Lese-Ansicht

UE : nouvelle taxe de 3 euros sur les petits colis

Les consommateurs de l’Union européenne à la recherche de bonnes affaires en ligne commenceront à ressentir les effets de la hausse des coûts dès la semaine du 29 juin, avec l’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe ciblant les importations en provenance principalement de Chine. Ce qui constituera un obstacle supplémentaire aux relations commerciales entre les deux économies.

À compter du 1er juillet, une taxe de 3 € sera appliquée aux produits d’une valeur inférieure à 150 €. Une mesure visant à freiner l’afflux de produits bon marché provenant de l’extérieur de l’UE, vendus via des plateformes telles que Shein et Temu.

A noter d’ailleurs que les importations de commerce électronique dans l’UE ont atteint près de 6 milliards d’articles l’an dernier, la Chine représentant environ 90 % des produits d’une valeur inférieure à 150 €, tels que les articles de mode éphémère, les produits de beauté et les appareils électroniques.

Ce droit de douane temporaire reflète, dans une certaine mesure, des préoccupations plus générales concernant le commerce international, touchant à des secteurs aussi variés que les microprocesseurs, les terres rares et les automobiles. Ces importations massives creusent le déficit commercial de l’UE avec la Chine. Tandis que les gouvernements européens s’interrogent sur la capacité des entreprises nationales à survivre face aux industries chinoises fortement subventionnées, relève Bloomberg...

La fin d’une exception

Les vendeurs, les transporteurs ou les transitaires devront s’acquitter des frais supplémentaires et les répercuter sur les acheteurs. Des retards de livraison ne sont pas à exclure. FedEx, par exemple, indique dans un communiqué qu’elle se ferait rembourser ce montant par le client.

Les autorités douanières ont maintenu cette exemption pendant des décennies afin d’alléger les charges administratives et de limiter les coûts pour les consommateurs effectuant des achats en ligne. Cependant, l’essor des importations à bas prix est devenu un enjeu politique, renforçant les tendances protectionnistes en matière de politique commerciale.

L’UE affirme que cette nouvelle mesure n’est pas un acte de protectionnisme, mais vise à instaurer des règles du jeu équitables et à améliorer la sécurité des produits. « Cela a créé une concurrence déloyale, à laquelle les détaillants traditionnels ne peuvent pas faire face », a déclaré la Commission en début de mois.

Ce changement ajoute une couche supplémentaire de bureaucratie pour les agents de conformité douanière, qui ont déjà dû faire face à des bouleversements tels que le Brexit et les droits de douane mondiaux imposés par le président américain, Donald Trump.

Les frais de douane de l’UE sont calculés par produit en fonction de son code douanier. Ainsi, un colis contenant trois t-shirts portant le même code sera taxé à 3 euros. En revanche, si le colis contient un t-shirt et un livre, les frais s’élèveront à 6 euros. Par conséquent, un envoi contenant trois produits portant le même code mais provenant de trois pays différents se verra facturer des frais totaux de 9 euros.

L’article UE : nouvelle taxe de 3 euros sur les petits colis est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Le G7 veut briser l’emprise chinoise

Les dirigeants du G7 ont convenu, mercredi 17 juin, de renforcer leur coordination afin de réduire la dépendance de leurs pays pour les minéraux critiques. Ils prévoient de créer une nouvelle plateforme dotée d’un rôle élargi au sein de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Les pays occidentaux s’efforcent de diversifier leurs sources d’approvisionnement et de réduire leur dépendance à l’égard de la Chine, car ces terres rares sont essentielles aux secteurs de la défense et des technologies. L’année dernière, Pékin a bouleversé les marchés mondiaux en imposant des restrictions à l’exportation d’aimants permanents, perturbant ainsi plusieurs industries et soulignant leur dépendance à un fournisseur unique.

Sans nommer la Chine, les dirigeants ont déclaré qu’ils visaient à réduire la dépendance à l’égard de tout fournisseur unique en dehors du G7 et de ses pays partenaires pour les terres rares et les aimants permanents à moins de 60 % d’ici 2030, avec un objectif final de 50 % « dès que possible ». « Nous sommes déterminés à œuvrer à la création de mécanismes harmonisés et interopérables. Ce plan débutera par un projet pilote portant sur deux minéraux critiques – le lithium et le nickel – et visera à éviter de nuire à la compétitivité ou d’imposer des coûts excessifs », ont déclaré les dirigeants dans un communiqué conjoint.

Ces mécanismes seront ensuite étendus à cinq nouveaux minéraux chaque année, en privilégiant toujours les terres rares.

Le G7 créera également une plateforme de coordination des politiques, de partage de données et de réponse aux crises, en collaboration avec l’AIE pour surveiller les marchés et signaler les risques, relève Reuters. Cette plateforme s’appuiera sur l’AIE pour l’analyse et la détection précoce des distorsions de marché, a précisé le groupe.

A noter que les pays du G7 et leurs alliés sont confrontés au défi de créer des chaînes d’approvisionnement complètes, de l’extraction minière au produit fini. Ce qui nécessite des investissements de plusieurs milliards de dollars. Les dirigeants ont déclaré que les institutions de financement du développement et les autres organisations du G7 devraient également collaborer avec le secteur privé pour soutenir les projets et les infrastructures.

L’article Le G7 veut briser l’emprise chinoise est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La Chine accuse Washington de viser ses champions technologiques

La Chine exprime sa « forte insatisfaction » et sa « ferme opposition » à la décision du département américain de la Défense d’ajouter plusieurs des plus grandes entreprises technologiques et industrielles chinoises à sa liste des sociétés considérées comme liées à l’appareil militaire de Pékin.

La réaction de Pékin intervient quelques jours après la publication par le Pentagone d’une version actualisée de sa « liste 1260H », qui recense les entreprises que Washington estime soutenir, directement ou indirectement, les capacités militaires chinoises. Parmi les nouveaux noms figurent les géants technologiques chinois Alibaba et Baidu, mais aussi les constructeurs automobiles électriques BYD et NIO, ainsi que plusieurs groupes spécialisés dans les semi-conducteurs, les panneaux solaires et les biotechnologies.

