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Coupe du monde 2026 : 4,6 millions de spectateurs et 215 buts

La Coupe du monde de football 2026 a établi de nouveaux records historiques dès la phase de groupes. Et ce, tant en matière d’affluence que de buts marqués, a annoncé la FIFA.

Les 72 matchs de la phase de groupes de la Coupe du monde ont attiré 4 644 549 spectateurs et produit 215 buts. Soit les chiffres les plus élevés jamais enregistrés à ce stade de la compétition, avec une moyenne de trois buts par match.

L’affluence totale dépasse de près d’un million de spectateurs le précédent record établi lors du Mondial 1994 aux États-Unis, qui avait réuni 3 587 538 spectateurs. En matière de buts, l’édition 2022 au Qatar n’en avait compté que 179 en 64 matchs, avec une moyenne de 2,8 par rencontre.

Une nuance s’impose néanmoins : la moyenne par match reste inférieure à celle de 1994, avec 64 508 spectateurs contre 68 991. Et ce, en raison du nombre bien plus élevé de rencontres disputées dans le cadre du nouveau format élargi à 48 équipes.

Sur le plan symbolique, le capitaine canadien Alphonso Davies est entré dans l’histoire en devenant le 1 000ᵉ joueur du tournoi, lors de son entrée en jeu en seizièmes de finale face à l’Afrique du Sud. Les fan zones officielles des trois pays hôtes — États-Unis, Canada et Mexique — ont quant à elles accueilli plus de 5,5 millions de visiteurs.

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COMESA : les exportations tunisiennes atteignent 2,86 milliards de dinars en 2025

Les exportations de la Tunisie vers les marchés du COMESA ont augmenté de 50,2 % entre 2019 et 2025. C’est ce qu’indique, lundi 29 juin, le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid.

La valeur des exportations tunisiennes vers les marchés du COMESA passe de 1,9 milliard de dinars à environ 2,86 milliards de dinars. Et  ce, après avoir atteint un niveau record de plus de 3 milliards de dinars en 2023.

Lors du lancement des travaux du troisième forum de présentation des institutions du COMESA, le ministre a également indiqué que les importations en provenance des pays du COMESA ont progressé de près de 39 % au cours de la même période. Elles passent de 1,69 milliard de dinars en 2019 à plus de 2,06 milliards de dinars en 2025. Malgré le recul conjoncturel enregistré en 2020 en raison des répercussions de la pandémie de Covid-19.

Samir Abid estime que cette évolution reflète une intégration accrue de l’économie tunisienne dans l’espace économique du Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA). Il précise que la Tunisie poursuit ses efforts pour améliorer son climat des affaires et de l’investissement, renforcer la numérisation des services commerciaux et simplifier les procédures, conformément aux objectifs du COMESA et de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Selon lui, ces mesures permettent de renforcer la capacité des entreprises tunisiennes à s’intégrer dans les chaînes de valeur régionales et continentales.

Par ailleurs, le ministre du Commerce souligne que ces indicateurs témoignent de l’importance croissante des marchés du COMESA en tant que partenaire économique de la Tunisie et reflètent le potentiel existant pour développer les échanges commerciaux et les investissements, ainsi que pour renforcer la présence des produits et services tunisiens sur les marchés africains.

En outre, il a ajouté que la Tunisie poursuivra la mise en œuvre de réformes visant à améliorer le climat des affaires, à travers l’adhésion du secteur privé, des institutions financières et des institutions spécialisées du COMESA. Et ce, afin de renforcer l’investissement, de soutenir les start-up ainsi que les petites et moyennes entreprises et d’élargir la zone de libre-échange du COMESA conformément aux objectifs de la ZLECAf.

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Des barques tunisiennes roulent à l’énergie verte

La première navigation opérationnelle en Tunisie d’une embarcation de pêche artisanale fonctionnant entièrement grâce à une propulsion électrique alimentée par l’énergie solaire a eu lieu, lundi 29 juin 2026, à Ajim, sur l’île de Djerba. C’est ce qu’indique WWF Afrique du Nord dans un communiqué publié lundi.

Organisée par WWF Afrique du Nord, cette expérience pilote constitue la première démonstration concrète en Tunisie de l’utilisation d’un système de propulsion électrique solaire sur une embarcation de pêche artisanale. Selon l’organisation, elle marque une étape en faveur de la transition énergétique et de la protection du milieu marin, en démontrant qu’une alternative aux moteurs thermiques est aujourd’hui envisageable pour les communautés de pêcheurs.

Au-delà de son importance nationale, cette initiative positionne la Tunisie parmi les pays pionniers du bassin méditerranéen en matière de décarbonisation de la pêche artisanale et ouvre la voie au développement de solutions conciliant préservation des ressources marines, transition énergétique et économie bleue durable.

Le site d’Ajim a été retenu pour accueillir cette première démonstration en raison du dynamisme de sa communauté de pêcheurs artisanaux, de l’engagement des acteurs locaux en faveur de la transition énergétique et des conditions d’ensoleillement favorables à l’exploitation de l’énergie solaire.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Décarbonisation de la pêche artisanale en Tunisie : Promotion de l’énergie propre pour des communautés côtières durables », financé par le Foreign Commonwealth and Development Office (FCDO) du Royaume-Uni.

Le projet vise à accélérer la transition vers les énergies propres dans le secteur de la pêche artisanale, à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à améliorer les conditions de vie des pêcheurs et à préserver les écosystèmes marins.

Il répond aux défis auxquels est confrontée la pêche artisanale tunisienne, notamment l’augmentation continue du coût des carburants fossiles, qui représente une part importante des charges d’exploitation des pêcheurs, ainsi qu’à la nécessité d’accompagner les engagements nationaux et internationaux de la Tunisie en matière de lutte contre le changement climatique.

Mis en œuvre sur une période de douze mois dans le Golfe de Gabès, le projet a pour objectif de démontrer la faisabilité technique et économique de l’utilisation des énergies propres dans la pêche artisanale, tout en développant des mécanismes de financement innovants favorisant le déploiement de cette technologie à plus grande échelle.

Il prévoit notamment l’équipement de huit embarcations de pêche artisanale avec des systèmes de propulsion électrique alimentés par l’énergie solaire, le renforcement des capacités de plus de 100 pêcheurs et représentants des institutions concernées, ainsi que la réalisation d’analyses techniques, économiques et de recommandations destinées à accompagner l’élaboration des politiques nationales relatives à la transition énergétique dans le secteur de la pêche.

