Lese-Ansicht

Kaouther Ben Hania au jury de la 83e Mostra de Venise

La réalisatrice et scénariste tunisienne Kaouther Ben Hania fera partie du jury international de la compétition officielle de la 83e Mostra de Venise, qui se tiendra du 2 au 12 septembre 2026. Le jury sera présidé par l’actrice, réalisatrice, scénariste et productrice américaine Maggie Gyllenhaal.

Cette désignation représente une nouvelle reconnaissance internationale pour Kaouther Ben Hania, l’une des figures les plus importantes du cinéma tunisien contemporain.

La cinéaste a consolidé sa réputation grâce à un style mêlant documentaire et fiction, abordant les thèmes de la violence, de l’injustice et de la condition individuelle au sein des systèmes de pouvoir. Son dernier film, ‘‘La Voix de Hind Rajab’’, présenté en compétition à la Mostra de Venise, a remporté le Lion d’argent, le Grand Prix du Jury et a été nommé à l’Oscar du meilleur film international.

Auparavant, ‘‘Les Filles d’Olfa’’ avait remporté l’Œil d’or, le prestigieux prix du documentaire décerné chaque année lors du Festival de Cannes, et avait été nommé à l’Oscar du meilleur documentaire, tandis que ‘‘L’Homme qui vendit sa peau’’ avait figuré parmi les cinq meilleurs films en lice pour le titre de meilleur film international.

Pour la Tunisie, la présence de Ben Hania au sein du jury de Venise confirme l’importance croissante du cinéma national sur la scène internationale, après une saison marquée par des sélections, des prix et des nominations qui ont offert une nouvelle visibilité à la production tunisienne et, plus généralement, au cinéma arabe et africain.

Outre Kaouther Ben Hania, le jury sera composé du compositeur et artiste britannique Daniel Blumberg, du professeur italien Francesco Casetti, du réalisateur et scénariste français Xavier Giannoli, de la réalisatrice et scénariste afghane Shahrbanoo Sadat et du réalisateur et producteur hongkongais Johnnie To.

I. B.

L’article Kaouther Ben Hania au jury de la 83e Mostra de Venise est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Ali Abdi accuse la FTF, mais les chiffres racontent une autre histoire

A la sortie de la rencontre Tunisie – Japon lundi au mondial (0 – 4), le défenseur tunisien Ali Abdi, ému mais inquisiteur, a fait une déclaration polémique qui continue de faire réagir 72 heures plus tard. Des propos qui…

L’article Ali Abdi accuse la FTF, mais les chiffres racontent une autre histoire est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Journée Olympique 2026 | Message de Mehrez Boussayene

À l’occasion de la Journée olympique internationale, célébrée le 23 juin de chaque année, Mehrez Boussayene président du Comité national olympique tunisien (Cnot) et membre du Comité international olympique a tenu à adresser ses plus sincères félicitations à l’ensemble de la famille olympique mondiale.

Cette journée constitue une occasion privilégiée de rendre hommage au Comité International Olympique, gardien des idéaux olympiques depuis plus d’un siècle, qui œuvre sans relâche pour promouvoir le sport au service de la paix, de l’éducation, de la solidarité et du rapprochement entre les peuples. En cette circonstance, je salue également les célébrations organisées à la Maison Olympique de Lausanne, sous la présidence de Madame Kirsty Coventry, en présence des membres du CIO, réaffirmant ainsi l’unité et la vitalité du Mouvement olympique.

Je souhaite également exprimer toute ma reconnaissance à la grande famille sportive et olympique tunisienne : aux fédérations sportives nationales, aux dirigeants, aux entraîneurs, aux arbitres, aux cadres techniques, aux bénévoles ainsi qu’à nos athlètes qui, chaque jour, servent avec engagement les valeurs de l’Olympisme et mettent leur talent au service de la Tunisie.

J’adresse une pensée toute particulière à nos championnes et champions qui portent haut les couleurs nationales sur les scènes continentale et internationale. Le Comité National Olympique Tunisien poursuivra, avec une détermination toujours plus grande, son engagement en faveur de l’accompagnement des athlètes d’élite et de la préparation des prochaines grandes échéances, notamment les Jeux Méditerranéens de Taranto 2026 ainsi que les Jeux Olympiques de la Jeunesse.

Notre conviction est claire : l’excellence sportive se construit dès le plus jeune âge. C’est pourquoi le soutien aux jeunes talents demeure une priorité stratégique de notre action. Cette année a ainsi marqué le lancement de l’École Olympique dans 104 établissements scolaires, un projet ambitieux destiné à diffuser les valeurs olympiques auprès de la jeunesse tunisienne et à préparer les générations de demain.
L’année olympique qui s’achève, du 23 juin 2025 au 23 juin 2026, a également été marquée par les belles performances de nos représentants lors des Jeux de la Solidarité Islamique à Riyad ainsi qu’aux Jeux Africains de la Jeunesse en Angola. Ces résultats illustrent le potentiel de notre jeunesse et renforcent notre confiance dans l’avenir du sport tunisien.

Je tiens enfin à remercier les fédérations membres de l’Assemblée générale du Comité National Olympique Tunisien pour la confiance qu’elles ont renouvelée à ma personne ainsi qu’aux membres élus du Comité Exécutif. Nous poursuivrons, avec responsabilité et esprit de rassemblement, la mise en œuvre de notre plan stratégique 2026-2028, fondé sur l’excellence, l’inclusion, l’éducation olympique, le développement durable et le soutien à la jeunesse.

En cette Journée olympique, renouvelons ensemble notre engagement en faveur d’un sport porteur d’espoir, de fraternité et d’excellence.
Bonne Journée olympique à toutes et à tous.

