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Nabil Fahmy, nouveau SG de la Ligue arabe

Nabil Fahmy est le nouveau Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes. Il a été nommé lors des travaux de la reprise de la 165e session ordinaire du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel, organisés à Amman, la capitale jordanie.

Diplomate égyptien de carrière, il succède à un autre Egyptien, en l’occurrence Ahmed Abou Gheit, devenant ainsi le neuvième Secrétaire général de l’histoire de la Ligue arabe.

Il prendra ses fonctions début juillet et pour un mandat de cinq ans

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Fournitures scolaires 2026-2027 : l’OTIC appelle à acheter « tunisien »

« Une rentrée scolaire avec des produits tunisiens ». C’est le slogan de campagne lancé par l’OTIC (Organisation tunisienne pour informer le consommateur), en prévision de la rentrée scolaire 2026-2027.

On appelle cela ne pas perdre du temps, car l’année scolaire 2025-2026 n’a pas encore totalement fermé ses portes.

L’organisation explique, dans un communiqué, que cette campagne vise à appuyer l’économie nationale et à préserver le pouvoir d’achat des familles tunisiennes, face à la hausse continue des prix des fournitures scolaires importées. Selon elle, l’industrie tunisienne de fournitures scolaires a prouvé sa capacité à mettre sur le marché des produits de haute qualité à des prix compétitifs. Ce qui contribue à alléger le fardeau financier des familles, à réduire la dépendance aux produits importés, dont les prix augmentent considérablement en raison des coûts de transport et des fluctuations des taux de change، à ancrer la culture de la consommation responsable et à soutenir les entreprises industrielles et commerciales tunisiennes et préserver les emplois.

Ainsi, l’OTIC appelle à opter pour l’unification des listes de fournitures scolaires au niveau national pour chaque cycle d’enseignement, incluant tous les articles nécessaires, notamment les tabliers et les cartables; la finalité étant de réduire les disparités entre les établissements scolaires.

En outre, l’OTIC estime que les articles non essentiels dépourvus de valeur éducative doivent être en option. Elle de prononce aussi pour l’organisation de campagnes nationales de sensibilisation pour promouvoir la consommation de produits tunisiens auprès des élèves et des parents et l’instauration d’un partenariat entre les ministères de l’Éducation, du Commerce et de l’Industrie, d’une part, et les organisations de la société civile, d’autre part. Et ce, afin de garantir une rentrée scolaire équitable pour toutes les familles.

Ainsi, industriels, commerçants et distributeurs sont invités à participer à cette initiative nationale en proposant des prix préférentiels pour les fournitures scolaires tunisiennes, en respectant les règles de la concurrence et de la transparence des prix, et en assurant la bonne qualité des produits proposés.

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Alan Greenspan, le gourou de la Fed qui a marqué l’économie américaine, s’éteint à 100 ans

Il avait critiqué « l’exubérance irrationnelle » des marchés. Il, c’est Alan Greenspan, le président le plus connu de l’histoire de la Fed. Il vient mourir à 100 ans.

L’ancien président de la Réserve Fédérale (Fed), d’août 1987 à janvier 2026, Alan Greenspan, est mort à l’âge de 100 ans, rapportent plusieurs médias. Son mandat à la tête de la Fed fut le deuxième mandat le plus long après celui de William McChesney Martin (1951-1970).

Nommé par Ronald Reagan en 1987, il a dirigé la Banque centrale américaine jusqu’en 2006. Figure incontournable de l’économie mondiale, il a traversé des crises majeures – krach de 1987, bulle Internet, attentats de 2001 – tout en cultivant une influence rare sur les marchés financiers, qu’il savait tant rassurer que faire trembler.

Son expression la plus célèbre, « exubérance irrationnelle » prononcée en décembre 1996, avait provoqué une chute de 3 % de la Bourse de Tokyo et des baisses sur d’autres places, préfigurant l’éclatement de la bulle Internet en 2001. Républicain de longue date, il a néanmoins collaboré avec des présidents des deux partis, de Nixon à George W. Bush, en passant par Clinton, avec qui il a participé à la réduction du déficit budgétaire.

Un humoriste africain dirait que tout le monde va mourir un jour, même Alan Greenspan.

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Amine Chouaieb prend la tête du CJD Tunisie

Le Centre des jeunes dirigeants (CJD) Tunisie a dévoilé, dimanche 21 juin 2026, sa nouvelle gouvernance, à l’occasion de son Congrès national. Cette équipe, qui entrera officiellement en fonction le 1er juillet, assurera la conduite du mouvement pour le mandat 2026-2028.

À l’issue du processus électoral organisé en décembre 2025, Amine Chouaieb a été élu président national du CJD Tunisie, épaulé par Karim Ben Hmiden, comme vice-président national.

La nouvelle direction comprend également Chiraz Arfaoui, nommée secrétaire nationale. Bilel Hachicha devient trésorier national et  Haythem Goddi et Zhaira Bennani sont élus membres du comité exécutif.

Dans son communiqué, le CJD Tunisie précise que cette équipe aura pour mission de mettre en œuvre les orientations stratégiques du mouvement pour les deux prochaines années, de renforcer sa proposition de valeur et de poursuivre son engagement en faveur d’un entrepreneuriat responsable et d’une économie à la fois plus performante et plus humaine.

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CHO Group sacré champion de l’export : une nouvelle consécration pour Abdelaziz Makhloufi

Le groupe tunisien CHO Group, fondé par Abdelaziz Makhloufi, a remporté le Trophée de la meilleure performance à l’exportation lors des « Trophées CCITF 2026 », organisés le 12 juin à Tunis à l’occasion du dîner de gala annuel de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française (CCITF).