La démonstration repose sur un système intégré comprenant un moteur électrique spécialement conçu pour la navigation côtière des embarcations de pêche artisanale et une batterie rechargeable garantissant l’autonomie nécessaire aux sorties en mer.

Le dispositif comprend également une station de recharge alimentée par énergie solaire photovoltaïque, installée au profit des Groupements de Développement de la Pêche à Ghannouch (gouvernorat de Gabès) et à Ajim (gouvernorat de Médenine), permettant aux pêcheurs de recharger leurs batteries grâce à une énergie propre et renouvelable.

Selon WWF Afrique du Nord, cette initiative permettra une réduction des dépenses liées au carburant pour les pêcheurs artisanaux, une diminution des risques de pollution marine liés aux hydrocarbures, une baisse des émissions de dioxyde de carbone (CO₂) et de la pollution sonore générée par les moteurs thermiques conventionnels.

Les impacts attendus comprennent également une amélioration de la qualité de l’air dans les zones côtières, un renforcement de la résilience économique et sociale des communautés de pêcheurs, ainsi que la mise à disposition d’un modèle pilote reproductible dans d’autres régions de Tunisie et dans les pays du bassin méditerranéen.

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Plateformes numériques : l’UGTT exige la fin du vide juridique qui précarise 60 000 travailleurs

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a organisé lundi une conférence sur la situation des travailleurs des plateformes numériques en Tunisie, révélant que 98 % d’entre eux sont dépourvus de toute couverture sociale et que 60 % des livreurs se voient refuser toute assurance, dans un secteur qui échappe encore à tout cadre légal.

Une étude du département des études de l’UGTT, lancée en juin 2025 et présentée lors de cette conférence, révèle que le secteur des plateformes numériques en Tunisie relève de l’économie parallèle et regroupe environ 60 000 travailleurs et travailleuses, répartis en quatre catégories : livraison de commandes commerciales; livraison de médicaments en pharmacies et à domicile; auxiliaires de vie et aides-soignants à domicile; et transport de passagers à moto.

Des conditions de travail précaires et des revenus irréguliers

L’étude indique que 75 % de ces travailleurs souffrent d’irrégularité de revenus. Ce qui compromet leur stabilité familiale, leur accès au logement et leurs conditions de vie. Le licenciement peut intervenir à tout moment, sans procédure : il suffit, selon le secrétaire général adjoint de l’UGTT Ahmed Jziri, de « supprimer l’accès numérique du travailleur pour le priver immédiatement de toute possibilité d’exercer son activité ».

En outre, sur le plan sanitaire, les travailleurs sont exposés aux risques de la route, aux maladies respiratoires, aux troubles musculo-squelettiques et aux affections nerveuses, inhérents à la nature de leur activité.

Un vide juridique aux conséquences concrètes

L’absence de couverture contre les accidents du travail a conduit les compagnies d’assurance à refuser systématiquement d’assurer les deux-roues motorisés des livreurs. Les contraignant à circuler avec des véhicules non homologués, soulignent les données présentées lors de la conférence.

Face à ce constat, l’UGTT a formulé plusieurs recommandations :

  • Intégrer les travailleurs des plateformes dans le système de sécurité sociale;
  • Encadrer la relation employeur-employé par un contrat de travail;
  • Créer des syndicats représentatifs;
  • Et former ces travailleurs en matière de santé et de sécurité professionnelles.

L’organisation syndicale appelle également à l’application de la Convention n° 193 de l’Organisation internationale du travail (OIT), adoptée récemment. Laquelle constitue un cadre de référence sur le droit au travail décent pour les travailleurs des plateformes numériques.

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Bir El Kassaa : hausse des volumes et baisse des prix

En juin 2026, le marché de gros de Bir El Kassaa a enregistré une hausse marquée de ses approvisionnements en légumes, en fruits et en produits de la pêche. Elle s’accompagne d’un recul des prix de nombreux produits. C’est ce qu’annonce un communiqué publié samedi par le ministère du Commerce et du Développement des exportations.

Par rapport au mois de mai 2026, les quantités commercialisées ont sensiblement augmenté aumarché de gros de Bir El Kassaa. Tandis que les prix moyens de plusieurs produits maraîchers et fruitiers ont diminué. Et ce, malgré la hausse saisonnière de la demande durant l’été.

Pour les légumes, le prix moyen de la tomate s’est établi à 902 millimes le kilogramme, en baisse de 62,5 % par rapport à mai. Le piment fort s’est vendu en moyenne à 1 dinar 245 millimes/kg (-22 %), le poivron doux à 1 dinar 934 millimes/kg (-7,6 %), la pomme de terre à 1 dinar 372 millimes/kg, l’oignon sec à 751 millimes/kg (-43,6 %), le concombre à 1 dinar 079 millimes/kg (-25,3 %) et la courgette à 840 millimes/kg (-0,6 %).

Les fruits ont également enregistré une baisse des prix. La fraise s’est négociée à 2 dinars 584 millimes/kg (-42,4 %), la pomme à 2 dinars 990 millimes/kg (-43,2 %), la pêche à 2 dinars 821 millimes/kg (-0,8 %), la pêche « Boutabgaya » à 3 dinars 012 millimes/kg (-14,9 %), l’abricot à 2 dinars 659 millimes/kg (-8,4 %), la pastèque verte à 515 millimes/kg (-64,4 %) et le melon d’eau (« battikh ») à 1 dinar 027 millimes/kg (-68,4 %).

Le ministère fait également état d’une progression des volumes d’approvisionnement. Les arrivages de tomates ont atteint 3 834 tonnes. Soit une hausse de 78,3 % par rapport à mai. Ceux du piment fort se sont élevés à 2 473 tonnes (+34,5 %), du poivron doux à 455 tonnes (+18,8 %), de la pomme de terre à 2 146 tonnes, de l’oignon sec à 2 666 tonnes, du concombre à 1 953 tonnes (+8,1 %) et de la courgette à 610 tonnes.

Pour les fruits, les volumes commercialisés ont atteint 570 tonnes de fraises, 952 tonnes de pommes (+477 %), 716 tonnes de pêches, 2 553 tonnes de pêches « Boutabgaya » (+233,2 %), 1 710 tonnes d’abricots, 2 577 tonnes de pastèques vertes (+16,2 %) et 2 285 tonnes de melons d’eau (+140,5 %).

Les produits de la pêche ont également affiché une évolution favorable. Les quantités mises en vente ont atteint 685 tonnes, en hausse de 53,58 %, dont 248 tonnes de poissons bleus.