Le ministère chinois du Commerce accuse les États-Unis de détourner la notion de sécurité nationale pour « réprimer de manière injustifiée » les entreprises chinoises. Pékin appelle Washington à corriger ce qu’il considère comme une erreur et a averti qu’il prendrait les mesures nécessaires pour défendre les intérêts légitimes de ses entreprises.

L’inscription sur la liste du Pentagone ne constitue pas une sanction économique immédiate. Toutefois, à partir de 2027, le département américain de la Défense ne pourra plus conclure de contrats avec les entreprises concernées ni acquérir leurs produits, directement ou indirectement. Au-delà de cet aspect réglementaire, la mesure risque d’affecter leur réputation auprès des investisseurs et de compliquer leur accès à certains marchés américains.

D’ailleurs, les sociétés visées contestent vigoureusement les accusations américaines, affirmant n’entretenir aucun lien avec l’armée chinoise et envisagent des recours juridiques afin d’obtenir leur retrait de la liste. Ces contestations s’inscrivent dans une série croissante de procédures engagées contre le Pentagone par des entreprises chinoises accusées de soutenir l’effort militaire de Pékin…

L’article La Chine accuse Washington de viser ses champions technologiques est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La Chine annule des réunions de haut niveau avec l’UE

La Chine vient d’annuler sine die deux réunions diplomatiques avec l’Union européenne qui devaient se tenir ce mois-ci à Pékin, rapporte jeudi 11 juin le Financial Times, citant des sources proches du dossier.

Les discussions annulées comprenaient un dialogue ministériel sur les questions de politique numérique et une rencontre avec Olof Skoog, secrétaire général adjoint du service diplomatique de l’UE, selon le média.

L’article La Chine annule des réunions de haut niveau avec l’UE est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Chine : forte augmentation des exportations de véhicules à énergies nouvelles en mai

Les exportations chinoises de véhicules à énergies nouvelles (VEN) ont enregistré une augmentation annuelle de 112,6 % en mai, atteignant 424 000 unités. C’est ce que révèlent les statistiques officielles du secteur publiées mardi 9 juin.

En mai dernier, les exportations chinoises de VEN ont augmenté de 4,4 % par rapport aux exportations d’avril de cette année. Elles représentent 54,1 % du total des exportations chinoises de véhicules. Soit une augmentation annuelle de 9,5 %, indiquent les données de l’Association chinoise des véhicules de tourisme (CPCA).

A cet égard, les véhicules électriques à batterie ont représenté 59,3 % des exportations totales de véhicules à technologie VEN; contre 66,1 % au cours de la même période l’année précédente.

Les voitures électriques des catégories A00 et A0 sont des microvoitures et des véhicules sous-compacts, conçus principalement pour les déplacements urbains. Elles représentaient 53,8 % des exportations de véhicules électriques à batterie en mai, contre 50,7 % le même mois en 2025.

L’article Chine : forte augmentation des exportations de véhicules à énergies nouvelles en mai est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Exportations : La Tunisie veut accélérer sa percée sur le marché chinois

Les produits tunisiens pourraient bénéficier d’un accès facilité au marché chinois à la faveur de la décision de Pékin de supprimer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. Cette perspective a été au centre d’une rencontre tenue le 9 juin entre le Centre de promotion des exportations (CEPEX) et une délégation du Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Le président-directeur général du CEPEX, Mourad Ben Hassine, a reçu une délégation chinoise dans le cadre du renforcement des relations économiques et commerciales entre la Tunisie et la Chine ainsi que du développement des échanges avec la province du Hunan.

Selon le CEPEX, cette visite intervient dans un contexte marqué par une dynamique favorable des relations tuniso-chinoises, notamment sur le plan économique, et vise à soutenir les échanges commerciaux et à élargir les perspectives de coopération entre les entreprises tunisiennes et celles de la province du Hunan, considérée comme l’un des principaux pôles économiques et industriels chinois.

L’exemption douanière au cœur des discussions

Les échanges ont notamment porté sur les retombées attendues de la décision chinoise d’exonérer temporairement de droits de douane certains produits importés depuis plusieurs pays africains, dont la Tunisie.

D’après le CEPEX, cette mesure est de nature à renforcer l’accès des produits tunisiens au marché chinois et à améliorer leur compétitivité. Elle pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises tunisiennes souhaitant exporter vers la Chine, tout en favorisant la diversification des destinations à l’export.

Les participants ont également souligné l’importance de cette évolution pour le développement des échanges commerciaux entre les deux pays.

Un accord pour structurer la coopération

La rencontre a aussi permis d’examiner plusieurs pistes de collaboration dans les domaines de la promotion commerciale, de l’organisation de missions économiques, des rencontres professionnelles ainsi que de l’échange d’informations et d’expertises liées au commerce extérieur et à l’investissement.

Les travaux se sont conclus par la signature d’un mémorandum d’entente entre le CEPEX et le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

Selon les deux parties, cet accord vise à mettre en place un cadre permanent de coordination et de coopération, notamment en matière d’échanges d’expériences et de bonnes pratiques dans les domaines d’intérêt commun.

Miser sur un marché de plus de 1,4 milliard de consommateurs

Le CEPEX souligne que la Chine constitue la deuxième économie mondiale et l’un des principaux partenaires commerciaux à l’échelle internationale. Le pays représente également un marché de consommation de plus de 1,4 milliard d’habitants.

La province du Hunan, qui compte plus de 65 millions d’habitants, est pour sa part présentée comme un important pôle économique et industriel offrant des perspectives pour les produits tunisiens à valeur ajoutée.

Selon le Centre, cette initiative devrait contribuer à renforcer la présence des entreprises tunisiennes sur le marché chinois et à développer de nouvelles opportunités en matière d’exportation, d’investissement et de partenariat économique.

