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La Tunisie mise à l’honneur sur la scène internationale d’Euronext

Ce 25 juin 2026, COFICERT, sous l’égide de l’IGSF – International Group for Sustainable Finance, a organisé en collaboration avec EURONEXT, la cérémonie internationale de certification d’entreprises, sur les registres financier et extra-financier.

Organisée par les acteurs de la finance moderne, cette cérémonie s’est imposée comme la référence annuelle sur le secteur, réunissant COFICERT en qualité de premier organisme de certification financière, EURONEXT en qualité de première place financière européenne et l’IGSF en qualité de premier organisme de normalisation financière.

 

Une journée marquée par la qualité de l’assistance composée de dirigeants issus d’une cinquantaine d’entreprises de grande taille, évoluant dans 15 secteurs d’activités à forte valeur ajoutée. Un seizième secteur, celui des municipalités, était également représenté à travers la participation du Gouvernement d’Ajman, l’un des sept Émirats composant les Émirats arabes unis. Un auditoire prestigieux rassemblant aux cotés des hauts dirigeants de délégations internationales, des Officiels, Autorités et Organisations internationales de premier plan.

Cette édition spéciale par la place financière internationale, dédiée à l’Afrique et au Moyen-Orient, a consacré les entreprises de ces régions les plus performantes et les plus responsables sur les plans financier et extra-financier. Un rapprochement des continents Europe, Afrique & Moyen-Orient, pour un nivellement vers le haut de la conformité et de la performance à l’échelle internationale, faisant de l’Europe l’épicentre mondial de convergence de la qualité financière et extra-financière, fédérant pays et continents.

« En nous réunissant aujourd’hui à EURONEXT, nous affirmons notre volonté collective de renforcer les passerelles entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient autour de valeurs communes : la transparence, l’intégrité, la responsabilité, la performance, ainsi que la création de richesse et de valeur durable », déclare Gilles Ohana, Directeur de la Cotation Internationale à EURONEXT.

Un an après la première édition, ayant permis de hisser le drapeau de la Tunisie au sein de EURONEXT, grâce à la présence marquée d’entreprises tunisiennes fortes, avec la Banque de TUNISIE, TUNISIE Valeurs et TUNISIE Leasing ; la seconde édition a permis à la Tunisie de franchir une nouvelle étape dans son rayonnement international, en se classant parmi le TOP 4 des pays les plus engagés en Afrique et au Moyen-Orient, en matière de gouvernance, qu’il s’agisse de Qualité Financière, de Qualité Extra-financière ou de Lutte contre la criminalité financière. 

 

COFICERT, organisme de certification indépendant et leader mondial dans son domaine, à la manœuvre.

L’organisation a été confiée à COFICERT. Souheil Skander, Dirigeant de COFICERT, a souligné l’ambition de cette édition et ses défis : rassembler les représentants économiques et financiers de 50 entreprises de référence, sélectionnés sur la base de critères de certification spécifiques, sans dépasser la limite fixée à 100 personnes dans l’enceinte de EURONEXT.

« Sur près de 70 pays, nous avons retenu les 20 pays qui présentaient les écosystèmes les plus favorables et matures en matière de conformité. De ces 20 pays, nous devions précisément identifier les entreprises les plus responsables et performantes, en matière financière et extra-financière. Tout le challenge résidait dans une composition intégrant 2 continents et qui soit la plus complète et éclectique possible », expose Souheil Skander, Directeur Général de COFICERT.

 

Démonstration de force de la Tunisie ; une délégation tunisienne remarquée.

Une mobilisation composée des fleurons tunisiens a fait honneur à la TUNISIE, en se déplaçant en force le 25 juin au siège de EURONEXT – la Bourse Européenne, à la Bourse de Paris.

La TUNISIE s’est démarquée en étant, sur les 20 principaux pays d’Afrique et du Moyen-Orient, la délégation la mieux représentée sectoriellement, couvrant pas moins de 10 secteurs, répartis entre la Banque, l’Assurance, la Microfinance, les Fonds d’investissement, les Sociétés de Gestion, l’Industrie agroalimentaire, l’Industrie pharmaceutique, l’Industrie mécanique & électrique et la Distribution spécialisée. La délégation tunisienne était composée de : BIAT, STB, UIB, ATB, ZITOUNA BANK, SFBT, TERIAK-Kilani Group, ASTREE, BH Assurance, CDC, CDC Gestion, ADVANS Tunisie, Eleonetech et Groupe Zouari.

La Tunisie a, par ailleurs, brillé au travers de ses compétences, représentées par des dirigeants tunisiens exerçant au sein d’institutions étrangères de premier plan, dans les domaines de la banque, de l’investissement et des télécommunications, respectivement au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Mauritanie.

Une identification minutieuse a été opérée sur près de 50 entreprises et institutions qui font le tissu économique régional en Afrique et au Moyen-Orient ; leur conférant un accès et une visibilité à EURONEXT, permis par la certification à des normes de référence. Des normes qui listent les exigences les plus strictes à l’échelle internationale en matière de gouvernance financière, gouvernance extra-financière et lutte contre la criminalité financière.

Les entreprises présentes se sont vu remettre des certificats attestant de leur conformité à des normes spécifiques, dont chacune répond à un enjeu de qualité distinct mais complémentaire.

  • La Norme ISO 37001® (version 2025), dédiée à la lutte contre la corruption ;
  • La Norme AML 30001® (AML/CFT version 2025), dédiée à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ;
  • La Norme MSI 20000®, consacrée à la performance de la gouvernance financière et la qualité financière ;
  • La Norme ESG 1000®, relative à la gouvernance responsable extra-financière et à la finance durable.

 

Ces quatre normes forment un cadre intégré et cohérent pensé pour répondre aux attentes des donneurs d’ordre, des partenaires, des investisseurs et des régulateurs à l’échelle mondiale. Des sujets couverts, devenus incontournables et qui s’imposent désormais comme levier stratégique de croissance, de valorisation et de rayonnement à l’international, notamment dans un contexte géopolitique et géoéconomique, en pleine évolution. Ces décisions stratégiques de certification internationale, particulièrement observées et appréciées, dépassent les frontières, ouvrent les horizons et le champ des possibles, en tirant vers le haut les entreprises certifiées.

Cette mobilisation traduit une évolution profonde dans la manière dont les acteurs financiers et économiques appréhendent désormais la conformité normée. Loin d’être perçue comme une contrainte réglementaire supplémentaire, celle-ci est aujourd’hui pleinement assumée comme un levier stratégique de crédibilité, d’attractivité, de différenciation et de développement à l’international. La Bourse européenne, avec la Bourse de Paris, carrefour historique des marchés et de l’investissement mondial, confère une portée symbolique et économique particulièrement forte et impactante.

« Les entités qui n’intègrent pas ces principes et qui ne s’y conforment pas, perdent en compétitivité, restent en marge du système et s’isolent. Ces entités sont donc inévitablement évincées au profit de ceux qui s’adaptent et se conforment, se dotant ainsi d’un avantage concurrentiel et de différenciation indéniable ; c’est désormais ainsi que la sélection opère », affirme Véronique De la Bachelerie, Présidente de l’IGSF.

 

Au-delà des certificats délivrés, c’est une dynamique de fond qui se confirme, celle d’une communauté internationale d’acteurs engagés, qui font de la conformité non plus une obligation de façade, mais le socle d’une vision à long terme de la performance et de la responsabilité.

Euronext est le principal opérateur de marchés financiers en Europe continentale, gérant les Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Milan, Oslo et Athènes. Présent dans huit pays, il offre des services de cotation, de négociation et de post-marché à plus de 1900 entreprises représentant une capitalisation boursière de plus de 6 000 milliards d’euros. Né en 2000 de la fusion des bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles, le groupe a progressivement étendu son empreinte à l’ensemble du continent, s’imposant comme la première infrastructure boursière de la zone euro. Au-delà de ses activités de marché, Euronext développe des services de données financières, de gestion d’indices et de post-marché, affirmant un rôle croissant dans la souveraineté financière européenne. Il constitue aujourd’hui un lieu de référence incontournable pour les acteurs institutionnels, les émetteurs et les investisseurs du continent.

L’IGSF est une ONG à but non lucratif, basée au Luxembourg, dont les activités ont pour objectif de canaliser et d’organiser les efforts internationaux en matière de normalisation financière et extra-financière. L’IGSF, en tant qu’entité de normalisation, œuvre principalement sur deux volets : d’une part, l’organisation technique des normes en matière de gouvernance financière et extra-financière et, d’autre part, la diffusion des normes et des bonnes pratiques en général. Les thématiques couvertes au sein de l’IGSF traitent notamment des enjeux en matière de gouvernance financière, de lutte contre la criminalité financière ou encore de responsabilité sociétale des entreprises ou organisations de tout type.

COFICERT est un organisme de certification français, spécialisé dans les certifications financières et extra-financières, intervenant dans près de 50 pays sur 3 continents. L’organisme COFICERT est compétent en matière de gouvernance, de lutte contre la criminalité financière et de finance durable. COFICERT certifie sur les thématiques en lien avec la bonne gouvernance financière (MSI 20000), la gouvernance extra-financière (ESG 1000), la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (AML 30001) et la lutte contre la corruption (ISO 37001).

