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Participation de Mohamed Ali Nafti au Conseil de la Ligue des États arabes

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Étranger, Mohamed Ali Nafti, participe ce lundi le 22 juin 2026 à Amman à la 165ᵉ session ordinaire du Conseil de la Ligue des États arabes, au niveau ministériel. La réunion devra définir les axes de l’action arabe commune et les mécanismes de renforcement de la coopération régionale, avec un accent particulier sur le soutien à la cause palestinienne et la réponse aux défis sécuritaires, économiques et humanitaires actuels.

En marge du Conseil, Mohamed Ali  Nafti tiendra une série d’entretiens bilatéraux avec plusieurs ministres arabes pour faire le point sur les relations tuniso‑arabes, explorer des pistes de coopération économique et diplomatique, et coordonner les positions sur des dossiers régionaux prioritaires. C’est ce qu’a révélé le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

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Le Maroc en force au sein des principaux organes continentaux de l’Union africaine

Le Maroc a renforcé son positionnement au sein de l’Union africaine à l’issue des consultations régionales tenues au niveau de l’Afrique du Nord, se voyant confier plusieurs responsabilités de premier plan dans des organes et structures stratégiques de l’organisation. Ainsi,…

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Rodez: enquête après des propos racistes dans une discothèque

Le parquet a ouvert une enquête après la diffusion sur les réseaux d’une vidéo où l’on entend : « Marine au pouvoir, les Arabes à l’abattoir ! » dans une boîte de Rodez. L’enquête a été ouverte pour « provocation…

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La Tunisie ne peut plus reporter les réformes urgentes

Les tendances et courbes socio-économiques en Tunisie, ajoutées à la volatilité de la situation mondiale, soulignent l’extrême urgence des réformes à tous les niveaux et dans tous les secteurs. Et ce n’est pas le lourd fardeau administratif et fiscal que l’Etat impose aux contribuables et aux entreprises qui va beaucoup y aider, ni la frilosité des décideurs publics face au coût social de ces réformes.

Elyes Kasri *

Il est incontestable que la Tunisie ne peut assurer sa survie qu’en engageant, dans les meilleurs délais, un vaste programme de réformes multisectorielles.

Le principal obstacle aux réformes semble être la frilosité de l’opinion publique et la crainte par les décideurs d’un rejet social des réformes qui font normalement peur car la nature humaine appréhende l’inconnu surtout si cette crainte est exacerbée par le souvenir de nombreuses réformes qui ont fini par être détournées et n’ont pas donné les résultats escomptés et dans certains cas tout à fait le contraire.

Compte tenu de l’importance et même pour certains de la dimension disproportionnée de l’appareil de l’Etat et du secteur public dont certaines activités, devenues systématiquement déficitaires, ont été affublées à tort et au prix fort d’une qualification de stratégiques, la première responsabilité pour atténuer les craintes des sacrifices et des risques de détournement revient à l’Etat qui doit donner l’exemple et apprendre à vivre selon les moyens disponibles en réduisant ses coûts avec le réalisme et les sacrifices que la conjoncture nationale et internationale exige.

Le binôme infernal de la taxation et de l’endettement

Autrement, ce sera l’exacerbation du binôme infernal de la taxation et de l’endettement qui ne peut qu’asphyxier les citoyens et l’économie nationale avec le risque sérieux d’hypothéquer la souveraineté et l’indépendance nationales avec l’évocation de la Commission financière internationale de 1869 suivie douze ans plus tard par la colonisation étrangère en 1881.

La grille disparate des salaires et autres avantages aussi bien dans la fonction publique, le secteur public et la multitude d’institutions, gagneraient à faire l’objet d’un audit transparent et objectif pour mettre fin au slogan éculé de l’Etat pourvoyeur d’emplois et des droits acquis soit par corporatisme ou pendant des années de vaches grasses qui n’ont plus lieu d’être maintenues à coup d’endettement et de déséquilibre intenable entre les budgets de fonctionnement (avec un effet marginal sinon inexistant sur la productivité comme le prouvent les statistiques et indicateurs depuis quinze ans) et les budgets d’investissement censés être créateurs d’emplois et de richesse mais qui faute de moyens sont rabotés à l’extrême.

Le lourd fardeau administratif et fiscal

Tant que l’État ignorera le lourd fardeau administratif et fiscal qu’il impose aux contribuables et aux entreprises, toute velléité de réforme et d’appel aux sacrifices sonnera creux et souffrira d’un manque si ce n’est d’une absence totale de crédibilité et de réceptivité.

Entretemps, les tendances et courbes socio-économiques soulignent l’extrême urgence des réformes à tous les niveaux et dans tous les secteurs avec la vision et le courage nécessaires.

Le monde, en pleine volatilité avec des indices de crise généralisée, n’attendra pas les frileux et les sanctionnera lourdement.

* Ancien diplomate.  

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L’Iran renforce son influence sur le Hezbollah

Vendredi 19 juin 2026, Israël et le Hezbollah se sont mis d’accord sur un cessez-le-feu. Les États-Unis ont fait pression sur l’État hébreu car les Iraniens ont exigé que le nouvel accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran englobe le Liban. Lequel a failli être mis en péril par le regain de violences au Liban ces derniers jours.

Imed Bahri

Cet épisode montre que l’importance stratégique du Hezbollah demeure intacte pour la République islamique mais plus encore, le nouveau leadership à Téhéran, dominé par les Gardiens de la révolution, a renforcé l’influence qu’il exerce sur le mouvement chiite libanais qui commence à se relever après la débandade de l’automne 2024 ayant vu décimer l’ensemble de son état-major politique et militaire et à sa tête son ancien dirigeant Hassan Nasrallah. 

Le Financial Times rapporte dans son enquête sur le groupe chiite libanais que depuis un an et demi, Mohsen Abou Zeinab était désabusé. Ce charpentier, fervent partisan du Hezbollah, se disait humilié par la retenue du parti face aux attaques israéliennes quotidiennes. Cependant, lorsque la guerre a repris le 2 mars, il a vu «une occasion de rectifier le tir et de rappeler à Israël que nous n’accepterons pas son agression».

Cet homme de 47 ans raconte avoir perdu sa maison, son village natal et plusieurs proches sous les bombardements israéliens, mais ajoute : «J’ai le sentiment que le Hezbollah a repris le dessus».

Une confiance retrouvée

Cette confiance retrouvée reflète l’état d’esprit qui règne au sein du Hezbollah et parmi ses sympathisants suite à l’accord intérimaire conclu entre Washington et Téhéran. L’Iran a imposé un cessez-le-feu au Liban comme condition préalable à cet accord. 

Il s’agissait d’une démonstration de soutien remarquable de la part des parrains du Hezbollah à Téhéran.

Près de deux ans après avoir subi l’attaque la plus dévastatrice de son histoire de la part de son ennemi traditionnel, Israël, le Hezbollah est sorti de ce dernier conflit nettement plus confiant.

