De Leila Alaoui à Photo Tanger, la relève est là
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C’est dans le cadre emblématique du Musée d’El Jem, en présence de journalistes, de partenaires et d’invités, que la Fondation Arts et Culture by UIB a officialisé la poursuite de son soutien au festival. Sa présidente, Moufida Hamza, a exprimé la fierté de l’institution de renouveler un partenariat noué dès 2018, soulignant que cet appui dépasse le simple cadre financier pour traduire un engagement durable auprès des acteurs culturels et du patrimoine tunisien.
Créé en 1986 par Mohamed Ennaceur, le Festival International de Musique Symphonique d’El Jem s’est imposé comme un rendez-vous culturel majeur en Tunisie et dans le monde arabe, porté par la majesté de l’amphithéâtre d’El Jem, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette année encore, le festival ambitionne de proposer des expériences artistiques de haut niveau, de favoriser les échanges entre artistes internationaux et talents tunisiens, et de contribuer au rayonnement culturel du pays.
Un message de soutien du directeur général de l’UIB, Pierre Le Run, absent lors de la conférence, a également été relayé. Il a rappelé que ce partenariat s’inscrit dans l’engagement de la banque en faveur de la culture et du patrimoine, et participe à la promotion du dialogue entre les cultures à travers la musique.
De son côté, Mabrouk Layouni, directeur du festival, s’est félicité de la continuité du partenariat avec la Fondation Arts et Culture by UIB et du soutien qu’elle prodigue au festival depuis 2018. Tout en adressant ses remerciements à la Fondation, il a rappelé que les dépenses qu’engendre le festival sont très importantes d’une édition à l’autre et que, sans le soutien indéfectible de la Fondation en tant que principal mécène, et celui des autres partenaires, la situation serait bien plus difficile.
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L’ambassade des États-Unis en Tunisie et le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM) ont inauguré une nouvelle expérience immersive en réalité virtuelle et étendue (VR/XR) au palais Ennejma Ezzahra de Sidi Bou Saïd. Financé par le Fonds des ambassadeurs des États-Unis pour la préservation culturelle (AFCP), ce projet vise à préserver et promouvoir le patrimoine musical tunisien grâce aux technologies numériques.
Développée en partenariat avec le Tunis International Center for Digital Cultural Economy (TICDCE) et la startup tunisienne Tynass, cette visite virtuelle permet aux visiteurs de découvrir l’histoire du Congrès du Caire ainsi que les figures marquantes qui ont contribué à l’essor du patrimoine musical tunisien et régional.
D’une durée de 15 minutes, l’expérience propose des reconstitutions 3D du Baron Rodolphe d’Erlanger, de Mannoubi Snoussi, de Khemaïs Tarnane et d’Ahmed El Wafi, accompagnées d’interfaces interactives en français, en anglais et en arabe tunisien. L’objectif est d’élargir l’accès au patrimoine musical tunisien auprès d’un public local et international.
Lors de l’inauguration, l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a souligné que cette initiative illustre la volonté des deux pays de préserver et de faire rayonner le patrimoine culturel tunisien à travers des technologies innovantes, tout en offrant un accès virtuel à des publics qui ne peuvent pas visiter le site.
De son côté, la directrice générale du CMAM, Saloua Ben Hafaiedh, a indiqué que ce projet s’inscrit dans la mission de l’institution de préserver, documenter et transmettre le patrimoine musical tunisien aux générations futures, en associant recherche historique et outils numériques innovants.
Réalisé avec la contribution de spécialistes du patrimoine, de musicologues et d’experts en technologies immersives, le projet constitue une nouvelle étape dans la valorisation du patrimoine culturel tunisien. Il témoigne également du renforcement de la coopération entre la Tunisie et les États-Unis dans le domaine de la préservation culturelle.
D’après communiqué de l’ambassade des USA en Tunisie.
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La direction de la 39e édition du Festival international de musique symphonique d’El Jem a dévoilé, lors d’une conférence de presse organisée dans la ville du même nom, le programme de cette nouvelle édition qui se déroulera du 11 juillet au 15 août 2026 à l’amphithéâtre romain d’El Jem.
A souligner au passage que l’UIB, à travers sa Fondation arts et culture, demeure le mécène par excellence dudit festival.
Cette 39e édition réunira des formations et des artistes de Tunisie, de France, d’Espagne, d’Italie et d’Autriche, avec une programmation mêlant opéra, musique symphonique, répertoires méditerranéens et musiques de films.
Programme de la 39e édition :
– 11 juillet : Didon et Enée, production du Théâtre de l’Opéra de Tunis.
– 15 juillet : Orchestre symphonique de Sousse, Tarabiat symphoniques, avec la participation de Dorsaf Hamdani.
– 18 juillet : Camerata de Barcelone, Colores de España (Espagne).
– 24 juillet : Orchestre L’Orphéon (France). Première partie consacrée à Marcel Khalifé ; deuxième partie avec Mehdi Haddjeri Band, La Cité des Marmots du 93 et Ouled El Jem, autour d’un programme dédié aux chants de l’exil.
– 25 juillet : Orchestre L’Orphéon (France), avec Le Boléro de Maurice Ravel et Shéhérazade de Nikolaï Rimski-Korsakov.
– 1er août : Orchestre du Bal de l’Opéra de Vienne (Autriche).
– 6 août : OIDA (Italie), Musique de cinéma : Cinecittà / Hollywood.
– 8 août : OIDA (Italie), Naples dans la Méditerranée : les plus belles chansons napolitaines.
– 12 août : Orchestre symphonique de Carthage.
– 15 août : Yuri Revich (violoniste) & The Sound en concert (Autriche).
Installé dans le cadre prestigieux de l’amphithéâtre romain d’El Jem, le festival poursuit sa vocation de promouvoir la musique symphonique et les échanges culturels internationaux à travers une programmation diversifiée et ouverte sur plusieurs traditions musicales.
Nous y reviendrons.
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Derrière ce nom, Nidhal Yahyaoui assume une ambition de métissage esthétique. La soirée a fait se succéder des expressions musicales variées : les sonorités soufies originaires de la région de Kasserine, des formes populaires telles que le Mezoued ou le Stambali (interprétées via le Gumbri) et les répertoires du Malouf tunisien.
Le spectacle a duré environ quatre-vingt-dix minutes. Sa construction suivait une montée progressive en intensité. Les premiers instants, consacrés à une nouba soufie évoquant les saints Sidi Mohamed Ibn Aissa et Sayyida Manoubia, ont précédé l’entrée du Gumbri, qui a changé l’atmosphère et entraîné une partie des spectateurs à danser. En cours de représentation, Nidhal Yahyaoui a également rendu hommage à Ismaïl Hattab, grande figure du patrimoine populaire, en reprenant un extrait de son répertoire. Le final a été marqué par un air traditionnel de la zone de Siliana, dont la résonance particulière a été soulignée par la forte présence de spectateurs originaires du Nord-Ouest tunisien.
Sur scène, cinq musiciens accompagnaient l’artiste. La palette instrumentale réunissait des percussions (Daff et Tabl), une Zokra, une guitare, ainsi qu’une partie électronique maintenue sans interruption tout au long du show. La dimension visuelle n’était pas en reste : des projections mêlant motifs amazighs, teintes saturées, références au tatouage traditionnel et influences africaines habillaient la scénographie, en adéquation avec la pluralité culturelle revendiquée par le projet.
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