Réunissant près de 300 personnalités issues des sphères économique, institutionnelle et diplomatique, cette édition a célébré les entreprises qui contribuent au renforcement des échanges entre la Tunisie et la France. Les organisateurs ont particulièrement mis en avant les réussites en matière d’innovation, de compétitivité, de responsabilité sociétale et de développement international.

Moment phare de la soirée, la remise des Trophées CCITF 2026 a distingué cinq entreprises pour leurs performances remarquables. Ainsi, Valeo Tunisie a été récompensée du prix de « l’entrepreneuriat français en Tunisie » ; Go Big Partners pour son « implantation en France » ; l’UBCI pour son « engagement sociétal », THINKNEO comme « meilleure startup » ; tandis que CHO Group s’est vu attribuer le « prix de la meilleure performance à l’export ».

Cette distinction vient couronner trois décennies de croissance et d’ambition. En effet, fondé en 1996 à Sfax autour d’un moulin à huile d’olive, CHO Group s’est progressivement imposé comme l’un des leaders mondiaux du secteur oléicole. Sa marque emblématique, Terra Delyssa, est aujourd’hui présente dans plus de 50 pays et contribue activement au rayonnement de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

En recevant ce trophée, Abdelaziz Makhloufi a tenu à souligner la dimension collective de cette réussite, saluant l’engagement des agriculteurs, des techniciens et de l’ensemble des collaborateurs du groupe. Il a rappelé que la performance de CHO Group repose sur une chaîne de valeur intégrée, allant des oliveraies tunisiennes jusqu’aux consommateurs à travers le monde.

De son côté, la CCITF a félicité l’ensemble des entreprises lauréates ainsi que les candidats ayant présenté des dossiers de grande qualité. L’institution a également réaffirmé sa mission de soutien aux relations économiques et commerciales entre la Tunisie et la France.

La cérémonie a été marquée par les interventions de Khelil Chaïbi, président de la CCITF, et de Manuel Bufala, chargé d’affaires de l’ambassade de France en Tunisie…

Au-delà de la remise des prix, cette édition 2026 des Trophées CCITF a illustré la vitalité du partenariat économique tuniso-français et mis en lumière des entreprises qui incarnent l’excellence, l’innovation et l’ouverture à l’international.

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Tunisie – Commerce extérieur: plus de 87 MDT d’excédent à fin mai

Le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires a enregistré un excédent commercial de 87,1 millions de dinars (MDT) à fin mai 2026, contre un déficit de 441,4 MDT un an plus tôt. Selon le ministère du Commerce et du Développement des exportations, cette amélioration s’accompagne d’un taux de couverture des échanges de 101,9 %, ce qui constitue une hausse de 12 points sur un an. 

Cette performance est principalement portée par la dynamique des exportations, en particulier celles de l’huile d’olive, qui ont progressé de 43,9 % en valeur pour atteindre 3 047,8 MDT, confirmant son rôle de principal moteur du secteur.

Au niveau de la répartition géographique, l’Union européenne reste le partenaire central du commerce agroalimentaire tunisien. Par contre, les échanges révèlent des déséquilibres persistants avec plusieurs régions du monde, notamment en dehors de l’espace européen, confirmant une dépendance accrue à certains marchés stratégiques pour la performance globale du secteur.

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Taux de réussite au Bac 2026 : les Maths au sommet

Dans la session principale du Baccalauréat 2026, le taux de réussite est de 35,67%, selon les données du ministère de l’Education. Et c’est la section Maths qui a enregistré le plus élevé (79,41%), contre 24,24% pour la section Lettres, soit le taux le plus bas.

 

Voici les taux de réussite par section :
– Lettres : 24,24%

– Economie et gestion : 26,22%

– Sciences techniques: 37,62%

– Sciences expérimentales : 42,27%

– Sciences de l’informatique : 44,02%

– Sport: 70,32%

– Mathématiques : 79,41%.-

 

 

 

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L’aéroport de Tozeur-Nefta aura sa centrale solaire

Un contrat pour la réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque de 4 MW à l’aéroport international de Tozeur-Nefta a été signé le 19 juin 2026 au profit de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA).

Porté dans le cadre du programme national de transition énergétique des établissements publics piloté par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), ce projet vise à réduire la consommation énergétique des infrastructures publiques et à renforcer le recours aux énergies renouvelables.

Selon l’ANME, cette centrale contribuera à renforcer la souveraineté énergétique du pays et à promouvoir un transport aérien plus durable. Elle permettra également de couvrir une part importante des besoins en électricité des aéroports internationaux de Tozeur-Nefta et de Djerba-Zarzis.

Lors de la cérémonie de signature, le directeur général de l’ANME, Nafaâ Baccari, a qualifié le projet de « saut qualitatif » dans le domaine de l’autoproduction électrique au sein des entreprises publiques. Il a précisé qu’il s’agit de la plus grande centrale réalisée dans le cadre de ce programme national.

Au-delà de ses retombées économiques et opérationnelles, le projet devrait contribuer à la réduction des émissions de carbone et soutenir les objectifs de développement durable de la Tunisie.

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Tourisme alternatif : 10 MDT pour les petites entreprises

Le ministère du Tourisme vient de lancer un nouveau mécanisme de financement doté de 10 millions de dinars (MDT) pour soutenir la création de petites entreprises dans le tourisme alternatif, en partenariat avec la Banque tunisienne de solidarité (BTS), l’Agence de formation dans les métiers du tourisme (AFMT) et l’Office national du tourisme tunisien (ONTT).

Ce dispositif prévoit de consacrer 50 % des crédits aux projets implantés dans les régions de l’intérieur. Il permettra de financer 50 petites entreprises portées par des diplômés de l’enseignement supérieur et 100 autres projets créés par des diplômés de la formation professionnelle sectorielle.

