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La SFI et Santander mobilisent 500 millions de dollars pour les PME dans les pays émergents

PME tunisiennes, ceci pourrait vous intéresser. La Société financière internationale (SFI – branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé) et la banque espagnole Santander viennent de lancer un mécanisme de partage des risques visant à renforcer l’accès au financement des petites et moyennes entreprises (PME) dans les marchés émergents.

Doté d’une capacité de couverture pouvant atteindre 500 millions de dollars, ce dispositif soutiendra le financement des chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, soulignent les deux institutions, lesquelles expliquent que cette initiative devrait permettre de générer près de 1,5 milliard de dollars d’opérations de financement des chaînes d’approvisionnement au cours des trois prochaines années. En tout cas, l’objectif est de faciliter l’accès des PME aux liquidités en s’appuyant sur la solidité financière de leurs grands acheteurs plutôt que sur leur propre capacité d’emprunt. Voilà qui devrait intéressait les petites structures entrepreneuriales tunisiennes.

Concrètement, le mécanisme permettra aux fournisseurs, notamment les petites entreprises, d’être payés plus rapidement pour les biens et services fournis à de grandes entreprises. Cette accélération des paiements doit leur offrir davantage de trésorerie pour couvrir leurs dépenses courantes, investir dans leur croissance et renforcer leur résilience face aux chocs économiques, expliquent la SFI et Santander.

On aura compris que l’initiative intervient dans un contexte où de nombreuses entreprises des marchés émergents continuent de subir les conséquences de la hausse des coûts, des perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement et d’un accès plus restreint au crédit bancaire. « Le financement des chaînes d’approvisionnement est un levier essentiel du commerce mondial, garantissant que les liquidités parviennent aux entreprises et aux intermédiaires clés précisément lorsque les marchés sont confrontés à une volatilité accrue », a déclaré Nathalie Louat, directrice mondiale du financement du commerce et des chaînes d’approvisionnement à la SFI.

Les deux institutions estiment que ce programme contribuera à dynamiser l’activité économique locale, à préserver les emplois et à améliorer la capacité des entreprises à faire face aux périodes de crise.

Cette initiative vise également à répondre au déficit chronique de financement auquel sont confrontées les PME dans les pays émergents. Selon la SFI, ces entreprises font face à un manque de financement évalué à 5 700 milliards de dollars. Ce déficit pourrait atteindre 8 000 milliards de dollars si l’on inclut les entreprises opérant dans le secteur informel.

Acteurs clés de la création d’emplois et de la croissance économique dans de nombreux pays en développement, les PME rencontrent souvent des difficultés à accéder aux prêts bancaires en raison d’un manque de garanties ou de critères d’éligibilité jugés trop contraignants par les établissements financiers.

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Le régime de l’auto-entrepreneur a attiré plus 10 000 Tunisiens

Le régime de l’auto-entrepreneur a déjà enregistré plus de 10 000 adhésions en Tunisie. C’est Riadh Chaoued, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui l’a annoncé. Face à cet engouement croissant, dit-il, le gouvernement prévoit d’étendre progressivement le dispositif aux freelances actifs sur les plateformes numériques ainsi qu’aux porteurs de projets indépendants.

En effet, entièrement digitalisé, le système permet de réaliser en ligne toutes les démarches, de l’inscription à l’obtention des documents officiels. L’État prend en charge les frais d’adhésion durant la première année, tandis que les procédures ont été simplifiées, notamment en matière de couverture sociale, selon le ministre.

Rappelons que ce régime, instauré en 2020 mais entré en vigueur en 2023, s’adresse aux travailleurs indépendants exerçant à titre individuel dans plusieurs secteurs d’activité, à condition que leur chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 75 000 dinars. Il repose sur une plateforme électronique centralisée permettant l’inscription, la déclaration des revenus, le paiement des contributions et la gestion administrative.

Le dispositif prévoit une contribution fiscale simplifiée de 0,5 % du chiffre d’affaires au titre de l’impôt sur le revenu, ainsi qu’une cotisation sociale forfaitaire calculée selon l’activité exercée. Une carte d’auto-entrepreneur, renouvelable tous les trois ans, est également délivrée aux bénéficiaires.

Cette initiative vise à encourager la formalisation du travail indépendant, à renforcer la protection sociale des travailleurs et à mieux structurer l’économie numérique et les activités de services en Tunisie.

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Deux nouvelles marques chinoises sur les routes tunisiennes

Le mardi 23 juin à Gammarth, Auto Hall (groupe Moulin Holding) a officialisé l’arrivée sur le marché tunisien de deux marques automobiles chinoises haut de gamme, à savoir VOYAH et MHERO. Plusieurs chefs d’entreprise étaient présents à cette cérémonie de lancement.

Cette introduction marque une étape clé dans la transition vers une mobilité électrifiée et connectée, en phase avec les nouvelles attentes des consommateurs tunisiens, comme l’a longuement expliqué Anis Ouerlati, DG d’Auto Hall.

VOYAH, marque premium nouvelle génération, propose trois modèles alliant design sophistiqué, technologies embarquées de pointe et motorisations électriques ou hybrides rechargeables. Son identité visuelle s’inspire du Kunpeng, oiseau mythique chinois symbole de liberté.

Les prix TTC en Tunisie sont les suivants :

VOYAH Courage (100 % électrique) : 115 000 DT

VOYAH Free (hybride rechargeable – REEV) : 149 000 DT

VOYAH Dream (hybride rechargeable – PHEV) : 255 000 DT.

