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De Leila Alaoui à Photo Tanger, la relève est là

Longtemps portée par quelques pionniers, la photographie marocaine connaît aujourd’hui un nouvel élan. Soutenue par un écosystème en construction, une jeune génération s’impose progressivement sur la scène internationale.   Des mains marquées par le labeur et des visages d’une poignante…

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Coup de cœur. Les gourmandises de Loubna, le livre

Après avoir conquis les réseaux sociaux avec ses recettes généreuses et accessibles, Loubna Jaibi franchit une nouvelle étape avec la publication de son premier livre, Le goût du soleil. La créatrice de contenu culinaire, suivie par près de deux millions…

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Festivals : l’autre diplomatie du Maghreb

Chaque été, les grands festivals du Maghreb attirent des centaines de milliers de spectateurs et des artistes venus des quatre coins du monde. Bien plus que de simples rendez-vous artistiques, ils sont devenus des instruments de rayonnement, d’attractivité touristique et…

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Industrie | Le Suisse Cicor annonce la cession de son site en Tunisie

Le Groupe suisse Cicor, spécialisé dans la fabrication de modules électroniques, l’assemblage de câbles, le surmoulage, et les systèmes électroniques complets, notamment pour l’aéronautique, a annoncé dans un communiqué daté du 16 juin 2026 la cession au cours de ce mois de son site de production tunisien situé à Borj Cédria, au sud de Tunis, employant environ 90 personnes, pour un montant de 1,3 million d’euros, auquel s’ajoutent les ajustements habituels.

«Les activités de production en Afrique du Nord seront regroupées sur les sites du Groupe à Berrechid et Temara, près de Casablanca, au Maroc », annonce encore Cicor dans son communiqué.  

Le Groupe annonce la mise en œuvre de plusieurs autres «mesures d’intégration et d’efficacité supplémentaires» ainsi qu’«un programme d’augmentation de sa capacité et de sa productivité afin de répondre à une demande en forte croissance, notamment sur le marché de l’aérospatiale et de la défense.»

Cette «gestion rationalisée» , y compris la cession du site tunisien, entraînera la suppression d’environ 220 postes, soit 5 % des effectifs totaux de Cicor.

Le communiqué du groupe ne cite pas ne nom de l’acquéreur de son site tunisien.    

Dans un article posté sur son blog, l’économiste Moktar Lamari a écrit que le groupe suisse, coté à la Bourse de Zurich,  «vient de prendre une décision froide, chiffrée, et sans appel : la Tunisie, c’est fini. Le Maroc, c’est l’avenir». Il ajoute : «La logique est implacable : Cicor concentre désormais toutes ses activités nord-africaines au Maroc. Les clients tunisiens ? Ils restent clients de Cicor — mais les produits seront fabriqués à Casablanca. La Tunisie perd la production, le Maroc encaisse les commandes.» La vraie question selon lui c’est la suivante : «Combien d’autres Cicor silencieux ont déjà pris la même décision, sans communiqué de presse, sans Bourse de Zurich pour l’officialiser ? Combien de projets industriels ont discrètement bifurqué vers Casablanca, Tanger, ou Agadir — pendant que Tunis débattait d’autre chose ?»

I. B.

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Supporters marocains : Times Square en fan zone du Mondial 2026 

À l’occasion de la Coupe du Monde de la FIFA 2026, les supporters marocains des Lions de l’Atlas ont fait de la célèbre place new-yorkaise Times Square une véritable fan zone. La place est devenue un repère pour la diaspora…

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Colloque à Paris | Histoire partagée, mémoires plurielles et souverainetés inachevées

Soixante-dix ans après les indépendances du Maroc et de la Tunisie, le colloque international «Décolonisations et mémoires des indépendances maghrébines (1956–2026)», tenu à Paris les 8 et 9 juin 2026, a constitué un moment majeur de réflexion historique sur les héritages coloniaux et leurs prolongements contemporains. Accompagné de l’exposition «Décolonisations en miroir : France/Afrique du Nord (1930–1970)», cet événement scientifique a proposé une lecture croisée des trajectoires de la France, de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie.

