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Le sommet UE—Royaume-Uni n’aura pas lieu en juillet

Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a déclaré lundi 22 juin que le sommet entre l’UE et la Grande-Bretagne, prévu pour 22 juillet prochain, devrait être reporté. Et ce, suite à l’annonce de la démission du Premier ministre britannique, Keir Starmer. « Nous devons désormais absolument le reporter. Mais nous réévaluons la possibilité de tenir ce nouveau sommet » a-t-il précisé.

Pour sa part, Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne, indique : « Suite à l’annonce ce matin (lundi 22 juin) de la démission du Premier ministre Starmer, nous réévaluons avec le président (du Conseil européen) Antonio Costa la possibilité de maintenir le sommet, comme annoncé la semaine dernière, et nous vous tiendrons informés »…

A cet égard, notons que la démission de Keir Starmer intervient à la veille du 10e anniversaire du vote britannique en faveur du Brexit. Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union européenne en 2020, quatre ans après le référendum qui a divisé le pays.

Depuis, le réchauffement des relations entre l’UE et le Royaume-Uni prôné par Starmer s’est jusqu’à présent révélé complexe à mettre en œuvre. Avec de nombreux points de friction ces derniers mois, notamment autour de l’industrie de la défense et du soutien de l’UE à l’industrie « made in Europe ».

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Royaume-Uni : Keir Starmer jette l’éponge

Le Royaume-Uni s’apprête à connaître son sixième Premier ministre en sept ans. En effet, Keir Starmer a officiellement renoncé ce lundi 22 juin à la direction du Parti travailliste. Il a annoncé son retrait depuis le perron du 10 Downing Street. Auparavant, il avait informé le roi Charles III de sa décision dans la matinée.

Keir Starmer est arrivé au pouvoir en juillet 2024. À l’époque, le Labour avait remporté une victoire électorale écrasante. Pourtant, l’ancien avocat spécialisé en droits humains, âgé de 63 ans, a reconnu lundi ne plus être en mesure de porter les couleurs de son camp. Les prochaines élections générales sont attendues en 2029. « J’ai entendu la réponse de mon parti et je l’accepte de bon cœur », a-t-il déclaré, visiblement ému.

Il avait pris la tête du Labour le 4 avril 2020. Il est ensuite devenu Premier ministre le 5 juillet 2024, soit près de deux ans d’exercice du pouvoir. Finalement, il a pris acte d’une perte de confiance interne sans tenter d’en inverser le cours.

Une transition encadrée jusqu’à la rentrée parlementaire

Le départ effectif de Starmer dépend du processus de désignation de son successeur. Le Labour disposant de la majorité aux Communes, son futur dirigeant deviendra mécaniquement Premier ministre. « Le nouveau dirigeant sera en poste avant la reprise des travaux du Parlement en septembre », a-t-il précisé. Il a ajouté qu’il resterait « à son poste jusqu’à la fin du processus de sélection ». Par ailleurs, il s’est engagé à offrir à son successeur « un soutien entier et sans équivoque ».

Le nom d’Andy Burnham circule avec insistance. Il a été élu député le 19 juin dernier. Ce proche du parti, surnommé le « roi du Nord », avait déjà brigué la tête du Labour en 2010, puis en 2015. De plus, sa popularité au sein de l’électorat travailliste est confirmée par un sondage YouGov. Jusqu’ici, toutefois, l’absence de mandat parlementaire lui barrait la route. Or, cette condition est sine qua non pour accéder à la direction du parti et, par conséquent, à la fonction de Premier ministre.

Réactions internationales

Les réactions internationales ont été contrastées. D’un côté, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a salué sur X un bilan positif. Selon elle, « la sécurité européenne et ukrainienne est plus forte » grâce à Starmer. Elle a également estimé qu’« il faut souvent des années à de nombreux dirigeants pour devenir l’homme d’État » qu’il est devenu « en seulement deux ans ». De l’autre côté, Donald Trump avait anticipé dès dimanche la démission du Premier ministre. Certes, il lui a souhaité « le meilleur ». Néanmoins, il avait auparavant jugé qu’il avait « échoué lamentablement ».

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