Quant au MHERO, dédié au luxe tout-terrain, il cible les amateurs d’aventure avec des véhicules robustes, dotés de systèmes d’assistance intelligents et de capacités de franchissement avancées.

Deux modèles seront commercialisés : MHERO 817 (hybride PHEV) : 169 000 DT; MHERO 917 (hybride REEV) : 350 000 DT.

Ces lancements s’inscrivent dans la stratégie d’Auto Hall pour renforcer son positionnement sur le segment premium en Tunisie, en réponse à une demande croissante pour des véhicules innovants et durables. Le concessionnaire met en avant une expérience client haut de gamme, appuyée par la solidité du groupe Moulin Holding et des standards internationaux.

Alors que le secteur automobile tunisien vit une mutation profonde portée par l’électrification, l’arrivée de ces deux marques chinoises élargit significativement l’offre locale. Les prix annoncés placent déjà ces véhicules en concurrents directs des références européennes et asiatiques du segment.

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Huile d’olive tunisienne, reine sur le marché espagnol !

Les recettes des exportations d’huile d’olive tunisienne ont atteint 4 058,5 millions de dinars (MDT, ou environ 4,1 milliards de dinars) durant les sept premiers mois de la campagne 2025/2026 (novembre-mai), ce qui constitue une hausse de 44,9 % par rapport à la même période de la campagne précédente (2 801,2 MDT), selon l’Onagri (Observatoire national de l’agriculture).

Cette progression est portée par la forte augmentation des volumes exportés, en hausse de 57,9 %, à 327,4 mille tonnes contre 207,3 mille tonnes un an plus tôt, malgré un léger recul du prix moyen de 2%, à 12,96 dinars/kg.

Sur le plan des marchés, l’Union européenne concentre 57,8 % des exportations, devant l’Amérique du Nord (22,8 %), l’Asie (11,5 %) et l’Afrique (4,2 %). L’Espagne reste le premier client avec 33,6 % des volumes, suivie de l’Italie (19,5 %) et des États-Unis (18,3 %).

La structure des exportations reste dominée par le vrac, qui représente 87,1% des volumes, contre 12,9% pour l’huile conditionnée, laquelle ne génère que 17,2% des recettes.

Concernant l’huile d’olive biologique, les exportations ont atteint 44,5 mille tonnes pour une valeur de 583,4 MDT, avec une faible part du conditionné (5,5 %). L’Italie est le principal débouché (38 %), devant l’Espagne (26%), les États-Unis (24 %) et la France (8 %).

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Financement public : des alternatives au FMI, mais des marges de manœuvre réduites

La Tunisie rencontre depuis 2023 des difficultés à mobiliser les financements extérieurs prévus dans ses budgets et ne parvient pas à capter les ressources attendues dans le cadre de l’emprunt extérieur, dans un contexte de rupture des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), a indiqué l’économiste Ridha Chkoundali.

 

Selon l’économiste, à qui on a posé la question « Le financement de l’Etat sans le FMI : jusqu’où est-ce possible », les montants effectivement obtenus au titre de l’emprunt extérieur n’atteignent pas le tiers des enveloppes programmées dans les lois de finances récentes. Cette situation s’expliquerait, toujours selon Ridha Chkoundali, par « la réticence des bailleurs de fonds à accorder des financements à des économies ne disposant pas de programmes de réformes adossés à un accord avec le FMI ».

Et l’économiste de rappeler que « le FMI demeure, pour de nombreux États et investisseurs privés, une référence en matière de confiance dans les programmes économiques », conditionnant ainsi l’accès aux financements internationaux.

Ridha Chkoundali assure que « la question du recours au FMI relève avant tout d’un choix politique et non d’un choix économique », rappelant ainsi en substance que la rupture des négociations et certaines orientations idéologiques vis-à-vis des institutions internationales ont influencé les décisions récentes en matière de financement extérieur.

Est-ce une fatalité ?

Concernant les alternatives au financement externe classique, l’économiste a évoqué le recours à l’emprunt intérieur ainsi qu’au financement direct auprès de la Banque centrale. Toutefois, ces options peuvent avoir, selon lui, des effets négatifs sur l’investissement privé et sur le niveau général des prix.

Dans ce cadre, Ridha Chkoundali a relevé que le coût de l’endettement intérieur est, selon ses propos, plus élevé que celui de l’endettement extérieur. Il explique que la Tunisie n’a pas enregistré, depuis la révolution, un taux de croissance supérieur à 2 %, ce qui limite la capacité de l’économie à supporter un endettement dont le coût excéderait ce niveau de croissance.

Lire aussi: La Tunisie réalisera une croissance de 2,1% en 2026 et 2,8% en 2027 (BAD)

Sur le plan de la gouvernance économique, l’économiste a insisté sur l’absence de coordination entre la politique monétaire et la politique budgétaire. La Banque centrale se concentre sur la maîtrise de l’inflation, tandis que l’État privilégie les objectifs de croissance, sans articulation suffisante entre les deux politiques, regrette-t-il.

De ce point de vue, il estime que les approches monétaires de lutte contre l’inflation, fondées sur la demande, ne seraient pas adaptées au contexte tunisien. Selon lui, les tensions inflationnistes seraient davantage liées à des contraintes d’offre et à des limites de production et d’investissement, analyse-t-il.

D’ailleurs, l’économiste, tout en rappelant que, dans les pays développés, l’augmentation des taux d’intérêt peut attirer les capitaux grâce à des marchés financiers développés, souligne que cela ne serait pas le cas en Tunisie, où le marché financier reste limité.

