Youssef Badr : « L’égalité des chances est un mythe »
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On appelle cela ne pas perdre du temps, car l’année scolaire 2025-2026 n’a pas encore totalement fermé ses portes.
L’organisation explique, dans un communiqué, que cette campagne vise à appuyer l’économie nationale et à préserver le pouvoir d’achat des familles tunisiennes, face à la hausse continue des prix des fournitures scolaires importées. Selon elle, l’industrie tunisienne de fournitures scolaires a prouvé sa capacité à mettre sur le marché des produits de haute qualité à des prix compétitifs. Ce qui contribue à alléger le fardeau financier des familles, à réduire la dépendance aux produits importés, dont les prix augmentent considérablement en raison des coûts de transport et des fluctuations des taux de change، à ancrer la culture de la consommation responsable et à soutenir les entreprises industrielles et commerciales tunisiennes et préserver les emplois.
Ainsi, l’OTIC appelle à opter pour l’unification des listes de fournitures scolaires au niveau national pour chaque cycle d’enseignement, incluant tous les articles nécessaires, notamment les tabliers et les cartables; la finalité étant de réduire les disparités entre les établissements scolaires.
En outre, l’OTIC estime que les articles non essentiels dépourvus de valeur éducative doivent être en option. Elle de prononce aussi pour l’organisation de campagnes nationales de sensibilisation pour promouvoir la consommation de produits tunisiens auprès des élèves et des parents et l’instauration d’un partenariat entre les ministères de l’Éducation, du Commerce et de l’Industrie, d’une part, et les organisations de la société civile, d’autre part. Et ce, afin de garantir une rentrée scolaire équitable pour toutes les familles.
Ainsi, industriels, commerçants et distributeurs sont invités à participer à cette initiative nationale en proposant des prix préférentiels pour les fournitures scolaires tunisiennes, en respectant les règles de la concurrence et de la transparence des prix, et en assurant la bonne qualité des produits proposés.
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Le ministère du Commerce a appelé les établissements éducatifs privés ainsi que les opérateurs intervenant dans les circuits de distribution des livres et fournitures scolaires au respect strict de la réglementation encadrant la distribution des manuels scolaires importés.
Dans un communiqué publié lundi 22 juin, le département a rappelé que les établissements éducatifs privés doivent se consacrer exclusivement à leur mission éducative et pédagogique, conformément à la réglementation en vigueur. À ce titre, ils ne sont pas autorisés à commercialiser des manuels ou des fournitures scolaires au sein de leurs locaux.
Le ministère a également souligné qu’il est interdit aux établissements privés d’imposer aux élèves des fournisseurs déterminés ou de les orienter vers des points de vente spécifiques en dehors des circuits de distribution légalement établis. Il leur est aussi interdit de mener toute forme de publicité commerciale en faveur des manuels et fournitures scolaires, que ce soit dans leurs espaces ou sur leurs plateformes numériques.
S’adressant aux importateurs ainsi qu’aux distributeurs de gros et de détail, le département a insisté sur la nécessité de respecter les circuits légaux de distribution et de s’abstenir de toute commercialisation en dehors des canaux autorisés.
Le ministère a, par ailleurs, appelé l’ensemble des intervenants à garantir la transparence des transactions commerciales et à éviter toute pratique susceptible de porter atteinte aux règles de concurrence loyale.
Enfin, il a interdit la conclusion de tout accord d’approvisionnement, direct ou indirect, entre les opérateurs économiques concernés et les établissements éducatifs privés en vue de la distribution des manuels et fournitures scolaires.
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Devant l’école 2 Mars à La Goulette, la cloche n’a pas seulement sonné pour annoncer la fin d’un examen… elle a surtout déclenché une belle vague d’émotion et de solidarité qui a fait aujourd’hui le tour des réseaux sociaux. Une vidéo largement partagée, lundi 22 juin 2026, a capturé une scène simple mais profondément touchante...
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À la suite de la publication des résultats du baccalauréat 2026, l’Association tunisienne des parents des élèves a exprimé de vives préoccupations quant à l’état réel du système éducatif, estimant que les taux de réussite annoncés ne reflètent qu’imparfaitement l’ampleur des difficultés scolaires. Dans un communiqué publié dimanche 21 juin 2026, l’organisation a mis en...
