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Le Japon va multiplier par 5 les frais de visa. Voici pourquoi

Le Japon s’apprête à revoir en profondeur le coût de ses visas, avec une hausse pouvant aller jusqu’à cinq fois les tarifs actuels à partir de 2026. 

Le Japon a officialisé une hausse des frais liés aux visas. La décision a été validée par le gouvernement le 19 juin 2026 et sera appliquée dès le 1er juillet 2026. Elle concernera l’ensemble des demandes déposées à partir de cette date.

L’annonce a été rendue publique par le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, lors d’un point de presse à Tokyo. Les autorités japonaises expliquent cette révision par la nécessité d’actualiser des tarifs restés inchangés depuis 1978, malgré l’évolution de l’inflation, des coûts de gestion et des taux de change.

Selon Tokyo, cette révision permet d’aligner les frais consulaires sur les réalités économiques actuelles et de mieux couvrir les dépenses liées au traitement des demandes de visas, en hausse depuis la reprise des mobilités internationales.

Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large d’ajustement des politiques administratives du Japon face à la montée des flux entrants et à la modernisation de ses services publics.

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Tourisme en Tunisie : 10 millions de dinars pour financer les projets des jeunes entrepreneurs

Le ministère du Tourisme lance un nouveau mécanisme de financement destiné aux jeunes porteurs de projets touristiques, avec une enveloppe de 10 millions de dinars consacrée à la création de petites entreprises dans les activités liées au tourisme alternatif.

Cette initiative a été concrétisée à travers la signature de deux conventions de partenariat entre la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS), l’Agence de formation dans les métiers du tourisme et l’Office national tunisien du tourisme (ONTT), sous la supervision du ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya.

Selon le ministère, ce dispositif s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer l’entrepreneuriat des jeunes, faciliter l’accès au financement et créer de nouvelles opportunités d’emploi, notamment dans les régions de l’intérieur. La moitié des fonds mobilisés sera d’ailleurs réservée aux projets implantés dans ces régions afin de soutenir un développement touristique adapté à leurs spécificités.

Le programme cible particulièrement les activités émergentes du tourisme alternatif, telles que l’hébergement alternatif, le tourisme culturel, écologique, de bien-être et d’aventure, ainsi que le transport et le guidage touristiques.

Parmi les objectifs annoncés figure le financement de 50 petites entreprises touristiques portées par des diplômés de l’enseignement supérieur dans le cadre d’un programme pilote consacré aux nouveaux modèles de tourisme alternatif. Un second programme permettra également de financer 100 petites entreprises créées par des diplômés des établissements de formation professionnelle relevant de l’Agence de formation dans les métiers du tourisme.

Au-delà du financement, les bénéficiaires profiteront d’un accompagnement comprenant des sessions d’information sur les mécanismes de financement, une assistance dans l’élaboration des plans d’affaires et des études de faisabilité, ainsi qu’un suivi des projets après leur lancement.

Le ministère prévoit également l’organisation de formations dédiées à la création d’entreprises touristiques, l’attribution de récompenses financières aux meilleures petites entreprises du secteur et la mise en place d’une commission de suivi chargée de superviser l’exécution des conventions et l’accompagnement des porteurs de projets.

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L’aéroport de Tozeur couvrira 100 % de ses besoins en électricité grâce à l’énergie solaire dès fin 2026

L’aéroport international de Tozeur-Nefta devrait couvrir l’intégralité de ses besoins en électricité grâce à une centrale solaire photovoltaïque de 4 mégawatts dont la mise en service est prévue à la fin de l’année 2026.

Le projet a franchi une nouvelle étape avec la signature, vendredi 19 juin, du contrat de réalisation entre l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et l’entreprise chargée des travaux. Cette initiative est menée au profit de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) dans le cadre du Programme de transition énergétique dans les établissements publics (TEEP).

Selon les informations communiquées par l’OACA, cette centrale photovoltaïque sera installée au sein de l’aéroport international de Tozeur-Nefta. Elle constitue une première étape vers l’intégration des aéroports tunisiens dans une démarche de « aéroports verts », visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renforcer l’utilisation des énergies renouvelables. Le projet est composé de deux volets. Le premier concerne l’installation des panneaux solaires, sous la supervision de l’ANME, grâce à un investissement étranger estimé à 8,5 millions de dinars. Le second porte sur la construction d’un poste de transformation électrique en moyenne tension et son raccordement au réseau de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG). Cette partie sera financée par l’OACA à hauteur d’environ 2,5 millions de dinars.

Outre la couverture totale des besoins énergétiques de l’aéroport de Tozeur-Nefta, la centrale permettra également de répondre à près de 45 % des besoins en électricité de l’aéroport international de Djerba-Zarzis.