Abdelhamid Larguèche *

Plus qu’une simple commémoration, cette rencontre a invité à penser les décolonisations comme des processus connectés, où les histoires des deux rives de la Méditerranée demeurent profondément imbriquées.

Au début des années 1930, l’empire colonial français atteint son extension maximale. L’Exposition coloniale internationale de 1931 à Paris célèbre alors la puissance impériale et diffuse un imaginaire fondé sur la mission civilisatrice et la hiérarchie des peuples.

Les cartes coloniales, les affiches de propagande et les représentations exotiques du Maghreb révèlent une géographie politique façonnée par la domination européenne. Ces images participaient à une entreprise plus vaste : naturaliser l’ordre colonial et effacer les réalités historiques et culturelles des sociétés colonialisées. Pourtant, cet âge d’or impérial portait déjà les germes de sa propre contestation.

Paris, laboratoire des nationalismes maghrébins

Paradoxalement, la capitale française devient également le lieu où se forgent les élites anticoloniales. Étudiants, intellectuels et militants maghrébins y élaborent les premiers discours nationalistes modernes. Parmi les figures majeures émergent Abdelaziz Thaalbi, Habib Bourguiba ou encore Messali Hadj, dont les parcours témoignent de l’interconnexion des espaces politiques méditerranéens

En Tunisie, la publication de ‘‘La Tunisie martyre’’ de Thaalbi en 1920 marque un tournant majeur du nationalisme moderne. La fondation du Destour puis du Néo-Destour structure progressivement la revendication souveraine. C’est à Paris que se forgent les idées de souveraineté qui renverseront l’ordre impérial.

Au Maroc, le Dahir berbère de 1930 cristallise les résistances contre le protectorat. En Algérie, Messali Hadj fonde l’Étoile nord-africaine (ENA) dès 1926 à Paris, ouvrant la voie au nationalisme indépendantiste algérien.

L’Étoile nord-africaine, dirigée par Messali Hadj, revendique l’indépendance de l’Algérie et la défense des droits des Nord-Africains. Elle marque la naissance d’un nationalisme organisé parmi les colonialisés vivant en France.

La Seconde Guerre mondiale bouleverse l’ordre colonial. Les soldats maghrébins participent à la libération de la France, mais les promesses d’égalité restent sans lendemain.

Le 8 mai 1945 constitue un tournant majeur : alors que l’Europe célèbre la victoire sur le nazisme, les massacres de Sétif et Guelma annoncent la crise définitive de l’empire colonial. Ces événements marquent l’effondrement de l’illusion réformiste et ouvrent l’ère des guerres d’indépendance.

Guerres de libération et naissance des souverainetés

Entre 1954 et 1962, le Maghreb connaît des trajectoires différenciées vers l’indépendance. L’Algérie s’engage dans une guerre longue et violente qui transforme profondément la société française elle-même.

En Tunisie, l’indépendance obtenue en 1956 sous la conduite de Bourguiba ne met pas immédiatement fin à la présence française. La bataille de Bizerte de 1961 et l’évacuation des bases militaires en 1963 pachèvent la souveraineté nationale.

Les indépendances ne mettent pas un terme aux conflits : ceux-ci se déplacent désormais sur le terrain de la mémoire. En France, la guerre d’Algérie demeure longtemps désignée comme les «événements». En Algérie, un récit national héroïque se construit autour du FLN et des martyrs de la révolution.

Peu à peu émergent des mémoires longtemps invisibles : harkis, pieds-noirs, Juifs maghrébins, appelés français ou civils déplacés. L’ouverture des archives transforme aujourd’hui profondément les écritures de l’histoire.

