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Khayam Turki de nouveau devant la justice : Verdict attendu dans plusieurs affaires fiscales

Déjà condamné dans plusieurs dossiers, l’homme d’affaires et activiste politique Khayam Turki sera fixé sur son sort dans une nouvelle série d’affaires fiscales. La Chambre pénale spécialisée dans les dossiers de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a mis les affaires en délibéré et fixé le prononcé du jugement au 2 juillet prochain.

Plusieurs dossiers fiscaux en attente de verdict

La Chambre pénale spécialisée dans l’examen des affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, jeudi 25 juin, de mettre en délibéré plusieurs affaires fiscales impliquant Khayam Turki.

Au terme de l’audience, la juridiction a fixé au 2 juillet prochain la date du prononcé du jugement dans ces dossiers.

Les détails des charges examinées dans ces affaires fiscales n’ont pas été précisés lors de l’annonce de cette décision, rapporte Mosaique fm.

Un nouveau volet judiciaire

Cette échéance intervient alors que Khayam Turki fait déjà l’objet de plusieurs condamnations judiciaires.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis l’avait auparavant condamné à quatorze ans de prison pour des accusations de blanchiment d’argent par l’exploitation de son activité professionnelle et sociale, ainsi que pour escroquerie.

Détenu dans l’affaire du complot contre la sûreté de l’État

Khayam Turki est également détenu dans le cadre de l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État 1 ».

Dans ce dossier, il a été condamné à une peine de 45 ans de prison assortie d’une amende de 100 mille dinars.

Le verdict attendu le 2 juillet dans les affaires fiscales constituera ainsi un nouveau chapitre judiciaire pour l’homme d’affaires et activiste politique, déjà visé par plusieurs procédures devant les juridictions tunisiennes.

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Malgré l’alerte internationale, la Tunisie reste épargnée par Ebola et Hanta

Alors que plusieurs pays renforcent leur vigilance face à la circulation de virus émergents, la Tunisie n’a enregistré aucun cas d’Ebola ou de Hanta depuis la mise en place, en mai dernier, d’un protocole sanitaire renforcé aux frontières. Les autorités sanitaires assurent que le dispositif de prévention demeure pleinement opérationnel pour faire face à toute éventuelle importation de cas.

Aucun cas détecté depuis le renforcement des contrôles

La Tunisie n’a enregistré, à ce jour, aucun cas d’infection par les virus Ebola ou Hanta, a affirmé jeudi le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, Riadh Daghfous.

Cette situation prévaut depuis l’entrée en vigueur, en mai 2026, du protocole sanitaire exceptionnel déployé dans les aéroports, les ports et les postes frontaliers terrestres du pays.

Selon le responsable, l’absence de cas s’explique notamment par la faible circulation mondiale de ces virus, en particulier Ebola, dont la propagation demeure limitée à certaines zones géographiques malgré les inquiétudes suscitées par l’apparition récente d’un cas importé en France.

Une menace sous surveillance

Riadh Daghfous a tenu à rassurer l’opinion publique en soulignant que les foyers de contamination restent relativement circonscrits à l’échelle internationale.

La République démocratique du Congo a ainsi enregistré plus d’un millier de cas d’Ebola, tandis que l’Ouganda en a recensé une vingtaine. Ces chiffres restent toutefois éloignés des grandes vagues épidémiques observées par le passé.

Face à ces risques, même limités, les autorités tunisiennes ont choisi d’adopter une approche préventive afin d’éviter toute importation du virus sur le territoire national.

Un dispositif sanitaire renforcé aux frontières

Le protocole mis en place repose sur une évaluation individualisée des voyageurs en fonction de leur pays de provenance et du niveau de circulation des maladies dans les zones concernées.

Les contrôles prévoient notamment la vérification de l’état de santé des voyageurs avant leur entrée en Tunisie, avec des mesures pouvant inclure la prise de température et la réalisation de tests PCR lorsque la situation l’exige.

Les autorités ont également préparé plusieurs structures destinées à accueillir d’éventuels cas suspects. Deux centres de référence ont été mobilisés pour les analyses biologiques : l’Institut Pasteur de Tunis et l’hôpital militaire de Tunis.

Des espaces de confinement ont par ailleurs été aménagés afin d’assurer l’isolement des personnes potentiellement infectées, tandis que des équipes spécialisées ont été affectées à la prise en charge et au transport des voyageurs depuis les points de passage vers les structures dédiées.

Prévenir plutôt que guérir

Le renforcement des contrôles sanitaires, décidé depuis le 22 mai dernier, s’inscrit dans une stratégie de prévention visant à anticiper l’apparition de maladies infectieuses émergentes sur le territoire tunisien.

Pour les autorités sanitaires, l’absence de cas enregistrés jusqu’à présent constitue un signal rassurant. Elle ne remet toutefois pas en cause la nécessité de maintenir un haut niveau de vigilance face à des virus dont la circulation, bien que limitée, continue d’être surveillée de près par les organismes de santé à travers le monde.

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Bac 2026 : Trois jours de soutien intensif pour les candidats au rattrapage

À quelques jours du démarrage de la session de contrôle du baccalauréat 2026, le ministère de l’Éducation met en place un programme exceptionnel d’accompagnement en ligne. Du 26 au 28 juin, des cours de soutien, des révisions et des séances d’orientation seront proposés aux candidats ajournés via la plateforme éducative « Joussour ». L’objectif est d’aider les élèves à renforcer leurs acquis avant les épreuves décisives prévues à partir du 29 juin.

Un accompagnement ciblé avant les examens

Le ministère de l’Éducation a annoncé, jeudi 25 juin, l’organisation de sessions de soutien pédagogique destinées aux élèves admis à la session de contrôle du baccalauréat.

Programmées du 26 au 28 juin 2026 sur la plateforme « Joussour », ces séances seront assurées par des cadres éducatifs et pédagogiques et couvriront les différentes filières du baccalauréat.

Le programme comprend des cours de révision, des exercices d’accompagnement ainsi que des séances d’orientation visant à aider les candidats à mieux préparer les épreuves de rattrapage.

Une session décisive pour plus de 50.000 candidats

Cette année, la session de contrôle concerne exactement 50.236 élèves, selon les chiffres du ministère de l’Éducation. Ce nombre représente près d’un tiers des 154.928 candidats ayant effectivement composé lors de la session principale du baccalauréat.