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Balance commerciale alimentaire : l’excédent dépasse 943 millions de dinars à fin mai 2026

La balance commerciale alimentaire de la Tunisie a enregistré un excédent de 943,4 millions de dinars à fin mai 2026, contre 745,7 millions de dinars durant la même période de 2025. Cette amélioration s’accompagne d’un taux de couverture de 127,1 %, ce qui signifie que les exportations alimentaires ont largement dépassé les importations.

Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INS), les exportations de produits alimentaires ont atteint 4.426,7 millions de dinars sur les cinq premiers mois de l’année, en hausse par rapport aux 3.645,1 millions de dinars enregistrés à fin mai 2025. Dans le même temps, les importations alimentaires se sont élevées à 3.483,3 millions de dinars, contre 2.899,3 millions de dinars un an auparavant.

L’excédent commercial du secteur alimentaire s’est ainsi renforcé de près de 198 millions de dinars sur un an. Cette évolution traduit une progression des exportations plus rapide que celle des importations, permettant au secteur de consolider sa contribution positive à la balance commerciale du pays.

Avec un taux de couverture de 127,1 %, le secteur alimentaire demeure l’un des rares secteurs à dégager un excédent commercial significatif, les recettes des exportations couvrant largement les dépenses liées aux importations alimentaires.

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IA, textile technique, durabilité : la feuille de route du textile tunisien pour gagner en valeur d’ici 2036

« Nous avons besoin de changer avant de nous faire changer » C’est par ce constat qu’Abdelaziz Sifaoui, membre de la Fédération Tunisienne du Textile et de l’Habillement (FTTH), a résumé l’ambition de la nouvelle stratégie sectorielle présentée le 19 juin à Tunis. Face à un marché mondial en pleine mutation, la profession mise sur l’innovation, l’intelligence artificielle, les textiles techniques et la durabilité pour renforcer la position de la Tunisie dans les chaînes de valeur internationales.

Selon Rym Zariat, membre du bureau de la FTTH chargée de la communication, cette vision est le résultat d’une analyse approfondie du marché et des attentes des donneurs d’ordres internationaux. Aujourd’hui, plus de 80 % de la production textile tunisienne est destinée à l’exportation, principalement vers l’Europe, un marché devenu plus volatil, plus exigeant et plus sensible aux enjeux de proximité et de durabilité.

« les marques recherchent désormais des chaînes d’approvisionnement plus courtes afin de réduire les risques logistiques et leur empreinte environnementale» a souligné Zariat. Dans cette optique, la proximité géographique de la Tunisie avec l’Europe constitue un avantage stratégique. « Nous sommes le pays le plus proche de l’Europe », a-t-elle rappelé, estimant que cette position répond aux nouvelles attentes des donneurs d’ordres. Autre évolution majeure : la montée de la complexité des commandes. Les grandes séries standardisées laissent progressivement place à des productions plus fragmentées, nécessitant davantage de flexibilité et de réactivité. Pour Rym Zariat, le tissu tunisien de PME et de TPE constitue un atout important pour répondre à cette demande.

La durabilité est également devenue un critère incontournable. Avec l’entrée en vigueur progressive de nouvelles exigences environnementales en Europe, les industriels devront démontrer l’impact environnemental de leurs produits tout au long de leur cycle de vie. « Ce n’est plus une tendance, c’est devenu une condition», a-t-elle affirmé, rappelant que plusieurs entreprises tunisiennes sont déjà engagées dans cette transformation. Pour accompagner cette évolution, la FTTH a structuré sa feuille de route autour d’un premier cycle d’actions à court terme couvrant la période 2026-2027. L’un des projets phares concerne le développement d’une intelligence artificielle souveraine dédiée au secteur.

« Soit nous contrôlons l’IA, soit nous la subissons », a déclaré Abdelaziz Sifaoui. L’objectif est de construire progressivement une plateforme d’intelligence artificielle capable de protéger les données des entreprises tunisiennes tout en mutualisant les connaissances du secteur. Le projet débutera par la démocratisation de l’usage de l’IA dans les fonctions transversales des entreprises avant d’évoluer vers le développement d’outils plus avancés.

La fédération prévoit également la création d’un hub d’innovation destiné à partager les bonnes pratiques industrielles et à diffuser les expériences réussies en matière de digitalisation, d’automatisation et de développement produit. Parmi les priorités figurent aussi l’amélioration de l’image du secteur auprès des jeunes et le développement des compétences liées à l’industrie 4.0. Les responsables de la FTTH estiment que le manque d’attractivité du textile constitue aujourd’hui un défi majeur pour le recrutement de talents et la montée en gamme des entreprises.

La stratégie mise également sur les textiles techniques et médicaux, considérés comme l’un des principaux relais de croissance de la prochaine décennie. L’objectif est de faire émerger un véritable pôle euro-méditerranéen dans ce domaine en s’appuyant sur les industriels déjà présents et sur l’attraction de nouveaux investisseurs.