Les conventions signées visent à favoriser l’insertion économique des jeunes, à faciliter l’accès au financement et à accompagner les promoteurs à travers des actions de formation, de conseil et de suivi. Des récompenses financières seront également attribuées aux meilleures entreprises financées.

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Plus de 943 MDT d’excédent de la balance commerciale alimentaire à fin mai 2026

La balance commerciale alimentaire a enregistré un excédent de l’ordre de 943,4 millions de dinars (MDT), à fin mai 2026, contre 745,7 MDT durant la même période de 2025, ce qui constitue un taux de couverture de 127,1 %.

L’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) explique cette évolution par la hausse des exportations à un rythme plus élevé par rapport à celui des importations. En effet, les exportations sont passées de 3,645 milliards de dinars durant les cinq premiers mois de 2025, à 4,427 milliards de dinars à fin mai 2026.

Quant aux implorations, elles ont enregistré une hausse pour se situer à 3,483 milliards de dinars contre 2,899 milliards de dinars, à fin mai 2025.

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Afrique subsaharienne : le trafic mobile va tripler d’ici à 2031

Les abonnements à la 5G en Afrique subsaharienne devraient atteindre 370 millions d’ici à 2031, contre seulement 30 millions en 2025, représentant ainsi 28 % de l’ensemble des abonnements mobiles de la région, selon l’édition de juin 2026 de l’« Ericsson Mobility Report » publiée par le groupe suédois Ericsson. Sachant que l’Afrique comptait 1,550 milliard d’habitants.

Cette progression correspond à une croissance annuelle moyenne de 54 %, soit le rythme le plus élevé au monde pour cette technologie, mais il faut savoir que l’Afrique subsaharienne part d’une base encore limitée comparativement aux marchés plus matures.

Parallèlement, les réseaux 4G continueront de gagner du terrain. Le nombre d’abonnements devrait passer de 490 millions à 610 millions entre 2025 et 2031, faisant de l’Afrique subsaharienne la seule région du monde où cette technologie poursuivra sa progression. Ainsi, à l’horizon 2031, la 4G devrait représenter 46 % des abonnements mobiles, contre 28 % pour la 5G. Ensemble, ces deux technologies concentreront près des trois quarts du marché mobile régional.

Cette montée en puissance des réseaux haut débit mobiles s’accompagnera forcément d’une forte croissance de l’usage des données. En effet, selon Ericsson, la consommation mensuelle moyenne de données par smartphone devrait plus que doubler, passant de 5,3 gigaoctets (Go) en 2025 à 12 Go en 2031.

Le trafic global de données mobiles dans la région devrait, quant à lui, être multiplié par plus de trois sur la période, passant de 2,8 à 9,7 exaoctets par mois, soit une croissance annuelle moyenne de 23 %, la plus élevée au monde.

Le rapport souligne également que le nombre total d’abonnements mobiles devrait atteindre 1,31 milliard en 2031, contre 1,05 milliard en 2025. Cette dynamique sera portée par l’adoption croissante des smartphones, dont les connexions devraient s’élever à 960 millions à l’horizon 2031, favorisées notamment par l’essor des services numériques et financiers.

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Omar Rekik : l’impôt sur la fortune taxe le patrimoine, pas le revenu

L’impôt sur la fortune en Tunisie, c’est la promesse d’une justice fiscale. Mais sur le terrain, c’est l’épreuve des faits qui risque de parler : peut-être des recettes en berne, des contribuables exaspérés et une équité qu’il faudra construire. Car, la bonne intention ne suffit pas; seule la réalité des résultats nous départage. Voilà l’idée qui transparaît dans les propos de l’expert-comptable Omar Rekik*, lors d’une interview accordée à L’Economiste Maghrébin.

En somme, l’impôt sur la fortune en Tunisie, c’est la promesse d’équité… mais qui se heurtera à l’épreuve des faits. 

 

Dans le contexte tunisien, l’impôt sur la fortune peut-il être une source significative de recettes ? Ou son rendement sera-t-il limité par les difficultés d’identification et d’évaluation du patrimoine ?

Commençons par reconnaître l’intention, car elle est respectable : demander une contribution particulière aux patrimoines les plus élevés répond à un objectif d’équité. La vraie question n’est pas là. Elle est de savoir si cet impôt rapporte vraiment et l’expérience internationale invite à la prudence.

L’OCDE a recensé douze pays qui le prélevaient en 1990; ils n’étaient plus que quatre en 2017. Et son produit reste généralement compris entre 0,1 et 0,4 % du produit intérieur brut. Autrement dit, il pèse très peu dans les recettes d’un État.

Pourquoi si peu ? Parce qu’un impôt sur la fortune ne vaut que par sa capacité à identifier le patrimoine et à lui donner une valeur. Et c’est là que la mécanique se grippe. L’assiette, c’est-à-dire ce qui entre réellement dans le calcul de l’impôt, est facile à établir pour un compte en banque, mais beaucoup moins pour un immeuble qui ne se vend pas tous les jours, un fonds de commerce, une part de société non cotée ou une collection : leur valeur ne se lit pas sur un relevé, elle se déclare, s’expertise et finit souvent par se discuter.

 

« En Tunisie, où une part importante du patrimoine n’est pas encore enregistrée et où l’informalité reste forte, la base que l’on parvient réellement à taxer sera étroite; alors que le coût pour gérer, vérifier et contester, lui, ne le sera pas ».

