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Origine de la Covid : le coup d’éclat de Tulsi Gabbard contre Anthony Fauci avant son départ

Pour son dernier jour à la tête du renseignement américain, Tulsi Gabbard frappe un grand coup en publiant des documents confidentiels explosifs. Elle accuse directement le Dr Anthony Fauci d’avoir collaboré avec des agents politisés pour masquer la fuite de laboratoire à Wuhan et d’avoir menti au Congrès.

La directrice sortante du renseignement national américain a rendu publiques des correspondances inédites mettant gravement en cause l’ancien patron de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). Selon le Bureau du directeur du renseignement national, ces pièces officielles démontrent que le Dr Anthony Fauci a orchestré, en coulisses, la manipulation des évaluations des services secrets pour imposer la thèse d’une origine naturelle du virus et censurer l’hypothèse d’un accident de laboratoire.

Ces documents, fruits d’une enquête de déclassification d’un an alimentée par plusieurs lanceurs d’alerte, révèlent également le rôle financier de premier plan joué par le scientifique. L’administration affirme que le Dr Fauci a détourné des millions de dollars du contribuable américain pour financer des recherches à haut risque dites de « gain de fonction » sur les coronavirus de chauves-souris au sein même de l’Institut de virologie de Wuhan, un site aujourd’hui largement désigné comme la source probable de la pandémie de Covid-19.

Le rapport détaille la triple casquette de l’expert durant la crise sanitaire, à la fois financeur de projets virologiques dangereux liés aux « vaccins universels », conseiller de l’ombre de la communauté du renseignement — qui suivait majoritairement ses directives — et principal commentateur public de la pandémie. Tulsi Gabbard souligne que l’analyse de centaines de courriels prouve l’implication de scientifiques payés par le NIAID pour orienter les conclusions des services d’espionnage.

L’offensive de la directrice sortante prend aussi une tournure judiciaire puisque le communiqué accuse formellement le Dr Fauci de parjure devant le Congrès américain en 2024, année où il avait nié sous serment toute participation à des discussions sur ces recherches virologiques. Enfin, l’enquête lève le voile sur un système de pressions internes au sein du renseignement américain, affirmant que les analystes opposés aux conclusions officielles ont subi des marginalisations et des menaces de représailles directes sur leurs carrières. Pour Tulsi Gabbard, la publication de ces preuves met fin à des années de mensonges et de censure organisée.

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Star Assurances reporte son AGO au 21 juillet

Le conseil d’administration de Star Assurances a annoncé, le 19 juin 2026, le report de son Assemblée générale ordinaire initialement prévue le mardi 23 juin 2026. La réunion se tiendra finalement le 21 juillet 2026 au siège social de la compagnie.

Cette décision vise à maximiser la participation des actionnaires, à garantir l’exercice de leurs droits et à finaliser l’ensemble des formalités légales et réglementaires requises. Une nouvelle convocation sera officiellement publiée prochainement, en conformité avec les dispositions en vigueur.

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Diplomatie tunisienne : les femmes, désormais 80% des nouvelles recrues

Près de quatre diplomates tunisiens sur dix sont aujourd’hui des femmes. Le chiffre, avancé vendredi par le chef de la diplomatie Mohamed Ali Nafti, illustre une dynamique qui s’accélère d’année en année : la dernière promotion de secrétaires des Affaires étrangères comptait 80% de femmes, contre 74% en 2025 et seulement la moitié l’année précédente.

C’est à l’occasion de la Journée internationale des femmes dans la diplomatie que ces données ont été dévoilées, lors d’une cérémonie tenue au siège de l’Académie diplomatique de Tunis. La rencontre, placée sous le signe de l’engagement des femmes au service de la paix et du développement, a réuni diplomates et représentants d’organisations internationales.

Dans son intervention, le ministre a tenu à inscrire cette évolution dans la durée. Il a rappelé que des femmes figuraient déjà dans la toute première délégation tunisienne envoyée à l’Assemblée générale des Nations unies, au lendemain de l’Indépendance — un choix qui, selon lui, traduisait l’attachement des fondateurs de l’État moderne au principe d’égalité entre citoyens et à l’émancipation féminine.

Mohamed Ali Nafti a également salué la mémoire des diplomates tunisiennes qui, depuis cette époque, ont œuvré à la défense de la souveraineté du pays, à la promotion de ses intérêts et à l’avancée du développement durable. Leurs héritières, a-t-il poursuivi, occupent désormais des fonctions à responsabilité, que ce soit au sein du ministère ou dans les instances internationales, où elles prennent part aux négociations, aux dialogues et à la recherche de consensus contribuant à la stabilité régionale et mondiale.

Le chef de la diplomatie est par ailleurs revenu sur l’engagement précoce de la Tunisie envers la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en 2000, qui reconnaît le rôle des femmes non seulement comme bénéficiaires de protection, mais comme actrices à part entière de la construction de la paix. La Tunisie, a-t-il précisé, a été la première nation d’Afrique du Nord à se doter d’un plan d’action national pour appliquer ce texte, et la première de la région à en adopter un second, pour la période 2023-2027.

De son côté, Florence Basty, qui dirige le bureau d’ONU Femmes pour la Tunisie et la Libye, a salué un pays qu’elle considère comme précurseur en matière de droits des femmes, sur la scène régionale comme internationale. Son parcours depuis l’Indépendance, a-t-elle estimé, témoigne d’une influence durable des femmes tunisiennes dans la diplomatie multilatérale et les initiatives de paix à travers le monde.