D’où son plaidoyer pour « une réorientation des politiques économiques vers l’offre, à travers des mesures d’incitation à l’investissement, une réduction de la fiscalité et une augmentation des dépenses d’investissement public », car, estime l’économiste, les politiques monétaires et budgétaires actuelles restent insuffisamment coordonnées.

In fine, Ridha Chkoundali souligne que la soutenabilité du financement de l’État dépend, selon lui, de la capacité à définir des choix économiques cohérents et à renforcer la qualité de la négociation avec les institutions financières internationales, plutôt que d’une rupture avec celles-ci.

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Plan 2026-2030 : PME et artisans réclament moins de bureaucratie et plus de financements

Les représentants de la Fédération tunisienne des artisans et des PME ont plaidé, mardi, devant la commission des plans de développement et des grands projets à l’ARP, pour une simplification des procédures administratives, un meilleur accès au financement et une plus grande stabilité fiscale, dans le cadre des consultations sur le plan de développement 2026-2030.

Ils ont souligné que les PME, qui constituent l’essentiel du tissu économique national, sont confrontées à de nombreuses difficultés, notamment l’accès limité au crédit en raison des exigences élevées en matière de garanties bancaires. Les intervenants ont également dénoncé la lourdeur des procédures administratives et l’inadaptation de certaines législations aux évolutions économiques.

La fédération a par ailleurs alerté sur les effets négatifs des changements fréquents de la fiscalité, de la concurrence de l’économie informelle, de l’exportation de matières premières à faible valeur ajoutée et des insuffisances logistiques dans les régions de l’intérieur.

De leur côté, plusieurs députés ont appelé à des réformes concrètes pour améliorer le climat des affaires, faciliter le financement des PME et renforcer leur contribution à l’emploi, au développement régional et à la croissance économique.

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Nabil Fahmy, nouveau SG de la Ligue arabe

Nabil Fahmy est le nouveau Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes. Il a été nommé lors des travaux de la reprise de la 165e session ordinaire du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel, organisés à Amman, la capitale jordanie.

Diplomate égyptien de carrière, il succède à un autre Egyptien, en l’occurrence Ahmed Abou Gheit, devenant ainsi le neuvième Secrétaire général de l’histoire de la Ligue arabe.

Il prendra ses fonctions début juillet et pour un mandat de cinq ans

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Fournitures scolaires 2026-2027 : l’OTIC appelle à acheter « tunisien »

« Une rentrée scolaire avec des produits tunisiens ». C’est le slogan de campagne lancé par l’OTIC (Organisation tunisienne pour informer le consommateur), en prévision de la rentrée scolaire 2026-2027.

On appelle cela ne pas perdre du temps, car l’année scolaire 2025-2026 n’a pas encore totalement fermé ses portes.

L’organisation explique, dans un communiqué, que cette campagne vise à appuyer l’économie nationale et à préserver le pouvoir d’achat des familles tunisiennes, face à la hausse continue des prix des fournitures scolaires importées. Selon elle, l’industrie tunisienne de fournitures scolaires a prouvé sa capacité à mettre sur le marché des produits de haute qualité à des prix compétitifs. Ce qui contribue à alléger le fardeau financier des familles, à réduire la dépendance aux produits importés, dont les prix augmentent considérablement en raison des coûts de transport et des fluctuations des taux de change، à ancrer la culture de la consommation responsable et à soutenir les entreprises industrielles et commerciales tunisiennes et préserver les emplois.

Ainsi, l’OTIC appelle à opter pour l’unification des listes de fournitures scolaires au niveau national pour chaque cycle d’enseignement, incluant tous les articles nécessaires, notamment les tabliers et les cartables; la finalité étant de réduire les disparités entre les établissements scolaires.

En outre, l’OTIC estime que les articles non essentiels dépourvus de valeur éducative doivent être en option. Elle de prononce aussi pour l’organisation de campagnes nationales de sensibilisation pour promouvoir la consommation de produits tunisiens auprès des élèves et des parents et l’instauration d’un partenariat entre les ministères de l’Éducation, du Commerce et de l’Industrie, d’une part, et les organisations de la société civile, d’autre part. Et ce, afin de garantir une rentrée scolaire équitable pour toutes les familles.

Ainsi, industriels, commerçants et distributeurs sont invités à participer à cette initiative nationale en proposant des prix préférentiels pour les fournitures scolaires tunisiennes, en respectant les règles de la concurrence et de la transparence des prix, et en assurant la bonne qualité des produits proposés.

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Alan Greenspan, le gourou de la Fed qui a marqué l’économie américaine, s’éteint à 100 ans

Il avait critiqué « l’exubérance irrationnelle » des marchés. Il, c’est Alan Greenspan, le président le plus connu de l’histoire de la Fed. Il vient mourir à 100 ans.

L’ancien président de la Réserve Fédérale (Fed), d’août 1987 à janvier 2026, Alan Greenspan, est mort à l’âge de 100 ans, rapportent plusieurs médias. Son mandat à la tête de la Fed fut le deuxième mandat le plus long après celui de William McChesney Martin (1951-1970).

Nommé par Ronald Reagan en 1987, il a dirigé la Banque centrale américaine jusqu’en 2006. Figure incontournable de l’économie mondiale, il a traversé des crises majeures – krach de 1987, bulle Internet, attentats de 2001 – tout en cultivant une influence rare sur les marchés financiers, qu’il savait tant rassurer que faire trembler.