 

En Tunisie, où une part importante du patrimoine n’est pas encore enregistrée et où l’informalité reste forte, la base que l’on parvient réellement à taxer sera étroite; alors que le coût pour gérer, vérifier et contester, lui, ne le sera pas. À ce coût supporté par l’administration s’ajoute un coût privé, tout aussi réel pour le contribuable : faire évaluer ses biens; réunir et conserver les justificatifs; répondre aux demandes; et, parfois, contester. On voit alors le risque : un impôt coûteux pour l’administration comme pour le contribuable, et dont le rendement net peut rester faible une fois tous ces frais déduits.

Il faut d’ailleurs cesser de le regarder seulement comme une recette : en obligeant chacun à déclarer ce qu’il possède, il produit surtout de l’information sur les patrimoines. Sa principale production serait donc moins de la recette que de la donnée.

 

Quels seraient les effets sur l’investissement privé, la création d’entreprises et l’attractivité de la Tunisie ?

Le vrai sujet n’est pas le taux, qui reste modéré ; c’est le comportement que l’impôt encourage. Un impôt sur la fortune frappe le capital que l’on possède et non le revenu que l’on dépense : il pèse donc sur celui qui investit, immobilise et prend des risques et il épargne celui qui consomme.

Prenons un cas simple. Imaginons un placement qui rapporte 2 % par an et un impôt qui prélève chaque année 1 % de sa valeur : avant même l’impôt sur le revenu, la moitié du rendement est déjà partie. Quand un bien rapporte peu, prélever une fraction de sa valeur revient ainsi à entamer le capital lui-même.

 

« Un impôt sur la fortune frappe le capital que l’on possède et non le revenu que l’on dépense : il pèse donc sur celui qui investit, immobilise et prend des risques, et il épargne celui qui consomme ».

 

Un impôt sur le capital reste supportable tant que le rendement normal de l’actif suffit à l’absorber ; il devient distorsif dès lors que le contribuable doit vendre, désinvestir ou distribuer des dividendes pour le payer. L’investisseur réagit alors de façon prévisible : il préfère des placements liquides, peu visibles, ou logés hors du champ de l’impôt. Autrement dit une épargne défensive qui dort, plutôt que l’entreprise, l’emploi et l’innovation.

Le cas de l’entrepreneur est le plus parlant : sa fortune n’est souvent qu’une valeur sur le papier, celle de son outil de travail, qu’il n’a pas encore transformée en argent. Pour payer l’impôt, il peut être contraint de puiser dans la trésorerie de la société, voire de se verser des dividendes supérieurs aux bénéfices. Un effet que la Norvège a vu se produire concrètement. L’attractivité du pays, enfin, ne se joue pas dans un grand basculement, mais à la marge, décision par décision ; et à fiscalité comparable, le signal que l’on envoie compte souvent autant que le chiffre que l’on inscrit.

 

Plusieurs pays ont abandonné ou réformé cet impôt. Quelles leçons pour la Tunisie, notamment sur la fuite des capitaux ?

L’histoire récente est plutôt un avertissement qu’un encouragement et elle mérite d’être lue calmement. L’Allemagne a renoncé à son impôt sur la fortune après que sa Cour constitutionnelle eut jugé, en 1995, qu’évaluer les biens de manière inégale d’un contribuable à l’autre rompait l’égalité devant l’impôt. La Suède l’a supprimé en 2007 parce qu’il rapportait peu et faisait fuir les contribuables. L’Autriche et le Danemark l’avaient fait avant elle. La France, en 2018, a préféré le recentrer sur le seul immobilier, par souci d’attractivité.

Ces exemples ne disent pas que l’impôt est impossible ; ils rappellent qu’il devient fragile dès que l’évaluation des biens prête à discussion ou que les contribuables peuvent déplacer leur résidence. L’illustration la plus frappante est toute récente : après que la Norvège eut relevé son taux en 2022, plusieurs centaines de contribuables fortunés ont quitté le pays. Soit 261 en 2022 et 254 en 2023 selon le centre de recherche Civita. Le troisième homme le plus riche du pays s’installant en Suisse.

 

Pour la Tunisie, j’en retire une leçon simple : un impôt sur la fortune ne tient que s’il reste modéré, lisible et accompagné d’une coopération réelle entre administrations fiscales. Sans cela, il fait surtout partir la richesse qu’il espérait taxer.

 

L’Espagne illustre l’écueil inverse : la concurrence entre ses régions a vidé l’impôt de sa substance à Madrid. Ce qui a obligé l’État central à créer, en 2022, un impôt de solidarité pour combler le manque. Pour la Tunisie, j’en retire une leçon simple : un impôt sur la fortune ne tient que s’il reste modéré, lisible et accompagné d’une coopération réelle entre administrations fiscales. Sans cela, il fait surtout partir la richesse qu’il espérait taxer.

 

Au-delà du pour et du contre, à quelles conditions un tel impôt serait-il soutenable en Tunisie ? 

Plutôt que de se demander si l’on est pour ou contre, posons les conditions qui rendraient cet impôt soutenable. La première est la clarté juridique. En matière fiscale, ce qui est taxé et ce qui est exonéré doit être décidé par la loi et non par un commentaire administratif ou par une case de formulaire. Or, dès la première année, une note commune et un imprimé déclaratif déplacent en pratique le périmètre voté par le législateur. Cela fragilise l’ensemble et plaide pour que ces choix soient consolidés par un texte de même rang que la loi.

La deuxième condition est la méthode d’évaluation. Tant qu’il n’existe pas de règle de valorisation claire, opposable et discutée de façon contradictoire, l’impôt se transforme en négociation au cas par cas. Et la négociation devient une source d’insécurité pour tout le monde, le contribuable comme l’administration.

La troisième est la mesure. Le seuil et le tarif devraient être calibrés sur la réalité d’une économie dont le revenu par habitant reste quatre à sept fois inférieur à celui des pays qui maintiennent cet impôt, avec un rendez-vous régulier pour réexaminer le dispositif. Le souvenir de 2014, où un impôt foncier fut introduit puis abrogé dans l’année, invite à cette prudence.