Selon elle, les jeunes générations de diplomates perpétuent aujourd’hui cet héritage transmis par leurs aînées, tout en s’ouvrant à de nouvelles perspectives de responsabilité et d’influence. En plaçant les femmes au centre de ses priorités diplomatiques, a-t-elle ajouté, la Tunisie fait de leur participation pleine et égale un véritable choix stratégique, doublé d’une responsabilité assumée sur le plan international. Cette approche, a-t-elle conclu, trouve son ancrage dans l’agenda « Femmes, paix et sécurité » et dans la résolution 1325, référence centrale pour renforcer la place des femmes dans la prévention des conflits et la consolidation d’une paix durable.

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Eaux usées traitées : la Tunisie et la FAO renforcent la sécurité sanitaire de la réutilisation agricole

Un atelier organisé jeudi à Sousse par la FAO, le ministère de l’Agriculture et l’ONAS a révisé le plan d’amélioration de l’utilisation sûre des eaux usées traitées en agriculture, dans le cadre du projet « Water Scarcity Initiative » (WSI).

La rencontre s’appuie sur une expérience pilote menée à Zaouiet-Sousse, basée sur la planification de la sécurité sanitaire de l’assainissement (PSS), une méthode permettant d’identifier et de maîtriser les risques sanitaires tout au long de la chaîne, de la collecte des eaux usées jusqu’à leur réutilisation agricole.

Sinan Bacha, coordinateur national du projet WSI, a rappelé que cette réutilisation figure parmi les priorités de la stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050. Le gouverneur de Sousse, Soufien Tanfouri, a quant à lui souligné les volumes importants d’eaux usées produits dans la région et souhaité l’extension de cette expérience à d’autres zones du pays.

Selon la FAO, cette démarche vise à sécuriser les pratiques agricoles tout en répondant aux engagements internationaux sur l’eau, l’économie circulaire et l’Objectif de développement durable n°6. L’organisation accompagne également la Jordanie et la Palestine dans une initiative régionale visant à adapter cette méthodologie aux contextes arabes, avec l’appui d’institutions nationales, d’experts et d’acteurs locaux.

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MPBS : distribution de près de 5 MDT de dividendes en juillet 2026

L’Assemblée générale ordinaire de la société MPBS, réunie le 13 juin 2026, a validé la distribution d’un montant global de dividendes de 4,96 MDT au titre de l’exercice 2025. Cette enveloppe se traduira par le versement d’un dividende de 0,240 DT par action à ses actionnaires.

Le détachement de ce dividende sur la Bourse est programmé pour le 7 juillet 2026. La mise en paiement effective sur les comptes des investisseurs débutera quant à elle le 9 juillet 2026.

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UNIMED : distribution de 20 MDT de dividendes en septembre 2026

L’Assemblée Générale Ordinaire de la société UNIMED, réunie le 17 juin 2026, a décidé de distribuer un montant total de dividendes de 20 MDT au titre de l’exercice 2025.

Cette décision de l’AGO d’UNIMED correspond à l’attribution d’un dividende de 0,625 DT par action à destination de ses actionnaires.

A cet égard, le détachement de ce dividende est officiellement programmé pour le 9 septembre 2026.

Quant aux opérations de paiement effectif débuteront quant à elles le 11 septembre 2026.

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New Body Line : le chiffre d’affaires grimpe à 9,77 millions de dinars

Le groupe textile New Body Line a fortement réduit sa perte nette consolidée en 2025, à 62 340 dinars, contre un déficit de 6,12 millions de dinars en 2024.

Le chiffre d’affaires consolidé progresse, à 9,77 millions de dinars contre 8,86 millions de dinars un an plus tôt. Le résultat d’exploitation reste négatif mais se redresse nettement, passant d’un déficit de 6,44 millions de dinars à un déficit de 389 109 dinars. Les capitaux propres consolidés s’établissent à 4,99 millions de dinars, contre 5,07 millions de dinars en 2024.

Le total du bilan consolidé atteint 7,27 millions de dinars au 31 décembre 2025, contre 7,09 millions de dinars un an plus tôt. L’amélioration du résultat s’explique en grande partie par la baisse des dotations aux amortissements et provisions, qui reculent à 877 199 dinars contre 6,7 millions de dinars en 2024, exercice marqué par une provision de 5,6 millions de dinars sur des actifs financiers.

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SIAME : le bénéfice consolidé bondit de 75 %

Le groupe industriel tunisien SIAME a clôturé l’exercice 2025 avec un résultat net consolidé en hausse de 75 %, à 4,178 millions de dinars, contre 2,383 millions de dinars un an plus tôt. Le chiffre d’affaires consolidé recule légèrement, à 61 millions de dinars contre 63,1 millions de dinars en 2024.

Le résultat d’exploitation de SIAME progresse fortement, passant de 6 millions à 8,25 millions de dinars. Les capitaux propres consolidés du groupe atteignent 34,2 millions de dinars, contre 29,9 millions de dinars en 2024. Le résultat par action ressort à 0,271 dinar contre 0,154 dinar. Le total du bilan consolidé s’établit à 66,99 millions de dinars au 31 décembre 2025, en léger repli par rapport aux 67,74 millions de dinars de l’exercice précédent.

Sur le plan du périmètre de consolidation, la participation de SIAME dans sa filiale TOUTALU a été diluée de 89,28 % à 52,08 % suite à une augmentation de capital ouverte à un nouvel actionnaire, sans perte de contrôle. La société IAT, ainsi que ses filiales IAT Europe et Média-Tech, sont sorties du périmètre de consolidation après une dilution de la participation de SIAME de 41 % à 14,99 %, entraînant une perte de contrôle.

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Violences sexuelles : le nouveau protocole autorise les soins d’urgence sans feu vert de la justice

Le nouveau protocole national de prise en charge des victimes de violences sexuelles sera officiellement soumis au mois de septembre au ministre de la Santé. Celui-ci donnera alors son feu vert pour sa mise en vigueur immédiate sur l’ensemble du territoire tunisien. C’est ce qu’annonce le Professeur Mohamed Allouche, chef du service de médecine légale à l’hôpital Charles-Nicolle. 

