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COMESA : les exportations tunisiennes atteignent 2,86 milliards de dinars en 2025

Les exportations de la Tunisie vers les marchés du COMESA ont augmenté de 50,2 % entre 2019 et 2025. C’est ce qu’indique, lundi 29 juin, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.

La valeur des exportations tunisiennes vers les marchés du COMESA passe de 1,9 milliard de dinars à environ 2,86 milliards de dinars. Et  ce, après avoir atteint un niveau record de plus de 3 milliards de dinars en 2023.

Lors du lancement des travaux du troisième forum de présentation des institutions du COMESA, le ministre a également indiqué que les importations en provenance des pays du COMESA ont progressé de près de 39 % au cours de la même période. Elles passent de 1,69 milliard de dinars en 2019 à plus de 2,06 milliards de dinars en 2025. Malgré le recul conjoncturel enregistré en 2020 en raison des répercussions de la pandémie de Covid-19.

Samir Abid estime que cette évolution reflète une intégration accrue de l’économie tunisienne dans l’espace économique du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA). Il précise que la Tunisie poursuit ses efforts pour améliorer son climat des affaires et de l’investissement, renforcer la numérisation des services commerciaux et simplifier les procédures, conformément aux objectifs du COMESA et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Selon lui, ces mesures permettent de renforcer la capacité des entreprises tunisiennes à s’intégrer dans les chaînes de valeur régionales et continentales.

Par ailleurs, le ministre du Commerce souligne que ces indicateurs témoignent de l’importance croissante des marchés du COMESA en tant que partenaire économique de la Tunisie et reflètent le potentiel existant pour développer les échanges commerciaux et les investissements, ainsi que pour renforcer la présence des produits et services tunisiens sur les marchés africains.

En outre, il a ajouté que la Tunisie poursuivra la mise en œuvre de réformes visant à améliorer le climat des affaires, à travers l’adhésion du secteur privé, des institutions financières et des institutions spécialisées du COMESA. Et ce, afin de renforcer l’investissement, de soutenir les start-up ainsi que les petites et moyennes entreprises et d’élargir la zone de libre-échange du COMESA conformément aux objectifs de la ZLECAf.

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FIH 2026 : 32 spectacles et 12 pays pour une 60e édition anniversaire monumentale

Du 11 juillet au 13 août 2026, le Festival International de Hammamet (FIH) célébrera ses soixante ans d’existence. Pour cette édition anniversaire placée sous le slogan « Endless Memories », l’amphithéâtre de la ville côtière vibrera au rythme d’une programmation éclectique et sélective, mêlant musique du monde, danse et théâtre. Au total, 32 spectacles réuniront des artistes de renom venus de 12 pays, perpétuant ainsi une identité cosmopolite forgée depuis 1964.

Depuis six décennies, le FIH se distingue par son ouverture sur des thématiques universelles telles que la liberté, l’humain, la paix, l’exil ou le déracinement. Cette année encore, l’événement préserve son éclat en naviguant entre tradition et modernité, proposant une palette de genres allant du jazz au blues, en passant par le fado, le rock alternatif, les musiques africaines, le tarab, les sonorités cubaines, électroniques ou l’arabe contemporain.

Fidèle à sa tradition, le festival s’ouvrira le 11 juillet avec la création théâtrale tunisienne « Les Fugueuses » de Wafa Taboubi. Le quatrième art occupera une place de choix avec d’autres œuvres nationales attendues : « Jacaranda » (texte d’Abdelhalim Messaoudi, mise en scène de Nizar Saidi), « Testostérone » de Cyrine Gannoun, et « Le jardin des amants » de Moez Achouri. La scène chorégraphique sera quant à elle investie par Selim Ben Safia, qui présentera sa création « Labess », sublimée par une installation scénographique de Nadia Kaabi-Linke.

Virtuoses internationaux et ponts culturels

Les mélomanes applaudiront des figures majeures de la musique contemporaine. Le virtuose tunisien Dhafer Youssef marquera son grand retour pour présenter son album « Shiraz ». La Palestine sera dignement représentée par le pianiste Faraj Suleiman le 23 juillet, suivi le lendemain par l’icône Marcel Khalife. Un riche contingent d’artistes libanais fera également escale à Hammamet, parmi lesquels Yasmine Hamdan, Yara, Joseph Attieh, Melhem Zein, Cindy Latty, le chanteur Adam, ainsi que le pianiste Ghassan Yammine.