COFICERT est habilité en 2026 par l’IGSF, à intervenir comme organisme de certification sur la norme certifiable BCP 5005, dédiée la continuité d’activité et la résilience financière, établie la même année par l’organisme luxembourgeois.

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Le gaming, l’heure du boom

Longtemps perçu comme un simple loisir de jeunes, le gaming commence à s’imposer en Tunisie comme un véritable secteur économique, technologique et culturel. Entre studios de développement, e-sport, formation et création de contenu, une filière encore discrète cherche désormais sa place dans l’économie numérique du pays.

La Tunisie dispose déjà d’une communauté de gamers estimée à environ 500 000 joueurs, avec une forte présence du jeu sur mobile et navigateur, selon des sources sectorielles. Le paysage actuel compte aussi des studios, des startups et des acteurs de l’e-sport, mais l’écosystème reste fragmenté et encore peu structuré.

Un potentiel économique réel

Le vrai enjeu n’est plus de savoir si le gaming existe en Tunisie, mais de mesurer ce qu’il peut rapporter en emplois, en innovation et en devises. Selon les derniers chiffres, les industries culturelles et créatives dans lesquelles s’inscrit le jeu vidéo représenteraient environ 1% du PIB. 

« Force est de constater que malheureusement même dans le secteur public il y’a plusieurs belles initiatives dans ce domaine mais elles sont freinées par la législation », a-t-elle regretté, signalant que l’économie orange a un pouvoir transformatif important aussi bien sur le développement économique que sur le bien être social en général.À ce stade, il n’existe pas de chiffre officiel largement reconnu. Plus concrètement,  » il est difficile aujourd’hui d’obtenir des statistiques fiables et un benchmarking « dans les règles de l’art » sur l’impact économique du gaming en Tunisie. Selon elle, les chiffres disponibles sont insuffisants : des études existantes regroupent le gaming sous l’énorme rubrique des industries créatives et culturelles, rendant la mesure spécifique du secteur complexe ».  C’est ce que nous a révélé par téléphone Samia Chelbi, experte et architecte d’écosystèmes d’innovation centrés sur les talents. 

Pour remédier à cela, elle a indiqué l’annonce prochaine du lancement d’une étude nationale sur le gaming. Cette étude vise à évaluer l’employabilité, la création de startups, la valeur créée, le freelancing et à produire un benchmarking exploitable pour la communauté et pour les investisseurs.

Sur la composition de l’écosystème, Samia Chelbi a distingué deux grandes communautés : l’e-sport, représenté par la Fédération des sports électroniques, et les créateurs et développeurs de jeux vidéo. Elle a précisé que « l’e-sport a progressé ». Tout en citant la montée en puissance des équipes nationales tunisiennes qui remportent des titres en Afrique et dans le monde arabe, et la qualification possible pour une compétition internationale à Riyad ( Arabie Saoudite). Elle a ajouté que la Fédération dispose désormais d’un « espace maison du gaming », acquis récent pour la communauté.

Pour la partie créative et industrielle, elle a expliqué que la chaîne de valeur comprend des freelances, des écoles et universités, des laboratoires de recherche, ainsi que des studios et entreprises spécialisées dans des niches comme le testing et l’assurance qualité. Elle a souligné l’impact transversal du gaming,  santé, industrie automobile, formation, expériences immersives, design UX gamifié,  et l’effet accélérateur des outils d’intelligence artificielle sur les processus de création.

Lire aussi: Samia Chelbi:  » La révolution technologique propulse la Tunisie vers un leadership mondial »

Interrogée sur les obstacles rencontrés, elle a mis en avant l’insuffisance du financement et l’absence d’un cadre législatif adapté. Elle a précisé que le travail collectif qu’elle porte avec la Conect, la Fédération esport, et d’autres vise à élaborer un socle législatif  notamment autour du statut des freelances et de l’auto-entrepreneuriat  et des instruments financiers (lignes de crédit, fonds de garantie) tenant compte des risques spécifiques de cette industrie. Elle a expliqué que l’absence de fonds de garantie dissuade certains investisseurs, mais que des initiatives publiques commencent à émerger, et que la définition d’un modèle de gouvernance fera l’objet d’un travail conjoint  entre acteurs publics et privés pour finaliser des solutions de financement adaptées.

Sur les profils des acteurs, Samia Chelbi a relativisé l’idée que le gaming ne concerne que les jeunes : selon elle, la pratique s’étend de la majorité (18 ans) jusqu’à environ 45–50 ans, incluant des personnes ayant grandi avec les consoles classiques et conservant des réflexes et une culture gaming. Elle a insisté sur l’importance des écoles et des formations ainsi que sur le rôle de la recherche.

Elle a également insisté sur l’augmentation notable de la participation féminine : en découvrant l’écosystème via son engagement, elle a constaté l’émergence d’équipes féminines dans l’e-sport, de joueuses âgées et mariées, et de parcours professionnels féminins (ingénieures informaticiennes travaillant la 3D). Elle a mentionné la création du mouvement « Tunisian Women in Games », porté par son association, pour soutenir ces initiatives.

Son objectif, a-t-elle dit, est d’empêcher la fuite des talents : elle souhaite que les startups puissent se développer et rester juridiquement basées en Tunisie tout en établissant des partenariats à l’échelle régionale ou internationale.

Lorsqu’on lui a demandé de donner trois mots qui, selon elle, caractérisent le modèle de gaming en Tunisie, elle a répondu sans hésiter : » passion, métier, carrière ».

Enfin, sur l’horizon de cinq ans, elle a exprimé sa confiance dans la jeunesse tunisienne : « si le pays mettra en place une vision, des programmes, une législation et des financements adaptés, l’industrie du gaming pourra devenir un pilier de l’économie numérique », a-t-elle martelé. « À défaut, a-t-elle averti, les talents s’envoleront à l’étranger. Elle a conclu en rappelant la stratégie collective en cours : harmoniser les travaux, constituer un groupe d’acteurs convaincus et présenter des dossiers structurés au prochain cycle parlementaire, avec l’espoir d’avancées dès la rentrée parlementaire.

 

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Paris Builders Show 2026 : quand les Innovation Awards façonnent l’avenir du bâtiment

Le Paris Builders Show réaffirme en 2026 sa position d’événement international de référence pour la filière bâtiment en réunissant les salons BATIMAT, IDÉOBAIN, INTERCLIMA et le forum RENODAYS. Cette plateforme unique, qui rassemble 2 200 exposants, plus de 135 000 participants et plus de 500 conférences, joue un rôle central pour faire émerger les tendances, favoriser les rencontres professionnelles et promouvoir l’innovation au service de la transition écologique et de la performance sectorielle.

Au cœur de ce rendez‑vous, les Innovation Awards confirment leur attractivité et leur utilité comme tremplin pour les industriels et start‑ups. Après un record de 229 candidatures en 2024, l’édition 2026 a franchi un nouveau cap avec 278 dossiers déposés. Soit une hausse de 21 % par rapport à l’édition précédente. Cette progression valide l’intérêt croissant des acteurs du bâtiment pour la valorisation de leurs solutions innovantes et pour la visibilité offerte par le Paris Builders Show.

Les candidatures couvrent dix catégories représentatives de l’ensemble de la chaîne de valeur : génie climatique, machines et équipements de chantier, gros œuvre et structure, menuiserie et façades, salle de bains, Construction Tech (start‑ups, IT et nouvelles technologies), décarbonation, protection solaire (nouveauté), interior & design, et autres segments. 

Lire aussi — Jean-Philippe Guillon : innovations et décarbonation au Mondial du Bâtiment 2024

Une chose est certaine : certaines catégories témoignent d’une dynamique particulièrement forte : les machines de chantier, l’outillage, les véhicules et équipements enregistrent une hausse de 59 %; le génie climatique progresse de 40%; et la Construction Tech, qui regroupe les start‑ups et solutions IT, connaît une augmentation de 42 %. 

Ces chiffres traduisent non seulement un regain d’activité sur ces segments, mais aussi une accélération de l’innovation technologique au service de la performance et de la durabilité.

L’édition 2026 confirme également le rayonnement européen du salon : 73 candidatures, soit 26 % du total, sont portées par des exposants étrangers provenant de 18 pays y compris la Tunisie qui sera bel et bien représentée.  L’Espagne, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, les Pays‑Bas et la Pologne figurent parmi les principaux contributeurs. Renforçant ainsi la dimension internationale du concours et la richesse des échanges transfrontaliers en matière de solutions constructives et environnementales.

Côté calendrier, la mécanique de sélection et de valorisation est pensée pour maximiser l’exposition médiatique et commerciale des projets. Les nominés ont été révélés mi‑juin, puis se prépareront à rencontrer la presse lors d’un press‑dating organisé le 2 juillet 2026 à la Cité du Cinéma. 