Ce document de référence vise avant tout à unifier les procédures médicales et psychologiques. Et ce, afin d’assurer une qualité de soins identique pour chaque citoyenne ou citoyen, quelle que soit sa localisation géographique. L’architecture du protocole repose sur des axes fondamentaux incluant l’accueil avec consentement éclairé. De même que des examens techniques rigoureux pour identifier les traces d’agressions physiques et de violences sexuelles.

Il intègre également la réalisation systématique de prélèvements pour le dépistage de maladies transmissibles et l’analyse de preuves génétiques ou toxicologiques selon les besoins spécifiques de chaque situation. Au-delà de l’aspect purement clinique, une prise en charge psychologique et sociale pluridisciplinaire, impliquant des psychologues, des assistantes sociales et des infirmiers, est prévue pour atténuer les séquelles profondes liées à ces traumatismes.

Élaboré dans le cadre du projet Sila avec le soutien de l’Union européenne et des coopérations belge et espagnole, ce texte définit un parcours clair pour la victime. Car il facilite le contact avec les délégués à la protection de l’enfance et les associations d’aide juridique. Une innovation majeure concerne le traitement des cas urgents. Puisque le protocole permettra désormais une prise en charge directe pour les agressions survenues depuis moins de 48 heures sans exiger une réquisition judiciaire préalable auprès de la police ou du procureur de la République.

Formation de médecins urgentistes dans six gouvernorats

Pour pallier à l’actuelle absence de services de médecine légale dans six gouvernorats du pays, des programmes de formation spécifiques sont destinés aux médecins urgentistes et aux gynécologues-obstétriciens. Et ce, afin qu’ils puissent appliquer ces nouvelles normes de manière autonome. Le Professeur Allouche souligne que l’examen dans les trois premiers jours est déterminant tant pour la collecte des preuves matérielles que pour l’efficacité du soutien psychologique précoce. Enfin, la généralisation de ce cadre structuré permettra de centraliser les données statistiques au niveau national. Ce qui s’avère indispensable pour élaborer des politiques de prévention et de lutte efficaces contre ce fléau social.

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Énergie : le déficit commercial grimpe à 4,2 milliards de dinars

Le déficit de la balance commerciale énergétique, en tenant compte de la redevance du gaz algérien exportée, a enregistré, à fin avril 2026, une hausse de 19 % pour se situer à 4222 millions de dinars (MD); contre 3548 MD à fin avril 2025. C’est ce qu’indique le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire National de l’Energie et des Mines (ONEM).

Les exportations des produits énergétiques ont enregistré une hausse en valeur de 41 % accompagnée par une hausse des importations en valeur de 23 %. L’ONEM a rappelé dans ce cadre que les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie sont très sensibles à trois facteurs. A savoir : les quantités échangées; le taux de change dollar/dinar ($/DT); et les cours du Brent, qualité de référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté ainsi que les produits pétroliers.

En effet, au cours du mois d’avril 2026, les cours du Brent ont augmenté de 52.8 $/bbl par rapport au mois d’avril 2025. Et ce, sous l’effet de l’escalade des tensions au Moyen-Orient, en particulier du conflit dans la région et des risques pesant sur le transit pétrolier à travers le détroit d’Ormuz, a fait remarquer la même source.

Au cours de la même période, le taux de change du dinar tunisien a enregistré une amélioration de 4 % par rapport au dollar américain, principale devise d’échange des produits énergétiques en comparaison avec la même période de l’année dernière.

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Violences sexuelles : la Tunisie s’unit pour un protocole de prise en charge unique

La Tunisie s’apprête à finaliser un protocole national médico-légal et psychologique. Il est harmonisé pour la prise en charge des victimes de violences sexuelles. L’objectif est double : garantir une réponse coordonnée et scientifiquement fondée sur l’ensemble du territoire; tout en assurant un respect strict des droits des victimes.

Cette ambition a structuré les débats du colloque international « Réponse médico-légale et psychologique harmonisée aux violences sexuelles : standards, coordination et approche intégrée », ouvert le 18 juin 2026 à Tunis. Organisé à l’initiative de l’Unité médico-judiciaire Injed de l’hôpital Charles Nicolle, sous l’égide du ministère de la Santé et en partenariat avec le projet Sila, l’événement réunit pendant deux jours diplomates européens, experts, magistrats, médecins légistes, psychologues et représentants de la société civile, en présence de la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes et les filles.

Au cœur des échanges réside un constat partagé : face aux violences sexuelles, aucune institution ne peut agir de manière isolée. L’efficacité repose sur une action transversale associant la santé, la justice, la sécurité, le travail social et le soutien psychologique. Le futur protocole devra ainsi couvrir l’intégralité de la chaîne d’intervention, depuis l’accueil et l’examen médical jusqu’au recueil des preuves, à la protection immédiate et à l’accès à la justice. Neutralisant ainsi les risques de victimisation secondaire, de culpabilisation ou de ruptures de parcours.

Cette dynamique s’inscrira dans la durée pour permettre aux victimes de sortir de l’isolement et, pour certaines, de devenir à leur tour actrices de cette lutte. L’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, met toutefois en garde contre la persistance des violences basées sur le genre. Il estime que le dynamisme de la société civile et des institutions tunisiennes est réel. Mais la réponse doit désormais dépasser les seuls volets juridiques et de sensibilisation pour placer l’humain au centre des dispositifs. Face à des données alarmantes concernant les mineurs, le diplomate européen insiste sur l’obligation absolue de préserver leur équilibre physique et psychologique. Tout en rappelant l’engagement de longue date de l’UE à travers le programme Amna de lutte contre ces violences.