Communiqué

L’article Journée Olympique 2026 | Message de Mehrez Boussayene est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Ras Jedir : suspension temporaire du trafic en raison d’une panne du système côté tunisien

Le ministère libyen de l’Intérieur a annoncé, vendredi 19 juin 2026, la suspension temporaire du trafic des voyageurs au poste-frontière de Ras Jedir en raison d’un arrêt du système de traitement des procédures du côté tunisien. Dans un communiqué publié vers 16 heures, la Direction libyenne de la sécurité du poste-frontière de Ras Jedir a...

L’article Ras Jedir : suspension temporaire du trafic en raison d’une panne du système côté tunisien est apparu en premier sur Business News.

  •  

Le Cnot lance le projet « Junior Olympic Team » pour les jeunes talents tunisiens

Le Comité national olympique tunisien (Cnot) passe à la vitesse supérieure a officiellement lancé, ce jeudi 18 juin 2026, le programme « Junior Olympic Team » (JOT).

Ce projet d’envergure vise à repérer et à accompagner les jeunes athlètes de moins de 17 ans (U17) à fort potentiel, en mettant à leur disposition des moyens optimisés pour les préparer aux plus prestigieuses compétitions internationales.

La Commission de l’Élite des Sports Individuels a ainsi tenu aujourd’hui 18 Juin 2026 une réunion consacrée au lancement du projet Junior Olympic Team (JOT), programme, conçu et initié par le Cnot, visant à rehausser la performance des jeunes athlètes tunisiens U17 à fort potentiel olympique.

Des moyens adaptés seront déployés afin de leur offrir un cadre sportif optimisé, propice au développement de leurs talents et à leur préparation pour les grandes compétitions internationales.

Une étape décisive pour l’avenir de l’élite sportive tunisienne et la promotion de l’excellence olympique.

L’article Le Cnot lance le projet « Junior Olympic Team » pour les jeunes talents tunisiens est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

L’acteur tunisien Helmi Dridi sacré au Maroc pour son rôle dans « Ronda 13 »

Une nouvelle distinction vient enrichir le palmarès du cinéma tunisien et du film Ronda 13 au Festival International du Film de Dakhla, au Maroc.

C’est ce qu’annonce le Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI) en ajoutant que l’acteur tunisien Helmi Dridi a remporté le Prix du Meilleur Acteur pour sa remarquable interprétation dans le film Ronda 13, réalisé par Mohamed Ali Nahdi, dans le cadre de la 14ᵉ édition du Festival International du Film de Dakhla.

« Cette nouvelle récompense vient confirmer le parcours prometteur du film et sa présence remarquée sur la scène des festivals internationaux, après plusieurs sélections et distinctions obtenues au cours des derniers mois», ajoute le CNCI en félicitant l’ensemble de l’équipe du film ainsi que le cinéma tunisien.

L’article L’acteur tunisien Helmi Dridi sacré au Maroc pour son rôle dans « Ronda 13 » est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Les États-Unis soutiennent la valorisation du patrimoine musical tunisien

L’ambassade des États-Unis en Tunisie et le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM) ont inauguré une nouvelle expérience immersive en réalité virtuelle et étendue (VR/XR) au palais Ennejma Ezzahra de Sidi Bou Saïd. Financé par le Fonds des ambassadeurs des États-Unis pour la préservation culturelle (AFCP), ce projet vise à préserver et promouvoir le patrimoine musical tunisien grâce aux technologies numériques.

Développée en partenariat avec le Tunis International Center for Digital Cultural Economy (TICDCE) et la startup tunisienne Tynass, cette visite virtuelle permet aux visiteurs de découvrir l’histoire du Congrès du Caire ainsi que les figures marquantes qui ont contribué à l’essor du patrimoine musical tunisien et régional.

D’une durée de 15 minutes, l’expérience propose des reconstitutions 3D du Baron Rodolphe d’Erlanger, de Mannoubi Snoussi, de Khemaïs Tarnane et d’Ahmed El Wafi, accompagnées d’interfaces interactives en français, en anglais et en arabe tunisien. L’objectif est d’élargir l’accès au patrimoine musical tunisien auprès d’un public local et international.

Lors de l’inauguration, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a souligné que cette initiative illustre la volonté des deux pays de préserver et de faire rayonner le patrimoine culturel tunisien à travers des technologies innovantes, tout en offrant un accès virtuel à des publics qui ne peuvent pas visiter le site.

De son côté, la directrice générale du CMAM, Saloua Ben Hafaiedh, a indiqué que ce projet s’inscrit dans la mission de l’institution de préserver, documenter et transmettre le patrimoine musical tunisien aux générations futures, en associant recherche historique et outils numériques innovants.

Réalisé avec la contribution de spécialistes du patrimoine, de musicologues et d’experts en technologies immersives, le projet constitue une nouvelle étape dans la valorisation du patrimoine culturel tunisien. Il témoigne également du renforcement de la coopération entre la Tunisie et les États-Unis dans le domaine de la préservation culturelle.

D’après communiqué de l’ambassade des USA en Tunisie.

L’article Les États-Unis soutiennent la valorisation du patrimoine musical tunisien est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Accompagné par l’Orchestre national tunisien, Ramy Ayach en concert à Tunis le 21 juin

Le dimanche 21 juin 2026 à 20h, la Grande Salle de l’Opéra de Tunis, à la Cité de la Culture, vibrera au rythme des plus grands succès de la star libanaise Ramy Ayach.

Pour cette soirée unique, le célèbre chanteur et compositeur sera accompagné par l’Orchestre national tunisien, placé sous la direction du maestro Youssef Belheni.

Figure incontournable de la pop arabe contemporaine, Ramy Ayach est particulièrement apprécié pour son style unique mêlant romantisme, tradition orientale et sonorités modernes. Outre sa brillante carrière internationale, l’artiste est également reconnu pour son fort engagement humanitaire.

Les billets sont d’ores et déjà disponibles à la vente en ligne sur le site officiel du Théâtre de l’Opéra (https://tunisianopera.tn/fr/programme/ramy_ayach), ou aux guichets de la Cité de la Culture (situés à gauche de l’entrée principale) sont ouverts tous les jours de la semaine, de 9h à 13h et de 14h à 17h.

