forte émulation créative et des projets qui ont parfois surpris par leur qualité. Cependant, la plupart des studios peinent à franchir la barrière du prototype vers l’entreprise économiquement viable : le passage à l’échelle reste le point faible.

Trois obstacles structurent la fragilité du gaming: 

Pour commencer, le financement : les acteurs financiers et investisseurs hésitent à s’engager dans une industrie qui exige du temps, de la R&D et une orientation exportatrice. L’absence d’un fonds dédié aux industries créatives et au jeu vidéo rend difficile le soutien aux cycles longs du développement de jeux.

L’accompagnement spécialisé : la plupart des incubateurs sont multisectoriels et manquent d’expertise en game design, narration interactive, publishing, et business development international. Sans mentorat sectoriel, les équipes ne parviennent pas toujours à adapter leur production aux exigences commerciales mondiales.

L’accès au marché : un studio a besoin d’éditeurs, de salons, de réseaux commerciaux et de dispositifs de soft-landing pour s’implanter à l’étranger. Ces mécanismes sont encore peu développés en Tunisie, ce qui freine la commercialisation et l’exportation des œuvres locales.

À cela s’ajoutent des difficultés spécifiques : intégrer des références culturelles tunisiennes, arabes, africaines ou berbères dans des récits commercialisables et conformes aux standards internationaux est complexe. Il faut des histoires fluides, accessibles et monétisables pour séduire un public global.

Comparaisons européennes et modèles inspirants

Dans le cadre du projet européen GAME-ER, l’analyse de clusters en France, Écosse, Portugal, Italie et République tchèque met en lumière l’importance d’un alignement entre universités, formations, financements, politiques publiques et accès aux marchés. Les succès écossais (attraction de grands studios), tchèques (sous-traitance comme tremplin) ou portugais montrent que la structuration territoriale et la coopération inter-entreprises favorisent l’innovation, la mutualisation des ressources et la compétitivité internationale. Ces exemples démontrent que la réussite ne repose pas seulement sur le talent mais sur un écosystème coordonné.

Le paradoxe tunisien

Il faut dire que la Tunisie a connu des initiatives soutenues par des partenaires comme l’Institut français et Smart Capital qui ont permis de lancer des studios et des programmes d’incubation. Néanmoins, un incubateur ou un accélérateur seul ne crée pas une industrie. Sans fonds d’investissement sectoriel ni relais publics pour accompagner la montée en puissance, la dynamique s’essouffle. 

À l’inverse, des voisins comme le Maroc ont commencé à récolter les fruits de ces choix, via la création des événements de grande taille. 

Le gaming  n’est pas uniquement un produit culturel : il a un fort potentiel dans d’autres secteurs (santé, éducation, formation professionnelle, architecture, cartographie). Les compétences en UX, IA, simulation et gamification sont transférables, et l’essor du gaming peut accélérer l’adoption de technologies en Tunisie. L’émergence d’outils d’intelligence artificielle transforme aussi les processus de création, rendant certaines étapes plus rapides et accessibles.

Données manquantes et étude nationale

L’absence de statistiques fiables sur l’impact économique réel du gaming en Tunisie freine la reconnaissance du secteur comme filière stratégique. La plupart des études regroupent le gaming dans l’ensemble des industries culturelles et créatives, empêchant une mesure fine de sa contribution au PIB, de l’emploi généré ou de la valeur exportée. Pour combler ce vide, Samia Chelbi annonce le lancement prochain d’une étude nationale destinée à évaluer l’employabilité, la création de startups, la valeur créée et le freelancing, afin de fournir un benchmarking exploitable par les acteurs et investisseurs.

E-sport, développeurs, formation

Le gaming repose sur trois piliers : les joueurs, les développeurs et les structures de formation. L’e-sport progresse, soutenu par la Fédération des sports électroniques qui a désormais un « espace maison du gaming » et voit des équipes tunisiennes se distinguer en Afrique et dans le monde arabe. Côté création, la chaîne de valeur comprend freelances, écoles, laboratoires de recherche, studios et entreprises spécialisées.

Les solutions proposées par les intervenantes mêlent court terme et long terme :

Court terme : créer des passerelles de soft-landing, faciliter la participation des studios tunisiens à des incubateurs partenaires à l’étranger, multiplier les programmes de mentorat sectoriel (narration, design, publishing), organiser des événements B2B ciblés pour rapprocher investisseurs, banques, éditeurs et studios, et sensibiliser les financeurs aux spécificités du secteur.

 

Long terme : établir un fonds d’investissement dédié aux industries créatives et au jeu vidéo, mobiliser des mécanismes public-privé adaptés aux cycles longs, offrir des incitations fiscales, équiper les universités et développer des formations spécialisées (game design, programmation, production, ), et définir un cadre législatif protégeant le statut des freelances et facilitant l’autonomie des startups.

Le développement du gaming relève aussi d’une volonté politique. Il s’agit d’un instrument de soft power capable de valoriser le patrimoine tunisien et régional et d’accroître l’attractivité culturelle du pays. Si la Tunisie parvient, dans les cinq prochaines années, à aligner politiques publiques, financements et offre de formation, elle pourrait devenir une porte d’entrée vers le marché africain et un hub régional. Sans cette coordination, les talents risquent de partir à l’étranger.

Risques et opportunités

Le principal risque est la fuite des talents et l’essoufflement des initiatives actuelles faute de relais financiers et d’une stratégie industrielle. Les opportunités résident dans la jeunesse connectée, la diversité des compétences, l’impact transversal du secteur et la demande croissante. Une stratégie bien conçue pourrait transformer le secteur en un moteur d’emplois qualifiés, d’innovation technologique et d’exportations culturelles.

De la passion à la pérennité

En définitive, le gaming n’en est qu’à ses débuts, mais il montre des signes prometteurs : prototypes de qualité, communautés engagées, essor de l’esport et premiers acteurs structurants. Pour transformer cette énergie en filière, il faut des instruments financiers dédiés, un accompagnement spécialisé, un cadre législatif adapté, des statistiques fiables et des politiques publiques volontaristes. Les acteurs locaux, studios, fédérations, incubateurs, universités avancent déjà dans ce sens, mais l’accélération dépendra d’une action coordonnée et d’une volonté politique forte. Comme le résume Samia Chelbi : passion, métier, carrière,  trois mots qui peuvent devenir la base d’un modèle durable si la Tunisie saisit l’opportunité.

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Le gaming made in Tunisia, une fenêtre sur la Méditerranée

Le gaming dispose d’atouts réels : des talents créatifs, des prototypes prometteurs et des expériences d’incubation qui ont déjà montré leur utilité. Mais sans financements dédiés et dispositifs d’accompagnement adaptés, cet élan risque de rester limité face à des pays qui, eux, ont déjà structuré une véritable filière industrielle.

 

« Il est aujourd’hui un secteur d’avant-garde, précurseur et porteur, mais encore sous-exploité », souligne par téléphone Chahira Mehouachi, ingénieure de recherche à l’École polytechnique à Paris dans le cadre du projet européen GAME-ER, CEO et cofondatrice de Makers Factory. A cet égard, elle estime que le pays dispose d’un vivier créatif remarquable. Cependant l’écosystème institutionnel et financier reste encore insuffisant pour transformer ce potentiel en industrie durable et exportatrice.

En outre, elle rappelle que les premières initiatives tunisiennes ont pourtant permis de faire émerger des studios pionniers et des programmes d’incubation dédiés aux industries culturelles et créatives. « On a vu naître des équipes capables de produire des prototypes techniquement aboutis et culturellement originaux », explique-t-elle. Mais malgré ces réussites, la fragilité du financement local, l’absence de politiques publiques ciblées et la prépondérance d’un accompagnement généraliste freinent encore la montée en puissance des studios locaux.

Un vivier de talents sous-exploité

En effet, depuis la fin des années 2010, la Tunisie a vu émerger des équipes et des studios capables de développer des jeux et des prototypes de qualité. « Il y avait déjà un bassin de talents très intéressant, malgré l’absence de formation structurée au départ »,  ajoute Chahira Mehouachi. Des initiatives d’incubation et d’accélération ont permis à plusieurs créateurs de se former, de prototyper et de travailler dans un environnement collaboratif.