Bien que les échanges avec la Chine soient en croissance, ils demeurent encore loin de ce qu’ils pourraient être si une plus grande variété de produits tunisiens accédaient au marché chinois.

Selon les données du CEPEX, les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine ont atteint environ 9,2 milliards de dinars en 2024, soit une progression d’environ 8% par rapport à 2023.

Cependant, malgré cette progression, les exportations tunisiennes vers la Chine ne représentent qu’une part très limitée du total des échanges commerciaux tuniso-chinois, laissant apparaitre un fort potentiel encore inexploré.

Lire aussi :

L’article Exportations : La Tunisie veut accélérer sa percée sur le marché chinois est apparu en premier sur webdo.

  •  

Hunan, porte d’entrée des produits tunisiens en Chine !

Le Centre de promotion des exportations (CEPEX) a signé un protocole d’accord avec le Conseil chinois pour la promotion du commerce international de la province du Hunan.

L’objectif de cet accord, signé mardi 9 juin à l’issue d’une rencontre tenue à Tunis entre le PDG du CEPEX, Mourad Ben Hussein, et une délégation du Conseil chinois, est de renforcer la coopération économique et commerciale entre la Tunisie et cette région clé de la Chine, à travers entre autres la facilitation l’accès des produits tunisiens au marché chinois.

 

A noter que cette réunion s’inscrit dans le cadre du développement des relations bilatérales et du renforcement des échanges entre les opérateurs économiques tunisiens et leurs homologues de la province du Hunan (qui compte plus de 65 millions d’habitants), l’un des pôles industriels et économiques majeurs de la Chine.

Le CEPEX souligne que cette initiative intervient dans un contexte marqué par une dynamique positive des relations tuniso-chinoises, particulièrement dans le domaine économique. Elle s’appuie également sur la décision des autorités chinoises d’exonérer, pendant deux ans, les droits de douane sur les importations en provenance de plusieurs pays africains, dont la Tunisie. En tout cas, cette mesure constitue une opportunité importante pour les entreprises tunisiennes, en leur permettant d’améliorer leur compétitivité sur le marché chinois et de diversifier leurs débouchés à l’export.

Par ailleurs, les deux parties assurent que cet accord devrait contribuer à réduire la dépendance des exportations tunisiennes aux marchés traditionnels, tout en favorisant une meilleure intégration de l’économie nationale dans les chaînes de valeur mondiales.

En clair, la Tunisie, à travers le CEPEX, veut faire de la province de Hunan la porte d’entrée des produits tunisiens en Chine.

L’article Hunan, porte d’entrée des produits tunisiens en Chine ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La Chine maintient inchangés ses quotas d’exportation de carburant

La Chine a émis cette année son deuxième lot de quotas d’exportation de carburant, totalisant 18 millions de tonnes métriques. Les niveaux globaux restant globalement stables par rapport à l’année dernière malgré les restrictions à l’exportation existantes.

Depuis mars, la Chine restreint ses exportations de carburant vers les régions situées en dehors de Hong Kong afin de garantir son approvisionnement national, dans un contexte de conflit prolongé au Moyen-Orient qui perturbe les flux pétroliers.

Sur le total des quotas, environ 13 millions de tonnes concernent les exportations d’essence, de diesel et de carburant d’aviation. Tandis que 5 millions de tonnes sont destinées au fioul marin, ont indiqué les sources.

Sinopec, CNPC et Sinochem ont reçu un total de 4,06 millions de tonnes de quotas dans la catégorie « commerce de transformation ». Lesquels seront principalement utilisés pour les exportations vers Hong Kong et pour le ravitaillement des avions dans les aéroports chinois.

Le gouvernement a également attribué, dans la catégorie « commerce général », des quotas de 8,94 millions de tonnes à six entreprises. Mais selon deux sources, seules Sinopec et PetroChina sont autorisées à exporter en raison des restrictions actuelles.

L’article La Chine maintient inchangés ses quotas d’exportation de carburant est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Chine : augmentation de près de 1 % des réserves de change en mai

Les réserves de change de la Chine s’élevaient à 3 442 200 milliards de dollars (environ 2 990 milliards d’euros) à fin mai 2026, en hausse de 31,7 milliards de dollars (environ 27,51 milliards d’euros).

En mai, le taux de change du dollar a augmenté, sous l’influence de l’environnement mondial et des perspectives de politique macroéconomique des principales économies. C’est ce qu’indique l’Administration d’État des changes de Chine (SAFE) dans un communiqué.

L’influence combinée de facteurs tels que la formation des cours des changes, mais aussi les variations des prix des actifs d’investissement, a joué un rôle prépondérant dans l’augmentation des réserves de change de la Chine, explique l’Autorité fédérale des changes (SAFE).

L’économie chinoise maintient une dynamique de croissance soutenue, témoignant de progrès significatifs dans la promotion d’une croissance économique qualitative. Ce qui soutient la stabilité globale des réserves de change de la Chine, ajoute SAFE.

L’article Chine : augmentation de près de 1 % des réserves de change en mai est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La Tunisie renforce sa présence touristique à Shanghai

Source: ONTT

Avec plus de 100 millions de touristes chinois voyageant à l’international chaque année, la Chine représente l’un des marchés les plus stratégiques et les plus convoités du tourisme mondial.

À cet effet, la Tunisie a participé, à Shanghai, au salon international ITB China 2026, l’un des principaux rendez-vous du secteur du voyage en Asie. Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (Ontt), Mohamed Mehdi Haloui, y a mené plusieurs rencontres avec des acteurs majeurs du tourisme et du numérique en Chine. Ces échanges visent à renforcer la promotion de la destination Tunisie sur le marché chinois.

Plusieurs plateformes digitales ont été ciblées pour développer la visibilité de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment les jeunes et les touristes indépendants. Des discussions ont eu lieu avec Xiaohongshu, ainsi qu’avec des acteurs du voyage en ligne comme Trip.com Group, Fliggy et Tongcheng Travel.

Les échanges ont également porté sur le développement de nouvelles campagnes de promotion et l’adaptation de l’offre tunisienne aux tendances du tourisme digital.