L’exposition rappelle également le rôle fondamental des images dans la décolonisation du regard. Le cinéma maghrébin a constitué un espace essentiel de reconquête symbolique. Des œuvres comme ‘‘La Bataille d’Alger’’ de Gillo Pontecorvo ou ‘‘Chronique des années de braise’’ de Lakhdar Hamina ont contribué à faire de l’histoire coloniale un patrimoine universel de la lutte pour la liberté.

Vers une mémoire partagée ?

Au-delà des blessures et des silences, le colloque a montré que les décolonisations ne relèvent pas seulement du passé : elles constituent un enjeu majeur du présent. Les questions migratoires, la francophonie, les archives, les débats sur les réparations ou les reconnaissances mémorielles continuent de structurer les relations entre la France et le Maghreb.

L’exposition s’achève sur une convictionforte : reconnaître la douleur de l’autre ne signifie pas renoncer à sa propre histoire.Au contraire, cette reconnaissance constitue peut-être la condition d’une mémoire véritablement partagée entre les deux rives de la Méditerranée.

* Historien.

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Les Lions de l’Atlas motivés pour une victoire face à l’Écosse

Les Lions de l’Atlas entament les préparatifs de la deuxième journée du groupe C de la Coupe du Monde 2026, en prévision de leur match contre l’Écosse avec de grandes ambitions. Les hommes de Mohamed Ouahbi ont repris, lundi 15…

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Le Roller Disco transforme cinq villes marocaines en dancefloors géants

Du nord au sud du royaume, le « Roller Disco » s’apprête à faire rouler la fête dans cinq villes marocaines. Entre culture urbaine, musique électronique et mobilité douce, cet événement inédit promet de transformer l’espace public en immense piste…

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Cinq choses à savoir sur Ayyoub Bouaddi, le surdoué des Lions de l’Atlas

Dans le football moderne, les prodiges sont partout. Mais les prodiges capables de parler avec aisance devant un jury, de décrocher leur bac avant l’âge habituel ou de faire l’unanimité des deux côtés de la Méditerranée sont plus rares. À…

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Jazzablanca 2026 : Robbie Williams, Scorpions et Jessie J pour une édition qui change de dimension

Du 2 au 11 juillet prochains, Casablanca vibrera au rythme de la 19e édition de Jazzablanca. Avec plus de cinquante artistes et l’arrivée de concerts gratuits au cœur de la ville, le festival marocain confirme sa mue. Loin du seul…

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Mondial 2026 : le Maroc décroche un match nul face au Brésil (1-1)

Le Maroc obtient un match nul face au Brésil (1-1), samedi 14 juin, au New York New Jersey Stadium, lors de la première journée du groupe C du Mondial 2026. Ce résultat reflète la physionomie d’une rencontre « difficile et…

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Qui est Ayoub Bouaddi, le prodige marocain qui a bluffé le Brésil ?

Un nom revient avec insistance dans la presse sportive internationale après le match spectaculaire entre le Maroc et le Brésil (1-1) au Mondial 2026 : Ayoub Bouaddi. À seulement 18 ans, le milieu de terrain marocain a impressionné par sa maturité, sa qualité technique et son calme face aux stars brésiliennes. Plusieurs médias ont même estimé qu’il avait dominé le milieu de terrain durant de longues séquences de la rencontre.

Né le 2 octobre 2007 à Senlis, en France, Ayoub Bouaddi évolue au poste de milieu relayeur. Formé au LOSC Lille, il est considéré depuis plusieurs années comme l’un des plus grands espoirs du football français. Très précoce, il avait déjà marqué les esprits en devenant, à 16 ans, le plus jeune joueur de l’histoire de Lille à disputer une compétition européenne.

Salué par plusieurs observateurs européens

Sa progression a été fulgurante. En octobre 2024, le jeune joueur s’était illustré lors d’un match de Ligue des champions contre le Real Madrid, au point d’être salué par plusieurs observateurs européens. Son intelligence de jeu, sa capacité à casser les lignes et sa sérénité sous pression ont rapidement attiré l’attention des grands clubs.