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Au niveau national, le taux de réussite au baccalauréat s’établit à 35,67 %. Cela confirme une légère régression par rapport aux années précédentes. Sur 154 928 candidats présents, 55 259 élèves ont décroché leur diplôme dès la première session. Tandis que plus de 50 000 candidats sont appelés à passer la session de contrôle.
L’analyse des résultats par gouvernorat révèle des écarts importants entre les régions. Le gouvernorat de Sfax 2 se hisse en tête du classement national. Il confirme de la sorte sa performance régulière ces dernières années, grâce notamment à la solidité de ses lycées pilotes et à la concentration d’élèves dans les filières scientifiques et techniques.
À l’opposé, Jendouba ferme la marche, avec les résultats les plus faibles du pays. Illustrant ainsi les difficultés structurelles persistantes de certaines régions intérieures en matière d’encadrement éducatif et d’infrastructures scolaires.
Au-delà de la géographie, les écarts sont également marqués entre les différentes filières. La section mathématiques domine largement le classement national avec un taux de réussite de plus de 79 %. Suivent les sections sport et les sciences de l’informatique.
À l’inverse, les sections lettres et économie et gestion, pourtant parmi les plus représentées en nombre de candidats, enregistrent les taux de réussite les plus faibles.
Cette édition confirme une tendance déjà observée ces dernières années : un bac de plus en plus sélectif, avec une forte différenciation entre régions et filières. Si certaines académies comme Sfax 2 tirent les résultats vers le haut; d’autres, notamment dans l’intérieur du pays comme Jendouba, continuent de subir un retard scolaire structurel.
Les résultats définitifs seront complétés par ceux de la session de contrôle, qui déterminera le taux global final du baccalauréat 2026.
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Le ministère de l’Éducation a dévoilé les meilleures moyennes par section de la session principale du baccalauréat 2026. La meilleure moyenne nationale revient à Yassmine Yâakoubi, élève en section Mathématiques au lycée pilote du Kef, avec une note générale de 20,01.
Par section, les meilleurs résultats sont les suivants: en sciences techniques, Mohamed Ouertani du lycée pilote de Siliana obtient 19,72. En sciences expérimentales, Molka Louhichi du lycée pilote de Nabeul atteint 19,76. En sciences de l’informatique, Mohamed Amine Chouchène du lycée Avicenne de Mahdia enregistre 19,54. En économie et gestion, Adam Kouki du lycée privé de Radès (Ben Arous) obtient 18,70, tandis qu’en sport, Ahmed Medhioub du lycée Abou Hassen Lakhmi de Sfax réalise 19,02. Enfin, en section lettres, Raghd Euchi du lycée Khemais-Hajri de Jendouba obtient 17,29.
Ces résultats illustrent des performances globalement élevées dans l’ensemble des sections du baccalauréat 2026, avec plusieurs moyennes proches de la note maximale.
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Les candidats se disputent 3 850 places disponibles dans les établissements pilotes à travers le pays. Selon les données du ministère de l’Éducation, les inscrits à ce concours représentent seulement 29 % de l’ensemble des élèves de sixième année de l’enseignement de base.
Le nombre de candidats a toutefois enregistré un recul cette année. Le ministère indique que 1 608 élèves de moins se sont inscrits à la session 2026 par rapport à celle de 2025.
Dans le cadre des mesures visant à garantir l’égalité des chances, des dispositions exceptionnelles ont été prises au profit de certains candidats à besoins spécifiques. Ainsi, 14 élèves ont bénéficié de sujets à caractères agrandis; tandis que 67 candidats se sont vu accorder un tiers du temps supplémentaire réglementaire pour chaque épreuve.
Les résultats du concours d’entrée aux collèges pilotes devraient être annoncés le 10 juillet prochain.
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Dans la session principale du Baccalauréat 2026, le taux de réussite est de 35,67%, selon les données du ministère de l’Education. Et c’est la section Maths qui a enregistré le plus élevé (79,41%), contre 24,24% pour la section Lettres, soit le taux le plus bas.