Des tour-opérateurs chinois ont été rencontrés pour étudier la mise en place de nouveaux circuits vers la Tunisie. Ces programmes couvrent plusieurs segments, dont le tourisme culturel, saharien, balnéaire, d’affaires et haut de gamme.

La question de la connectivité aérienne a aussi été abordée avec la compagnie Spring Airlines, afin de faciliter les déplacements entre les deux pays.

Plus largement, cette mission s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la présence de la Tunisie sur le marché touristique chinois et à diversifier ses partenariats internationaux.

L’article La Tunisie renforce sa présence touristique à Shanghai est apparu en premier sur Managers.

  •  

Le Kef attire un industriel chinois : 5 000 emplois espérés

La perspective d’un important investissement chinois dans le gouvernorat du Kef suscite de nouveaux espoirs pour l’emploi et le développement régional. La députée à l’Assemblée des représentants du peuple pour la région du Kef, Rim Maachoui, a annoncé qu’une délégation conduite par l’ambassadeur de Chine en Tunisie s’est rendue mardi dans la région, accompagnée de représentants d’une entreprise chinoise spécialisée dans la fabrication de câbles automobiles.

Selon ses déclarations à Jawhara FM, cette visite avait pour objectif d’examiner les atouts du gouvernorat, notamment les infrastructures disponibles et les avantages fiscaux accordés aux investissements dans les régions de l’intérieur. La parlementaire a affirmé que les investisseurs chinois ont manifesté un intérêt sérieux pour l’implantation d’une unité industrielle au Kef.

L’entreprise présente dans plusieurs pays

L’entreprise concernée est déjà implantée dans le gouvernorat de Ben Arous et opère également dans plusieurs pays, dont les États-Unis et l’Allemagne. La députée a précisé que le propriétaire chinois du groupe devrait effectuer une nouvelle visite au Kef la semaine prochaine afin de poursuivre les études techniques et financières du projet.

D’après les estimations avancées, cette future unité industrielle pourrait générer environ 5 000 emplois directs, en plus de près de 2 000 postes destinés à des cadres, techniciens et agents spécialisés. Un tel projet représenterait l’un des investissements industriels les plus importants annoncés ces dernières années pour le gouvernorat du Kef.

Lire aussi : Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine

Le secteur des composants automobiles constitue aujourd’hui l’un des piliers de l’industrie exportatrice tunisienne. Plusieurs groupes étrangers spécialisés dans les câbles automobiles ont déjà renforcé leur présence dans le pays ces dernières années, à l’image de Yura Corporation à Kairouan ou encore Leoni et Yazaki dans d’autres régions.

Attirer davantage d’investissements industriels

La Tunisie cherche depuis plusieurs années à attirer davantage d’investissements industriels étrangers vers les régions intérieures, à travers des incitations fiscales et foncières destinées à réduire les disparités régionales. Le rapprochement économique entre Tunis et Pékin s’est également renforcé ces dernières années à travers plusieurs projets d’infrastructures et investissements industriels.

L’article Le Kef attire un industriel chinois : 5 000 emplois espérés est apparu en premier sur webdo.

  •  

Après le sommet Trump-Xi, Washington prêt à reprendre les négociations avec Téhéran ?

Washington serait disposé à reprendre les discussions avec Téhéran, selon le ministre iranien des Affaires étrangères — mais Téhéran reste méfiant. Cette déclaration intervient alors que Donald Trump vient de quitter Pékin sans avoir obtenu d’engagement clair de la Chine sur le dossier iranien.

Araghtchi à New Delhi : ouverture et réserves

« Nous avons de nouveau reçu des messages de la part des Américains disant qu’ils sont disposés à poursuivre les discussions et à maintenir les contacts », a déclaré Abbas Araghtchi, vendredi à New Delhi, en marge de la réunion des ministres des BRICS, selon l’AFP.

Le chef de la diplomatie iranienne a toutefois tempéré cette ouverture : Téhéran ne fait « aucune confiance » aux États-Unis et n’est prêt à négocier que si Washington se montre « sérieux ». Des « messages contradictoires » américains alimentent, selon lui, la méfiance iranienne quant aux véritables intentions de l’autre partie. Il a par ailleurs estimé que la médiation pakistanaise, jusqu’ici canal privilégié entre les deux pays, se trouvait dans une « grande difficulté », en raison notamment du « comportement des Américains ».

Cette déclaration intervient quelques jours après que Donald Trump a jugé, le 10 mai, la réponse iranienne à la proposition américaine de cessez-le-feu « totalement inacceptable ».

Pékin sans percée sur l’Iran

Le contexte diplomatique est particulier. Selon Reuters, Donald Trump a quitté la Chine vendredi sans avancée majeure sur le commerce ni engagement concret de Pékin pour peser sur Téhéran. Le président américain espérait que Xi Jinping use de l’influence chinoise pour favoriser une issue négociée au conflit.

La Chine a bien appelé à la fin de la guerre, estimant que le conflit « n’aurait jamais dû avoir lieu ». Mais Pékin n’a annoncé aucune mesure précise ni engagement direct en ce sens. Trump a affirmé que les deux dirigeants partageaient une position « très similaire » sur l’Iran ; Xi Jinping n’a pas commenté publiquement ce point. Selon des analystes cités par Reuters, Pékin resterait peu disposé à exercer une forte pression sur Téhéran, l’Iran constituant un contrepoids stratégique aux États-Unis dans la région.

Araghtchi a de son côté dit apprécier tout soutien extérieur, y compris chinois : « Nous savons que la Chine a de bonnes intentions, et tout ce qu’elle peut faire pour aider la diplomatie sera le bienvenu », a-t-il déclaré à l’AFP.

Une voie diplomatique étroite

La séquence révèle les limites actuelles de la dynamique de négociation. Washington cherche à maintenir une porte de sortie diplomatique, l’Iran signale une disponibilité au dialogue sans annoncer de reprise officielle, et la médiation chinoise reste en deçà des attentes américaines.