L’enjeu est d’autant plus important que les résultats de la première session ont été marqués par un recul du taux de réussite. Seuls 55.259 candidats ont décroché leur diplôme dès la session principale, soit un taux national de 35,67%, contre 37,08% en 2025 et 42,20% en 2024. Il s’agit du niveau le plus faible enregistré depuis cinq ans.

Cette baisse a mécaniquement augmenté le nombre d’élèves appelés à tenter leur chance lors de la session de contrôle, devenue cette année un passage incontournable pour plus de cinquante mille candidats.

Les filières les plus en difficulté

Les résultats de la session principale ont également mis en évidence d’importants écarts entre les différentes sections. Les meilleurs taux de réussite ont été enregistrés en mathématiques (79,41%) et en sport (70,32%), tandis que les sections lettres (24,24%) et économie-gestion (26,22%) ont affiché les résultats les plus faibles.

Dans ce contexte, les cours proposés sur la plateforme « Joussour » visent à offrir un accompagnement complémentaire aux candidats afin de renforcer leurs chances de réussite et de combler certaines lacunes identifiées lors de la session principale.

Les épreuves débutent le 29 juin

Les examens écrits de la session de contrôle se dérouleront les 29 et 30 juin, puis les 1er et 2 juillet 2026.

Les résultats définitifs du baccalauréat 2026 seront proclamés le 12 juillet. Ils permettront de connaître le taux de réussite final de cette édition marquée par un net recul des admissions dès la première session.

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Tunisie : Réserves en devises en hausse, mais forte progression des billets en circulation

Les avoirs nets en devises de la Tunisie ont atteint près de 25,2 milliards de dinars au 24 juin 2026, couvrant 102 jours d’importation, selon les indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie (BCT). Si ces chiffres confirment une amélioration de la position extérieure du pays par rapport à l’année précédente, ils cohabitent avec une dynamique interne marquée par une forte expansion de la circulation fiduciaire.

Une amélioration portée par les revenus extérieurs

Les réserves en devises sont en hausse par rapport aux 23,3 milliards de dinars enregistrés un an plus tôt, avec une couverture passant de 101 à 102 jours d’importation.

Cette évolution s’explique principalement par la progression des revenus du travail, en hausse de 4,8% à 4,2 milliards de dinars, ainsi que par l’augmentation des recettes touristiques, qui ont atteint 3,1 milliards de dinars (+4,5%).

Dans le même temps, le service de la dette extérieure s’est établi à 3,6 milliards de dinars, continuant d’exercer une pression sur les équilibres financiers.

Une circulation du cash qui continue de s’étendre

En parallèle, les billets et monnaies en circulation poursuivent leur hausse, dépassant 29,3 milliards de dinars depuis le début de l’année, contre 24,7 milliards sur la même période en 2025, soit une progression de 18,5%.

Cette évolution interroge la structure des échanges économiques et la place croissante du cash, dans un contexte où la bancarisation et la formalisation des transactions restent limitées.

La hausse des billets et monnaies en circulation n’est pas nécessairement un signe positif, car elle peut traduire une préférence accrue pour le cash au détriment des dépôts bancaires, ce qui affaiblit la capacité du système financier à canaliser l’épargne vers l’investissement.

Elle peut aussi refléter une économie plus informelle, où une part importante des transactions échappe aux circuits bancaires et fiscaux.

Un équilibre économique à deux vitesses

La progression simultanée des réserves en devises et de la masse fiduciaire met en évidence une économie à double trajectoire : une amélioration des indicateurs extérieurs d’un côté, et une pression persistante sur la liquidité interne de l’autre.

Derrière la stabilisation des réserves, se dessine ainsi un équilibre encore fragile, largement dépendant des flux extérieurs et marqué par une circulation monétaire de plus en plus intensive.

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Bac 2026 : Ouverture des démarches pour obtenir le mot de passe de l’orientation universitaire

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé l’ouverture des procédures liées à l’orientation universitaire des admis au baccalauréat 2026. Toutes les opérations s’effectuent exclusivement en ligne via la plateforme www.orientation.tn, nécessitant un mot de passe confidentiel et personnel attribué à chaque candidat. Cette étape constitue un préalable indispensable au processus d’affectation dans les établissements universitaires.

Une procédure entièrement dématérialisée

Selon un communiqué du ministère publié mercredi, l’ensemble des démarches d’orientation universitaire des admis au baccalauréat 2026 se fera exclusivement sur le site www.orientation.tn.

L’accès à la plateforme nécessite un mot de passe personnel et confidentiel propre à chaque candidat, condition essentielle pour participer au processus d’orientation.

Un mot de passe transmis uniquement par SMS

Le ministère précise que les candidats doivent obtenir ce mot de passe exclusivement par SMS. L’opération est ouverte depuis mercredi 24 juin 2026.

Les candidats doivent envoyer un message au numéro 85000 en utilisant le téléphone mobile déclaré lors de l’inscription au baccalauréat 2026 auprès du ministère de l’Éducation.

Le message doit être formulé comme suit : « pwd », suivi d’un espace, puis du numéro du baccalauréat composé de six chiffres.

Cette procédure vise à sécuriser et encadrer les opérations d’orientation universitaire, qui se déroulent uniquement en ligne.

Elle intervient dans un calendrier administratif marqué par la finalisation des résultats du baccalauréat et l’ouverture progressive des choix d’orientation pour les nouveaux bacheliers.

Dans ce contexte, rappelons que le guide publié par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, doit permettre aux nouveaux bacheliers de suivre toutes les étapes de leur orientation universitaire, de consulter les filières disponibles et d’organiser leurs vœux d’inscription.

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Résistance, martyrs et indépendance : Le Musée de la mémoire nationale rouvre à Sejoumi

A l’occasion du 70e anniversaire de la création de l’armée nationale, le président de la République, Kaïs Saïed, a inauguré mercredi 24 juin 2026, le Musée de la mémoire nationale à Sejoumi, après l’achèvement d’un vaste programme de restauration et de réaménagement. Cette réouverture marque la volonté de valoriser les grandes étapes de la lutte pour l’indépendance et de transmettre cet héritage aux nouvelles générations.

Un parcours consacré aux combats de la libération

Lors de sa visite, le chef de l’État a parcouru les différentes galeries du musée, qui retracent plusieurs épisodes marquants de l’histoire nationale. Parmi les espaces mis en avant figurent ceux consacrés aux batailles de la résistance armée entre 1881 et 1954 ainsi qu’à la bataille de Bargou.