Cet après‑midi d’avant‑première devra offrir  aux entreprises nominées l’opportunité de présenter leurs innovations en détail aux journalistes et influenceurs spécialisés, facilitant ainsi la couverture médiatique avant la tenue du salon.

Il convient de noter que la cérémonie officielle de remise des trophées est programmée pour le 28 septembre 2026 à la Porte de Versailles. 

Au‑delà de la mise en lumière, les Innovation Awards remplissent une fonction stratégique. L’objectif étant d’ accélérer la mise sur le marché des innovations, de renforcer la crédibilité commerciale des porteurs de projets et d’orienter les choix des donneurs d’ordre vers des solutions plus performantes et moins carbonées. En valorisant des initiatives allant des équipements lourds au software, en passant par des solutions de décarbonation et de design intérieur, le concours accompagne la transformation du secteur sur le long terme.

Enfin, le Paris Builders Show se veut une agora où se conjuguent inspiration, business et rayonnement international. 

En proposant un cadre complet autour des conférences, de démonstrations, du networking convivial et de dispositifs digitaux, l’événement a pour but de faciliter la rencontre entre l’offre et la demande, encourager les partenariats et éclairer les grandes orientations du marché. 

En définitive, les Innovation Awards, par leur attractivité croissante et leur capacité à rassembler des acteurs nationaux et internationaux, illustrent parfaitement l’ambition du salon : accompagner la filière dans sa transition vers des pratiques plus durables, plus efficientes et résolument tournées vers l’avenir.

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Coup d’arrêt à la Bourse de Tunis après un incident technique

La Bourse de Tunis annonce, ce lundi matin, qu’un incident technique perturbe le déroulement normal de ses activités.

L’institution annonce la mobilisation de toutes ses équipes techniques actuellement; et ce, afin de résoudre le problème dans les meilleurs délais. C’est ce qu’il ressort d’un communiqué à l’adresse des intermédiaires en Bourse et des investisseurs.

En conséquence, le démarrage ou la poursuite de la séance de cotation est en suspens momentanément. La communication sur l’horaire de reprise de la cotation se fera ultérieurement, dès sa confirmation.

Dans l’attente de la reprise des opérations, les investisseurs et les intermédiaires en Bourse ne peuvent pas passer d’ordres sur le marché.

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Seulement 17 % des Tunisiens utilisent les paiements électroniques

Auditionnée à la fin de la semaine dernière par la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple, une représentante du ministère des Finances a présenté les grandes lignes du projet de loi relatif à la lutte contre l’exclusion financière, élaboré sur la base d’un diagnostic approfondi de la situation nationale.

Selon le ministère, l’accès des Tunisiens aux services financiers demeure en deçà des objectifs fixés. Une étude de référence réalisée en 2018 révèle que seulement 60 % des personnes âgées de plus de 18 ans disposent d’une relation avec une banque ou les services postaux. Les moyens de paiement électroniques restent, quant à eux, faiblement utilisés : seuls 17 % des Tunisiens y ont recours, tandis que les services financiers via téléphone mobile ne concernent que 3 % de la population.

L’étude met également en évidence une très faible pénétration de l’assurance volontaire, limitée à seulement 2 % de la population en dehors des régimes d’assurance obligatoire. Pour le ministère, ces indicateurs traduisent un recours encore très limité aux services financiers, malgré les possibilités offertes par les nouvelles technologies et les dispositifs existants.

La représentante du ministère des Finances a expliqué que cette situation s’explique notamment par l’inadaptation de certaines offres aux besoins des citoyens, le coût élevé des services, le manque d’information sur les produits disponibles, la faiblesse des mécanismes de protection des consommateurs ainsi qu’un niveau encore insuffisant de culture financière.

Face à ces constats, elle a insisté sur la nécessité d’adopter une approche législative globale capable de lever les obstacles structurels qui freinent l’accès aux services financiers, dans le but de renforcer l’inclusion financière et de favoriser l’intégration économique et sociale.

Un projet de loi issu de la stratégie nationale d’inclusion financière

Le ministère a rappelé que ce texte constitue l’une des principales concrétisations de la Stratégie nationale d’inclusion financière 2018-2022, articulée autour de six axes majeurs : le développement de la finance numérique et du paiement mobile, la promotion de la micro-assurance, le soutien au financement de l’économie sociale et solidaire, le renforcement de l’éducation financière et de la protection des consommateurs, l’appui aux institutions de microfinance ainsi que la mise en place d’un système de suivi et d’évaluation.

Le projet de loi repose sur quatre piliers principaux : améliorer l’accès et l’utilisation des services financiers, renforcer la supervision du secteur, consolider la protection des consommateurs et la culture financière, tout en favorisant la réduction de l’usage du numéraire au profit des paiements électroniques.

Le texte prévoit également d’élargir le champ d’intervention des institutions de microfinance afin qu’elles puissent accompagner les petites entreprises, les structures de l’économie sociale et solidaire ainsi que les sociétés communautaires. Ces établissements pourront proposer de nouveaux services, notamment les paiements, l’intermédiation en assurance et la commercialisation de produits d’épargne, afin de rapprocher les services financiers des citoyens.

Le projet comporte en outre des mesures destinées à encourager la petite épargne, à renforcer les ressources du secteur de la microfinance et à développer le marché de l’assurance grâce à l’élargissement des canaux de distribution, à la souscription à distance et aux contrats collectifs. L’objectif est de faciliter l’accès des ménages à faibles revenus à des produits d’assurance plus abordables.

Enfin, le texte entend renforcer les prérogatives des autorités de contrôle, améliorer la transparence, consolider la protection des consommateurs et accélérer la transition vers les paiements électroniques, considérés comme un levier essentiel pour une inclusion financière plus large en Tunisie.

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Quand Tunis devient la capitale africaine de l’entrepreneuriat féminin (1 au 3 juillet 2026)

La Tunisie accueillera la 7e édition de la Foire Commerciale et de la Conférence d’Affaires des Femmes Entrepreneures du COMESA (CTF7) du 1er au 3 juillet 2026, au siège de l’UTICA à Tunis. Organisée pour la première fois en Afrique du Nord, cette édition rassemblera plus de 6 000 participantes et participants ainsi que 300 entreprises représentant 21 pays africains.

Cet événement majeur offrira une plateforme unique de réseautage, d’échanges commerciaux et de renforcement des capacités pour les femmes entrepreneures du continent. Au programme : stands d’exposition, sessions de formation et d’ateliers pratiques, panels thématiques animés par des experts régionaux et internationaux, rencontres B2B ciblées et sessions de mentorat. Les débats porteront notamment sur l’accès au financement, l’intégration des chaînes de valeur régionales, l’innovation numérique pour les PME dirigées par des femmes, et les politiques publiques favorisant l’entrepreneuriat féminin.

Il convient de noter que l’accueil de la CTF7 à Tunis souligne le rôle croissant de la Tunisie comme hub régional pour le commerce et l’entrepreneuriat en Afrique du Nord. 

Des délégations gouvernementales, des institutions financières, des organisations internationales et des investisseurs sont attendus, ce qui devrait renforcer l’impact économique de la foire et favoriser la visibilité des entrepreneures africaines sur les marchés régionaux et mondiaux. 

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Un consortium mené par Amen Bank mobilise 160 millions de dinars pour Enda Tamweel

Le financement des petites activités franchit un nouveau cap en Tunisie. Un consortium bancaire conduit par Amen Bank vient de mettre en place une enveloppe de 160 millions de dinars au profit d’Enda Tamweel, acteur central de la microfinance dans le pays.

Signée le 25 juin 2026, l’opération rassemble plusieurs établissements bancaires, Amen Bank, la BIAT, l’ATB et la BTK, autour d’un même objectif: renforcer les capacités de financement d’un acteur qui irrigue une large partie de l’économie informelle et des micro-projets.

Derrière ce montage, l’enjeu est surtout d’élargir l’accès au crédit pour des profils souvent exclus du financement classique. Micro-entrepreneurs, jeunes porteurs de projets, femmes en zone urbaine ou rurale : Enda Tamweel pourra appuyer davantage de bénéficiaires grâce à cette nouvelle ligne de ressources.

Pour les banques impliquées, ce type de syndication traduit une évolution du rôle du secteur financier, de plus en plus orienté vers des mécanismes de coopération plutôt que des financements isolés. L’objectif affiché est de soutenir l’activité économique à petite échelle, là où les besoins restent les plus importants.

Ce financement devrait également permettre à Enda Tamweel de stabiliser sa structure de financement et de poursuivre son développement dans un contexte où la demande de microcrédit reste élevée.

Au-delà des chiffres, l’opération illustre une tendance plus large: celle d’un rapprochement progressif entre banques commerciales et institutions de microfinance, avec un impact direct sur l’inclusion financière et la création d’activités génératrices de revenus.

Dans un contexte économique marqué par la recherche de relais de croissance, ce type d’initiative confirme que le financement des petites initiatives devient un axe de plus en plus stratégique pour le secteur bancaire tunisien.

