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Vers la fin du « changuel » ? Une alternative aux dépanneuses examinée au Parlement

Le recours aux dépanneuses pour enlever les véhicules en infraction pourrait bientôt être remis en question. Une proposition étudiée au Conseil national des régions et des districts envisage de remplacer le système du « changuel » par des avis autocollants apposés sur les véhicules mal stationnés, avec un suivi numérique des infractions. Une mesure qui répond aux nombreuses contestations soulevées par les automobilistes ces dernières années.

Une réponse aux plaintes des conducteurs

Réunie mardi, la Commission du règlement intérieur, de l’immunité et des affaires juridiques a examiné une proposition présentée par le député Marouen Zayan visant à instaurer un système d’« avis autocollant » pour sanctionner les infractions de stationnement.

Le projet cherche à réduire le recours aux dépanneuses, souvent désignées sous le nom de « changuel », dont l’intervention fait régulièrement l’objet de critiques de la part des automobilistes. Ces derniers dénoncent notamment des dégâts matériels ou techniques causés lors de l’enlèvement de leurs véhicules.

Selon la proposition, la gestion des infractions reposerait davantage sur la police municipale et les collectivités locales.

Une plateforme numérique pour suivre les infractions

L’initiative prévoit la mise en place d’un dispositif numérique permettant d’enregistrer les infractions et d’assurer leur traçabilité.

D’après l’auteur du projet, cette plateforme fonctionnerait en continu afin de documenter les constats et de limiter les risques de manipulation ou de litiges liés aux opérations de mise en fourrière.

Le système reposerait sur un avis apposé directement sur le véhicule, invitant le contrevenant à régulariser sa situation dans un délai déterminé.

Des interrogations sur l’application du dispositif

Les membres de la commission ont globalement accueilli favorablement la proposition, tout en soulevant plusieurs questions pratiques.

Les débats ont porté sur les ressources humaines dont dispose le ministère de l’Intérieur pour assurer le contrôle du dispositif, les modalités de constatation des infractions, le montant des amendes ainsi que le nombre d’agents de la police municipale susceptibles d’être mobilisés.

Les parlementaires se sont également penchés sur le délai de 24 heures envisagé avant l’application d’une pénalité supplémentaire et sur la manière d’intégrer les véhicules immatriculés à l’étranger dans le futur système.

À ce stade, le projet demeure à l’étude et fait encore l’objet d’examens au sein de la commission compétente.

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Tunisie : Orages et fortes pluies attendus cette nuit sur plusieurs régions

L’Institut national de la météorologie (INM) a annoncé la formation de cellules orageuses accompagnées de pluies parfois abondantes au cours de la soirée de ce mardi 23 juin et durant le début de la nuit. Plusieurs régions du Nord, du Centre et du Sud-Ouest sont concernées par cette dégradation temporaire des conditions météorologiques.

Des précipitations localement soutenues

Selon les prévisions de l’INM, les orages pourront être accompagnés de fortes averses et de chutes de grêle par endroits.

Cette activité orageuse devrait concerner principalement les régions du Nord, du Centre ainsi que le Sud-Ouest du pays avant une amélioration progressive du temps au fil de la nuit. Le ciel redeviendra ensuite dégagé à peu nuageux sur la majeure partie du territoire.

Les services météorologiques prévoient un vent de secteur Est relativement fort sur les régions du Sud. Ailleurs, le vent soufflera de manière faible à modérée, tandis que la mer restera peu agitée.

Une nuit toujours chaude

Malgré le retour attendu d’un temps plus calme, les températures nocturnes demeureront élevées.

Les minimales oscilleront entre 23 et 28 degrés sur les zones côtières et les hauteurs, alors qu’elles varieront entre 29 et 33 degrés dans le reste des régions.

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Concours militaires 2026 : Les bacheliers admis en première session peuvent candidater

Le ministère de la Défense nationale a ouvert, mardi 23 juin 2026, les candidatures à deux concours destinés exclusivement aux admis de la session principale du baccalauréat 2026. Les candidats ont jusqu’au 19 juillet pour déposer leur dossier en ligne en vue d’intégrer les académies militaires ou les formations paramédicales relevant de la santé militaire.

Des formations d’officiers pour plusieurs ministères

Le premier concours porte sur le recrutement d’élèves officiers, filles et garçons, appelés à suivre leur formation à l’Académie militaire, à l’Académie navale ou à l’École de l’Aviation de Borj El Amri.

Ces formations répondent aux besoins de plusieurs administrations de l’État. Elles concernent notamment les différentes composantes du ministère de la Défense nationale, dont l’Armée de terre, l’Armée de l’air, l’Armée de mer, les services communs, les structures techniques et les services centraux.

Le concours couvre également les besoins du ministère de l’Intérieur, à travers la Direction générale de la Garde nationale et l’Office national de la protection civile, ainsi que ceux de la Direction générale des Douanes relevant du ministère des Finances et de la Direction générale du transport maritime et des ports maritimes de commerce relevant du ministère des Transports.

Une licence paramédicale au profit de la santé militaire

Le second concours est destiné aux élèves sous-officiers des deux sexes. Il permet d’accéder à une formation universitaire sanctionnée par une licence dans les spécialités paramédicales au profit de la Direction générale de la santé militaire.

Cette filière vise à renforcer les ressources humaines spécialisées dans le secteur médical militaire à travers un cursus diplômant.

Candidatures jusqu’au 19 juillet

Le ministère de la Défense précise que les inscriptions doivent être effectuées exclusivement via son portail électronique avant le 19 juillet 2026.

Le département met également à la disposition des candidats l’ensemble des informations relatives aux conditions de recrutement, aux critères de sélection et aux différents parcours de formation proposés dans les académies militaires.

Pour toute information complémentaire, les candidats peuvent contacter la Direction de l’Enseignement supérieur militaire et de la Recherche scientifique à la base militaire de l’Aouina.

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Tunisie Telecom déploie le très haut débit à Borj El Amri : 300 familles désormais connectées

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la couverture numérique des zones rurales tunisiennes. Une station d’émission radio dédiée à l’internet très haut débit est entrée en service à El Drijet, dans la délégation de Borj El Amri, offrant à des dizaines de familles un accès à une connexion jusque-là difficilement accessible. Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’inclusion numérique et les services publics dans les régions à faible densité de population.