Les expositions présentent des témoignages de résistants ayant participé au mouvement national, ainsi qu’une série de documents, portraits et archives illustrant les différentes phases du combat pour la libération du pays.

Un hommage aux martyrs de la lutte nationale

Le président de la République a également pris connaissance de la maquette du musée et des supports retraçant l’épopée de la libération nationale.

À cette occasion, il a rendu hommage aux martyrs tombés pour la Tunisie et dont certains ont été exécutés sur le site même du musée. Parmi eux figure Béchir Nabheni, considéré comme l’un des martyrs de la bataille de Remada du 25 mai 1958.

À l’issue de sa visite, Kaïs Saïed a signé le Livre d’or du musée. Dans le message qu’il y a consigné, il a souligné l’importance de préserver la mémoire nationale et de transmettre l’histoire du mouvement de libération aux générations futures.

L’inauguration de ce musée rénové intervient dans le cadre des célébrations du 70e anniversaire de l’armée nationale, un événement placé sous le signe du devoir de mémoire et de la valorisation du patrimoine historique tunisien.

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Automobile, IA, pharmacie : 160 entreprises italiennes prospectent la Tunisie

La Tunisie cherche à attirer davantage d’investissements italiens dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Réunis à Tunis à l’occasion du Forum économique et d’affaires tuniso-italien, plus de 160 chefs d’entreprise italiens sont venus explorer les opportunités offertes par le marché tunisien dans des domaines stratégiques allant des composants automobiles à l’intelligence artificielle, en passant par l’industrie pharmaceutique et la logistique.

Une forte mobilisation du patronat italien

Les travaux du Forum économique et d’affaires tuniso-italien se sont ouverts mercredi à Tunis en présence de la cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzri, et de responsables italiens, dont le vice-ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani.

Dans une déclaration accordée à Mosaique FM, Denise Salustri, secrétaire générale de la Chambre tuniso-italienne de commerce et d’industrie, a indiqué que plus de 160 hommes d’affaires italiens participent à cette rencontre économique destinée à renforcer les échanges et les partenariats entre les entreprises des deux pays et dont les travaux ont démarré aujourd’hui.

L’objectif est de permettre aux investisseurs italiens de mieux appréhender le climat des affaires en Tunisie et d’identifier de nouvelles opportunités de coopération dans un contexte marqué par le développement des relations économiques entre Tunis et Rome.

Des secteurs stratégiques dans le viseur

Les discussions portent sur plusieurs filières jugées porteuses pour les deux économies.

Le secteur des composants automobiles figure parmi les principaux domaines ciblés, alors que la Tunisie cherche à consolider sa place dans les chaînes de valeur industrielles européennes.

L’intelligence artificielle, l’industrie pharmaceutique, le textile, l’agriculture, les infrastructures et la logistique font également partie des secteurs présentés aux investisseurs italiens.

Cette diversité reflète la volonté des deux pays d’élargir leur coopération au-delà des activités traditionnelles et de développer des projets dans des secteurs à plus forte valeur ajoutée.

L’Italie confirme son intérêt pour la Tunisie

La présence d’une importante délégation d’entrepreneurs italiens témoigne de l’intérêt croissant accordé à la Tunisie comme plateforme de production et d’exportation vers les marchés européen et africain.

Pour les autorités tunisiennes, ce forum constitue une occasion de promouvoir les atouts du pays auprès d’investisseurs susceptibles de contribuer à la création d’emplois, au transfert de technologies et au développement de nouvelles activités industrielles.

Au-delà des rencontres institutionnelles, l’enjeu est désormais de transformer ces contacts en partenariats concrets et en projets d’investissement capables de renforcer davantage les liens économiques entre les deux rives de la Méditerranée.

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L’huile d’olive tunisienne bat des records… au profit des embouteilleurs étrangers

Avec plus de 4 milliards de dinars de recettes générés en seulement sept mois, l’huile d’olive tunisienne réalise l’une de ses meilleures campagnes à l’exportation. Pourtant, derrière cette performance historique se cache une faiblesse persistante : l’essentiel de cette production continue de quitter le pays en vrac, laissant à d’autres le soin de l’embouteiller, de la commercialiser et d’en capter une grande partie de la valeur ajoutée.

Des exportations record portées par une récolte exceptionnelle

Selon les données publiées par l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri), les recettes des exportations d’huile d’olive ont atteint 4,06 milliards de dinars entre novembre 2025 et mai 2026, contre 2,8 milliards de dinars un an plus tôt, soit une progression de 44,9%.

Cette envolée s’explique principalement par la forte hausse des volumes exportés. En sept mois, la Tunisie a expédié 327.400 tonnes d’huile d’olive sur les marchés internationaux, contre 207.300 tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de près de 58%.

La catégorie extra vierge représente à elle seule plus de 83% des exportations, confirmant la place de la Tunisie parmi les grands producteurs mondiaux d’huile d’olive de qualité.

Le paradoxe tunisien : produire, exporter… puis laisser les autres valoriser

Malgré ces performances, la structure des exportations reste pratiquement inchangée.

Près de 87,1% de l’huile d’olive tunisienne est encore exportée en vrac, contre seulement 12,9% sous forme conditionnée. Une proportion quasiment identique à celle enregistrée lors de la campagne précédente.

Ce constat signifie que la majorité de l’huile tunisienne est achetée par des opérateurs étrangers qui l’embouteillent, la commercialisent sous leurs propres marques et captent ainsi l’essentiel de la valeur liée au marketing, à la distribution et au positionnement commercial.

Le paradoxe est d’autant plus frappant que l’huile conditionnée génère davantage de valeur. Pourtant, elle ne représente que 17,2% des recettes totales d’exportation.

L’Espagne et l’Italie, premiers bénéficiaires du vrac tunisien

Comme chaque année, les principaux débouchés de l’huile tunisienne demeurent les marchés européens.

L’Union européenne absorbe à elle seule 57,8% des exportations tunisiennes. L’Espagne arrive largement en tête avec 33,6% des volumes exportés, suivie de l’Italie avec 19,5%, puis des États-Unis avec 18,3%.

Ces chiffres illustrent le rôle central joué par les grands pays conditionneurs du bassin méditerranéen, qui utilisent une partie des huiles importées pour alimenter leurs chaînes de commercialisation destinées aux marchés internationaux.

Même le bio peine à sortir du modèle du vrac

Le constat est similaire pour l’huile d’olive biologique, pourtant considérée comme l’un des segments les plus porteurs de la filière.