À moyen terme, entre 2028 et 2030, la transformation passera par une meilleure intégration de la chaîne de valeur, la diversification des marchés d’exportation et l’accélération de la transition durable. La FTTH souhaite notamment réduire la dépendance du secteur aux approvisionnements asiatiques et renforcer sa présence sur de nouveaux marchés européens, africains et moyen-orientaux.

Pour Rym Zariat, la compétitivité future du textile tunisien ne se jouera ni sur la taille ni sur les volumes de production. Elle reposera davantage sur la valeur ajoutée, la spécialisation et la capacité des entreprises à devenir des partenaires stratégiques des marques internationales plutôt que de simples sous-traitants. Une évolution que la fédération considère comme indispensable pour permettre au secteur de franchir une nouvelle étape de son développement.

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Tunis : changement de circulation sur la RN22 pour la poursuite des travaux du pont de La Cagna

Des modifications temporaires de circulation seront mises en place sur la route régionale n°22, dans le cadre des travaux d’aménagement de l’entrée sud de la capitale. Le changement concerne la zone du pont de La Cagna, avec la mise en œuvre d’une nouvelle phase de déviation à partir du samedi 20 juin 2026, à 10h.

Selon le dispositif annoncé par le Ministère de l’Équipement et de l’Habitat, les règles de circulation seront les suivantes :

Les usagers venant de Mornag, Hammamet et des zones du sud et se dirigeant vers le centre-ville de Tunis, l’aéroport ou Bizerte devront rester sur la voie de gauche au niveau du pont de La Cagna, puis continuer sur la route principale. Ceux qui se dirigent vers La Cagna ou Bab Alioua devront, eux, se placer sur la voie de droite au niveau du même pont.

Les autorités appellent les conducteurs à suivre la signalisation en place, à réduire la vitesse et à rester attentifs tout au long de la zone de travaux, afin d’éviter les accidents et de fluidifier le trafic.

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Sfax : une nouvelle station de dessalement entre en service pour renforcer l’accès à l’eau

Une nouvelle station de dessalement d’eau de mer est désormais en service à Sfax. Elle renforce l’approvisionnement en eau potable pour environ 900 000 habitants dans la région et ses environs.

L’installation produit près de 100 000 m³ d’eau potable par jour. Elle permet de soutenir le réseau existant dans une zone soumise à une forte pression sur les ressources en eau. Le projet a été financé par un prêt de la JICA, d’un montant d’environ 800 millions de dinars tunisiens. Cette station vise à sécuriser l’approvisionnement en eau, surtout pendant les périodes de forte demande. Elle contribue aussi à alléger la pression sur les ressources conventionnelles et à mieux répartir l’eau vers d’autres régions, notamment le Sahel. Pour les habitants de Sfax, cette infrastructure arrive dans un contexte marqué par des tensions sur l’eau, notamment en été. Le projet s’inscrit dans les efforts de la Sonede pour renforcer la sécurité hydrique en Tunisie.

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«De la visibilité plus que des avantages»… Ce que demande le textile tunisien à l’État

Face à des représentants des secteurs public et privé, des institutions financières et des bailleurs de fonds, le président de la FTTH, Haithem Bouagila, a lancé un appel à des réformes «précises et urgentes» pour éviter un décrochage du textile tunisien. Réduction du coût du crédit, modernisation du code des changes, simplification des procédures douanières et amélioration du climat d’investissement figurent parmi les priorités défendues par la profession, qui a présenté vendredi 19 juin sa feuille de route 2026-2036 visant une progression de 50% des exportations du secteur.

Aujourd’hui, avec un environnement international de plus en plus concurrentiel, la profession estime que l’avenir du textile tunisien dépend désormais autant des efforts des industriels que de la capacité de l’État à accélérer plusieurs réformes jugées prioritaires. Au nom du secteur, la FTTH a formulé six demandes urgentes: réduire le coût du financement, instaurer un cadre fiscal favorable aux investissements technologiques et durables, optimiser les procédures douanières et logistiques, moderniser le code des changes, adapter le droit du travail aux spécificités de l’industrie et simplifier le parcours de l’investisseur. Selon Haithem Bouagila, la réactivité constitue aujourd’hui le principal avantage compétitif de la Tunisie face aux pays asiatiques à bas coûts. Or, cet atout est affaibli par les lenteurs administratives et logistiques. «Chaque jour perdu en formalités douanières et logistiques est très concrètement un client perdu au profit d’un concurrent plus rapide», a-t-il déclaré.