International français chez les jeunes, Bouaddi a longtemps été au centre d’une bataille entre la France et le Maroc concernant son avenir international. Finalement, le joueur a choisi de représenter les Lions de l’Atlas, une décision officialisée il y a quelques semaines par la Fédération royale marocaine de football.

Il confirme tout le potentiel placé en lui

Face au Brésil, Ayoub Bouaddi a confirmé tout le potentiel placé en lui. Malgré son jeune âge, il a joué avec une étonnante maîtrise, participant activement à la domination marocaine dans l’entrejeu. Plusieurs analyses ont souligné sa précision dans les passes, ses récupérations et son influence dans le rythme du jeu.

Au Maroc, beaucoup voient déjà en lui l’un des symboles de la nouvelle génération appelée à prolonger l’exploit historique des demi-finales de 2022. Et après sa prestation contre le Brésil, Ayoub Bouaddi n’est plus seulement une promesse : il devient progressivement une référence du football marocain.

Pourquoi la Tunisie peine à faire émerger des talents ?

Ce constat relance aussi une question en Tunisie : pourquoi le pays peine-t-il à produire des profils comparables à Ayoub Bouaddi ? Plusieurs observateurs pointent un problème structurel mêlant faiblesse de la formation, infrastructures limitées, manque de suivi des jeunes talents et absence d’une stratégie moderne de développement technique.

Lire aussi : Mondial 2026 : Tunisie, Allemagne, Pays-Bas… Les affiches à ne pas rater dans les prochaines 24 heures

Alors que le Maroc investit massivement depuis des années dans les académies, la détection et l’encadrement de haut niveau — notamment avec le modèle de l’Académie Mohammed VI — la Tunisie continue souvent de fonctionner avec des moyens réduits et une vision à court terme. Résultat : de nombreux jeunes prometteurs stagnent ou disparaissent avant d’atteindre le très haut niveau européen.

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Mondial 2026 | Printemps arabe ou été maghrébin ?

Il arrive qu’un pays entraîne dans son sillage ses voisins, frontaliers ou culturels, dans l’optique d’un mouvement de fond à caractère économique, politique, culturel… Sportivement, il est incontestable que le Maroc a polarisé les attentions grâce à son équipe nationale de football à onze. Les Lions de l’Atlas sont aujourd’hui la locomotive du football maghrébin et, plus généralement, arabe. (Photo : Achraf Hakimi / Riyad Mahrez / Mohamed Salah).

Jean-Guillaume Lozato *

En attendant une uniformisation des progrès arabes en général en matière de football, ce sera vraisemblablement par le Maghreb que passera l’étape de la consolidation, après la construction de 2022 au Qatar, lorsque les Lions de l’Atlas ont atteint les quarts de finale.

Le “Maghreb United” est une notion restée jusque-là trop abstraite. Aussi évanescente qu’un slogan publicitaire, qu’un jingle ou qu’un refrain accompagnant un succès musical estival diffusé par les haut-parleurs des plagistes. Mais la forte représentativité nord-africaine au Mondial 2026 pourra pallier les manquements diplomatiques et administratifs du Maghreb Al-Kabir. Avec des équipes qui prouveront que les pays présents à une CAN peuvent s’imposer comme ceux présents à un Euro.

Le Maroc et les autres

Inévitablement, le Maroc a pris la tête du leadership arabe dans son ensemble depuis Qatar 2022. Ceci grâce à sa prestation qatarie, mais aussi grâce à une trajectoire suivie depuis la saison 2017-2018 et quelques séquences de jeu bien encourageantes lors de la phase de poules de Russia 2018.

Des gardiens à la ligne d’attaque, le Royaume chérifien peut compter sur un effectif complet et varié que nous avions déjà détaillé dans nos colonnes.