Analystes, experts, diplomates et responsables estiment que ses performances sur le terrain, conjuguées à une confiance retrouvée en Iran même, ont contribué à faire remonter le moral au sein du Hezbollah. 

Ceci est dû en grande partie à la priorité accordée par Téhéran à la guerre au Liban. Le conflit a mis à l’épreuve la fragilité du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et est devenu un point de pression crucial autour duquel s’articulent les efforts diplomatiques concernant le conflit dans sa globalité.

Le Hezbollah revitalisé

Les interventions iraniennes ont revitalisé le groupe chiite, notamment après le lancement par Téhéran de missiles balistiques sur Israël ce mois-ci en représailles à une attaque israélienne sur Beyrouth, une première pour l’Iran qui intervient directement dans la défense du Hezbollah. Les partisans du parti ont salué cette initiative, eux qui considéraient auparavant l’Iran comme un pays qui les néglige.

«Le Hezbollah est sorti de cette guerre plus déterminé», a déclaré Nicholas Blanford, expert du Hezbollah à l’Atlantic Council. Il a ajouté : «Je ne dirais pas qu’il est devenu plus fort mais il est devenu plus déterminé. Les relations entre le Hezbollah et l’Iran se sont clairement resserrées. Pour la première fois, les Iraniens sont intervenus pour aider le Hezbollah. D’habitude, c’est plutôt l’inverse !». Une source proche du parti a déclaré : «Il nous faut maintenant attendre de voir comment le Hezbollah et l’Iran exploiteront cette confiance retrouvée».

La guerre totale entre Israël et le Hezbollah en 2024 a décimé une grande partie des rangs et de l’arsenal militaire du parti chiite et son secrétaire général Hassan Nasrallah a été tué.

À l’époque, beaucoup, au Liban comme à l’étranger, considéraient le parti comme totalement vaincu, d’autant plus qu’il n’avait jamais riposté pendant les quinze mois de frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Les forces israéliennes ont continué de cibler ce qu’elles qualifiaient d’infrastructures du Hezbollah, tuant des centaines de combattants et de civils, malgré un accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024.

Cependant, après son entrée en guerre aux côtés de l’Iran le 2 mars, le Hezbollah a renversé la situation.

Profitant de l’accalmie précédente, le Hezbollah s’est reconstitué et réorganisé avec l’aide de conseillers iraniens, une évolution qui a surpris de nombreux officiers israéliens qui ne s’attendaient pas à ce que ses capacités militaires restent aussi importantes.

L’apport des drones kamikazes

Le groupe a eu de plus en plus recours à des drones kamikazes inspirés de ceux utilisés lors de la guerre d’Ukraine. Ces drones se sont révélés plus efficaces pour pénétrer les défenses israéliennes au Sud-Liban et dans le Nord d’Israël.

Mercredi 17 juin, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ces drones avait touché cinq soldats israéliens au Sud-Liban dont un grièvement blessé.

Le Hezbollah a également continué de lancer des roquettes de manière intermittente sur Israël. Ces attaques ont tué quatre civils israéliens et 28 soldats et ont fait des dizaines de blessés.

Ces opérations ont clairement démontré que le Hezbollah ne reviendrait pas à la politique de retenue qu’il avait adoptée entre les deux guerres.

Selon les experts, cela est dû en grande partie à l’influence iranienne croissante au sein de l’organisation, notamment dans son appareil militaire et sécuritaire, une influence qui semble vouée à perdurer. Ils ajoutent que des membres des Gardiens de la révolution se sont profondément infiltrées dans la structure organisationnelle du Hezbollah.

Téhéran s’estime victorieux

La guerre américano-israélienne contre l’Iran a représenté la plus grave crise qu’ait connue la République islamique depuis des décennies mais le régime de Téhéran estime en être sorti victorieux.

Des experts et des proches du parti affirment que l’Iran souhaite clairement que le Hezbollah reste armé. Cela rend le parti moins enclin à faire des concessions sur le plan intérieur libanais où les critiques à l’égard de son rôle ont refait surface avec force.

Le gouvernement libanais, fortement soutenu par la communauté internationale, souhaite désarmer le Hezbollah et mène également des négociations à Washington avec Israël sous supervision américaine.

Le Hezbollah s’oppose à ces négociations auxquelles il ne participe pas et considère tout accord conclu entre les deux gouvernements comme une «trahison»

Le gouvernement libanais contourné

Le gouvernement libanais s’était engagé à empêcher le Hezbollah d’opérer dans les zones pilotes* du sud et à poursuivre ses efforts de désarmement du groupe. Mais l’accord américano-iranien stipule un cessez-le-feu total, ce qui a compromis les efforts initiaux de Beyrouth.

La confiance du Hezbollah a également été renforcée par l’initiative directe de Donald Trump.

Plus tôt ce mois-ci, le président américain a déclaré avoir discuté avec le Hezbollah via des intermédiaires, une première pour un président américain étant donné que le mouvement est classé terroriste par Washington.  «Ils considèrent cela comme une victoire majeure», a confié une source proche du Hezbollah.

En dépit de cela, les relations entre le Hezbollah et le gouvernement libanais restent tendues.

Des responsables du Hezbollah ont toutefois affirmé publiquement ces derniers jours qu’ils ne cherchaient pas à renverser le gouvernement. «Parler de désarmement est désormais quasiment impossible», a déclaré Blanford.

Les prochaines actions du Hezbollah dépendront probablement du comportement d’Israël.

Depuis l’annonce de l’accord, Israël a poursuivi ses frappes aériennes tandis que le Hezbollah a riposté en tirant sur les forces israéliennes.

La question la plus importante demeure la présence des forces israéliennes au Sud-Liban, où elles contrôlent actuellement des centaines de kilomètres carrés après avoir détruit des dizaines de villages.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré mardi que le maintien de l’occupation du Sud par Israël constituait une violation de l’accord, tandis que le Hezbollah a affirmé qu’il poursuivrait le combat tant que l’occupation se poursuivrait.

Netanyahu a annoncé que l’armée israélienne resterait à l’intérieur de la «zone de sécurité» au Sud-Liban «aussi longtemps que nécessaire pour protéger les habitants du Nord d’Israël». Il a ajouté : «L’Iran voulait que nous nous retirions de là et cela ne s’est pas produit. J’ai été très ferme sur cette question et je pense que nos amis américains respectent cette fermeté et cette détermination».

En revanche, le projet d’accord publié mercredi par les États-Unis stipule que Washington et Téhéran garantiraient «l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban»

La base populaire du Hezbollah a été la plus durement touchée par les opérations israéliennes au Sud-Liban. Près de 4 000 personnes ont été tuées, près d’un million déplacées et des dizaines de villages détruits, affectant de manière disproportionnée la communauté chiite du Liban.