L’article Accompagné par l’Orchestre national tunisien, Ramy Ayach en concert à Tunis le 21 juin est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

Sabri Lamouchi : « On veut être fier de notre Coupe du monde »

Sabri Lamouchi, choisi le 14 janvier pour prendre les commandes des Aigles de Carthage, veut relancer la dynamique de la sélection tunisienne. À l’approche de la World Cup 2026, le sélectionneur de 54 ans assume l’ampleur du défi mais affiche…

L’article Sabri Lamouchi : « On veut être fier de notre Coupe du monde » est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.

  •  

Le Stade Tunisien confie son banc au Portugais Tozé Marreco

Le Stade Tunisien a officialisé l’arrivée de l’entraîneur portugais Tozé Marreco à la tête de son équipe première. Âgé de 39 ans, le technicien s’engage pour la saison 2026-2027 après plusieurs expériences dans le football portugais.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook, le club du Bardo a confirmé la signature d’un contrat avec l’entraîneur de 39 ans, avec la mission de conduire les Bardolais lors du prochain exercice.

Un parcours entre les terrains et les bancs

Avant d’embrasser une carrière d’entraîneur, Tozé Marreco a évolué comme joueur dans plusieurs championnats européens. Son parcours l’a conduit notamment au Portugal, mais aussi en Espagne, aux Pays-Bas, en Suisse et en Belgique.

Cette expérience acquise sur les terrains européens constitue l’un des atouts mis en avant par le Stade Tunisien pour justifier son choix.

Une expérience en première division portugaise

Comme entraîneur, Marreco a dirigé plusieurs formations portugaises. Il a notamment occupé le banc de Gil Vicente et de Tondela en première division portugaise.

Le technicien lusitanien a également entraîné Farense en deuxième division, enrichissant son parcours dans un football portugais réputé pour la qualité de sa formation et de son encadrement technique.

Avec cette nomination, le Stade Tunisien ouvre un nouveau chapitre de son projet sportif en misant sur un entraîneur étranger au profil jeune et ambitieux pour préparer la saison 2026-2027.

Lire aussi :

L’article Le Stade Tunisien confie son banc au Portugais Tozé Marreco est apparu en premier sur webdo.

  •  

France : Un Tunisien écroué pour un projet d’attaque jihadiste présumé

Un Tunisien de 27 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire en France après la découverte d’un projet présumé d’attaque d’inspiration jihadiste visant notamment le musée du Louvre et des membres de la communauté juive à Paris.

Selon les informations révélées par plusieurs médias français, dont RTL et Le Monde, le suspect a été interpellé le 7 mai par les services de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans le cadre d’une enquête ouverte par le Parquet national antiterroriste (PNAT).

Fomenter un projet d’action violente d’inspiration jihadiste

Le parquet antiterroriste français a indiqué que l’homme est soupçonné « de fomenter un projet d’action violente d’inspiration jihadiste ». D’après les premiers éléments de l’enquête, il envisageait de s’en prendre à un musée parisien — identifié comme étant le Louvre par plusieurs médias — ainsi qu’à la communauté juive parisienne, sans qu’une cible précise n’ait toutefois été arrêtée.

Lire aussi : Attentat près de l’ambassade américaine : 60 ans de prison pour trois accusés

L’affaire aurait débuté après un contrôle routier effectué à Paris fin avril. Les enquêteurs auraient découvert sur le téléphone du suspect des contenus de propagande jihadiste, des images d’armes ainsi que des échanges évoquant un possible passage à l’acte et un projet de rejoindre l’organisation État islamique en Syrie ou au Mozambique.

Mis en examen

Le suspect a été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » avant d’être écroué lundi soir par la justice française.

L’article France : Un Tunisien écroué pour un projet d’attaque jihadiste présumé est apparu en premier sur webdo.

  •  

Cannes 2026 – Le pavillon tunisien, un outil à repenser pour servir réellement le cinéma tunisien

Chaque année, au Festival de Cannes, les pavillons nationaux installés dans le Village international du Marché du Film jouent un rôle essentiel. Ils ne sont pas de simples espaces décoratifs ou des vitrines symboliques. Ils sont censés être des lieux de travail, de rencontres et de visibilité pour les cinématographies nationales. Producteurs, réalisateurs, distributeurs, programmateurs de festivals, journalistes et institutions s’y croisent, échangent des informations, présentent des projets, nouent des partenariats. Dans cet environnement extrêmement dense et compétitif, chaque pays cherche à faire exister son cinéma, à attirer l’attention sur ses talents et à convaincre de nouveaux partenaires.

Depuis 2007, la Tunisie dispose elle aussi d’un pavillon dans ce Village international. Sur le papier, cet espace devrait constituer un atout précieux pour promouvoir le cinéma tunisien auprès des dizaines de milliers de professionnels présents à Cannes. Pourtant, ces dernières années, son fonctionnement a parfois laissé perplexe, et il est légitime de s’interroger sur la manière dont il pourrait être utilisé de façon plus efficace.

Lire aussi : Le cinéma tunisien au Festival de Cannes de 1955 à 2023

Un pavillon qui peine à exister

L’an dernier, par exemple, le pavillon tunisien donnait une impression particulièrement triste. Il n’attirait que peu de visiteurs, son décor était sommaire et son programme n’a été publié que le premier jour du festival. Plus étonnant encore, il n’a été partagé que sur la page facebook du CNCI en arabe, alors que la plupart des autres pavillons communiquent plusieurs semaines à l’avance et envoient des mailings ciblés aux accrédités présents à Cannes.

Lire aussi : Cannes 2025 – Un silence assourdissant du pavillon tunisien

Mais non seulement ce programme arrivait beaucoup trop tard, mais il ne présentait pas non plus d’initiatives particulièrement attractives, et rien qui puisse attirer les tournages en Tunisie. Dans un festival où tout se prépare longtemps à l’avance, une telle situation condamne presque automatiquement un pavillon à rester vide.