Une technologie pour connecter les zones les plus isolées

Mise en exploitation le 22 juin 2026 par Tunisie Telecom, la station THD Radio d’El Drijet repose sur une technologie d’internet hertzien fixe permettant d’acheminer le très haut débit vers des localités éloignées où le déploiement de la fibre optique demeure complexe ou économiquement peu rentable.

Le réseau déployé couvre une distance de cinq kilomètres et devrait permettre à près de 300 familles de bénéficier d’un accès internet à haut débit. L’école primaire de Drijet figure également parmi les structures qui profiteront de cette nouvelle infrastructure.

L’objectif est de réduire les disparités numériques entre les centres urbains et les zones rurales, tout en améliorant l’accès des habitants aux services en ligne.

Un levier pour la sécurité et les services publics

Au-delà de la connectivité des ménages, le projet vise également à renforcer les capacités d’intervention des différents services opérant dans cette région à vocation agricole.

L’amélioration de la couverture réseau devrait faciliter la coordination entre la protection civile, les forces de sécurité, la garde nationale et les services agricoles. Les autorités estiment que cette infrastructure permettra une meilleure réactivité lors des incendies, des catastrophes naturelles ou de toute autre situation d’urgence nécessitant une intervention rapide sur le terrain.

Le lancement officiel de l’exploitation de la station a été effectué par le gouverneur de la Manouba, Mahmoud Chouaïeb, et le président-directeur général de Tunisie Telecom, Lassaad Ben Dhiab, en présence de responsables régionaux de l’opérateur et des autorités locales.

La BOX 5G déjà proposée aux habitants

Parallèlement à la mise en service de cette station, Tunisie Telecom a entamé la commercialisation de ses offres BOX 5G dans la région. L’opérateur, qui assure actuellement seul la couverture de cette localité, entend répondre à une demande croissante en matière de connectivité.

Selon les responsables du projet, les habitants ont exprimé leur satisfaction face à cette infrastructure, considérée comme un facteur de développement local susceptible d’améliorer l’accès aux services numériques et de soutenir l’activité économique de la région.

Dans le même temps, les travaux de raccordement à la fibre optique se poursuivent dans plusieurs communes du gouvernorat de la Manouba, notamment à Manouba, Oued Ellil, Douar Hicher et Mornaguia, où les chantiers avancent à un rythme soutenu.

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Évasion de la Mornaguia : 60 ans de prison confirmés en appel

Près de trois ans après l’évasion spectaculaire de cinq détenus considérés parmi les plus dangereux du pays, la justice a rendu une nouvelle décision majeure. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, ce mardi 23 juin 2026, les lourdes peines prononcées en première instance contre les membres du groupe, dont certaines atteignent soixante ans de prison.

Cette décision clôt une étape importante d’un dossier qui avait provoqué une onde de choc sécuritaire et politique à l’automne 2023.

Des peines confirmées pour un dossier à haute portée sécuritaire

La Cour d’appel a validé l’ensemble des jugements rendus en première instance contre les cinq terroristes évadés de la prison civile de Mornaguia.

Les accusés étaient poursuivis pour leur évasion, mais également pour une série de faits commis durant leur cavale, notamment une attaque armée contre une agence bancaire à Boumhel.

Selon les éléments de l’enquête, cette opération visait à obtenir des ressources financières destinées à soutenir leur fuite et à financer leurs activités clandestines. Les assaillants avaient réussi à dérober près de 20.000 dinars avant d’être progressivement localisés puis arrêtés par les forces de sécurité.

Du braquage de Boumhel à la traque des fugitifs

Après leur évasion, les membres du groupe avaient déclenché une vaste opération de recherche mobilisant plusieurs unités sécuritaires. Les investigations avaient permis d’identifier leur implication dans le braquage de l’agence bancaire de Boumhel.

Les opérations de traque menées dans plusieurs régions du pays avaient finalement abouti à leur arrestation. Quatre membres du groupe avaient été capturés le 7 novembre 2023 dans la zone montagneuse de Boukornine, dans le gouvernorat de Ben Arous. Le cinquième fugitif avait été arrêté deux jours plus tôt à la Cité Ettadhamen, dans le gouvernorat de l’Ariana.

Ahmed « Somali », figure centrale du dossier

Parmi les condamnés figure Ahmed Melki, plus connu sous le surnom de « Somali », considéré comme l’un des éléments les plus dangereux du groupe.

Son nom apparaît également dans plusieurs procédures judiciaires liées aux affaires des assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, deux crimes politiques qui continuent d’occuper une place centrale dans la mémoire collective et les débats judiciaires en Tunisie.

Sa présence parmi les évadés avait fortement contribué à l’ampleur médiatique et sécuritaire de l’affaire de la Mornaguia.

Les faits remontent au 31 octobre 2023 lorsque Ahmed Melki, Ameur Balaâzi, Raed Touati, Alaa Ghazouani et Nader Ghanmi avaient réussi à s’échapper de la prison civile de Mornaguia.

Cette fuite de détenus classés extrêmement dangereux avait immédiatement déclenché un état d’alerte national et soulevé de nombreuses interrogations sur les circonstances de leur évasion.

L’enquête ouverte à la suite des événements ne s’est d’ailleurs pas limitée aux seuls fugitifs. Plusieurs agents et responsables de l’administration pénitentiaire ont également fait l’objet de poursuites pour des soupçons de manquements professionnels ou de possibles complicités.

Avec la confirmation des peines en appel, la justice consolide aujourd’hui les condamnations prononcées contre les principaux protagonistes d’une affaire qui demeure l’une des plus marquantes de l’histoire récente du système pénitentiaire tunisien.

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Affaire Chokri Belaïd : La Cour d’appel repousse le procès de Béchir Akremi et Habib Ellouze

Un nouveau report dans l’un des volets judiciaires les plus sensibles liés au dossier de l’assassinat de Chokri Belaïd. La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près la Cour d’appel de Tunis a décidé, ce mardi 23 juin, de reporter au 6 juillet prochain l’examen du procès en appel impliquant notamment l’ancien procureur de la République Béchir Akremi et le dirigeant du mouvement Ennahdha Habib Ellouze.