Au cours des sept premiers mois de la campagne, les exportations de bio ont atteint 44.500 tonnes pour une valeur de 583,4 millions de dinars.

Mais là encore, la part du conditionné demeure marginale. Seulement 5,5% des volumes biologiques exportés quittent le pays sous forme emballée et prête à la consommation.

L’Italie reste le premier client de l’huile d’olive biologique tunisienne avec 38% des quantités exportées, devant l’Espagne, les États-Unis et la France.

Les chiffres de la campagne 2025-2026 confirment la puissance de production et d’exportation de la filière tunisienne. Ils mettent également en lumière un défi qui reste entier depuis plusieurs années : transformer le succès des volumes en création de valeur.

Car si la Tunisie figure parmi les grands exportateurs mondiaux d’huile d’olive, la bataille de la marque, du conditionnement et de la valorisation commerciale continue largement de se jouer hors de ses frontières.

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MEDUSA : Orange Tunisie renforce la connectivité internationale du pays

Orange Tunisie a annoncé la mise en service opérationnelle du câble sous-marin MEDUSA, une infrastructure stratégique qui renforce la connectivité internationale du pays et consolide sa position de hub numérique entre l’Europe, l’Afrique du Nord et le bassin méditerranéen. Déployé depuis la station d’atterrissement de Bizerte, ce projet marque une étape majeure dans le développement des infrastructures numériques nationales.

MEDUSA, une nouvelle dorsale numérique en Méditerranée

Après son atterrissement à Bizerte le 1er novembre 2025, le câble MEDUSA est désormais pleinement opérationnel et transporte ses premiers flux de trafic international.

Développé par Medusa Submarine Cable System, ce réseau de fibre optique sous-marine s’étend à terme sur plus de 8000 kilomètres et relie jusqu’à treize pays en Europe du Sud, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Le système repose sur quatre paires de fibres optiques pour la Tunisie, avec une capacité de 24 térabits par seconde par paire, offrant des performances adaptées à la croissance rapide des usages numériques.

Une infrastructure stratégique pour la souveraineté numérique

Orange Tunisie est propriétaire de la section tunisienne du câble ainsi que de la station d’atterrissement de Bizerte, confirmant sa stratégie d’investissement dans des infrastructures critiques de dernière génération.

Cette nouvelle « autoroute numérique » permet d’augmenter significativement les capacités internationales du pays, tout en diversifiant les routes de connexion afin de renforcer la résilience des échanges de données.

Elle offre également des liaisons sécurisées vers les principaux hubs numériques européens, un enjeu clé pour les opérateurs, les administrations et les entreprises tunisiennes.

Un impact direct sur la qualité d’Internet et les usages numériques

La mise en service de MEDUSA devrait améliorer la qualité globale de la connectivité en Tunisie, grâce à une capacité accrue et à une meilleure redondance des connexions internationales.

Cette évolution est appelée à soutenir la croissance des usages numériques, notamment dans les domaines du cloud, des centres de données, de l’intelligence artificielle et des services en ligne à forte intensité de trafic.

Elle répond également aux besoins croissants des acteurs économiques en matière de stabilité, de sécurité et de performance des échanges numériques.

La Tunisie confirmée comme hub régional

Au-delà de l’amélioration technique, ce projet renforce l’ambition de positionner la Tunisie comme un carrefour numérique régional reliant l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.

En facilitant les échanges de données et en améliorant l’attractivité des infrastructures locales, MEDUSA constitue un levier de compétitivité pour l’économie numérique tunisienne et pour l’investissement international dans le secteur technologique.

Ce nouveau câble s’ajoute à DIDON, déjà mis en service en 2014, et s’inscrit dans la stratégie d’investissement de long terme d’Orange Tunisie dans les infrastructures internationales.

L’opérateur affirme ainsi sa volonté d’accompagner la montée en puissance des usages numériques et de doter le pays d’infrastructures conformes aux standards internationaux les plus avancés.

À cette occasion, le directeur général d’Orange Tunisie, Stéphane Varret, a souligné que :

« La mise en service du câble MEDUSA marque une étape structurante pour Orange Tunisie et pour l’ensemble de l’écosystème numérique tunisien. En tant que propriétaire de la section tunisienne du câble et de la station d’atterrissement de Bizerte, nous investissons durablement dans des infrastructures stratégiques qui permettront d’améliorer la qualité de l’Internet en Tunisie, de renforcer la résilience de nos réseaux internationaux et de rapprocher davantage les deux rives de la Méditerranée. Cet investissement confirme notre ambition de faire de la Tunisie un hub numérique incontournable entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. »

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Un premier cas suspect d’Ebola détecté en France

Un cas d’infection au virus Ebola a été détecté en France chez un médecin humanitaire de retour de mission. Le patient a été pris en charge dans un dispositif d’isolement strict, tandis que les autorités sanitaires ont activé les protocoles de surveillance et de traçage des contacts.

Un cas importé rapidement isolé

Selon les informations rapportées par la presse française, un médecin humanitaire revenant d’une zone touchée par une épidémie d’Ebola a été diagnostiqué sur le territoire national.

Le patient a immédiatement été pris en charge dans une structure hospitalière spécialisée et placé à l’isolement, conformément aux procédures en vigueur en cas de suspicion de maladie au virus Ebola.

Ce type de dispositif vise à limiter tout risque de transmission secondaire, le virus ne se propageant que par contact direct avec les fluides biologiques d’une personne symptomatique.

Un protocole sanitaire déjà activé en France

Les autorités sanitaires françaises disposent d’un dispositif spécifique de prise en charge des cas suspects ou confirmés d’Ebola, incluant notamment l’isolement immédiat du patient.

La Direction générale de la santé rappelle régulièrement que, même en cas d’importation, le risque de propagation sur le territoire reste considéré comme très faible grâce aux mesures de surveillance et à la capacité d’isolement hospitalier.

Dans le contexte actuel de vigilance renforcée liée à la circulation du virus en Afrique centrale et de l’Est, l’Organisation mondiale de la santé a par ailleurs classé la situation comme une urgence de santé publique de portée internationale.

Toutefois, les cas importés d’Ebola restent rares mais possibles, notamment chez les personnels de santé humanitaires intervenant dans des zones épidémiques.

Contrôles sanitaires renforcés en Tunisie

Ce cas intervient dans un contexte de résurgence de foyers épidémiques en Afrique centrale, où le virus continue de circuler par vagues, malgré les progrès réalisés en matière de détection et de prise en charge.