Les arrivages de sardines se sont établis à 135 tonnes, pour un prix moyen de 4 dinars 069 millimes/kg, en baisse de 24,3 %. Les quantités de maquereaux ont atteint 35 tonnes (+94,44 %), avec un prix moyen de 12 dinars 044 millimes/kg (-11,2 %).

Les arrivages de chinchard (« chourou ») ont totalisé 63 tonnes, en progression de 1,6 %, pour un prix moyen de 5 dinars 127 millimes/kg, en recul de 15,5 %. Quant aux bogues (« bouga »), leurs volumes ont augmenté de 33,33 % pour atteindre 16 tonnes; tandis que leur prix moyen a diminué de 30,1 %, à 3 dinars 661 millimes/kg.

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Agroalimentaire : la Tunisie accélère sa percée au Ghana

Quatre entreprises exportatrices tunisiennes du secteur agroalimentaire ont mené une mission commerciale à Accra (Ghana). Selon un communiqué publié samedi par le Centre de promotion des exportations (CEPEX), cette opération « Door-to-Door » a permis d’établir des contacts d’affaires directs avec des importateurs, distributeurs et opérateurs économiques ghanéens.

La délégation tunisienne a présenté une offre comprenant de l’huile d’olive, des dattes et leurs dérivés, des pâtes alimentaires, du couscous, des biscuits, des boissons ainsi que des conserves de poisson et de légumes. Parallèlement aux rencontres B2B, les participants ont visité des enseignes de distribution moderne, des marchés de gros et des circuits traditionnels afin d’étudier les spécificités du marché local.

Cette mission s’inscrit dans la stratégie du CEPEX d’accompagner l’implantation des entreprises tunisiennes sur les marchés africains, le marché ghanéen du détail alimentaire étant estimé à 33,2 milliards de dollars.

Actuellement, le Ghana est le 11ᵉ client subsaharien de la Tunisie. Les exportations tunisiennes vers ce pays ont augmenté de 64 % au cours des cinq premiers mois de 2026. Selon les estimations, le potentiel d’exportation non exploité de la Tunisie vers le Ghana s’élève à plus de 20 millions de dollars. Ce gisement concerne l’agroalimentaire (conserves de sardines, pâtes, double concentré de tomate, margarine) et plusieurs produits industriels (conducteurs électriques, compteurs d’électricité, superphosphates et ciment).

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FIH 2026 : 32 spectacles et 12 pays pour une 60e édition anniversaire monumentale

Du 11 juillet au 13 août 2026, le Festival International de Hammamet (FIH) célébrera ses soixante ans d’existence. Pour cette édition anniversaire placée sous le slogan « Endless Memories », l’amphithéâtre de la ville côtière vibrera au rythme d’une programmation éclectique et sélective, mêlant musique du monde, danse et théâtre. Au total, 32 spectacles réuniront des artistes de renom venus de 12 pays, perpétuant ainsi une identité cosmopolite forgée depuis 1964.

Depuis six décennies, le FIH se distingue par son ouverture sur des thématiques universelles telles que la liberté, l’humain, la paix, l’exil ou le déracinement. Cette année encore, l’événement préserve son éclat en naviguant entre tradition et modernité, proposant une palette de genres allant du jazz au blues, en passant par le fado, le rock alternatif, les musiques africaines, le tarab, les sonorités cubaines, électroniques ou l’arabe contemporain.

Fidèle à sa tradition, le festival s’ouvrira le 11 juillet avec la création théâtrale tunisienne « Les Fugueuses » de Wafa Taboubi. Le quatrième art occupera une place de choix avec d’autres œuvres nationales attendues : « Jacaranda » (texte d’Abdelhalim Messaoudi, mise en scène de Nizar Saidi), « Testostérone » de Cyrine Gannoun, et « Le jardin des amants » de Moez Achouri. La scène chorégraphique sera quant à elle investie par Selim Ben Safia, qui présentera sa création « Labess », sublimée par une installation scénographique de Nadia Kaabi-Linke.

Virtuoses internationaux et ponts culturels

Les mélomanes applaudiront des figures majeures de la musique contemporaine. Le virtuose tunisien Dhafer Youssef marquera son grand retour pour présenter son album « Shiraz ». La Palestine sera dignement représentée par le pianiste Faraj Suleiman le 23 juillet, suivi le lendemain par l’icône Marcel Khalife. Un riche contingent d’artistes libanais fera également escale à Hammamet, parmi lesquels Yasmine Hamdan, Yara, Joseph Attieh, Melhem Zein, Cindy Latty, le chanteur Adam, ainsi que le pianiste Ghassan Yammine.

L’Afrique et la Méditerranée résonneront grâce au légendaire Malien Salif Keïta, aux iconiques Algériens de Gnawa Diffusion, au groupe turc Dedublüman et à la pionnière de la chanson marocaine Najat Aâtabou. Le projet « Aïta mon amour », porté par le Tunisien Khalil Epi et la Marocaine Widad Mjama, célèbrera l’art populaire marocain de la Aïta. L’horizon international sera complété par la reine du fado portugais Mariza, l’Espagnole Bebe, les Cubains de The Buena Vista Orchestra, le jazzman américain Big Daddy Wilson et le crooner italien Mario Biondi.

Une scène tunisienne engagée et symbolique

La scène locale naviguera entre esthétiques alternatives et répertoire patrimonial. Les festivaliers retrouveront le duo Noor et Selim Arjoun dans une formule symphonique, Outail Maaoui avec son projet « Sada Atlas », Bouthaina Nabouli avec « Doulicha », ou encore Mehdi Mouelhi et sa proposition « Nostaljica ».

Deux dates phares revêtiront une importance hautement symbolique : la soirée du 25 juillet, célébrant la Fête de la République, sera confiée à Chokri Bouzayen, tandis que la clôture du 13 août, Journée de la femme tunisienne, sera assurée par la chanteuse Sofia Sadok.