J’y ajouterais une exigence de cohérence : on ne peut pas, la même année, exonérer largement les dépôts dans la loi et resserrer cette exonération dans la doctrine. Un impôt sur la fortune réussi est d’abord un impôt que chacun comprend. Faute de quoi il reste, trop souvent, un symbole qui coûte plus qu’il ne rapporte.

 

L’article 88 présente-t-il, au-delà du débat économique, un risque constitutionnel ?

Oui, et il est réel. En matière fiscale, la question n’est pas seulement de savoir si l’impôt est utile ou juste ; il faut aussi savoir qui a le droit d’en tracer les frontières. Sur ce point, notre droit est clair. La Constitution du 25 juillet 2022 réserve à la loi, par son article 75, le soin de fixer l’assiette des impôts, leurs taux et les modalités de leur recouvrement. Et son article 76 confirme la règle en renvoyant tout le reste au pouvoir réglementaire, c’est-à-dire à l’administration.

En clair, décider de ce qui est imposé ou exonéré appartient au législateur. C’est une règle de bon sens démocratique : celui qui paie l’impôt doit pouvoir retrouver ses obligations dans la loi, et non dans une instruction ou une case de formulaire. La difficulté apparaît précisément lorsque la note ou l’imprimé déplace, en pratique, ces frontières. Trois exemples le montrent. Pour l’exonération des participations professionnelles, ils introduisent un seuil de détention de 50 % que l’article 88 ne formule pas. Ils paraissent aussi resserrer, dans le développement administratif, l’exonération large que la loi attache aux fonds déposés. Et ils traitent comme exonérés certains produits financiers, notamment l’assurance-vie et les comptes épargne en actions, alors que la loi ne les nomme pas expressément. Aucun de ces choix n’est neutre, car ils touchent au cœur de ce que seul le législateur peut décider.

Et l’enjeu dépasse même notre seul droit interne. Parce qu’il atteint ce que les personnes possèdent, l’impôt sur la fortune met en jeu des droits fondamentaux que la Tunisie s’est engagée à respecter : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qu’elle a ratifié, garantit l’égalité devant la loi et la non-discrimination, ainsi que le droit à un examen équitable des différends. Un impôt dont le montant dépend fortement de valeurs estimées au cas par cas, ou dont les frontières pratiques se déduisent d’une note plutôt que de la loi, doit donc être conçu avec une vigilance particulière au regard de l’égalité de traitement et des garanties procédurales.

 

« … l’impôt sur la fortune met en jeu des droits fondamentaux que la Tunisie s’est engagée à respecter : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qu’elle a ratifié, garantit l’égalité devant la loi et la non-discrimination, ainsi que le droit à un examen équitable des différends ».

 

La jurisprudence comparée n’oblige pas la Tunisie, mais elle balise le terrain avec précision. Saisie de l’impôt français sur la fortune lui-même, la Cour européenne des droits de l’homme l’a jugé compatible avec le droit de propriété, au prix d’une réserve nette : un tel impôt n’est admis que s’il demeure proportionné et ne tourne pas à la confiscation. La même idée d’égalité devant l’impôt avait conduit, en 1995, la Cour constitutionnelle allemande à invalider un impôt sur la fortune assis sur des valeurs estimées de manière inégale d’un contribuable à l’autre. La convergence est nette : la solidité d’un impôt sur le capital se mesure autant à sa base légale et à son égalité qu’à son taux.

Le devoir de payer l’impôt, que rappelle l’article 15 de la Constitution, trouve sa contrepartie dans la légalité fiscale : les règles du jeu doivent être posées par la loi et votées par la représentation nationale. Tant que ce n’est pas le cas, le dispositif reste exposé à une critique sérieuse, sur le terrain de la légalité, de la constitutionnalité comme des droits fondamentaux du contribuable. La question, au fond, n’est pas seulement fiscale, elle est démocratique : qui décide de ce que l’on taxe, le Parlement ou l’administration ? La réponse devrait aller de soi : faire dire par la loi ce que la note a voulu dire.

Propos recueillis par Talel BAHOURY

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*Rekik InTax Advisory · Tax Advisory | Transfer Pricing | Compliance &Reporting
Omar REKIK, ADIT · Expert-comptable membre de l’OECT · LL.M. Droit fiscal et contentieux administratif
Tél : +216 29 669 366 · o.rekik@rekikintaxadvisory.com

Document préparatoire à des fins d’entretien et d’analyse. Les positions exprimées engagent leur auteur et ne constituent ni un avis juridique ou fiscal individualisé ni une consultation. Les références internationales sont auditables et présentées selon la norme ISO 690. © Rekik InTax Advisory 2026.

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L’Algérie place 9 universités dans le classement mondial US News

Selon le classement *US News Best Global Universities 2025-2026*, neuf (9) universités algériennes figurent parmi les 2 250 meilleures du monde. L’université Djilali Liabès de Sidi Bel-Abbès se distingue en intégrant le Top 1 000.

L’Algérie confirme sa montée en puissance dans l’enseignement supérieur. En tout cas, d’après le palmarès annuel intitulé *US News Best Global Universities 2025-2026*, neuf établissements du pays ont été retenus, ce qui montre une progression constante d’une édition à l’autre.

En tête, l’université Djilali Liabès de Sidi Bel-Abbès qui décroche la 849ᵉ place mondiale, devient ainsi la première université algérienne à intégrer le cercle très select du Top 1 000. « Ce résultat consacre l’ascension d’un établissement qui dépasse désormais son statut de pôle régional pour s’imposer sur la scène académique internationale », écrit le site horizons-dz.