L’affaire porte sur des accusations liées à la gestion du dossier Belaïd et intervient plusieurs mois après les lourdes condamnations prononcées en première instance contre plusieurs prévenus.

Un double renvoi dans un dossier toujours explosif

Selon les informations judiciaires, la chambre spécialisée a reporté l’examen d’un premier dossier dans lequel comparaissent Béchir Akremi, Habib Ellouze, un ancien imam d’une mosquée de Tunis ainsi que plusieurs autres accusés.

La juridiction a également décidé de renvoyer à la même date un second dossier visant l’ancien magistrat. Cette procédure concerne des soupçons de manquements procéduraux et juridiques qui auraient été commis lors de la supervision de l’instruction liée à l’assassinat de Chokri Belaïd.

Ce nouveau report repousse ainsi l’examen en appel d’un dossier qui continue d’occuper une place particulière dans le paysage politique et judiciaire tunisien, plus de treize ans après l’assassinat du dirigeant de gauche survenu le 6 février 2013.

Des peines de prison lourdes en première instance

Le 4 mars 2026, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme du Tribunal de première instance de Tunis avait rendu un jugement particulièrement attendu.

Béchir Akremi avait été condamné à un total de 23 ans de prison dans deux affaires distinctes en lien avec le dossier Belaïd. Les poursuites retenues contre l’ancien procureur portent notamment sur la dissimulation de documents et de pièces considérés comme déterminants pour l’enquête.

Habib Ellouze avait, pour sa part, écopé d’une peine de treize ans de prison. Plusieurs autres accusés avaient également été condamnés dans le cadre de la même affaire.

À l’issue de ce jugement, l’ensemble des condamnés avait interjeté appel. Le comité de défense de Chokri Belaïd avait lui aussi contesté certains aspects de la décision, ouvrant ainsi la voie à un nouveau procès devant la Cour d’appel.

Ennahdha conteste les verdicts et dénonce des irrégularités

Les condamnations prononcées en mars avaient suscité de vives réactions, notamment de la part du mouvement Ennahdha.

Dans un communiqué publié après le verdict, le parti avait dénoncé un procès qu’il considérait comme dépourvu des garanties nécessaires d’indépendance et d’équité. Ennahdha avait soutenu que les poursuites visant Habib Ellouze découlaient d’une affaire ouverte en 2023 pour des soupçons d’intervention auprès de la justice en faveur d’un prévenu, tout en affirmant qu’aucune implication de son dirigeant n’avait été démontrée.

Le mouvement avait également contesté les accusations visant Béchir Akremi, estimant que ce dernier n’était pas le magistrat directement chargé du dossier concerné. Ennahdha avait par ailleurs dénoncé plusieurs irrégularités procédurales et critiqué certains traitements médiatiques de l’affaire.

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Grève des banques : L’UGTT ouvre la porte à une suspension du mouvement sous condition

Alors que la grève générale de trois jours dans les banques et les assurances a débuté ce mardi 23 juin, la Fédération générale des banques et des institutions financières affiliée à l’UGTT se dit prête à désamorcer la crise. Son secrétaire général, Sami Salhi, affirme qu’une suspension, voire une annulation du mouvement reste possible si les autorités parviennent à relancer les négociations entre les parties.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les syndicats du secteur et les organisations patronales, après l’échec des dernières tentatives de médiation.

« Nous sommes prêts à suspendre la grève »

Intervenant sur Mosaïque FM, Sami Salhi a expliqué que la grève a été déclenchée après l’échec de toutes les démarches visant à reprendre les discussions avec le Conseil bancaire et financier ainsi qu’avec la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance.

Selon lui, le principal point de blocage concerne les augmentations salariales réclamées pour l’année 2025. Le responsable syndical reproche aux représentants patronaux leur refus d’ouvrir des négociations sur cette revendication.

Il a également contesté le contenu du communiqué publié récemment par le Conseil bancaire et financier, estimant qu’il comporte des « contre-vérités ». D’après lui, les employeurs mettent en avant le décret n°68 relatif aux augmentations prévues pour les années 2026, 2027 et 2028, alors que les revendications syndicales portent exclusivement sur l’exercice 2025.

Malgré ce différend, Sami Salhi affirme que la Fédération reste attachée au dialogue et appelle le ministère des Affaires sociales à intervenir pour réunir les différentes parties autour d’une même table.

« Nous sommes prêts à suspendre ou à annuler la grève si une invitation au dialogue est lancée », a-t-il indiqué, estimant qu’une médiation rapide permettrait d’éviter une nouvelle escalade.

Le patronat maintient sa position

La sortie de Sami Salhi intervient quelques heures après la publication d’un communiqué du Conseil bancaire et financier annonçant l’application de retenues sur salaires pour les journées de grève observées par les employés du secteur.

L’organisation patronale considère que le mouvement social n’est pas justifié au regard des accords déjà conclus dans le cadre du décret n°68, qui prévoit des augmentations salariales échelonnées jusqu’en 2028.

Cette décision a contribué à durcir davantage le climat social à la veille du déclenchement de la grève.

Trois jours de paralysie annoncés

La grève générale de trois jours dans les banques et les compagnies d’assurance avait été confirmée après la rupture du dialogue entre les syndicats et les représentants patronaux.

La Fédération générale des banques et des institutions financières estime que les négociations sur les augmentations salariales de 2025 sont au point mort, tandis que les employeurs considèrent que le cadre des revalorisations salariales a déjà été défini dans les accords précédents.

Dans ce contexte, l’intervention du ministère des Affaires sociales apparaît désormais comme la principale voie susceptible de relancer les discussions et d’éviter un enlisement du conflit social qui affecte depuis ce mardi l’ensemble du secteur bancaire et assurantiel.

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Orages, grêle et sirocco : Une météo instable s’installe sur plusieurs régions tunisiennes

La stabilité observée ces derniers jours devrait céder la place à un épisode météorologique plus contrasté ce mardi. Des cellules orageuses accompagnées de pluies et parfois de grêle sont attendues sur plusieurs régions de l’ouest du pays avant une possible extension vers l’est en fin de journée.