 

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Bourse de Tunis: le Tunindex enregistre une envolée de 6,3 %

Le marché des actions tunisien poursuit son ascension, inscrivant une envolée remarquable de 6,3 % à 19807,27 points,  selon l’analyse de l’intermédiaire en bourse « Tunisie Valeurs ». Ainsi, depuis le début de l’année, le marché cumule une embellie de 47,3 %. Malgré l’absence de transactions de blocs, la semaine écoulée, du 22 au 26 juin 2026, a été marquée par une accélération notable du rythme des échanges. Une enveloppe de 89,4 MDT a été transigée sur le marché, soit une moyenne quotidienne de près de 18 MDT.

Analyse des valeurs

Le titre STAR s’est offert la meilleure performance de la semaine. L’action du leader du secteur des assurances en Tunisie a enregistré une hausse soutenue de 35,9 % à 88,400 D. La valeur a brassé un volume global de 609 mille dinars sur la semaine.

SOTETEL a été la valeur vedette de la semaine. L’action du spécialiste des réseaux de télécommunications a enregistré une ascension de 26,2 % à 22,670 D. Sur la semaine passée, la valeur a animé le marché avec des échanges relativement fournis de 4,8 MDT.

Le titre ASSURANCES MAGHREBIA s’est placé en lanterne rouge du TUNINDEX. L’action de la compagnie d’assurance multi branche a accusé une correction de -11 % à 73,400 D. La valeur a été transigée à hauteur de 25 mille dinars seulement sur la semaine.

Le titre MAGASIN GENERAL a figuré parmi les moins bonnes performances de la semaine. L’action du spécialiste de la grande distribution a essuyé une régression de 5,4 % à 13,370 D, et ce, dans un maigre flux hebdomadaire de 27 mille dinars.

ICF a été la valeur la plus convoitée par les investisseurs sur la semaine. L’action du producteur de fluorure d’aluminium s’est bonifiée de 10,6 % à 151,000 D. La valeur a alimenté le marché avec des capitaux bien garnis de 6,4 MDT.

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Prélèvements bancaires abusifs : Le député Zayane saisit la BCT pour faire sauter le système des ‘dates de valeur’

Le député Marwen Zayane ouvre le dossier des déductions bancaires cachées et adresse une question écrite au Gouverneur de la Banque centrale pour l’annulation du système de la « date de valeur ».

Dans une démarche de contrôle visant à lutter contre les prélèvements bancaires injustifiés et à protéger le pouvoir d’achat du citoyen tunisien, le membre du Conseil national des régions et des districts représentant le gouvernorat de Ben Arous, le député Marwen Zayane, a adressé une question écrite officielle au gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), appelant à une révision radicale et à l’annulation effective du système de la « date de valeur » appliqué dans le système bancaire.

Le député considère que ce système, historiquement mis en place pour couvrir le décalage temporel des opérations de compensation manuelle entre les banques au sein de la Chambre de compensation de la BCT, s’est transformé aujourd’hui en un outil inéquitable générant des charges financières fictives. Ces charges se présentent sous forme de pénalités et d’intérêts débiteurs (agios) qui pèsent sur les titulaires de comptes bancaires, tels que les fonctionnaires, les ouvriers, les retraités, les petites entreprises, ainsi que toute personne possédant un compte de dépôt à vue en dinars, qu’il s’agisse de particuliers, de professionnels ou d’entreprises.

 

Ce système, historiquement mis en place pour couvrir le décalage temporel des opérations de compensation manuelle entre les banques au sein de la Chambre de compensation de la BCT, s’est transformé aujourd’hui en un outil inéquitable générant des charges financières fictives.

 

La note explicative jointe à la question écrite précise qu’il existe une contradiction trompeuse pour le consommateur entre la « date de l’opération » (le jour où l’application bancaire affiche la disponibilité des fonds sur le solde) et la « date de valeur » (la date financière effective retenue par la banque pour initier le calcul des intérêts). Cet écart fait tomber des milliers de Tunisiens dans le piège du « découvert involontaire ». En effet, lors du retrait du salaire dès son versement sur le compte, les banques calculent la date de valeur un jour avant l’opération de retrait et un jour après l’opération de dépôt, « sans compter les samedis et dimanches », ce qui expose le citoyen à des prélèvements abusifs tous les trois mois. Il les découvre sur son relevé de compte et s’interroge sur leur origine, alors que son solde comptable était et demeure positif.

 

Il existe une contradiction trompeuse pour le consommateur entre la « date de l’opération » (le jour où l’application bancaire affiche la disponibilité des fonds sur le solde) et la « date de valeur » (la date financière effective retenue par la banque pour initier le calcul des intérêts).

 

Le député souligne qu’à l’ère de la transformation numérique et de l’orientation de l’État vers les transactions dématérialisées (decashing), il n’est plus techniquement acceptable de prétexter les délais de la compensation électronique, qui reposent sur d’anciennes circulaires datant de 1991, désormais dépassées par la technologie bancaire moderne.

Le député Marwen Zayane appelle la Banque centrale de Tunisie à clarifier son plan pour la généralisation du système des « virements instantanés » et à émettre des circulaires interdisant aux banques d’appliquer des intérêts sur les écarts de date de valeur (agios des dates de valeur) résultant exclusivement de décalages temporels techniques. Il affirme que l’instauration d’une relation de confiance entre le citoyen et les institutions financières exige une rupture totale avec les frais cachés qui épuisent silencieusement l’argent des Tunisiens.

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Atelier Meuble Intérieurs résiste : moins de chiffre d’affaires, mais un carnet de commandes jamais atteint

Un recul de 6,82 % du chiffre d’affaires, et pourtant un dividende distribué et un carnet de commandes à son plus haut historique : c’est le paradoxe qu’Atelier du Meuble Intérieurs a soumis à ses actionnaires le 25 juin 2026.

L’AGO réunie à Tunis a entériné des comptes en demi-teinte. Le chiffre d’affaires consolidé tombe à 27,33 millions de dinars contre 29,22 millions en 2024. Le résultat net suit : 2,56 millions de dinars, contre 2,67 millions l’année précédente. Le Conseil d’Administration a néanmoins arrêté un dividende brut de 0,315 dinar par action.

Ce qui change la lecture, c’est le carnet. Au 31 décembre 2025, la société affiche 7,5 millions de dinars de commandes non encore exécutées — un record. Sur l’année, le volume total de commandes reçues a atteint 27,3 millions de dinars, pour un chiffre d’affaires de l’activité propre de 25,6 millions. L’écart entre les deux chiffres dit l’essentiel : la demande tire, la production suit avec décalage.

Ben Slimane voit 2026 en positif

« Notre société aborde l’exercice 2026 avec confiance et ambition, tant sur le marché local qu’à l’international », a déclaré Aziz Ben Slimane, Directeur de la société, balayant d’un mot le recul enregistré. Il mise sur les grands comptes, les institutions et les entreprises en phase d’aménagement pour alimenter la croissance locale. Tandis que la conquête de nouveaux marchés export figure parmi les priorités affichées pour l’année en cours. La société a également mentionné la poursuite de ses engagements en matière d’éducation, de santé et de culture.

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Fethi Zouhaier Nouri : La Tunisie est entrée dans une phase de désendettement extérieur

À l’occasion de la 22ᵉ édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, a affirmé que la Tunisie est entrée depuis 2023 dans une phase de désendettement extérieur net.  Tout en mettant en avant l’amélioration de plusieurs indicateurs macroéconomiques et en appelant à renforcer l’investissement productif pour consolider cette dynamique.

Selon le gouverneur, malgré les chocs successifs liés à la révolution de 2011, à la pandémie de Covid-19, aux tensions géopolitiques, à la flambée des prix de l’énergie et au resserrement des conditions financières internationales, la Tunisie a honoré l’ensemble de ses engagements financiers extérieurs.

Il a rappelé qu’en 2023, plusieurs analystes internationaux estimaient qu’un défaut de paiement du pays était hautement probable. Ce scénario ne s’est toutefois pas concrétisé, la Tunisie ayant respecté toutes ses échéances financières, préservant ainsi sa crédibilité auprès des marchés et de ses partenaires internationaux.

Cette évolution s’est traduite, selon lui, par une nette amélioration de la perception du risque souverain. Les rendements des obligations tunisiennes sont passés de plus de 30 % en 2023 à près de 7 % au cours des cinq premiers mois de 2026. Tandis que la notation souveraine du pays s’est améliorée.

Le gouverneur a également mis en avant la réduction de la dette extérieure à long terme, qui est passée de 82 milliards de dinars en 2022 à 68 milliards en 2025, soit une baisse d’environ 18 %. Il a indiqué que cette évolution marque l’entrée de la Tunisie dans une phase de désendettement extérieur net depuis 2023.

Parmi les autres indicateurs présentés, les réserves en devises atteignent désormais près de 25,5 milliards de dinars. La croissance économique s’est élevée à 2,6 % au premier trimestre 2026, contre 1,6 % à la même période de l’année précédente.

Le déficit courant a été ramené à 1,6 % du PIB en 2024 puis à 2,3 % en 2025. Tandis que l’inflation, qui dépassait 10 % en 2023, est revenue autour de 5,5 %.