Le président de la FTTH a également insisté sur la nécessité d’accélérer la réforme du code des changes afin de permettre aux entreprises tunisiennes «d’acheter et de vendre à la vitesse du commerce mondial». Il a plaidé pour davantage de visibilité et de stabilité réglementaire, estimant que les investisseurs ont besoin «de visibilité plus encore que d’avantages». Ces revendications accompagnent le lancement du nouveau plan d’action sectoriel 2026-2036. La fédération considère que le secteur souffre moins d’un problème de production que d’un problème de modèle économique. «Nous n’avons pas un problème de travail, nous avons un problème de modèle. Et un modèle, ça se change», a affirmé Haithem Bouagila. La stratégie présentée vise à sortir de la concurrence basée sur les prix pour miser davantage sur la valeur ajoutée, les textiles techniques, l’innovation et la durabilité. L’objectif est de positionner la Tunisie comme une plateforme textile premium de proximité pour l’Europe et comme une référence régionale dans les textiles techniques, médicaux et professionnels.

Le plan fixe plusieurs objectifs à l’horizon 2036: une hausse de 50% des exportations, une augmentation de 25% de la valeur ajoutée locale, une part des textiles techniques portée à 45% de l’activité du secteur, une progression de 30% des emplois qualifiés et un programme d’investissement de 1,35 milliard d’euros. Pour accompagner cette transformation, la FTTH propose également la création d’un Fonds national de modernisation industrielle réunissant l’État, les institutions financières et les partenaires internationaux.

Selon Haithem Bouagila, le secteur représente aujourd’hui plus de 4,5 milliards de dinars d’exportations lorsqu’on inclut les textiles techniques destinés notamment aux industries automobile, aéronautique et médicale. Une fenêtre d’opportunité s’ouvre pour la Tunisie grâce aux nouvelles attentes des donneurs d’ordre européens en matière de proximité, de traçabilité et de durabilité. «Le vent tourne pour une fois en notre sens», a-t-il estimé, tout en avertissant que cette opportunité pourrait rapidement profiter à d’autres pays si les réformes attendues tardent à se concrétiser.

 

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Gaz naturel en Tunisie : baisse de 13% des ressources et hausse de la demande en avril 2026

Les ressources en gaz naturel en Tunisie ont reculé de 13% à fin avril 2026 pour s’établir à 565 ktep-pci, selon le dernier rapport de conjoncture énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines. Cette baisse intervient dans un contexte marqué par une hausse de la demande et un recours accru aux importations.

Dans le détail, la demande totale de gaz naturel a progressé de 4% sur un an pour atteindre 1 478 ktep-pci, portée principalement par le secteur de la production électrique, qui reste le premier consommateur du pays avec près de 64% de la demande totale. Face à cette évolution, les achats de gaz algérien ont augmenté de 12% pour atteindre 921 ktep-pci, confirmant la dépendance croissante de la Tunisie aux approvisionnements extérieurs afin de couvrir ses besoins énergétiques.

Le rapport met également en évidence une légère hausse de la consommation spécifique des centrales électriques, en progression de 1%, traduisant une utilisation toujours intensive du gaz naturel dans la production d’électricité. Selon les données de l’Observatoire, la structure du système gazier reste ainsi sous pression, entre une production nationale stable mais insuffisante et une demande en hausse, tirée essentiellement par le secteur électrique.

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Au nom de l’État tunisien, la BCT conclut un accord de 500 millions de dollars avec Afreximbank

La Banque centrale de Tunisie (BCT), agissant pour le compte de l’État tunisien, a signé un accord de financement de 500 millions de dollars avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank).

L’opération a été conclue le 16 juin 2026 au Caire. Elle a été signée par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhaier Nouri, et le président d’Afreximbank, George Elombi. Ce financement est destiné à soutenir la mobilisation des ressources extérieures prévues dans la loi de finances 2026. Concrètement, il servira principalement à financer les importations de biens stratégiques, notamment dans les secteurs de l’énergie et des produits alimentaires.

Cet accord s’inscrit dans la continuité de la coopération entre la Tunisie et Afreximbank, dont le pays est membre fondateur. Il intervient dans un contexte où les autorités cherchent à sécuriser les approvisionnements essentiels et à renforcer les équilibres financiers extérieurs. 

La Banque centrale souligne enfin que cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement du rôle des institutions financières africaines dans le financement des économies du continent.

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Unimed: le dividende validé, quand sera-t-il versé?

Les actionnaires d’Unimed recevront un dividende de 0,625 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Réunie le 17 juin 2026, l’Assemblée générale ordinaire de la société a approuvé la distribution d’un montant global de 20 millions de dinars.

Selon les modalités annoncées par l’entreprise, la date de détachement du dividende est fixée au 9 septembre 2026. Les actionnaires éligibles pourront percevoir leurs dividendes à partir du 11 septembre 2026.