Les positions demeurent éloignées. Mais le fait que les deux parties maintiennent des canaux de contact, même indirects, constitue en soi un signal dans un contexte de forte tension.

Lire aussi:

L’article Après le sommet Trump-Xi, Washington prêt à reprendre les négociations avec Téhéran ? est apparu en premier sur webdo.

  •  

Vers une hausse du nombre de bourses accordées aux étudiants tunisiens en Chine

La coopération universitaire entre la Tunisie et la Chine continue de gagner en intensité. L’ambassade de Tunisie à Pékin a participé, le 14 mai 2026, à la 22e édition du Festival international de la jeunesse et de la culture organisé par l’University of International Business and Economics (UIBE), l’une des universités chinoises les plus actives dans les échanges académiques internationaux.

La délégation tunisienne était conduite par l’ambassadeur de Tunisie à Pékin, Adel Arbi, accompagné du diplomate chargé de la coopération académique, Mohamed Anas Touati.

Cette participation s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par la mission diplomatique tunisienne pour renforcer les partenariats universitaires et scientifiques entre les deux pays, selon un communiqué de l’Ambassade Tunisie à Pékin.

La coopération académique au cœur des discussions

En marge des activités du festival, Adel Arbi a rencontré le président de l’université ainsi que plusieurs responsables de l’administration locale chinoise.

Les échanges ont porté sur l’importance accordée par la Tunisie aux secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, considérés comme des leviers essentiels du développement économique et social.

Lors de son intervention, le chef de la mission diplomatique tunisienne a appelé à intensifier les partenariats entre les universités tunisiennes et chinoises afin de consolider davantage les relations bilatérales entre Tunis et Pékin.

Plus de bourses pour les étudiants tunisiens

Point central des discussions : l’augmentation du nombre de bourses offertes aux étudiants tunisiens souhaitant poursuivre leurs études en Chine.

Les responsables tunisiens et chinois ont examiné les mécanismes déjà en place et les pistes permettant d’élargir les programmes de mobilité académique, avec un accent particulier sur les formations universitaires et scientifiques.

Cette orientation traduit une volonté commune de renforcer l’attractivité des universités chinoises auprès des étudiants tunisiens, tout en consolidant les échanges bilatéraux dans le domaine de l’enseignement supérieur.

Dans cette perspective, Pékin et Tunis entendent faire de la coopération académique un levier structurant de leur partenariat stratégique, en misant notamment sur la multiplication des bourses et des programmes d’échange.

L’article Vers une hausse du nombre de bourses accordées aux étudiants tunisiens en Chine est apparu en premier sur webdo.

  •  

Trump-Xi : Accord sur Ormuz, silence sur Taïwan

La Maison Blanche a présenté positivement la première journée de discussions entre Donald Trump et Xi Jinping, évoquant des échanges « bons » entre les deux dirigeants. Mais derrière cette tonalité apaisée, plusieurs dossiers hautement sensibles se sont imposés : l’Iran, le détroit d’Ormuz, Taïwan, le commerce et le fentanyl.

Selon CNN, qui cite un responsable de la Maison Blanche, l’Iran a occupé une place importante dans les discussions. La question est d’autant plus stratégique que la Chine entretient des liens étroits avec Téhéran et demeure l’un des principaux acheteurs de pétrole iranien.

Donald Trump devait notamment pousser Xi Jinping à user de son influence sur l’Iran pour éviter toute escalade autour du détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel pour le transport mondial d’hydrocarbures.

Ormuz, point d’équilibre énergétique

D’après le responsable américain cité par CNN, les deux parties ont convenu que le détroit d’Ormuz devait rester ouvert afin de garantir la libre circulation de l’énergie.

Xi Jinping aurait également exprimé l’opposition de la Chine à la militarisation du détroit, ainsi qu’à toute tentative d’imposer un péage pour son usage. Le dirigeant chinois aurait aussi fait part de son intérêt pour l’achat de davantage de pétrole américain, afin de réduire à terme la dépendance de la Chine vis-à-vis de ce passage stratégique.

Mais la Maison Blanche n’a pas indiqué si Pékin avait accepté de jouer un rôle plus large pour contribuer à mettre fin au conflit ou peser plus directement sur Téhéran. C’est l’un des points les plus sensibles de cette séquence diplomatique : Washington cherche l’appui chinois, mais Pékin semble vouloir préserver sa marge de manœuvre.

Taïwan, la ligne rouge chinoise

Au-delà de l’Iran, Xi Jinping a salué ce qu’il a présenté comme une nouvelle phase des relations sino-américaines, fondée sur des liens plus stables et une concurrence mieux encadrée.

Mais le dirigeant chinois a également rappelé à Donald Trump que Taïwan demeure, pour Pékin, « la question la plus importante » dans la relation entre la Chine et les États-Unis. Il aurait averti qu’une mauvaise gestion de ce dossier pourrait créer une situation « très dangereuse ».

Signe de la sensibilité du sujet, Donald Trump n’a toutefois pas répondu aux journalistes qui lui demandaient si Taïwan avait été abordé pendant la rencontre. Selon des images captées par CNN, le président américain a été interrogé à deux reprises sur ce point alors qu’il posait avec Xi Jinping lors de leur visite du Temple du Ciel.

Une rivalité encadrée, mais toujours explosive

Les discussions ont également porté sur la coopération économique, alors que les détails d’éventuels accords commerciaux restent attendus. Le fentanyl a aussi été évoqué, selon la Maison Blanche.

L’ensemble dessine une rencontre à double lecture. D’un côté, Washington et Pékin cherchent à afficher une stabilisation de leur relation, après des années de tensions commerciales, technologiques et stratégiques. De l’autre, les dossiers les plus inflammables restent ouverts : l’Iran, l’énergie, Taïwan et la compétition économique mondiale.

Xi Jinping a aussi rencontré des dirigeants d’entreprises américaines ayant accompagné Donald Trump en Chine. Selon CNN, le président américain a déclaré à son homologue chinois que ces patrons, parmi lesquels Tim Cook et Elon Musk, étaient venus « rendre hommage » et développer leurs affaires.