L’Afrique et la Méditerranée résonneront grâce au légendaire Malien Salif Keïta, aux iconiques Algériens de Gnawa Diffusion, au groupe turc Dedublüman et à la pionnière de la chanson marocaine Najat Aâtabou. Le projet « Aïta mon amour », porté par le Tunisien Khalil Epi et la Marocaine Widad Mjama, célèbrera l’art populaire marocain de la Aïta. L’horizon international sera complété par la reine du fado portugais Mariza, l’Espagnole Bebe, les Cubains de The Buena Vista Orchestra, le jazzman américain Big Daddy Wilson et le crooner italien Mario Biondi.

Une scène tunisienne engagée et symbolique

La scène locale naviguera entre esthétiques alternatives et répertoire patrimonial. Les festivaliers retrouveront le duo Noor et Selim Arjoun dans une formule symphonique, Outail Maaoui avec son projet « Sada Atlas », Bouthaina Nabouli avec « Doulicha », ou encore Mehdi Mouelhi et sa proposition « Nostaljica ».

Deux dates phares revêtiront une importance hautement symbolique : la soirée du 25 juillet, célébrant la Fête de la République, sera confiée à Chokri Bouzayen, tandis que la clôture du 13 août, Journée de la femme tunisienne, sera assurée par la chanteuse Sofia Sadok.

Calendrier complet de la 60ème édition :

  • 11 juillet : « Les fugueuses » – Wafa Taboubi (Tunisie)

  • 12 juillet : Dhafer Youssef – « Shiraz » (Tunisie)

  • 13 juillet : Yasmine Hamdan (Liban)

  • 14 juillet : Mehdi Mouelhi – « Nostaljica » avec R. Zarrouk, H. Helal, M. Allani, L. Sendy (Tunisie)

  • 15 juillet : Bebe (Espagne)

  • 17 juillet : Noor Arjoun X Selim Arjoun – Live With Orchestra (Tunisie)

  • 18 juillet : Yara (Liban)

  • 19 juillet : « Labess » – Selim Ben Safia & Nadia Kaabi-Linke (Tunisie)

  • 20 juillet : Gnawa Diffusion (Algérie)

  • 21 juillet : Big Daddy Wilson (USA)

  • 22 juillet : Joseph Attieh (Liban)

  • 23 juillet : Faraj Suleiman (Palestine)

  • 24 juillet : Marcel Khalife (Liban)

  • 25 juillet : Chokri Bouzayen (Tunisie) – Soirée de la Fête de la République

  • 26 juillet : Outail Maaoui – « Sada Atlas » avec D. Chebil, H. Lajmi, R. Abdallah (Tunisie)

  • 27 juillet : NORDO (Tunisie)

  • 28 juillet : The Buena Vista Orchestra (Cuba)

  • 30 juillet : Widad Mjama X Khalil Epi – « Aïta mon amour » (Maroc / Tunisie)

  • 31 juillet : Salif Keïta (Mali)

  • 1er août : Mariza (Portugal)

  • 2 août : Mario Biondi (Italie)

  • 3 août : Bouthaina Nabouli – « Doulicha » (Tunisie)

  • 4 août : Ghassan Yammine – « De Moi à Aznavour » (Liban)

  • 5 août : « Jacaranda » – A. Messaoudi / N. Saidi (Tunisie)

  • 6 août : Melhem Zein (Liban)

  • 7 août : Dedublüman (Turquie)

  • 8 août : Najat Aâtabou (Maroc)

  • 9 août : Cindy Latty (Liban)

  • 10 août : « Testostérone » – Cyrine Gannoun (Tunisie)

  • 11 août : Adam (Liban)

  • 12 août : « Le jardin des amants » – Moez Achouri (Tunisie)

  • 13 août : Sofia Sadok (Tunisie) – Soirée de la Journée de la Femme Tunisienne

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Mobilité des talents : l’UTICA défend un partenariat structuré

Mettre fin au flou juridique qui entoure les transferts de compétences entre les rives nord et sud de la Méditerranée : c’est l’ambition portée par l’organisation patronale tunisienne (UTICA) lors d’une rencontre internationale qui s’est tenue en Italie à la mi-juin.