C’est oublier que l’Algérie possède également quelques atouts. Une Algérie que l’on a trop vite oubliée après le Mondial 2014. Ce qui représente une mise en suspension potentielle quant aux attentes des supporters des équipes qui auront à se mesurer à elle. Le poste de gardien regroupe quantité, qualité relative mais pas encore entièrement sérénité.

L’Egypte, de son côté, a été classée à la dernière CAN. L’impact du titre de première du championnat de première division remporté par l’équipe de Zamalek sera-t-il bénéfique ? Le défi sera de transcender les égos afin de rechercher l’équilibre. Avec une option de choix en la possibilité d’exploiter des courses obliques incisives pour l’attaquant Mohamed Salah.

Pour l’Afrique du Nord, reste la Tunisie qui semble avancer très, trop doucement. Alternant les signes encourageants et les moments d’inquiétude. Mais qui mathématiquement aurait plus de chance de passer le premier tour qu’il y a quatre ans, réparant ainsi l’injustice survenue au Qatar.

Tout le reste de la sphère arabe sera représenté par l’Arabie Saoudite, le Qatar, l’Irak et la Jordanie. Là, le niveau se situe déjà à un ou deux crans en-dessous selon les cas par rapport à l’Afrique blanche.

La compétition proprement dite

Au jeu des prévisions instinctives, Algérie et Maroc devraient pouvoir s’en sortir. Une curiosité intervient : un duel fratricide entre locuteurs arabophones avec Algérie-Jordanie captera les attentions au premier tour. Mais ce duel ne sera certainement pas la seule opposition entre arabisants de la compétition. Ce qui non seulement limitera les chances de représentativité des autres continents, mais qui amplifiera en plus la visibilité arabe.

Le match Brésil-Maroc, qui s’est achevé ce dimanche 14 juin 2026 sur le score de parité (1-1), avait fait converger tous les regards pour ce qui est la première grosse affiche du premier tour. L’Algérie, elle, devra se mesurer, mercredi 17 juin, à l’Argentine pour son premier match. Une première prise de responsabilité énorme qi ne sera pas sans conséquences. L’Egypte et la Tunisie présentent un avantage en commun : un très bon vivier de gardiens. Ce qui fera certainement la différence dans l’appréhension de la suite de la compétition, contrairement à ce que les effectifs des quatre autres équipes arabes proposent.

Arabie Saoudite et Irak devraient livrer une meilleure prestation, ou plutôt dans un premier temps une moins mauvaise, que leurs homologues jordanienne et qatarie. Même si cette dernière semble vouloir tirer quelques enseignements à partir du terrain et non plus seulement à partir des effets de marketing, surtout après son match presque perdu mais sauvé à la dernière minute contre la Suisse (1-1). Le fatalisme enraye ou enclenche des actions dans la mentalité orientale. L’Arabie Saoudite possède déjà la carte de l’avantage psychologique en se souvenant du parcours de leurs glorieux ainés quart-de-finalistes à la Coupe du monde 1994 sur le sol… des Etats-Unis !

La réalité statistique, qui fait intervenir des données réelles mais trop mécaniques par rapport au jeu du football lui-même, a établi selon certaines prévisions (l’économiste allemand Joachim Klement) la victoire des Pays-Bas pour le sacre final. Or, les Pays-Bas auraient de fortes chances de croiser le Maroc soit en seizième soit en huitième de finale. C’est-à-dire qu’ils auront à défier un système de jeu qui pose problème aux équipes qui ont un entrejeu dynamique et omniprésent. Nous sommes donc confrontés à un scénario contestable.

Une progression d’ensemble de l’activité sportive la plus pratiquée planétairement, ayant pour cadre les prestations des représentantes arabes, est en rodage. Avec en ligne de mire des projections plus tranchantes pour 2030 en Espagne-Portugal-Maroc et 2034 en Arabie Saoudite.

* Enseignant universitaire et analyste de football.

