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La Tunisienne Lamia Ouanes Besbes élue vice-présidente de la Société de réanimation de langue française

Source: ministère de la Santé

 

La docteure Lamia Ouanes Besbes, cheffe du service de réanimation médicale à l’hôpital universitaire Fattouma-Bourguiba de Monastir, a été élue vice-présidente de la Société de réanimation de langue française (SRLF), a annoncé le ministère de la Santé.

Cette élection place une spécialiste tunisienne à la tête de l’une des principales sociétés savantes de référence dans le domaine de la réanimation et des soins intensifs dans l’espace francophone. La SRLF rassemble plus de 3 000 professionnels de la réanimation et des soins critiques issus de plusieurs pays francophones et joue un rôle majeur dans la promotion de la recherche scientifique, de la formation médicale continue et de l’amélioration des pratiques cliniques.

Réagissant à cette distinction, la Dr Lamia Ouanes Besbes a affirmé que la confiance accordée par les membres de la société constitue à la fois un honneur et une responsabilité. Elle a souligné que ce mandat représente une motivation supplémentaire pour poursuivre son engagement en faveur de la recherche, de la formation, de l’innovation et de l’amélioration de la qualité des soins.

Pour le ministère de la Santé, cette élection constitue une reconnaissance internationale des compétences médicales tunisiennes. Elle témoigne de la capacité des experts tunisiens à s’imposer au sein des instances scientifiques de premier plan et à contribuer à l’évolution des pratiques médicales dans leur spécialité.

Au-delà du parcours individuel de la praticienne, cette nomination met en lumière le rayonnement de la médecine tunisienne sur la scène internationale. Elle confirme également la place qu’occupe l’école médicale tunisienne dans la formation de compétences reconnues à l’échelle régionale et internationale, malgré les défis auxquels fait face le secteur de la santé.

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Urgences cardiaques : Najda performe, mais jusqu’où ?

Un an après son lancement progressif, la plateforme Najda affiche des résultats qui retiennent l’attention. Plus de 3 000 patients enregistrés, près de 2 000 cathétérismes d’urgence réalisés, 280 thrombolyses, et un taux d’intervention atteignant 99 % dans les cas traitables : les chiffres présentés cette semaine par le ministère de la Santé dessinent le portrait d’un dispositif désormais pleinement opérationnel.

Ces résultats prolongent une première communication du ministère en mars, qui évoquait déjà plusieurs milliers de patients pris en charge, signe d’une montée en puissance progressive du dispositif.

Ces données ont été dévoilées à l’occasion d’une réunion de travail présidée par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, en présence des chefs de services de cardiologie, des responsables du SAMU et des urgences. L’objectif : dresser un état des lieux, mais aussi identifier les marges de progression.

« Le temps = la vie du cœur »

C’est autour de cette équation que s’est structuré le dispositif. Dès l’admission aux urgences, les données médicales sont transmises en temps réel vers les équipes de cardiologie interventionnelle ou le SAMU, permettant d’anticiper l’acte thérapeutique.

Résultat : près de 90 % des interventions sont désormais réalisées en moins de quatre heures — contre environ 30 % il y a une décennie. Une évolution significative, dans un domaine où chaque minute influe directement sur les chances de survie.

Ce que les chiffres ne disent pas encore

Les indicateurs opérationnels progressent nettement. Mais leur traduction en résultats cliniques reste à documenter. Le lien direct avec la mortalité ou la réduction des séquelles n’a pas encore fait l’objet de données consolidées rendues publiques.

Autrement dit, Najda semble avoir permis de gagner la bataille du temps médical. Reste à en mesurer pleinement les effets à l’échelle nationale, tant en termes de survie que de qualité de vie des patients.

C’est l’enjeu de la phase qui s’ouvre : accélérer encore les délais de réponse, garantir la disponibilité en temps réel des salles de cathétérisme, renforcer la coordination entre les différents intervenants — et traduire ces performances en résultats cliniques comparables et documentés.

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Blanchiment des dents : Mise en garde contre des pratiques illégales en Tunisie

Le ministère de la Santé et le ministère du Commerce et du Développement des exportations ont mis en garde contre la multiplication d’offres de blanchiment des dents proposées en dehors du cadre médical. Dans un communiqué conjoint, les deux départements alertent sur des pratiques exercées dans des espaces non autorisés et susceptibles de présenter des risques pour la santé.

Selon ce communiqué, des annonces et offres promotionnelles circulent sur internet et les réseaux sociaux proposant des services de blanchiment dentaire dans des centres ou espaces non habilités. Ces services sont parfois accompagnés de publicités trompeuses et de prix attractifs destinés à attirer les consommateurs.

Un acte médical encadré par la loi

Les deux ministères rappellent que le blanchiment des dents est considéré comme un acte médical et qu’il ne peut être pratiqué que par un chirurgien-dentiste et dans des structures autorisées.

Les autorités soulignent également que les produits utilisés dans ce type de traitement contiennent souvent des substances chimiques, notamment du peroxyde d’hydrogène, qui peuvent présenter des risques en cas de mauvaise utilisation ou d’absence de supervision médicale.

Des limites strictes pour les produits utilisés

Le communiqué précise que l’utilisation de produits contenant plus de 0,1 % de peroxyde d’hydrogène est interdite en dehors des structures médicales autorisées.

Les produits dont la concentration se situe entre 0,1 % et 6 % ne peuvent être utilisés que par un chirurgien-dentiste ou sur prescription médicale. L’usage de produits dépassant 6 % de peroxyde d’hydrogène est également interdit.

Appel à la vigilance

Face à la prolifération de ces offres, les deux ministères appellent les citoyens à faire preuve de vigilance et à éviter les centres improvisés ou les services proposés par des personnes non qualifiées.

Ils invitent également le public à signaler toute activité suspecte ou toute pratique illégale aux autorités compétentes afin de permettre l’application des mesures prévues par la loi.

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