Selon les prévisions météorologiques, le ciel sera d’abord peu à partiellement nuageux sur l’ensemble du territoire. Au fil des heures, les nuages gagneront en densité sur les hauteurs de l’ouest du Nord et du Centre, favorisant la formation d’orages localement intenses.

Des pluies et des chutes de grêle attendues

Les perturbations devraient principalement concerner les zones montagneuses et les régions intérieures de l’ouest du pays. Les cellules orageuses seront accompagnées de pluies parfois soutenues ainsi que de chutes de grêle.

Les précipitations pourraient ensuite progresser vers certaines régions de l’est du pays au cours de la soirée, sous l’effet de l’évolution des masses nuageuses.

Le vent soufflera du secteur est, généralement faible à modéré. Des rafales plus fortes sont toutefois attendues sous les orages.

Chaleur persistante et vents de sirocco

Malgré ce retour de l’activité orageuse, les températures resteront élevées sur une grande partie du territoire.

Les maximales oscilleront entre 30 et 35 degrés près des côtes orientales ainsi que sur les hauteurs, tandis qu’elles atteindront entre 35 et 40 degrés ailleurs, avec l’apparition de vents locaux de sirocco accentuant la sensation de chaleur.

En mer, les conditions resteront relativement favorables avec une mer calme à peu agitée.

Cette combinaison de fortes chaleurs, de sirocco et d’orages localisés illustre une situation météorologique contrastée qui pourrait marquer la journée dans plusieurs régions du pays.

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Kairouan : L’hôpital promis depuis 2017 ne verra le jour qu’en 2029

Annoncé comme un projet structurant pour le centre du pays, l’hôpital universitaire Roi Salman de Kairouan ne devrait finalement ouvrir ses portes qu’en 2029. Entre promesses et échéances sans cesse repoussées, ce chantier est devenu l’un des symboles les plus frappants des retards qui plombent les grands projets publics en Tunisie.

En Tunisie, certains projets semblent avancer au rythme des annonces plutôt qu’à celui des travaux. L’hôpital universitaire Roi Salman de Kairouan en est l’illustration parfaite.

Lundi 22 juin 2026, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a assuré lors d’une séance de dialogue avec les députés du Conseil national des régions et des districts, que le chantier était enfin entré dans sa phase de réalisation et que l’établissement devrait accueillir ses premiers patients en 2029.

De projet prioritaire à dossier enlisé

Une annonce qui pourrait apparaître comme une bonne nouvelle, si elle n’intervenait pas près de neuf ans après la signature de l’accord tuniso-saoudien ayant donné naissance au projet.

Car derrière cette nouvelle échéance se cache une réalité moins reluisante : entre la signature du protocole en 2017 et l’ouverture annoncée en 2029, il se sera écoulé douze années.

Lorsque la Tunisie et l’Arabie saoudite signent leur accord en octobre 2017, les ambitions sont élevées. Le futur hôpital universitaire doit renforcer l’offre de santé dans les régions de l’intérieur et contribuer à réduire les inégalités d’accès aux soins spécialisés.

Le projet bénéficie d’un important financement saoudien et figure rapidement parmi les réalisations présentées comme prioritaires. Pourtant, les années passent sans que le chantier ne démarre réellement. Depuis 2020, les autorités annoncent le lancement imminent des travaux.

A chaque fois, les délais expirent sans qu’aucune avancée tangible ne soit observée sur le terrain. Face aux critiques, les autorités expliquent alors que les aménagements préparatoires sont en cours et que les études techniques doivent être finalisées avant le lancement effectif des travaux. Mais là encore, les mois passent sans changement notable.

Un chantier lancé, mais une confiance à reconstruire

L’affaire est d’autant plus sensible que le projet a régulièrement été cité dans les discours officiels comme l’exemple même des lourdeurs administratives. Depuis 2019, le président Kaïs Saïed a évoqué à plusieurs reprises ce dossier pour dénoncer les blocages bureaucratiques qui freinent les investissements publics.

En octobre 2025 encore, des députés effectuant une visite sur le site constataient l’absence d’activité et s’interrogeaient publiquement sur le sort du projet. Ce n’est qu’en décembre 2025 que le contrat de réalisation est finalement signé et que le terrain est officiellement remis au groupement chargé de la construction.

Sur le papier, le futur établissement a tout d’un projet majeur : 320 lits, plusieurs spécialités médicales, un statut universitaire et des équipements annoncés aux standards internationaux.

Le véritable défi consiste désormais à restaurer la crédibilité de la parole publique autour des grands projets. Car à Kairouan, les habitants ont entendu défiler les dates de 2021, puis de 2022, puis de 2024, avant d’apprendre aujourd’hui que l’ouverture n’interviendrait finalement qu’en 2029.

L’hôpital Roi Salman pourrait devenir un fleuron sanitaire pour le centre du pays. Mais il restera aussi, quoi qu’il advienne, le rappel qu’en Tunisie un projet annoncé comme urgent peut parfois mettre plus d’une décennie à devenir réalité.

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Banques et assurances : Le dialogue rompu, la grève de trois jours confirmée

Le bras de fer entre les syndicats et les organisations patronales du secteur financier s’intensifie. Faute d’accord sur les augmentations salariales et après plusieurs mois de négociations infructueuses, les employés des banques, établissements financiers et compagnies d’assurance observeront une grève générale de trois jours à partir du 23 juin.

La Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance, relevant de l’UGTT, a confirmé ce lundi le maintien de la grève sectorielle prévue les 23, 24 et 25 juin 2026.

Cette décision intervient après l’échec des dernières tentatives visant à relancer les négociations avec le Conseil bancaire et financier ainsi qu’avec la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance. Pour les syndicats, le dialogue social est désormais dans une impasse.

Plusieurs mois de tensions

Le conflit ne date pas d’aujourd’hui. Depuis plusieurs mois, les relations entre les partenaires sociaux du secteur bancaire et des assurances se détériorent autour de la question des augmentations salariales et du renouvellement des accords sociaux.