Nombreux sont ceux qui ont été contraints de fuir vers d’autres régions du Liban où diverses communautés locales accusent le Hezbollah d’avoir déclenché une guerre non désirée.

Dans bien des cas, cette colère s’est étendue à l’ensemble de la communauté chiite.

Cependant, la loyauté au sein de la base populaire du Hezbollah n’est pas entamée. Le parti a longtemps exploité les peurs sectaires pour cultiver son image de protecteur de la communauté chiite. «Ils nous ont rendu notre fierté», a déclaré Mohsen Abou Zeinab. 

*Les zones pilotes dans le Sud-Liban sont des zones où les Forces armées libanaises (FAL) déploient un contrôle exclusif pour exclure les acteurs non étatiques.

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Tunisie | Les avocats se mobilisent pour l’indépendance de la justice

Le mouvement de protestation des avocats en Tunisie a été ponctué, le 18 juin 2026, par une grève générale nationale largement observée, accompagnée de manifestations devant le Palais de justice de Tunis et de rassemblements dans les principaux tribunaux du pays, témoignant une fois de plus des tensions qui affectent le système judiciaire tunisien.

Cette manifestation, organisée par l’Ordre national des avocats, s’inscrit dans un mouvement de protestation plus large lancé le 18 mai, visant à obtenir une réforme du système judiciaire et des conditions d’exercice de la profession.

Lors de la manifestation dans la cour du Palais de justice de Tunis, les journalistes n’ont pas été autorisés à couvrir le sit-in, ce qui a limité leur capacité à documenter directement l’initiative, sauf depuis l’extérieur du bâtiment.

La grève de jeudi a été accompagnée du port traditionnel du brassard rouge par les avocats et de manifestations physiques dans les tribunaux de Bizerte, Béja, Jendouba, El Kef, Siliana et Tunis.

Les revendications portent sur une révision du cadre législatif et réglementaire régissant la profession, une amélioration du service public de la justice, un renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire et la garantie de procès équitables.

Les avocats demandent également la modernisation des conditions de travail et une réforme du système de sécurité sociale et de retraite de la profession, afin d’assurer sa viabilité financière.

Le doyen du barreau, Boubaker Belthabet, a qualifié la participation à la grève de «totale», soulignant que l’initiative avait été respectée dans tous les tribunaux sans aucune infraction.

Dans une déclaration à la radio Diwan FM, en marge de l’assemblée générale des avocats, M. Belthabet a expliqué que cette protestation s’inscrit dans le cadre des décisions adoptées par le Conseil du barreau le 13 mai et constitue la première étape d’un mouvement initié au niveau régional. Selon le doyen, «les revendications de la profession ne portent pas uniquement sur des intérêts institutionnels, mais visent à ouvrir un dialogue sur les réformes nécessaires pour garantir une justice indépendante dans les faits, et non pas seulement en paroles». L’Ordre des avocats considère l’amélioration du fonctionnement du système judiciaire comme un élément essentiel de l’État de droit et estime que les défis actuels nécessitent un dialogue avec les autorités.

Cette mobilisation intervient à un moment particulièrement délicat pour le système judiciaire tunisien. Depuis l’été 2022, avec la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature et la réorganisation subséquente de l’appareil judiciaire initiée par le président Kaïs Saïed, la question de l’indépendance de la justice est devenue l’un des points les plus controversés du débat politique et institutionnel.

Les organisations nationales et internationales ont exprimé à plusieurs reprises leurs inquiétudes quant aux garanties offertes aux magistrats et au respect de la séparation des pouvoirs.

Me Belthabet a annoncé que «l’assemblée générale annuelle des avocats, prévue le 11 juillet, ainsi que les réunions du Conseil de l’Ordre, seront consacrées à l’évaluation de l’évolution de ce différend et à l’adoption des mesures qui en découleront, conformément aux mécanismes démocratiques propres à la profession».

Le bâtonnier a également dénoncé l’existence de «campagnes de diffamation systématiques», menées principalement sur les réseaux sociaux et par certains médias, affirmant que de telles attaques n’ébranleront pas la détermination des avocats. Il a réaffirmé que les positions officielles de la profession ne peuvent être exprimées que par les instances légitimes qui la représentent et a exclu toute tentative de division interne.

Concernant une éventuelle médiation, le bâtonnier a déclaré qu’«à ce jour, aucune initiative, officielle ou informelle, n’a été proposée pour résoudre la crise». L’Ordre, a-t-il ajouté, reste ouvert à tout dialogue sérieux susceptible d’ouvrir la voie à des négociations et de contribuer à la réforme du système judiciaire tunisien.

La protestation des avocats met ainsi en lumière les tensions persistantes qui entourent le fonctionnement de la justice en Tunisie et pourrait constituer une nouvelle épreuve pour les relations entre les institutions et l’un des ordres professionnels les plus influents du pays.

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Surpopulation carcérale : la France une nouvelle fois épinglée par le Conseil de l’Europe

À la suite d’une nouvelle réunion, le Conseil de l’Europe constate, une nouvelle fois, l’insuffisance des mesures engagées par la France pour réduire la surpopulation carcérale.   Les réunions se succèdent, mais la situation continue de s’aggraver. Le Comité des…

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Tunis | Les femmes diplomates à l’honneur à l’Académie internationale

Dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale des Femmes dans la Diplomatie, le Ministère des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger a organisé, ce 19 juin 2026, au siège de l’Académie Diplomatique Internationale de Tunis, en coopération avec le bureau d’ONU Femmes en Tunisie, une confrontation intitulé « Les femmes dans la diplomatie : un engagement continu et un travail soutenu au service de la paix et du développement inclusif ».x

À l’ouverture des travaux de cette rencontre, à laquelle ont notamment pris part Mme Selma Malika Haddadi, Vice-Présidente de la Commission de l’Union Africaine, Mme Hanna Tetteh, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Libye, ainsi que des membres du corps diplomatique et Mme Rana Taha, Coordinatrice Résidente des Nations Unies en Tunisie, M. Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, a prononcé une allocution dans laquelle il a rappelé le rôle pionnier de la Tunisie en matière de droits des femmes et de leur autonomisation dans tous les domaines. Il est revenu sur l’histoire de l’engagement des femmes tunisiennes dans la diplomatie et a salué les efforts qu’elles n’ont cessé de déployer, depuis l’indépendance, pour défendre la souveraineté nationale, consolider ses fondements, servir les intérêts du pays et porter haut les couleurs de la Tunisie sur la scène diplomatique internationale.

Il a également souligné que cette manifestation coïncide avec le 70ᵉ anniversaire de la création du Ministère des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger.

M. le Ministre a, en outre, réaffirmé l’engagement de la diplomatie tunisienne, conformément aux orientations de Son Excellence le Président de la République, le Professeur Kaïs Saïed, à renforcer le rôle des femmes, dans le respect du principe de l’égalité des chances, afin de favoriser leur participation effective à la vie publique.