Réuni les 18 et 19 juin à Turin dans le cadre du projet « Thamm Plus », un atelier de dialogue a rassemblé des fédérations d’employeurs d’Afrique du Nord et de l’Union européenne, aux côtés de délégués de l’Organisation internationale du Travail et de la Commission européenne. L’enjeu : définir des voies concrètes pour structurer la circulation des travailleurs qualifiés à travers la Méditerranée.

Au nom de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Radhi Chelly, membre de son bureau exécutif, a défendu une approche fondée sur des traités intergouvernementaux dont l’exécution serait confiée à des opérateurs privés maîtrisant les métiers du placement éthique et de la qualification professionnelle. Cette architecture institutionnelle, a-t-il plaidé, constituerait le socle d’une mobilité à la fois organisée et réversible.

Le représentant tunisien a également insisté sur le rôle que les fédérations patronales ont vocation à jouer dans ce dispositif : concevoir des cursus de formation en commun, calibrés sur les tensions qui s’exercent sur certains segments du marché du travail, et faciliter la mise en relation entre offre et demande d’emploi dans le respect des standards du travail décent.

Il a par ailleurs rappelé que de tels mécanismes contribueraient à assécher les filières de recrutement clandestines et à endiguer la traite des personnes.

Au-delà des seules questions de mobilité, Radhi Chelly a plaidé pour un rapprochement plus large entre les organisations représentatives du monde économique des deux côtés de la Méditerranée, en matière d’investissement et de commerce, dans une perspective de croissance partagée.

L’UTICA avait dépêché à Turin une délégation de quatre membres : outre Radhi Chelly, Adel Manaa et Abdelfatteh Brahem, issus respectivement des filières de l’électronique et du bâtiment, ainsi que Narjess Bouasker, représentante de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie.

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Star Assurances reporte son AGO au 21 juillet

Le conseil d’administration de Star Assurances a annoncé, le 19 juin 2026, le report de son Assemblée générale ordinaire initialement prévue le mardi 23 juin 2026. La réunion se tiendra finalement le 21 juillet 2026 au siège social de la compagnie.

Cette décision vise à maximiser la participation des actionnaires, à garantir l’exercice de leurs droits et à finaliser l’ensemble des formalités légales et réglementaires requises. Une nouvelle convocation sera officiellement publiée prochainement, en conformité avec les dispositions en vigueur.

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Violences sexuelles : le nouveau protocole autorise les soins d’urgence sans feu vert de la justice

Le nouveau protocole national de prise en charge des victimes de violences sexuelles sera officiellement soumis au mois de septembre au ministre de la Santé. Celui-ci donnera alors son feu vert pour sa mise en vigueur immédiate sur l’ensemble du territoire tunisien. C’est ce qu’annonce le Professeur Mohamed Allouche, chef du service de médecine légale à l’hôpital Charles-Nicolle. 

Ce document de référence vise avant tout à unifier les procédures médicales et psychologiques. Et ce, afin d’assurer une qualité de soins identique pour chaque citoyenne ou citoyen, quelle que soit sa localisation géographique. L’architecture du protocole repose sur des axes fondamentaux incluant l’accueil avec consentement éclairé. De même que des examens techniques rigoureux pour identifier les traces d’agressions physiques et de violences sexuelles.

Il intègre également la réalisation systématique de prélèvements pour le dépistage de maladies transmissibles et l’analyse de preuves génétiques ou toxicologiques selon les besoins spécifiques de chaque situation. Au-delà de l’aspect purement clinique, une prise en charge psychologique et sociale pluridisciplinaire, impliquant des psychologues, des assistantes sociales et des infirmiers, est prévue pour atténuer les séquelles profondes liées à ces traumatismes.

Élaboré dans le cadre du projet Sila avec le soutien de l’Union européenne et des coopérations belge et espagnole, ce texte définit un parcours clair pour la victime. Car il facilite le contact avec les délégués à la protection de l’enfance et les associations d’aide juridique. Une innovation majeure concerne le traitement des cas urgents. Puisque le protocole permettra désormais une prise en charge directe pour les agressions survenues depuis moins de 48 heures sans exiger une réquisition judiciaire préalable auprès de la police ou du procureur de la République.