Une première alerte avait déjà été donnée en novembre 2025 avec une grève générale de deux jours largement suivie dans les banques et les institutions financières. Malgré plusieurs réunions et tentatives de rapprochement, aucun compromis n’a permis de mettre fin au différend.

Début juin, la fédération syndicale avait annoncé une nouvelle escalade en programmant une grève de trois jours, estimant que les négociations étaient au point mort.

Les augmentations salariales au cœur du conflit

Au centre du bras de fer figure l’application des augmentations salariales au titre de l’année 2025.

Les représentants syndicaux considèrent que l’interruption des négociations constitue une violation des engagements prévus par la convention collective sectorielle et par les mécanismes habituels du dialogue social.

La fédération juge également insuffisantes les propositions avancées par la partie patronale, qui porteraient sur des augmentations mensuelles comprises entre 70 et 100 dinars.

Pour les syndicats, ces montants ne reflètent ni l’évolution du coût de la vie ni les performances économiques enregistrées par les établissements financiers ces dernières années.

Les bénéfices du secteur alimentent les revendications

Les responsables syndicaux s’appuient notamment sur les résultats financiers du secteur pour défendre leurs revendications.

Selon les données évoquées lors des précédentes négociations, les banques tunisiennes ont enregistré en 2024 un résultat net global de 1,6 milliard de dinars, en hausse de près de 12% par rapport à l’année précédente.

Pour la fédération, ces performances démontrent la capacité du secteur à répondre aux revendications salariales des employés.

Un autre dossier continue également d’alimenter les tensions : celui des crédits accordés aux salariés des banques. Les syndicats dénoncent le refus de certaines mesures destinées à alléger les charges financières supportées par les employés du secteur.

Trois jours de perturbations en perspective

Sauf reprise de dernière minute des discussions, les banques, établissements financiers et compagnies d’assurance devraient connaître trois journées de fortes perturbations à partir de mardi.

Cette mobilisation pourrait marquer une nouvelle étape dans le conflit social qui oppose depuis plusieurs mois les syndicats aux organisations patronales. La fédération syndicale a d’ailleurs averti que d’autres mouvements de protestation pourraient suivre si aucune avancée concrète n’est enregistrée sur les revendications en suspens.

Les prochains jours s’annoncent donc décisifs pour un secteur stratégique de l’économie tunisienne, où le dialogue social semble aujourd’hui plus fragilisé que jamais.

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Retraités de la fonction publique : La CNRPS lance le versement des pensions de juin

La Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) a annoncé le démarrage du versement des pensions de retraite du mois de juin 2026. Les bénéficiaires recevant leurs pensions par virement bancaire sont crédités dès ce lundi.

La Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) a annoncé, ce lundi 22 juin 2026, le lancement de l’opération de versement des pensions de retraite au titre du mois de juin.

Les transferts postaux à partir de mardi

Selon un communiqué publié par l’organisme, les pensions destinées aux retraités bénéficiant d’un virement bancaire sont versées à partir d’aujourd’hui.

La CNRPS précise également que les retraités percevant leurs pensions via des transferts postaux devront attendre jusqu’à demain, mardi 23 juin, pour recevoir leurs allocations.

Cette opération concerne l’ensemble des pensionnés relevant du régime géré par la caisse.

Une échéance attendue par les retraités

Comme chaque mois, le versement des pensions constitue un rendez-vous important pour des milliers de retraités de la fonction publique et du secteur public, qui attendent la mise à disposition de leurs revenus mensuels pour faire face à leurs dépenses courantes.

La CNRPS invite ainsi les bénéficiaires concernés à vérifier la disponibilité de leurs pensions selon le mode de paiement choisi, bancaire ou postal.

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Tunisie – Météo : Le thermomètre s’emballe

La chaleur reprend du terrain. Ce lundi 22 juin, plusieurs régions tunisiennes verront les températures franchir la barre des 35°C et s’approcher localement des 40°C sous l’effet du sirocco.

La chaleur monte d’un cran en Tunisie. Selon les prévisions publiées ce lundi par l’Institut national de la météorologie (INM), une hausse sensible des températures est attendue sur la majeure partie du pays, portée par l’apparition de vents de sirocco.

Les maximales oscilleront entre 30 et 35°C sur les zones côtières de l’Est ainsi que sur les reliefs, tandis que l’intérieur du pays enregistrera des températures comprises entre 35 et 40°C.

Le sirocco s’invite dans plusieurs régions

L’élément marquant de cette journée reste le retour du sirocco, ce vent chaud qui accompagne souvent les premiers épisodes de forte chaleur de la saison estivale.

Son arrivée devrait accentuer la sensation de chaleur dans plusieurs gouvernorats, notamment à l’intérieur du pays, où le mercure pourrait atteindre les seuils les plus élevés de la journée.

Un ciel peu menaçant malgré quelques nuages

Sur le plan météorologique, l’INM prévoit un ciel passagèrement nuageux au nord et au centre du pays. Au sud, le temps restera globalement peu nuageux.

Le vent soufflera du secteur Est, faible à modéré, tandis que la mer demeurera généralement assez calme à peu agitée.

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Concours de la sixième : 62.450 candidats à la conquête des collèges pilotes

Les épreuves du concours d’entrée aux collèges pilotes démarrent ce lundi 22 juin à travers toute la Tunisie. 62.450 élèves de la sixième année de l’enseignement de base tenteront de décrocher l’une des 3850 places disponibles dans ces établissements d’excellence.

Les épreuves écrites se dérouleront sur trois jours, du 22 au 24 juin, dans l’ensemble des gouvernorats du pays.

L’enjeu est de taille pour ces candidats qui se disputeront 3850 places au sein des collèges pilotes, considérés comme les établissements les plus sélectifs du système éducatif tunisien.

Une participation en baisse par rapport à l’an dernier

Selon les données du ministère de l’Éducation, les candidats représentent cette année 29% de l’ensemble des élèves inscrits en sixième année de l’enseignement de base.

Le nombre de participants est toutefois en recul par rapport à la session précédente. Le ministère fait état d’une baisse de 1608 candidats comparativement à 2025.