L’urgence est mondiale : près d’une femme sur trois subit des violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie. Un fléau qui n’épargne ni la Tunisie ni l’Europe. Pour l’ambassadeur du Royaume de Belgique en Tunisie, François Dumont, la mobilisation doit s’axer sur les droits humains, la prévention, le soin et l’autonomisation; tout en s’attaquant de front aux normes sociales discriminatoires. La Belgique partage d’ailleurs ses propres modèles lors de ce colloque, qu’il s’agisse de sa loi spécifique « Stop féminicide » adoptée en 2023 — une première européenne — que de ses centres d’aide accessibles 24 heures sur 24, détaillés par une experte de l’Institut belge pour l’égalité des femmes et des hommes. François Dumont salue au passage la loi tunisienne de 2017 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qu’il considère comme un texte majeur du cadre juridique national.

L’efficacité de cette lutte dépend d’un maillage sectoriel serré. L’ambassadeur du Royaume d’Espagne en Tunisie, Isidro Antonio Gonzalez Afonso, inscrit cette démarche dans la politique étrangère féministe de son pays — dont le gouvernement est composé aux deux tiers de femmes. La coopération espagnole, présente en Tunisie depuis vingt ans aux côtés de l’Office national de la famille et de la population, apporte son expertise technique au colloque via l’intervention de deux spécialistes de la médecine légale, chargées de présenter les méthodes espagnoles de détection précoce et d’évaluation des mineurs. Ce soutien s’appuie sur un mémorandum d’entente signé en 2018 entre les deux pays et fait écho à la récente conférence sur les politiques étrangères féministes en Espagne, qui appelait à la création de systèmes intégrés et coordonnés.

Ces efforts internationaux convergent vers le projet Sila, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par les coopérations belge et espagnole, qui articule le travail des ministères de la Santé et de la Famille. Le partenariat avec l’Unité Injed de l’hôpital Charles Nicolle témoigne de cette volonté d’institutionnaliser des pratiques d’excellence.

En clôture de la séance d’ouverture, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, réaffirme que la violence sexuelle constitue une violation grave des droits humains et un traumatisme profond pour la société tout entière. Face à cela, la réponse de l’État se doit d’être uniforme, accessible et juridiquement solide, en parfaite conformité avec le code de protection de l’enfant, la législation contre la traite des personnes et les engagements internationaux de la Tunisie, tels que le Protocole de Palerme. Plus qu’un simple document technique, ce futur référentiel unique est une étape hautement stratégique. Pour Mustapha Ferjani, unifier les pratiques des professionnels de santé et des médecins légistes permettra de transformer la médecine légale en un véritable outil de protection et de preuve, garantissant une stricte égalité de traitement pour chaque victime, quelle que soit sa région.

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Vie, digital et innovation : la STAR accélère sa mutation et prépare l’avenir

 STAR Assurances a clôturé l’exercice 2025 avec une croissance de ses primes émises de 12%, supérieure à celle du marché de l’assurance.

Sa part de marché se consolide ainsi à 11,35%, contre 11,29% un an plus tôt. Ces résultats, présentés le 17 juin 2026 lors de la communication financière consacrée à l’exercice, confirment selon Laurent Thuillier, directeur général depuis fin avril 2025, la position de leader de la compagnie.

Le marché tunisien de l’assurance a atteint environ 4,3 milliards de dinars en 2025, en hausse de 11,4%, après une progression de 10,8% en 2024 : deux années consécutives de croissance à deux chiffres. C’est surtout l’assurance vie qui tire cette dynamique, avec 1,36 milliard de dinars de primes, en croissance de 16,34%, et qui représente désormais 31,4% du marché global. Cette progression s’explique par les besoins en épargne, les incitations fiscales et une prise de conscience accrue des risques financiers depuis la pandémie de Covid-19.

Dans ce contexte, la STAR a accéléré la diversification de son portefeuille, historiquement dominé par l’automobile. Ce segment recule de 46,1% à 45,7% entre 2024 et 2025, au profit de la vie, dont la part progresse de 12,6% à 13,6%. Le produit d’épargne A affiche une croissance de 57% sur l’année, et 85% des agents du réseau, auparavant quasi exclusivement orientés vers le non-vie, ont vendu au moins une assurance police vie en 2025 — une transformation significative pour un réseau qui était encore non-vie il y a deux ou trois ans.

Un contexte macroéconomique plus favorable

Cette performance s’inscrit dans une économie tunisienne en amélioration. Le produit intérieur brut a progressé de 2,5% en 2025, contre 1,4% en 2024, porté par l’agriculture, les services comme l’hôtellerie et les transports, les activités informatiques et plusieurs branches industrielles. L’inflation poursuit sa décrue, de 7% en 2024 à 5,6% en 2025, dans un contexte de deux baisses du taux directeur de la Banque centrale de 50 points de base chacune, en mars 2025 puis début 2026 — même si des risques de reprise de l’inflation pourraient remettre en cause cette tendance.

Le déficit budgétaire s’est encore réduit grâce à la maîtrise des dépenses publiques, tandis que la dette publique reste élevée mais stable, à 82,1% du PIB. Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens de l’étranger ont limité les pressions sur le compte courant, malgré un creusement du déficit commercial lié à une hausse des importations de 5,5%, contre seulement 2,6% pour les exportations. La notation de la dette souveraine tunisienne a par ailleurs été relevée à B par l’agence Fitch.

Plusieurs évolutions réglementaires ont marqué l’année : la réforme du chèque, qui a renforcé l’utilisation des traites, et la réforme du code du travail, qui s’est traduite pour la STAR par l’embauche de 46 personnes en 2025 et par la transformation quasi systématique des contrats à durée déterminée en contrats à durée indéterminée — une pratique que la compagnie appliquait déjà avant qu’elle ne devienne obligatoire. Le secteur financier a également vu se renforcer la supervision, via les accords entre le Conseil du marché financier et le Comité général des assurances, ainsi que le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment, accentué encore en 2026. Une caution de 20% a par ailleurs été instaurée sur l’ensemble des contrats de services.