 

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Le Maroc mise sur l’IA pour transformer ses hôpitaux avec une nouvelle alliance santé-technologie

La Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé (FM6SS) et ABA LIFE, pôle santé d’ABA Technology, ont annoncé la création d’une joint-venture dédiée au développement d’infrastructures de santé basées sur l’intelligence artificielle et les technologies numériques. L’objectif est de soutenir la modernisation du système de santé marocain en intégrant des solutions numériques dans la recherche, le diagnostic et l’organisation des soins.

Selon les informations issues des communiqués des deux acteurs, cette nouvelle structure ambitionne de déployer ses premières solutions de santé intelligente dès octobre 2026 au Maroc, avant une extension progressive vers d’autres pays africains. Le projet vise à connecter la recherche médicale, la pratique clinique et l’innovation technologique dans un même écosystème. Dans les faits, la plateforme entend intervenir sur l’ensemble de la chaîne sanitaire. Elle couvre la recherche en intelligence artificielle appliquée à la médecine, le développement de la télémédecine, la biosurveillance, la gestion des urgences ainsi que l’appui aux startups spécialisées dans la santé numérique. L’enjeu est d’améliorer la performance des services de soins tout en renforçant leur capacité d’anticipation face aux crises sanitaires.

Le projet repose sur une logique de transformation en profondeur des pratiques médicales. Une partie importante concerne la formation des professionnels de santé aux outils d’intelligence artificielle, avec un objectif annoncé de plus de 100 000 praticiens formés. La télémédecine est également appelée à jouer un rôle central dans la réduction des délais d’accès aux soins et l’extension de la couverture médicale. Au-delà des hôpitaux, la joint-venture ambitionne aussi de structurer un écosystème industriel autour des technologies de santé. Le développement de solutions locales, la création de brevets et l’accompagnement de startups HealthTech, MedTech et Biotech sont présentés comme des leviers pour renforcer l’innovation et réduire la dépendance technologique.

 

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Sephora investit-elle vraiment dans l’ESG ou seulement dans son image?

“Ce que l’on ne mesure pas, on ne peut pas l’améliorer”,  disait Peter Drucker, professeur, consultant américain en management d’entreprise, auteur et théoricien.

Dans l’industrie de la beauté, cette phrase résonne de plus en plus comme une règle de survie. Les marques ne vendent plus seulement des produits, elles vendent aussi des engagements. Et derrière les promesses écologiques et responsables, une question revient toujours: combien cela coûte réellement, et est-ce que les entreprises jouent  vraiment le jeu de la transparence?

Sephora, acteur majeur mondial de la distribution de produits cosmétiques et filiale du groupe LVMH, illustre parfaitement cette tension entre communication ESG et réalité des chiffres.

L’un des axes les plus visibles concerne la consommation énergétique. Selon Sephora Newsroom, “Sephora stands with the planet”,  ses opérations aux États-Unis fonctionnent avec 100% d’électricité renouvelable, incluant les magasins, les entrepôts et les bureaux.

Cette transition repose sur des achats d’énergie verte, des contrats d’approvisionnement à long terme et des investissements dans l’efficacité énergétique, notamment l’éclairage LED et la modernisation des systèmes de climatisation et de chauffage.

Même si aucun montant précis n’est rendu public, ce type de transformation implique généralement des investissements lourds, surtout dans un réseau physique de grande taille comme celui de Sephora.

Le recyclage comme vitrine concrète de l’engagement

Autre chantier important, la gestion des déchets liés aux emballages cosmétiques. Avec son programme Beauty (Re)Purposed lancé en Amérique du Nord, Sephora s’attaque à un problème structurel de l’industrie beauté, celui des packagings difficiles à recycler. Le dispositif permet aux clients de déposer leurs emballages vides en magasin. Ces déchets sont ensuite collectés et transformés via des partenariats spécialisés. Selon les données communiquées par la marque et ses partenaires, plus de 100 000 pounds de déchets d’emballages ont été collectés, soit environ 45 tonnes. Ce programme n’est pas seulement symbolique. Il implique des coûts logistiques, la mise en place de points de collecte dans des centaines de magasins et la gestion de la chaîne de traitement des déchets. Mais là encore, aucun budget global n’est communiqué.

Pourquoi Sephora investit vraiment dans l’ESG               

Derrière les engagements environnementaux, la logique est avant tout business.

Première pression, celle des régulateurs. Les règles sur les plastiques, la traçabilité des ingrédients et la responsabilité des entreprises se durcissent dans plusieurs marchés. Les enseignes doivent anticiper plutôt que subir. Deuxième facteur, le risque réputationnel. Dans un secteur exposé comme la beauté, la moindre accusation de greenwashing peut avoir un impact direct sur la confiance des consommateurs. Troisième élément, plus stratégique encore, la transformation du modèle économique. L’ESG devient un outil de différenciation commerciale. Les labels, les programmes de recyclage et les engagements environnementaux influencent désormais les décisions d’achat en magasin.

