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Prêts conditionnels de la BM pour sauver la STEG

Les dettes de la STEG ont atteint 7,356 milliards de dinars au 23 juin 2026, tandis que ses créances impayées s’élèvent à 6,061 milliards. Pour enrayer cette spirale, l’entreprise sollicite deux prêts de la Banque mondiale, conditionnés à des réformes.

Auditionnés le 24 juin par l’ARP, des responsables de la STEG ont présenté deux accords de garantie : 384,8 millions d’euros (1,27 milliard de dinars) avec la BIRD, et 30 millions de dollars (87 millions de dinars) via le Fonds pour les technologies propres. Ces financements s’inscrivent dans un contrat-programme État-STEG (2024-2028) liant les décaissements à des résultats précis.

La situation financière de la STEG est critique : les tarifs appliqués ne couvrent pas les coûts de production. En 2025, l’électricité était vendue à 290,7 millimes/kWh contre un coût de 456,3 millimes. Le gaz, lui, était cédé à 647,4 dinars/tep pour un coût de 1 497,7 dinars. Plus de 95 % de l’électricité tunisienne dépend du gaz naturel, dont le coût représente 72 % de la production électrique.

Le contrat-programme fixe des objectifs ambitieux : 27 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2028 (35 % en 2030), une réduction de 23 % du coût d’approvisionnement, et 2,8 milliards de dollars d’investissements privés. Déjà, 500 MW de contrats renouvelables ont été signés et 262 MW mis en service en 2025-2026.

Les députés ont interrogé le gouvernement sur l’impact de ces emprunts sur la dette publique et la lutte contre les pertes énergétiques (19,7 %, dont une part due aux branchements illégaux). La commission des finances a décidé de poursuivre l’examen des textes en attendant le contrat-programme complet.

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La Côte d’Ivoire entre dans le cercle des dettes les plus sûres d’Afrique

La Côte d’Ivoire franchit un cap historique en matière de crédibilité financière. Le Fonds monétaire international (FMI) a reclassé le pays dans la catégorie « risque faible » de surendettement, tant pour sa dette extérieure que pour sa dette publique globale, faisant d’Abidjan la première économie d’Afrique subsaharienne à obtenir cette évaluation.

Cette décision a été entérinée à l’issue du conseil d’administration du FMI tenu le mercredi 24 juin, dans le cadre de son analyse de « viabilité de la dette ivoirienne ». Elle marque une étape majeure pour le pays, qui évoluait depuis 2012 dans la catégorie « risque modéré », après avoir atteint le point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE).

Pour les autorités ivoiriennes, cette amélioration reflète les progrès accomplis en matière de gestion des finances publiques. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget souligne qu’elle récompense deux années de consolidation budgétaire menées dans le cadre du programme conclu avec le FMI en mai 2023, rapportent les médias ivoiriens. Elle traduit aussi le renforcement de la capacité d’endettement de l’État, soutenu par une gestion plus proactive de la dette et une hausse continue des recettes publiques.

Du reste, les indicateurs confirment cette trajectoire. À fin 2025, la dette de l’administration centrale était estimée à 33 159 milliards de francs CFA, soit 57,1 % du PIB, contre 59,5 % un an auparavant, illustrant ainsi une amélioration progressive des équilibres budgétaires.

Cette reconnaissance du FMI vient conforter la confiance déjà affichée par les marchés internationaux. En effet, en février dernier, la Côte d’Ivoire a levé 1,3 milliard de dollars à travers une émission d’euro-obligations d’une maturité de 15 ans. L’opération a été largement sursouscrite, avec des demandes atteignant 6,3 milliards de dollars, soit près de cinq fois le montant recherché. Le coupon de 5,39 % constitue, en outre, le coût de financement le plus bas obtenu par un émetteur d’Afrique subsaharienne sur le marché des eurobonds au cours des cinq dernières années, explique-t-on.

En cumulant la confiance des investisseurs internationaux et la validation du FMI, la Côte d’Ivoire consolide ainsi son statut de référence parmi les émetteurs souverains d’Afrique subsaharienne et renforce son attractivité auprès des capitaux internationaux.

A noter cependant que le véritable artisan de cette performance économique du pays d’Houphouët Boigny n’est autre que le président Alassane Ouattara, lui-même ancien de la Banque mondiale. Autrement dit, la politique n’est jamais loin de l’économique. Beaucoup de chefs d’Etat de pays d’Afrique subsaharienne devraient longuement et vigoureusement s’en inspirer.

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