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Affaire Lyhanna : le tabou des violences sexuelles en famille

Alors que l’affaire Lyhanna ranime le fantasme du confinement familial comme rempart, Fatima-Ezzahra Benomar, militante féministe et coprésidente du collectif Coudes à coude, rappelle une statistique qui dérange : la moitié des violences sexuelles sur enfants sont commises par des…

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Crèches et jardins d’enfants : un cadre législatif à moderniser et à renforcer

La proposition de loi n° 2026-029 relative à l’organisation de la création et du fonctionnement des crèches et des jardins d’enfants figure parmi les textes récemment examinés par la Commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Présenté par un groupe de députés, ce texte s’inscrit dans une démarche visant à moderniser et à renforcer l’encadrement d’un secteur stratégique, en tenant compte des mutations sociales et des exigences croissantes en matière d’éducation, de protection et d’accompagnement de la petite enfance.

Dans ce cadre, la commission a tenu, le mercredi 10 juin 2026, une séance d’audition consacrée à l’examen de cette proposition de loi et à l’écoute de ses initiateurs. À cette occasion, les députés ont souligné que «l’efficacité d’une législation ne repose pas uniquement sur la qualité de ses dispositions, mais également sur sa capacité à être appliquée de manière concrète et effective sur le terrain afin d’atteindre les objectifs pour lesquels elle a été élaborée».

Auditions des parties prenantes : vers des ajustements du projet de loi

Lors de cette séance, les représentants de l’initiative législative ont salué l’approche participative adoptée par la commission dans l’étude du texte. Ils ont relevé que plusieurs recommandations formulées par les parties auditionnées se sont distinguées par leur pertinence et leur caractère objectif.

Il convient de rappeler que la commission a organisé une série de séances d’audition avec les différentes parties prenantes du secteur. Parmi ces dernièresfigurent notamment les représentants du Groupement professionnel des crèches et jardins d’enfants relevant de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), ainsi que ceux de la Chambre syndicale nationale des crèches et jardins d’enfants affiliée à l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).

À cet égard, les initiateurs de la proposition de loi ont indiqué que parmi les recommandations jugées les plus constructives figurent l’appel à assouplir les dispositions de l’article relatif à l’intégration des enfants en situation de handicap au sein des structures de la petite enfance.

Ils ont ainsi estimé que certaines autres propositions méritent d’être réexaminées. Il s’agit notamment des dispositions de l’article relatif à l’obligation pour l’établissement de recourir à un psychologue, ainsi que de celles de l’article concernant l’accueil des enfants en situation de handicap et la mise à disposition d’espaces adaptés, ainsi que d’un personnel qualifié pour leur prise en charge. «Ces spécialités demeurent insuffisamment disponibles dans les régions intérieures. Par ailleurs, le coût financier de ces exigences pourrait dépasser les capacités des établissements de la petite enfance», ont-ils expliqué.

Projet de loi n° 2026-029 : les principales dispositions

La proposition de loi n° 2026-029 relative à l’organisation des crèches et des jardins d’enfants comprend 30 articles. Selon son exposé des motifs, elle vise notamment à définir le cadre juridique régissant ces structures et à renforcer les garanties de protection de l’enfance. Le texte insiste en particulier sur l’exigence de bonne conduite et de moralité, tant pour les promoteurs que pour l’ensemble du personnel exerçant au sein de ces établissements, compte tenu de la sensibilité du secteur et de la vulnérabilité du public concerné.

Le projet entend également lutter contre la prolifération des structures accueillant des enfants en dehors du cadre légal. À cet effet, il prévoit un ensemble de sanctions renforcées à l’encontre des établissements recevant des enfants âgés de moins de trois ans dans des crèches ou de trois à six ans dans des jardins d’enfants, sans avoir obtenu le récépissé de dépôt du cahier des charges exigées par la législation en vigueur.

Par ailleurs, le projet de loi interdit à tout directeur de crèche ou de jardin d’enfants de refuser l’admission d’un enfant en situation de handicap âgé de deux mois à six ans, dès lors qu’un rapport médical établi par un médecin spécialiste ou par la commission régionale chargée de l’attribution des cartes de handicap atteste de sa capacité à être intégré avec les autres enfants. En outre, le texte indique que le promoteur de l’établissement est tenu de mettre en place les conditions nécessaires à cette intégration, notamment un espace adapté, ainsi qu’un personnel éducatif qualifié.

Nouha MAINSI

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Enfance et numérique : La France et la Tunisie unissent leurs efforts face aux risques en ligne

La protection des enfants face aux risques du numérique s’impose comme un nouveau pilier de la coopération franco-tunisienne. La Haute-commissaire à l’Enfance de la République française, Sarah El Haïry, effectuera un déplacement à Tunis les 14 et 15 avril 2026, dans un contexte d’intensification des usages numériques chez les jeunes et de multiplication des enjeux liés aux réseaux sociaux.

Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique visant à faire de la protection de l’enfance un axe structurant du partenariat entre la France et la Tunisie. Les échanges porteront notamment sur la prévention des risques en ligne, la lutte contre les contenus dangereux et l’accompagnement des familles face à la transformation rapide des usages numériques.

Écoles, startups et santé mentale au cœur du programme

La Haute-commissaire rencontrera plusieurs membres du gouvernement tunisien, notamment les ministères des Technologies de la communication, de l’Éducation et de la Famille, afin d’approfondir la coopération sur les politiques publiques dédiées à la protection des mineurs dans l’espace numérique.

Au-delà des rencontres institutionnelles, le programme prévoit plusieurs séquences de terrain. Sarah El Haïry échangera avec des élèves de l’école Robert Desnos autour de l’impact des réseaux sociaux sur leur quotidien et leurs comportements en ligne.

Elle participera également à une table ronde réunissant acteurs du numérique éducatif et startups tunisiennes, illustrant la volonté de connecter innovation technologique et protection des enfants. Une visite est aussi prévue au sein de l’association « Health and Psychology », engagée dans la prise en charge de la santé mentale des enfants et adolescents.

Un enjeu devenu central dans les politiques publiques

Ce déplacement intervient dans un contexte où l’exposition des mineurs aux écrans, aux plateformes sociales et aux contenus non adaptés devient une préoccupation majeure des politiques publiques des deux rives de la Méditerranée. Les autorités cherchent désormais à concilier innovation numérique, éducation et protection des droits fondamentaux de l’enfant.

À travers cette visite, Paris et Tunis entendent poser les bases d’une coopération plus structurée, intégrant à la fois les enjeux éducatifs, technologiques et sanitaires liés à la génération connectée.

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