Face à cette situation, les autorités tunisiennes ont déjà renforcé les contrôles sanitaires dans les différents points d’entrée du territoire.

Ce protocole cible principalement les voyageurs provenant de zones ayant enregistré des foyers épidémiques récents. Le dispositif prévoit notamment la prise de température ainsi que des tests PCR pour certains cas suspects, en particulier en lien avec Ebola.

Des espaces d’isolement sanitaire ont également été aménagés afin de permettre une prise en charge immédiate des personnes présentant des symptômes ou des résultats suspects.

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Automobile : 1700 recrutements et une filière tunisienne qui vise 150.000 emplois

La filière automobile tunisienne poursuit sa transformation. Réunis à Tunis, pouvoirs publics, industriels et partenaires internationaux ont signé sept conventions destinées à faciliter le recrutement de près de 1700 personnes. Au-delà de ces embauches, le secteur affiche désormais une ambition beaucoup plus large : porter ses effectifs à 150.000 emplois grâce au développement des véhicules électriques, intelligents et des technologies embarquées.

Sept conventions pour rapprocher formation et besoins des entreprises

Présidée mardi par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, une journée dédiée à la formation, à l’insertion et au partenariat dans l’industrie automobile a débouché sur la signature de sept accords structurants.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme d’appui au secteur de l’éducation (PASE-OS3), mis en œuvre en coopération avec le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Elle a réuni des représentants de l’administration, du secteur privé, des organisations professionnelles et des partenaires internationaux impliqués dans la filière automobile.

Une convention-cadre a été signée entre le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles, en plus de six conventions spécifiques conclues entre l’Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI) et des entreprises du secteur.

Selon les autorités, ces accords devraient permettre la création de plus de 1.700 opportunités d’emploi, en améliorant l’adéquation entre les profils formés et les besoins des industriels.

Un secteur stratégique porté par les véhicules électriques et intelligents

Intervenant à cette occasion, le ministre Riadh Chaoued a insisté sur le caractère stratégique de l’emploi et sur la nécessité d’une mobilisation conjointe entre secteurs public et privé pour répondre aux défis du marché du travail.

Il a souligné l’importance de programmes mieux ciblés, dont celui des « grands recruteurs », afin d’adapter la formation aux besoins réels des entreprises, notamment dans les métiers émergents de l’automobile intelligente et électrique.

Le secteur des composants automobiles est aujourd’hui considéré comme l’un des plus dynamiques de l’industrie tunisienne, avec une forte orientation vers les technologies embarquées et les chaînes de valeur à forte intensité technologique.

Une filière à 120.000 emplois et des perspectives d’expansion

La filière automobile tunisienne emploie actuellement environ 120.000 personnes réparties dans près de 300 entreprises, ce qui en fait l’un des principaux employeurs industriels du pays.

Elle occupe également une place importante dans les exportations, portée par des activités telles que le câblage, les composants électroniques, les systèmes embarqués et les équipements destinés aux constructeurs internationaux.

Dans ce cadre, le ministère de l’Emploi annonce la création de plus de 1.700 recrutements pour l’année 2026 à travers les conventions signées entre l’ANETI et les entreprises du secteur.

Automotive Smart City : vers un écosystème à 150.000 emplois

Au-delà des mesures immédiates, les autorités misent sur le projet « Automotive Smart City », présenté comme un levier de transformation industrielle.

Ce programme vise à structurer un écosystème intégré autour des véhicules électriques, intelligents et des logiciels embarqués, avec un objectif d’investissements estimé à 1,3 milliard de dinars.

Selon le ministère de l’Industrie, ce projet pourrait contribuer à porter le nombre d’emplois liés à la filière automobile à environ 150.000 dans les prochaines années, consolidant ainsi l’ambition de la Tunisie de devenir une plateforme régionale dans ce domaine à forte valeur ajoutée.

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Tunisie – Météo : Chaleur jusqu’à 40°C et risques d’orages accompagnés de grêle

Le temps sera marqué ce mercredi 24 juin par une hausse des températures et le développement de cellules orageuses sur plusieurs régions du pays. Les précipitations, parfois soutenues, concerneront d’abord les zones ouest avant de gagner localement certaines régions de l’est du Nord et du Centre.

Des orages attendus dans l’après-midi

Selon les prévisions météorologiques, le ciel sera partiellement nuageux sur la majeure partie du territoire. Au fil de l’après-midi, des cellules orageuses se formeront sur les régions occidentales et seront accompagnées de pluies localement abondantes.

Ces perturbations pourraient ensuite s’étendre à certaines régions orientales du Nord et du Centre. Des chutes de grêle sont également attendues par endroits.

Le vent soufflera de secteur est, faible à modéré dans un premier temps, avant de se renforcer progressivement.

Sous les orages, des rafales pourront dépasser les 70 km/h, réduisant localement la visibilité et accentuant l’instabilité des conditions météorologiques. En mer, l’état sera peu agité avant de devenir moutonneux puis localement agité sur les côtes nord.

Jusqu’à 40 degrés à l’intérieur du pays

Les températures maximales varieront entre 30 et 35 degrés sur les régions côtières ainsi que sur les hauteurs.

Dans le reste du pays, le mercure oscillera entre 36 et 40 degrés, notamment dans les zones exposées à des vents locaux de sirocco, renforçant la sensation de chaleur.

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Affaire « Mnemty » : La Cour d’appel confirme huit ans de prison contre Saadia Mosbah

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, mardi 23 juin 2026, la condamnation de Saadia Mosbah, présidente de l’association « Mnemty », à huit années de prison ferme dans une affaire liée à des accusations de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite. La juridiction a validé l’essentiel du jugement rendu en première instance tout en révisant certains aspects concernant plusieurs coaccusés.

Peine confirmée pour la présidente de l’association

Selon une source judiciaire, la Cour d’appel a maintenu la peine de huit ans de prison prononcée contre Saadia Mosbah. Cette condamnation découle d’infractions liées au blanchiment d’argent et à l’enrichissement illicite par l’exploitation des facilités accordées au secteur associatif.

Le jugement de première instance avait retenu une peine de cinq ans de prison pour blanchiment d’argent et de trois ans pour enrichissement illicite, assortie de deux amendes de 50.000 dinars et 61.719 dinars.

Arrêtée le 5 mai 2024, elle avait fait l’objet d’un mandat de dépôt le 16 mai 2024.

Des peines réaménagées pour plusieurs coaccusés

La Cour d’appel a toutefois modifié la motivation juridique concernant plusieurs accusés. Elle a estimé que les faits de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite avaient été commis simultanément dans le cadre d’un même dessein.