Et d’ajouter que ces programmes ont souvent réuni des profils venus d’horizons divers, générant une forte émulation créative. « On a eu des prototypes extraordinaires, des projets qui ont bluffé les partenaires par leur qualité », dit-elle. Le problème, en revanche, survient au moment du passage à l’échelle. Les studios peinent à franchir le cap entre prototype prometteur et entreprise économiquement viable.

Pour elle, la Tunisie ne manque pas d’idées ni de compétences. Ce qui manque, c’est le cadre permettant de transformer ces compétences en filière organisée, capable de produire, commercialiser et exporter dans la durée.

Des obstacles encore d’actualité 

Trois obstacles majeurs freinent aujourd’hui l’essor du gaming en Tunisie, souligne-t-elle. Le premier concerne le financement. « Les fonds locaux et les investisseurs généralistes hésitent encore à prendre des risques sectoriels. Alors que le jeu vidéo est une industrie qui demande du temps, de la R&D et une stratégie d’export », précise-t-elle. 

Le second obstacle est lié à l’accompagnement : beaucoup d’incubateurs sont multisectoriels et ne disposent pas toujours de l’expertise nécessaire en game design, narration interactive, publishing ou business development international.

Le troisième obstacle touche à l’accès au marché. « Un studio ne vit pas seulement de sa capacité à créer un jeu ; il lui faut aussi des relais commerciaux, des éditeurs, des salons, des réseaux et des dispositifs de soft-landing », martèle-t-elle. Or ces mécanismes restent encore trop faibles dans l’écosystème du pays. 

À cela s’ajoute un autre enjeu : la difficulté de développer des contenus culturellement ancrés dans le patrimoine tunisien, arabe, musulman, africain et berbère, tout en répondant aux standards internationaux. « Il faut construire des histoires fluides, commercialisables, qui parlent aux joueurs et qui génèrent des revenus », insiste-t-elle.

La comparaison avec l’Europe

En tant qu’ingénieure de recherche à l’École polytechnique, Chahira Mehouachi participe à un projet européen consacré aux clusters créatifs dans le secteur du jeu vidéo. L’objectif est d’analyser comment des pôles géographiques d’entreprises peuvent coopérer pour innover, mutualiser leurs ressources et renforcer leur compétitivité. “L’Union européenne s’intéresse beaucoup à cette logique de cluster, parce qu’elle permet de structurer un territoire autour d’une spécialisation forte”,  explique-t-elle.

Le projet qu’elle évoque étudie plusieurs clusters en Europe, notamment en France, en Écosse, au Portugal, en Italie et en République tchèque. Ces exemples montrent, selon elle, que la réussite d’un secteur ne dépend pas seulement du talent individuel, mais d’un alignement entre universités, formation, financement, politique publique et accès aux marchés.

Elle cite notamment le cas écossais, où un grand studio comme Rockstar a pu s’implanter grâce à un environnement favorable, ou encore celui de la République tchèque, où la sous-traitance pour de grands studios a servi de tremplin vers une montée en compétence progressive. « Ce sont des modèles qui ont permis d’apprendre, de se structurer et ensuite de produire des jeux compétitifs à l’international », souligne-t-elle.

Le paradoxe tunisien

Face à ces exemples, la Tunisie apparaît encore en retard sur le plan de la structuration. « On a soutenu plusieurs initiatives avec l’Institut français et Smart Capital, et cela a permis de lancer des choses intéressantes », rappelle encore notre interlocutrice. Mais, précise-t-elle, un incubateur ou un accélérateur ne peut pas, à lui seul, créer une industrie. « S’il n’y a pas derrière un fonds d’investissement ou une politique publique de relais, la dynamique s’essouffle », dit-elle.

Elle cite le Maroc qui a mis en place des dispositifs pour attirer les investissements étrangers et cela a commencé à porter ses fruits », explique-t-elle. À ses yeux, la Tunisie doit aller dans le même sens si elle veut transformer son potentiel créatif en véritable industrie.

Le jeu vidéo, rappelle-t-elle, a aussi un fort potentiel de spillover, c’est-à-dire de retombées sur d’autres secteurs. « On peut l’utiliser dans la santé, l’éducation, la cartographie, l’architecture ou même la formation professionnelle », note-t-elle. Le secteur ne doit donc pas être perçu uniquement comme culturel, mais aussi comme un levier technologique et économique transversal.

Quelles solutions mettre en place

À court terme, Chahira Mehouachi plaide pour des actions très concrètes. « Il faut créer des passerelles de soft-landing pour les studios tunisiens, faciliter leur présence dans des incubateurs partenaires à l’étranger et leur ouvrir des portes commerciales », propose-t-elle. Elle suggère aussi de multiplier les programmes de mentorat sectoriels, avec des experts en narration, en design et en publishing, afin d’aider les studios à mieux préparer leurs jeux au marché.

Autre piste : organiser des événements B2B ciblés pour faire se rencontrer investisseurs, banques, éditeurs et studios. « Il faut sensibiliser les financeurs, leur expliquer que le jeu vidéo n’est pas un secteur marginal, mais un secteur porteur qui peut créer des emplois et des revenus », souligne-t-elle. Elle estime également nécessaire de spécialiser certains incubateurs autour des industries culturelles et créatives, au lieu de rester dans des modèles trop généralistes.

À plus long terme, elle appelle à la création d’un fonds d’investissement dédié aux industries créatives et au jeu vidéo, avec des mécanismes publics-privés adaptés aux cycles longs du secteur. « Les outils existent, il suffit d’avoir la volonté de les adapter », dit-elle. Elle plaide aussi pour des incitations fiscales, un meilleur équipement des universités et la mise en place de formations spécialisées en game design, programmation, production etc.

Un enjeu culturel et stratégique

Chahira Mehouachi assure que le jeu vidéo est aussi un instrument de soft power. « C’est un secteur culturel, mais aussi un vecteur de rayonnement international », souligne-t-elle. Développer des contenus inspirés du patrimoine tunisien et régional permettrait, poursuit-elle, de renforcer l’image du pays tout en séduisant des publics africains, méditerranéens et internationaux.

Elle estime enfin que la Tunisie pourrait devenir, dans cinq ans, une porte d’entrée vers le marché africain si les conditions sont réunies.  « Si tous les alignements se mettent en place, on peut imaginer une vraie position stratégique pour le pays , assure-t-elle. Mais cela suppose un effort collectif, une vision claire et surtout une politique publique cohérente.

Les solutions existent, insiste-t-elle. Il faut maintenant une volonté politique pour créer les cadres adaptés et permettre à ce secteur de révéler tout son potentiel. 

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ARTES annonce un dividende de 0,400 dinar par action

Le concessionnaire officiel de Renault et Dacia en Tunisie, ARTES versera un dividende de 0,400 dinar par action à ses actionnaires. C’est ce qu’annonce l’entreprise à l’issue de son Assemblée Générale Ordinaire qui se tenait le 24 juin 2026. 

La date de détachement du coupon est fixée au 22 juillet 2026. Le paiement du dividende versé par ARTES interviendra le 24 juillet 2026.

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Impôt sur la fortune : dernier jour pour déposer la déclaration en Tunisie

Les personnes physiques concernées par l’impôt sur la fortune ont jusqu’au mardi 30 juin 2026 pour déposer leur déclaration et s’acquitter de la taxe. Et ce, conformément aux dispositions de l’article 88 de la loi de finances 2026.

À cette occasion, la Direction générale des impôts (DGI), relevant du ministère des Finances, rappelle l’échéance fixée dans l’agenda fiscal de juin et publie la note générale n°13 de l’année 2026. Laquelle précise les modalités d’application de ce nouvel impôt.

Une réforme qui remplace l’impôt sur la fortune immobilière

Entré en vigueur au début de l’année 2026, l’impôt sur la fortune remplace officiellement l’impôt sur la fortune immobilière instauré par la législation de 2022 et confirmé par la loi de finances 2023.

Cette réforme élargit considérablement le champ d’application de la fiscalité patrimoniale. Désormais, la taxation ne se limite plus aux biens immobiliers, mais couvre l’ensemble du patrimoine net, y compris les actifs mobiliers et financiers.

Lire aussi : Tunisie – Le 30 juin 2026, premier paiement du nouvel impôt sur la fortune!

Les patrimoines supérieurs à 3 millions de dinars concernés

L’impôt s’applique aux personnes physiques dont la valeur nette totale des biens et actifs atteint ou dépasse 3 millions de dinars, sur la base de leur valeur réelle au 1er janvier de l’année d’imposition.