Calendrier complet de la 60ème édition :

  • 11 juillet : « Les fugueuses » – Wafa Taboubi (Tunisie)

  • 12 juillet : Dhafer Youssef – « Shiraz » (Tunisie)

  • 13 juillet : Yasmine Hamdan (Liban)

  • 14 juillet : Mehdi Mouelhi – « Nostaljica » avec R. Zarrouk, H. Helal, M. Allani, L. Sendy (Tunisie)

  • 15 juillet : Bebe (Espagne)

  • 17 juillet : Noor Arjoun X Selim Arjoun – Live With Orchestra (Tunisie)

  • 18 juillet : Yara (Liban)

  • 19 juillet : « Labess » – Selim Ben Safia & Nadia Kaabi-Linke (Tunisie)

  • 20 juillet : Gnawa Diffusion (Algérie)

  • 21 juillet : Big Daddy Wilson (USA)

  • 22 juillet : Joseph Attieh (Liban)

  • 23 juillet : Faraj Suleiman (Palestine)

  • 24 juillet : Marcel Khalife (Liban)

  • 25 juillet : Chokri Bouzayen (Tunisie) – Soirée de la Fête de la République

  • 26 juillet : Outail Maaoui – « Sada Atlas » avec D. Chebil, H. Lajmi, R. Abdallah (Tunisie)

  • 27 juillet : NORDO (Tunisie)

  • 28 juillet : The Buena Vista Orchestra (Cuba)

  • 30 juillet : Widad Mjama X Khalil Epi – « Aïta mon amour » (Maroc / Tunisie)

  • 31 juillet : Salif Keïta (Mali)

  • 1er août : Mariza (Portugal)

  • 2 août : Mario Biondi (Italie)

  • 3 août : Bouthaina Nabouli – « Doulicha » (Tunisie)

  • 4 août : Ghassan Yammine – « De Moi à Aznavour » (Liban)

  • 5 août : « Jacaranda » – A. Messaoudi / N. Saidi (Tunisie)

  • 6 août : Melhem Zein (Liban)

  • 7 août : Dedublüman (Turquie)

  • 8 août : Najat Aâtabou (Maroc)

  • 9 août : Cindy Latty (Liban)

  • 10 août : « Testostérone » – Cyrine Gannoun (Tunisie)

  • 11 août : Adam (Liban)

  • 12 août : « Le jardin des amants » – Moez Achouri (Tunisie)

  • 13 août : Sofia Sadok (Tunisie) – Soirée de la Journée de la Femme Tunisienne

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L’excellence de l’artisanat tunisien saluée par l’UNESCO

Sept artisans tunisiens ont été honorés vendredi par l’UNESCO. Leur engagement pour la préservation des savoir-faire traditionnels menacés de disparition a été récompensé. De la broderie de Kerkennah à la tuile de Testour, ces distinctions consacrent des métiers rares et des hommes et femmes qui ont choisi de les transmettre.

La cérémonie s’est tenue sous la présidence du ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Soutien au rôle de la culture dans le développement durable en Tunisie ». Le représentant de l’UNESCO pour les pays du Maghreb et les responsables de l’Office national de l’artisanat y ont également participé.

Sept lauréats ont été primés. Fatma Essamet pour la broderie de Kerkennah. Mounir Essekkal pour la poterie Jefna de Guellala. Mohamed Slim Elhasseni pour la fabrication de selles. Chokri Ben Ali pour la sculpture et gravure sur plâtre. Issam Esseghir pour le dorage et lustrage. Lassaad Challedi pour la sparterie en roseau fin. Hassen Dine Jbiss pour la tuile traditionnelle de Testour.

Ces distinctions s’inscrivent dans une stratégie nationale claire. L’objectif : transformer le patrimoine artisanal en ressource économique durable. En 2025, les programmes de formation ont bénéficié à plus de 13 000 artisans. Une hausse de 20 % par rapport à 2024.

Le ministre a annoncé la poursuite de la création de centres d’innovation et de design. Le centre de Kasserine, récemment inauguré, en est le premier exemple. Ces structures visent à moderniser les créations artisanales et à renforcer leur compétitivité.

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Rééchelonnement des dettes : la BTS offre une seconde chance aux clients endettés

La Banque tunisienne de solidarité (BTS) a annoncé le lancement d’une plateforme en ligne destinée aux clients concernés par des dettes non remboursées depuis plus de dix ans. Ce dispositif, prévu par l’article 70 de la loi de finances 2026, vise à faciliter la restructuration des créances et le dépôt des demandes de rééchelonnement jusqu’au 31 décembre 2026.

La banque précise que les bénéficiaires peuvent soumettre leur demande soit à distance via la plateforme numérique accessible sur son site officiel, soit directement auprès de ses agences, au moyen d’un formulaire dédié.

Les demandes seront examinées par les services compétents de la BTS, conformément aux conditions fixées par la législation en vigueur. Les clients seront ensuite informés des décisions prises concernant leurs dossiers.

La BTS invite l’ensemble des clients éligibles à déposer leurs demandes avant la date limite du 31 décembre 2026, que ce soit en ligne ou auprès de ses agences.

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La Tunisie mobilise le soutien africain pour ses candidatures à l’UAT et à l’UIT

La Tunisie a officiellement sollicité le soutien des pays africains en faveur de ses candidatures à des postes stratégiques au sein de l’Union africaine des télécommunications (UAT) et de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Cette démarche a été au cœur d’une rencontre organisée vendredi à Tunis avec les chefs des missions diplomatiques africaines accréditées en Tunisie.

La réunion a été coprésidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, et le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi.

À cette occasion, Tunis a présenté deux candidatures à l’UAT : un siège au Conseil d’administration et le poste de secrétaire général, pour lequel la Tunisie propose Fayçal Bayouli. Le gouvernement tunisien a également sollicité l’appui des États africains pour obtenir un siège au Conseil de l’UIT au titre du mandat 2027-2030.

Mohamed Ali Nafti a mis en avant l’engagement de longue date de la Tunisie au sein de l’UIT ainsi que l’expertise reconnue du pays dans le domaine des technologies numériques. Il a affirmé que ces candidatures traduisent la volonté de la Tunisie de contribuer au développement du continent et de défendre les intérêts communs des pays africains au sein des instances internationales.

Pour sa part, Sofiene Hemissi a présenté les grandes orientations de la stratégie tunisienne dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Celle-ci repose notamment sur le développement des infrastructures numériques, le renforcement de la cybersécurité, la promotion de l’intelligence artificielle, l’harmonisation des cadres réglementaires et le développement des compétences. Il a réaffirmé l’engagement de la Tunisie en faveur d’une Afrique numérique inclusive, souveraine et résiliente.

La rencontre s’est achevée par une présentation technique des principaux axes de cette vision, mettant l’accent sur le renforcement de la coopération Sud-Sud, le partage d’expériences et la diffusion des bonnes pratiques, notamment en matière de législation relative aux start-up, afin de renforcer la présence et l’influence de l’Afrique dans les instances internationales.