Sur cette base, la juridiction a appliqué la peine correspondant à l’infraction la plus grave, soit deux ans d’emprisonnement, tout en accordant le sursis à l’exécution de la peine à Zied Rouine, Amina Boukamcha, Farès Kablaoui et Hiba Abassi. Les intéressés ont été avertis des conséquences d’une éventuelle récidive durant le délai légal.

Par ailleurs, Zied Rouine a été condamné à une amende de 34.113 dinars et 500 millimes, tandis que Farès Kablaoui devra s’acquitter d’une amende de 23.665 dinars.

Confiscations et privation des droits civiques maintenues

La Cour a également confirmé les autres dispositions du jugement initial. Les sommes d’argent saisies seront confisquées au profit de l’État.

En outre, Saadia Mosbah, Farès Kablaoui, Zied Rouine, Ghofrane Binous et Amina Boukamcha demeurent privés de leur droit de vote et d’éligibilité pendant une période de cinq ans.

Enfin, les décisions de non-lieu total prononcées en faveur d’Ilhem Kaâouachi, Slim Soukni et Rabii Al-Garfi ont été maintenues. Les non-lieux partiels accordés à Hiba Abassi et Amina Boukamcha pour certaines charges ont également été confirmés.

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Vers la fin du « changuel » ? Une alternative aux dépanneuses examinée au Parlement

Le recours aux dépanneuses pour enlever les véhicules en infraction pourrait bientôt être remis en question. Une proposition étudiée au Conseil national des régions et des districts envisage de remplacer le système du « changuel » par des avis autocollants apposés sur les véhicules mal stationnés, avec un suivi numérique des infractions. Une mesure qui répond aux nombreuses contestations soulevées par les automobilistes ces dernières années.

Une réponse aux plaintes des conducteurs

Réunie mardi, la Commission du règlement intérieur, de l’immunité et des affaires juridiques a examiné une proposition présentée par le député Marouen Zayan visant à instaurer un système d’« avis autocollant » pour sanctionner les infractions de stationnement.

Le projet cherche à réduire le recours aux dépanneuses, souvent désignées sous le nom de « changuel », dont l’intervention fait régulièrement l’objet de critiques de la part des automobilistes. Ces derniers dénoncent notamment des dégâts matériels ou techniques causés lors de l’enlèvement de leurs véhicules.

Selon la proposition, la gestion des infractions reposerait davantage sur la police municipale et les collectivités locales.

Une plateforme numérique pour suivre les infractions

L’initiative prévoit la mise en place d’un dispositif numérique permettant d’enregistrer les infractions et d’assurer leur traçabilité.

D’après l’auteur du projet, cette plateforme fonctionnerait en continu afin de documenter les constats et de limiter les risques de manipulation ou de litiges liés aux opérations de mise en fourrière.

Le système reposerait sur un avis apposé directement sur le véhicule, invitant le contrevenant à régulariser sa situation dans un délai déterminé.

Des interrogations sur l’application du dispositif

Les membres de la commission ont globalement accueilli favorablement la proposition, tout en soulevant plusieurs questions pratiques.

Les débats ont porté sur les ressources humaines dont dispose le ministère de l’Intérieur pour assurer le contrôle du dispositif, les modalités de constatation des infractions, le montant des amendes ainsi que le nombre d’agents de la police municipale susceptibles d’être mobilisés.

Les parlementaires se sont également penchés sur le délai de 24 heures envisagé avant l’application d’une pénalité supplémentaire et sur la manière d’intégrer les véhicules immatriculés à l’étranger dans le futur système.

À ce stade, le projet demeure à l’étude et fait encore l’objet d’examens au sein de la commission compétente.

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Tunisie : Orages et fortes pluies attendus cette nuit sur plusieurs régions

L’Institut national de la météorologie (INM) a annoncé la formation de cellules orageuses accompagnées de pluies parfois abondantes au cours de la soirée de ce mardi 23 juin et durant le début de la nuit. Plusieurs régions du Nord, du Centre et du Sud-Ouest sont concernées par cette dégradation temporaire des conditions météorologiques.

Des précipitations localement soutenues

Selon les prévisions de l’INM, les orages pourront être accompagnés de fortes averses et de chutes de grêle par endroits.

Cette activité orageuse devrait concerner principalement les régions du Nord, du Centre ainsi que le Sud-Ouest du pays avant une amélioration progressive du temps au fil de la nuit. Le ciel redeviendra ensuite dégagé à peu nuageux sur la majeure partie du territoire.

Les services météorologiques prévoient un vent de secteur Est relativement fort sur les régions du Sud. Ailleurs, le vent soufflera de manière faible à modérée, tandis que la mer restera peu agitée.

Une nuit toujours chaude

Malgré le retour attendu d’un temps plus calme, les températures nocturnes demeureront élevées.

Les minimales oscilleront entre 23 et 28 degrés sur les zones côtières et les hauteurs, alors qu’elles varieront entre 29 et 33 degrés dans le reste des régions.

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Concours militaires 2026 : Les bacheliers admis en première session peuvent candidater

Le ministère de la Défense nationale a ouvert, mardi 23 juin 2026, les candidatures à deux concours destinés exclusivement aux admis de la session principale du baccalauréat 2026. Les candidats ont jusqu’au 19 juillet pour déposer leur dossier en ligne en vue d’intégrer les académies militaires ou les formations paramédicales relevant de la santé militaire.

Des formations d’officiers pour plusieurs ministères

Le premier concours porte sur le recrutement d’élèves officiers, filles et garçons, appelés à suivre leur formation à l’Académie militaire, à l’Académie navale ou à l’École de l’Aviation de Borj El Amri.

Ces formations répondent aux besoins de plusieurs administrations de l’État. Elles concernent notamment les différentes composantes du ministère de la Défense nationale, dont l’Armée de terre, l’Armée de l’air, l’Armée de mer, les services communs, les structures techniques et les services centraux.

Le concours couvre également les besoins du ministère de l’Intérieur, à travers la Direction générale de la Garde nationale et l’Office national de la protection civile, ainsi que ceux de la Direction générale des Douanes relevant du ministère des Finances et de la Direction générale du transport maritime et des ports maritimes de commerce relevant du ministère des Transports.

Une licence paramédicale au profit de la santé militaire

Le second concours est destiné aux élèves sous-officiers des deux sexes. Il permet d’accéder à une formation universitaire sanctionnée par une licence dans les spécialités paramédicales au profit de la Direction générale de la santé militaire.