Il a également rappelé le rôle central joué par la diplomatie tunisienne dans le parrainage de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité, convaincue que les femmes ont non seulement droit à la protection et à la prévention, mais qu’elles ont également un rôle essentiel à jouer dans la construction de la paix et de la sécurité.

Il a mis en avant les efforts déployés par la Tunisie pour soutenir la mise en œuvre de cette résolution à l’échelle du continent africain, conformément à la Déclaration de Tunis sur les femmes, la paix et la sécurité en Afrique, adoptée lors du dernier sommet de l’Union Africaine, à la suite du Forum Africain de haut niveau accueilli par la Tunisie en décembre 2025.

La conférence a été marqué par l’organisation de trois tables rondes, consacrées successivement au « rôle des femmes dans la diplomatie internationale au service de la paix et de la sécurité », « les femmes comme pilier fondamental de la coopération internationale en faveur du développement inclusif » et « les femmes dans la diplomatie tunisienne : sept décennies d’engagement ».

En marge de cette rencontre, une exposition documentaire a également été organisée afin de mettre en lumière les pionnières de la diplomatie tunisienne et de retracer leurs parcours.

Communiqué MAE

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Audrey Millet : « Mon livre a disparu des Relay dès que le nom de Bernard Arnault a été connu »

« `html L’historienne Audrey Millet publie la première biographie critique du patron de LVMH depuis plus de vingt ans. À peine quelques jours après sa parution, l’ouvrage Bernard Arnault, son univers impitoyable, signé par Audrey Millet et publié aux éditions…

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Pour Israël, la défaite en Iran est une opportunité

L’appui inconditionnel de l’Occident donne pendant longtemps à Israël l’illusion d’être un acteur qui fait l’histoire à sa guise au Moyen-Orient. Pourtant, Israël n’a ni démographie, ni profondeur stratégique, ni environnement géopolitique, ni idéologie à vocation universelle sur lesquels repose la puissance. L’Occident lui a prêté sa puissance utilisée pour bâtir un régime d’apartheid et pour perpétrer un génocide qui ont placé Israël au-dessus du droit international.

«Tous les pays détestent Israël», aurait dit Trump à Netanyahou. Les lobbys qui ont acheté les élites dirigeantes occidentales sont efficaces, mais il y a toujours des limites à l’efficacité qu’Israël a dépassées en ignorant les intérêts économiques des Américains et des Européens.

Entre le détroit d’Ormuz et Israël, les Américains ont choisi le détroit d’Ormuz. On dit que l’Amérique a deux religions : le christianisme et le pragmatisme. Israël a commis une erreur historique en croyant que les Etats-Unis seront leur meilleur allié qui les protègeront, alors que le seul allié qui est susceptible de protéger Israël est paradoxalement la paix avec les Palestiniens.

L’Etat colonial a deux perspectives devant lui, et deux seulement : le scénario algérien où les pieds-noirs ont dû quitter le pays dans la précipitation, ou le scénario sud-africain où les Blancs ont accepté de s’intégrer dans la société locale.

C’est à ce dernier scénario que pense l’éditorialiste israélien Gideon Lévy, qui, dans son article publié le 18 juin 2026 et dont la traduction est reproduite ci-dessus,  invite ses compatriotes à se réveiller, leur indiquant que le désastre face à l’Iran doit être l’occasion pour se réconcilier avec la réalité.

Lahouari Addi

«Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité»

La défaite d’Israël en Iran n’est pas un désastre : c’est l’occasion d’affronter la vérité. La guerre en Iran a révélé la vérité à Israël. Son armée, soi-disant toute-puissante, n’a rien accompli de significatif, si ce n’est sa propre ruine politique. Tout pays rationnel tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée.

Gideon Levy

Le refrain, tant à droite qu’à «gauche» (sans compter le Premier ministre Benjamin Netanyahou) : une défaite israélienne, un désastre diplomatique, Trump nous a tourné le dos et Steven Witkoff est un «Jewboy». La nation déplore une calamité, une défaite et un quasi-Holocauste.

Les Bennett’s s’empressent d’intervenir et promettent une solution. Ils rétabliront les relations avec les États-Unis et ramèneront Israël sur les champs de bataille pour achever le travail. Telle est leur seule promesse en cette journée particulièrement propice.

Mais il ne s’agit ni d’un désastre ni d’un Holocauste. Dans la guerre contre l’Iran, Israël a traversé ce que les psychologues appellent un «test de réalité», au cours duquel la vérité lui a été révélée. Et cela pourrait bien être l’évolution la plus positive de ces dernières années, à condition que le pays en tire les bonnes conclusions. Ce soi-disant désastre pourrait bien se transformer en une opportunité historique.

Lors d’une de ses précédentes catastrophes, celle de 1973, Israël avait su tirer les leçons et ouvrir un nouveau chapitre révolutionnaire de son histoire : celui de la paix. Le fiasco avec l’Iran nous oblige aujourd’hui à reprendre nos esprits une seconde fois, mais pour l’instant, personne n’est là pour mener cette réorientation.

Un peu de réalisme : un petit pays de 10 millions d’habitants ne peut pas se battre contre le monde entier, même si nous sommes les fils du peuple élu, qui sait tout et fait tout mieux que les autres. Israël ne peut pas renverser des régimes, ni dans la lointaine Téhéran, ni dans la proche Gaza, ni même à Ramallah, juste à côté. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas ; même les États-Unis n’y parviennent pas.

Nous regarder dans le miroir

Ils ne peuvent pas forcer des organisations à déposer les armes ni éradiquer les convictions politiques du cœur des gens. L’époque où l’Amérique était à notre merci est révolue. Reconnaître cette réalité nous offre l’occasion, au milieu de la succession de guerres récentes, de nous regarder dans le miroir : l’armée soi-disant toute-puissante de ce pays n’a réussi à obtenir aucun résultat significatif, si ce n’est la ruine politique.

Tout pays rationnel en tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée. L’histoire récente en a apporté suffisamment de preuves. Peut-être que toutes ces guerres futiles étaient nécessaires pour nous ouvrir les yeux et nous faire comprendre qu’aucune guerre choisie par Israël ne s’est jamais bien terminée.

Il ne reste que peu de temps pour parvenir à cette conclusion. Retirez les troupes de tout le Liban, avant qu’elles ne déclenchent une nouvelle guerre inutile contre l’Iran. Mettez immédiatement un terme à la folie qui sévit en Cisjordanie, avant qu’elle ne se retourne elle aussi contre nous. Accordez un peu de répit à l’armée et à l’armée de l’air, laissez-les respirer. Permettez aux soldats de profiter de leurs réductions militaires et de déjeuner dans les fast-foods de la rue Ibn Gvirol à Tel-Aviv.

