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Entrée en service d’une usine de dessalement à Sfax

La Tunisie renforce sa stratégie de sécurité hydrique avec la mise en service de l’un des projets d’infrastructure hydraulique majeurs du pays, l’usine de dessalement d’eau de mer de Sfax (Gargour), d’une capacité de 100 000 mètres cubes par jour, financée par l’agence de lAgence japonaise de coopération internationale coopération (Jica).

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a qualifié l’usine de «projet stratégique pour améliorer l’approvisionnement en eau potable dans la deuxième zone urbaine et économique du pays.»

La cérémonie d’inauguration officielle de l’usine a eu lieu, le 18 juin 2026, en présence du ministre Ezzedine Ben Cheikh ; du gouverneur de Sfax, Mohamed Hajri ; de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun ; du président-directeur général de la Sonede, Abdelhamid Menja ; ainsi que de représentants de la Jica (JICA).

L’usine a une capacité de production initiale de 100 000 mètres cubes d’eau dessalée par jour, extensible à 200 000 mètres cubes par jour.

Ce projet, mis en œuvre grâce à un prêt japonais en yens d’environ 800 millions de dinars tunisiens, vise à améliorer la quantité et la qualité de l’eau potable distribuée dans la région de Sfax et à réduire la pression sur les ressources conventionnelles, dans un contexte marqué par des sécheresses récurrentes, la baisse des réserves des barrages et un stress hydrique croissant.

Diversification des sources d’approvisionnement

Le projet est destiné à bénéficier à environ 600 000 habitants de la région et comprend, outre l’usine de dessalement, des infrastructures de captage et de rejet d’eau de mer, des canalisations, des réservoirs de distribution, des stations de pompage et des raccordements électriques. La technologie utilisée est le dessalement de l’eau de mer, conformément à la politique tunisienne de développement des ressources en eau non conventionnelles.

Pour la Tunisie, l’un des pays méditerranéens les plus exposés à la pénurie d’eau, la nouvelle station de dessalement de Sfax constitue un élément clé de sa politique nationale de diversification des sources d’approvisionnement.

Les autorités ambitionnent de développer les usines de dessalement le long des zones côtières et dans les régions du sud, où les besoins civils, industriels et agricoles se heurtent à des ressources souterraines souvent saumâtres ou surexploitées.

Toutefois, le coût énergétique et environnemental du dessalement demeure un enjeu majeur, car il est considéré comme une solution structurelle mais non autonome.

Les experts soulignent la nécessité de conjuguer ces investissements avec une réduction des pertes sur le réseau, une meilleure gestion de la demande et un recours accru au recyclage des eaux usées traitées, afin d’éviter que la sécurité hydrique ne repose uniquement sur des infrastructures importantes et énergivores.

Réponse structurelle à la crise de l’eau

Dans l’allocution prononcée à cette occasion, M. Ben Cheikh a souligné que cette installation représente l’un des investissements publics les plus importants réalisés par la Tunisie pour renforcer sa sécurité hydrique nationale dans un contexte marqué par des précipitations de plus en plus irrégulières, des sécheresses récurrentes et une demande croissante en eau potable. Cette nouvelle infrastructure contribuera à assurer la continuité de l’approvisionnement en eau potable et à améliorer les services pour plus de cinq millions d’habitants de Sfax, du Sahel et des régions avoisinantes. Elle est destinée à devenir un pilier du système national de distribution d’eau, réduisant ainsi la dépendance aux ressources conventionnelles et renforçant la résilience du pays face au changement climatique. Elle est également considérée comme stratégique en raison de son potentiel d’extension, qui permettrait de plus que doubler sa capacité de production pour atteindre 250 mètres cubes par jour.

En marge de la cérémonie, une rencontre bilatérale s’est tenue entre le ministre Ben Cheikh et la délégation japonaise, au cours de laquelle les perspectives de renforcement de la coopération dans le secteur de l’eau ont été examinées. Les discussions ont porté plus particulièrement sur la possibilité de mobiliser de nouveaux financements pour de futurs projets de dessalement en Tunisie, notamment pour l’extension de la station de Sfax. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leur coordination afin de garantir les ressources financières et technologiques nécessaires à la construction des infrastructures jugées essentielles pour assurer la sécurité hydrique du pays et soutenir les efforts d’adaptation au changement climatique.

Cette collaboration avec le Japon s’inscrit dans le cadre du plan tunisien de diversification de son approvisionnement en eau, qui s’est traduit ces dernières années par le lancement de plusieurs projets de dessalement le long du littoral, considérés comme une réponse structurelle à la crise de l’eau qui frappe de plus en plus la Tunisie.

Etat des lieux et perspectives

En plus de l’usine de dessalement de Sfax (Gargour), la Tunisie dispose d’une usine à Zarat (Gabès), opérationnelle depuis fin 2024, d’une capacité de 50 000 m³ par jour, desservant principalement les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine, d’une autre à Djerba, en service depuis 2018, qui produit 50 000 m³ par jour pour sécuriser l’approvisionnement en eau de l’île touristique.