Formation de médecins urgentistes dans six gouvernorats

Pour pallier à l’actuelle absence de services de médecine légale dans six gouvernorats du pays, des programmes de formation spécifiques sont destinés aux médecins urgentistes et aux gynécologues-obstétriciens. Et ce, afin qu’ils puissent appliquer ces nouvelles normes de manière autonome. Le Professeur Allouche souligne que l’examen dans les trois premiers jours est déterminant tant pour la collecte des preuves matérielles que pour l’efficacité du soutien psychologique précoce. Enfin, la généralisation de ce cadre structuré permettra de centraliser les données statistiques au niveau national. Ce qui s’avère indispensable pour élaborer des politiques de prévention et de lutte efficaces contre ce fléau social.

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Violences sexuelles : la Tunisie s’unit pour un protocole de prise en charge unique

La Tunisie s’apprête à finaliser un protocole national médico-légal et psychologique. Il est harmonisé pour la prise en charge des victimes de violences sexuelles. L’objectif est double : garantir une réponse coordonnée et scientifiquement fondée sur l’ensemble du territoire; tout en assurant un respect strict des droits des victimes.

Cette ambition a structuré les débats du colloque international « Réponse médico-légale et psychologique harmonisée aux violences sexuelles : standards, coordination et approche intégrée », ouvert le 18 juin 2026 à Tunis. Organisé à l’initiative de l’Unité médico-judiciaire Injed de l’hôpital Charles Nicolle, sous l’égide du ministère de la Santé et en partenariat avec le projet Sila, l’événement réunit pendant deux jours diplomates européens, experts, magistrats, médecins légistes, psychologues et représentants de la société civile, en présence de la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes et les filles.

Au cœur des échanges réside un constat partagé : face aux violences sexuelles, aucune institution ne peut agir de manière isolée. L’efficacité repose sur une action transversale associant la santé, la justice, la sécurité, le travail social et le soutien psychologique. Le futur protocole devra ainsi couvrir l’intégralité de la chaîne d’intervention, depuis l’accueil et l’examen médical jusqu’au recueil des preuves, à la protection immédiate et à l’accès à la justice. Neutralisant ainsi les risques de victimisation secondaire, de culpabilisation ou de ruptures de parcours.

Cette dynamique s’inscrira dans la durée pour permettre aux victimes de sortir de l’isolement et, pour certaines, de devenir à leur tour actrices de cette lutte. L’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, met toutefois en garde contre la persistance des violences basées sur le genre. Il estime que le dynamisme de la société civile et des institutions tunisiennes est réel. Mais la réponse doit désormais dépasser les seuls volets juridiques et de sensibilisation pour placer l’humain au centre des dispositifs. Face à des données alarmantes concernant les mineurs, le diplomate européen insiste sur l’obligation absolue de préserver leur équilibre physique et psychologique. Tout en rappelant l’engagement de longue date de l’UE à travers le programme Amna de lutte contre ces violences.

L’urgence est mondiale : près d’une femme sur trois subit des violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie. Un fléau qui n’épargne ni la Tunisie ni l’Europe. Pour l’ambassadeur du Royaume de Belgique en Tunisie, François Dumont, la mobilisation doit s’axer sur les droits humains, la prévention, le soin et l’autonomisation; tout en s’attaquant de front aux normes sociales discriminatoires. La Belgique partage d’ailleurs ses propres modèles lors de ce colloque, qu’il s’agisse de sa loi spécifique « Stop féminicide » adoptée en 2023 — une première européenne — que de ses centres d’aide accessibles 24 heures sur 24, détaillés par une experte de l’Institut belge pour l’égalité des femmes et des hommes. François Dumont salue au passage la loi tunisienne de 2017 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qu’il considère comme un texte majeur du cadre juridique national.

L’efficacité de cette lutte dépend d’un maillage sectoriel serré. L’ambassadeur du Royaume d’Espagne en Tunisie, Isidro Antonio Gonzalez Afonso, inscrit cette démarche dans la politique étrangère féministe de son pays — dont le gouvernement est composé aux deux tiers de femmes. La coopération espagnole, présente en Tunisie depuis vingt ans aux côtés de l’Office national de la famille et de la population, apporte son expertise technique au colloque via l’intervention de deux spécialistes de la médecine légale, chargées de présenter les méthodes espagnoles de détection précoce et d’évaluation des mineurs. Ce soutien s’appuie sur un mémorandum d’entente signé en 2018 entre les deux pays et fait écho à la récente conférence sur les politiques étrangères féministes en Espagne, qui appelait à la création de systèmes intégrés et coordonnés.