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Taxes, interdictions, avertissements : pourquoi rien n’a vraiment marché contre le tabac

Le tabac demeure la première cause évitable de cancer dans le monde, et cinquante ans de politiques antitabac n’ont pas permis d’en réduire durablement l’impact. C’est la thèse centrale défendue par l’oncologue français David Khayat lors du congrès Technovation Smoke-Free, organisé à Rabat le 24 juin 2026 sous l’égide de Philip Morris International. Sa conclusion : orienter les fumeurs incapables d’arrêter vers des alternatives sans combustion constitue un levier de santé publique sous-exploité.

Les chiffres sont connus mais rappelés avec insistance : vingt millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués en 2020, dix millions de personnes en sont mortes la même année. Le cancer est désormais la première cause de mortalité mondiale, devant la tuberculose et le paludisme réunis. En France, un homme sur deux et une femme sur trois développeront un cancer au cours de leur vie. L’OMS estime que le nombre de nouveaux cas double tous les vingt ans.

Dans ce tableau, la part du tabac n’a pas évolué : des données comparatives entre 1990 et 2023 montrent qu’il occupait déjà, et occupe toujours, la première place parmi les causes évitables de cancer liées au mode de vie.

Les progrès de l’immunothérapie et des thérapies ciblées transforment progressivement le cancer en maladie chronique, nécessitant des traitements coûteux sur plusieurs années. « Aucun de nos pays ne pourra assumer financièrement le coût de cette maladie », avertit Khayat. Dans ce contexte, la prévention apparaît comme le levier le plus efficace, et le tabac comme la cible prioritaire.

Khayat, qui a notamment présidé l’Institut national du cancer, dirigé la société américaine de cancérologie et conseillé le directeur général de l’OMS à Genève, a également été conseiller de Jacques Chirac sur les questions de cancer pendant cinq ans et a créé la Journée mondiale contre le cancer, célébrée chaque 4 février. Fort de ce parcours, il pointe les limites des outils déployés jusqu’ici.

Exemple concret : lorsqu’il conseillait l’Élysée, la hausse du prix du paquet de cigarettes de quatre à cinq euros en deux ans avait entraîné une baisse d’environ 1,8 million de fumeurs et fait reculer les ventes de Philip Morris en France de 80 à 55 milliards d’unités par mois. Résultat deux ans plus tard : huit anciens fumeurs sur dix avaient repris. Avertissements sanitaires, interdiction d’exposer les produits chez les buralistes… aucune de ces mesures n’a produit d’effet durable. En France, un paquet dépassant douze euros a par ailleurs alimenté un important marché de contrebande, notamment de cigarettes fabriquées en Chine. L’expérience historique de la prohibition de l’alcool aux États-Unis dans les années 1920, qui avait favorisé l’essor de la criminalité organisée jusqu’à son abrogation en 1933, lui sert de parallèle pour rejeter également la logique d’interdiction. La raison profonde de cet échec tient à la nature de la dépendance : le fumeur cherche à la fois la nicotine et le rituel gestuel. Pour obtenir cette nicotine, il brûle du tabac, et c’est là que réside le problème.

Combustion, pas nicotine

Trois idées reçues, encore largement répandues y compris dans le corps médical, structurent son raisonnement. La première concerne la génétique. Seuls 5 % des cancers sont d’origine héréditaire, transmis par un gène muté comme BRCA1 dans certains cancers du sein. Les 95 % restants résultent de mutations acquises sous l’effet de l’alimentation, de l’environnement et des comportements individuels.

La deuxième porte sur le cannabis. Khayat cite le cas d’un chanteur français atteint d’un cancer du poumon à petites cellules (une forme qui, selon lui, ne survient que chez les fumeurs) qui n’avait jamais touché une cigarette mais consommait du cannabis quotidiennement. Le caractère naturel d’une plante ne la rend pas inoffensive lorsqu’elle est brûlée : toute combustion de matière végétale produit des substances cancérigènes.

La troisième concerne la nicotine elle-même. Lors d’une conférence dans une faculté de médecine à Mexico, 90 % des médecins présents estimaient que la nicotine était cancérigène, une croyance qu’il dit avoir retrouvée en Tunisie. Or la fumée de tabac contient entre 6 000 et 7 000 molécules et particules, dont 93 classées comme potentiellement cancérigènes et 80 comme cancérigènes avérés par l’Agence internationale de recherche sur le cancer (IARC). La nicotine, elle, ne figure dans aucune des monographies de l’IARC consacrées aux substances cancérigènes. « Cela fait quarante ans que nous prescrivons à nos patients des gommes, des pastilles et des patchs de nicotine. Aurions-nous, en toute connaissance de cause, prescrit quelque chose de cancérigène ? » Le risque provient de la combustion, pas de la molécule.

Ce raisonnement s’appuie sur le principe de Paracelse : tout est toxique, seule la dose fait le poison. Comme pour la viande rouge, classée cancérigène pour le côlon par l’IARC en octobre 2015, le risque augmente avec l’intensité et la durée de l’exposition. Il en va de même pour le tabac : fumer moins d’un paquet par jour n’expose pas au même risque que fumer plus de deux paquets.

Vers une stratégie de réduction du risque

Khayat ne minimise pas la priorité de l’arrêt total. Mais une étude américaine qu’il cite donne la mesure de l’obstacle : 64 % des patients venant d’apprendre qu’ils étaient atteints d’un cancer du poumon, conscients qu’ils allaient subir chimiothérapie, chirurgie et radiothérapie et pour beaucoup avec un pronostic très défavorable, ont continué à fumer jusqu’à leur décès.

Après cinquante ans de cancérologie et des milliers de patients suivis, il juge l’objectif du sevrage total inaccessible pour une partie des fumeurs. D’où sa proposition : orienter ceux qui ne peuvent pas arrêter vers des alternatives capables de leur fournir nicotine et rituel gestuel sans combustion. Une telle stratégie, complémentaire à la prévention primaire, pourrait selon lui accélérer le déclin de la cigarette traditionnelle et réduire le nombre de décès liés au tabagisme, jusqu’à ce que la cigarette « trouve un jour sa place dans les musées ».

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Taux, dollar, inflation : le triple fardeau qui fait plonger l’or

Le cours de l’or est passé sous le seuil des 4 000 dollars l’once vendredi, pénalisé par un dollar fort et des anticipations croissantes d’un relèvement accéléré des taux d’intérêt américains pour contenir l’inflation. Le métal précieux s’achemine vers une perte hebdomadaire d’environ 4 %, sa quatrième semaine consécutive dans le rouge.