Pour Fethi Zouhaier Nouri, ces résultats renforcent l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs, qui privilégient la stabilité macroéconomique, la prévisibilité et la solidité des institutions.

Le gouverneur a toutefois estimé que cette amélioration doit désormais être consolidée par une accélération des réformes économiques et une croissance davantage portée par l’investissement productif, l’innovation et les gains de productivité. Il a souligné que la compétitivité dépend notamment d’une administration plus performante, d’infrastructures de qualité, d’un meilleur accès à l’énergie et d’un climat de confiance entre les différents acteurs économiques.

Il a rappelé que le secteur bancaire demeure le principal financeur de l’économie tunisienne. L’encours des crédits a atteint 118 milliards de dinars en 2024. Tandis que les dépôts bancaires ont progressé de plus de 10 %, traduisant, selon lui, la confiance des épargnants dans les institutions financières.

Le ratio de couverture de liquidité des banques s’élève actuellement à 138 %, un niveau supérieur aux exigences réglementaires. Le gouverneur a estimé que cette capacité financière doit être davantage mobilisée au service de l’investissement privé.

À cet effet, la Banque centrale entend poursuivre la modernisation des pratiques de gestion des risques bancaires, encourager la diversification des sources de financement — à travers notamment le marché financier, le leasing, le capital-investissement et les instruments hybrides — et améliorer l’allocation des ressources vers les secteurs productifs.

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Samir Majoul : « Lorsque vous investissez en Tunisie, vous investissez aussi dans un pays tourné vers l’avenir »

La 22e édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », s’est ouverte ce matin; et ce, en présence des autorités et d’acteurs publics et privés. Samir Majoul, président de l’UTICA, a souligné l’importance de ce rendez-vous majeur, attendu et consolidé année après année. Parce qu’il ne s’agit pas simplement d’un forum ou d’une rencontre ponctuelle; mais bien d’un processus de construction, de dialogue et d’action qui exige de la constance, de l’effort et de l’engagement collectif.

Samir Majoul précise que cette édition est particulièrement importante car « elle s’inscrit dans une phase nouvelle de notre développement, marquée par plusieurs projets d’investissement dans notre pays, avec de véritables transferts de savoir-faire et de technologies. C’est un signal fort, car l’investissement n’est pas seulement une question de capitaux : il est aussi un vecteur de compétences, d’innovation, de modernisation et d’intégration dans les grandes chaînes de valeur ».

Le président de la centrale patronale souligne dans ce contexte que le secteur privé ne se mobilise pas par hasard. Il se mobilise lorsqu’il existe un cadre clair, des contrats solides, une vision partagée et un environnement favorable à l’entreprise. « C’est précisément ce cadre que nous devons continuer à bâtir et à consolider avec l’ensemble des institutions publiques et des partenaires économiques. Le développement de l’emploi et de la richesse est le fruit d’un travail collectif, d’un écosystème stable et d’un engagement constant en faveur de la confiance » ajoute-t-il.

Et de poursuivre : « Notre objectif est de construire un modèle de développement fondé sur des partenariats mutuellement bénéfiques, qui prennent en compte à la fois nos intérêts stratégiques et ceux de nos partenaires. Nous voulons rapprocher davantage l’écosystème tunisien, nos autorités, nos entreprises, nos investisseurs et tous les acteurs qui participent à la transformation de notre économie. C’est cette dynamique que nous devons encourager ensemble. »

Evoquant le cadre de la transition énergétique qui occupe une place centrale, Samir Majoul précise qu’ elle n’est pas seulement une réponse environnementale ; elle est aussi un choix économique et stratégique. « Elle nous permet de réduire notre dépendance, de moderniser notre appareil productif, de créer davantage d’emplois et d’accélérer la décarbonation de notre économie. Nous avons, à cet égard, une stratégie claire pour aller vers plus d’indépendance et plus d’efficacité ».

En ce sens, il affirme : « Nous avons aussi beaucoup investi dans l’éducation et dans l’enseignement supérieur. Nos universités représentent une force et nous devons continuer à renforcer les synergies entre la formation, la recherche, l’innovation et les besoins réels de l’économie. Nous formons de plus en plus de compétences dans les domaines scientifiques et technologiques. Et nous devons faire en sorte que ces talents trouvent des opportunités dans leur pays, au sein d’un écosystème capable de les accueillir et de les faire grandir. »

L’enjeu est clair , déclare-t-il : « Lorsque vous investissez en Tunisie, vous investissez aussi dans un pays tourné vers l’avenir, capable d’évoluer, de se moderniser et de mieux s’insérer dans les transformations globales. Chaque amélioration de notre environnement économique renforce notre compétitivité et consolide notre attractivité auprès des investisseurs étrangers comme des entrepreneurs nationaux. »

Un autre élément important est celui de la compétitivité. « Elle est nécessaire, mais elle ne peut pas se faire au détriment de la cohésion sociale ni de l’intérêt général. Notre ambition est précisément de concilier efficacité, inclusion et souveraineté » conclut-il.

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Malinne Blomberg : « Investir en Tunisie, c’est ouvrir sur l’Afrique »

Intitulé « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », le TIF 2026 vise à transformer les intentions en projets et les projets en résultats concrets pour les entreprises, les territoires et les populations. C’est ce qu’il ressort de cette édition spéciale. Malinne Blomberg, responsable pays de la BAD en Tunisie, a fait savoir, lors de son allocution que cette édition est « un rendez-vous incontournable entre la Tunisie et les investisseurs ». 

Malinne Blomberg a rappelé que, dans un contexte international marqué par la multi‑crise et la volatilité, l’investissement repose avant tout sur la confiance dans la stabilité, la qualité des institutions, la prévisibilité des règles et la capacité collective à convertir une décision d’investissement en production, exportation et emplois durables.

En outre, la responsable de la BAD en Tunisie estime que cette confiance se construit par un dialogue durable entre l’État, les investisseurs et les institutions financières. Un rôle que joue précisément le Tunisia Investment Forum. « Les économies qui combinent stabilité, compétitivité, capacité d’exécution et vision régionale tireront leur épingle du jeu et la Tunisie appartient à ce groupe » a‑t‑elle ajouté.  Tout en soulignant que le pays dispose d’un capital humain qualifié, d’infrastructures solides, d’une tradition industrielle, d’un tissu entrepreneurial diversifié et d’une position géographique stratégique entre l’Afrique et l’Europe.

Les chiffres récents présentés par la FIPA le prouvent : +30% d’investissements étrangers en 2025 et la Tunisie se classe au 4e rang africain pour l’industrialisation en 2025, qui y voit un fort potentiel pour attirer davantage d’investissements productifs.

Elle a ensuite détaillé trois convictions qui guident son action en Tunisie. Premièrement, l’investissement doit accélérer la transformation productive, verte et inclusive du pays : il faut orienter les capitaux vers des projets qui renforcent les capacités productives, augmentent la valeur ajoutée locale, diffusent les technologies et créent des emplois. Tout en répondant aux défis de la sécurité hydrique, de la sécurité alimentaire, de la transformation numérique et de la transition énergétique. La Tunisie, a‑t‑elle précisé, figure notamment parmi les premiers pays africains pour la transition énergétique selon le Forum économique mondial 2026.

Deuxièmement, l’intégration africaine via la ZLECAf doit devenir un levier d’investissement. La zone crée un nouvel espace de croissance et de coopération à l’échelle continentale, offrant à la Tunisie des débouchés compétitifs pour la production, les services et l’innovation vers l’Europe, le Maghreb, le monde arabe et le continent africain. L’objectif est que la Tunisie passe du statut de porte d’entrée à celui d’acteur majeur de la transformation économique africaine, en favorisant des investissements croisés et des partenariats concrets.

Troisièmement, la mobilisation de l’investissement exige une coalition d’exécution. Les pouvoirs publics doivent établir les cadres et impulser les réformes ; le secteur privé doit investir et innover ; les institutions financières doivent préparer les projets, financer et partager les risques. La Banque a insisté sur la nécessité de structurer davantage de programmes coordonnés et d’accompagner les projets au‑delà des annonces, par des financements mixtes, des garanties, des assurances, des financements de commerce et une assistance technique.

Parmi les initiatives évoquées elle a présenté la nouvelle Agence financière africaine de développement (NAF), destinée à mobiliser le capital institutionnel africain, réduire le risque d’investissement et débloquer des financements à grande échelle pour les priorités du continent. La Banque a rappelé que l’Afrique possède les ressources pour financer sa transformation, à condition de disposer d’architectures financières capables de canaliser ces ressources vers les projets nécessaires.

Dans le cadre du forum, une session coorganisée cet après‑midi avec la Banque mondiale présentera aux entreprises tunisiennes les opportunités offertes par les banques de développement, leurs procédures de passation de marché et les modalités pour devenir fournisseurs sur des projets financés en Tunisie et dans d’autres pays africains.

Et Malinne Blomberg a réaffirmé son engagement : investir en Tunisie, c’est accéder à un marché national mais aussi à une région ouverte sur l’Afrique et connectée aux chaînes de valeur mondiales. Elle appelle les entreprises tunisiennes à saisir ces opportunités par l’ambition, les partenariats et une capacité d’exécution au‑delà des frontières.