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Casablanca : les grands noms de l’art marocain s’invitent aux enchères le 25 juin

La Compagnie Marocaine des Œuvres et Objets d’Art (CMOOA) organise à Casablanca, le 25 juin, une vente aux enchères consacrée aux figures majeures de la modernité artistique marocaine. Avec 59 lots issus de collections privées, l’événement met en lumière les…

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La Tunisie 11e pays le plus paisible en Afrique

Selon un classement publié le mardi 9 juin 2026 par le think tank australien Institute for Economics and Peace (IEP), dont l’indice mondial de la paix (Global Peace Index/GPI) évalue les tendances pacifiques dans le monde, la Tunisie est au 11e rang des pays africains les plus paisibles (77e sur le plan mondial).

En 2008, année du démarrage de ce classement, la Tunisie était classée 5e en Afrique et 52e dans le monde. C’est dire qu’elle a perdu 6 places sur le plan africain et 25 sur le plan mondial en 18 ans.

Dans le Top 10 africain, on retrouve dans l’ordre Maurice (1er, 18e), la Guinée équatoriale (2e, 38e), le Botswana (3e, 50e), la Gambie (4e, 56e), Madagascar (5e, 59e), la Namibie (6e, 63e), le Maroc (7e, 65e), la Sierra Leone (8e, 74e), le Sénégal (9e, 75e) et le Ghana (10e, 76e). 

Les autres pays d’Afrique du Nord se classent comme suit : Algérie (19e, 91e), la Mauritanie (25e, 112e), l’Egypte (26e, 113e) et la Libye (33e, 125e)

À l’échelle mondiale, l’Afrique du Nord & Moyen-Orient est la région la moins paisible au monde, suivie de l’Asie du Sud et de l’Afrique.

L’Islande arrive en tête du classement des pays les plus paisibles, suivie par la Nouvelle-Zélande et la Suisse, tandis qu’en bas de tableau, on trouve la Russie, le Soudan et la République démocratique du Congo.

Le classement s’appuie sur 23 indicateurs quantitatifs et qualitatifs répartis en trois domaines : le niveau de sûreté et de sécurité (impact du terrorisme, nombre d’homicides pour 100 000 habitants, facilité d’accès aux armes légères, etc.) ; l’ampleur des conflits domestiques et internationaux en cours (nombre et durée de conflits internes, relations avec les pays voisins, implication dans des conflits extérieurs, etc.) et le degré de militarisation (budget de la défense en pourcentage du PIB, effectifs des forces armées, capacités en matière d’armes lourdes et d’armes nucléaires, etc.). 

I. B. (avec Ecofin).  

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Mondial 2026 | La folie au rendez-vous ?

La 23e édition de la Coupe du monde de football masculin ou Mondial 2026, compétition organisée par la Fifa et qui réunit les meilleures sélections nationales, se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 conjointement aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les équipes qui y participeront sont très nombreuses : 48 au lieu de 32 précédemment. Jamais une édition de la grand-messe du ballon rond n’a proposé un programme aussi déroutant et des conditions d’organisation aussi incertaines.

Jean-Guillaume Lozato *

Les slogans des supporters scandent leurs encouragements dans les tribunes autant que leurs attentes. Cette ferveur sera bercée par des rêves pour certains, par des illusions et/ou des désillusions pour d’autres.

Depuis Russia 2018, les incertitudes grandissantes remplacent les certitudes passées, ponctuent le déroulement de cet événement planétaire de tout premier plan.

Les grands classiques

À la bourse des trophées, les cotations en vue sont tout à fait logiquement liées aux grandes puissances déjà titrées par le passé. À l’exception de l’Italie non-qualifiée.

Pour ce qui est des placements «sûrs», la tentation serait à l’évidence de parier sur les prestations des deux dernières formations finalistes. C’est-à-dire l’Argentine de Lionel Messi et la France à la ligne d’attaque exceptionnellement fournie. Un duel qui synthétise le bloc fort de l’exercice sportif dont il est question, puisqu’il renvoie à l’Amérique du Sud et à l’Europe. Deux endroits du monde où se concentrent tous les trophées depuis l’instauration de la coupe Jules Rimet, jusqu’à nos jours.