Son expression la plus célèbre, « exubérance irrationnelle » prononcée en décembre 1996, avait provoqué une chute de 3 % de la Bourse de Tokyo et des baisses sur d’autres places, préfigurant l’éclatement de la bulle Internet en 2001. Républicain de longue date, il a néanmoins collaboré avec des présidents des deux partis, de Nixon à George W. Bush, en passant par Clinton, avec qui il a participé à la réduction du déficit budgétaire.

Un humoriste africain dirait que tout le monde va mourir un jour, même Alan Greenspan.

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Amine Chouaieb prend la tête du CJD Tunisie

Le Centre des jeunes dirigeants (CJD) Tunisie a dévoilé, dimanche 21 juin 2026, sa nouvelle gouvernance, à l’occasion de son Congrès national. Cette équipe, qui entrera officiellement en fonction le 1er juillet, assurera la conduite du mouvement pour le mandat 2026-2028.

À l’issue du processus électoral organisé en décembre 2025, Amine Chouaieb a été élu président national du CJD Tunisie, épaulé par Karim Ben Hmiden, comme vice-président national.

La nouvelle direction comprend également Chiraz Arfaoui, nommée secrétaire nationale. Bilel Hachicha devient trésorier national et  Haythem Goddi et Zhaira Bennani sont élus membres du comité exécutif.

Dans son communiqué, le CJD Tunisie précise que cette équipe aura pour mission de mettre en œuvre les orientations stratégiques du mouvement pour les deux prochaines années, de renforcer sa proposition de valeur et de poursuivre son engagement en faveur d’un entrepreneuriat responsable et d’une économie à la fois plus performante et plus humaine.

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CHO Group sacré champion de l’export : une nouvelle consécration pour Abdelaziz Makhloufi

Le groupe tunisien CHO Group, fondé par Abdelaziz Makhloufi, a remporté le Trophée de la meilleure performance à l’exportation lors des « Trophées CCITF 2026 », organisés le 12 juin à Tunis à l’occasion du dîner de gala annuel de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF).

Réunissant près de 300 personnalités issues des sphères économique, institutionnelle et diplomatique, cette édition a célébré les entreprises qui contribuent au renforcement des échanges entre la Tunisie et la France. Les organisateurs ont particulièrement mis en avant les réussites en matière d’innovation, de compétitivité, de responsabilité sociétale et de développement international.

Moment phare de la soirée, la remise des Trophées CCITF 2026 a distingué cinq entreprises pour leurs performances remarquables. Ainsi, Valeo Tunisie a été récompensée du prix de « l’entrepreneuriat français en Tunisie » ; Go Big Partners pour son « implantation en France » ; l’UBCI pour son « engagement sociétal », THINKNEO comme « meilleure startup » ; tandis que CHO Group s’est vu attribuer le « prix de la meilleure performance à l’export ».

Cette distinction vient couronner trois décennies de croissance et d’ambition. En effet, fondé en 1996 à Sfax autour d’un moulin à huile d’olive, CHO Group s’est progressivement imposé comme l’un des leaders mondiaux du secteur oléicole. Sa marque emblématique, Terra Delyssa, est aujourd’hui présente dans plus de 50 pays et contribue activement au rayonnement de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

En recevant ce trophée, Abdelaziz Makhloufi a tenu à souligner la dimension collective de cette réussite, saluant l’engagement des agriculteurs, des techniciens et de l’ensemble des collaborateurs du groupe. Il a rappelé que la performance de CHO Group repose sur une chaîne de valeur intégrée, allant des oliveraies tunisiennes jusqu’aux consommateurs à travers le monde.

De son côté, la CCITF a félicité l’ensemble des entreprises lauréates ainsi que les candidats ayant présenté des dossiers de grande qualité. L’institution a également réaffirmé sa mission de soutien aux relations économiques et commerciales entre la Tunisie et la France.

La cérémonie a été marquée par les interventions de Khelil Chaïbi, président de la CCITF, et de Manuel Bufala, chargé d’affaires de l’ambassade de France en Tunisie…

Au-delà de la remise des prix, cette édition 2026 des Trophées CCITF a illustré la vitalité du partenariat économique tuniso-français et mis en lumière des entreprises qui incarnent l’excellence, l’innovation et l’ouverture à l’international.

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Tunisie – Commerce extérieur: plus de 87 MDT d’excédent à fin mai

Le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré un excédent commercial de 87,1 millions de dinars (MDT) à fin mai 2026, contre un déficit de 441,4 MDT un an plus tôt. Selon le ministère du Commerce et du Développement des exportations, cette amélioration s’accompagne d’un taux de couverture des échanges de 101,9 %, ce qui constitue une hausse de 12 points sur un an. 

Cette performance est principalement portée par la dynamique des exportations, en particulier celles de l’huile d’olive, qui ont progressé de 43,9 % en valeur pour atteindre 3 047,8 MDT, confirmant son rôle de principal moteur du secteur.

Au niveau de la répartition géographique, l’Union européenne reste le partenaire central du commerce agroalimentaire tunisien. Par contre, les échanges révèlent des déséquilibres persistants avec plusieurs régions du monde, notamment en dehors de l’espace européen, confirmant une dépendance accrue à certains marchés stratégiques pour la performance globale du secteur.

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Taux de réussite au Bac 2026 : les Maths au sommet

Dans la session principale du Baccalauréat 2026, le taux de réussite est de 35,67%, selon les données du ministère de l’Education. Et c’est la section Maths qui a enregistré le plus élevé (79,41%), contre 24,24% pour la section Lettres, soit le taux le plus bas.