Le barème retenu est progressif :

  • 0,5 % pour un patrimoine net compris entre 3 et 5 millions de dinars ;
  • 1 % pour un patrimoine net supérieur à 5 millions de dinars.

La déclaration doit également inclure les biens appartenant aux enfants mineurs à la charge du contribuable. En revanche, les enfants majeurs sont tenus de déposer leur propre déclaration pour leurs biens personnels.

En cas d’indivision ou de copropriété, chaque titulaire doit déclarer la valeur correspondant à ses droits dans le bien concerné.

Un champ d’application élargi

Contrairement à l’ancien dispositif, le nouvel impôt couvre aussi bien les biens immobiliers que les biens mobiliers.

Sont notamment concernés les immeubles bâtis, les terrains, les droits réels immobiliers, ainsi que les véhicules, les équipements, les actions, les obligations, les titres financiers et les participations dans les sociétés. Pour les valeurs mobilières cotées en Bourse, l’évaluation s’effectue sur la base du cours de clôture au 31 décembre précédant l’année d’imposition.

Plusieurs exonérations prévues

La loi de finances 2026 prévoit plusieurs exonérations.

La résidence principale est entièrement exclue de l’assiette de l’impôt, quels que soient sa valeur ou sa superficie. Cette exonération couvre également les dépendances et le mobilier utilisé dans cette habitation.

Les biens affectés à une activité professionnelle sont également exonérés, sous certaines conditions, notamment lorsqu’ils figurent dans les états comptables ou sont déclarés dans le cadre des revenus professionnels.

Les participations dans les sociétés peuvent aussi bénéficier d’une exonération lorsque le contribuable, seul ou avec ses enfants mineurs, détient directement au moins 50 % du capital de la société. Les sociétés de personnes et les sociétés communautaires sont également concernées par cette mesure.

Par ailleurs, les dépôts bancaires et postaux, les différents comptes d’épargne, les comptes d’épargne en actions, les comptes destinés à l’investissement ainsi que les contrats d’assurance-vie ou de takaful sont exclus de l’assiette de l’impôt.

Lire également : Omar Rekik : l’impôt sur la fortune taxe le patrimoine, pas le revenu

 

Les véhicules de tourisme dont la puissance fiscale est inférieure ou égale à 12 chevaux fiscaux sont également exonérés. Au-delà de ce seuil, ils deviennent imposables, sauf lorsqu’ils sont affectés à un usage professionnel dûment comptabilisé.

Patrimoine situé à l’étranger et modalités de déclaration

Pour les personnes résidentes en Tunisie, l’impôt porte sur l’ensemble de leur patrimoine, qu’il soit situé sur le territoire national ou à l’étranger. En revanche, les personnes non résidentes ne sont imposables que sur les biens situés en Tunisie.

La déclaration annuelle ainsi que le paiement de l’impôt doivent être effectués au plus tard le 30 juin auprès de la recette des finances territorialement compétente. Le ministère des Finances précise également que ces formalités peuvent être accomplies via les plateformes électroniques mises à la disposition des contribuables.

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La Tunisie mise à l’honneur sur la scène internationale d’Euronext

Ce 25 juin 2026, COFICERT, sous l’égide de l’IGSF – International Group for Sustainable Finance, a organisé en collaboration avec EURONEXT, la cérémonie internationale de certification d’entreprises, sur les registres financier et extra-financier.

Organisée par les acteurs de la finance moderne, cette cérémonie s’est imposée comme la référence annuelle sur le secteur, réunissant COFICERT en qualité de premier organisme de certification financière, EURONEXT en qualité de première place financière européenne et l’IGSF en qualité de premier organisme de normalisation financière.

 

Une journée marquée par la qualité de l’assistance composée de dirigeants issus d’une cinquantaine d’entreprises de grande taille, évoluant dans 15 secteurs d’activités à forte valeur ajoutée. Un seizième secteur, celui des municipalités, était également représenté à travers la participation du Gouvernement d’Ajman, l’un des sept Émirats composant les Émirats arabes unis. Un auditoire prestigieux rassemblant aux cotés des hauts dirigeants de délégations internationales, des Officiels, Autorités et Organisations internationales de premier plan.

Cette édition spéciale par la place financière internationale, dédiée à l’Afrique et au Moyen-Orient, a consacré les entreprises de ces régions les plus performantes et les plus responsables sur les plans financier et extra-financier. Un rapprochement des continents Europe, Afrique & Moyen-Orient, pour un nivellement vers le haut de la conformité et de la performance à l’échelle internationale, faisant de l’Europe l’épicentre mondial de convergence de la qualité financière et extra-financière, fédérant pays et continents.

« En nous réunissant aujourd’hui à EURONEXT, nous affirmons notre volonté collective de renforcer les passerelles entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient autour de valeurs communes : la transparence, l’intégrité, la responsabilité, la performance, ainsi que la création de richesse et de valeur durable », déclare Gilles Ohana, Directeur de la Cotation Internationale à EURONEXT.

Un an après la première édition, ayant permis de hisser le drapeau de la Tunisie au sein de EURONEXT, grâce à la présence marquée d’entreprises tunisiennes fortes, avec la Banque de TUNISIE, TUNISIE Valeurs et TUNISIE Leasing ; la seconde édition a permis à la Tunisie de franchir une nouvelle étape dans son rayonnement international, en se classant parmi le TOP 4 des pays les plus engagés en Afrique et au Moyen-Orient, en matière de gouvernance, qu’il s’agisse de Qualité Financière, de Qualité Extra-financière ou de Lutte contre la criminalité financière. 

 

COFICERT, organisme de certification indépendant et leader mondial dans son domaine, à la manœuvre.

L’organisation a été confiée à COFICERT. Souheil Skander, Dirigeant de COFICERT, a souligné l’ambition de cette édition et ses défis : rassembler les représentants économiques et financiers de 50 entreprises de référence, sélectionnés sur la base de critères de certification spécifiques, sans dépasser la limite fixée à 100 personnes dans l’enceinte de EURONEXT.

« Sur près de 70 pays, nous avons retenu les 20 pays qui présentaient les écosystèmes les plus favorables et matures en matière de conformité. De ces 20 pays, nous devions précisément identifier les entreprises les plus responsables et performantes, en matière financière et extra-financière. Tout le challenge résidait dans une composition intégrant 2 continents et qui soit la plus complète et éclectique possible », expose Souheil Skander, Directeur Général de COFICERT.

 

Démonstration de force de la Tunisie ; une délégation tunisienne remarquée.

Une mobilisation composée des fleurons tunisiens a fait honneur à la TUNISIE, en se déplaçant en force le 25 juin au siège de EURONEXT – la Bourse Européenne, à la Bourse de Paris.

La TUNISIE s’est démarquée en étant, sur les 20 principaux pays d’Afrique et du Moyen-Orient, la délégation la mieux représentée sectoriellement, couvrant pas moins de 10 secteurs, répartis entre la Banque, l’Assurance, la Microfinance, les Fonds d’investissement, les Sociétés de Gestion, l’Industrie agroalimentaire, l’Industrie pharmaceutique, l’Industrie mécanique & électrique et la Distribution spécialisée. La délégation tunisienne était composée de : BIAT, STB, UIB, ATB, ZITOUNA BANK, SFBT, TERIAK-Kilani Group, ASTREE, BH Assurance, CDC, CDC Gestion, ADVANS Tunisie, Eleonetech et Groupe Zouari.

La Tunisie a, par ailleurs, brillé au travers de ses compétences, représentées par des dirigeants tunisiens exerçant au sein d’institutions étrangères de premier plan, dans les domaines de la banque, de l’investissement et des télécommunications, respectivement au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Mauritanie.

Une identification minutieuse a été opérée sur près de 50 entreprises et institutions qui font le tissu économique régional en Afrique et au Moyen-Orient ; leur conférant un accès et une visibilité à EURONEXT, permis par la certification à des normes de référence. Des normes qui listent les exigences les plus strictes à l’échelle internationale en matière de gouvernance financière, gouvernance extra-financière et lutte contre la criminalité financière.

Les entreprises présentes se sont vu remettre des certificats attestant de leur conformité à des normes spécifiques, dont chacune répond à un enjeu de qualité distinct mais complémentaire.