Voici les taux de réussite par section :
– Lettres : 24,24%
– Economie et gestion : 26,22%
– Sciences techniques: 37,62%
– Sciences expérimentales : 42,27%
– Sciences de l’informatique : 44,02%
– Sport: 70,32%
– Mathématiques : 79,41%.-
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Lancé en février 2023 pour une durée de 43 mois et doté d’un budget de 4,5 millions d’euros, le projet a accompagné le développement d’un écosystème plus structuré, plus inclusif et plus performant de production de savoirs économiques en Tunisie afin de contribuer à un débat public davantage fondé sur l’analyse, l’évidence et la recherche.
Cette cérémonie a réuni des représentants des institutions tunisiennes, des partenaires techniques et financiers, des structures productrices de savoirs économiques, du monde académique ainsi que des acteurs de la société civile afin de revenir sur les acquis du projet et de valoriser les dynamiques engagées au cours des trois dernières années.
Les interventions d’ouverture ont été assurées par M. Tom Ashwanden, chef de coopération de l’Union européenne en Tunisie, M. Manuel Bufala, chargé d’affaires a.i. de l’ambassade de France, Mme Arbia Ben Othman, directrice des études doctorales au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que M. Mohamed El Kadri Heni, directeur général de la coopération avec l’Union européenne au ministère de l’Économie et de la Planification.
Au cours de cette cérémonie, les partenaires ont unanimement souligné le caractère « transformatif » de l’expérience, fruit de trois années de collaboration étroite entre les acteurs institutionnels et académiques. Le projet a permis de consolider des dynamiques de coopération inédites et de renforcer les capacités nationales en matière d’analyse et de production de données économiques.
Au terme du projet, 24 structures productrices de savoirs économiques (SPSE), issues des institutions publiques, des centres de recherche universitaires et des think tanks de la société civile, ont bénéficié d’un accompagnement technique, méthodologique et financier destiné à renforcer leurs capacités de production, de diffusion et de valorisation de la connaissance économique.
La collaboration avec l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ) a constitué un pilier central du projet. En trois ans, l’institution a développé trois modèles économétriques, lancé une plateforme intégrée de données et organisé plus d’une dizaine de rencontres-débats dont les résultats ont été systématiquement valorisés sous forme de policy briefs. Ces réalisations ont été reconnues comme une contribution significative à la modernisation des outils d’analyse et de production de la connaissance économique en Tunisie.
Le projet a également accompagné l’Institut national de la statistique (INS) dans le renforcement de ses capacités de communication et de diffusion des résultats du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) 2024. Un appui technique a été apporté en matière de valorisation des données statistiques et un renforcement de la coopération avec l’Insee a été opéré. Par ailleurs, des efforts conjoints ont été menés pour appuyer la réalisation et la diffusion d’enquêtes économiques, contribuant à améliorer la disponibilité et l’accessibilité de l’information statistique.
À la demande du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le projet a également soutenu l’élaboration du rapport Doing Research Assessment en Tunisie, première initiative de ce type dans la région MENA, ayant permis d’établir un diagnostic approfondi du système national de recherche en sciences sociales et économiques.
Le projet a par ailleurs contribué à structurer un écosystème plus favorable à la circulation des connaissances économiques. À travers la plateforme EcoTous, portée par l’IACE, plus de 100 contenus de vulgarisation économique ont été produits et diffusés, tandis que plusieurs espaces de dialogue ont permis de rapprocher chercheurs, décideurs publics et citoyens autour des grands enjeux économiques dans les régions de la Tunisie, notamment à Sousse, à Médenine, à Béja, au Kef et à Sfax.
Savoirs éco a également soutenu la production et la diffusion de contenus à forte valeur ajoutée. Au total, 68 policy briefs ont été élaborés dans le cadre du projet grâce notamment aux programmes de mentorat de la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi) et à des mécanismes d’appui compétitif destinés aux think tanks. Les travaux produits ont porté sur des thématiques stratégiques telles que la résilience macroéconomique, la gouvernance économique, la justice fiscale, le développement territorial, l’éducation, le climat ou encore le rôle des femmes dans le développement durable.
L’investissement dans le développement des compétences a constitué un axe majeur du projet. Ces actions ont accompagné le développement d’une expertise renforcée en recherche appliquée, production de connaissances et communication des résultats.