 

Voici les taux de réussite par section :
– Lettres : 24,24%

– Economie et gestion : 26,22%

– Sciences techniques: 37,62%

– Sciences expérimentales : 42,27%

– Sciences de l’informatique : 44,02%

– Sport: 70,32%

– Mathématiques : 79,41%.-

 

 

 

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L’aéroport de Tozeur-Nefta aura sa centrale solaire

Un contrat pour la réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 4 MW à l’aéroport international de Tozeur-Nefta a été signé le 19 juin 2026 au profit de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA).

Porté dans le cadre du programme national de transition énergétique des établissements publics piloté par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), ce projet vise à réduire la consommation énergétique des infrastructures publiques et à renforcer le recours aux énergies renouvelables.

Selon l’ANME, cette centrale contribuera à renforcer la souveraineté énergétique du pays et à promouvoir un transport aérien plus durable. Elle permettra également de couvrir une part importante des besoins en électricité des aéroports internationaux de Tozeur-Nefta et de Djerba-Zarzis.

Lors de la cérémonie de signature, le directeur général de l’ANME, Nafaâ Baccari, a qualifié le projet de « saut qualitatif » dans le domaine de l’autoproduction électrique au sein des entreprises publiques. Il a précisé qu’il s’agit de la plus grande centrale réalisée dans le cadre de ce programme national.

Au-delà de ses retombées économiques et opérationnelles, le projet devrait contribuer à la réduction des émissions de carbone et soutenir les objectifs de développement durable de la Tunisie.

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Tourisme alternatif : 10 MDT pour les petites entreprises

Le ministère du Tourisme vient de lancer un nouveau mécanisme de financement doté de 10 millions de dinars (MDT) pour soutenir la création de petites entreprises dans le tourisme alternatif, en partenariat avec la Banque tunisienne de solidarité (BTS), l’Agence de formation dans les métiers du tourisme (AFMT) et l’Office national du tourisme tunisien (ONTT).

Ce dispositif prévoit de consacrer 50 % des crédits aux projets implantés dans les régions de l’intérieur. Il permettra de financer 50 petites entreprises portées par des diplômés de l’enseignement supérieur et 100 autres projets créés par des diplômés de la formation professionnelle sectorielle.

Les conventions signées visent à favoriser l’insertion économique des jeunes, à faciliter l’accès au financement et à accompagner les promoteurs à travers des actions de formation, de conseil et de suivi. Des récompenses financières seront également attribuées aux meilleures entreprises financées.

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Plus de 943 MDT d’excédent de la balance commerciale alimentaire à fin mai 2026

La balance commerciale alimentaire a enregistré un excédent de l’ordre de 943,4 millions de dinars (MDT), à fin mai 2026, contre 745,7 MDT durant la même période de 2025, ce qui constitue un taux de couverture de 127,1 %.

L’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) explique cette évolution par la hausse des exportations à un rythme plus élevé par rapport à celui des importations. En effet, les exportations sont passées de 3,645 milliards de dinars durant les cinq premiers mois de 2025, à 4,427 milliards de dinars à fin mai 2026.

Quant aux implorations, elles ont enregistré une hausse pour se situer à 3,483 milliards de dinars contre 2,899 milliards de dinars, à fin mai 2025.

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Afrique subsaharienne : le trafic mobile va tripler d’ici à 2031

Les abonnements à la 5G en Afrique subsaharienne devraient atteindre 370 millions d’ici à 2031, contre seulement 30 millions en 2025, représentant ainsi 28 % de l’ensemble des abonnements mobiles de la région, selon l’édition de juin 2026 de l’« Ericsson Mobility Report » publiée par le groupe suédois Ericsson. Sachant que l’Afrique comptait 1,550 milliard d’habitants.

Cette progression correspond à une croissance annuelle moyenne de 54 %, soit le rythme le plus élevé au monde pour cette technologie, mais il faut savoir que l’Afrique subsaharienne part d’une base encore limitée comparativement aux marchés plus matures.

Parallèlement, les réseaux 4G continueront de gagner du terrain. Le nombre d’abonnements devrait passer de 490 millions à 610 millions entre 2025 et 2031, faisant de l’Afrique subsaharienne la seule région du monde où cette technologie poursuivra sa progression. Ainsi, à l’horizon 2031, la 4G devrait représenter 46 % des abonnements mobiles, contre 28 % pour la 5G. Ensemble, ces deux technologies concentreront près des trois quarts du marché mobile régional.

Cette montée en puissance des réseaux haut débit mobiles s’accompagnera forcément d’une forte croissance de l’usage des données. En effet, selon Ericsson, la consommation mensuelle moyenne de données par smartphone devrait plus que doubler, passant de 5,3 gigaoctets (Go) en 2025 à 12 Go en 2031.

Le trafic global de données mobiles dans la région devrait, quant à lui, être multiplié par plus de trois sur la période, passant de 2,8 à 9,7 exaoctets par mois, soit une croissance annuelle moyenne de 23 %, la plus élevée au monde.

Le rapport souligne également que le nombre total d’abonnements mobiles devrait atteindre 1,31 milliard en 2031, contre 1,05 milliard en 2025. Cette dynamique sera portée par l’adoption croissante des smartphones, dont les connexions devraient s’élever à 960 millions à l’horizon 2031, favorisées notamment par l’essor des services numériques et financiers.