Le cours au comptant a reculé de 0,9 %, à 3 991,49 dollars l’once. Les contrats à terme américains, dont la livraison est prévue en août, ont cédé 1 %, à 4 007,30 dollars l’once. Ce franchissement à la baisse du seuil symbolique des 4 000 dollars, observé pour la première fois mercredi depuis novembre 2025, intervient dans un contexte défavorable au métal jaune. Si l’or est traditionnellement considéré comme une valeur refuge en période de turbulences économiques, la hausse des taux d’intérêt et la vigueur du dollar accentuent les pressions sur ses cours, selon le Conseil mondial de l’or. Depuis le record historique de 5 594,82 dollars l’once atteint en janvier dernier, le repli atteint désormais près de 29 %.

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VERMEG reçoit l’International Excellence Award 2026 au Tunisia Investment Forum

L’éditeur tunisien de logiciels financiers VERMEG a été distingué par l’International Excellence Award 2026. Il lui a été donné ce 26 juin lors de la cérémonie d’ouverture de la 22ème édition du Tunisia Investment Forum organisé par FIPA Tunisia.

C’est la Cheffe du Gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, qui a remis ce prix à  VERMEG, en présence de membres du gouvernement, d’ambassadeurs et de représentants institutionnels, d’investisseurs et de partenaires économiques.

Fondée il y a plus de trente ans en Tunisie, VERMEG développe des logiciels destinés aux banques, banques centrales, infrastructures de marché et compagnies d’assurance. La société compte aujourd’hui plus de 160 clients institutionnels dans plus de 40 pays, dont 24 banques centrales. Plus de 30 % de ses effectifs sont dédiés à la recherche et développement.

« Cette distinction récompense avant tout une aventure collective, portée depuis plus de trente ans par des talents capables de concevoir, depuis la Tunisie, des solutions technologiques parmi les plus avancées du secteur financier », a déclaré Badreddine Ouali, Founder & Chairman de VERMEG, ajoutant que le prix encourage la société à « poursuivre ses investissements dans l’innovation, l’intelligence artificielle et le développement des compétences ».

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Atelier Meuble Intérieurs résiste : moins de chiffre d’affaires, mais un carnet de commandes jamais atteint

Un recul de 6,82 % du chiffre d’affaires, et pourtant un dividende distribué et un carnet de commandes à son plus haut historique : c’est le paradoxe qu’Atelier du Meuble Intérieurs a soumis à ses actionnaires le 25 juin 2026.

L’AGO réunie à Tunis a entériné des comptes en demi-teinte. Le chiffre d’affaires consolidé tombe à 27,33 millions de dinars contre 29,22 millions en 2024. Le résultat net suit : 2,56 millions de dinars, contre 2,67 millions l’année précédente. Le Conseil d’Administration a néanmoins arrêté un dividende brut de 0,315 dinar par action.

Ce qui change la lecture, c’est le carnet. Au 31 décembre 2025, la société affiche 7,5 millions de dinars de commandes non encore exécutées — un record. Sur l’année, le volume total de commandes reçues a atteint 27,3 millions de dinars, pour un chiffre d’affaires de l’activité propre de 25,6 millions. L’écart entre les deux chiffres dit l’essentiel : la demande tire, la production suit avec décalage.

Ben Slimane voit 2026 en positif

« Notre société aborde l’exercice 2026 avec confiance et ambition, tant sur le marché local qu’à l’international », a déclaré Aziz Ben Slimane, Directeur de la société, balayant d’un mot le recul enregistré. Il mise sur les grands comptes, les institutions et les entreprises en phase d’aménagement pour alimenter la croissance locale. Tandis que la conquête de nouveaux marchés export figure parmi les priorités affichées pour l’année en cours. La société a également mentionné la poursuite de ses engagements en matière d’éducation, de santé et de culture.

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Tabagisme – Amen Allah Messadi : « Le facteur temps joue contre nous »

Les systèmes de santé africains ne peuvent plus se permettre d’ignorer les alternatives au tabac. C’est le message qu’Amen Allah Messadi, président de l’Association tunisienne de traitement des brûlures et des plaies (ATTBP), a adressé aux décideurs du continent : face aux fumeurs incapables de décrocher, la réduction des risques n’est plus une option — c’est une nécessité médicale et économique.

Dans une déclaration à L’Économiste Maghrébin en marge du congrès Technovation Smoke-Free organisé à Rabat sous l’égide de Philip Morris International, tenu le 24 juin 2026, le spécialiste s’est exprimé sans détour : « Les systèmes de santé se doivent d’adopter cette option comme une alternative réaliste et accessible, tant pour le patient que pour les sociétés africaines, afin de limiter les dommages considérables engendrés par le tabac. »

Sur le plan clinique, le Dr Messadi tranche une confusion qu’il juge coûteuse : la nicotine crée la dépendance et agit sur les vaisseaux sanguins et le rythme cardiaque, mais c’est la combustion qu’il désigne sans ambiguïté comme « le problème le plus grave et le principal responsable » des pathologies létales, au premier rang desquelles le cancer broncho-pulmonaire.

Un cancer que l’Afrique n’a tout simplement pas les moyens de traiter à grande échelle. Le continent, rappelle-t-il, « ne dispose pas des capacités économiques et logistiques nécessaires pour supporter ces charges financières colossales » — des coûts qu’il qualifie d’« exorbitants et très lourds » pour des systèmes hospitaliers déjà saturés.

Sa prise de position n’est pas abstraite. Ancien chef du service de réanimation des grands brûlés, le Dr Messadi a été confronté de longue date à l’insuffisance respiratoire chronique d’origine tabagique. Plus récemment, ses travaux sur la cicatrisation des plaies complexes l’ont conduit à une autre certitude : le tabac sabote directement la guérison du pied diabétique, des ulcères veineux et artériels, et des escarres, en altérant la vascularisation et l’oxygénation des tissus.

La Tunisie dispose pourtant d’un arsenal de sevrage — gommes, patchs, acupuncture, consultations hospitalières gratuites. Le problème : leur adhésion reste, selon le médecin, « très faible » au regard de l’ampleur du phénomène. Laisser les fumeurs « s’enliser dans des trajectoires à haut risque » faute d’alternatives innovantes ne lui semble ni tenable ni éthiquement défendable.

Président de l’Association panafricaine des plaies et de la cicatrisation, le Dr Messadi avertit que « le facteur temps joue clairement contre nous » et classe la lutte antitabac parmi les « défis stratégiques urgents », bien au-delà du périmètre d’une seule spécialité. Il voit dans le congrès de Rabat « une plateforme essentielle de rapprochement scientifique et d’échange d’expériences entre médecins et décideurs en Afrique », et appelle à une formation médicale continue permettant d’ancrer la distinction combustion/nicotine dans les pratiques — « le véritable début de la solution », selon ses mots, pour transformer durablement la réalité sanitaire du continent.