Enfin, la collaboration avec le Global Institute For Transitions (GI4T), en tant que think tank privé, a permis de renforcer les passerelles entre recherche appliquée et réflexion stratégique. Cette dynamique a abouti à la publication de l’ouvrage collectif « L’économie tunisienne 2026 : la Tunisie à l’ère des grandes ruptures », qui a proposé une lecture prospective des transformations économiques et des défis structurels du pays.
La cérémonie de clôture a donné la parole aux structures accompagnées et aux partenaires de mise en œuvre autour de trois grands axes : le renforcement de l’écosystème des producteurs de savoir économique, la production d’une connaissance rigoureuse et exploitable, ainsi que la diffusion de la recherche pour accroître son impact sur les politiques publiques.
À travers cette initiative, les partenaires ont réaffirmé leur engagement en faveur d’une gouvernance publique davantage fondée sur l’évidence, la recherche et le dialogue entre institutions, experts et citoyens au service du développement économique et social de la Tunisie
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Les candidats à la session principale du baccalauréat 2026 souhaitant recevoir leurs résultats par message texte pourront s’inscrire à ce service à partir du jeudi 18 juin à 10h00.
Pour ce faire, ils devront envoyer un SMS au numéro 85005 en indiquant : BAC, suivi d’un espace, puis du numéro d’inscription au baccalauréat, suivi d’un astérisque (*) et du numéro de la carte d’identité nationale.
Le ministère précise que le numéro d’inscription au baccalauréat doit comporter six chiffres; tandis que le numéro de la carte d’identité nationale doit être composé de huit chiffres.
Les candidats inscrits à ce service recevront un SMS contenant l’ensemble des détails de leur résultat, notamment la décision finale, la moyenne générale ainsi que les notes obtenues dans les différentes matières. Ces informations leur parviendront avant l’annonce officielle des résultats.
Le ministère de l’Éducation rappelle que ce service est accessible aux abonnés des opérateurs mobiles tunisiens Tunisie Telecom, Ooredoo Tunisie et Orange Tunisie.
Le coût total du service est fixé à 950 millimes par inscription.
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Dans ce contexte, la fraude aux examens apparaît non seulement en hausse, mais également en profonde transformation, tirée par l’évolution rapide des outils numériques et des techniques de contournement.
Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Fakhreddine Fadhloun, président de la commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, alerte sur une mutation structurelle du phénomène.
Selon lui, la fraude électronique n’est pas un phénomène récent. Elle remonte au début des années 2011-2012, lorsqu’elle apparaissait sous des formes encore rudimentaires. Mais depuis, elle a connu une évolution rapide et continue, devenant progressivement plus sophistiquée, organisée et difficile à détecter.
Une fraude devenue ultra-technologique
Aujourd’hui, les méthodes utilisées reposent sur des dispositifs technologiques avancés : cartes intelligentes dissimulées, appareils introduits dans le corps, oreillettes connectées à des réseaux externes, stylos équipés de caméras, lunettes intelligentes reliées à Internet ou encore micro-dispositifs invisibles permettant la transmission instantanée des réponses. Cette panoplie d’outils traduit, selon lui, une véritable industrialisation de la fraude.
Cette évolution s’accompagne également de l’émergence de réseaux organisés opérant parfois à distance, en lien avec des acteurs situés en dehors des centres d’examen. Résultat : 955 cas de fraude électronique ont été détectés, un chiffre qui, selon le responsable parlementaire, ne représente que la partie visible d’un phénomène plus vaste.
Pour Fakhreddine Fadhloun, la situation actuelle marque un tournant. La fraude n’est plus un acte isolé, mais un système structuré, en constante adaptation, qui impose une réponse à la hauteur de sa complexité.
Vers un durcissement législatif : une initiative en cours à l’ARP
Face à cette montée en puissance, les institutions sont désormais appelées à renforcer leur riposte. Au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, une initiative législative est en cours d’examen afin de durcir le cadre juridique relatif à la fraude aux examens. L’approche défendue ne se limite plus aux seuls candidats. Elle englobe désormais l’ensemble de la chaîne impliquée dans les opérations de fraude : réseaux organisés, intermédiaires techniques, facilitateurs et toute forme de complicité contribuant à la diffusion des réponses ou à la contournement des règles d’examen.
Selon Fakhreddine Fadhloun, il s’agit d’un enjeu majeur qui dépasse le seul cadre éducatif pour toucher à ce qu’il qualifie de sécurité nationale éducative. La crédibilité des examens nationaux et la valeur des diplômes tunisiens sont, selon lui, directement en jeu.