Libérez les milliers d’otages palestiniens qui croupissent dans les prisons du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et commencez à vous comporter comme des êtres humains envers les Palestiniens, avant que le monde ne nous y oblige. Et décidez où nous allons, ce que nous voulons : deux États, un seul État démocratique ou un seul État d’apartheid suicidaire. Il n’y a pas de quatrième option et il n’y en aura jamais.

Israël ne peut pas désarmer le Hezbollah

Cette semaine, on a appris que l’armée israélienne demandait au gouvernement de parvenir à un accord avec le gouvernement libanais avant que l’armée ne soit contrainte de se retirer des zones occupées, la queue entre les jambes.

On a là, au moins, un cas de sobriété partielle. Après tout, l’accord avec le gouvernement libanais aurait pu être conclu plus tôt, mais Israël avait besoin de l’épreuve de la guerre pour se rendre compte qu’il ne peut pas désarmer le Hezbollah, et qu’il n’y parviendra jamais.

Les Forces de défense israéliennes (FDI), au moins, commencent à le comprendre. Il en va de même pour le Hamas, la résistance à l’occupation de la Cisjordanie et le régime iranien.

Le fait qu’Israël soit mégalomane ne signifie pas qu’il soit capable d’agir selon ses propres critères mégalomaniaques, en croyant que des bombardements ici et là serviront ses intérêts. Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité. Nous avons regardé la vérité droit dans les yeux – et elle a baissé les yeux. C’est maintenant à notre tour de baisser les nôtres.

Source : Haaretz.

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Accord Etats-Unis – Iran | Le rôle accélérateur du Qatar

Après des semaines de négociations intenses, le Qatar s’est imposé comme médiateur, contribuant à la conclusion d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. Les médiateurs précédents, tels que le Pakistan et Oman, ont été écartés lors des dernières étapes des négociations, dont les derniers détails ont été finalisés le week-end dernier. La signature officielle est prévue pour ce vendredi 19 juin 2026 en Suisse.

Imed Bahri

Médiateur entre Washington et les Talibans, médiateur entre Israël et le Hamas pour le cessez-le-feu à Gaza, le Qatar a donc retrouvé ce rôle qui lui permet d’être utile aux yeux de l’Oncle Sam. 

Selon Bloomberg, l’émirat gazier a été intégré au processus de médiation en mai. Ayant joué un rôle déterminant dans l’accord de paix négocié par les États-Unis l’année dernière entre Israël et le Hamas à Gaza, il a également joué un rôle essentiel dans la conclusion de cet accord.

Le Qatar a été la cible de nombreuses attaques iraniennes durant les semaines de combats qui se sont terminées par un premier cessez-le-feu début avril, ce qui faisait du succès des négociations un enjeu direct pour le pays. 

«Ce fut un réel plaisir de travailler avec le Qatar», a déclaré Donald Trump mardi aux côtés de l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, lors du sommet du G7 à Évian, en France. Il a ajouté en s’adressant à lui : «Vous étiez dans une situation périlleuse. Vous nous avez aidés avec un courage exceptionnel. Je tiens donc à vous en féliciter et vous serez toujours mes amis».

Ces éloges ont été prononcés malgré le scepticisme de certains faucons américains en matière de sécurité nationale et d’Israël à l’égard de Doha, en raison de l’accueil par le Qatar de la branche politique du Hamas. Le rôle du Qatar a durci la position de certains conservateurs israéliens opposés à l’accord.

Déblocage d’avoirs iraniens gelés

Néanmoins, un haut responsable américain a déclaré que les discussions publiques avec les Pakistanais et les échanges informels avec les Qataris avaient permis à l’administration américaine de mieux comprendre le système politique iranien et avaient finalement contribué à la conclusion de l’accord.

Une version de l’accord consultée par Bloomberg indique que les États-Unis et leurs partenaires régionaux mettront en place un programme de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement de l’Iran si un accord définitif est conclu. Mais le président américain a nié en bloc cela : «Nous n’investissons pas en Iran. Cette rumeur qui a circulé hier était ridicule. Nous n’avons aucun engagement à investir de l’argent en Iran»

Les États arabes du Golfe, notamment le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis, sont ceux qui ont le plus à perdre en cas d’échec des négociations de paix. Ils ont subi des milliards de dollars de dégâts suite aux attaques de missiles et de drones iraniens, ainsi que des perturbations de leur production et de leurs exportations d’énergie.

Trump a déclaré : «L’Iran a ciblé vos pays, et c’était en réalité une erreur, car cela nous a encore plus rapprochés.»

Même les Émirats, qui étaient auparavant favorables à toute attaque américaine contre l’Iran, reconnaissent désormais la nécessité d’une approche plus pragmatique et diplomatique, compte tenu des enjeux pour leur statut de plaque tournante financière et touristique majeure dans la région.

Selon un haut responsable américain, la possibilité de débloquer des milliards de dollars de fonds iraniens gelés dans le cadre d’un allègement des sanctions a été évoquée. Il a expliqué que cette mesure serait conditionnée par des résultats concrets, l’Iran devant démontrer qu’il ne poursuit pas de programme nucléaire et ne se livre pas à des activités clandestines inquiétantes. Le soutien ne prendra pas la forme de paiements directs des États-Unis mais plutôt par le déblocage d’avoirs gelés, l’ouverture de l’économie mondiale à l’Iran et des incitations à l’investissement d’autres pays dans le pays.

Dans ce contexte, les riches États du Golfe se distinguent car ils pourraient être sollicités pour contribuer au fonds de 300 milliards de dollars. Le président des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, a également rencontré Trump en marge du sommet du G7.

Ce fonds pourrait s’avérer aussi difficile à obtenir que celui précédemment proposé pour la reconstruction de Gaza, qui demeure divisée et dévastée des mois après l’accord de paix.

Cependant, l’Iran est toujours perçu comme un acteur majeur au niveau régional, notamment grâce à son influence sur le détroit d’Ormuz, qui lui confère un levier supplémentaire dans ses relations avec les États du Golfe.

Des pays comme les Émirats et le Qatar détiennent des dizaines de milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés et les États-Unis pourraient tout simplement fermer les yeux si ces fonds étaient débloqués sans objection.

Le Koweït pourrait également contribuer à un éventuel fonds s’il le souhaite, ayant lui aussi été la cible de missiles iraniens même après la déclaration du cessez-le-feu.

La position de l’Arabie saoudite demeure moins claire. Riyad, qui a renforcé ses liens avec la Turquie et le Pakistan et normalisé ses relations avec l’Iran pendant le conflit, semble moins alignée sur la position américaine qu’il y a quelques mois.

Il reste encore beaucoup à faire

La rupture entre l’Arabie saoudite et les Émirats accentue l’incertitude quant au rôle que le Royaume pourrait jouer dans la phase d’après-guerre, qui a redessiné l’équilibre politique et sécuritaire au Moyen-Orient.