  • La Norme ISO 37001® (version 2025), dédiée à la lutte contre la corruption ;
  • La Norme AML 30001® (AML/CFT version 2025), dédiée à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ;
  • La Norme MSI 20000®, consacrée à la performance de la gouvernance financière et la qualité financière ;
  • La Norme ESG 1000®, relative à la gouvernance responsable extra-financière et à la finance durable.

 

Ces quatre normes forment un cadre intégré et cohérent pensé pour répondre aux attentes des donneurs d’ordre, des partenaires, des investisseurs et des régulateurs à l’échelle mondiale. Des sujets couverts, devenus incontournables et qui s’imposent désormais comme levier stratégique de croissance, de valorisation et de rayonnement à l’international, notamment dans un contexte géopolitique et géoéconomique, en pleine évolution. Ces décisions stratégiques de certification internationale, particulièrement observées et appréciées, dépassent les frontières, ouvrent les horizons et le champ des possibles, en tirant vers le haut les entreprises certifiées.

Cette mobilisation traduit une évolution profonde dans la manière dont les acteurs financiers et économiques appréhendent désormais la conformité normée. Loin d’être perçue comme une contrainte réglementaire supplémentaire, celle-ci est aujourd’hui pleinement assumée comme un levier stratégique de crédibilité, d’attractivité, de différenciation et de développement à l’international. La Bourse européenne, avec la Bourse de Paris, carrefour historique des marchés et de l’investissement mondial, confère une portée symbolique et économique particulièrement forte et impactante.

« Les entités qui n’intègrent pas ces principes et qui ne s’y conforment pas, perdent en compétitivité, restent en marge du système et s’isolent. Ces entités sont donc inévitablement évincées au profit de ceux qui s’adaptent et se conforment, se dotant ainsi d’un avantage concurrentiel et de différenciation indéniable ; c’est désormais ainsi que la sélection opère », affirme Véronique De la Bachelerie, Présidente de l’IGSF.

 

Au-delà des certificats délivrés, c’est une dynamique de fond qui se confirme, celle d’une communauté internationale d’acteurs engagés, qui font de la conformité non plus une obligation de façade, mais le socle d’une vision à long terme de la performance et de la responsabilité.

Euronext est le principal opérateur de marchés financiers en Europe continentale, gérant les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Milan, Oslo et Athènes. Présent dans huit pays, il offre des services de cotation, de négociation et de post-marché à plus de 1900 entreprises représentant une capitalisation boursière de plus de 6 000 milliards d’euros. Né en 2000 de la fusion des bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles, le groupe a progressivement étendu son empreinte à l’ensemble du continent, s’imposant comme la première infrastructure boursière de la zone euro. Au-delà de ses activités de marché, Euronext développe des services de données financières, de gestion d’indices et de post-marché, affirmant un rôle croissant dans la souveraineté financière européenne. Il constitue aujourd’hui un lieu de référence incontournable pour les acteurs institutionnels, les émetteurs et les investisseurs du continent.

L’IGSF est une ONG à but non lucratif, basée au Luxembourg, dont les activités ont pour objectif de canaliser et d’organiser les efforts internationaux en matière de normalisation financière et extra-financière. L’IGSF, en tant qu’entité de normalisation, œuvre principalement sur deux volets : d’une part, l’organisation technique des normes en matière de gouvernance financière et extra-financière et, d’autre part, la diffusion des normes et des bonnes pratiques en général. Les thématiques couvertes au sein de l’IGSF traitent notamment des enjeux en matière de gouvernance financière, de lutte contre la criminalité financière ou encore de responsabilité sociétale des entreprises ou organisations de tout type.

COFICERT est un organisme de certification français, spécialisé dans les certifications financières et extra-financières, intervenant dans près de 50 pays sur 3 continents. L’organisme COFICERT est compétent en matière de gouvernance, de lutte contre la criminalité financière et de finance durable. COFICERT certifie sur les thématiques en lien avec la bonne gouvernance financière (MSI 20000), la gouvernance extra-financière (ESG 1000), la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (AML 30001) et la lutte contre la corruption (ISO 37001).

COFICERT est habilité en 2026 par l’IGSF, à intervenir comme organisme de certification sur la norme certifiable BCP 5005, dédiée la continuité d’activité et la résilience financière, établie la même année par l’organisme luxembourgeois.

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Le gaming, l’heure du boom

Longtemps perçu comme un simple loisir de jeunes, le gaming commence à s’imposer en Tunisie comme un véritable secteur économique, technologique et culturel. Entre studios de développement, e-sport, formation et création de contenu, une filière encore discrète cherche désormais sa place dans l’économie numérique du pays.

La Tunisie dispose déjà d’une communauté de gamers estimée à environ 500 000 joueurs, avec une forte présence du jeu sur mobile et navigateur, selon des sources sectorielles. Le paysage actuel compte aussi des studios, des startups et des acteurs de l’e-sport, mais l’écosystème reste fragmenté et encore peu structuré.

Un potentiel économique réel

Le vrai enjeu n’est plus de savoir si le gaming existe en Tunisie, mais de mesurer ce qu’il peut rapporter en emplois, en innovation et en devises. Selon les derniers chiffres, les industries culturelles et créatives dans lesquelles s’inscrit le jeu vidéo représenteraient environ 1% du PIB. 

« Force est de constater que malheureusement même dans le secteur public il y’a plusieurs belles initiatives dans ce domaine mais elles sont freinées par la législation », a-t-elle regretté, signalant que l’économie orange a un pouvoir transformatif important aussi bien sur le développement économique que sur le bien être social en général.À ce stade, il n’existe pas de chiffre officiel largement reconnu. Plus concrètement,  » il est difficile aujourd’hui d’obtenir des statistiques fiables et un benchmarking « dans les règles de l’art » sur l’impact économique du gaming en Tunisie. Selon elle, les chiffres disponibles sont insuffisants : des études existantes regroupent le gaming sous l’énorme rubrique des industries créatives et culturelles, rendant la mesure spécifique du secteur complexe ».  C’est ce que nous a révélé par téléphone Samia Chelbi, experte et architecte d’écosystèmes d’innovation centrés sur les talents. 

Pour remédier à cela, elle a indiqué l’annonce prochaine du lancement d’une étude nationale sur le gaming. Cette étude vise à évaluer l’employabilité, la création de startups, la valeur créée, le freelancing et à produire un benchmarking exploitable pour la communauté et pour les investisseurs.

Sur la composition de l’écosystème, Samia Chelbi a distingué deux grandes communautés : l’e-sport, représenté par la Fédération des sports électroniques, et les créateurs et développeurs de jeux vidéo. Elle a précisé que « l’e-sport a progressé ». Tout en citant la montée en puissance des équipes nationales tunisiennes qui remportent des titres en Afrique et dans le monde arabe, et la qualification possible pour une compétition internationale à Riyad ( Arabie Saoudite). Elle a ajouté que la Fédération dispose désormais d’un « espace maison du gaming », acquis récent pour la communauté.

Pour la partie créative et industrielle, elle a expliqué que la chaîne de valeur comprend des freelances, des écoles et universités, des laboratoires de recherche, ainsi que des studios et entreprises spécialisées dans des niches comme le testing et l’assurance qualité. Elle a souligné l’impact transversal du gaming,  santé, industrie automobile, formation, expériences immersives, design UX gamifié,  et l’effet accélérateur des outils d’intelligence artificielle sur les processus de création.

Lire aussi: Samia Chelbi:  » La révolution technologique propulse la Tunisie vers un leadership mondial »

Interrogée sur les obstacles rencontrés, elle a mis en avant l’insuffisance du financement et l’absence d’un cadre législatif adapté. Elle a précisé que le travail collectif qu’elle porte avec la Conect, la Fédération esport, et d’autres vise à élaborer un socle législatif  notamment autour du statut des freelances et de l’auto-entrepreneuriat  et des instruments financiers (lignes de crédit, fonds de garantie) tenant compte des risques spécifiques de cette industrie. Elle a expliqué que l’absence de fonds de garantie dissuade certains investisseurs, mais que des initiatives publiques commencent à émerger, et que la définition d’un modèle de gouvernance fera l’objet d’un travail conjoint  entre acteurs publics et privés pour finaliser des solutions de financement adaptées.