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Exportateurs: de nouvelles solutions de financement proposées pour le marché africain… Détails

La Tunisie s’apprête à lancer les procédures de réalisation d’un centre commercial africain multisectoriel qui accueillera notamment une représentation de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), un projet destiné à faciliter l’accès des entreprises tunisiennes aux marchés africains et à renforcer les mécanismes de financement du commerce.

Cette annonce a été au cœur d’une réunion tenue le 17 juin entre le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, et une délégation d’Afreximbank. Les discussions ont porté sur les préparatifs de ce projet, considéré comme l’un des leviers de la stratégie tunisienne de renforcement de sa présence économique sur le continent.

Selon le ministère, le futur centre devra servir de plateforme dédiée aux échanges commerciaux, aux services et à l’accompagnement des entreprises opérant en Afrique. Il permettra également de rapprocher les acteurs économiques tunisiens des solutions de financement, des garanties et des mécanismes d’appui proposés par Afreximbank. Lors de la rencontre, le ministre a souligné le rôle de la banque dans le financement des projets économiques, notamment ceux des petites et moyennes entreprises, ainsi que dans le développement du commerce intra-africain. Il a également rappelé l’engagement de la Tunisie dans les initiatives africaines d’intégration économique, notamment la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

Le responsable a mis en avant plusieurs projets structurants portés par la Tunisie dans cette dynamique, dont le corridor commercial continental africain. Dans ce cadre, la zone franche logistique et commerciale de Ben Guerdane ainsi que le poste frontalier de Ras Jedir sont appelés à jouer un rôle de porte d’entrée vers la Libye et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne.

Les échanges ont également porté sur le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), destiné à faciliter les transactions commerciales en monnaies locales entre pays africains. La Tunisie avait été le premier pays d’Afrique du Nord à rejoindre ce dispositif en février 2024. De son côté, la délégation d’Afreximbank a réaffirmé sa volonté d’élargir sa coopération avec la Tunisie dans les secteurs public et privé. La banque a notamment exprimé sa disponibilité à accompagner les entreprises tunisiennes exportatrices dans leur développement sur le continent et à soutenir leur accès à de nouveaux marchés africains. Créée pour promouvoir le commerce et l’investissement en Afrique, Afreximbank compte aujourd’hui 52 États membres. L’institution figure parmi les principaux bailleurs de fonds du continent et intervient notamment dans le financement du commerce, le développement des exportations, l’industrialisation et les projets favorisant l’intégration économique africaine.

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Vitesse, trajets, ponctualité: Bizerte renforce le contrôle de ses bus par GPS

Le ministère des Transports veut accélérer la généralisation du système de géolocalisation GPS au sein de la Société régionale de transport de Bizerte afin d’améliorer le suivi de la flotte et de renforcer le contrôle du respect des limitations de vitesse en temps réel.

Cette orientation figure parmi les principales décisions annoncées à l’issue de la visite effectuée le 17 juin par le ministre des Transports, Rachid Amri, dans le gouvernorat de Bizerte. La visite avait pour objectif d’évaluer le fonctionnement de plusieurs structures relevant du secteur du transport et de suivre l’avancement des projets en cours dans la région.

Concernant la Société régionale de transport de Bizerte, le ministre a demandé l’accélération de l’intégration des différents modules du système d’information de l’entreprise afin d’améliorer la gestion et l’aide à la décision. Il a également insisté sur l’exploitation du système GPS pour assurer un suivi instantané des véhicules, notamment en matière de respect de la vitesse maximale autorisée. Au-delà du volet numérique, le ministère prévoit de renforcer progressivement les capacités de transport de la région. Le ministre a confirmé que Bizerte bénéficiera d’une part des 461 nouveaux bus acquis dans le cadre d’une première commande nationale. Une deuxième tranche de 621 bus est également prévue afin de poursuivre le renouvellement du parc et d’améliorer la desserte des différentes zones du gouvernorat, en particulier pour le transport scolaire et universitaire. Parmi les autres mesures annoncées pour la société régionale de transport figurent l’accélération des procédures de retrait définitif des bus réformés avant la fin du mois de juin 2026, l’amélioration des conditions de travail dans les ateliers de maintenance ainsi que le recrutement de nouveaux agents techniques et chauffeurs. Lors de cette visite, le ministre s’est également penché sur plusieurs dossiers liés aux infrastructures de transport. À la station de transport terrestre de Bizerte, il a appelé à accélérer le projet de réaménagement du site, à améliorer les conditions de travail des agents et à étudier la possibilité d’y aménager un espace dédié aux taxis collectifs «louages». Au port commercial de Bizerte, les recommandations portent notamment sur l’installation d’une signalisation pour les conteneurs, la numérisation progressive de leur gestion, le nettoyage des espaces portuaires et l’entretien de la voie ferrée desservant le port. Concernant le transport ferroviaire, le ministère a demandé plusieurs interventions destinées à faciliter le transport de marchandises par rail. L’une des principales décisions concerne le raccordement d’une section ferroviaire de 1,8 kilomètre à la cimenterie de Bizerte, avec un objectif de mise en exploitation au début de l’année 2027. Des travaux de nettoyage et de maintenance sont également prévus sur plusieurs tronçons ferroviaires utilisés par les industriels de la région.