Cette évolution intervient alors que le concours demeure l’un des rendez-vous scolaires les plus suivis du calendrier éducatif tunisien, en raison de la forte concurrence pour accéder aux collèges pilotes.

Des aménagements pour les élèves à besoins spécifiques

Le ministère de l’Éducation a également mis en place plusieurs mesures exceptionnelles afin de garantir l’égalité des chances entre les candidats.

Ainsi, 14 élèves bénéficieront de sujets adaptés avec des caractères agrandis, tandis que 67 candidats disposeront d’un tiers-temps supplémentaire pour chacune des épreuves.

Ces dispositions s’inscrivent dans le cadre des mesures d’accompagnement destinées aux élèves ayant des besoins spécifiques.

Résultats attendus le 10 juillet

Après trois jours d’épreuves, les candidats devront patienter jusqu’au 10 juillet prochain pour connaître les résultats de cette session 2026.

Comme chaque année, l’annonce des admis sera particulièrement attendue par les familles, dans un contexte de forte compétition pour intégrer les collèges pilotes, qui continuent d’attirer près d’un tiers des élèves de sixième année à l’échelle nationale.

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Jendouba : Un incendie détruit plusieurs hectares de cultures, deux habitations évacuées

Un incendie s’est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche dans la zone de Sidi Mbarek, relevant de l’Imada de Semrane dans la délégation de Balta Bou Aouan, au gouvernorat de Jendouba. Grâce à l’intervention des équipes de la protection civile, appuyées par des agents de la Direction des forêts et des bénévoles, le feu a finalement été maîtrisé après plusieurs heures de lutte.

Le sinistre a causé d’importants dégâts agricoles, sans faire de victimes.

Plus de quatre hectares ravagés

Selon les premières estimations, les flammes ont détruit plus d’un hectare de blé dur, près de trois hectares de paille sèche ainsi qu’un nombre d’orangers.

L’incendie s’est propagé rapidement dans cette zone agricole, mobilisant les équipes d’intervention durant une grande partie de la nuit afin d’empêcher sa progression vers les habitations voisines.

Les circonstances exactes du départ de feu n’ont pas encore été établies. Toutefois, les premières investigations privilégient l’hypothèse d’un incendie provoqué par des résidus de récolte alors qu’une moissonneuse-batteuse était en activité sur les lieux au moment des faits.

Cette piste fait actuellement l’objet d’investigations menées conjointement par les services de la protection civile et les unités de la Garde nationale.

Deux familles et leur cheptel mis à l’abri

Face à l’avancée des flammes, les secours ont concentré leurs premiers efforts sur la protection de deux habitations directement menacées.

Les occupants des maisons ainsi que leur cheptel ont été évacués par mesure de précaution avant que l’incendie ne soit maîtrisé.

L’intervention rapide des équipes engagées a permis d’éviter que le feu n’atteigne les habitations et ne provoque des dégâts plus importants.

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Tunisie : Le sirocco fait grimper le mercure jusqu’à 40°C

La chaleur s’installe progressivement sur plusieurs régions du pays. Pour ce dimanche 21 juin, les températures maximales devraient atteindre jusqu’à 40 degrés dans l’intérieur du territoire, sous l’effet de vents locaux de sirocco, selon les prévisions météorologiques.

Le temps sera généralement dégagé à peu nuageux sur l’ensemble du pays. Les températures oscilleront entre 31 et 34 degrés sur les zones côtières ainsi que sur les hauteurs, tandis qu’elles varieront entre 35 et 40 degrés dans le reste des régions.

Vent fort au sud et dans la région de Serrat

Le vent soufflera du secteur sud au nord et au centre du pays, tandis qu’il sera de secteur est dans les régions méridionales. Il sera relativement fort dans la région de Serrat et au sud, où il pourrait provoquer des soulèvements de sable et de poussière, notamment dans les zones exposées. Ailleurs, le vent restera faible à modéré.

Mer agitée par endroits

Sur le littoral, la mer sera agitée dans la région de Serrat. Elle restera peu agitée sur le reste des côtes tunisiennes.

Cette hausse des températures coïncide avec les premiers jours de l’été et pourrait se poursuivre dans plusieurs régions sous l’effet des courants chauds venus du sud.

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Projets publics : le gouvernement renforce le pilotage, le contrôle et l’accélération de l’exécution

Réuni samedi à la Kasbah sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani Zenzri, le Conseil ministériel a adopté un ensemble de mesures visant à améliorer le suivi des projets publics dans toutes les régions du pays. L’objectif affiché est d’accélérer leur réalisation et de réduire les retards constatés dans l’exécution.

Le dispositif repose sur un renforcement des outils de gouvernance, notamment via une plateforme nationale de suivi des projets et de nouveaux mécanismes d’alerte.

Ces décisions s’inscrivent dans la perspective du Plan de développement 2026-2030, présenté comme un cadre central de l’action publique.

Un pilotage centralisé et une plateforme de suivi obligatoire

Le gouvernement a décidé de rendre obligatoire l’intégration de l’ensemble des projets publics dans une plateforme nationale dédiée, utilisée par les structures centrales et régionales ainsi que par les établissements publics. Cette base de données devra être régulièrement mise à jour afin d’assurer un suivi continu de l’état d’avancement des projets.

Dans le même cadre, un système d’alerte précoce sera développé pour détecter automatiquement les risques de retard et les blocages susceptibles d’affecter l’exécution des projets. Ce mécanisme reposera sur l’analyse de plusieurs indicateurs, notamment l’avancement physique et financier des chantiers, les procédures de marchés publics, la situation foncière ainsi que la consommation des crédits.

Réforme des marchés publics et renforcement du contrôle des projets

Le Conseil ministériel a également validé des procédures de passation des marchés publics jugées plus souples et plus efficaces, en particulier pour les grands projets. L’objectif est de réduire les délais de préparation et d’attribution des contrats, tout en préservant les principes de transparence et de concurrence.

Les mesures adoptées incluent aussi un renforcement des études préalables des projets avant leur lancement, afin de garantir leur maturité sur les plans technique, foncier, financier et économique. Le gouvernement entend également durcir le contrôle des entreprises chargées de l’exécution des projets, sur la base de critères liés à leurs capacités techniques et financières ainsi qu’à leurs performances passées.