D4autres projets sont en cours, dont une usine à Sousse, dont la mise en exploitation industrielle est programmée d’ici le 3 juillet 2026 au plus tard, et qui produira 50 000 m³ par jour (extensible à 100 000 m³) afin d’éliminer les coupures estivales dans la région ; et une usine à Ksour Essef (Mahdia), projet majeur en phase de planification visant une capacité de 100 000 m³ par jour. Enfin, des appels d’offres sont prévus pour implanter des unités de traitement d’eaux saumâtres à Tozeur, Kébili et Sidi Bouzid.

I. B.

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Sfax : inauguration officielle de la station de dessalement d’eau de mer 

Le ministre de l’Agriculture Ezzeddine Ben Cheikh a présidé, jeudi 18 juin 2026, la cérémonie officielle d’inauguration de la station de dessalement d’eau de mer de Sfax.  D’une capacité initiale de production de 100.000 mètres cubes par jour, extensible à 250.000 mètres cubes par jour, cette infrastructure — réalisée dans le cadre d’un partenariat tuniso-japonais...

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Sfax : Gargour officiellement inaugurée, près de 6 millions de Tunisiens concernés

La station de dessalement d’eau de mer de Gargour, à Sfax, a été officiellement inaugurée ce jeudi 18 juin 2026 par le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh. Réalisée pour un coût de 1,18 milliard de dinars dans le cadre de la coopération tuniso-japonaise, cette infrastructure stratégique produit déjà 100.000 m³ d’eau potable par jour et contribue, selon la SONEDE, à améliorer l’approvisionnement en eau de près de 6 millions de Tunisiens.

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun, ainsi que de représentants de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), principal partenaire du projet.

Une station déjà opérationnelle depuis 2024

La première des quatre unités de la station de Gargour est entrée en service le 29 juillet 2024 avec une capacité initiale de 25.000 m³ par jour. Les autres unités ont ensuite été progressivement mises en exploitation jusqu’à atteindre la capacité nominale de 100.000 m³ par jour.

Selon Abdelhamid Manjah, président-directeur général de la SONEDE, la station fonctionne à plein régime depuis octobre 2024.

Son inauguration officielle intervient donc près de vingt mois après sa mise en service effective. Le projet a été financé grâce à un prêt de la JICA complété par une contribution du budget de l’État tunisien.

Lire aussi: Nouvelles stations de dessalement : La Tunisie renforce sa sécurité hydrique (2024)

Un impact qui dépasse le Grand Sfax

Selon la SONEDE, la station assure directement l’approvisionnement en eau potable d’environ 1,1 million d’habitants du Grand Sfax, une région qui dépendait jusque-là en grande partie des transferts d’eau provenant du nord du pays.

Son impact dépasse toutefois le seul gouvernorat de Sfax. En produisant localement 100.000 m³ d’eau par jour, Gargour réduit la pression sur les ressources auparavant mobilisées pour alimenter la région et contribue à améliorer l’approvisionnement dans d’autres zones du réseau national, notamment dans les régions du Sahel et du Cap Bon.

Selon des propos d’Abdelhamid Manjah, PDG de la SONEDE, rapportés par Mosaïque FM, l’impact global de la station concernerait près de six millions d’habitants, en tenant compte à la fois des bénéficiaires directs du Grand Sfax et des effets indirects sur le Sahel et le Cap Bon.

Le sud du gouvernorat de Sfax continue toutefois de faire face à des difficultés d’approvisionnement et reste principalement alimenté par le système de transfert provenant du centre-ouest du pays.

Lire aussi: SONEDE : Un plan colossal de rénovation des réseaux d’eau pour 2026-2030

Une extension à 250.000 m³ par jour prévue

La station a été conçue pour voir sa capacité portée à 250.000 m³ par jour. Cette extension figure dans le Plan de développement 2026-2030, mais sa réalisation dépend encore des études techniques et de la mobilisation des financements nécessaires.

Parallèlement, la SONEDE prépare plusieurs projets destinés à renforcer l’alimentation en eau du sud du gouvernorat de Sfax, notamment la construction de réservoirs, de stations de déferrisation et de nouvelles conduites.

Un projet de modernisation du réseau d’eau potable du Grand Sfax, financé par la Banque mondiale à hauteur de 208 millions de dollars, a également été approuvé.

Un maillon essentiel de la sécurité hydrique

L’inauguration de Gargour s’inscrit dans la stratégie nationale de dessalement engagée ces dernières années pour faire face à la raréfaction des ressources en eau. Après Djerba, Zarat et Sousse, la station de Sfax renforce les capacités nationales de production d’eau potable à partir de l’eau de mer et constitue désormais l’un des principaux maillons du dispositif tunisien de sécurité hydrique.