Cette filière vise à renforcer les ressources humaines spécialisées dans le secteur médical militaire à travers un cursus diplômant.

Candidatures jusqu’au 19 juillet

Le ministère de la Défense précise que les inscriptions doivent être effectuées exclusivement via son portail électronique avant le 19 juillet 2026.

Le département met également à la disposition des candidats l’ensemble des informations relatives aux conditions de recrutement, aux critères de sélection et aux différents parcours de formation proposés dans les académies militaires.

Pour toute information complémentaire, les candidats peuvent contacter la Direction de l’Enseignement supérieur militaire et de la Recherche scientifique à la base militaire de l’Aouina.

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Tunisie Telecom déploie le très haut débit à Borj El Amri : 300 familles désormais connectées

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la couverture numérique des zones rurales tunisiennes. Une station d’émission radio dédiée à l’internet très haut débit est entrée en service à El Drijet, dans la délégation de Borj El Amri, offrant à des dizaines de familles un accès à une connexion jusque-là difficilement accessible. Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’inclusion numérique et les services publics dans les régions à faible densité de population.

Une technologie pour connecter les zones les plus isolées

Mise en exploitation le 22 juin 2026 par Tunisie Telecom, la station THD Radio d’El Drijet repose sur une technologie d’internet hertzien fixe permettant d’acheminer le très haut débit vers des localités éloignées où le déploiement de la fibre optique demeure complexe ou économiquement peu rentable.

Le réseau déployé couvre une distance de cinq kilomètres et devrait permettre à près de 300 familles de bénéficier d’un accès internet à haut débit. L’école primaire de Drijet figure également parmi les structures qui profiteront de cette nouvelle infrastructure.

L’objectif est de réduire les disparités numériques entre les centres urbains et les zones rurales, tout en améliorant l’accès des habitants aux services en ligne.

Un levier pour la sécurité et les services publics

Au-delà de la connectivité des ménages, le projet vise également à renforcer les capacités d’intervention des différents services opérant dans cette région à vocation agricole.

L’amélioration de la couverture réseau devrait faciliter la coordination entre la protection civile, les forces de sécurité, la garde nationale et les services agricoles. Les autorités estiment que cette infrastructure permettra une meilleure réactivité lors des incendies, des catastrophes naturelles ou de toute autre situation d’urgence nécessitant une intervention rapide sur le terrain.

Le lancement officiel de l’exploitation de la station a été effectué par le gouverneur de la Manouba, Mahmoud Chouaïeb, et le président-directeur général de Tunisie Telecom, Lassaad Ben Dhiab, en présence de responsables régionaux de l’opérateur et des autorités locales.

La BOX 5G déjà proposée aux habitants

Parallèlement à la mise en service de cette station, Tunisie Telecom a entamé la commercialisation de ses offres BOX 5G dans la région. L’opérateur, qui assure actuellement seul la couverture de cette localité, entend répondre à une demande croissante en matière de connectivité.

Selon les responsables du projet, les habitants ont exprimé leur satisfaction face à cette infrastructure, considérée comme un facteur de développement local susceptible d’améliorer l’accès aux services numériques et de soutenir l’activité économique de la région.

Dans le même temps, les travaux de raccordement à la fibre optique se poursuivent dans plusieurs communes du gouvernorat de la Manouba, notamment à Manouba, Oued Ellil, Douar Hicher et Mornaguia, où les chantiers avancent à un rythme soutenu.

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Évasion de la Mornaguia : 60 ans de prison confirmés en appel

Près de trois ans après l’évasion spectaculaire de cinq détenus considérés parmi les plus dangereux du pays, la justice a rendu une nouvelle décision majeure. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, ce mardi 23 juin 2026, les lourdes peines prononcées en première instance contre les membres du groupe, dont certaines atteignent soixante ans de prison.

Cette décision clôt une étape importante d’un dossier qui avait provoqué une onde de choc sécuritaire et politique à l’automne 2023.

Des peines confirmées pour un dossier à haute portée sécuritaire

La Cour d’appel a validé l’ensemble des jugements rendus en première instance contre les cinq terroristes évadés de la prison civile de Mornaguia.

Les accusés étaient poursuivis pour leur évasion, mais également pour une série de faits commis durant leur cavale, notamment une attaque armée contre une agence bancaire à Boumhel.

Selon les éléments de l’enquête, cette opération visait à obtenir des ressources financières destinées à soutenir leur fuite et à financer leurs activités clandestines. Les assaillants avaient réussi à dérober près de 20.000 dinars avant d’être progressivement localisés puis arrêtés par les forces de sécurité.

Du braquage de Boumhel à la traque des fugitifs

Après leur évasion, les membres du groupe avaient déclenché une vaste opération de recherche mobilisant plusieurs unités sécuritaires. Les investigations avaient permis d’identifier leur implication dans le braquage de l’agence bancaire de Boumhel.

Les opérations de traque menées dans plusieurs régions du pays avaient finalement abouti à leur arrestation. Quatre membres du groupe avaient été capturés le 7 novembre 2023 dans la zone montagneuse de Boukornine, dans le gouvernorat de Ben Arous. Le cinquième fugitif avait été arrêté deux jours plus tôt à la Cité Ettadhamen, dans le gouvernorat de l’Ariana.

Ahmed « Somali », figure centrale du dossier

Parmi les condamnés figure Ahmed Melki, plus connu sous le surnom de « Somali », considéré comme l’un des éléments les plus dangereux du groupe.

Son nom apparaît également dans plusieurs procédures judiciaires liées aux affaires des assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, deux crimes politiques qui continuent d’occuper une place centrale dans la mémoire collective et les débats judiciaires en Tunisie.

Sa présence parmi les évadés avait fortement contribué à l’ampleur médiatique et sécuritaire de l’affaire de la Mornaguia.

Les faits remontent au 31 octobre 2023 lorsque Ahmed Melki, Ameur Balaâzi, Raed Touati, Alaa Ghazouani et Nader Ghanmi avaient réussi à s’échapper de la prison civile de Mornaguia.

Cette fuite de détenus classés extrêmement dangereux avait immédiatement déclenché un état d’alerte national et soulevé de nombreuses interrogations sur les circonstances de leur évasion.

L’enquête ouverte à la suite des événements ne s’est d’ailleurs pas limitée aux seuls fugitifs. Plusieurs agents et responsables de l’administration pénitentiaire ont également fait l’objet de poursuites pour des soupçons de manquements professionnels ou de possibles complicités.