Et ce n’est pas la seule, car huit autres universités complètent ce tableau, en l’occurrence Sétif 1, Tlemcen, l’USTHB (Alger), Annaba, Béjaïa, Boumerdès, l’Université Mohamed-Boudiaf d’Oran et Biskra. Cette répartition géographique équilibrée à travers le pays témoigne d’une dynamique qui ne se limite plus aux seuls grands centres du Nord, souligne un autre site algérien.

Comme l’on pouvait s’y attendre, le ministre algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, n’a pas manqué de se féliciter de ces résultats sur les réseaux sociaux, rappelant que l’université algérienne doit être « un moteur de l’innovation et de la croissance économique nationale ». Il inscrit cette performance dans la continuité d’une politique de modernisation et de rayonnement international assumée.

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Pharmacie : N’Djamena honore la mémoire du Pr Ammar Toumi

Du 9 au 12 juin se tenait la 25e édition du Forum pharmaceutique international à N’Djamena, au Tchad, à laquelle a pris part le Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT). Et de la plus belle des manières.

En effet, le conseil fait savoir dans un communiqué que le temps fort de cette participation a été l’attribution d’un “prix spécial d’excellence“ à feu le Professeur Ammar Toumi, « distingué pour sa carrière et ses contributions majeures au développement de la pharmacie sur le continent africain ». C’est le Dr Nour El-Houda, son épouse qui a reçu ce trophée lors d’une cérémonie empreinte d’émotion.

Sur le plan diplomatique, le président du CNOPT, le Dr Mustapha Laroussi, également président de l’Inter-Ordre des pharmaciens d’Afrique (IOPA), a été reçu par le président tchadien, Mohamed Idriss Déby Itno, et par le Premier ministre et le ministre de la Santé. Ces échanges de haut niveau ont porté sur la souveraineté pharmaceutique et le renforcement des systèmes de santé en Afrique, témoignant de la reconnaissance des compétences tunisiennes, ajoute le communiqué du CNOPT.

Mais revenons sur cette 25ème édition du Forum pharmaceutique international, pour dire qu’elle était placée sur le thème « Renforcer l’accès aux soins de santé : défis et opportunités liés à la production locale et à la pharmacie clinique », et a réuni des responsables et experts d’une quarantaine de pays africains.

La délégation tunisienne y a activement participé à des ateliers et tables rondes, partageant son expérience sur l’avenir de la pharmacie et l’amélioration de l’accès à des médicaments de qualité à prix abordables, dans une dynamique de coopération continentale saluée par l’ensemble des participants.

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Bako Motors décroche l’homologation ECE

La startup tunisienne Bako Motors a obtenu l’homologation ECE – pour Commission économique pour l’Europe. Ce qui fait d’elle le premier constructeur tunisien de véhicules électriques à recevoir cette certification internationale.

Cette reconnaissance atteste de la conformité des véhicules de Bako Motors aux normes internationales en matière de sécurité, de qualité et de performance. Elle ouvre également la voie à l’exportation vers plusieurs marchés internationaux, notamment ceux européens.

Fondée par l’ingénieur tunisien Boubaker Siala, Bako Motors est spécialisée dans la conception et la fabrication de véhicules électriques légers. Lancée en 2021 avec un premier véhicule électrique alimenté à l’énergie solaire, l’entreprise dispose aujourd’hui d’une capacité de production d’environ 300 véhicules par an.

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Mondial 2026 : Renard remplace Lamouchi à la tête des Aigles de Carthage

En sport comme dans d’autres domaines, certaines fautes ou erreurs de casting se paient cash. Sabri Lamouchi ne dira pas le contraire.

En tout cas, Moez Nassari, le président de la Fédération tunisienne de football, a annoncé qu’« un accord officiel avait été conclu avec l’entraîneur français Hervé Renard afin qu’il prenne les rênes de l’équipe nationale jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2026 », rapporte la télévision publique tunisienne. Et ce suite au naufrage des Aigles de Carthage face à la Suède (5-1), dimanche 14 juin lors de leur entrée en lice dans la compétition.

Au passage, plusieurs médias tunisiens et français avaient fait état du limogeage du technicien tunisien et de son remplacement par le Français Hervé Renard. Tandis qu’une autre source de la FTF affirmait le contraire.

 

Lire aussi : Tunisie – Coupe du monde : Sabri Lamouchi a-t-il été viré ?

 

Aussitôt nommé à la place de Lamouchi, Hervé Renard doit diriger ses premiers ses entraînements sur le banc de l’équipe nationale, avec une mission délicate mais claire : relancer une sélection tunisienne durement touchée après sa contre-performance face aux Suédois.

On aura saisi l’urgence : le prochain match des Aigles de Carthage c’est dimanche 21 juin à 6 heures du matin, contre les Japon qui a déjà 1 point au compteur obtenu face aux Pays-Bas (2-2).

Réussira-t-il ce challenge ? Rien n’est moins sûr. Mais il aurait accepté de le relever, car le technicien français se serait, selon des sources médiatiques, envolé vers Monterrey, au Mexique, où l’équipe tunisienne l’attend pour une première séance d’entraînement dès ce mardi 16 juin.

Deux questions cependant… à des millions d’euros. Tout d’abord, à combien se montera l’indemnité de Sabri Lamouchi, fût-il Tunisien ? Ensuite, si d’aventure l’équipe nationale venait à sombrer de nouveau et devant le Japon et devant les Pays-Bas, combien toucherait le technicien Hervé Renard comme indemnité ?

Affaire à suivre.