À travers ces mesures, le ministère cherche à améliorer la qualité des services de transport dans le gouvernorat de Bizerte tout en accélérant la modernisation des infrastructures et la digitalisation de la gestion des réseaux.

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MPBS: un dividende de 0,240 DT par action, paiement prévu le 9 juillet 2026

La société MPBS a annoncé la distribution d’un dividende au titre de l’exercice 2025, à la suite de son Assemblée générale ordinaire tenue le 13 juin 2026. Les actionnaires percevront un dividende de 0,240 dinar par action, pour un montant global estimé à 4,96 millions de dinars (4 960 526,400 DT). Cette décision confirme la politique de rémunération des actionnaires adoptée par l’entreprise sur la période récente. Le calendrier de versement est déjà fixé: la date de détachement du dividende interviendra le 7 juillet 2026, tandis que le paiement sera effectué deux jours plus tard, le 9 juillet 2026.

 

 

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Omra et voyages organisés: les agences de voyages réclament la digitalisation des transferts et des procédures

Les agences de voyages tunisiennes veulent accélérer la transformation numérique de plusieurs activités clés du secteur, à commencer par la omra et les voyages organisés à l’étranger. Réunis avec le ministre du Tourisme le 12 juin 2026, les responsables de la Fédération tunisienne des agences de voyages et du tourisme (FTAV) ont plaidé pour une modernisation rapide des procédures administratives et financières qui encadrent ces activités.

Au cœur des revendications figure la mise en place de plateformes numériques permettant de traiter les dossiers de manière dématérialisée et d’assurer un suivi en temps réel des demandes. Les professionnels estiment que les mécanismes actuels restent trop lourds et ralentissent le traitement des dossiers, notamment pendant les périodes de forte demande.

Concernant la omra, la FTAV appelle à accélérer le lancement effectif de la saison et à revoir le plafond des transferts financiers autorisés. La fédération demande également la création d’une plateforme électronique dédiée aux opérations de transfert, afin de réduire les délais de traitement et d’améliorer la traçabilité des dossiers.

Les agences souhaitent par ailleurs une révision du cadre réglementaire qui régit cette activité. Elles plaident pour l’actualisation du document de référence encadrant la omra et pour un renforcement de la lutte contre les opérateurs qui organisent des voyages en dehors des circuits autorisés.

La profession propose également la création d’un label de qualité dédié aux services de la omra. L’objectif est de mieux distinguer les opérateurs respectant les normes professionnelles et de renforcer la confiance des voyageurs.

Le dossier des voyages organisés à l’étranger soulève des préoccupations similaires. Les représentants du secteur demandent une révision du plafond financier accordé aux agences pour ce type d’opérations, estimant que les montants actuels ne correspondent plus à l’évolution des coûts et aux attentes du marché.

La FTAV défend également la simplification des transferts financiers à travers des plateformes numériques capables d’assurer un suivi instantané des demandes. Pour les professionnels, cette évolution constitue un levier essentiel pour améliorer la réactivité des agences et renforcer leur compétitivité face aux plateformes internationales.

Au-delà de la digitalisation, les agences de voyages cherchent à obtenir un cadre plus flexible et plus adapté aux réalités du marché. Un enjeu stratégique à l’heure où la concurrence se renforce et où les clients attendent des démarches plus rapides et entièrement dématérialisées.

 

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Transport touristique en Tunisie : parc vieillissant et permis bloqués freinent la relance du secteur

Le transport touristique en Tunisie s’impose comme l’un des dossiers les plus sensibles pour les professionnels du secteur. Lors de la réunion tenue le 12 juin 2026 entre le ministère du Tourisme et la Fédération tunisienne des agences de voyages et du tourisme (FTAV), ce segment a été identifié comme un frein opérationnel majeur à la compétitivité des agences et à la qualité de l’offre touristique.

Les représentants du secteur alertent d’abord sur l’état du parc de transport touristique, jugé vieillissant et peu adapté aux exigences actuelles du marché. Plusieurs acteurs appellent à la mise en place de mécanismes incitatifs pour accélérer le renouvellement des véhicules, notamment les bus de moyenne capacité, ainsi que les véhicules utilitaires type VAN utilisés pour les circuits touristiques.