Avec la confirmation des peines en appel, la justice consolide aujourd’hui les condamnations prononcées contre les principaux protagonistes d’une affaire qui demeure l’une des plus marquantes de l’histoire récente du système pénitentiaire tunisien.

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Affaire Chokri Belaïd : La Cour d’appel repousse le procès de Béchir Akremi et Habib Ellouze

Un nouveau report dans l’un des volets judiciaires les plus sensibles liés au dossier de l’assassinat de Chokri Belaïd. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a décidé, ce mardi 23 juin, de reporter au 6 juillet prochain l’examen du procès en appel impliquant notamment l’ancien procureur de la République Béchir Akremi et le dirigeant du mouvement Ennahdha Habib Ellouze.

L’affaire porte sur des accusations liées à la gestion du dossier Belaïd et intervient plusieurs mois après les lourdes condamnations prononcées en première instance contre plusieurs prévenus.

Un double renvoi dans un dossier toujours explosif

Selon les informations judiciaires, la chambre spécialisée a reporté l’examen d’un premier dossier dans lequel comparaissent Béchir Akremi, Habib Ellouze, un ancien imam d’une mosquée de Tunis ainsi que plusieurs autres accusés.

La juridiction a également décidé de renvoyer à la même date un second dossier visant l’ancien magistrat. Cette procédure concerne des soupçons de manquements procéduraux et juridiques qui auraient été commis lors de la supervision de l’instruction liée à l’assassinat de Chokri Belaïd.

Ce nouveau report repousse ainsi l’examen en appel d’un dossier qui continue d’occuper une place particulière dans le paysage politique et judiciaire tunisien, plus de treize ans après l’assassinat du dirigeant de gauche survenu le 6 février 2013.

Des peines de prison lourdes en première instance

Le 4 mars 2026, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis avait rendu un jugement particulièrement attendu.

Béchir Akremi avait été condamné à un total de 23 ans de prison dans deux affaires distinctes en lien avec le dossier Belaïd. Les poursuites retenues contre l’ancien procureur portent notamment sur la dissimulation de documents et de pièces considérés comme déterminants pour l’enquête.

Habib Ellouze avait, pour sa part, écopé d’une peine de treize ans de prison. Plusieurs autres accusés avaient également été condamnés dans le cadre de la même affaire.

À l’issue de ce jugement, l’ensemble des condamnés avait interjeté appel. Le comité de défense de Chokri Belaïd avait lui aussi contesté certains aspects de la décision, ouvrant ainsi la voie à un nouveau procès devant la Cour d’appel.

Ennahdha conteste les verdicts et dénonce des irrégularités

Les condamnations prononcées en mars avaient suscité de vives réactions, notamment de la part du mouvement Ennahdha.

Dans un communiqué publié après le verdict, le parti avait dénoncé un procès qu’il considérait comme dépourvu des garanties nécessaires d’indépendance et d’équité. Ennahdha avait soutenu que les poursuites visant Habib Ellouze découlaient d’une affaire ouverte en 2023 pour des soupçons d’intervention auprès de la justice en faveur d’un prévenu, tout en affirmant qu’aucune implication de son dirigeant n’avait été démontrée.

Le mouvement avait également contesté les accusations visant Béchir Akremi, estimant que ce dernier n’était pas le magistrat directement chargé du dossier concerné. Ennahdha avait par ailleurs dénoncé plusieurs irrégularités procédurales et critiqué certains traitements médiatiques de l’affaire.

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Grève des banques : L’UGTT ouvre la porte à une suspension du mouvement sous condition

Alors que la grève générale de trois jours dans les banques et les assurances a débuté ce mardi 23 juin, la Fédération générale des banques et des institutions financières affiliée à l’UGTT se dit prête à désamorcer la crise. Son secrétaire général, Sami Salhi, affirme qu’une suspension, voire une annulation du mouvement reste possible si les autorités parviennent à relancer les négociations entre les parties.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats du secteur et les organisations patronales, après l’échec des dernières tentatives de médiation.

« Nous sommes prêts à suspendre la grève »

Intervenant sur Mosaïque FM, Sami Salhi a expliqué que la grève a été déclenchée après l’échec de toutes les démarches visant à reprendre les discussions avec le Conseil bancaire et financier ainsi qu’avec la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance.

Selon lui, le principal point de blocage concerne les augmentations salariales réclamées pour l’année 2025. Le responsable syndical reproche aux représentants patronaux leur refus d’ouvrir des négociations sur cette revendication.

Il a également contesté le contenu du communiqué publié récemment par le Conseil bancaire et financier, estimant qu’il comporte des « contre-vérités ». D’après lui, les employeurs mettent en avant le décret n°68 relatif aux augmentations prévues pour les années 2026, 2027 et 2028, alors que les revendications syndicales portent exclusivement sur l’exercice 2025.

Malgré ce différend, Sami Salhi affirme que la Fédération reste attachée au dialogue et appelle le ministère des Affaires sociales à intervenir pour réunir les différentes parties autour d’une même table.

« Nous sommes prêts à suspendre ou à annuler la grève si une invitation au dialogue est lancée », a-t-il indiqué, estimant qu’une médiation rapide permettrait d’éviter une nouvelle escalade.

Le patronat maintient sa position

La sortie de Sami Salhi intervient quelques heures après la publication d’un communiqué du Conseil bancaire et financier annonçant l’application de retenues sur salaires pour les journées de grève observées par les employés du secteur.

L’organisation patronale considère que le mouvement social n’est pas justifié au regard des accords déjà conclus dans le cadre du décret n°68, qui prévoit des augmentations salariales échelonnées jusqu’en 2028.

Cette décision a contribué à durcir davantage le climat social à la veille du déclenchement de la grève.

Trois jours de paralysie annoncés

La grève générale de trois jours dans les banques et les compagnies d’assurance avait été confirmée après la rupture du dialogue entre les syndicats et les représentants patronaux.

La Fédération générale des banques et des institutions financières estime que les négociations sur les augmentations salariales de 2025 sont au point mort, tandis que les employeurs considèrent que le cadre des revalorisations salariales a déjà été défini dans les accords précédents.

Dans ce contexte, l’intervention du ministère des Affaires sociales apparaît désormais comme la principale voie susceptible de relancer les discussions et d’éviter un enlisement du conflit social qui affecte depuis ce mardi l’ensemble du secteur bancaire et assurantiel.

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