Le comble est que pour la première fois de notre histoire, un film tunisien, Promis le ciel d’Erige Sehiri, avait fait l’ouverture de la section Un certain regard, deuxième section la plus importante du festival, et le premier jour il n’y avait même pas une affiche du film accrochée aux murs du pavillon.

Lire aussi : Cannes 2025 – Erige Sehiri ouvre Un Certain Regard avec « Promis le ciel »

Deux ans auparavant, un autre épisode avait également surpris : le pavillon tunisien n’avait ouvert que le cinquième jour du festival. La raison en était administrative. Les personnes chargées de s’en occuper n’avaient pas obtenu leurs visas à temps. Le résultat est qu’au moment où une grande partie des professionnels avaient déjà pris leurs habitudes et rempli leurs agendas, l’espace tunisien était encore fermé.

Ces exemples ne sont pas anecdotiques. Ils illustrent un problème plus profond : à Cannes, un pavillon ne peut exister que s’il s’inscrit dans une stratégie préparée longtemps à l’avance.

Une absence de stratégie en amont

La première question est celle de la communication. Dans les pavillons qui fonctionnent bien, les programmes sont diffusés environ trois semaines avant l’ouverture du festival. Les invitations sont envoyées par e-mail aux professionnels susceptibles d’être intéressés : producteurs, distributeurs, vendeurs internationaux, programmateurs de festivals, journalistes. Ces messages présentent un programme précis, avec les thèmes des rencontres, les noms des intervenants, les dates, les horaires et le lieu exact des événements.

Cette anticipation est essentielle pour une raison simple : les accrédités arrivent à Cannes avec un agenda déjà rempli. Les rendez-vous se prennent souvent dès le mois d’avril, parfois même avant. Lorsque quelqu’un reçoit une invitation à un panel ou à une rencontre un mois avant le festival, il peut réserver ce créneau dans son planning. Lorsque l’information est publiée le premier jour du festival, il est généralement trop tard : les professionnels sont déjà engagés ailleurs.

Une communication qui doit être internationale et ciblée

La communication doit également être internationale. Publier un programme uniquement en arabe limite considérablement sa portée. Cannes est un festival mondial, fréquenté par des professionnels venus de tous les continents. Les communications devraient donc être diffusées au minimum en anglais et en français, deux langues largement utilisées dans le milieu du cinéma international. Rien n’empêche d’ajouter une version arabe pour les médias du monde arabe, mais limiter la communication à la seule langue arabe revient à se priver d’une grande partie du public potentiel.

Les réseaux sociaux peuvent accompagner cette communication, mais ils ne peuvent pas s’y substituer. Publier un programme sur une page Facebook ne suffit pas à attirer les professionnels du Marché du Film. À Cannes, l’information circule avant tout par e-mail, par invitations ciblées et par les réseaux professionnels.

Il faut d’ailleurs rappeler qu’il est très facile d’identifier les personnes présentes au festival. Le festival de Cannes met à disposition des festivaliers un annuaire détaillé des accrédités, avec leurs coordonnées professionnelles. Il est donc parfaitement possible de constituer des listes de contacts et d’inviter directement les personnes susceptibles d’être intéressées par les activités du pavillon tunisien.

Même lorsque certains invités ne peuvent pas se rendre à un événement, le simple fait de recevoir l’information joue un rôle important. Cela permet de rappeler l’existence du pavillon tunisien, de faire connaître les initiatives qui y sont organisées et d’inscrire la Tunisie dans la conversation professionnelle du festival.

Des contenus à repenser pour le Marché du Film

Au-delà de la communication, la question du contenu du programme est également déterminante.

Un pavillon national n’est pas une salle de conférence académique. Il doit proposer des rencontres qui intéressent directement les professionnels présents à Cannes. Un panel consacré à l’histoire du cinéma tunisien, par exemple, peut avoir toute sa place dans une cinémathèque, dans une université ou dans un festival spécialisé. À Cannes, où les participants sont avant tout des producteurs, des distributeurs ou des programmateurs, les attentes sont différentes.

Il serait sans doute plus pertinent d’organiser des rencontres portant sur des sujets directement liés à l’industrie du cinéma. Par exemple, un panel consacré aux conditions de tournage en Tunisie pourrait susciter l’intérêt de nombreux producteurs étrangers. Quels sont les décors disponibles ? Quelles sont les infrastructures techniques ? Quels sont les coûts de production ? Quels sont les avantages fiscaux ? Quels techniciens locaux peuvent être mobilisés ? Autant de questions concrètes auxquelles un pavillon national peut apporter des réponses.

De telles rencontres pourraient réunir des professionnels tunisiens – producteurs, directeurs de production, techniciens – mais aussi des réalisateurs ou producteurs étrangers ayant déjà tourné dans le pays. Leurs témoignages auraient un impact particulièrement fort auprès des professionnels internationaux.

Lire aussi : Cannes 2025 – Tourner en Égypte, mode d’emploi

Le pavillon pourrait également devenir un lieu de présentation de projets tunisiens en développement. Plusieurs pays utilisent leur espace à Cannes pour organiser des sessions où quelques réalisateurs ou producteurs présentent brièvement leurs films en préparation devant des partenaires potentiels. Ce type d’initiative permet de créer des contacts, de susciter des collaborations et parfois de lancer de futures coproductions.

Mettre en valeur les films, les festivals et les parcours

Une autre fonction importante pourrait être la promotion des festivals tunisiens. Les Journées cinématographiques de Carthage, par exemple, sont l’un des événements majeurs du cinéma arabe et africain. Le pavillon pourrait organiser une rencontre avec des programmateurs de festivals étrangers afin de leur présenter la ligne éditoriale de ces manifestations et de les encourager à découvrir les films tunisiens.