Sur les profils des acteurs, Samia Chelbi a relativisé l’idée que le gaming ne concerne que les jeunes : selon elle, la pratique s’étend de la majorité (18 ans) jusqu’à environ 45–50 ans, incluant des personnes ayant grandi avec les consoles classiques et conservant des réflexes et une culture gaming. Elle a insisté sur l’importance des écoles et des formations ainsi que sur le rôle de la recherche.

Elle a également insisté sur l’augmentation notable de la participation féminine : en découvrant l’écosystème via son engagement, elle a constaté l’émergence d’équipes féminines dans l’e-sport, de joueuses âgées et mariées, et de parcours professionnels féminins (ingénieures informaticiennes travaillant la 3D). Elle a mentionné la création du mouvement « Tunisian Women in Games », porté par son association, pour soutenir ces initiatives.

Son objectif, a-t-elle dit, est d’empêcher la fuite des talents : elle souhaite que les startups puissent se développer et rester juridiquement basées en Tunisie tout en établissant des partenariats à l’échelle régionale ou internationale.

Lorsqu’on lui a demandé de donner trois mots qui, selon elle, caractérisent le modèle de gaming en Tunisie, elle a répondu sans hésiter : » passion, métier, carrière ».

Enfin, sur l’horizon de cinq ans, elle a exprimé sa confiance dans la jeunesse tunisienne : « si le pays mettra en place une vision, des programmes, une législation et des financements adaptés, l’industrie du gaming pourra devenir un pilier de l’économie numérique », a-t-elle martelé. « À défaut, a-t-elle averti, les talents s’envoleront à l’étranger. Elle a conclu en rappelant la stratégie collective en cours : harmoniser les travaux, constituer un groupe d’acteurs convaincus et présenter des dossiers structurés au prochain cycle parlementaire, avec l’espoir d’avancées dès la rentrée parlementaire.

 

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Paris Builders Show 2026 : quand les Innovation Awards façonnent l’avenir du bâtiment

Le Paris Builders Show réaffirme en 2026 sa position d’événement international de référence pour la filière bâtiment en réunissant les salons BATIMAT, IDÉOBAIN, INTERCLIMA et le forum RENODAYS. Cette plateforme unique, qui rassemble 2 200 exposants, plus de 135 000 participants et plus de 500 conférences, joue un rôle central pour faire émerger les tendances, favoriser les rencontres professionnelles et promouvoir l’innovation au service de la transition écologique et de la performance sectorielle.

Au cœur de ce rendez‑vous, les Innovation Awards confirment leur attractivité et leur utilité comme tremplin pour les industriels et start‑ups. Après un record de 229 candidatures en 2024, l’édition 2026 a franchi un nouveau cap avec 278 dossiers déposés. Soit une hausse de 21 % par rapport à l’édition précédente. Cette progression valide l’intérêt croissant des acteurs du bâtiment pour la valorisation de leurs solutions innovantes et pour la visibilité offerte par le Paris Builders Show.

Les candidatures couvrent dix catégories représentatives de l’ensemble de la chaîne de valeur : génie climatique, machines et équipements de chantier, gros œuvre et structure, menuiserie et façades, salle de bains, Construction Tech (start‑ups, IT et nouvelles technologies), décarbonation, protection solaire (nouveauté), interior & design, et autres segments. 

Lire aussi — Jean-Philippe Guillon : innovations et décarbonation au Mondial du Bâtiment 2024

Une chose est certaine : certaines catégories témoignent d’une dynamique particulièrement forte : les machines de chantier, l’outillage, les véhicules et équipements enregistrent une hausse de 59 %; le génie climatique progresse de 40%; et la Construction Tech, qui regroupe les start‑ups et solutions IT, connaît une augmentation de 42 %. 

Ces chiffres traduisent non seulement un regain d’activité sur ces segments, mais aussi une accélération de l’innovation technologique au service de la performance et de la durabilité.

L’édition 2026 confirme également le rayonnement européen du salon : 73 candidatures, soit 26 % du total, sont portées par des exposants étrangers provenant de 18 pays y compris la Tunisie qui sera bel et bien représentée.  L’Espagne, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, les Pays‑Bas et la Pologne figurent parmi les principaux contributeurs. Renforçant ainsi la dimension internationale du concours et la richesse des échanges transfrontaliers en matière de solutions constructives et environnementales.

Côté calendrier, la mécanique de sélection et de valorisation est pensée pour maximiser l’exposition médiatique et commerciale des projets. Les nominés ont été révélés mi‑juin, puis se prépareront à rencontrer la presse lors d’un press‑dating organisé le 2 juillet 2026 à la Cité du Cinéma. 

Cet après‑midi d’avant‑première devra offrir  aux entreprises nominées l’opportunité de présenter leurs innovations en détail aux journalistes et influenceurs spécialisés, facilitant ainsi la couverture médiatique avant la tenue du salon.

Il convient de noter que la cérémonie officielle de remise des trophées est programmée pour le 28 septembre 2026 à la Porte de Versailles. 

Au‑delà de la mise en lumière, les Innovation Awards remplissent une fonction stratégique. L’objectif étant d’ accélérer la mise sur le marché des innovations, de renforcer la crédibilité commerciale des porteurs de projets et d’orienter les choix des donneurs d’ordre vers des solutions plus performantes et moins carbonées. En valorisant des initiatives allant des équipements lourds au software, en passant par des solutions de décarbonation et de design intérieur, le concours accompagne la transformation du secteur sur le long terme.

Enfin, le Paris Builders Show se veut une agora où se conjuguent inspiration, business et rayonnement international. 

En proposant un cadre complet autour des conférences, de démonstrations, du networking convivial et de dispositifs digitaux, l’événement a pour but de faciliter la rencontre entre l’offre et la demande, encourager les partenariats et éclairer les grandes orientations du marché. 

En définitive, les Innovation Awards, par leur attractivité croissante et leur capacité à rassembler des acteurs nationaux et internationaux, illustrent parfaitement l’ambition du salon : accompagner la filière dans sa transition vers des pratiques plus durables, plus efficientes et résolument tournées vers l’avenir.

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Coup d’arrêt à la Bourse de Tunis après un incident technique

La Bourse de Tunis annonce, ce lundi matin, qu’un incident technique perturbe le déroulement normal de ses activités.

L’institution annonce la mobilisation de toutes ses équipes techniques actuellement; et ce, afin de résoudre le problème dans les meilleurs délais. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué à l’adresse des intermédiaires en Bourse et des investisseurs.

En conséquence, le démarrage ou la poursuite de la séance de cotation est en suspens momentanément. La communication sur l’horaire de reprise de la cotation se fera ultérieurement, dès sa confirmation.

Dans l’attente de la reprise des opérations, les investisseurs et les intermédiaires en Bourse ne peuvent pas passer d’ordres sur le marché.

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Seulement 17 % des Tunisiens utilisent les paiements électroniques

Auditionnée à la fin de la semaine dernière par la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple, une représentante du ministère des Finances a présenté les grandes lignes du projet de loi relatif à la lutte contre l’exclusion financière, élaboré sur la base d’un diagnostic approfondi de la situation nationale.

Selon le ministère, l’accès des Tunisiens aux services financiers demeure en deçà des objectifs fixés. Une étude de référence réalisée en 2018 révèle que seulement 60 % des personnes âgées de plus de 18 ans disposent d’une relation avec une banque ou les services postaux. Les moyens de paiement électroniques restent, quant à eux, faiblement utilisés : seuls 17 % des Tunisiens y ont recours, tandis que les services financiers via téléphone mobile ne concernent que 3 % de la population.

L’étude met également en évidence une très faible pénétration de l’assurance volontaire, limitée à seulement 2 % de la population en dehors des régimes d’assurance obligatoire. Pour le ministère, ces indicateurs traduisent un recours encore très limité aux services financiers, malgré les possibilités offertes par les nouvelles technologies et les dispositifs existants.

La représentante du ministère des Finances a expliqué que cette situation s’explique notamment par l’inadaptation de certaines offres aux besoins des citoyens, le coût élevé des services, le manque d’information sur les produits disponibles, la faiblesse des mécanismes de protection des consommateurs ainsi qu’un niveau encore insuffisant de culture financière.

Face à ces constats, elle a insisté sur la nécessité d’adopter une approche législative globale capable de lever les obstacles structurels qui freinent l’accès aux services financiers, dans le but de renforcer l’inclusion financière et de favoriser l’intégration économique et sociale.