Accélération du Plan 2026-2030 et suivi régional renforcé

En clôture des travaux, la cheffe du gouvernement a souligné que la réussite du Plan de développement 2026-2030 dépend directement de la qualité de l’exécution des projets programmés et de leur suivi sur le terrain.

Elle a appelé les structures de l’État à intensifier leurs efforts afin de lever les obstacles administratifs, techniques et fonciers, et à renforcer la coordination entre niveaux central, régional et local. Les gouverneurs sont appelés à jouer un rôle accru dans le suivi direct des projets dans les différentes régions.

Le Conseil a également passé en revue l’avancement de plusieurs projets publics financés par le budget de l’État dans des secteurs clés, dont les infrastructures, la santé, le transport, l’éducation, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le tourisme, l’emploi et la culture. L’enjeu affiché reste l’amélioration des services publics, le renforcement de l’attractivité des régions et la création d’emplois.

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Bac 2026 : Yasmine Yaâkoubi décroche la meilleure moyenne nationale avec 20,01

La session principale du baccalauréat 2026 a couronné une élève de la section mathématiques. Yasmine Yaâkoubi, du lycée pilote du Kef, a obtenu la meilleure moyenne nationale toutes filières confondues avec 20,01 sur 20, selon la liste officielle des lauréats publiée samedi par le ministère de l’Éducation.

Cette performance exceptionnelle intervient dans une édition marquée par un taux de réussite global de 35,67%, le plus faible enregistré depuis plusieurs années. Malgré ce contexte, plusieurs élèves se sont distingués en réalisant des résultats remarquables dans leurs filières respectives.

Les lycées pilotes dominent le palmarès

Derrière Yasmine Yaâkoubi, la meilleure moyenne de la filière des sciences expérimentales a été obtenue par Malek Wehichi, élève au lycée pilote de Nabeul, avec une moyenne de 19,76.

Dans la section des sciences techniques, Mohamed Wertani, du lycée pilote de Siliana, s’est hissé à la première place avec une moyenne de 19,72.

La filière des sciences de l’informatique a été dominée par Mohamed Amine Chouchane, élève du lycée pilote Ibn Sina de Mahdia, qui a obtenu une moyenne de 19,54.

Ces résultats confirment une nouvelle fois la forte présence des lycées pilotes parmi les meilleurs établissements du pays.

Les premiers de chaque section

Dans la filière Économie et gestion, la première place revient à Adem Kouki, élève du lycée privé Teenager School de Radès, avec une moyenne de 18,70.

La section sport a vu Ahmed Madioub, du lycée Abou Hassen Lakhmi de Sfax, décrocher la meilleure moyenne nationale avec 19,02.

Du côté de la section lettres, Raghd Euchi, élève du lycée Khamis Habri de Jendouba, s’est classée première avec une moyenne de 17,29.

Les meilleurs élèves du Bac 2026 par filière

  • Mathématiques : Yasmine Yaâkoubi (lycée pilote du Kef) – 20,01
  • Sciences expérimentales : Malek Wehichi (lycée pilote de Nabeul) – 19,76
  • Sciences techniques : Mohamed Wertani (lycée pilote de Siliana) – 19,72
  • Sciences de l’informatique : Mohamed Amine Chouchane (lycée pilote Ibn Sina de Mahdia) – 19,54
  • Sport : Ahmed Madioub (lycée Abou Hassen Lakhmi de Sfax) – 19,02
  • Économie et gestion : Adem Kouki (Teenager School de Radès) – 18,70
  • Lettres : Raghd Euchi (lycée Khamis Habri de Jendouba) – 17,29

Avec une moyenne dépassant la barre symbolique des 20 sur 20, Yasmine Yakoubi signe l’une des performances les plus marquantes de cette édition du baccalauréat et s’impose comme la grande lauréate du Bac 2026 en Tunisie.

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Bac 2026 : Les maths dominent largement, les lettres ferment la marche

Alors que le taux de réussite global à la session principale du baccalauréat 2026 s’est limité à 35,67%, les écarts entre les différentes sections apparaissent particulièrement marqués. La filière mathématiques confirme son statut de voie d’excellence en affichant le meilleur taux de réussite du pays, tandis que les sections lettres et économie-gestion continuent d’enregistrer les résultats les plus faibles.

Les chiffres publiés par le ministère de l’Éducation mettent en évidence une hiérarchie quasi inchangée entre les filières scientifiques et littéraires, avec des écarts de plus de 55 points entre la section la plus performante et la moins performante.

Les mathématiques creusent l’écart

Avec un taux de réussite de 79,41%, la section mathématiques arrive largement en tête du classement national. Sur 7859 candidats, 6241 ont obtenu leur diplôme dès la session principale, tandis que 1118 élèves ont été ajournés à la session de contrôle.

La section sport occupe la deuxième place avec un taux de réussite de 70,32%. Au total, 1438 candidats ont réussi sur 2045, alors que 539 élèves, soit 26,36%, passeront  la session de contrôle.

La filière des sciences de l’informatique complète le podium avec un taux de réussite de 44,02%. Elle compte 8070 admis sur 18.331 candidats, tandis que 5227 élèves ont été ajournés.

Les filières scientifiques résistent mieux

La section des sciences expérimentales se classe au quatrième rang avec un taux de réussite de 42,27%. Sur 27.498 candidats, 11.624 ont décroché leur baccalauréat dès la première session et 8437 ont été renvoyés au contrôle.

La filière des sciences techniques arrive en cinquième position avec 37,62% de réussite. Elle totalise 7831 admis sur 20.818 candidats, tandis que 7159 élèves tenteront leur chance lors de la session de contrôle.

Ces résultats confirment la meilleure résistance des filières scientifiques et techniques par rapport aux sections à dominante littéraire ou économique.

Économie-gestion et lettres en difficulté

La filière Économie et gestion, qui représente le plus important contingent de candidats, n’a enregistré qu’un taux de réussite de 26,22%. Sur 53.427 candidats, 14.007 ont été admis.