Les succès récents du cinéma tunisien pourraient également être mis en avant. Ces dernières années, plusieurs films tunisiens ont circulé dans les festivals internationaux et ont obtenu une reconnaissance importante. Présenter ces trajectoires, expliquer comment ces films ont été produits, comment ils ont trouvé des distributeurs ou comment ils ont été sélectionnés dans les grands festivals peut constituer une source d’inspiration pour d’autres cinéastes.

S’appuyer sur des figures reconnues

Dans ce contexte, la présence de certaines personnalités pourrait donner une visibilité immédiate au pavillon tunisien. Kaouther Ben Hania, par exemple, occupe aujourd’hui une place unique dans le paysage du cinéma arabe et international. Elle est la seule réalisatrice arabe à avoir vu trois de ses films nommés aux Oscars. Elle est également la seule réalisatrice tunisienne à avoir été nommée aux Golden Globes et aux BAFTA. Inviter une cinéaste de cette stature pour une rencontre, une conférence de presse ou une master classe attirerait naturellement l’attention des médias et des professionnels présents à Cannes.

Lire aussi : BAFTA 2026 – Une double présélection pour « La voix de Hind Rajab »

Créer une dynamique et une expérience

Au-delà des conférences et des panels, un pavillon peut aussi fonctionner grâce à des moments plus informels. De nombreux pays organisent chaque jour de petits rendez-vous conviviaux – cafés, thés, rencontres matinales – qui deviennent des points de passage réguliers pour les professionnels. Ces moments permettent de créer des échanges spontanés et de faire découvrir la culture du pays.

Dans le cas de la Tunisie, il serait très simple d’imaginer une animation mêlant hospitalité et découverte culturelle : un peu de musique, quelques pâtisseries tunisiennes, un espace accueillant où les visiteurs pourraient s’arrêter quelques minutes entre deux projections ou deux rendez-vous.

Un pavillon comme vitrine visuelle

La question du décor du pavillon mérite également d’être posée. Un pavillon national est une vitrine. Il doit attirer l’œil, susciter la curiosité, donner envie d’entrer. Or il n’est pas nécessaire de disposer de moyens financiers extraordinaires pour créer un espace visuellement intéressant.

Pourquoi ne pas confier la conception du décor à de jeunes créateurs tunisiens ? Des étudiants d’écoles d’architecture ou de design pourraient être invités à imaginer une scénographie originale pour représenter la Tunisie à Cannes. Pour ces jeunes, ce serait une occasion exceptionnelle de rayonnement international. Certains pourraient même accepter de participer à ce projet en échange d’une simple reconnaissance publique, voire d’une invitation au festival.

Lire aussi : Cannes 2025 – L’Égypte remporte le prix du meilleur design de pavillon

L’identité visuelle, un enjeu de visibilité

La question du visuel mérite également d’être posée. Un pavillon ne se limite pas à un espace physique, il doit être identifiable, reconnaissable, visible de loin. Le pavillon palestinien, par exemple, a adopté l’an dernier et cette année un même visuel fort : un coquelicot rouge, immédiatement repérable dans le Village international et facilement identifiable par les professionnels. L’Égypte a également travaillé cet aspect, en adoptant une identité visuelle et en créant une affiche dédiée. Dans les deux cas, il s’agit de construire une image cohérente, forte et immédiatement reconnaissable. À l’inverse, le pavillon tunisien ne semble pas avoir développé de véritable identité visuelle. Aucun élément distinctif, aucune continuité d’une année sur l’autre, aucun visuel immédiatement associé au pavillon tunisien. Pourquoi ne pas penser cet aspect pourtant essentiel, alors même qu’il constitue l’un des premiers leviers de présence dans un espace aussi saturé que le Marché du Film ?

Une question centrale : l’utilité du pavillon

Le pavillon tunisien représente une opportunité importante pour le cinéma tunisien au sein de l’un des plus grands rendez-vous professionnels du cinéma mondial. La location de cet espace dans le Village international représente certes un coût important, payé en devises. À cela s’ajoutent les frais liés au fonctionnement du pavillon et aux personnes chargées de l’animer. Mais justement, un tel investissement mérite d’être exploité au maximum de son potentiel.

Dans un événement comme le Festival de Cannes, où chaque pays cherche à attirer l’attention des professionnels présents au Marché du Film, un pavillon ne peut pas se limiter à une simple présence symbolique. Chaque journée, chaque rencontre, chaque événement organisé dans cet espace représente une occasion de mettre en avant des films, des réalisateurs, des festivals, des techniciens ou des projets en développement.

Plus le pavillon est actif, visible et fréquenté, plus cet investissement prend son sens. À l’inverse, un espace peu animé, sans véritable programmation ni communication en amont, risque de passer inaperçu dans un environnement où des dizaines de pays rivalisent déjà d’initiatives pour exister sur la Croisette.

Penser le pavillon comme un outil stratégique

Le Festival de Cannes est l’un des plus grands rendez-vous du cinéma mondial. Des milliers de professionnels y sont présents chaque année. Dans un tel contexte, un pavillon national peut être un outil extrêmement précieux. Encore faut-il qu’il soit pensé comme tel, avec une stratégie claire, une communication anticipée et des initiatives capables d’attirer l’attention.

La Tunisie dispose d’un cinéma reconnu, de cinéastes talentueux et d’une présence régulière dans les grands festivals. Le pavillon tunisien pourrait être l’un des lieux où cette vitalité se manifeste. À condition, peut-être, de repenser la manière dont cet espace est utilisé et de lui donner la place et l’énergie qu’il mérite.

Festival de Cannes Cannes 2026

Lire sur le même sujet:

L’article Cannes 2026 – Le pavillon tunisien, un outil à repenser pour servir réellement le cinéma tunisien est apparu en premier sur webdo.