Un projet de loi issu de la stratégie nationale d’inclusion financière

Le ministère a rappelé que ce texte constitue l’une des principales concrétisations de la Stratégie nationale d’inclusion financière 2018-2022, articulée autour de six axes majeurs : le développement de la finance numérique et du paiement mobile, la promotion de la micro-assurance, le soutien au financement de l’économie sociale et solidaire, le renforcement de l’éducation financière et de la protection des consommateurs, l’appui aux institutions de microfinance ainsi que la mise en place d’un système de suivi et d’évaluation.

Le projet de loi repose sur quatre piliers principaux : améliorer l’accès et l’utilisation des services financiers, renforcer la supervision du secteur, consolider la protection des consommateurs et la culture financière, tout en favorisant la réduction de l’usage du numéraire au profit des paiements électroniques.

Le texte prévoit également d’élargir le champ d’intervention des institutions de microfinance afin qu’elles puissent accompagner les petites entreprises, les structures de l’économie sociale et solidaire ainsi que les sociétés communautaires. Ces établissements pourront proposer de nouveaux services, notamment les paiements, l’intermédiation en assurance et la commercialisation de produits d’épargne, afin de rapprocher les services financiers des citoyens.

Le projet comporte en outre des mesures destinées à encourager la petite épargne, à renforcer les ressources du secteur de la microfinance et à développer le marché de l’assurance grâce à l’élargissement des canaux de distribution, à la souscription à distance et aux contrats collectifs. L’objectif est de faciliter l’accès des ménages à faibles revenus à des produits d’assurance plus abordables.

Enfin, le texte entend renforcer les prérogatives des autorités de contrôle, améliorer la transparence, consolider la protection des consommateurs et accélérer la transition vers les paiements électroniques, considérés comme un levier essentiel pour une inclusion financière plus large en Tunisie.

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Quand Tunis devient la capitale africaine de l’entrepreneuriat féminin (1 au 3 juillet 2026)

La Tunisie accueillera la 7e édition de la Foire Commerciale et de la Conférence d’Affaires des Femmes Entrepreneures du COMESA (CTF7) du 1er au 3 juillet 2026, au siège de l’UTICA à Tunis. Organisée pour la première fois en Afrique du Nord, cette édition rassemblera plus de 6 000 participantes et participants ainsi que 300 entreprises représentant 21 pays africains.

Cet événement majeur offrira une plateforme unique de réseautage, d’échanges commerciaux et de renforcement des capacités pour les femmes entrepreneures du continent. Au programme : stands d’exposition, sessions de formation et d’ateliers pratiques, panels thématiques animés par des experts régionaux et internationaux, rencontres B2B ciblées et sessions de mentorat. Les débats porteront notamment sur l’accès au financement, l’intégration des chaînes de valeur régionales, l’innovation numérique pour les PME dirigées par des femmes, et les politiques publiques favorisant l’entrepreneuriat féminin.

Il convient de noter que l’accueil de la CTF7 à Tunis souligne le rôle croissant de la Tunisie comme hub régional pour le commerce et l’entrepreneuriat en Afrique du Nord. 

Des délégations gouvernementales, des institutions financières, des organisations internationales et des investisseurs sont attendus, ce qui devrait renforcer l’impact économique de la foire et favoriser la visibilité des entrepreneures africaines sur les marchés régionaux et mondiaux. 

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Un consortium mené par Amen Bank mobilise 160 millions de dinars pour Enda Tamweel

Le financement des petites activités franchit un nouveau cap en Tunisie. Un consortium bancaire conduit par Amen Bank vient de mettre en place une enveloppe de 160 millions de dinars au profit d’Enda Tamweel, acteur central de la microfinance dans le pays.

Signée le 25 juin 2026, l’opération rassemble plusieurs établissements bancaires, Amen Bank, la BIAT, l’ATB et la BTK, autour d’un même objectif: renforcer les capacités de financement d’un acteur qui irrigue une large partie de l’économie informelle et des micro-projets.

Derrière ce montage, l’enjeu est surtout d’élargir l’accès au crédit pour des profils souvent exclus du financement classique. Micro-entrepreneurs, jeunes porteurs de projets, femmes en zone urbaine ou rurale : Enda Tamweel pourra appuyer davantage de bénéficiaires grâce à cette nouvelle ligne de ressources.

Pour les banques impliquées, ce type de syndication traduit une évolution du rôle du secteur financier, de plus en plus orienté vers des mécanismes de coopération plutôt que des financements isolés. L’objectif affiché est de soutenir l’activité économique à petite échelle, là où les besoins restent les plus importants.

Ce financement devrait également permettre à Enda Tamweel de stabiliser sa structure de financement et de poursuivre son développement dans un contexte où la demande de microcrédit reste élevée.

Au-delà des chiffres, l’opération illustre une tendance plus large: celle d’un rapprochement progressif entre banques commerciales et institutions de microfinance, avec un impact direct sur l’inclusion financière et la création d’activités génératrices de revenus.

Dans un contexte économique marqué par la recherche de relais de croissance, ce type d’initiative confirme que le financement des petites initiatives devient un axe de plus en plus stratégique pour le secteur bancaire tunisien.

 

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Bourse de Tunis: le Tunindex enregistre une envolée de 6,3 %

Le marché des actions tunisien poursuit son ascension, inscrivant une envolée remarquable de 6,3 % à 19807,27 points,  selon l’analyse de l’intermédiaire en bourse « Tunisie Valeurs ». Ainsi, depuis le début de l’année, le marché cumule une embellie de 47,3 %. Malgré l’absence de transactions de blocs, la semaine écoulée, du 22 au 26 juin 2026, a été marquée par une accélération notable du rythme des échanges. Une enveloppe de 89,4 MDT a été transigée sur le marché, soit une moyenne quotidienne de près de 18 MDT.

Analyse des valeurs

Le titre STAR s’est offert la meilleure performance de la semaine. L’action du leader du secteur des assurances en Tunisie a enregistré une hausse soutenue de 35,9 % à 88,400 D. La valeur a brassé un volume global de 609 mille dinars sur la semaine.

SOTETEL a été la valeur vedette de la semaine. L’action du spécialiste des réseaux de télécommunications a enregistré une ascension de 26,2 % à 22,670 D. Sur la semaine passée, la valeur a animé le marché avec des échanges relativement fournis de 4,8 MDT.

Le titre ASSURANCES MAGHREBIA s’est placé en lanterne rouge du TUNINDEX. L’action de la compagnie d’assurance multi branche a accusé une correction de -11 % à 73,400 D. La valeur a été transigée à hauteur de 25 mille dinars seulement sur la semaine.

Le titre MAGASIN GENERAL a figuré parmi les moins bonnes performances de la semaine. L’action du spécialiste de la grande distribution a essuyé une régression de 5,4 % à 13,370 D, et ce, dans un maigre flux hebdomadaire de 27 mille dinars.

ICF a été la valeur la plus convoitée par les investisseurs sur la semaine. L’action du producteur de fluorure d’aluminium s’est bonifiée de 10,6 % à 151,000 D. La valeur a alimenté le marché avec des capitaux bien garnis de 6,4 MDT.

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Prélèvements bancaires abusifs : Le député Zayane saisit la BCT pour faire sauter le système des ‘dates de valeur’

Le député Marwen Zayane ouvre le dossier des déductions bancaires cachées et adresse une question écrite au Gouverneur de la Banque centrale pour l’annulation du système de la « date de valeur ».

Dans une démarche de contrôle visant à lutter contre les prélèvements bancaires injustifiés et à protéger le pouvoir d’achat du citoyen tunisien, le membre du Conseil national des régions et des districts représentant le gouvernorat de Ben Arous, le député Marwen Zayane, a adressé une question écrite officielle au gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), appelant à une révision radicale et à l’annulation effective du système de la « date de valeur » appliqué dans le système bancaire.

Le député considère que ce système, historiquement mis en place pour couvrir le décalage temporel des opérations de compensation manuelle entre les banques au sein de la Chambre de compensation de la BCT, s’est transformé aujourd’hui en un outil inéquitable générant des charges financières fictives. Ces charges se présentent sous forme de pénalités et d’intérêts débiteurs (agios) qui pèsent sur les titulaires de comptes bancaires, tels que les fonctionnaires, les ouvriers, les retraités, les petites entreprises, ainsi que toute personne possédant un compte de dépôt à vue en dinars, qu’il s’agisse de particuliers, de professionnels ou d’entreprises.