Digitalisation, nouveaux produits et image de marque

La plateforme MyStar, qui permet aux clients de consulter leur portefeuille et d’effectuer cotations, souscriptions et paiements, s’est enrichie en 2025 de l’intégration du produit d’épargne . La compagnie a également déployé des terminaux de paiement permettant le règlement des primes en trois ou six fois par carte bancaire, en complément du paiement au comptant, et a intégré la plateforme E-CONSTA, mise en place par la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances fin 2025 pour réduire la fraude.

Côté produits, la STAR a renforcé son offre multirisque professionnelle, agricole et entreprises, avec l’intégration systématique d’une protection juridique couvrant les honoraires d’avocats, désormais proposée aux professionnels comme aux particuliers. L’assurance junior, lancée en 2024, s’est vue enrichie d’une extension de garantie sur le soutien scolaire à domicile. Un accord signé en août 2025 avec une société privée propose désormais un système de télésurveillance par médaillon ou bracelet, équipé d’un détecteur de chute et d’une balise GPS, destiné aux personnes vulnérables, notamment âgées ou atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Sur le plan de l’image de marque, le réseau d’agences rénovées atteint plus de 60 unités, dont 28 rénovées en 2025 seulement. Ces efforts ont permis à la STAR d’être élue marque de l’année pour la troisième ou quatrième année consécutive en 2025, et quatre de ses produits  ont été distingués comme produits de l’année.

Des engagements RSE affirmés

La compagnie met en avant ses engagements en matière de responsabilité sociale et environnementale : des formations dispensées au personnel sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, des bus collectifs gratuits pour les collaborateurs, l’installation de 128 panneaux photovoltaïques sur le toit du siège, et la poursuite de programmes de soutien scolaire auprès de plusieurs écoles. Un partenariat avec la société tunisienne Bako Motors, fabricante de petites voitures électriques, vise à proposer des offres dédiées aux acquéreurs de véhicules électriques, tandis que le concept Starlab, lancé il y a plus d’un an, développe des partenariats stratégiques avec des start-up actives dans l’assurtech, la legaltech ou l’intelligence artificielle, avec la possibilité d’y prendre des participations.

Une ambition centrée sur la qualité pour 2026-2028

Le statut de leader de la STAR ne constitue pas une fin en soi pour son directeur général, qui le qualifie de simple complément à une ambition plus large : faire de la compagnie la référence du marché en matière de qualité des produits, des services et de la relation client. Trois principes guident cette ambition — être prévisible, fiable et simple — déclinés en cinq axes stratégiques pour la période 2026-2028.

Le premier axe consiste à délivrer cette expérience de qualité, via une segmentation client renforcée, une meilleure lisibilité des conditions contractuelles et la poursuite du programme de rénovation des agences. Le second vise une meilleure rentabilité : si la rentabilité technique progresse, le ratio combiné intégrant les frais généraux reste négatif, ce qui impose de poursuivre la sélection des risques, la surveillance du portefeuille, la lutte antifraude et la diversification au-delà de l’automobile. Le troisième axe porte sur l’excellence opérationnelle, à travers la finalisation des investissements technologiques engagés et un meilleur contrôle des opérations. Le quatrième vise de nouvelles opportunités de croissance, par des partenariats renforcés, le développement de l’inclusion financière et celui des filiales existantes. Le cinquième axe renforce l’approche sociétale de la compagnie, entre protection de l’environnement, inclusion assurantielle et bien-être des collaborateurs.

La filialisation de l’activité vie en bonne voie malgré un léger retard

Sur le plan opérationnel, la migration de l’infrastructure informatique de la STAR doit s’achever dans les prochaines semaines, et le déploiement des outils comptables et techniques sera finalisé en 2026, ouvrant la voie à une feuille de route de la donnée pouvant déboucher sur un data warehouse ou un outil de gestion de la relation client.

Le chantier le plus avancé reste la filialisation de l’activité vie, engagée avant l’arrivée de Laurent Thuillier à la tête de la compagnie, dans le cadre d’un partenariat stratégique renforcé avec la Société tunisienne de banque, déjà partenaire de l’assureur. Initialement prévu pour avril 2026, ce projet connaît un léger décalage lié aux délais d’obtention des agréments réglementaires, mais devrait se concrétiser avant la fin de l’année. L’objectif est de créer un pôle d’expertise unique en Tunisie, dédié à la gestion des contrats, à la souscription, à la gestion des sinistres et à l’animation commerciale, ouvert aux réseaux existants de la STAR ainsi qu’à d’autres partenaires bancaires ne disposant pas encore d’un tel accord.

 

 

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Classement CPPI 2025 : Radès relégué en bas de tableau

Le classement 2025 du CPPI de la Banque mondiale confirme un écart marqué entre les principaux ports africains et méditerranéens, avec une nette domination de Tanger Med. Tandis que Radès figure en bas de tableau régional.

Le port de Radès occupe en 2025 la 251e place mondiale et la 13e position en Afrique selon le Container Port Performance Index (CPPI) publié par la Banque mondiale et S&P Global. Cet indicateur repose sur la mesure du temps total passé par les navires à quai, incluant l’attente et les opérations de manutention. Dans ce cadre, la position de Radès reflète une performance opérationnelle inférieure aux standards internationaux, caractérisée par des délais de traitement plus longs que ceux observés dans les ports les plus efficients.

Le port de Tanger Med se distingue nettement en occupant la 6e place mondiale du CPPI 2025. Ce qui en fait le premier port africain du classement. Cette performance s’explique par un haut niveau d’automatisation, une organisation logistique intégrée et une forte fluidité des opérations. Le contraste avec Radès est significatif, Tanger Med évoluant dans le cercle restreint des hubs mondiaux les plus performants. Alors que le port tunisien se situe dans la seconde moitié du classement global.