Pour conclure, elle a estimé que le succès du TIF 2026 se mesurera aux partenariats noués, aux projets financés et aux emplois créés. Elle a précisé qu’elle restera mobilisée pour transformer la dynamique affichée en résultats concrets, afin de faire de la Tunisie une destination de confiance pour les investisseurs et un moteur de croissance au service de l’Afrique.

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Les avoirs nets en devises s’élèvent à plus de 25 milliards de dinars

Les avoirs nets en devises se sont élevés à près de 25,2 milliards de dinars, à la date du 24 juin 2026. Ce qui représente 102 jours d’importation; contre 23,3 milliards de dinars (soit 101 jours d’importation), une année auparavant. C’est ce que révèlent les indicateurs monétaires et financiers, publiées jeudi, par la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette amélioration du volume des réserves en devises est expliquée par l’accroissement des revenus du travail de 4,8 %, pour atteindre 4,2 milliards de dinars et des recettes touristiques cumulés de 4,5 %, à 3,1 milliards de dinars. Et ce, à la date du 20 juin courant, en comparaison avec la même période de l’année dernière.

Pour ce qui est des services de la dette extérieure, ils se sont situés à 3,6 milliards de dinars, à la même date.

S’agissant des billets et monnaies en circulation, ils poursuivent leur tendance haussière, dépassant les 29,3 milliards de dinars, depuis le début de l’année jusqu’au 24 juin 2026; contre 24,7 milliards de dinars, durant la même période de 2025. Ce qui représente une hausse de 18,5 %.

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Wamkele Mene : « La Tunisie est bien placée pour être une passerelle vers le reste du continent »

La 22ᵉ édition du Tunisia Investment Forum (TIF 2026), rendez-vous majeur des acteurs mondiaux de l’investissement, se déroule ce jeudi  25 juin 2026 à Tunis. Organisé par FIPA-Tunisia sous le patronage du Ministère de l’Économie et de la Planification et en partenariat avec la Banque Africaine de Développement, ce forum offre une plateforme stratégique d’échanges, de networking et de création de partenariats entre investisseurs internationaux, dirigeants d’entreprise, institutions publiques et partenaires de développement.

Présent lors de cette matinée, Wamkele Mene, le secrétaire général de la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAf), a souligné lors de son allocution l’importance du thème de cette édition, qui fait écho à la mission de la ZLECAf. Il a salué l’engagement de la Tunisie, l’un des premiers pays à signer et ratifier l’accord, et a insisté sur le rôle du pays comme plateforme pour dynamiser le commerce intra‑africain et attirer les investissements.

Il précise dans ce contexte :  » Nous nous réunissons à un moment où l’économie mondiale fait face à des défis sans précédent. En effet, le capital se montre prudent, les investisseurs hésitent et le commerce est fragmenté. Les chaînes d’approvisionnement mondiales sont morcelées. De plus en plus, les industriels et les producteurs recherchent des partenariats régionaux pour établir des chaînes d’approvisionnement alternatives et garantir la résilience pour notre continent et pour la Tunisie en particulier. Cela signifie que nous devons renforcer et construire notre autonomie économique en créant des chaînes de valeur en Afrique, sans pour autant nous déconnecter du reste du monde. »

Il ajoute : « Notre mission est de développer nos économies et nos marchés, de bâtir des partenariats, d’accroître notre capacité de production et d’échange, et de lever les obstacles intra‑africains à l’investissement et au commerce. Pendant plus de 70 ans, le continent africain a été caractérisé par la fragmentation des marchés, la petitesse des marchés nationaux, la coexistence de 42 monnaies, des frontières réglementaires denses et des économies qui restent trop dépendantes de l’exportation de matières premières non transformées vers les marchés traditionnels du Nord. En réponse à ce constat, nos chefs d’État et de gouvernement, au sein de l’Union africaine, ont décidé d’accélérer le commerce intra‑africain en instituant la ZLECAf. « 

Comme il l’a précisé lors de son discours d’ouverture, la Tunisie est déjà activement engagée dans les échanges au sein de ce cadre. 42 entreprises tunisiennes pionnières ont satisfait aux exigences réglementaires nécessaires pour pouvoir commercer dans ce cadre ; ces entreprises couvrent la production manufacturière, la production d’engrais, l’agriculture et l’exportation de produits agricoles vers l’Afrique subsaharienne. « L’Afrique est ouverte aux affaires et la Tunisie, bien entendu, est ouverte aux affaires ; elle est bien placée pour être une passerelle vers le reste du continent, via ses infrastructures et grâce à la ZLECAf. « 

« La ZLECAf présente une proposition de valeur et d’investissement : un marché potentiel de 1,4 milliard de personnes avec un PIB combiné estimé à 3,4 billions de dollars américains. Cela signifie que, lorsque vous investissez en Tunisie, vous avez accès aux marchés des 49 autres pays et bénéficiez d’un accès préférentiel à ces marchés dynamiques et à forte croissance en Afrique.

En 2024, le commerce intra‑africain a atteint 220 milliards de dollars, soit une hausse de 12,5% par rapport à l’année précédente. C’est pourquoi nous avons confiance dans l’avenir de notre continent et dans le rôle de la Tunisie comme porte d’entrée vers l’Afrique » a-t-il poursuivi.

Wamkele Mene a souligné la capacité d’exportation de la Tunisie et son expérience : « La Tunisie a été parmi les premiers partenaires à conclure un accord préférentiel avec l’Union européenne. Ce qui en a fait l’un des plus grands pays exportateurs en Afrique vers l’UE et le 10e fournisseur de vêtements de l’Union européenne. La Tunisie compte plus de 260 entreprises exportatrices réalisant plus de 2,5 milliards de dollars d’exportations. Soit plus de 14% des exportations nationales dans le cadre des zones de libre‑échange. »

Il a également rappelé que la ZLECAf ne concerne pas uniquement les biens commerciaux. « Elle porte aussi sur l’économie numérique, l’autonomisation des petites et moyennes entreprises et l’intégration des femmes et des jeunes dans le commerce. Du point de vue de l’investisseur, elle vise à faciliter l’investissement intra‑africain — qui représente aujourd’hui moins de 4 % et à renforcer la protection juridique des investissements via le protocole sur l’investissement applicable. Les règles de protection de l’investissement et d’ouverture des marchés existent ; le marché est là. La main‑d’œuvre la plus jeune du monde sera en Afrique d’ici 2050. D’ici 2050, une personne sur quatre vivra en Afrique. Les projections estiment le PIB africain à 16,2 billions de dollars, positionnant alors le continent comme l’une des plus grandes économies mondiales. Il ne s’agit pas seulement d’une architecture plus vaste pour le commerce ; c’est une opportunité de marché dynamique et à forte croissance. Parmi les dix économies à la croissance la plus rapide au monde, six se situent en Afrique. »

« Bien sûr, nous devons surmonter des défis précis : le coût du transport et de la logistique, le coût des infrastructures, le coût élevé du financement du commerce, le coût des paiements et transactions intra‑africains, et l’absence d’une infrastructure de paiement continentale qui permettrait aux PME comme aux grandes entreprises d’échanger à des tarifs compétitifs et à des millions d’Africains de profiter d’un marché de 1,4 milliard de personnes » a-t-il encore souligné.

Il conclut : « La Tunisie apporte une nouvelle dynamique et de nouvelles opportunités pour l’Afrique. Il s’agit d’un modèle d’intégration économique important que nous construisons. Et nous sommes convaincus que la Tunisie joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre de l’intégration économique en Afrique. C’est un pays où investir, c’est aussi investir dans l’avenir du continent et tirer parti du marché africain. »

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Samir Abdelhafidh : « Le TIF, tribune des réformes et des opportunités d’investissement »

La 22e édition du Forum tunisien de l’investissement (TIF), organisée sur le thème « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités », s’est ouverte ce matin en présence des autorités et d’acteurs publics et privés. Lors de son allocution, le ministre de l’Économie et de la Planification Samir Abdelhafidh a souligné l’importance économique de ce rendez‑vous.

Samir Abdelhafidh a présenté le TIF comme une tribune essentielle pour dresser un panorama des réformes économiques en cours et mettre en avant les avantages comparatifs de la Tunisie ainsi que les opportunités d’investissement dans l’ensemble des secteurs, en particulier ceux à forte valeur ajoutée à l’échelle internationale.

La manifestation propose des sessions axées sur les priorités du plan de développement 2027–2030 : promotion de l’investissement, soutien à l’entrepreneuriat, dynamisation des marchés porteurs avec un focus sur le marché africain et renforcement des efforts nationaux pour stimuler la croissance économique et sociale.

Parmi les temps forts figurent un atelier sectoriel dédié à l’industrie automobile et aux industries manufacturières, et un autre atelier consacré à l’entrepreneuriat féminin et aux PME. La matinée mettra également en lumière les entreprises tunisiennes et étrangères récompensées pour leur innovation, intégration technologique, responsabilité sociale, contribution au développement régional, création d’emplois et respect de l’environnement.