 

Ce système, historiquement mis en place pour couvrir le décalage temporel des opérations de compensation manuelle entre les banques au sein de la Chambre de compensation de la BCT, s’est transformé aujourd’hui en un outil inéquitable générant des charges financières fictives.

 

La note explicative jointe à la question écrite précise qu’il existe une contradiction trompeuse pour le consommateur entre la « date de l’opération » (le jour où l’application bancaire affiche la disponibilité des fonds sur le solde) et la « date de valeur » (la date financière effective retenue par la banque pour initier le calcul des intérêts). Cet écart fait tomber des milliers de Tunisiens dans le piège du « découvert involontaire ». En effet, lors du retrait du salaire dès son versement sur le compte, les banques calculent la date de valeur un jour avant l’opération de retrait et un jour après l’opération de dépôt, « sans compter les samedis et dimanches », ce qui expose le citoyen à des prélèvements abusifs tous les trois mois. Il les découvre sur son relevé de compte et s’interroge sur leur origine, alors que son solde comptable était et demeure positif.

 

Il existe une contradiction trompeuse pour le consommateur entre la « date de l’opération » (le jour où l’application bancaire affiche la disponibilité des fonds sur le solde) et la « date de valeur » (la date financière effective retenue par la banque pour initier le calcul des intérêts).

 

Le député souligne qu’à l’ère de la transformation numérique et de l’orientation de l’État vers les transactions dématérialisées (decashing), il n’est plus techniquement acceptable de prétexter les délais de la compensation électronique, qui reposent sur d’anciennes circulaires datant de 1991, désormais dépassées par la technologie bancaire moderne.

Le député Marwen Zayane appelle la Banque centrale de Tunisie à clarifier son plan pour la généralisation du système des « virements instantanés » et à émettre des circulaires interdisant aux banques d’appliquer des intérêts sur les écarts de date de valeur (agios des dates de valeur) résultant exclusivement de décalages temporels techniques. Il affirme que l’instauration d’une relation de confiance entre le citoyen et les institutions financières exige une rupture totale avec les frais cachés qui épuisent silencieusement l’argent des Tunisiens.

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Atelier Meuble Intérieurs résiste : moins de chiffre d’affaires, mais un carnet de commandes jamais atteint

Un recul de 6,82 % du chiffre d’affaires, et pourtant un dividende distribué et un carnet de commandes à son plus haut historique : c’est le paradoxe qu’Atelier du Meuble Intérieurs a soumis à ses actionnaires le 25 juin 2026.

L’AGO réunie à Tunis a entériné des comptes en demi-teinte. Le chiffre d’affaires consolidé tombe à 27,33 millions de dinars contre 29,22 millions en 2024. Le résultat net suit : 2,56 millions de dinars, contre 2,67 millions l’année précédente. Le Conseil d’Administration a néanmoins arrêté un dividende brut de 0,315 dinar par action.

Ce qui change la lecture, c’est le carnet. Au 31 décembre 2025, la société affiche 7,5 millions de dinars de commandes non encore exécutées — un record. Sur l’année, le volume total de commandes reçues a atteint 27,3 millions de dinars, pour un chiffre d’affaires de l’activité propre de 25,6 millions. L’écart entre les deux chiffres dit l’essentiel : la demande tire, la production suit avec décalage.

Ben Slimane voit 2026 en positif

« Notre société aborde l’exercice 2026 avec confiance et ambition, tant sur le marché local qu’à l’international », a déclaré Aziz Ben Slimane, Directeur de la société, balayant d’un mot le recul enregistré. Il mise sur les grands comptes, les institutions et les entreprises en phase d’aménagement pour alimenter la croissance locale. Tandis que la conquête de nouveaux marchés export figure parmi les priorités affichées pour l’année en cours. La société a également mentionné la poursuite de ses engagements en matière d’éducation, de santé et de culture.

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Fethi Zouhaier Nouri : La Tunisie est entrée dans une phase de désendettement extérieur

À l’occasion de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, a affirmé que la Tunisie est entrée depuis 2023 dans une phase de désendettement extérieur net.  Tout en mettant en avant l’amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques et en appelant à renforcer l’investissement productif pour consolider cette dynamique.

Selon le gouverneur, malgré les chocs successifs liés à la révolution de 2011, à la pandémie de Covid-19, aux tensions géopolitiques, à la flambée des prix de l’énergie et au resserrement des conditions financières internationales, la Tunisie a honoré l’ensemble de ses engagements financiers extérieurs.

Il a rappelé qu’en 2023, plusieurs analystes internationaux estimaient qu’un défaut de paiement du pays était hautement probable. Ce scénario ne s’est toutefois pas concrétisé, la Tunisie ayant respecté toutes ses échéances financières, préservant ainsi sa crédibilité auprès des marchés et de ses partenaires internationaux.

Cette évolution s’est traduite, selon lui, par une nette amélioration de la perception du risque souverain. Les rendements des obligations tunisiennes sont passés de plus de 30 % en 2023 à près de 7 % au cours des cinq premiers mois de 2026. Tandis que la notation souveraine du pays s’est améliorée.

Le gouverneur a également mis en avant la réduction de la dette extérieure à long terme, qui est passée de 82 milliards de dinars en 2022 à 68 milliards en 2025, soit une baisse d’environ 18 %. Il a indiqué que cette évolution marque l’entrée de la Tunisie dans une phase de désendettement extérieur net depuis 2023.

Parmi les autres indicateurs présentés, les réserves en devises atteignent désormais près de 25,5 milliards de dinars. La croissance économique s’est élevée à 2,6 % au premier trimestre 2026, contre 1,6 % à la même période de l’année précédente.

Le déficit courant a été ramené à 1,6 % du PIB en 2024 puis à 2,3 % en 2025. Tandis que l’inflation, qui dépassait 10 % en 2023, est revenue autour de 5,5 %.

Pour Fethi Zouhaier Nouri, ces résultats renforcent l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs, qui privilégient la stabilité macroéconomique, la prévisibilité et la solidité des institutions.

Le gouverneur a toutefois estimé que cette amélioration doit désormais être consolidée par une accélération des réformes économiques et une croissance davantage portée par l’investissement productif, l’innovation et les gains de productivité. Il a souligné que la compétitivité dépend notamment d’une administration plus performante, d’infrastructures de qualité, d’un meilleur accès à l’énergie et d’un climat de confiance entre les différents acteurs économiques.

Il a rappelé que le secteur bancaire demeure le principal financeur de l’économie tunisienne. L’encours des crédits a atteint 118 milliards de dinars en 2024. Tandis que les dépôts bancaires ont progressé de plus de 10 %, traduisant, selon lui, la confiance des épargnants dans les institutions financières.

Le ratio de couverture de liquidité des banques s’élève actuellement à 138 %, un niveau supérieur aux exigences réglementaires. Le gouverneur a estimé que cette capacité financière doit être davantage mobilisée au service de l’investissement privé.

À cet effet, la Banque centrale entend poursuivre la modernisation des pratiques de gestion des risques bancaires, encourager la diversification des sources de financement — à travers notamment le marché financier, le leasing, le capital-investissement et les instruments hybrides — et améliorer l’allocation des ressources vers les secteurs productifs.

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Samir Majoul : « Lorsque vous investissez en Tunisie, vous investissez aussi dans un pays tourné vers l’avenir »

La 22e édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », s’est ouverte ce matin; et ce, en présence des autorités et d’acteurs publics et privés. Samir Majoul, président de l’UTICA, a souligné l’importance de ce rendez-vous majeur, attendu et consolidé année après année. Parce qu’il ne s’agit pas simplement d’un forum ou d’une rencontre ponctuelle; mais bien d’un processus de construction, de dialogue et d’action qui exige de la constance, de l’effort et de l’engagement collectif.

Samir Majoul précise que cette édition est particulièrement importante car « elle s’inscrit dans une phase nouvelle de notre développement, marquée par plusieurs projets d’investissement dans notre pays, avec de véritables transferts de savoir-faire et de technologies. C’est un signal fort, car l’investissement n’est pas seulement une question de capitaux : il est aussi un vecteur de compétences, d’innovation, de modernisation et d’intégration dans les grandes chaînes de valeur ».