Port Saïd et l’avantage du canal de Suez

Le port de Port Saïd en Égypte fait partie des infrastructures africaines les mieux positionnées dans le CPPI 2025. Sa performance est portée par sa localisation stratégique à l’entrée du canal de Suez, qui génère un trafic intense et une rotation rapide des navires. Cette configuration lui permet de maintenir un niveau d’efficacité supérieur à la moyenne régionale, même s’il demeure en retrait par rapport à Tanger Med.

Djibouti, une progression portée par les investissements

Le port de Djibouti occupe une position intermédiaire dans le classement CPPI 2025 avec un score de 62,6 points. Il se distingue comme l’un des ports africains les mieux classés après les leaders régionaux. Cette dynamique s’appuie sur la modernisation des infrastructures et le développement du terminal de Doraleh, qui renforcent progressivement la fluidité des opérations portuaires et son rôle de plateforme logistique régionale.

Une hiérarchie portuaire clairement structurée

L’analyse comparative du CPPI 2025 met en évidence une hiérarchie nette entre les ports étudiés. Tanger Med s’impose comme un hub mondial de référence, Port Saïd confirme son rôle stratégique dans le corridor du canal de Suez, Djibouti poursuit une trajectoire de montée en puissance, tandis que Radès reste en retrait sur les indicateurs d’efficacité opérationnelle. Ces écarts traduisent essentiellement des différences de productivité portuaire, de modernisation des équipements et de capacité à réduire les temps d’escale, critères centraux de l’indice de la Banque mondiale.

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Tunisie : croissance en reprise et déséquilibres structurels toujours présents

Le « tableau de bord sur la compétitivité tunisienne de l’économie tunisienne » réalisé par l’ITCEQ en mai 2026 indique que les indicateurs de compétitivité de l’économie tunisienne montrent des évolutions différenciées sur la période récente.

Le PIB de la Tunisie progresse de 0,2 % en 2023 à 1,6 % en 2024 puis 3,2 % en 2025. Et ce, dans un contexte de reprise progressive de l’activité industrielle, de regain de certains secteurs exportateurs et de raffermissement de la demande intérieure.

Sur le plan externe, la part de marché des biens tunisiens sur le marché de l’Union européenne s’établit à 0,52 % en 2023 puis 0,53 % en 2024; contre 0,42 % en 2022. Une évolution associée notamment à la hausse des exportations d’huile d’olive liée à l’augmentation du prix moyen à l’export. La part de marché interne passe quant à elle de 43,1 % en 2022 à 51,6 % en 2025.

De son côté, le compte extérieur courant enregistre une amélioration avec un déficit moyen de 2,1 % entre 2023 et 2025, contre 6,9 % sur la période 2020-2022, en lien avec la reprise du secteur touristique et la hausse des transferts des Tunisiens résidents à l’étranger.

Pour sa part, le déficit budgétaire recule de 9,7 % du PIB en 2020 à 5,4 % en 2025, sous l’effet de l’évolution des recettes fiscales, de la maîtrise de la masse salariale et de la baisse des dépenses de compensation, notamment énergétiques.

Quant à l’endettement extérieur exprimé en pourcentage du revenu national brut disponible, il diminue de 62,7 % en 2020 à 44,1 % en 2024. Et ce, dans un contexte de remboursement du principal de la dette extérieure à long terme et de recours accru aux emprunts intérieurs. L’inflation atteint 8,3 % en 2022 puis 9,4 % en 2023, avant de reculer à 5,3 % en 2025.

Par ailleurs, les investissements directs étrangers représentent 1,9 % du PIB en 2025 contre 1,3 % en 2023; et 11,5 % de la formation brute de capital fixe contre 8,1 % en 2023, avec une concentration dans le secteur manufacturier, suivi de l’énergie et des services. Le taux d’investissement demeure à 16 % du PIB sur la période 2021-2025. Tandis que l’ICOR recule pour atteindre 5,5 en 2025. Le taux d’épargne nationale se situe à 5 % en 2024 et 6 % en 2025.

La pression fiscale s’établit à 25,4 % en 2023, 25,1 % en 2024 et 24,7 % en 2025. La part des créances impayées passe de 15,7 % en 2024 à 16,8 % en 2025. Le marché boursier enregistre une progression avec un volume des transactions de titres à 2,9 % du PIB en 2025 contre 1,8 % en 2023, et une capitalisation boursière à 18,9 % du PIB contre 16 % en 2023.

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Les dattes tunisiennes occupent 47 % du marché sénégalais

La coopération économique entre la Tunisie et le Sénégal s’est intensifiée à l’occasion d’une mission organisée à Dakar et Diamniadio du 10 au 13 juin 2026.

Cette opération, conduite par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), a mobilisé 12 entreprises tunisiennes. Elle a également généré plus de 200 rencontres B2B avec une centaine d’opérateurs sénégalais.

Le Sénégal demeure le deuxième client de la Tunisie en Afrique subsaharienne en termes d’exportations de dettes, avec environ 47 % du marché, 50 % de l’huile d’olive et 30 % du couscous.

Il faut rappeler que la mission a débuté le 10 juin 2026 à Dakar, avec l’organisation d’un forum d’affaires Tunisie-Sénégal à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, et sous l’égide de l’ambassade de Tunisie au Sénégal. Il a été coorganisé par le CEPEX et la Chambre syndicale nationale des conseillers en exportation.

Une participation tunisienne visible à Senefood et Senepack

Du 11 au 13 juin 2026, la délégation tunisienne a pris part à la 13e édition du salon « Senefood » et « Senepack » 2026. L’événement s’est tenu au Centre des Expositions de Diamniadio et a réuni plus de 150 exposants venus d’une dizaine de pays, ayant enregistré quelque 7 000 visiteurs professionnels.