Le projet en discussion prévoit un renforcement significatif des sanctions et une adaptation du dispositif légal aux nouvelles formes de fraude. Il est actuellement examiné par la Commission de la législation générale, qui poursuivra les auditions des différentes parties prenantes avant toute adoption.
Au-delà du volet répressif, la stratégie envisagée repose également sur un renforcement des dispositifs techniques dans les centres d’examen. Cela inclut notamment l’utilisation de systèmes de brouillage des communications, la surveillance par caméras, l’enregistrement des salles et la traçabilité des épreuves.
Pour le député, l’enjeu est clair : face à une fraude devenue hautement technologique et évolutive, seule une réponse globale, coordonnée et en constante adaptation permettra de préserver l’intégrité du système éducatif et de garantir l’égalité des chances entre les candidats.
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Dans une déclaration accordée à L’Économiste maghrébin, le responsable associatif situe l’origine de cette dégradation dans les réformes engagées depuis les années 1990, à commencer par la réforme dite de Charfi en 1991. Avant celle-ci, le système reposait sur une forte sélection, notamment via un concours national à la fin du primaire, garantissant un niveau d’exigence élevé. La réforme a supprimé ce dispositif, instauré la scolarité obligatoire jusqu’à seize ans et mis en place une progression automatique des élèves sans évaluation rigoureuse des acquis.
Les effets de ce changement se sont révélés progressivement. Les lacunes accumulées dès le primaire ont émergé au cycle préparatoire puis au secondaire. Une seconde réforme, connue sous le nom de réforme de Risi et intégrée à la loi d’orientation de 2002 toujours en vigueur, a introduit une pondération de vingt-cinq pour cent de la note annuelle dans le résultat du baccalauréat. Malgré ces ajustements, la tendance générale à la dégradation du niveau scolaire s’est poursuivie, chaque génération d’élèves évoluant dans des conditions plus défavorables que la précédente.
Pour Ridha Zahrouni, l’école publique conserve sa forme mais a perdu sa fonction essentielle. Elle ne garantit plus l’égalité des chances ni son rôle de promotion sociale. Les données disponibles sont, selon lui, révélatrices. La moitié des enfants d’une même classe d’âge quitte le système scolaire avant la fin du parcours obligatoire. Le décrochage conduit une part importante de la population à un niveau inférieur à celui du primaire. Seuls douze pour cent des citoyens accèdent à l’enseignement supérieur.
À cela s’ajoute le poids du soutien scolaire privé, estimé à trois milliards de dinars par an. De nombreuses familles contractent des crédits pour financer des cours particuliers. Si ces efforts traduisent une volonté de réussite, ils accentuent les inégalités entre ceux qui peuvent payer et ceux qui n’en ont pas les moyens. La réussite scolaire repose pourtant sur un apprentissage progressif et continu, ce qui explique que plus de soixante-dix pour cent des élèves renoncent aux examens de la sixième et de la neuvième année faute de niveau suffisant. Au baccalauréat, environ sept mille candidats officiellement inscrits ne se présentent pas le jour de l’examen.
Les disparités entre régions illustrent également les déséquilibres du système. Les zones côtières obtiennent de meilleurs résultats relatifs que l’intérieur du pays, mais ces performances restent faibles dans l’absolu. Plus on s’éloigne du littoral, plus les taux de réussite diminuent et le décrochage augmente, traduisant non pas une différence de performance mais une intensité variable de la crise éducative sur l’ensemble du territoire.
Le président de l’association insiste sur la nécessité de reconnaître la réalité du problème comme préalable à toute réforme. Selon lui, les écarts d’interprétation sont profonds. Là où il estime le taux de réussite réel inférieur à vingt pour cent, certaines autorités avancent des chiffres proches de cinquante pour cent. Les cours particuliers sont présentés comme le signe d’une ambition familiale, tandis qu’il y voit le symptôme d’un système défaillant. La violence scolaire est attribuée aux familles et la fraude aux élèves, ce qui révèle selon lui deux lectures irréconciliables de la même réalité.