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Carthage Cement distribuera un dividende de 0,065 dinar par action au titre de l’exercice 2025

Carthage Cement versera un dividende de 0,065 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Et ce, conformément à la décision adoptée par son Assemblée générale ordinaire réunie le 24 juin 2026.

Le montant global de cette distribution du dividende de Carthage Cement  s’élève à 22,335 millions de dinars. La date de détachement du dividende est fixée au 10 août 2026. Tandis que la mise en paiement interviendra le 12 août 2026.

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Boonta : le mégot, nouvel or gris de l’industrie tunisienne

Et si les mégots de cigarettes devenaient une ressource industrielle ? C’est la conviction qui a donné naissance à Boonta, une startup tunisienne pionnière dans la collecte et la valorisation de ce déchet encore largement négligé.

Rencontré par L’Économiste maghrébin en marge de Technovation Smoke-free by PMI, le 24 juin 2026 à Rabat, son fondateur Amir Ghozlani revient sur l’ambition d’un projet qui entend transformer un enjeu environnemental majeur en opportunité économique durable.

Tout commence en 2022, autour d’un café, lorsqu’Amir Ghozlani observe un cendrier débordant de mégots. Une question apparemment anodine surgit alors dans son esprit : de quoi sont-ils réellement constitués ? La réponse, qu’il découvre au fil de ses premières recherches, s’avère à la fois surprenante et alarmante. Contrairement à une idée largement répandue, le filtre d’une cigarette n’est pas en coton, mais en acétate de cellulose, un polymère plastique dont la dégradation naturelle requiert près de dix ans.

Un seul mégot, d’un poids compris entre 0,2 et 0,3 gramme, est susceptible de contaminer jusqu’à 500 litres d’eau. Pour obtenir un kilogramme de ce polymère filtrant, il faut collecter environ 4 750 unités. La prise de conscience est immédiate : ce déchet, à la fois massif et sous-estimé, représente aussi un important gisement de matière première encore inexploité.

Un procédé industriel innovant, sans solvant

Fort de ce constat, le fondateur consacre une première année entière à la recherche, à l’expérimentation et aux tests en laboratoire. L’objectif est de concevoir une solution viable permettant de traiter les mégots collectés et d’en extraire une fibre réutilisable.

Les filtres sont d’abord séparés des autres composants du mégot, puis lavés exclusivement à l’eau, sans recours à aucun solvant chimique. Les eaux de lavage sont dirigées vers une station de traitement dédiée, dont le procédé permet d’en recycler 50 %. La fibre ainsi nettoyée est ensuite séchée dans un séchoir rotatif, puis déchiquetée, broyée et soumise à des opérations de cardage et d’aiguilletage afin de produire un matériau non tissé, devenu le produit phare de l’entreprise.

Des débouchés multiples et des applications concrètes

Le non-tissé issu des filtres traités trouve des applications dans des secteurs variés. L’entreprise l’utilise pour la fabrication d’articles de maroquinerie légère – étuis, sacs à dos et petits sacs – ainsi que pour le matelassage. Ce matériau présente également un fort potentiel dans les domaines de l’isolation thermique et phonique, ouvrant la voie à des partenariats avec les acteurs du bâtiment et de l’industrie manufacturière.

Parallèlement, la société valorise les sous-produits issus du tri. Le papier contenu dans les mégots et les résidus de tabac sont transformés en compost, un intrant organique destiné aux pépinières et aux exploitants agricoles souhaitant substituer les engrais chimiques par des solutions naturelles ou enrichir leurs substrats.

Une infrastructure de collecte et un outil numérique propriétaires

Pour structurer sa chaîne d’approvisionnement, la startup ne se limite pas au traitement de la fibre. Elle a également développé ses propres bennes de ramassage, déployées auprès de ses partenaires.

Par ailleurs, elle a conçu une application web destinée aux professionnels, permettant un suivi en temps réel des performances de chaque site. Les entreprises partenaires peuvent ainsi consulter le volume de mégots récoltés, mesurer leur impact environnemental et générer des rapports exploitables dans leurs démarches RSE. Cet outil constitue un levier d’engagement important pour les enseignes et établissements souhaitant documenter concrètement leurs performances environnementales.

Un agrément officiel et un premier partenaire de référence

Sur le plan réglementaire, plusieurs étapes ont été franchies. Après avoir soumis son dossier à l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE), l’entreprise a obtenu l’agrément nécessaire, qu’elle a ensuite déposé auprès de l’ANGED afin d’obtenir le cahier des charges relatif au recyclage des mégots. Ce document lui a été délivré en 2025, marquant son entrée officielle dans la phase opérationnelle.

La société n’a pas encore communiqué publiquement sur son activité, dans l’attente de la finalisation de son unité de recyclage. Elle opère actuellement sur le périmètre du Grand Tunis, soit quatre gouvernorats, et compte parmi ses premiers clients institutionnels IOS, filiale de Philip Morris International, qui dispose déjà de plusieurs points de collecte actifs.

2027 : lever des fonds pour changer d’échelle

L’ampleur du gisement que représente le marché tunisien justifie pleinement les ambitions affichées par Amir Ghozlani. La Tunisie compte environ deux millions de fumeurs qui, selon les estimations du fondateur, consomment en moyenne dix cigarettes par jour. À cette échelle, le volume de mégots produits quotidiennement dépasse largement les capacités actuelles de traitement de la startup.

L’entreprise reconnaît elle-même que sa capacité de recyclage demeure, à ce stade, limitée. L’objectif fixé à l’horizon 2027 est donc clair : lever des fonds afin d’accroître significativement ses capacités de production et d’étendre ses opérations à l’ensemble des gouvernorats du pays.

Une startup à l’intersection de l’économie circulaire et de l’industrie

En quelques années, la jeune pousse tunisienne a construit une proposition de valeur cohérente et différenciante, associant collecte structurée, traitement propre des mégots, transformation de la fibre et outils de reporting numérique.

Alors que la pression réglementaire sur les déchets plastiques s’intensifie à l’échelle régionale et internationale, les entreprises sont de plus en plus sollicitées sur leurs engagements environnementaux et sociaux. Dans ce contexte, le modèle développé par Boonta répond à une demande croissante.