Ces efforts internationaux convergent vers le projet Sila, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par les coopérations belge et espagnole, qui articule le travail des ministères de la Santé et de la Famille. Le partenariat avec l’Unité Injed de l’hôpital Charles Nicolle témoigne de cette volonté d’institutionnaliser des pratiques d’excellence.

En clôture de la séance d’ouverture, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, réaffirme que la violence sexuelle constitue une violation grave des droits humains et un traumatisme profond pour la société tout entière. Face à cela, la réponse de l’État se doit d’être uniforme, accessible et juridiquement solide, en parfaite conformité avec le code de protection de l’enfant, la législation contre la traite des personnes et les engagements internationaux de la Tunisie, tels que le Protocole de Palerme. Plus qu’un simple document technique, ce futur référentiel unique est une étape hautement stratégique. Pour Mustapha Ferjani, unifier les pratiques des professionnels de santé et des médecins légistes permettra de transformer la médecine légale en un véritable outil de protection et de preuve, garantissant une stricte égalité de traitement pour chaque victime, quelle que soit sa région.

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Excès de liquidités, mais crédit aux entreprises en panne : l’alerte de l’IACE

L’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) a publié une analyse intitulée « Capitaliser sur la Liquidité des Banques Privées pour Financer L’Economie ». L’étude examine pourquoi les banques privées tunisiennes n’augmentent pas leur offre de crédit au secteur privé, malgré une liquidité suffisante. Ce manque de financement freine la croissance et la création d’emplois.

L’étude de l’IACE relève que le crédit aux entreprises privées du secteur industriel n’a progressé que de 0,1 % en 2023. Il a ensuite chuté de 0,3 % en 2024. Le secteur des services, lui, a enregistré des hausses de 2,7 % puis 2,6 %. Le Rapport de supervision bancaire 2024 de la BCT attribue ce ralentissement au repli de la demande de financement, lié à la conjoncture économique difficile. L’étude juge cette explication incomplète. Elle appelle à analyser aussi l’offre bancaire.

Le constat central porte sur le taux de transformation crédits/dépôts. Ce taux atteignait 120 % avant la pandémie en 2019, soit le plafond réglementaire fixé par la BCT. Il est tombé à 101,4 % en 2023, puis a continué de baisser sur 2024-2025 pour atteindre 96,2 % en août 2025. Ce niveau reste toutefois élevé en Tunisie par rapport à des pays où le secteur bancaire appartient majoritairement au privé, comme la France (91,4 %) et le Maroc (89,2 %). Les banques publiques expliquent cet écart.

L’étude de l’IACE souligne en effet un fossé marqué entre les deux catégories d’établissements. Le ratio crédit/dépôts des trois principales banques publiques s’élevait à 101, 7% fin décembre 2023, puis 97,3 % fin juin 2025. Celui des trois principales banques privées, lui, n’atteignait que 69,4 %, puis 67,4 %, sur la même période.

L’étude juge ce ratio alarmant. La liquidité disponible chez les banques privées est en effet largement suffisante. Leur taux de couverture de liquidité (LCR) atteint 138,3 % à fin 2025, bien au-delà du minimum de 100 % exigé par les accords de Bâle III. L’étude affirme ainsi que les banques privées ne capitalisent pas sur cet excès de liquidité pour offrir davantage de crédit aux entreprises privées.

L’étude avance trois explications. La première tient à la loi n° 10-2024 du 7 février 2024. Cette loi a autorisé la BCT à accorder des facilités au Trésor public pour 7 milliards de dinars. La loi de finances 2025 et le projet de loi de finances 2026 ont porté ce montant à 11 milliards de dinars, à taux zéro, avec trois ans de période de grâce et 15 ans de remboursement. Ces montants limitent la capacité de la BCT à refinancer les banques.

La deuxième explication réside dans l’aversion accrue au risque des banques privées. Face à des procédures de recouvrement longues et coûteuses, ces banques privilégient les garanties réelles. Elles restreignent aussi leur exposition aux PME.

La troisième explication tient au maintien de marges d’intermédiation élevées, de l’ordre de 4 % ou plus. Les banques privilégient le financement de l’État via les Bons du Trésor. Cela se traduit par des taux de crédit aux PME avoisinant 11 %, contre un TMM autour de 7 %. Le coût du financement augmente et l’investissement productif en pâtit.