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Stress hydrique et crise énergétique : La Tunisie mise sur le nucléaire civil

La Tunisie veut faire du nucléaire civil un levier stratégique face aux défis énergétiques et hydriques. Réunie à Tunis à l’occasion de la 38ᵉ session de la Conférence générale de l’Agence arabe de l’énergie atomique (AAEA), elle a affiché sa volonté de renforcer la coopération arabe dans plusieurs domaines sensibles, notamment la production d’électricité, le dessalement de l’eau de mer et la recherche sur la fusion nucléaire. Cette orientation s’inscrit dans une dynamique régionale marquée par la recherche de solutions alternatives durables aux crises de l’eau et de l’énergie.

Tunis mise sur une coopération nucléaire renforcée

Intervenant lors de l’ouverture des travaux de la conférence, Mondher Belaïd, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et président de la Commission nationale de l’énergie atomique, a plaidé pour une nouvelle vision stratégique de l’AAEA.

Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle de l’agence arabe, d’améliorer ses performances et de développer davantage les partenariats internationaux dans le domaine nucléaire pacifique.

La Tunisie entend ainsi consolider sa place dans les programmes régionaux liés aux technologies nucléaires civiles, particulièrement dans des secteurs jugés prioritaires comme l’électricité et le dessalement de l’eau de mer, alors que le pays fait face à une pression croissante sur ses ressources hydriques.

Fusion nucléaire et gouvernance : les nouvelles priorités

Au-delà des applications classiques du nucléaire civil, Tunis a également mis en avant les perspectives offertes par la fusion nucléaire, technologie considérée comme l’un des grands enjeux énergétiques du futur.

Les autorités tunisiennes ont, par ailleurs, insisté sur l’importance d’une coordination nationale plus étroite entre les différentes structures scientifiques et techniques spécialisées, notamment le Centre national des sciences et technologies nucléaires (CNSTN) et le Centre national de radioprotection.

L’objectif affiché est de mieux valoriser l’expertise tunisienne et de renforcer la contribution du pays aux initiatives scientifiques arabes dans ce domaine stratégique.

Transparence et efficacité au cœur du dispositif

La Tunisie a également appelé à la mise en place de mécanismes de suivi et d’évaluation basés sur des indicateurs de performance précis afin de garantir une gouvernance plus efficace et plus transparente des programmes nucléaires civils.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du directeur général de l’AAEA, Salem Hamdi, du directeur général du CNSTN, Haythem Sghaier, ainsi que de plusieurs délégations arabes et représentants diplomatiques.

Dans un contexte régional marqué par les défis énergétiques, climatiques et hydriques, Tunis cherche ainsi à inscrire le nucléaire civil comme un outil stratégique de développement et de coopération scientifique.

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Gabès : Pression sur le Groupe chimique pour une station de dessalement

Une séance plénière s’est tenue, vendredi 13 mars 2026, à l’Assemblée des représentants du peuple pour adresser des questions orales au ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh, présent avec une délégation de son département.

À cette occasion, le député de Gabès, Issam Bahri Jebri, a interpellé le ministre sur les raisons du non-lancement d’une station de dessalement dans la région. Il a estimé que le ministère avait « abandonné » le gouvernorat de Gabès, pourtant à vocation agricole, au profit de la zone industrielle qui, selon lui, consomme une grande partie des ressources hydriques. Le député a également fait part de son étonnement face à la vacance du poste de commissaire régional à l’agriculture dans la région depuis près de deux ans.

Eau souterraine

En réponse, le ministre a indiqué que des demandes d’autorisations de forage d’eau souterraine au profit du complexe industriel avaient été refusées, la zone étant classée en périmètre de protection des ressources hydriques. Il a ajouté que le Groupe chimique tunisien a été appelé à accélérer la réalisation d’une station de dessalement dans les plus brefs délais.

Le ministre a par ailleurs précisé que le gouvernorat de Gabès compte environ 2 000 puits anarchiques. Certains ont été régularisés, tandis que les autres dossiers sont encore à l’étude. Il a également affirmé que le ministère a engagé des actions juridiques pour mettre fin à plusieurs infractions, avec l’établissement de 43 procès-verbaux et la saisie d’équipements.

Lire aussi : Pollution à Gabès : La justice rejette la demande d’arrêt des unités industrielles

Concernant la protection du Golfe de Gabès, le ministre a expliqué que la stratégie de son département repose sur trois axes principaux : l’instauration d’une période de repos biologique de trois mois par an afin de préserver les ressources halieutiques, la lutte contre la pêche anarchique et le renforcement du contrôle maritime, notamment à travers l’acquisition de navires de surveillance. Il a indiqué que 178 procès-verbaux ont été dressés dans le secteur de la pêche.

Mise en place de récifs artificiels immergés

Le responsable a également évoqué la mise en place de récifs artificiels immergés sur les côtes du golfe, une mesure qui aurait favorisé la reprise de la croissance des herbiers marins.

Enfin, le ministre a indiqué que plusieurs projets sont programmés dans la région, dont la protection du port de pêche de Zarzis, ainsi que la réalisation d’études de faisabilité pour différents projets liés au développement de l’aquaculture.

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