Oman pourrait également contribuer à un éventuel fonds, compte tenu de ses liens diplomatiques et économiques historiquement étroits avec l’Iran. Cependant, alors que Mascate jouait un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran avant la guerre, l’administration Trump le considère désormais comme un partenaire peu fiable, selon un haut responsable américain.

Un responsable américain a déclaré que les États-Unis considèrent les Omanais comme plus proches de la position iranienne, compte tenu de leur gestion des négociations précédentes. De son côté, le sultanat d’Oman maintient sa neutralité dans ce conflit, sans prendre parti ni pour l’Iran ni pour les États-Unis.

Concernant le fonds de 300 milliards de dollars, aucun mécanisme clair n’est encore défini pour sa mise en œuvre. Il fera l’objet de discussions qui se poursuivront pendant les 60 jours suivant la signature du mémorandum d’entente, selon un diplomate proche des négociations.

Ce diplomate a expliqué que le plan repose sur l’attraction d’investisseurs privés, et non de gouvernements, et qu’aucun détail n’a encore été finalisé.

L’émir du Qatar, s’exprimant aux côtés de Trump lors du sommet du G7, a déclaré que, malgré d’énormes opportunités d’investissement en Iran, la priorité était de parvenir à un accord définitif sur les questions qui restent en suspens. Il a ajouté : «Il reste encore beaucoup à faire».

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Affaire Ben Sedrine | Ultime report avant verdict dans deux dossiers liés à l’IVD

L’examen de deux dossiers liés aux travaux de l’Instance Vérité et Dignité (IVD) et visant son ancienne présidente Sihem Ben Sedrine a été reporté.

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption près le Tribunal de première instance de Tunis a ainsi décidé, ce jeudi, de reporter les deux affaires au 25 juin 2026. Une échéance présentée par des sources judiciaires, citée par l’agence Tap, comme le dernier report avant la mise en délibéré de la cour.

Parmi les personnes visées par les poursuites dans ces deux dossiers figurent l’ancien ministre des Domaines de l’État, Mabrouk Korchid, et l’ex-membre de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Khaled Krichi. Les hommes d’affaires Slim Chiboub et Abdelmajid Bouden sont également poursuivis dans le cadre de ces mêmes affaires.

Les faits de ces deux dossiers sont étroitement liés aux activités de l’Instance, notamment les procédures de conciliation qui en ont découlé, ainsi qu’au dossier complexe de la Banque Franco-Tunisienne (BFT).

Y. N.

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Tunisie | Slim Laghmani juge au tribunal international du droit de la mer

Le Professeur Slim Laghmani a été élu, le jeudi 18 juin 2026, juge au Tribunal International du Droit de la Mer pour le mandat 2026-2035, dès le premier tour, lors des élections organisées au siège des Nations Unies à New York, à l’occasion de la trente-sixième réunion des États parties à la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer.

Cette élection, qui coïncide avec la célébration par la Diplomatie tunisienne cette année du 70ème anniversaire de la création du Ministère des Affaires Etrangères, témoigne de la confiance dont jouissent la Tunisie ainsi que ses compétences scientifiques, juridiques et académiques auprès de la communauté internationale. Elle reflète également le mérite du candidat tunisien, reconnu comme l’un des plus éminents spécialistes du droit international public et du droit de la mer aux niveaux régional et international.

Ce succès est le fruit d’efforts diplomatiques soutenus et continus menés par le Ministère des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, conformément aux orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République. Ces efforts ont débuté par l’obtention du soutien de l’Union Africaine à la candidature tunisienne, avant de se poursuivre à travers une série de contacts et de consultations bilatérales, tant en présentiel que par téléphone, entre le Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger et ses homologues des États parties.

Ces efforts ont également inclus le travail intensif accompli par la Mission Permanente de la Tunisie auprès des Nations Unies à New York et la Mission Permanente de la Tunisie auprès de l’Union Africaine à Addis-Abeba, notamment par l’organisation de rencontres directes entre le candidat tunisien et les représentants des États parties lors de ses deux visites à New York et de sa visite à Addis-Abeba. À cela se sont ajoutés les efforts déployés par les différentes structures du Ministère, par la Mission Permanente de la Tunisie à Genève ainsi que par l’ensemble des Ambassades de la République Tunisienne, contribuant ainsi à mobiliser un large soutien en faveur de cette candidature.

Cette élection revêt une importance particulière dans la mesure où elle renforce la représentation du continent africain et du monde arabe au sein du Tribunal International du Droit de la Mer. Elle contribue également à assurer la présence de compétences juridiques africaines et arabes au sein de l’une des plus importantes juridictions internationales chargées de l’application des dispositions de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer et du développement de la jurisprudence internationale dans ce domaine essentiel.

La candidature du Pr. Laghmani à cette fonction s’inscrit dans le cadre de l’engagement constant de la Tunisie en faveur de la légalité internationale, du renforcement de l’État de droit et du règlement pacifique des différends. Cette nouvelle réussite de la diplomatie multilatérale tunisienne confirme également la position de la Tunisie en tant que partenaire actif et digne de confiance dans les efforts internationaux visant à promouvoir une gouvernance efficace des espaces maritimes et à consolider le respect du droit international.

À cette occasion, le Ministère adresse ses plus sincères remerciements et sa profonde gratitude à tous les États frères et amis qui ont accordé leur confiance au candidat tunisien. Ce soutien témoigne de l’estime et du respect dont jouit notre pays sur la scène internationale et confirme la solidité des relations d’amitié et de coopération qui l’unissent à l’ensemble de ses partenaires.


Communiqué MAE

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Violences sexuelles : le nouveau protocole autorise les soins d’urgence sans feu vert de la justice

Le nouveau protocole national de prise en charge des victimes de violences sexuelles sera officiellement soumis au mois de septembre au ministre de la Santé. Celui-ci donnera alors son feu vert pour sa mise en vigueur immédiate sur l’ensemble du territoire tunisien. C’est ce qu’annonce le Professeur Mohamed Allouche, chef du service de médecine légale à l’hôpital Charles-Nicolle. 

Ce document de référence vise avant tout à unifier les procédures médicales et psychologiques. Et ce, afin d’assurer une qualité de soins identique pour chaque citoyenne ou citoyen, quelle que soit sa localisation géographique. L’architecture du protocole repose sur des axes fondamentaux incluant l’accueil avec consentement éclairé. De même que des examens techniques rigoureux pour identifier les traces d’agressions physiques et de violences sexuelles.

Il intègre également la réalisation systématique de prélèvements pour le dépistage de maladies transmissibles et l’analyse de preuves génétiques ou toxicologiques selon les besoins spécifiques de chaque situation. Au-delà de l’aspect purement clinique, une prise en charge psychologique et sociale pluridisciplinaire, impliquant des psychologues, des assistantes sociales et des infirmiers, est prévue pour atténuer les séquelles profondes liées à ces traumatismes.