  •  

Ligue 1 – J28 : Derby sous haute tension à Radès

A trois journées du terme, la Ligue 1 entre dans une phase décisive avec le lancement de la 28e journée ce dimanche 3 mai. En tête du classement, le Club Africain accueille le Stade Tunisien dans un choc très attendu à Radès. Dans le même temps, plusieurs rencontres clés pourraient peser lourd aussi bien dans la course au titre que dans la lutte pour le maintien.

Le leader face à la pression du derby

Installé en tête avec 59 points, le Club Africain aborde ce rendez-vous avec l’objectif clair de sécuriser son fauteuil de leader. Malgré un récent nul concédé face à l’AS Soliman (1-1), les Clubistes affichent une impressionnante série de 20 matchs sans défaite.

En face, le Stade Tunisien arrive dans une dynamique opposée. Battus par la JS Omrane lors de la précédente journée, les Bardolais restent sur cinq rencontres sans victoire. Un sursaut est impératif pour espérer inquiéter le leader.

Le CS Sfaxien toujours à l’affût

Troisième avec 53 points, le Club Sportif Sfaxien continue de croire au titre. Les Sfaxiens, solides défensivement, restent sur un nul face à l’Espérance Sportive de Tunis et prolongent leur série d’invincibilité à huit matchs.

Ils recevront l’Olympique de Béja, relancé après son succès contre le CA Bizertin. Les visiteurs joueront gros dans la course au maintien et tenteront de créer la surprise.

La lutte pour le maintien reste intense. Déjà condamnée, l’AS Gabés affronte la JS Kairouanaise, qui n’a plus droit à l’erreur pour espérer survivre en Ligue 1. De son côté, l’US Ben Guerdane, solide au milieu de tableau, accueille une équipe de l’AS Soliman toujours sous pression.

Programme de la 28ème journée (16h00)

Dimanche 3 mai

  • Club Africain – Stade Tunisien
  • CS Sfaxien – Olympique de Béja
  • AS Gabes – JS Kairouanaise
  • US Ben Guerdane – AS Soliman

Lundi 4 mai

  • JS Omrane – ES Tunis
  • CA Bizertin – AS Marsa
  • US Monastirienne – ES Métlaoui
  • ES Zarzis – ES Sahel

Lire aussi :

L’article Ligue 1 – J28 : Derby sous haute tension à Radès est apparu en premier sur webdo.

  •  

Everyday Tunisians : Hédi, le roi du plat tunisien

À la rue de la Kasbah, non loin de la mosquée Hamouda Pacha et du souk El Hafsi, Hédi veille sur une échoppe où il compose des plats tunisiens parmi les plus délicats de la médina.

Lire aussi: Malika, reine du mlaoui

Avec des gestes précis et un art consommé des proportions, Hédi conjugue les salades fraîches et le thon, les salaisons et l’huile d’olive.

De ses doigts naissent des plats tunisiens dans le droit fil de la tradition. Ils seront savourés sur le pouce sur fond de médina, dans le mouvement permanent des passants.

Debout face à son plan de travail, Hédi est incontestablement un alchimiste du goût et le sachant, il revendique fièrement son titre de
noblesse : celui de roi du plat tunisien.

Lire aussi:

L’article Everyday Tunisians : Hédi, le roi du plat tunisien est apparu en premier sur webdo.

  •  

Gabès : Des dizaines d’élèves victimes d’asphyxie, la pollution de nouveau en cause

De nouveaux cas d’asphyxie collective ont été signalés dans un établissement scolaire à Gabès, où plus de 60 élèves ont été touchés en quelques jours. Ces incidents ravivent les inquiétudes autour de la pollution industrielle dans la région. Ils interviennent dans un contexte judiciaire tendu, marqué par le rejet de la demande d’arrêt des unités du Groupe chimique tunisien.

Deux épisodes rapprochés qui inquiètent

Le 18 avril, une vingtaine d’élèves du collège Habib Bourguiba ont été victimes de malaises respiratoires. Quatre jours plus tard, le 22 avril, un second épisode, plus grave, a touché plus de 40 élèves dans le même établissement.

Dans les deux cas, les symptômes d’asphyxie ont nécessité une prise en charge rapide, alimentant une vive inquiétude parmi les familles et le personnel éducatif.

Une pollution industrielle toujours pointée du doigt

Ces incidents s’inscrivent dans un climat de contestation persistant contre les activités du Groupe chimique tunisien, régulièrement accusé d’être à l’origine d’émissions nocives dans la région.

Depuis des années, associations et habitants dénoncent la dégradation de la qualité de l’air et ses impacts sur la santé publique, notamment chez les enfants.

Une décision de justice qui ravive les tensions

La controverse a été relancée par une décision judiciaire rendue fin février. La justice a rejeté, en référé, la demande visant à suspendre l’activité des unités industrielles accusées de pollution, estimant que le préjudice n’était pas suffisamment établi en l’état du dossier et nécessitait des expertises scientifiques approfondies .

Cette décision, loin de clore le dossier, a renforcé la mobilisation des acteurs locaux, qui ont annoncé leur intention de faire appel et de poursuivre les actions en justice.

Une crise environnementale qui s’enlise

Malgré les alertes répétées, les mobilisations citoyennes et les incidents sanitaires récurrents, aucune solution concrète n’a encore émergé sur le terrain. La question de la pollution à Gabès reste au cœur d’un bras de fer entre impératifs industriels et exigences de santé publique.

Les nouveaux cas d’asphyxie viennent ainsi rappeler l’urgence d’une réponse structurelle, dans une région où la crise environnementale continue de s’aggraver.

L’article Gabès : Des dizaines d’élèves victimes d’asphyxie, la pollution de nouveau en cause est apparu en premier sur webdo.

  •  

« À voix basse » – Leyla Bouzid, de Berlin à New York



Sélectionné en Compétition officielle à la Berlinale 2026, où il a été présenté en première mondiale, À voix basse commence désormais à se dévoiler autrement : par son affiche officielle, par sa bande-annonce, et par une première distinction obtenue à New York. La sélection berlinoise constitue le point de départ majeur de cette trajectoire. Le prix reçu quelques semaines plus tard aux États-Unis vient s’y ajouter, au moment même où les premières images du film commencent à circuler.