Une séquence qui rappelle que, malgré les tensions géopolitiques, la relation sino-américaine reste profondément structurée par les intérêts économiques des deux puissances.

Lire aussi:

L’article Trump-Xi : Accord sur Ormuz, silence sur Taïwan est apparu en premier sur webdo.

  •  

Entre tensions et intérêts économiques : Trump entame une visite historique en Chine

Neuf ans après la dernière visite d’un président américain en Chine, Donald Trump est attendu à Pékin pour un sommet considéré comme l’un des rendez-vous diplomatiques les plus sensibles de ces dernières années. Entre guerre commerciale, rivalité technologique, tensions autour de Taïwan et crise au Moyen-Orient, ce déplacement pourrait redéfinir l’équilibre des relations sino-américaines dans un monde de plus en plus fragmenté.

Le président américain entame une visite officielle en Chine du 13 au 15 mai, à l’invitation de son homologue chinois Xi Jinping. L’événement suscite une forte attention internationale tant les relations entre Washington et Pékin traversent une période de crispation stratégique.

Plusieurs années de tensions commerciales

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par plusieurs années de tensions commerciales et technologiques entre les deux premières puissances économiques mondiales. Les droits de douane imposés durant les précédents mandats de Donald Trump, les restrictions américaines sur les exportations de semi-conducteurs vers la Chine ainsi que les différends autour de Taïwan ont profondément détérioré le climat bilatéral.

Pékin a toutefois affiché une volonté d’apaisement avant l’arrivée du président américain. Le ministère chinois des Affaires étrangères a affirmé vouloir « renforcer la coopération » avec Washington tout en gérant les différends afin de préserver une certaine stabilité internationale.

Au-delà de la dimension diplomatique, la visite possède un important volet économique et technologique. Plusieurs dirigeants de grandes entreprises américaines doivent accompagner Donald Trump à Pékin, notamment le patron de NVIDIA Jensen Huang, Elon Musk et Tim Cook. Leur présence illustre l’importance stratégique des questions liées à l’intelligence artificielle, aux puces électroniques et aux chaînes d’approvisionnement mondiales dans les discussions entre les deux pays.

Les marchés surveillent également de près cette visite. Des analystes estiment qu’un éventuel rapprochement entre Washington et Pékin pourrait contribuer à réduire les tensions commerciales qui pèsent sur l’économie mondiale depuis plusieurs années.

Pratiques commerciales déloyales

Mais malgré les appels au dialogue, les divergences restent profondes. Les États-Unis continuent d’accuser la Chine de pratiques commerciales déloyales et de menaces croissantes dans la région indo-pacifique, tandis que Pékin critique régulièrement la politique américaine de restrictions technologiques et le soutien de Washington à Taïwan.

La guerre au Moyen-Orient pourrait aussi s’inviter dans les discussions. Plusieurs observateurs estiment que Washington cherche à obtenir un rôle plus actif de Pékin dans la désescalade régionale, notamment en raison des liens étroits entretenus par la Chine avec l’Iran.

La portée symbolique du déplacement est déjà largement commentée dans la presse internationale. Certains experts n’hésitent pas à comparer cette visite à celle de Richard Nixon en 1972, qui avait marqué un tournant historique dans les relations entre les États-Unis et la Chine.

Même si aucun accord majeur n’est encore annoncé, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping pourrait ouvrir une nouvelle phase dans les relations sino-américaines, à un moment où les équilibres géopolitiques mondiaux semblent plus fragiles que jamais.

L’article Entre tensions et intérêts économiques : Trump entame une visite historique en Chine est apparu en premier sur webdo.

  •  

Donald Trump attendu à Pékin pour un sommet sous haute tension avec Xi Jinping

Le président américain Donald Trump est attendu à Pékin du 13 au 15 mai pour une visite d’État particulièrement suivie, marquant sa première visite en Chine depuis 2017. Il doit rencontrer son homologue chinois Xi Jinping dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et commerciales entre les deux puissances.

Commerce, Iran et intelligence artificielle au cœur des discussions

Selon plusieurs médias internationaux, les discussions devraient porter sur plusieurs dossiers sensibles, notamment les relations commerciales sino-américaines, les droits de douane, l’intelligence artificielle, ainsi que la guerre en Iran. Washington espère notamment obtenir l’aide de Pékin pour favoriser une désescalade au Moyen-Orient.

Les États-Unis souhaitent également sécuriser leurs approvisionnements en terres rares chinoises et relancer certains échanges commerciaux, notamment dans les secteurs agricole et aéronautique, avec de possibles contrats concernant Boeing.

Taïwan et les rivalités stratégiques en toile de fond

La question de Taïwan devrait également occuper une place centrale dans les échanges. Pékin chercherait à obtenir des garanties américaines sur ce dossier considéré comme prioritaire par les autorités chinoises.

Plusieurs observateurs estiment que ce sommet vise surtout à stabiliser les relations entre les deux pays plutôt qu’à parvenir à des accords majeurs.

L’article Donald Trump attendu à Pékin pour un sommet sous haute tension avec Xi Jinping est apparu en premier sur webdo.

  •  

Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine

La Tunisie attire un nouvel investissement industriel d’envergure dans les technologies de pointe. Réuni ce lundi 4 mai 2026 avec une délégation de la société Taiking Electronics, le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a confirmé l’implantation prochaine du groupe en Tunisie, choisie comme première base de production hors de Chine.

Conduite par son directeur exécutif Moli Chen et son directeur général Kurt Wong, la délégation a annoncé que toutes les étapes préparatoires du projet ont été finalisées, y compris l’acquisition du terrain. La future entité, baptisée « Taiking Electronics Tunisia », entamera ses activités dans les industries mécaniques de précision, avec un positionnement stratégique sur la fabrication de composants destinés aux voitures électriques ainsi que des équipements électroniques à haute valeur ajoutée.