Notre intervenant distingue ensuite deux niveaux d’action. Le premier concerne la gestion urgente de la situation actuelle. Le second implique une stratégie structurelle visant à corriger durablement les déséquilibres du système et à éviter leur reproduction dans les générations futures.
Pour lui, toute transformation durable doit commencer par le primaire, considéré comme le fondement du redressement. Des données internationales montrent que la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul dès la première année augmente fortement les chances de réussite ultérieures et réduit significativement le risque de décrochage. Chaque dinar investi dans ce niveau d’enseignement génère en outre un rendement économique important pour les familles et pour la société.
Il recommande d’alléger des programmes jugés trop lourds pour l’âge des élèves et de revoir l’organisation du temps scolaire. L’année scolaire, actuellement de trente-trois semaines, pourrait être portée à trente-six ou trente-sept semaines, voire davantage, à l’image de plusieurs systèmes européens où elle atteint jusqu’à quarante semaines. Cet allongement permettrait, selon lui, un gain équivalent à des milliers d’enseignants supplémentaires et à plusieurs centaines d’établissements scolaires.
Le baccalauréat reflète aujourd’hui un système éducatif à plusieurs vitesses. La filière mathématiques, pourtant essentielle pour les débouchés scientifiques et techniques, n’attire plus qu’environ cinq pour cent des candidats. De nombreuses autres orientations sont choisies par défaut, dans une logique d’obtention du diplôme plutôt que de construction d’un parcours professionnel.
Les écarts sont également visibles entre types d’établissements. Les lycées pilotes affichent des taux de réussite très élevés. Les établissements internationaux suivent des standards différents selon leur gestion. La majorité des autres établissements publics connaît une baisse continue du niveau scolaire. Au total, le cumul des décrocheurs et des élèves en difficulté atteint environ quatre-vingt pour cent.
Zahrouni plaide enfin pour une politique éducative articulée autour de trois horizons complémentaires. Des mesures immédiates doivent permettre de stabiliser la situation. Des réformes à moyen terme doivent corriger les déséquilibres structurels. Une vision à long terme doit définir le profil du citoyen que le pays souhaite former, en intégrant à la fois les compétences fondamentales et la maîtrise de métiers porteurs adaptés aux besoins de l’économie nationale et du marché international.
Cette orientation implique de valoriser la formation professionnelle, la formation technique et les parcours courts dans l’enseignement supérieur. Elle constitue, selon lui, une condition essentielle pour restaurer la qualité du système éducatif et renforcer son impact sur la société, les familles et les individus.
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Cette distinction marque une reconnaissance internationale du savoir-faire scientifique et de l’expertise tunisienne dans ce domaine stratégique. Elle consacre également le rôle de la Tunisie comme référence régionale et continentale en matière de recherche, de formation et de promotion du bien-être animal.
Selon l’ENMV, cette consécration s’inscrit dans la continuité du projet de jumelage mené avec l’Institut zooprophylactique expérimental des Abruzzes et du Molise, en Italie. Ce partenariat a contribué au renforcement des compétences des équipes scientifiques et à l’accroissement du rayonnement international de l’établissement.
L’obtention du statut de Centre collaborateur de l’OMSA témoigne de l’excellence de l’École nationale de médecine vétérinaire de Sidi Thabet, de la qualité de son corps enseignant, de ses chercheurs, de ses cadres et de ses étudiants. Elle ouvre également la voie à de nouvelles opportunités de coopération scientifique, d’échanges d’expertise et de développement de projets communs à l’échelle africaine et internationale.
La candidature de l’établissement tunisien avait été examinée lors de cette 93e Assemblée générale, avec pour objectif de faire de ce centre un levier de coopération scientifique et de développement au service du continent africain.
Fondée en 1974 et rattachée à l’Université de la Manouba, l’École nationale de médecine vétérinaire de Sidi Thabet est l’unique institution publique tunisienne spécialisée dans la formation vétérinaire. Elle couvre de nombreuses disciplines, notamment la chirurgie, la pathologie des animaux d’élevage, la médecine aviaire, la médecine des animaux de compagnie et de sport, la reproduction animale, les maladies infectieuses et parasitaires, la santé publique vétérinaire, la nutrition, la production animale ainsi que la biologie marine.