Le principal défi réside désormais dans le passage à une échelle supérieure. Pour y parvenir, l’entreprise recherche des partenaires financiers capables d’accompagner le déploiement de ses capacités de recyclage sur l’ensemble du territoire tunisien.

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Grandes écoles françaises : les étudiants de l’IPEST parmi l’élite

Soixante-dix étudiants de l’Institut préparatoire aux études scientifiques et techniques de Tunis  (IPEST) ont décroché leur billet pour les épreuves orales du concours CentraleSupélec. C’est l’un des chiffres marquants qui ressortent du bilan des concours d’entrée aux Grandes écoles d’ingénieurs françaises pour la promotion 2026 de l’IPEST, qui compte 87 élèves au total.

Les admissibilités couvrent plusieurs concours distincts. Neuf candidats de l’établissement tunisois ont passé avec succès les écrits de l’École polytechnique, deux ont franchi la même barre à l’ENS Paris-Saclay et un à l’ESPCI Paris. Par ailleurs, 36 élèves sont qualifiés pour les oraux du concours Mines-Ponts.

La lecture de ces données appelle une réserve méthodologique : un même étudiant pouvant se présenter à plusieurs concours en parallèle, ces chiffres se superposent partiellement. Ils ne s’additionnent pas pour former un total brut, mais illustrent la capacité d’une partie de la promotion à se maintenir simultanément sur plusieurs tableaux de qualification.

L’oral, étape décisive encore à franchir

Obtenir son admissibilité constitue une condition nécessaire, non suffisante. Le candidat a démontré ses aptitudes à l’écrit et se trouve autorisé à comparaître devant les jurys d’oral – mais c’est là que se joue l’intégration effective.

Pour Polytechnique, les épreuves orales se tiennent à Palaiseau au cours du mois de juin. La liste des candidats définitivement admis ne sera rendue publique que le 24 juillet 2026. Les semaines à venir diront donc combien de ces qualifiés franchiront l’ultime seuil.

L’IPEST n’est pas un acteur périphérique de ce système. L’établissement fait partie des sites officiellement retenus pour l’organisation des épreuves écrites du concours de l’École polytechnique, aux côtés des centres français et de quelques implantations à l’international. Cette reconnaissance institutionnelle s’accompagne, d’année en année, d’un flux régulier de diplômés rejoignant les promotions des grandes écoles françaises.

Pour mémoire, les concours concernés donnent accès à un ensemble d’établissements parmi les plus sélectifs de l’enseignement supérieur français. La CentraleSupélec ouvre en 2026 l’accès à une quinzaine de filières ou écoles, dont CentraleSupélec elle-même, les Écoles centrales de Lyon, Lille, Nantes et Méditerranée, Arts et Métiers et l’Institut d’Optique. Polytechnique, l’ENS Paris-Saclay et l’ESPCI Paris occupent quant à elles le sommet de la hiérarchie académique française. Le verdict final des oraux, attendu d’ici la fin juillet, permettra de mesurer le taux de transformation de ces qualifications en intégrations réelles.

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Royaume-Uni : Keir Starmer jette l’éponge

Le Royaume-Uni s’apprête à connaître son sixième Premier ministre en sept ans. En effet, Keir Starmer a officiellement renoncé ce lundi 22 juin à la direction du Parti travailliste. Il a annoncé son retrait depuis le perron du 10 Downing Street. Auparavant, il avait informé le roi Charles III de sa décision dans la matinée.

Keir Starmer est arrivé au pouvoir en juillet 2024. À l’époque, le Labour avait remporté une victoire électorale écrasante. Pourtant, l’ancien avocat spécialisé en droits humains, âgé de 63 ans, a reconnu lundi ne plus être en mesure de porter les couleurs de son camp. Les prochaines élections générales sont attendues en 2029. « J’ai entendu la réponse de mon parti et je l’accepte de bon cœur », a-t-il déclaré, visiblement ému.

Il avait pris la tête du Labour le 4 avril 2020. Il est ensuite devenu Premier ministre le 5 juillet 2024, soit près de deux ans d’exercice du pouvoir. Finalement, il a pris acte d’une perte de confiance interne sans tenter d’en inverser le cours.

Une transition encadrée jusqu’à la rentrée parlementaire

Le départ effectif de Starmer dépend du processus de désignation de son successeur. Le Labour disposant de la majorité aux Communes, son futur dirigeant deviendra mécaniquement Premier ministre. « Le nouveau dirigeant sera en poste avant la reprise des travaux du Parlement en septembre », a-t-il précisé. Il a ajouté qu’il resterait « à son poste jusqu’à la fin du processus de sélection ». Par ailleurs, il s’est engagé à offrir à son successeur « un soutien entier et sans équivoque ».

Le nom d’Andy Burnham circule avec insistance. Il a été élu député le 19 juin dernier. Ce proche du parti, surnommé le « roi du Nord », avait déjà brigué la tête du Labour en 2010, puis en 2015. De plus, sa popularité au sein de l’électorat travailliste est confirmée par un sondage YouGov. Jusqu’ici, toutefois, l’absence de mandat parlementaire lui barrait la route. Or, cette condition est sine qua non pour accéder à la direction du parti et, par conséquent, à la fonction de Premier ministre.

Réactions internationales

Les réactions internationales ont été contrastées. D’un côté, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a salué sur X un bilan positif. Selon elle, « la sécurité européenne et ukrainienne est plus forte » grâce à Starmer. Elle a également estimé qu’« il faut souvent des années à de nombreux dirigeants pour devenir l’homme d’État » qu’il est devenu « en seulement deux ans ». De l’autre côté, Donald Trump avait anticipé dès dimanche la démission du Premier ministre. Certes, il lui a souhaité « le meilleur ». Néanmoins, il avait auparavant jugé qu’il avait « échoué lamentablement ».

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Yves Lacoste et la Tunisie : disparition d’une passion intellectuelle

Le géographe français Yves Lacoste, fondateur de la revue Hérodote et figure pionnière de la géopolitique moderne, est décédé à l’âge de 96 ans.

Spécialiste reconnu du Maghreb, il avait consacré une part importante de ses travaux à la Tunisie, à l’Algérie et au Maroc, notamment à travers son ouvrage L’Afrique du Nord : Histoire et Géographie du Maghreb. Sa réflexion était notamment nourrie par la pensée d’Ibn Khaldoun.

Engagé dès ses débuts contre le colonialisme et contre l’instrumentalisation martiale de la géographie, il avait défendu tout au long de sa carrière une approche géopolitique ancrée dans le terrain et les réalités sociales.

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