40 millions de dinars

L’investissement initial est estimé à près de 40 millions de dinars et devrait générer environ 300 emplois dès la première phase. La production sera entièrement orientée vers l’export, ce qui confirme l’intégration du projet dans les chaînes de valeur internationales, notamment dans le secteur en pleine expansion de la mobilité électrique.

Lire aussi: La Chine va supprimer les droits de douane pour 53 pays africains dont la Tunisie

Lors de la réunion, les responsables de l’entreprise ont présenté les orientations stratégiques de leur groupe, mettant en avant une volonté d’expansion à l’international fondée sur l’adoption des technologies les plus avancées. Le choix de la Tunisie, selon eux, résulte d’études approfondies ayant mis en évidence les atouts du pays, notamment en matière de compétences, de position géographique et d’environnement d’investissement.

Engagement des autorités à accompagner le projet

De son côté, le ministre s’est félicité de cette décision, réaffirmant l’engagement des autorités à accompagner le projet. Il a assuré que les structures publiques concernées, notamment FIPA Tunisia et l’Instance tunisienne de l’investissement, mobiliseront les moyens nécessaires pour garantir un démarrage rapide et optimal des activités.

L’article Taiking Electronics choisit la Tunisie pour sa première usine hors Chine est apparu en premier sur webdo.

  •  

Zéro droits de douane avec la Chine : La Tunisie a deux ans pour saisir l’opportunité

Depuis le 1er mai, les produits tunisiens peuvent accéder au marché chinois sans droits de douane, dans le cadre d’une mesure élargie à 53 pays africains. Présentée comme un geste d’ouverture économique, cette décision de Pékin marque surtout un changement d’échelle dans sa stratégie africaine — et place la Tunisie face à une fenêtre d’opportunité à durée limitée.

Car l’élément le plus significatif n’est pas seulement la suppression des taxes. C’est l’absence de réciprocité immédiate. La Chine ouvre son marché sans demander, pour l’instant, une ouverture équivalente en retour. Une démarche rare dans le commerce international, où les concessions sont généralement négociées de manière bilatérale.

Un “cadeau” commercial très stratégique

Officiellement, Pékin présente cette mesure comme un soutien au développement des exportations africaines et à la coopération Sud-Sud. Mais derrière ce discours, la logique est plus structurée : dans un contexte de tensions commerciales et de protectionnisme, notamment américain, la Chine cherche à sécuriser ses approvisionnements, à renforcer son ancrage économique en Afrique et à installer des relations durables avant toute négociation formelle.

La méthode est connue : ouvrir d’abord, consolider ensuite. Ne rien exiger immédiatement permet souvent de créer, à terme, un rapport de force plus favorable.

Il faut aussi noter que la mesure n’est pas uniforme. Les pays africains les moins avancés bénéficient d’un accès permanent depuis fin 2024. La Tunisie, classée parmi les pays à revenu intermédiaire, fait partie d’un second groupe pour lequel ce traitement préférentiel est accordé pour une durée limitée à deux ans. La fenêtre est ouverte — mais elle ne le restera pas indéfiniment.

Lire aussi: La Chine va supprimer les droits de douane pour 53 pays africains dont la Tunisie

Ce que la Tunisie peut vraiment en tirer

Le déséquilibre actuel des échanges illustre l’ampleur du défi. Selon les données de l’INS, la Tunisie n’a exporté que 7,7 millions de dinars vers la Chine en janvier 2026, contre 904 millions de dinars d’importations dans le sens inverse.

Ce contraste met en évidence un potentiel important, mais aussi une fragilité structurelle. L’huile d’olive, les dattes, les produits agroalimentaires et certains biens à plus forte valeur ajoutée pourraient tirer profit de cette ouverture.

Mais l’accès sans droits de douane ne suffit pas. Il suppose de répondre aux normes chinoises, d’assurer des volumes réguliers, de maîtriser la logistique et de construire une présence commerciale durable sur un marché vaste et exigeant.

Sans stratégie claire — certification, prospection, distribution, adaptation aux standards et aux préférences des consommateurs — cette mesure pourrait rester largement symbolique.

Opportunité ou dépendance ?

La suppression des droits de douane ouvre une fenêtre. Mais elle pose aussi une question plus profonde : la Tunisie saura-t-elle utiliser cette ouverture pour monter en gamme et diversifier ses exportations, ou restera-t-elle cantonnée à un rôle de fournisseur de produits peu transformés ?

L’enjeu est là. Le véritable bénéfice ne viendra pas seulement de l’accès au marché chinois, mais de la capacité à y pénétrer avec des produits compétitifs, identifiables et mieux valorisés — avant que le délai de deux ans ne s’écoule.

La Chine n’exige rien pour l’instant. Mais dans le commerce international, la gratuité apparente est rarement neutre. Pour la Tunisie, cette ouverture peut devenir une opportunité stratégique — à condition de ne pas la considérer comme un simple cadeau.

Lire aussi:

L’article Zéro droits de douane avec la Chine : La Tunisie a deux ans pour saisir l’opportunité est apparu en premier sur webdo.

  •  

Médicaments : La Tunisie explore avec la Chine un levier de souveraineté sanitaire

La Tunisie veut-elle franchir un nouveau palier dans son industrie pharmaceutique ? C’est l’enjeu qui se dessine derrière la réunion tenue mercredi 29 avril 2026 au ministère de la Santé, autour d’un possible partenariat entre la SIPHAT et le groupe chinois Lunan Pharmaceutical Group.

Selon le ministère de la Santé, cette séance de travail, présidée par le ministre Mustapha Ferjani, a porté sur les perspectives de coopération tuniso-chinoise dans la fabrication de médicaments biologiques. L’objectif affiché : renforcer les capacités nationales de production, favoriser le transfert de technologie et développer les compétences tunisiennes.

Des médicaments complexes, à forte valeur thérapeutique

Le communiqué officiel ne précise pas la nature exacte des médicaments concernés. Mais la référence aux biologiques renvoie à une catégorie de traitements plus complexe que les médicaments chimiques classiques : vaccins, insulines, protéines thérapeutiques, anticorps monoclonaux ou biosimilaires.