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Omar Rekik : l’impôt sur la fortune taxe le patrimoine, pas le revenu

L’impôt sur la fortune en Tunisie, c’est la promesse d’une justice fiscale. Mais sur le terrain, c’est l’épreuve des faits qui risque de parler : peut-être des recettes en berne, des contribuables exaspérés et une équité qu’il faudra construire. Car, la bonne intention ne suffit pas; seule la réalité des résultats nous départage. Voilà l’idée qui transparaît dans les propos de l’expert-comptable Omar Rekik*, lors d’une interview accordée à L’Economiste Maghrébin.

En somme, l’impôt sur la fortune en Tunisie, c’est la promesse d’équité… mais qui se heurtera à l’épreuve des faits. 

 

Dans le contexte tunisien, l’impôt sur la fortune peut-il être une source significative de recettes ? Ou son rendement sera-t-il limité par les difficultés d’identification et d’évaluation du patrimoine ?

Commençons par reconnaître l’intention, car elle est respectable : demander une contribution particulière aux patrimoines les plus élevés répond à un objectif d’équité. La vraie question n’est pas là. Elle est de savoir si cet impôt rapporte vraiment et l’expérience internationale invite à la prudence.

L’OCDE a recensé douze pays qui le prélevaient en 1990; ils n’étaient plus que quatre en 2017. Et son produit reste généralement compris entre 0,1 et 0,4 % du produit intérieur brut. Autrement dit, il pèse très peu dans les recettes d’un État.

Pourquoi si peu ? Parce qu’un impôt sur la fortune ne vaut que par sa capacité à identifier le patrimoine et à lui donner une valeur. Et c’est là que la mécanique se grippe. L’assiette, c’est-à-dire ce qui entre réellement dans le calcul de l’impôt, est facile à établir pour un compte en banque, mais beaucoup moins pour un immeuble qui ne se vend pas tous les jours, un fonds de commerce, une part de société non cotée ou une collection : leur valeur ne se lit pas sur un relevé, elle se déclare, s’expertise et finit souvent par se discuter.

 

« En Tunisie, où une part importante du patrimoine n’est pas encore enregistrée et où l’informalité reste forte, la base que l’on parvient réellement à taxer sera étroite; alors que le coût pour gérer, vérifier et contester, lui, ne le sera pas ».

 

En Tunisie, où une part importante du patrimoine n’est pas encore enregistrée et où l’informalité reste forte, la base que l’on parvient réellement à taxer sera étroite; alors que le coût pour gérer, vérifier et contester, lui, ne le sera pas. À ce coût supporté par l’administration s’ajoute un coût privé, tout aussi réel pour le contribuable : faire évaluer ses biens; réunir et conserver les justificatifs; répondre aux demandes; et, parfois, contester. On voit alors le risque : un impôt coûteux pour l’administration comme pour le contribuable, et dont le rendement net peut rester faible une fois tous ces frais déduits.

Il faut d’ailleurs cesser de le regarder seulement comme une recette : en obligeant chacun à déclarer ce qu’il possède, il produit surtout de l’information sur les patrimoines. Sa principale production serait donc moins de la recette que de la donnée.

 

Quels seraient les effets sur l’investissement privé, la création d’entreprises et l’attractivité de la Tunisie ?

Le vrai sujet n’est pas le taux, qui reste modéré ; c’est le comportement que l’impôt encourage. Un impôt sur la fortune frappe le capital que l’on possède et non le revenu que l’on dépense : il pèse donc sur celui qui investit, immobilise et prend des risques et il épargne celui qui consomme.

Prenons un cas simple. Imaginons un placement qui rapporte 2 % par an et un impôt qui prélève chaque année 1 % de sa valeur : avant même l’impôt sur le revenu, la moitié du rendement est déjà partie. Quand un bien rapporte peu, prélever une fraction de sa valeur revient ainsi à entamer le capital lui-même.

 

« Un impôt sur la fortune frappe le capital que l’on possède et non le revenu que l’on dépense : il pèse donc sur celui qui investit, immobilise et prend des risques, et il épargne celui qui consomme ».

 

Un impôt sur le capital reste supportable tant que le rendement normal de l’actif suffit à l’absorber ; il devient distorsif dès lors que le contribuable doit vendre, désinvestir ou distribuer des dividendes pour le payer. L’investisseur réagit alors de façon prévisible : il préfère des placements liquides, peu visibles, ou logés hors du champ de l’impôt. Autrement dit une épargne défensive qui dort, plutôt que l’entreprise, l’emploi et l’innovation.

Le cas de l’entrepreneur est le plus parlant : sa fortune n’est souvent qu’une valeur sur le papier, celle de son outil de travail, qu’il n’a pas encore transformée en argent. Pour payer l’impôt, il peut être contraint de puiser dans la trésorerie de la société, voire de se verser des dividendes supérieurs aux bénéfices. Un effet que la Norvège a vu se produire concrètement. L’attractivité du pays, enfin, ne se joue pas dans un grand basculement, mais à la marge, décision par décision ; et à fiscalité comparable, le signal que l’on envoie compte souvent autant que le chiffre que l’on inscrit.

 

Plusieurs pays ont abandonné ou réformé cet impôt. Quelles leçons pour la Tunisie, notamment sur la fuite des capitaux ?