Élaboré dans le cadre du projet Sila avec le soutien de l’Union européenne et des coopérations belge et espagnole, ce texte définit un parcours clair pour la victime. Car il facilite le contact avec les délégués à la protection de l’enfance et les associations d’aide juridique. Une innovation majeure concerne le traitement des cas urgents. Puisque le protocole permettra désormais une prise en charge directe pour les agressions survenues depuis moins de 48 heures sans exiger une réquisition judiciaire préalable auprès de la police ou du procureur de la République.

Formation de médecins urgentistes dans six gouvernorats

Pour pallier à l’actuelle absence de services de médecine légale dans six gouvernorats du pays, des programmes de formation spécifiques sont destinés aux médecins urgentistes et aux gynécologues-obstétriciens. Et ce, afin qu’ils puissent appliquer ces nouvelles normes de manière autonome. Le Professeur Allouche souligne que l’examen dans les trois premiers jours est déterminant tant pour la collecte des preuves matérielles que pour l’efficacité du soutien psychologique précoce. Enfin, la généralisation de ce cadre structuré permettra de centraliser les données statistiques au niveau national. Ce qui s’avère indispensable pour élaborer des politiques de prévention et de lutte efficaces contre ce fléau social.

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Kairouan | La politique au chevet d’un hôpital fantôme

 Entre le satisfecit mémoriel de Carthage et l’indignation tardive de l’ancien chef du gouvernement, la capitale des Aghlabides assiste à un énième duel de rhétorique où le développement régional reste le grand oublié.

Abdelwaheb Ben Moussa *

La visite avant-hier, mardi 16 juin 2026, du président Kaïs Saïed à Kairouan et le commentaire incisif attribué à Youssef Chahed qui s’en est suivi sur les réseaux sociaux viennent de réactiver, avec une virulence rare, le débat sur l’ordonnancement des priorités de l’État. En se félicitant ouvertement de l’avancement des travaux de réhabilitation de la Piscine des Aghlabides, menés sous la bannière de l’ingénierie militaire, le locataire de Carthage a voulu projeter l’image d’un État efficace, capable de restaurer ses symboles et sa dignité là où la bureaucratie civile a longtemps échoué. 

Pourtant, ce coup de projecteur présidentiel a offert à l’ancien chef du gouvernement une tribune idéale pour un retournement ironique.

La formule de Chahed, fustigeant une communication concentrée sur le patrimoine plutôt que sur le chantier sinistré de l’hôpital universitaire Roi Salman, se veut un coup d’éclat politique. 

Pourtant, cette joute numérique révèle une pathologie bien plus profonde : celle d’une classe politique qui traite les blessures structurelles du Centre-Ouest comme de simples arguments de communication.

Quand l’indignation sélective oublie son propre passif

L’efficacité rhétorique du commentaire de Youssef Chahed, distillé en dialecte tunisien pour maximiser son ancrage populaire, ne saurait masquer une évidente faille de cohérence temporelle. 

S’interroger aujourd’hui sur l’absence du président de la République sur le site de l’hôpital Roi Salman est une question légitime dans le fond, mais hautement problématique venant d’un homme qui a dirigé la Kasbah entre 2016 et 2019, sous la présidence de Béji Caïd Essebsi. 

Certes, ses partisans rappelleront les lourdeurs de la transition et les tiraillements de la coalition parlementaire de l’époque. Il n’en demeure pas moins que durant ces trois années de mandat, marqués par de grands arbitrages budgétaires bilatéraux, les financements saoudiens étaient déjà théoriquement validés et les blocages fonciers identifiés, sans qu’aucune pierre angulaire ne soit structurellement posée. 

Cette propension des anciens dirigeants à endosser l’habit de l’observateur neutre une fois revenus dans l’opposition fragilise la portée de leur critique. L’indignation, lorsqu’elle omet sa propre part de responsabilité historique, s’apparente davantage à une manœuvre de repositionnement personnel qu’à une exigence de reddition des comptes.

Kairouan entre symbole et symptôme

Au-delà de l’affrontement entre les deux hommes, le traitement de l’affaire de la «Piscine des Aghlabides» illustre une fausse dichotomie entre urgence économique et préservation patrimoniale.

En caricaturant la restauration de ce monument historique par l’image d’un simple chantier de maçonnerie accessible via un microcrédit de type Enda, la critique de l’ancien chef du gouvernement cède au raccourci populiste. Elle feint d’ignorer la complexité technique d’une réhabilitation patrimoniale de cette envergure, ici légitimée par la rigueur de l’institution militaire.

Le patrimoine culturel de Kairouan n’est pas une futilité esthétique ; c’est un actif économique territorial majeur pour l’attractivité et le tourisme de la région. 

Le véritable problème ne réside pas dans le fait que le chef de l’État se réjouisse de la renaissance des symboles historiques, mais dans l’incapacité chronique des gouvernances successives à articuler ces réussites mémorielles avec un plan de développement global. 

L’hôpital Roi Salman reste le symptôme d’une fracture sanitaire Est-Ouest que les promesses non tenues n’ont fait qu’exacerber, illustrant la faillite systémique des procédures de passation des marchés publics et des mécanismes d’exécution de l’État, imperméables aux alternances politiques.

Une opposition en quête de voix

Ce duel par écrans interposés met en lumière le vide programmatique d’une opposition qui peine à formuler des alternatives concrètes. S’il est indéniable que la concentration actuelle des pouvoirs exécutifs accentue la responsabilité directe de Carthage dans la lenteur des grands chantiers, critiquer l’omission des infrastructures vitales en rabaissant les succès logistiques de l’armée sur le terrain patrimonial condamne la parole politique à la stérilité. 

On ne résout pas une crise d’exécution par de l’ironie virtuelle, pas plus qu’on ne la résout par des injonctions morales. 

Entre celui qui visite sans bâtir et celui qui critique sans avoir bâti, c’est Kairouan qui paie le prix de cette symétrie stérile.

Pour que la capitale des Aghlabides sorte de l’ornière, elle n’a plus besoin de constats indignés ni de mises en scène de l’autorité, mais d’une refondation profonde de la gouvernance d’exécution qui libère l’administration de sa frilosité et transforme enfin les promesses budgétaires en réalités palpables pour les citoyens.

* Ingénieur informatique et cadre de banque.

NB: un outil d’intelligence artificielle générative a été mobilisé dans le cadre de la préparation de ce texte. Son usage s’est strictement limité à l’aide à la structuration du plan argumentaire, à la vérification de la cohérence chronologique des faits avancés, ainsi qu’à l’optimisation stylistique des transitions textuelles. L’analyse de fond, les choix d’angles critiques et les orientations politiques demeurent l’œuvre exclusive de l’auteur.