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Paiements numériques en Tunisie : la bascule s’accélère au premier trimestre 2026

La Tunisie franchit un cap décisif vers une économie sans cash. Au premier trimestre 2026, les paiements numériques enregistrent une progression généralisée sur tous les canaux, confirmant l’accélération de la transformation financière du pays. Selon le dernier Bulletin de la Banque centrale de Tunisie, l’e-paiement progresse de 28,4 % en volume, le mobile atteint 2,7 millions de transactions et les règlements interbancaires de gros montants dépassent 1 547 milliards de dinars. L’ensemble dessine une dynamique cohérente : celle d’une économie tunisienne qui bascule progressivement vers la dématérialisation des échanges.

L’e-paiement, moteur principal de la croissance digitale

Le paiement en ligne confirme son rôle de segment le plus dynamique. Avec 5,2 millions de transactions au T1 2026, contre 4,04 millions un an plus tôt, il enregistre une hausse de 28,4 % en volume et de 34,8 % en valeur, pour un total de 382,7 millions de dinars.

Cette progression dépasse celle de la monétique globale (+11,7 %), traduisant un changement structurel des usages, souligne le Bulletin de la BCT. Cette croissance repose sur une infrastructure marchande en expansion rapide. La Tunisie compte désormais 1 288 sites e-commerce actifs, soit +28,2 % sur un an.

Dans le même temps, le parc de terminaux de paiement électronique atteint 45 000 unités, en hausse de 4,4 %, renforçant l’acceptation des paiements électroniques chez les commerçants.

Dans les points de vente physiques, la tendance est également haussière. Les transactions par carte ou sans contact atteignent 11,7 millions d’opérations (+21,4 %) pour 1 381,6 millions de dinars (+19,7 %).

Le paiement physique conserve un ticket moyen supérieur à celui de l’e-commerce, en cohérence avec la nature des achats réalisés en magasin.

Le mobile devient un levier central d’inclusion financière

Le paiement mobile s’impose comme l’un des moteurs les plus dynamiques de la période. L’application TunPay enregistre 2,7 millions de transactions au T1 2026, portées par 477 000 portefeuilles actifs, en hausse de 22,2 % sur un an.

L’écosystème se structure également avec 17 prestataires de services de paiement agréés (+34,5 %), renforçant l’interopérabilité et la concurrence. La répartition des usages montre une relative maturité du wallet : 65,6 % pour les paiements, 18,8 % pour les transferts, 10,7 % pour les dépôts (cash-in) et 4,8 % pour les retraits (cash-out).

Ce dernier segment attire particulièrement l’attention : sa hausse de 67,1 % pourrait refléter des frictions d’usage ou une dépendance persistante au cash dans certains circuits.

Par ailleurs, l’intégration de nouveaux services publics, comme le paiement des inscriptions scolaires via USSD et wallet, confirme le potentiel du mobile comme outil d’inclusion financière, notamment dans les zones sous-bancarisées.

Les échanges interbancaires gagnent en automatisation

La télécompensation interbancaire poursuit sa montée en puissance. Au T1 2026, 14,7 millions d’opérations ont été traitées pour 53,4 milliards de dinars, en hausse de 8,7 % en valeur. Les virements dominent largement avec 9,6 millions d’opérations et un taux de rejet quasi nul (0,1 %), signe de la robustesse du système.

Les prélèvements automatiques progressent de 26,4 %, illustrant la généralisation des paiements récurrents digitalisés. À l’inverse, le chèque poursuit son déclin structurel avec une baisse de 24,9 % en volume et un taux de rejet alarmant de 51,2 %, confirmant son recul comme instrument de paiement.

La lettre de change surprend toutefois par sa résilience, avec une hausse de 35,9 % en volume et de 23,5 % en montant, portée par les échanges interentreprises.

Sur les flux de très gros montants, le système Elyssa-RTGS traite 109 118 transactions (+8,4 %) pour 1 547,5 milliards de dinars (+9 %), confirmant la stabilité des infrastructures critiques.

Une architecture financière en pleine modernisation

Au-delà des chiffres, la Banque centrale met en avant plusieurs chantiers structurants. La refonte du système national de télécompensation vise à renforcer la résilience et la capacité de traitement du réseau interbancaire. La restructuration des opérateurs SIBTEL et SMT s’inscrit dans une réforme de gouvernance plus large du secteur des paiements.

Parallèlement, le déploiement du standard national White-EMV doit garantir l’interopérabilité des cartes sur tout le territoire. Enfin, la généralisation du label TunPay et l’intégration progressive des paiements administratifs visent à étendre l’usage du mobile au-delà des seuls services commerciaux.

Ces réformes traduisent une stratégie cohérente de modernisation portée par la Banque centrale de Tunisie. Elles confirment une trajectoire claire : celle d’un système financier en mutation rapide, tiré par la digitalisation, mais encore marqué par des disparités d’adoption entre canaux, secteurs et territoires.

Au premier trimestre 2026, la Tunisie ne s’est donc pas contentée d’expérimenter les paiements numériques : elle en a accéléré la généralisation.

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Source : Bulletin N°16 « Paiements en chiffres en Tunisie », PPCFR/DGPIF, Banque centrale de Tunisie, 1er trimestre 2026.

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Dr Hajer Habib remporte le Prix du meilleur jeune économiste tunisien 2026

La chercheure et universitaire tunisienne Dr Hajer Habib a remporté la deuxième édition du « Prix du meilleur jeune économiste tunisien 2026 », décerné par le Global Institute for Transitions (GI4T) en partenariat avec l’Association des économistes tunisiens (ASECTU).

Le prix lui a été remis à l’occasion du Forum de l’ASECTU, organisé du 11 au 13 juin à Hammamet. Selon les organisateurs, cette distinction récompense la qualité des travaux de recherche et la contribution au développement de la réflexion économique en Tunisie de la lauréate.