L’histoire récente est plutôt un avertissement qu’un encouragement et elle mérite d’être lue calmement. L’Allemagne a renoncé à son impôt sur la fortune après que sa Cour constitutionnelle eut jugé, en 1995, qu’évaluer les biens de manière inégale d’un contribuable à l’autre rompait l’égalité devant l’impôt. La Suède l’a supprimé en 2007 parce qu’il rapportait peu et faisait fuir les contribuables. L’Autriche et le Danemark l’avaient fait avant elle. La France, en 2018, a préféré le recentrer sur le seul immobilier, par souci d’attractivité.

Ces exemples ne disent pas que l’impôt est impossible ; ils rappellent qu’il devient fragile dès que l’évaluation des biens prête à discussion ou que les contribuables peuvent déplacer leur résidence. L’illustration la plus frappante est toute récente : après que la Norvège eut relevé son taux en 2022, plusieurs centaines de contribuables fortunés ont quitté le pays. Soit 261 en 2022 et 254 en 2023 selon le centre de recherche Civita. Le troisième homme le plus riche du pays s’installant en Suisse.

 

Pour la Tunisie, j’en retire une leçon simple : un impôt sur la fortune ne tient que s’il reste modéré, lisible et accompagné d’une coopération réelle entre administrations fiscales. Sans cela, il fait surtout partir la richesse qu’il espérait taxer.

 

L’Espagne illustre l’écueil inverse : la concurrence entre ses régions a vidé l’impôt de sa substance à Madrid. Ce qui a obligé l’État central à créer, en 2022, un impôt de solidarité pour combler le manque. Pour la Tunisie, j’en retire une leçon simple : un impôt sur la fortune ne tient que s’il reste modéré, lisible et accompagné d’une coopération réelle entre administrations fiscales. Sans cela, il fait surtout partir la richesse qu’il espérait taxer.

 

Au-delà du pour et du contre, à quelles conditions un tel impôt serait-il soutenable en Tunisie ? 

Plutôt que de se demander si l’on est pour ou contre, posons les conditions qui rendraient cet impôt soutenable. La première est la clarté juridique. En matière fiscale, ce qui est taxé et ce qui est exonéré doit être décidé par la loi et non par un commentaire administratif ou par une case de formulaire. Or, dès la première année, une note commune et un imprimé déclaratif déplacent en pratique le périmètre voté par le législateur. Cela fragilise l’ensemble et plaide pour que ces choix soient consolidés par un texte de même rang que la loi.

La deuxième condition est la méthode d’évaluation. Tant qu’il n’existe pas de règle de valorisation claire, opposable et discutée de façon contradictoire, l’impôt se transforme en négociation au cas par cas. Et la négociation devient une source d’insécurité pour tout le monde, le contribuable comme l’administration.

La troisième est la mesure. Le seuil et le tarif devraient être calibrés sur la réalité d’une économie dont le revenu par habitant reste quatre à sept fois inférieur à celui des pays qui maintiennent cet impôt, avec un rendez-vous régulier pour réexaminer le dispositif. Le souvenir de 2014, où un impôt foncier fut introduit puis abrogé dans l’année, invite à cette prudence.

J’y ajouterais une exigence de cohérence : on ne peut pas, la même année, exonérer largement les dépôts dans la loi et resserrer cette exonération dans la doctrine. Un impôt sur la fortune réussi est d’abord un impôt que chacun comprend. Faute de quoi il reste, trop souvent, un symbole qui coûte plus qu’il ne rapporte.

 

L’article 88 présente-t-il, au-delà du débat économique, un risque constitutionnel ?

Oui, et il est réel. En matière fiscale, la question n’est pas seulement de savoir si l’impôt est utile ou juste ; il faut aussi savoir qui a le droit d’en tracer les frontières. Sur ce point, notre droit est clair. La Constitution du 25 juillet 2022 réserve à la loi, par son article 75, le soin de fixer l’assiette des impôts, leurs taux et les modalités de leur recouvrement. Et son article 76 confirme la règle en renvoyant tout le reste au pouvoir réglementaire, c’est-à-dire à l’administration.

En clair, décider de ce qui est imposé ou exonéré appartient au législateur. C’est une règle de bon sens démocratique : celui qui paie l’impôt doit pouvoir retrouver ses obligations dans la loi, et non dans une instruction ou une case de formulaire. La difficulté apparaît précisément lorsque la note ou l’imprimé déplace, en pratique, ces frontières. Trois exemples le montrent. Pour l’exonération des participations professionnelles, ils introduisent un seuil de détention de 50 % que l’article 88 ne formule pas. Ils paraissent aussi resserrer, dans le développement administratif, l’exonération large que la loi attache aux fonds déposés. Et ils traitent comme exonérés certains produits financiers, notamment l’assurance-vie et les comptes épargne en actions, alors que la loi ne les nomme pas expressément. Aucun de ces choix n’est neutre, car ils touchent au cœur de ce que seul le législateur peut décider.

Et l’enjeu dépasse même notre seul droit interne. Parce qu’il atteint ce que les personnes possèdent, l’impôt sur la fortune met en jeu des droits fondamentaux que la Tunisie s’est engagée à respecter : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qu’elle a ratifié, garantit l’égalité devant la loi et la non-discrimination, ainsi que le droit à un examen équitable des différends. Un impôt dont le montant dépend fortement de valeurs estimées au cas par cas, ou dont les frontières pratiques se déduisent d’une note plutôt que de la loi, doit donc être conçu avec une vigilance particulière au regard de l’égalité de traitement et des garanties procédurales.

 

« … l’impôt sur la fortune met en jeu des droits fondamentaux que la Tunisie s’est engagée à respecter : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qu’elle a ratifié, garantit l’égalité devant la loi et la non-discrimination, ainsi que le droit à un examen équitable des différends ».