Lire : La Tunisie en force au Salon Senefood & Senepack 2025 à Dakar

Selon le CEPEX, ce salon constitue une plateforme majeure pour les industries agroalimentaires et de l’emballage en Afrique de l’Ouest. Il permet de suivre les dynamiques du marché régional, et est à même de favoriser les échanges entre producteurs, distributeurs et importateurs.

A noter que la Tunisie était représentée par un pavillon de 45 m², où douze entreprises ont exposé leurs produits, avec une offre couvrant plusieurs produits: huile d’olive, dattes, vins, pâtes alimentaires, biscuiterie et autres fertilisants…

Renforcement des échanges commerciaux

En marge du salon, plusieurs rencontres de réseautage ont été organisées à Dakar, ayant réuni la délégation tunisienne et des opérateurs économiques sénégalais.

De plus, des visites d’entreprises ont été effectuées auprès d’importateurs et de distributeurs locaux. Ce qui a permis une meilleure compréhension des circuits de distribution.

À l’issue de cette mission, le CEPEX fait état de plusieurs résultats probants, notamment en termes de contacts commerciaux pour les entreprises tunisiennes et de nouvelles opportunités d’affaires.

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SOTETEL : dividende de 0,600 DT et 2,74 MDT distribués

L’Assemblée générale ordinaire de SOTETEL a approuvé la distribution d’un dividende de 0,600 dinar par action au titre de l’exercice 2025, pour une enveloppe globale d’environ 2,74 MDT.

Réunie le 12 juin 2026, l’Assemblée générale ordinaire de SO.T.E.TEL a décidé la distribution d’un dividende de 0,600 DT par action au titre de l’exercice 2025.

Le montant total des dividendes à distribuer s’élève à près de 2,74 millions de dinars et concerne 4,57 millions d’actions. La date de détachement du dividende a été fixée au 9 septembre 2026. Le paiement interviendra le 11 septembre 2026.

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Libération de l’ancien ministre Ezzeddine Bach Chaouch

L’ancien ministre Ezzeddine Bach Chaouch a été remis en liberté. C’est son avocat, Sami Ben Ghazi, qui annonce l’information via une publication sur sa page Facebook officielle.

Cette libération intervient après son incarcération par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis. L’ancien ministre Ezzedine Bach Chaouch faisait l’objet d’un mandat de dépôt aux côtés de trois autres personnes. A savoir d’anciens membres de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage.

Pour rappel, les faits reprochés remontent à la période de leur gestion des affaires municipales. Ils sont poursuivis pour des soupçons de corruption administrative, précisément pour « l’utilisation par un fonctionnaire public de sa qualité pour s’octroyer ou procurer à un tiers un avantage injustifié et pour porter préjudice à l’administration ».

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La CCI Sfax conduira une mission d’affaire au BATIMAT 2026 – Paris

La Chambre de commerce et d’industrie de Sfax (CCIS) organise une mission d’affaires à l’occasion du Salon international du bâtiment « BATIMAT 2026 », prévu du 28 septembre au 1er octobre 2026 au Parc des Expositions de Paris. Cette initiative est menée en partenariat avec la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) et Promosalons.

Selon la CCIS, cette édition de BATIMAT sera marquée par l’intégration des salons Equipbaie et Metalexpo sous l’appellation « Equipbaie/Métalexpo Renodays by Batimat ». L’événement s’articulera autour de quatre pavillons consacrés aux principaux segments de la filière du bâtiment et de la construction.

L’événement réunira des professionnels du secteur autour des dernières innovations, des nouvelles solutions techniques et des tendances du marché. Il offrira également aux entreprises participantes l’occasion de nouer des contacts avec de potentiels partenaires, d’élargir leur réseau professionnel et d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires à l’international.

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FTDES – Tunisie : recul des manifestations en mai, l’alerte sociale persiste

Le front social reste sous haute tension confirme le FTDES. Bien que le volume des protestations ait fléchi avec 412 mouvements recensés en mai 2026 contre 604 le mois précédent; le mécontentement populaire ne faiblit pas et s’installe dans la durée.

Selon le dernier rapport de l’Observatoire social tunisien relevant du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), cette baisse relative n’est qu’un trompe-l’œil. En effet, la colère s’accentue face au blocage du dialogue social, menant à un durcissement des positions. A l’image de la grève générale annoncée par les avocats pour le 18 juin prochain.

Cette persistance de la crise s’explique par l’omniprésence des revendications socio-économiques qui écrasent les statistiques. Puisque les demandes liées au droit à l’emploi, à la régularisation des situations professionnelles précaires, au versement des salaires ou primes suspendus et à l’application des accords conclus représentent à elles seules 57,42 % de l’ensemble des actions menées dans le pays. Ce mécontentement de fond s’est traduit ce mois-ci par une nette escalade sectorielle, portée notamment par le corps judiciaire et les médias publics. À l’appel de l’Ordre national des avocats, des mobilisations d’envergure ont ainsi touché de nombreux tribunaux pour dénoncer la dégradation des conditions de travail, débouchant sur l’annonce d’une grève générale nationale pour le 18 juin 2026 face à l’absence de réponse des autorités. Parallèlement, le personnel et les journalistes de la Télévision et de la Radio tunisiennes se sont également mobilisés pour imposer l’activation des réformes de leurs statuts particuliers.

Sur le plan régional, les foyers historiques de contestation sont restés particulièrement actifs, exacerbés par les fêtes de l’Aïd al-Adha et une crise financière aiguë. Dans le bassin minier de Gafsa, les agents de la Compagnie de l’environnement, de la plantation et du jardinage ont multiplié les sit-ins pour réclamer leurs arriérés financiers. Tandis que les tensions ont persisté autour de la Compagnie des phosphates de Gafsa. À Redeyef, la famille de l’infirmière Azhar a maintenu ses rassemblements hebdomadaires pour exiger des structures de santé dignes. Alors qu’à Tamerza, les employés de l’hôtel éponyme réclamaient leur régularisation. Cette fronde régionale a été renforcée par les docteurs et diplômés de l’enseignement supérieur au chômage, qui ont repris leurs actions pour exiger l’application de la loi n°18 et la publication de ses décrets d’application. Illustrant ainsi une mobilisation globale face à des négociations collectives totalement au point mort.