Le forum servira de plateforme pour le lancement officiel d’un nouvel outil numérique destiné à faciliter les procédures administratives et améliorer le climat des affaires et de l’investissement. Une séance est par ailleurs prévue pour annoncer plusieurs projets d’investissements étrangers en Tunisie.

Le ministre a conclu en remerciant les organisateurs, notamment l’Agence de promotion de l’investissement extérieur, le ministère de l’Économie et de la Planification et la Banque africaine de développement. Tout en souhaitant que cette édition contribue pleinement aux objectifs de développement attendus.

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Sarra Zaafrani Zenzri: « Ce forum doit servir de passerelle pour identifier de nouvelles opportunités d’investissement »

La cheffe du gouvernement Sarra Zaafrani Zenzri a inauguré aujourd’hui le Forum économique tuniso‑italien, en présence d’Antonio Tajani et d’une importante délégation italienne.

Coïncidant avec le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, ce rendez‑vous, organisé par l’UTICA, l’APII et l’Agence italienne pour le commerce, met en lumière une coopération en pleine diversification : énergie (projet ELMED), agriculture et eau (initiative TANIT), industrie et numérique. La Tunisie, qui achève son plan de développement 2026‑2030, mise sur la modernisation du cadre d’investissement, la digitalisation et la montée en valeur ajoutée des filières pour attirer des investissements qualitatifs et conforter son rôle de plateforme entre l’Europe et l’Afrique.

Elle rappelle que les relations tuniso‑italiennes reposent sur des liens historiques profonds, une proximité géographique et des affinités culturelles en Méditerranée. Elles ont connu récemment un essor qualitatif, avec une diversification tangible des échanges dans des secteurs clés : économie, investissement, commerce, énergie, culture, enseignement supérieur et recherche. Cette dynamique a hissé la coopération bilatérale à un niveau d’exception, fondé sur le dialogue, le respect mutuel et des projets à forte valeur ajoutée.

Elle souligne lors de son allocution que la Tunisie complète actuellement l’élaboration de son plan quinquennal 2026‑2030, fruit d’une démarche ascendante et participative, de la localité jusqu’au niveau national. Ce plan vise à instaurer un modèle de développement équitable et résilient, appuyé sur un cadre institutionnel rénové et des priorités nationales claires. L’État s’emploie à améliorer le climat des affaires : modernisation du cadre législatif et institutionnel de l’investissement, simplification et digitalisation des procédures, amélioration des services publics, accès facilité aux fonciers d’investissement, formation professionnelle adaptée, et modernisation des infrastructures portuaires, douanières et logistiques.

Elle ajoute lors de son allocution que la coopération tuniso‑italienne se traduit déjà par des avancées concrètes. L’Italie demeure un investisseur majeur en Tunisie, notamment dans le secteur énergétique, et se classe au troisième rang des partenaires pour les IDE, avec plus de 1 072 entreprises à participation italienne et un stock d’investissement estimé à environ 3,7 milliards de dinars. Les échanges commerciaux ont atteint près de 20,5 milliards de dinars en 2025, poursuivant une croissance  +8% sur les quatre premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025. Le tourisme illustre aussi ce partenariat : plus de 160 000 visiteurs italiens ont séjourné en Tunisie en 2025.

Au‑delà des chiffres, des projets structurants témoignent de l’ambition commune : le projet de ligne électrique ELMED, mené par la Société tunisienne de l’électricité et du gaz et TERNA, constitue la première interconnexion directe entre l’Afrique du Nord et l’Europe, renforçant la sécurité énergétique et favorisant le déploiement des énergies renouvelables. Le projet TANIT, intégré au plan Mattei pour l’Afrique, illustre par ailleurs une coopération dans les secteurs de l’agriculture et de l’eau, fondée sur le partage d’expertise et le développement durable.

Malgré ces avancées, le potentiel de la relation bilatérale reste sous‑exploité. Ce forum doit servir de passerelle pour identifier de nouvelles opportunités d’investissement notamment dans les énergies renouvelables, l’industrie des composants automobiles, les technologies de l’information et de la communication, et l’économie numérique. La stratégie nationale de l’industrie et du renouvellement à l’horizon 2035 vise à moderniser la gouvernance industrielle, promouvoir l’innovation et renforcer les pôles technologiques, facilitant l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur mondiales.
Nos priorités incluent la montée en valeur ajoutée de l’industrie  mécanique, électronique, composants automobiles et aéronautiques, industries pharmaceutiques, agroalimentaires, chimiques, technologies environnementales, économie bleue et services numériques — ainsi que le soutien aux PME par des incitations à la modernisation et à l’intégration régionale.
La Tunisie et l’Italie partagent aussi des enjeux environnementaux communs : gestion des ressources naturelles, sécurité alimentaire, lutte contre l’érosion côtière et la pollution marine, adaptation agricole aux changements climatiques et préservation de la biodiversité méditerranéenne. La coopération bilatérale peut produire des solutions innovantes, depuis la gouvernance de l’eau jusqu’à l’économie bleue et la modernisation des filières agricoles.

Sur le plan régional, elle souligne que la Tunisie affirme son rôle de plateforme économique entre l’Europe et l’Afrique. Notre engagement dans la Zone de libre‑échange continentale africaine (ZLECAF) et notre adhésion à la COMESA témoignent de cette ambition. Des partenariats triangulaires réunissant savoir‑faire italien, compétences tunisiennes et opportunités africaines peuvent ouvrir des marchés importants dans les infrastructures, l’agriculture, l’eau, l’énergie, la santé, la formation et la numérisation.

La Mattei Initiative représente un cadre pertinent pour des projets respectueux des priorités nationales, de la souveraineté des États et axés sur la création de valeur locale. La Tunisie est prête à jouer un rôle actif comme plate‑forme d’investissement, de production et de formation, attirant des investissements qualitatifs afin de favoriser la création de richesse, la croissance et la justice sociale.

En conclusion, « ce forum doit s’inscrire comme une étape récurrente de dialogue et d’échanges pragmatiques entre acteurs tunisiens et italiens. Nous souhaitons qu’il contribue à concrétiser des projets communs, à approfondir une coopération stratégique et à ouvrir de nouvelles perspectives économiques, pour le bénéfice des peuples tunisien et italien ». conclut-elle.

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Climat et ozone : la Tunisie abaisse sa consommation d’HCFC de 70% (objectif zéro en 2030)

La Tunisie a réduit de 70% sa consommation d’hydrochlorofluorocarbures (HCFC) d’ici la fin 2025 par rapport au niveau national de référence de 725 tonnes, évitant ainsi l’émission d’environ 917 670 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it

Il convient de noter que les HCFC sont des gaz principalement utilisés dans les secteurs de la réfrigération et de la climatisation. Bien qu’ils aient été largement employés à des fins industrielles et domestiques pendant des années, ce sont des substances nocives pour la couche d’ozone et contributrices au réchauffement climatique.

Leur élimination progressive s’inscrit dans les engagements pris par la Tunisie dans le cadre du Protocole de Montréal, auquel le pays a adhéré en 1989, ainsi que de ses amendements successifs, y compris l’amendement de Kigali adopté en 2016 et ratifié par Tunis en 2021.

 

Selon les Nations unies, après les deux premières phases du plan lancées durant la période 2014–2026, la nouvelle phase 2026–2030 vise à porter la consommation nationale de HCFC à zéro d’ici 2030. Le programme prévoit, entre autres mesures, la récupération, le recyclage et la régénération des fluides frigorigènes, la formation de techniciens et d’opérateurs du secteur du froid, le soutien aux centres de formation professionnelle et des projets pilotes dans les filières pêche et industrie agroalimentaire.

Par ailleurs, selon l’ANSA, la transition vers des technologies de refroidissement plus efficientes et à moindre impact climatique représente l’un des défis environnementaux et économiques pour la Tunisie, où la demande en climatisation et réfrigération est appelée à croître avec l’augmentation des températures et le développement des secteurs agroalimentaire, logistique et touristique. Pour le cas de la Tunisie, la réduction des HCFC constitue donc un résultat environnemental, mais aussi une transition technologique pour adapter les entreprises et les services aux normes internationales en matière de climat, d’ozone et d’efficacité énergétique.

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Slah Zouari : le budget 2027 doit suivre les priorités du plan 2026-2030

Le budget de développement pour l’année 2027 devra impérativement s’aligner sur les orientations stratégiques du plan de développement 2026/2030. C’est ce qu’a souligné ce mardi à Tunis le ministre de l’Équipement et de l’Habitat et chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines, Slah Zouari. Il s’exprimait de la sorte, lors d’une séance de travail consacrée à l’examen des propositions budgétaires de son département.

Le ministre a insisté sur le respect rigoureux des priorités adoptées afin de garantir l’efficacité des interventions de l’État et d’atteindre les objectifs fixés par le budget.