L’étude relie ces contraintes sur l’offre de crédit à la faiblesse persistante de la croissance économique. Celle-ci atteint 2,5 % en 2025, contre 1,4 % en 2024. L’inflation, elle, a ralenti : de 9,3 % en 2023, elle est passée à 7,0 % en 2024, puis à 5,3 % en 2025.

L’IACE recommande à la Banque centrale d’encourager les banques privées à renforcer leurs capacités de gestion du risque. Cette prudence ne doit toutefois pas se traduire par un retrait du financement de l’économie productive. L’objectif est de transformer la gestion du risque en levier pour faciliter l’accès au crédit des entreprises opérant dans les secteurs porteurs, plutôt qu’en frein.

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Meuble Intérieurs : 27,3 MDT de CA en 2025, repli confirmé

La Société Atelier du Meuble Intérieurs a annoncé une révision de ses états financiers consolidés de l’exercice 2025. Et ce, à la suite de l’intégration de sa nouvelle filiale en France, remplaçant les données publiées le 21 mai 2026 au Bulletin officiel.

Le groupe Meuble Intérieurs a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 27,3 millions de dinars (MDT) en 2025; contre 29,2 millions de dinars un an auparavant. Soit un recul de 6,5 %.

Le résultat net consolidé part du groupe s’est établi à 2,63 MDT, contre 2,82 millions de dinars (MDT) en 2024. Enregistrant ainsi une baisse de 6,7 %.

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Délice Holding valide un dividende de 0,550 dinar par action

L’assemblée générale ordinaire de Délice Holding, réunie le 11 juin 2026, a validé le versement d’un dividende de 0,550 dinar tunisien par action au titre de l’exercice 2025.

Cette opération représente une enveloppe globale d’environ 60,4 millions de dinars tunisiens à distribuer aux actionnaires de la société. Le détachement de ce dividende interviendra le 13 juillet 2026, tandis que la mise en paiement effective est programmée pour le 15 juillet 2026.

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SAH : le bénéfice net du groupe dépasse les 63 millions de dinars en 2025

Le Conseil d’administration de la Société d’Articles Hygiéniques (SAH), réuni le mercredi 29 avril 2026, a arrêté les états financiers de l’exercice clos au 31 décembre 2025.

L’entreprise SAH affiche une progression de ses indicateurs financiers. Et ce, avec un bénéfice net consolidé, dit part du groupe, en hausse de 2,7 % pour atteindre plus de 63,2 millions de dinars. Aussi, face à ces résultats, une distribution de dividende de 0,400 dinar par action sera proposée aux actionnaires. Cette distribution s’est opérée lors de l’Assemblée Générale Ordinaire du mardi 9 juin 2026.

Pour ce qui est du détail des indicateurs financiers, le résultat net part du groupe s’établit précisément à 63,28 millions de dinars en 2025; contre 61,60 millions de dinars en 2024. De son côté, le résultat individuel net progresse de 6 %. Il atteint 52,78 millions de dinars en 2025; contre 49,79 millions de dinars l’année précédente. Enfin, le résultat individuel avant impôt s’élève à 57,45 millions de dinars en 2025; contre 53,71 millions de dinars en 2024. Ce qui représente une hausse de 7 %.

Au terme de l’examen du rapport d’activité et de la clôture des comptes, le Conseil d’administration de SAH a validé deux décisions majeures. Ainsi, la première consiste à soumettre au vote de l’Assemblée Générale la proposition du dividende de 0,400 dinar par action. Tandis que la seconde concerne la convocation officielle des actionnaires de la société pour la tenue de cette réunion au début du mois de juin.

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Paiement digital : FLOUCI s’intègre à Shopify, une première en Tunisie

 Flouci, l’entreprise fintech spécialisée dans le développement de solutions financières digitales, annonce le lancement de son plugin de paiement pour Shopify, une première en Tunisie permettant aux marchands d’activer un moyen d’encaissement en ligne directement sur leur boutique.

Une nouvelle solution pour simplifier le paiement en ligne

Une solution Flouci pour Shopify permet aux e-commerçants tunisiens d’intégrer une solution de paiement directement sur leur boutique en ligne et d’accepter des paiements par cartes nationales et internationales et wallets (comme la wallet Flouci). Cette intégration a été conçue pour être simple et rapide à mettre en place, sans développement technique ni intervention d’un développeur, permettant aux marchands de configurer leur solution d’encaissement de manière autonome et en quelques clics.