 

La jurisprudence comparée n’oblige pas la Tunisie, mais elle balise le terrain avec précision. Saisie de l’impôt français sur la fortune lui-même, la Cour européenne des droits de l’homme l’a jugé compatible avec le droit de propriété, au prix d’une réserve nette : un tel impôt n’est admis que s’il demeure proportionné et ne tourne pas à la confiscation. La même idée d’égalité devant l’impôt avait conduit, en 1995, la Cour constitutionnelle allemande à invalider un impôt sur la fortune assis sur des valeurs estimées de manière inégale d’un contribuable à l’autre. La convergence est nette : la solidité d’un impôt sur le capital se mesure autant à sa base légale et à son égalité qu’à son taux.

Le devoir de payer l’impôt, que rappelle l’article 15 de la Constitution, trouve sa contrepartie dans la légalité fiscale : les règles du jeu doivent être posées par la loi et votées par la représentation nationale. Tant que ce n’est pas le cas, le dispositif reste exposé à une critique sérieuse, sur le terrain de la légalité, de la constitutionnalité comme des droits fondamentaux du contribuable. La question, au fond, n’est pas seulement fiscale, elle est démocratique : qui décide de ce que l’on taxe, le Parlement ou l’administration ? La réponse devrait aller de soi : faire dire par la loi ce que la note a voulu dire.

Propos recueillis par Talel BAHOURY

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*Rekik InTax Advisory · Tax Advisory | Transfer Pricing | Compliance &Reporting
Omar REKIK, ADIT · Expert-comptable membre de l’OECT · LL.M. Droit fiscal et contentieux administratif
Tél : +216 29 669 366 · o.rekik@rekikintaxadvisory.com

Document préparatoire à des fins d’entretien et d’analyse. Les positions exprimées engagent leur auteur et ne constituent ni un avis juridique ou fiscal individualisé ni une consultation. Les références internationales sont auditables et présentées selon la norme ISO 690. © Rekik InTax Advisory 2026.

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L’Algérie place 9 universités dans le classement mondial US News

Selon le classement *US News Best Global Universities 2025-2026*, neuf (9) universités algériennes figurent parmi les 2 250 meilleures du monde. L’université Djilali Liabès de Sidi Bel-Abbès se distingue en intégrant le Top 1 000.

L’Algérie confirme sa montée en puissance dans l’enseignement supérieur. En tout cas, d’après le palmarès annuel intitulé *US News Best Global Universities 2025-2026*, neuf établissements du pays ont été retenus, ce qui montre une progression constante d’une édition à l’autre.

En tête, l’université Djilali Liabès de Sidi Bel-Abbès qui décroche la 849ᵉ place mondiale, devient ainsi la première université algérienne à intégrer le cercle très select du Top 1 000. « Ce résultat consacre l’ascension d’un établissement qui dépasse désormais son statut de pôle régional pour s’imposer sur la scène académique internationale », écrit le site horizons-dz.

Et ce n’est pas la seule, car huit autres universités complètent ce tableau, en l’occurrence Sétif 1, Tlemcen, l’USTHB (Alger), Annaba, Béjaïa, Boumerdès, l’Université Mohamed-Boudiaf d’Oran et Biskra. Cette répartition géographique équilibrée à travers le pays témoigne d’une dynamique qui ne se limite plus aux seuls grands centres du Nord, souligne un autre site algérien.

Comme l’on pouvait s’y attendre, le ministre algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, n’a pas manqué de se féliciter de ces résultats sur les réseaux sociaux, rappelant que l’université algérienne doit être « un moteur de l’innovation et de la croissance économique nationale ». Il inscrit cette performance dans la continuité d’une politique de modernisation et de rayonnement international assumée.

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Pharmacie : N’Djamena honore la mémoire du Pr Ammar Toumi

Du 9 au 12 juin se tenait la 25e édition du Forum pharmaceutique international à N’Djamena, au Tchad, à laquelle a pris part le Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT). Et de la plus belle des manières.

En effet, le conseil fait savoir dans un communiqué que le temps fort de cette participation a été l’attribution d’un “prix spécial d’excellence“ à feu le Professeur Ammar Toumi, « distingué pour sa carrière et ses contributions majeures au développement de la pharmacie sur le continent africain ». C’est le Dr Nour El-Houda, son épouse qui a reçu ce trophée lors d’une cérémonie empreinte d’émotion.

Sur le plan diplomatique, le président du CNOPT, le Dr Mustapha Laroussi, également président de l’Inter-Ordre des pharmaciens d’Afrique (IOPA), a été reçu par le président tchadien, Mohamed Idriss Déby Itno, et par le Premier ministre et le ministre de la Santé. Ces échanges de haut niveau ont porté sur la souveraineté pharmaceutique et le renforcement des systèmes de santé en Afrique, témoignant de la reconnaissance des compétences tunisiennes, ajoute le communiqué du CNOPT.

Mais revenons sur cette 25ème édition du Forum pharmaceutique international, pour dire qu’elle était placée sur le thème « Renforcer l’accès aux soins de santé : défis et opportunités liés à la production locale et à la pharmacie clinique », et a réuni des responsables et experts d’une quarantaine de pays africains.

La délégation tunisienne y a activement participé à des ateliers et tables rondes, partageant son expérience sur l’avenir de la pharmacie et l’amélioration de l’accès à des médicaments de qualité à prix abordables, dans une dynamique de coopération continentale saluée par l’ensemble des participants.

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