Un communiqué du ministère précise que M. Zouari a appelé à accélérer la finalisation des dossiers des projets proposés en vue de leur inscription dans le budget de la mission de l’Équipement et de l’Habitat pour 2027. Il a notamment exigé la préparation préalable des études de faisabilité, la libération définitive des emprises foncières, ainsi que la fixation précise des coûts des crédits et des délais d’exécution.

Cette séance de travail s’est déroulée conformément aux dispositions générales de la circulaire de la Cheffe du gouvernement n°2, datée du 14 avril 2026. Laquelle est relative à la préparation du budget de l’État pour l’année 2027. La réunion a également permis de passer en revue les principaux projets proposés pour l’exercice 2027 et de faire le point sur l’état d’avancement des chantiers en cours inscrits au budget 2026.

Enfin, notons que la réunion s’est tenue en présence du chef de cabinet, de directeurs de structures centrales et régionales ainsi que de plusieurs cadres du ministère.

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Plan quinquennal 2026-2030 : entre ambition sociale et fragilité économique

Le projet de plan quinquennal 2026-2030 livre un diagnostic riche. Mais il souffre d’un défaut majeur : l’absence d’une hiérarchisation claire des priorités. Dette, sécurité alimentaire, chômage structurel et transition numérique y sont traités au même niveau. Ce qui brouille la lecture stratégique et empêche d’identifier les leviers les plus déterminants pour relancer durablement l’économie. C’est ce que relève Ridha Chkoundali, expert en économie, via son post Fb. 

 En économie du développement, il est essentiel de distinguer les variables explicatives (investissement, productivité, épargne) des résultats attendus (croissance, chômage, pauvreté). 

Sur le plan macroéconomique, l’analyse de Ridha Chkoundali souligne l’usage d’hypothèses dépassées concernant le plan quinquennal 2026-2030. En effet, elle s’appuie en partie sur des projections antérieures aux récentes tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux révisions du FMI d’avril 2026. En conséquence, les séries chiffrées, en particulier la prévision de croissance de 3,3 % pour 2026 et sa ventilation sectorielle paraissent irréalistes. D’ailleurs, elles remettant en cause l’ensemble des objectifs calibrés à partir de ces données. Il est alors légitime de se demander comment ces failles n’ont pas été détectées avant la soumission du plan aux instances de validation.

La visibilité sur le financement est un autre point faible majeur

 Pourtant, la crédibilité d’un plan de développement repose en grande partie sur la clarté de son architecture financière. A savoir que les bailleurs et les investisseurs exigent des estimations détaillées des ressources propres, des emprunts intérieurs et extérieurs, ainsi que des scénarios de mobilisation des partenariats public-privé. Élaborer un plan en situation d’incertitude financière, alors même que le texte reconnaît l’incertitude mondiale, affaiblit sa portée opérationnelle.

En outre, plusieurs objectifs paraissent trop ambitieux au regard des capacités d’exécution réelles. Doubler presque le revenu moyen par habitant d’ici 2030, réduire fortement le chômage et la pauvreté, accélérer massivement la part des énergies renouvelables ou multiplier les projets d’investissement demandent des moyens et une capacité de gestion hors de proportion avec l’expérience récente. Le taux d’achèvement des projets publics a rarement dépassé les 40 %. Et tripler la croissance de l’investissement en cinq ans exige des financements colossaux et une efficacité administrative qui ne sont pas démontrés. Sans arbitrages clairs et ressources adaptées, ces cibles risquent de rester déclaratives.

Ensuite, Ridha Chkoundali poursuit son analyse en estimant que le plan tente parallèlement de concilier deux logiques difficiles à coexister : une redistribution accrue et une création de richesse. De ce fait, il privilégie la question « comment répartir la croissance ?» plutôt que « comment générer de la richesse ? » Or, augmenter les dépenses sociales sans gain de productivité peut réduire la compétitivité. Et relever les salaires sans améliorer la productivité pèse sur l’investissement privé. 

D’ailleurs, certaines ambitions sectorielles semblent irréalistes. Les cibles de croissance sectorielle (agriculture, industrie, services), la multiplication de la production de phosphate ou la forte montée des matériaux de construction exigeraient des changements structurels profonds, une transformation de la politique monétaire et fiscale et des ressources humaines et financières considérables. De même, l’objectif d’intégrer 50 % du secteur informel semble déconnecté des mesures récentes (nouveau droit des chèques, suppression du numéraire plafonné) qui ont rendu l’informalité plus résiliente.

Le rôle accordé à l’État et aux collectivités locales est central dans le plan. Tandis que le levier de l’investissement privé, des entreprises exportatrices et de l’innovation reste moins mis en avant. L’expérience internationale montre pourtant que la soutenabilité du développement repose largement sur l’investissement privé et la compétitivité, éléments insuffisamment valorisés dans notre pays. 

Il ajoute : « Il faut relier chaque objectif à des indicateurs de résultat précis (emplois créés, productivité, attractivité des investissements) et prévoir des mécanismes de responsabilité en cas de retard ou d’échec. L’absence de scénarios alternatifs (optimiste, de référence, pessimiste) est une lacune majeure dans un pays vulnérable aux chocs externes et climatiques. »

 Dans ces conditions, les équilibres retenus pour bâtir le texte deviennent fragiles, en particulier la prévision de croissance de 3,3% pour 2026, ainsi que sa ventilation sectorielle. Pour Ridha  Chkoundali, un plan fondé sur des chiffres devenus obsolètes risque d’induire une lecture biaisée de l’ensemble des objectifs économiques.

L’un des principaux reproches concerne l’absence d’une architecture financière clairement définie. L’économiste souligne qu’un document de développement doit indiquer de façon précise les ressources propres, les emprunts intérieurs et extérieurs, ainsi que la manière dont les budgets 2026-2030 seront couverts. Or, dans un contexte marqué par l’incertitude, cette dimension apparaît insuffisamment détaillée. Pour lui, il est difficile de bâtir un plan crédible alors même que le texte reconnaît les incertitudes qui pèsent sur l’économie mondiale. Cette contradiction réduit la lisibilité du projet pour les bailleurs, les investisseurs et les acteurs économiques.

Ridha Chkoundali insiste également sur le décalage entre les objectifs affichés et les capacités réelles d’exécution. Le plan vise un revenu moyen par habitant de 21 530,5 dinars, soit 7 424,3 dollars en 2026, ce qui reviendrait presque à doubler le niveau moyen observé en Tunisie. Il fixe aussi des cibles ambitieuses en matière de pauvreté, d’emploi, d’investissement et de transition énergétique. Mais, selon lui, ces ambitions ne sont pas accompagnées d’une démonstration suffisante des moyens nécessaires pour les atteindre. Le passage de la croissance moyenne de 2,4% sur 2021-2025 à 4,2% sur 2026-2030 lui paraît trop optimiste, de même que les projections sectorielles qui annoncent, par exemple, une progression de l’agriculture de 0,1% à 3,1%, de l’industrie de 1,8% à 5,1% et des services de 2,9% à 4,2%.

La même réserve vaut pour plusieurs secteurs jugés stratégiques. L’objectif de faire progresser le secteur minier de 8,4% à 14,3%, avec une montée de la production de phosphate d’environ 3 millions de tonnes à 11,4 millions de tonnes en 2030, est présenté comme particulièrement difficile à réaliser.  Ridha Chkoundali juge également très ambitieux le rythme attendu dans la construction et les travaux publics, avec une hausse de 1% à 8,8%, ou encore dans l’industrie des matériaux de construction, de 1,4% à 7,1%. Ces objectifs supposent, selon son analyse, des ruptures profondes dans la politique économique, la fiscalité, le financement et la capacité administrative, sans que le document n’en expose clairement les conditions.

L’économiste critique aussi le choix de privilégier la redistribution sans clarifier les arbitrages avec la création de richesse. Le plan veut simultanément réduire le chômage, les disparités régionales, la pauvreté et renforcer la justice sociale, tout en augmentant les dépenses de développement. Mais Chkoundali estime que le texte ne dit pas assez comment concilier ces objectifs parfois contradictoires. Augmenter les dépenses sociales sans gain de productivité, ou relever les salaires sans amélioration de la compétitivité, peut fragiliser l’investissement privé. À ses yeux, le document privilégie davantage la répartition  de la croissance que les conditions de production de cette richesse.

Il pointe enfin plusieurs lacunes structurelles : la place limitée accordée à l’économie informelle, à la crise des entreprises publiques, à la fuite des compétences et à la faiblesse de l’épargne nationale. Il regrette aussi l’absence de scénarios alternatifs, pourtant indispensables dans une économie exposée aux chocs externes et climatiques. Le plan est certes plus avancé que les précédents sur le suivi-évaluation, mais  Ridha Chkoundali rappelle qu’un bon dispositif ne se mesure pas au nombre de projets annoncés, mais à leur impact réel sur l’emploi, l’investissement et la productivité.

« Pour être crédible, un plan quinquennal doit clarifier ses priorités, actualiser ses hypothèses macroéconomiques, détailler son financement, proposer des scénarios alternatifs et définir des indicateurs d’impact assortis de mécanismes de reddition de comptes », conclut-il.

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