Le président de la centrale patronale souligne dans ce contexte que le secteur privé ne se mobilise pas par hasard. Il se mobilise lorsqu’il existe un cadre clair, des contrats solides, une vision partagée et un environnement favorable à l’entreprise. « C’est précisément ce cadre que nous devons continuer à bâtir et à consolider avec l’ensemble des institutions publiques et des partenaires économiques. Le développement de l’emploi et de la richesse est le fruit d’un travail collectif, d’un écosystème stable et d’un engagement constant en faveur de la confiance » ajoute-t-il.

Et de poursuivre : « Notre objectif est de construire un modèle de développement fondé sur des partenariats mutuellement bénéfiques, qui prennent en compte à la fois nos intérêts stratégiques et ceux de nos partenaires. Nous voulons rapprocher davantage l’écosystème tunisien, nos autorités, nos entreprises, nos investisseurs et tous les acteurs qui participent à la transformation de notre économie. C’est cette dynamique que nous devons encourager ensemble. »

Evoquant le cadre de la transition énergétique qui occupe une place centrale, Samir Majoul précise qu’ elle n’est pas seulement une réponse environnementale ; elle est aussi un choix économique et stratégique. « Elle nous permet de réduire notre dépendance, de moderniser notre appareil productif, de créer davantage d’emplois et d’accélérer la décarbonation de notre économie. Nous avons, à cet égard, une stratégie claire pour aller vers plus d’indépendance et plus d’efficacité ».

En ce sens, il affirme : « Nous avons aussi beaucoup investi dans l’éducation et dans l’enseignement supérieur. Nos universités représentent une force et nous devons continuer à renforcer les synergies entre la formation, la recherche, l’innovation et les besoins réels de l’économie. Nous formons de plus en plus de compétences dans les domaines scientifiques et technologiques. Et nous devons faire en sorte que ces talents trouvent des opportunités dans leur pays, au sein d’un écosystème capable de les accueillir et de les faire grandir. »

L’enjeu est clair , déclare-t-il : « Lorsque vous investissez en Tunisie, vous investissez aussi dans un pays tourné vers l’avenir, capable d’évoluer, de se moderniser et de mieux s’insérer dans les transformations globales. Chaque amélioration de notre environnement économique renforce notre compétitivité et consolide notre attractivité auprès des investisseurs étrangers comme des entrepreneurs nationaux. »

Un autre élément important est celui de la compétitivité. « Elle est nécessaire, mais elle ne peut pas se faire au détriment de la cohésion sociale ni de l’intérêt général. Notre ambition est précisément de concilier efficacité, inclusion et souveraineté » conclut-il.

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Malinne Blomberg : « Investir en Tunisie, c’est ouvrir sur l’Afrique »

Intitulé « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le TIF 2026 vise à transformer les intentions en projets et les projets en résultats concrets pour les entreprises, les territoires et les populations. C’est ce qu’il ressort de cette édition spéciale. Malinne Blomberg, responsable pays de la BAD en Tunisie, a fait savoir, lors de son allocution que cette édition est « un rendez-vous incontournable entre la Tunisie et les investisseurs ». 

Malinne Blomberg a rappelé que, dans un contexte international marqué par la multi‑crise et la volatilité, l’investissement repose avant tout sur la confiance dans la stabilité, la qualité des institutions, la prévisibilité des règles et la capacité collective à convertir une décision d’investissement en production, exportation et emplois durables.

En outre, la responsable de la BAD en Tunisie estime que cette confiance se construit par un dialogue durable entre l’État, les investisseurs et les institutions financières. Un rôle que joue précisément le Tunisia Investment Forum. « Les économies qui combinent stabilité, compétitivité, capacité d’exécution et vision régionale tireront leur épingle du jeu et la Tunisie appartient à ce groupe » a‑t‑elle ajouté.  Tout en soulignant que le pays dispose d’un capital humain qualifié, d’infrastructures solides, d’une tradition industrielle, d’un tissu entrepreneurial diversifié et d’une position géographique stratégique entre l’Afrique et l’Europe.

Les chiffres récents présentés par la FIPA le prouvent : +30% d’investissements étrangers en 2025 et la Tunisie se classe au 4e rang africain pour l’industrialisation en 2025, qui y voit un fort potentiel pour attirer davantage d’investissements productifs.

Elle a ensuite détaillé trois convictions qui guident son action en Tunisie. Premièrement, l’investissement doit accélérer la transformation productive, verte et inclusive du pays : il faut orienter les capitaux vers des projets qui renforcent les capacités productives, augmentent la valeur ajoutée locale, diffusent les technologies et créent des emplois. Tout en répondant aux défis de la sécurité hydrique, de la sécurité alimentaire, de la transformation numérique et de la transition énergétique. La Tunisie, a‑t‑elle précisé, figure notamment parmi les premiers pays africains pour la transition énergétique selon le Forum économique mondial 2026.

Deuxièmement, l’intégration africaine via la ZLECAf doit devenir un levier d’investissement. La zone crée un nouvel espace de croissance et de coopération à l’échelle continentale, offrant à la Tunisie des débouchés compétitifs pour la production, les services et l’innovation vers l’Europe, le Maghreb, le monde arabe et le continent africain. L’objectif est que la Tunisie passe du statut de porte d’entrée à celui d’acteur majeur de la transformation économique africaine, en favorisant des investissements croisés et des partenariats concrets.

Troisièmement, la mobilisation de l’investissement exige une coalition d’exécution. Les pouvoirs publics doivent établir les cadres et impulser les réformes ; le secteur privé doit investir et innover ; les institutions financières doivent préparer les projets, financer et partager les risques. La Banque a insisté sur la nécessité de structurer davantage de programmes coordonnés et d’accompagner les projets au‑delà des annonces, par des financements mixtes, des garanties, des assurances, des financements de commerce et une assistance technique.

Parmi les initiatives évoquées elle a présenté la nouvelle Agence financière africaine de développement (NAF), destinée à mobiliser le capital institutionnel africain, réduire le risque d’investissement et débloquer des financements à grande échelle pour les priorités du continent. La Banque a rappelé que l’Afrique possède les ressources pour financer sa transformation, à condition de disposer d’architectures financières capables de canaliser ces ressources vers les projets nécessaires.

Dans le cadre du forum, une session coorganisée cet après‑midi avec la Banque mondiale présentera aux entreprises tunisiennes les opportunités offertes par les banques de développement, leurs procédures de passation de marché et les modalités pour devenir fournisseurs sur des projets financés en Tunisie et dans d’autres pays africains.

Et Malinne Blomberg a réaffirmé son engagement : investir en Tunisie, c’est accéder à un marché national mais aussi à une région ouverte sur l’Afrique et connectée aux chaînes de valeur mondiales. Elle appelle les entreprises tunisiennes à saisir ces opportunités par l’ambition, les partenariats et une capacité d’exécution au‑delà des frontières.

Pour conclure, elle a estimé que le succès du TIF 2026 se mesurera aux partenariats noués, aux projets financés et aux emplois créés. Elle a précisé qu’elle restera mobilisée pour transformer la dynamique affichée en résultats concrets, afin de faire de la Tunisie une destination de confiance pour les investisseurs et un moteur de croissance au service de l’Afrique.

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Les avoirs nets en devises s’élèvent à plus de 25 milliards de dinars

Les avoirs nets en devises se sont élevés à près de 25,2 milliards de dinars, à la date du 24 juin 2026. Ce qui représente 102 jours d’importation; contre 23,3 milliards de dinars (soit 101 jours d’importation), une année auparavant. C’est ce que révèlent les indicateurs monétaires et financiers, publiées jeudi, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette amélioration du volume des réserves en devises est expliquée par l’accroissement des revenus du travail de 4,8 %, pour atteindre 4,2 milliards de dinars et des recettes touristiques cumulés de 4,5 %, à 3,1 milliards de dinars. Et ce, à la date du 20 juin courant, en comparaison avec la même période de l’année dernière.

Pour ce qui est des services de la dette extérieure, ils se sont situés à 3,6 milliards de dinars, à la même date.

S’agissant des billets et monnaies en circulation, ils poursuivent leur tendance haussière, dépassant les 29,3 milliards de dinars, depuis le début de l’année jusqu’au 24 juin 2026; contre 24,7 milliards de dinars, durant la même période de 2025. Ce qui représente une hausse de 18,5 %.

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