En marge de ces urgences professionnelles, les mouvements à caractère civil et politique ont représenté 25,06 % des mobilisations nationales. L’attention s’est concentrée sur les libertés et la souveraineté, à travers des demandes de vérité sur l’assassinat des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, ainsi que des manifestations dénonçant l’arrestation de militants et réclamant la libération immédiate des détenus dans les affaires dites de « complot contre la sûreté de l’État » un et deux. Ce volet politique a également englobé des mouvements exigeant le rapatriement des migrants irréguliers d’Afrique subsaharienne, ainsi que des rassemblements de solidarité avec la Palestine lors de la commémoration de la Nakba et en soutien aux détenus de la « Flotte de la dignité ».

Enfin, les alertes écologiques et l’accès aux ressources vitales ont constitué 10,71 % des protestations du mois. Les citoyens se sont révoltés contre les coupures récurrentes d’eau potable, l’effondrement du cheptel ovin et la pollution maritime due aux rejets d’eaux usées. Cette urgence environnementale s’est particulièrement fait entendre à Gabès, où les habitants sont redescendus dans la rue pour réclamer un air pur et le démantèlement des unités du Groupe chimique tunisien.

À travers l’ensemble du territoire, ces crises interconnectées rappellent que les demandes fondamentales pour le droit à la sécurité, à la santé, aux transports et à la liberté de la presse continuent de mobiliser quotidiennement les acteurs sociaux.

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Excès de liquidités, mais crédit aux entreprises en panne : l’alerte de l’IACE

L’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) a publié une analyse intitulée « Capitaliser sur la Liquidité des Banques Privées pour Financer L’Economie ». L’étude examine pourquoi les banques privées tunisiennes n’augmentent pas leur offre de crédit au secteur privé, malgré une liquidité suffisante. Ce manque de financement freine la croissance et la création d’emplois.

L’étude de l’IACE relève que le crédit aux entreprises privées du secteur industriel n’a progressé que de 0,1 % en 2023. Il a ensuite chuté de 0,3 % en 2024. Le secteur des services, lui, a enregistré des hausses de 2,7 % puis 2,6 %. Le Rapport de supervision bancaire 2024 de la BCT attribue ce ralentissement au repli de la demande de financement, lié à la conjoncture économique difficile. L’étude juge cette explication incomplète. Elle appelle à analyser aussi l’offre bancaire.

Le constat central porte sur le taux de transformation crédits/dépôts. Ce taux atteignait 120 % avant la pandémie en 2019, soit le plafond réglementaire fixé par la BCT. Il est tombé à 101,4 % en 2023, puis a continué de baisser sur 2024-2025 pour atteindre 96,2 % en août 2025. Ce niveau reste toutefois élevé en Tunisie par rapport à des pays où le secteur bancaire appartient majoritairement au privé, comme la France (91,4 %) et le Maroc (89,2 %). Les banques publiques expliquent cet écart.

L’étude de l’IACE souligne en effet un fossé marqué entre les deux catégories d’établissements. Le ratio crédit/dépôts des trois principales banques publiques s’élevait à 101, 7% fin décembre 2023, puis 97,3 % fin juin 2025. Celui des trois principales banques privées, lui, n’atteignait que 69,4 %, puis 67,4 %, sur la même période.

L’étude juge ce ratio alarmant. La liquidité disponible chez les banques privées est en effet largement suffisante. Leur taux de couverture de liquidité (LCR) atteint 138,3 % à fin 2025, bien au-delà du minimum de 100 % exigé par les accords de Bâle III. L’étude affirme ainsi que les banques privées ne capitalisent pas sur cet excès de liquidité pour offrir davantage de crédit aux entreprises privées.

L’étude avance trois explications. La première tient à la loi n° 10-2024 du 7 février 2024. Cette loi a autorisé la BCT à accorder des facilités au Trésor public pour 7 milliards de dinars. La loi de finances 2025 et le projet de loi de finances 2026 ont porté ce montant à 11 milliards de dinars, à taux zéro, avec trois ans de période de grâce et 15 ans de remboursement. Ces montants limitent la capacité de la BCT à refinancer les banques.

La deuxième explication réside dans l’aversion accrue au risque des banques privées. Face à des procédures de recouvrement longues et coûteuses, ces banques privilégient les garanties réelles. Elles restreignent aussi leur exposition aux PME.

La troisième explication tient au maintien de marges d’intermédiation élevées, de l’ordre de 4 % ou plus. Les banques privilégient le financement de l’État via les Bons du Trésor. Cela se traduit par des taux de crédit aux PME avoisinant 11 %, contre un TMM autour de 7 %. Le coût du financement augmente et l’investissement productif en pâtit.

L’étude relie ces contraintes sur l’offre de crédit à la faiblesse persistante de la croissance économique. Celle-ci atteint 2,5 % en 2025, contre 1,4 % en 2024. L’inflation, elle, a ralenti : de 9,3 % en 2023, elle est passée à 7,0 % en 2024, puis à 5,3 % en 2025.

L’IACE recommande à la Banque centrale d’encourager les banques privées à renforcer leurs capacités de gestion du risque. Cette prudence ne doit toutefois pas se traduire par un retrait du financement de l’économie productive. L’objectif est de transformer la gestion du risque en levier pour faciliter l’accès au crédit des entreprises opérant dans les secteurs porteurs, plutôt qu’en frein.

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