Ces produits sont issus de procédés biologiques sophistiqués, souvent fabriqués à partir de cellules vivantes. Ils sont difficiles à produire, coûteux à importer et sensibles aux ruptures d’approvisionnement. La Tunisie importe aujourd’hui plus de la moitié de ses médicaments, pour une facture annuelle dépassant le milliard de dinars. Pour les biologiques, la dépendance est quasi totale.

Le partenaire pressenti, Lunan Pharmaceutical Group, est basé dans la province chinoise du Shandong. Fondé en 1968 à Linyi, le groupe réalise un chiffre d’affaires d’environ 1,76 milliard de dollars et emploie quelque 9 000 personnes. Une de ses filiales, Shandong New Time Pharma, a passé l’inspection de la FDA américaine.

Le groupe revendique un portefeuille pharmaceutique large, couvrant plusieurs aires thérapeutiques, notamment les médicaments cardiovasculaires, respiratoires, digestifs, anti-infectieux, hypoglycémiants ou antiallergiques. En juillet 2025, il a obtenu en Chine l’autorisation de commercialisation de son premier anticorps biologique développé en interne, le rituximab injectable, indiqué dans certaines leucémies.

La SIPHAT au cœur du projet

Le projet placerait la SIPHAT au centre du dispositif. L’enjeu ne serait pas seulement d’importer des produits finis, mais d’étudier les conditions d’une production locale : transfert de savoir-faire, formation des compétences et montée en gamme industrielle. La SIPHAT produit aujourd’hui environ 200 références, essentiellement des génériques classiques — aucun médicament biologique ne figure encore dans son portefeuille.

Produire des médicaments biologiques exige cependant des infrastructures spécifiques, une chaîne du froid rigoureuse et une capacité réglementaire renforcée pour évaluer et certifier ces produits complexes.

Le ministère mentionne également d’autres pistes, dont le développement de compléments alimentaires à base scientifique, dans une approche préventive.

Un signal politique autant qu’industriel

La démarche tunisienne n’est pas isolée. En Algérie, le groupe public Saidal a lancé en 2021 la production du vaccin Sinovac à Constantine, dans le cadre d’un partenariat avec Sinovac Biotech. Au Maroc, des accords avec des partenaires chinois ont également visé le développement de capacités locales dans les vaccins et les produits biologiques. L’Algérie produit aujourd’hui 80% de ses médicaments localement, avec 218 usines représentant le premier parc pharmaceutique d’Afrique — un écart qui mesure l’ampleur du chemin restant à parcourir pour Tunis.

Ces précédents montrent toutefois que la signature d’un partenariat ne garantit pas automatiquement un transfert de technologie complet. Tout dépendra des conditions négociées : part réelle de production locale, formation des techniciens, maîtrise des procédés et place accordée à la SIPHAT dans la chaîne industrielle.

À ce stade, aucun calendrier, aucune liste de médicaments et aucun investissement chiffré n’ont été annoncés. Mais le signal est clair : la Tunisie cherche à repositionner son industrie pharmaceutique vers des segments plus complexes et à plus forte valeur ajoutée.

Dans un contexte de tensions sur les chaînes d’approvisionnement et de hausse du coût des traitements innovants, la souveraineté sanitaire ne se décrète pas.

Lire aussi:

L’article Médicaments : La Tunisie explore avec la Chine un levier de souveraineté sanitaire est apparu en premier sur webdo.

  •  

3100 commandes en 1 heure : La Toyota chinoise qui affole le marché

Trois mille cent commandes en une heure. Le chiffre impressionne, mais il dit surtout une chose : Toyota a trouvé la bonne formule. Le constructeur affirme avoir enregistré plus de 3100 commandes en Chine pour sa nouvelle berline électrique, la Toyota bZ7, en à peine soixante minutes, selon des données communiquées par sa coentreprise avec le groupe chinois GAC Group. Avec un prix affiché autour de 21.500 dollars, soit près de 65.000 dinars, et jusqu’à 700 km d’autonomie, le modèle change immédiatement les repères du marché.

À ce niveau de prix, l’équation change. Car cette berline, par ses dimensions et son équipement, joue dans une catégorie supérieure. Elle ne se contente pas d’être abordable : elle remet en cause les repères actuels du marché électrique, encore dominé ailleurs par des modèles plus chers.

Une équation prix-prestations qui bouscule le marché

Le succès ne tient pas seulement à la fiche technique. Il tient à ce qu’elle révèle : une capacité à produire des véhicules performants à des coûts très compétitifs. Production locale, chaîne d’approvisionnement optimisée, technologies intégrées… autant de facteurs qui permettent de tirer les prix vers le bas sans sacrifier l’équipement.

Dans ce contexte, la voiture devient moins un produit qu’un signal. Celui d’une industrie qui change de centre de gravité, où la bataille ne se joue plus uniquement sur l’innovation, mais sur le coût et la vitesse d’exécution.

Une voiture globale… mais pas pour tous les marchés

Car cette Toyota est d’abord une voiture chinoise dans sa logique. Produite en Chine, pensée pour ce marché et largement portée par un écosystème local, elle illustre une stratégie claire : s’aligner sur les règles du jeu imposées par la Chine pour rester compétitif.

Reste une question plus proche : ce type de modèle pourrait-il un jour arriver en Tunisie ? Sur le papier, son prix la rend immédiatement plus crédible que beaucoup d’électriques actuelles. Mais entre fiscalité, coûts d’importation, réseau de recharge limité et pouvoir d’achat, le passage au marché tunisien reste loin d’être évident.

Ce lancement ne raconte donc pas seulement le succès d’un modèle. Il montre surtout où se fabrique désormais la voiture électrique compétitive — et rappelle que tous les marchés ne pourront pas suivre au même rythme.

Lire aussi:

L’article 3100 commandes en 1 heure : La Toyota chinoise qui affole le marché est apparu en premier sur webdo.

  •  
❌