Le film suit Lilia, une jeune Tunisienne installée à Paris, qui revient en Tunisie pour les funérailles de son oncle. Ce retour la ramène dans une maison où cohabitent plusieurs générations de femmes et dans une famille qui ignore tout de sa vie parisienne, en particulier la relation qu’elle entretient avec Alice. En cherchant à comprendre la mort soudaine de cet oncle, elle se trouve confrontée à des secrets anciens, à des silences accumulés et à un espace familial où la parole circule difficilement.

Ce point de départ, pour un public tunisien, n’a rien d’abstrait. Il renvoie à des situations connues, à des rapports codés, à des équilibres souvent fragiles entre ce qui se dit et ce qui se tait. La maison familiale, telle qu’elle apparaît ici, n’est pas un simple lieu : elle structure les relations, impose ses règles, et détermine les marges de manœuvre de chacun.

Le casting réunit des figures bien connues du public tunisien. Eya Bouteraa incarne Lilia, entourée de Hiam Abbass, Salma Baccar, Fériel Chamari, Lassaad Jamoussi et Karim Rmadi, tandis que Marion Barbeau interprète Alice.

A voix basse
Leyla Bouzid

L’affiche officielle, désormais révélée, montre Lilia au premier plan, tournée vers l’objectif, tandis qu’autour d’elle se dessine un groupe de femmes qui partagent le même espace sans former un ensemble homogène. Les présences sont proches, mais les distances restent visibles. Rien n’y est démonstratif, et pourtant les rapports s’y lisent déjà.

La bande-annonce, mise en ligne à la mi-mars, confirme cette orientation. Elle donne à voir les premières scènes du film sans chercher à en expliciter les enjeux. Les regards, les silences, les déplacements à l’intérieur de la maison suffisent à installer une tension. Le film semble se construire dans ces moments où quelque chose circule sans être formulé. (Pour voir la vidéo, cliquez ici)

À ces éléments s’ajoute une première récompense. À voix basse a été distingué à New York lors de la 31e édition de Rendez-Vous With French Cinema, où Leyla Bouzid a reçu le Best Emerging Filmmaker Award. Ce prix, attribué par un jury d’étudiants, intervient au début du parcours du film et accompagne sa mise en visibilité à l’international.

Ce troisième long métrage s’inscrit aussi, de manière assez nette, dans le parcours de la réalisatrice. À peine j’ouvre les yeux suivait une adolescente à Tunis, dans un moment politique précis, avec une énergie directe, presque frontale. Une histoire d’amour et de désir déplaçait le récit vers Paris et vers une expérience plus intérieure, centrée sur la découverte du désir et du langage. Avec À voix basse, Leyla Bouzid revient en Tunisie, mais sans retrouver l’élan du premier film. Il ne s’agit plus ici d’un mouvement vers l’extérieur ni d’un apprentissage, mais d’un retour, avec tout ce que cela implique de confrontation avec un espace déjà chargé. Le film semble ainsi se déplacer vers quelque chose de plus installé, de plus collectif, où les histoires ne commencent pas avec le personnage, mais lui préexistent.

La sortie en salles est annoncée en France pour le 22 avril et en Tunisie pour le 29 avril 2026. Mais au-delà de ce calendrier, À voix basse s’inscrit déjà dans une continuité : celle d’un cinéma tunisien qui, film après film, revient sur ses propres espaces — la famille, la maison, les rapports entre générations — non pour les redéfinir, mais pour les regarder autrement. Un film que l’on attend, avec l’envie de le découvrir dans son intégralité.

Neïla Driss

Lire sur le même sujet:

Berlinale 2026 – « À voix basse », le nouveau film de Leyla Bouzid, en compétition officielle

L’article « À voix basse » – Leyla Bouzid, de Berlin à New York est apparu en premier sur webdo.

  •  

Salon mondial du tourisme : Mettre le Sud tunisien en mouvement

Le Salon mondial du tourisme s’achève ce dimanche à Paris. Du 12 au 15 mars, des professionnels venus de nombreux pays s’y sont rencontrés afin de présenter leurs destinations et d’échanger autour des nouvelles tendances du voyage.

La Tunisie y était représentée par l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), qui a mis en avant les atouts du pays auprès des visiteurs et des professionnels européens.

Le Sahara tunisien en vitrine

Lors de cette participation, l’accent a été mis sur les destinations sahariennes et oasiennes, dans l’objectif de valoriser une composante essentielle de l’offre touristique tunisienne.

Les régions du Sud — notamment Tozeur, Douz ou encore les oasis de montagne — offrent en effet des expériences de voyage différentes : circuits dans le désert, découverte des oasis, tourisme culturel et immersion dans les paysages sahariens.

Cette orientation s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier l’offre touristique tunisienne, longtemps dominée par le tourisme balnéaire.

Le marché français reste stratégique

La présence tunisienne à Paris revêt également une dimension stratégique, le marché français demeurant l’un des plus importants pour la destination Tunisie.

Les salons professionnels et grand public organisés dans la capitale française constituent ainsi une vitrine privilégiée pour renforcer les partenariats avec les agences de voyages et les tour-opérateurs, tout en faisant découvrir aux voyageurs européens la richesse des régions du Sud.

À noter également la participation active de l’agence Otentic Art of Travel, premier opérateur français spécialisé dans le tourisme saharien et oasien en Tunisie, qui contribue depuis plusieurs années à promouvoir ces destinations auprès des voyageurs européens.

Lire aussi:

L’article Salon mondial du tourisme : Mettre le Sud tunisien en mouvement est apparu en premier sur webdo.