Un écosystème e-commerce élargi

Avec ce lancement, Flouci complète son écosystème de solutions de paiement destinées aux plateformes e-commerce. L’entreprise propose déjà des plugins compatibles avec WooCommerce, PrestaShop et Converty, permettant aux marchands utilisant ces différentes plateformes d’intégrer facilement une solution d’encaissement en ligne. L’ajout de Shopify permet désormais de couvrir les principales plateformes e-commerce utilisées en Tunisie et d’offrir aux marchands une solution cohérente quel que soit leur environnement technique.

Une solution de paiement régulée par la Banque Centrale

Flouci opère en tant que facilitateur de paiement autorisé par la Banque Centrale de Tunisie. La solution est conforme aux standards de sécurité PCI DSS (depuis novembre 2023) et s’inscrit dans le cadre réglementaire applicable aux services de paiement électroniques en Tunisie, garantissant la sécurité et la conformité des transactions effectuées via la plateforme.

Une expérience de paiement familière pour les utilisateurs

Flouci est déjà utilisé par des utilisateurs en Tunisie pour effectuer leurs paiements au quotidien via son application mobile, avec près de 500 000 téléchargements et plus de 140 000 comptes ouverts. Cette adoption permet aux marchands d’intégrer une solution de paiement déjà connue d’une partie de leurs clients, contribuant ainsi à fluidifier l’expérience de paiement en ligne et à renforcer la confiance lors des transactions.

Une solution pensée pour les besoins des marchands

Ce nouveau plugin s’inscrit dans la volonté de Flouci de proposer des solutions permettant aux entreprises de simplifier l’accès au paiement en ligne. Il permet aux marchands de mettre en place un moyen d’encaissement sur leur boutique sans complexité technique, de gérer leurs paiements de manière digitale et d’activer rapidement une solution adaptée aux usages e-commerce. Cette approche s’inscrit dans une vision plus large : la solution aide les commerçants à s’affranchir du système peu fiable du paiement à la livraison et à mieux gérer leur logistique.

À propos de Flouci

Flouci (By Kaoun) est une entreprise fintech basée à Tunis, Tunisie, spécialisée dans le développement de solutions financières digitales visant à faciliter l’accès aux services financiers pour les particuliers et les entreprises et à accompagner la transformation numérique des paiements.

Site web : https://flouci.com/
Lien de téléchargement : https://onelink.to/flouci

Communiqué

 

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IPSI : après 30 ans d’attente, une licence en médias numériques voit le jour

Le Conseil des universités vient d’approuver la création d’une nouvelle licence nationale « Médias et narrations numériques » à l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI). C’est la première nouvelle formation de ce niveau ouverte par l’établissement depuis trois décennies.

La même instance a simultanément validé la réhabilitation des deux licences nationales existantes, en journalisme et en communication. L’IPSI dispose ainsi d’un portefeuille de trois licences nationales.

La nouvelle formation cible les métiers liés aux plateformes et aux systèmes de communication numérique, un secteur en profonde mutation. L’Institut la présente comme un axe central de sa stratégie d’adaptation aux évolutions de l’environnement médiatique et communicationnel. L’annonce a été faite par la direction de l’IPSI le 7 juin 2026.

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SOTUVER double presque ses bénéfices en 2025

La Société tunisienne de verrerie (SOTUVER) affiche une progression spectaculaire de ses performances financières en 2025, avec un bénéfice net en hausse de 78 % et des revenus en progression de 14 %.

Le conseil d’administration de SOTUVER, réuni le 22 mai 2026, a arrêté les états financiers individuels de l’exercice 2025. Le résultat net ressort à 24,74 millions de dinars, contre 13,90 millions de dinars en 2024, soit une progression de 78%. Cette hausse est principalement attribuée aux dividendes versés par la filiale SOTUVER GLASS INDUSTRIES.

Les revenus de la société ont, quant à eux, atteint 115,14 millions de dinars en 2025, en hausse de 14 % par rapport aux 100,84 millions de dinars enregistrés à fin 2024.

Sur la base de ces résultats, le conseil d’administration a décidé de convoquer l’Assemblée générale ordinaire pour le mardi 16 juin 2026 et de proposer aux actionnaires la distribution d’un dividende de 250 millimes par action.

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