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Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage

Bien que l’accord américano-iranien ait suscité l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz et d’une reprise des exportations de pétrole et de gaz, la réalité sur le terrain pourrait s’avérer plus complexe que ne le laissent entendre les déclarations politiques. L’accord qui devrait être signé à Genève vendredi 19 mai 2026 pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.

Imed Bahri

Pour le New York Times, la question cruciale n’est plus de savoir si l’accord sera signé vendredi, mais plutôt l’Iran a-t-il posé des mines marines dans le détroit ? Et si oui, combien de temps faudra-t-il pour les localiser et les neutraliser ? 

À ce jour, aucune réponse définitive n’a été apportée. Durant les mois de guerre, des dizaines de navires ont traversé le détroit sans rencontrer de mines. Le Commandement central américain a annoncé en mars avoir ciblé 16 navires iraniens utilisés pour poser des mines à proximité du détroit. Mais nul ne sait avec certitude si l’Iran a réussi à poser des mines avant ou après ces frappes.

Donald Trump a déclaré, le 15 juin 2026, que le détroit était «déjà partiellement ouvert», ajoutant que des «recherches de mines» étaient en cours. Le président américain a également indiqué qu’il demanderait aux pays européens de contribuer aux opérations de déminage.

Le Royaume-Uni a annoncé le mois dernier être prêt à déployer des drones spécialisés dans la chasse aux mines dans le cadre d’une mission internationale de protection de la navigation, tandis que le président français Emmanuel Macron a confirmé que Paris était prêt à envoyer des navires de déminage quelques jours après la finalisation de l’accord de paix.

Un important arsenal iranien

Avant le déclenchement de la guerre, les services de renseignement américains estimaient que l’Iran possédait environ 5 000 mines marines de différents types.

Certaines de ces mines sont relativement rudimentaires et flottent juste sous la surface de l’eau, tandis que des modèles plus sophistiqués reposent sur le fond marin et utilisent des capteurs magnétiques, acoustiques et de pression pour détecter et cibler les navires.

Comment la marine américaine va-t-elle les rechercher ?

La marine américaine se prépare à utiliser une nouvelle génération de systèmes sans pilote.

Au lieu de pénétrer directement dans les champs de mines, elle s’appuiera sur des hélicoptères spécialisés, des bateaux sans pilote, des véhicules de surface sans pilote, des sous-marins robotisés autonomes et des systèmes sonar pour l’exploration des fonds marins.

Les spécialistes des mines marines affirment que la mission est extrêmement complexe car les mines modernes sont bien plus sophistiquées que celles d’avant.

Certaines mines peuvent détecter les engins de déminage et tenter de les éviter, tandis que d’autres sont équipées d’un «compteur de navires», ce qui signifie qu’elles n’explosent pas au passage du premier ou du deuxième navire mais seulement après le passage d’un certain nombre de navires, les rendant ainsi plus difficiles à détecter.

Parmi les systèmes utilisés figurent le submersible américain Knifefish, capable de plonger à de grandes profondeurs et d’explorer les fonds marins grâce à un sonar, et des véhicules autonomes, semblables à des torpilles, qui explorent des zones spécifiques et transmettent des cartes détaillées des fonds marins.

Après analyse des données, des véhicules télépilotés, équipés de caméras et de bras robotisés, sont déployés pour inspecter les objets suspects. Si l’objet est identifié comme une mine marine, le robot peut y fixer une charge explosive et la faire détoner à distance. Dans certains cas, plus compliqués, les plongeurs démineurs de l’US Navy sont contraints de descendre seuls.

Un véritable casse-tête 

La neutralisation des mines intelligentes gisant au fond de la mer est considérée comme l’une des missions navales militaires les plus dangereuses. C’est pourquoi ces plongeurs s’entraînent parfois à descendre complètement seuls, sans corde ni bouée de sécurité, car l’explosion d’une mine pourrait tuer plusieurs personnes s’ils travaillaient en équipe.

Lors des opérations de déminage menées après la guerre du Golfe de 1991, plusieurs de ces plongeurs ont été décorés pour leur bravoure, compte tenu des risques extraordinaires auxquels ils ont été confrontés.

Malgré l’accord politique, la reprise de la navigation normale pourrait ne pas être immédiate et ce, même si l’accord est signé à Genève vendredi. Il faut d’abord s’assurer que le détroit est exempt de mines. Ensuite, il faut organiser le passage des centaines de navires bloqués de part et d’autre du détroit. Ce n’est qu’alors que le commerce normal pourra reprendre.

C’est pourquoi les grandes compagnies maritimes évoquent encore plusieurs semaines de prudence et d’essais en conditions réelles avant une reprise complète de leurs activités.

Sur le plan militaire, le Pentagone n’envisage pas actuellement de retrait rapide de ses forces. Plus de 50 000 soldats américains restent déployés dans la région, ainsi que deux porte-avions et des dizaines d’avions de chasse, dans l’attente de la confirmation de la pérennité de l’accord. Autrement dit, l’accord pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.

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Fête de la musique : la Préfecture de police interdit le concert organisé par LFI

Hier soir (17 juin), La France insoumise apprenait l’interdiction de son concert et a immédiatement annoncé un recours devant le tribunal administratif. Événement interdit. La Préfecture de police a publié un arrêté, hier (17 juin), annonçant l’interdiction du concert prévu…

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Amnesty international s’alarme avant l’audience de Sihem Bensedrine

L’organisation Amnesty international a exprimé sa vive préoccupation face aux poursuites judiciaires visant Sihem Bensedrine, ancienne présidente de la Instance Vérité et Dignité (IVD).

Selon l’organisation, ces procédures dissimulent des motivations politiques liées au travail de mémoire et de lutte contre l’impunité visant Sihem Bensedrine et à l’approche de son audience prévue ce jeudi 18 juin, AI affirme redoute l’absence d’un procès équitable.

En raison de la grève générale des avocats tunisiens prévue le même jour, l’organisation redoute que Sihem Bensedrine ne soit privée d’une assistance juridique adéquate, ce qui entraverait gravement son droit constitutionnel à la défense, lit-on encore dans le communiqué publié ce mercredi 17 juin 2026.

Amnesty international appelle à garantir un procès juste, public et équitable, à respecter l’intégralité des droits de la défense et à fournir toutes les garanties juridiques requises.

Dans son communiqué, Amnesty réclame par ailleurs l’arrêt immédiat de ce qu’elle qualifie de «poursuites à motivation politique ou vindicative» et appelle «l’État à instaurer un climat sécurisé permettant à chacun d’exercer librement son droit à l’expression et au militantisme pacifique, sans crainte de représailles ou d’intimidation».

Y. N.

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Europe. L’éternel combat des immigrés pour leur liberté

Tous les gouvernements européens, à commencer par la France, ne se cachent plus pour appeler à bouter les immigrés hors du pays, poussant le cynisme jusqu’à organiser un référendum comme en Suisse. Portée par le parti d’extrême droite Union démocratique…

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