  •  

Tunisie : 17 millions de dinars pour réparer le littoral

Le ministre de l’Environnement, Habib Abid, a annoncé un premier bilan des dégâts subis par le littoral tunisien dans plusieurs gouvernorats, notamment Bizerte, Nabeul et Mahdia. Selon ses estimations, la réparation des dommages nécessitera un budget d’environ 17 millions de dinars.

Traitement des eaux usées

Lors d’une séance de travail à Sousse consacrée au secteur du traitement des eaux usées, le ministre a indiqué que les travaux de réparation devraient débuter prochainement.

Par ailleurs, Habib Obeid a présenté un projet ambitieux prévu pour 2027, dans le cadre d’une coopération tuniso-néerlandaise, visant l’aménagement du littoral de Sousse Sud. La phase d’étude du projet est achevée, et les négociations pour l’accord de financement avec les partenaires néerlandais sont en cours.

Préservation et de valorisation du littoral tunisien

Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de préservation et de valorisation du littoral tunisien, fortement sollicité par les activités touristiques et confronté aux effets de l’érosion et des intempéries.

Lire aussi : Chaque jour, les plages tunisiennes croulent sous 8 000 m³ de déchets

L’article Tunisie : 17 millions de dinars pour réparer le littoral est apparu en premier sur webdo.

  •  

Ligue 1 : Le Stade Tunisien perd par pénalité face à l’Olympique de Béja

Le bureau de la Ligue nationale du football professionnel a tranché en faveur de l’Olympique de Béja dans le litige l’opposant au Stade Tunisien après leur rencontre disputée au Stade du Bardo dans le cadre de la 21ᵉ journée de la Ligue 1 tunisienne.

La réclamation déposée par le club béjaois a été acceptée sur la forme et sur le fond. Le Stade Tunisien est ainsi déclaré perdant par pénalité, et la victoire est attribuée à l’Olympique de Béja sur le score de 2-0.

Conséquences sur le classement

La rencontre s’était initialement soldée par un succès 3-2 du Stade Tunisien. Mais l’Olympique de Béja avait contesté la participation de cinq joueurs étrangers dans les rangs du club du Bardo lors de cette confrontation.

Après examen du dossier, la Ligue nationale du football professionnel a validé la réclamation du club béjaois, modifiant ainsi l’issue du match et attribuant la victoire sur tapis vert à l’Olympique de Béja.

Suite à cette décision, le Stade Tunisien recule à la quatrième place du classement avec 41 points. De son côté, l’Olympique de Béja porte son total à 21 points et remonte à la 14ᵉ place, juste derrière la Jeunesse sportive kairouanaise à la différence de buts.

Réclamation rejetée dans l’affaire CS Sfaxien – Club Africain

La Ligue a également statué sur la réclamation déposée par le Club sportif sfaxien contre le Club Africain après leur match disputé au Stade Taïeb‑Mhiri lors de la 20ᵉ journée.

La réclamation a été acceptée sur la forme mais rejetée sur le fond, ce qui maintient le résultat enregistré sur le terrain, à savoir un match nul 1-1. Le club Sfaxien contestait la participation du joueur du Club Africain Aymen Harzi, estimant qu’il n’avait pas purgé une suspension liée à un troisième avertissement.

Classement

1- ES Tunis 50 points
2- Club Africain 48 points
3- CS Sfaxien 42 points
4- Stade Tunisien 41 points
5- US Monastirienne 37 points
6- ES Sahel 33 points
7- JS Omrane 28 points
8- ES Zarzis 27 points
9- ES Métlaoui 27 points
10- AS Marsa 25 points
11- CA Bizertin 25 points
12- US Ben Guerdane 24 points
13- JS Kairouanaise 21 points
14- Olympique de Béja 21 points
15- AS Gabès 17 points
16- AS Soliman 13 points

L’article Ligue 1 : Le Stade Tunisien perd par pénalité face à l’Olympique de Béja est apparu en premier sur webdo.

  •  

Gabès – GCT : Le verdict contesté par le FTDES dans le dossier des unités polluantes

Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a vivement critiqué, jeudi 26 février 2026, la décision du tribunal de première instance de Gabès qui a rejeté la demande en référé visant à suspendre les activités des unités polluantes du Groupe chimique tunisien (GCT).

Un jugement jugé contraire aux preuves documentées

Le tribunal a estimé que le préjudice allégué n’était pas suffisamment établi, et a donc rejeté la requête introduite par la section régionale de l’Ordre des avocats de Gabès.

Dans un communiqué publié le jour même, le FTDES a qualifié ce verdict de « recul grave » dans l’un des dossiers environnementaux les plus sensibles du pays, estimant que l’argument de l’absence de preuve nie les données documentées sur la pollution industrielle.

L’organisation a notamment rappelé qu’un rapport d’audit de juillet 2025, rendu public sur le site officiel du Groupe chimique, avait mis en évidence de manquements graves aux normes environnementales en vigueur.

Selon le FTDES, la pollution persistante des unités industrielles a provoqué des émissions de gaz toxiques et des cas d’asphyxie signalés depuis septembre 2025, avec des impacts sur la santé quotidienne des habitants, particulièrement les élèves locaux.

Mobilisation continue

Au-delà du rejet du référé, le FTDES considère que ce jugement « consacre un climat d’impunité » et envoie un signal négatif sur la priorité accordée à la protection de l’environnement et de la santé publique.

L’organisation a annoncé qu’elle maintiendra son soutien aux habitants de Gabès dans leurs démarches juridiques et qu’elle mobilisera tous les moyens légaux disponibles pour défendre le droit à un environnement sain.

Le président de la section régionale des avocats de Gabès, Mounir Adouni, a déjà annoncé son intention de faire appel de ce jugement, tout en n’excluant pas le dépôt de nouvelles actions en justice si nécessaire.

La bataille judiciaire autour du complexe chimique tunisien se poursuit donc, dans un climat de mobilisation citoyenne persistante face aux préoccupations environnementales.

L’article Gabès – GCT : Le verdict contesté par le FTDES dans le dossier des unités polluantes est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