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Ce programme de l’UE vise à renforcer le dialogue entre les jeunes et à stimuler leur intérêt pour les disciplines scientifiques. Il offre aux participants la possibilité de s’engager dans deux rôles distincts : animateurs chargés de faciliter les débats et de conduire les échanges interactifs avec les élèves, ou rapporteurs responsables de la documentation des séances et de la rédaction des comptes rendus et contenus associés.
Les organisateurs soulignent que cette initiative constitue une opportunité de développement de compétences dans les domaines de la communication, de l’animation, de la modération des discussions, mais aussi de la rédaction, du travail de terrain et du travail en équipe.
Le projet SWAFY invite les candidats intéressés à soumettre leur dossier au plus tard le mercredi 24 juin 2026 à minuit. Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à rapprocher les sciences des jeunes et à renforcer leur participation aux enjeux scientifiques et sociétaux.
Intitulé « Sciences avec et pour la jeunesse », le projet SWAFY ambitionne de soutenir l’employabilité des jeunes, l’entrepreneuriat et la recherche scientifique dans les régions prioritaires. Il bénéficie d’un financement de 9,5 millions d’euros et s’inscrit dans le programme européen EU4Youth, destiné à favoriser l’inclusion économique, sociale et politique des jeunes Tunisiens âgés de 18 à 35 ans, en particulier les plus vulnérables.
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Deux enseignantes de l’Université de Tunis El Manar ont récemment été distinguées à l’international pour leurs réalisations dans les domaines de l’innovation pédagogique et de la cybersécurité.
L’annonce faite par l’université dans un communiqué précise qu’il s’agit de Dr Sawssen Turki et de Dr Nihel Ben Youssef.
Ainsi, Dr Sawssen Turki, maître assistante à l’Institut Supérieur des Technologies Médicales de Tunis (ISTMT), a remporté le Prix Jean Demal de l’innovation pédagogique 2026. Cette distinction récompense ses travaux innovants, notamment en matière d’intégration des enjeux de durabilité dans la formation des ingénieurs.
Pour sa part, Dr Nihel Ben Youssef, maître assistante à l’Institut Supérieur d’Informatique, figure parmi les finalistes du prix « Cybersecurity Woman of the Year – Volunteer of the Year 2026 ». Cette nomination salue son engagement bénévole ainsi que sa contribution au développement de la communauté de la cybersécurité, assure l’Université Tunis El Manar.
Comme il se doit, l’Université s’est félicitée de ces distinctions qui témoignent du rayonnement international de ses enseignants et de leur contribution à l’excellence académique et scientifique.
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Pour rappel, le parquet près le tribunal de première instance de Siliana avait émis, le 5 juin, des mandats de dépôt à l’encontre des neuf candidats pour des faits liés à la fraude lors d’un concours national. Et ce, conformément à la législation réprimant la tricherie aux examens.
Selon la même source, les élèves concernés, âgés de 18 à 19 ans, ont été surpris en train de tricher lors d’une épreuve du baccalauréat organisée le 4 juin dans un établissement scolaire de la délégation de Bouarada.
L’enquête a révélé que les candidats utilisaient des oreillettes électroniques afin de recevoir des informations pendant l’examen. Une pratique strictement interdite et passible de poursuites judiciaires, en vertu de la réglementation en vigueur.
Cette affaire intervient dans un contexte de renforcement des mesures de lutte contre la fraude aux examens nationaux. Les autorités éducatives et judiciaires multipliant les contrôles pour garantir l’intégrité et l’équité des épreuves du baccalauréat.
L’article Baccalauréat 2026 : remise en liberté de neuf candidats poursuivis pour fraude est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
La même instance a simultanément validé la réhabilitation des deux licences nationales existantes, en journalisme et en communication. L’IPSI dispose ainsi d’un portefeuille de trois licences nationales.
La nouvelle formation cible les métiers liés aux plateformes et aux systèmes de communication numérique, un secteur en profonde mutation. L’Institut la présente comme un axe central de sa stratégie d’adaptation aux évolutions de l’environnement médiatique et communicationnel. L’annonce a été faite par la direction de l’IPSI le 7 juin 2026.
L’article IPSI : après 30 ans d’attente, une licence en médias numériques voit le jour est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.
L’article Maroc : l’initiative « Colibghiti » contre le gaspillage alimentaire est apparu en premier sur lecourrierdelatlas.