Au cœur des revendications figure également la révision des dispositifs fiscaux et douaniers liés à l’importation des véhicules touristiques. Les professionnels estiment que les avantages existants ne répondent plus aux besoins du terrain, en particulier pour les bus de 9 à 30 places et les véhicules tout-terrain utilisés dans les circuits sahariens.

Autre point de blocage : les contraintes administratives liées aux chauffeurs. La FTAV évoque des difficultés persistantes concernant la carte professionnelle des conducteurs, un document jugé essentiel mais dont les procédures d’obtention et de renouvellement restent complexes, ralentissant l’activité des opérateurs.

Le dossier du transport touristique inclut aussi la question des véhicules 4×4 utilisés dans les zones sahariennes. Les professionnels demandent une clarification du cadre régissant ces activités, afin d’assurer une meilleure organisation des circuits tout en sécurisant l’activité des opérateurs.

 

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À qui s’adresse le nouveau service d’étalonnage industriel lancé par le Cettex?

Le Centre Technique du Textile (Cettex) met en place un service d’étalonnage en Tunisie destiné aux entreprises industrielles, avec un objectif clair : réduire la dépendance aux laboratoires étrangers et améliorer la performance des chaînes de production locales.

Selon le communiqué officielle, cette nouvelle offre permet aux industriels de faire vérifier et ajuster leurs instruments de mesure directement sur le territoire tunisien, sans recours à l’international. Jusqu’ici, ces opérations nécessitaient des envois à l’étranger, entraînant des délais longs, des coûts logistiques élevés et une immobilisation des équipements. Avec ce service, le Cettex introduit un gain opérationnel immédiat pour les entreprises : réduction des délais de traitement, baisse des coûts en devises et meilleure disponibilité des équipements critiques. Le centre a déjà réalisé une première opération concrète avec l’émission d’un rapport d’étalonnage de luxmètres pour une entreprise textile tunisienne. Ce premier test confirme la mise en service effective du dispositif et sa capacité à répondre aux standards industriels.

Au-delà de l’aspect technique, l’enjeu est directement lié à la qualité industrielle. Un instrument mal calibré peut entraîner des erreurs de production, des défauts de fabrication, des pertes de matière ou des non-conformités lors des audits. L’étalonnage régulier devient donc un outil de maîtrise des risques et de sécurisation de la qualité. Le service s’adresse en priorité à l’industrie textile, mais aussi aux secteurs qui dépendent fortement de la précision des mesures, comme l’électronique, les laboratoires d’analyse ou les chaînes de production de haute précision.

 

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Les États-Unis imposent la suspension de Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic. Voici pourquoi

Un ordre du gouvernement américain vient de forcer la désactivation immédiate des modèles Fable 5 et Mythos 5, développés par Anthropic. Et ce, parce qu’il y a des tensions autour de la sécurité nationale et des risques de contournement des systèmes de protection des IA.

Selon un communiqué publié le 12 juin 2026 par l’entreprise, une directive de contrôle des exportations a été émise par les autorités américaines. Elle impose la suspension de tout accès à ces modèles pour toute personne étrangère, y compris les employés non américains de la société, qu’ils se trouvent aux États-Unis ou à l’étranger. Face à cette obligation légale, Anthropic indique devoir désactiver entièrement Fable 5 et Mythos 5 pour l’ensemble de ses clients. Les autres modèles de la société ne sont pas concernés par cette mesure.

La notification gouvernementale, reçue à 17h21 (heure de l’Est), n’a pas détaillé les raisons précises liées à la sécurité nationale. D’après l’interprétation d’Anthropic, les autorités auraient identifié une méthode permettant de contourner les protections de Fable 5, un phénomène connu dans le domaine sous le nom de “jailbreak”. Cette technique aurait permis de révéler certaines vulnérabilités déjà connues, jugées mineures par l’entreprise et également détectables par d’autres modèles publics.

Dans son communiqué, Anthropic défend toutefois la solidité des garde-fous intégrés à Fable 5. L’entreprise affirme avoir mis en place des protections renforcées visant à limiter les usages sensibles, notamment en cybersécurité. Avant le lancement, le modèle aurait été soumis à des milliers d’heures de tests et d’audits réalisés avec des partenaires publics et privés, dont des organismes de sécurité américains et britanniques. Ces évaluations n’auraient pas permis d’identifier de “jailbreak universel”, capable de contourner largement les protections du système.

L’entreprise reconnaît cependant qu’une résistance parfaite à ces contournements n’existe pas aujourd’hui dans l’industrie de l’IA. Elle revendique une stratégie dite de “défense en profondeur”, combinant limitation des abus, détection des comportements suspects et surveillance continue. Anthropic souligne également que les risques observés seraient comparables à ceux d’autres modèles déjà déployés sur le marché.

Dans l’immédiat, la société affirme se conformer à la décision réglementaire tout en contestant son interprétation. Elle indique travailler à rétablir l’accès à ses services dans les meilleurs délais.

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