Cette section détient également le plus grand nombre d’élèves ajournés à la session de contrôle, avec 17.471 candidats, soit plus du tiers de l’ensemble des ajournés au niveau national.

La section lettres ferme le classement avec un taux de réussite de seulement 24,24%. Sur 24.950 candidats, 6048 ont réussi à décrocher leur diplôme dès la session principale, tandis que 10.285 élèves devront passer par la session de contrôle.

Classement des sections selon le taux de réussite

  • Mathématiques : 79,41%
  • Sport : 70,32%
  • Sciences de l’informatique : 44,02%
  • Sciences expérimentales : 42,27%
  • Sciences techniques : 37,62%
  • Économie et gestion : 26,22%
  • Lettres : 24,24%

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Bac 2026 : Le taux de réussite retombe à 35,67 %, son plus bas niveau en cinq ans

La session principale du baccalauréat 2026 marque un nouveau recul du taux de réussite en Tunisie. Les résultats annoncés par le ministère de l’Éducation révèlent un taux de réussite de seulement 35,67%, soit plus d’un candidat sur trois admis dès la première session. Un chiffre en baisse par rapport à 2025 (37,08%) et surtout à 2024 (42,20%), année qui avait enregistré l’un des meilleurs résultats de ces dernières années.

Avec plus de 154.000 candidats ayant effectivement passé les épreuves écrites, cette session se distingue par un nombre élevé d’élèves contraints de passer par la session de contrôle ou éliminés dès la première étape.

Plus de six candidats sur dix recalés ou renvoyés au contrôle

Avec un taux de réussite limité à 35,67%, 55.259 élèves ont été admis sur un total de 154.928 candidats ayant effectivement composé lors de la session principale. En conséquence, près des deux tiers des candidats n’ont pas réussi à décrocher leur baccalauréat dès cette première échéance.

Parmi eux, 50.236 élèves, soit 32,43% des candidats présents aux épreuves, ont été autorisés à passer la session de contrôle.

Cette situation intervient alors que 162.435 candidats étaient initialement inscrits à l’examen du baccalauréat 2026, toutes filières confondues.

Les chiffres publiés par le ministère de l’Éducation montrent une évolution en dents de scie du taux de réussite au cours des dernières années. Après avoir atteint 37,97% en 2022, puis 36,39% en 2023, le taux avait connu une nette remontée à 42,20% en 2024, avant de retomber à 37,08% en 2025 puis à 35,67% en 2026.

Cette nouvelle baisse efface ainsi le rebond observé en 2024 et place l’édition 2026 parmi les moins performantes de la période récente.

La session de contrôle, dernier espoir pour plus de 50.000 candidats

L’attention se tourne désormais vers la session de contrôle, qui concernera plus de 50.000 élèves. Les épreuves écrites se dérouleront les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet 2026.

Les résultats définitifs du baccalauréat 2026 seront proclamés le dimanche 12 juillet 2026, date à laquelle sera connu le taux de réussite global de cette édition.

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Trump humilie Meloni, Rome annule une visite officielle

La crise couvait depuis plusieurs semaines, mais elle a éclaté au grand jour. Une déclaration de Donald Trump affirmant que Giorgia Meloni l’aurait « supplié » de prendre une photo avec lui a provoqué une vive réaction à Rome. La Première ministre italienne a dénoncé des propos « totalement inventés », tandis que le chef de la diplomatie italienne a annoncé l’annulation d’une visite officielle aux États-Unis. Un épisode qui marque un net refroidissement entre deux dirigeants jusqu’ici considérés comme des alliés privilégiés.

Une déclaration de Trump met le feu aux poudres

L’incident trouve son origine dans une interview téléphonique accordée par Donald Trump à la chaîne italienne La7. Le président américain y affirme que Giorgia Meloni lui aurait demandé avec insistance de prendre une photo à ses côtés lors du sommet du G7.

Ces propos ont immédiatement suscité une vague de réactions en Italie. Quelques heures plus tard, Giorgia Meloni a publié une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle elle se dit « consternée » par des déclarations qu’elle qualifie de « totalement inventées ».

La cheffe du gouvernement italien a également exprimé son incompréhension face à l’attitude du président américain, estimant qu’il se montre plus dur envers ses alliés qu’envers certains adversaires géopolitiques de l’Occident.

Rome passe de la protestation à l’action

La réponse italienne ne s’est pas limitée à une simple mise au point publique.

Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a annoncé l’annulation de son déplacement aux États-Unis, prévu les 21 et 22 juin. Il a dénoncé des propos « graves et offensants » visant la présidente du Conseil italien.

Cette décision donne une dimension diplomatique à une controverse qui, au départ, relevait davantage de la polémique politique. Elle constitue aussi un signal fort envoyé par Rome à Washington.

Meloni défendue par son gouvernement

Au sein de l’exécutif italien, les soutiens à Giorgia Meloni se sont rapidement multipliés.

Le ministre de la Défense Guido Crosetto a pris publiquement sa défense, affirmant ne pas pouvoir imaginer la Première ministre demander une photo à qui que ce soit. Il a également souligné les efforts consentis par la dirigeante italienne pour préserver la coopération avec Washington malgré les critiques répétées du président américain.

Cette nouvelle passe d’armes intervient quelques semaines après une première tension entre les deux responsables. En avril, Donald Trump avait déjà reproché à Giorgia Meloni son refus d’engager l’Italie dans la guerre contre l’Iran, se déclarant « choqué » par son manque supposé de courage.

Une rupture inattendue entre deux alliés

Depuis son arrivée au pouvoir en 2022, Giorgia Meloni était pourtant considérée comme l’une des interlocutrices européennes les plus proches de Donald Trump. Sur plusieurs dossiers internationaux, elle avait tenté de maintenir un dialogue privilégié avec Washington tout en préservant les positions européennes.

L’épisode actuel marque ainsi un tournant inattendu. Derrière la controverse sur une simple photographie se dessine désormais une tension politique et diplomatique susceptible d’affecter la relation entre Rome et Washington, à un moment où les équilibres occidentaux sont déjà mis à l’épreuve par plusieurs crises internationales.

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Io e l’Italia non imploriamo mai. pic.twitter.com/sTpKlqWB67

— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) June 19, 2026

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