Maître-assistante en sciences économiques à l’Institut supérieur de gestion de Bizerte (Université de Carthage) et chercheure associée au Forum des recherches économiques (ERF), Hajer Habib est titulaire d’un doctorat en sciences économiques de l’Université Tunis El-Manar. Elle est également diplômée en sciences politiques de l’École politique de Tunis.

Ses recherches portent notamment sur la migration internationale, le marché du travail, le changement climatique, la sécurité alimentaire et la résilience face aux crises. Elle a publié plusieurs études dans des revues scientifiques internationales et participé à des projets de recherche menés avec l’ERF et la Fondation Friedrich Naumann.

Membre de l’ASECTU et de l’Association des relations économiques et financières internationales (AREFI), elle est aussi fondatrice du Conseil arabo-africain de développement durable (CAADD).

Créé pour promouvoir l’excellence de la recherche économique tunisienne, le Prix du meilleur jeune économiste tunisien vise à encourager les jeunes chercheurs, valoriser leurs travaux et renforcer leur participation au débat public sur les enjeux économiques du pays.

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Rome attendra ! 

Il aura suffi de quelques lettres pour clouer sept voyageurs au sol. Ce mercredi 3 juin 2026, à l’aéroport de Nice, rapporte le quotidien Nice Matin, « un groupe d’amis en route vers Rome s’est vu refuser l’embarquement à la suite d’une étonnante confusion géographique : des passagers mauriciens ont été pris pour des ressortissants mauritaniens. Résultat, leur avion a décollé sans eux ». Cet épisode rappelle un événement presque similaire qui est arrivé à deux touristes américaines qui voulaient se rendre à Nice – “to… nice“ – mais qui, par une malheureuse interprétation, se retrouvèrent à Tunis – pour “to (t… nis)“.

Mais passons et venons-en à notre histoire du jour. Et l’événement est décrit comme “un sketch administratif“. Alors que cinq Mauriciens (ressortissants de l’île Maurice) et deux Français s’apprêtent à embarquer sur un vol EasyJet à destination de la capitale italienne, Rome, rapporte le journal, « une agente d’escale demande aux voyageurs mauriciens de présenter un visa d’entrée pour l’Italie. Problème : les intéressés n’en possèdent aucun, et pour cause, ils n’en ont pas besoin ».

Ils ont beau expliquer, la situation ne s’arrange pas, et même au contraire, elle s’enlise. « Plusieurs responsables sont sollicités et confirment, à tort, que les passagers doivent effectivement présenter un visa. La raison de cette certitude ? Les employés croient avoir affaire à des détenteurs de passeports… mauritaniens », ajoute le journal.

Reconnaissons cependant qu’entre les deux pays il existe des océans et des pays. En effet, l’un, c’est-à-dire l’île Maurice est un paradis tropical de l’océan Indien, alors que la Mauritanie, vaste pays désertique, est située en Afrique de l’Ouest. Autrement dit, aucune confusion entre les deux ne devrait exister et donc être tolérée, étant donné que les deux pays sont séparés par une distance de 9 151 km. « Quelques syllabes de différence seulement, mais des conséquences bien réelles pour les voyageurs, parmi lesquels figuraient principalement des personnes âgées, dont une nonagénaire accompagnée de son assistante », se désolent nos confrères de Nice Matin.

Il faudra finalement l’intervention de la police aux frontières pour dissiper le malentendu et rappeler que les passeports présentés étaient bien mauriciens et non mauritaniens. Une découverte aussi tardive qu’embarrassante : l’avion pour Rome avait déjà fermé ses portes.

« Heureusement, l’histoire se termine mieux qu’elle n’avait commencé. Les sept vacanciers ont pu être replacés sur un vol suivant à destination de Rome et ont reçu des bons de restauration en guise de compensation ».

Moralité : cette mésaventure rappelle qu’en matière de géographie, mais parfois de langue, quelques lettres ou une prononciation peuvent parfois coûter un embarquement ou un changement de destination.

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Tunisie – Coupe du monde : Sabri Lamouchi a-t-il été viré ?

Seulement quelques heures après avoir encaissé un cuisant revers face à la Suède (1-5 buts) pour lancer sa Coupe du monde, la Tunisie aurait congédié l’entraîneur de l’équipe nationale, Sabri Lamouchi. C’est-à-dire à peine après le match. C’est en tout cas ce qu’ont rapporté plusieurs médias dans la matinée du lundi 15 juin.

A noter au passage et pour la petite histoire que c’est un Tuniso-suédois – un certain Anis Ayari – qui a été la “bête“ noire de la Tunisie lors de cette rencontre, en inscrivant deux buts, le 1er et le 5ème.

On rappelle que cette défaite intervient après une autre survenue quelques jours auparavant face à la Belgique (0 à 5) lors du dernier match de préparation. Justement, aujourd’hui les langues se délient pour mettre en cause le technicien franco-tunisien pour avoir organisé ce match amical contre les Diables Rouges.

La question est maintenant de savoir si cette décision est confirmée, et si oui, est-ce qu’elle produira un effet psychologique positif sur les joueurs pour les deux prochaines rencontres dans un groupe F éminemment relevé ?

Certes c’est le football, mais au vu du match livré par les Japonais dimanche contre les Pays-Bas, la tâche sera très compliquée pour les Aigles de Carthage. Et pour terminer, on “accueillera“ les Oranje de Ronald Koeman. Rien que cela !

Ceci dit, il s’agit là de supputations de médias et de journalistes en mal de scoop. Car officiellement, Lamouchi est toujours, au moment où nous publions cette news, l’entraîneur des Aigles de Carthage. D’ailleurs, il ne faudrait pas exclure une qualification de la Tunisie pour le second. Qui sait!

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