De cette Pangée euro-américaine ressortent d’autres contrées prestigieuses. Le Brésil arrive en tête. Avec son vivier où se sont extraits ces dernières décennies des garçons comme Vinicius, Estevao ou encore Dell. Secondés par les vétérans Marquinhos et Neymar. Ce dernier pouvant être un joker déterminant, à l’image de ce qu’avait été dans le passé l’international costaricien Hernan Medford.

L’Italie n’étant pas qualifiée, cela laisse une marge de manœuvre à l’Allemagne, l’Espagne et l’Uruguay. Des trois, c’est la «Roja» qui apparaît comme la mieux placée. La «Mannschafft», elle, sera privée de Gnabry si utile pour revigorer la créativité du onze germanique. Quant à l’Angleterre, elle est très difficile à cerner. Car parfois irrésistible, parfois inconstante en misant tout sur l’attaque.

En ce sens, un duel entre les hommes de Thomas Tuchel et ceux de Didier Deschamps mettrait aux prises deux équipes avec de très solides arguments offensifs, mais avec une jonction défense/milieu moins convaincante. Dayot Upamecano tenant la baraque à lui tout seul dans la défense française, tandis que Djed Spence pourrait nettement rafraîchir l’arrière-garde britannique.

Tout ceci correspond à un cercle très fermé. Qui tend à s’ouvrir jusqu’à une démocratisation ?

La diversification s’était déjà opérée avec le sacre de l’Espagne à South Africa 2010, qui n’avait en fait que couronner le bilan d’une domination continentale à partir de 2007. Un peu comme la récompense d’une œuvre générale.

La phase de vraie démocratisation s’étant lancée avec le parcours du Maroc qui avait tant marqué les esprits à la fin de l’année 2022 en terre qatarie.

Pour poursuivre dans cet esprit de dernier carré, n’oublions pas la Croatie bien que moins percutante désormais.

Signalons ensuite le Portugal, de CR7, seule équipe se rapprochant vraiment de l’homogénéité, avec des joueurs souvent polyvalents ; à la différence que par rapport aux autres footballeurs internationaux, les Portugais tirent leur polyvalence du fait d’être complets (Vitinha peut agir à la façon d’un Andrea Pirlo) et non hybrides. Ce qui pourrait être le détail pouvant les amener à l’obtention du Graal…

Les contestataires de l’ordre établi

Pour initier ce catalogue des nouveautés, il est primordial de tenir compte de l’œuvre initiatrice accomplie par le Maroc, génératrice de confiance pour le Grand Maghreb. Un parcours promotionnel pouvant porter chance à l’équipe nationale d’Algérie. Les hommes entraînés par Petkovic pourront compter sur l’apport dynamique de Rayane Aït Nouri et Mohammed Amoura. Avec une arme fatale : l’expérimenté Riyad Mahrez, un gaucher excentré à droite, qui pourra jouer sur cette caractéristique pour déstabiliser bien des adversaires directs et briser les lignes adverses.

Toujours en Afrique, le Sénégal arrive avec des arguments de poids. Placés dans le groupe de la France comme lors de l’exploit de 2002, les Lions de la Teranga ont des atouts. Sur le plan des individualités, le jeune Mamadou Sarr pourrait faire partie des grandes révélations (plus dans un registre de milieu défensif qu’en tant qu’arrière central), sous le regard de l’attaquant star Sadio Mané. Sur le plan psychologique, les Sénégalais bénéficient d’une image positive laissée au Qatar. Des avantages assez forts pour avoir déclenché la polémique à la dernière CAN, mais pour autant assez convaincants pour repenser à terrasser la France dès son premier match en poule ? Pas si sûr, puisqu’en 2002 la formation sénégalise misait davantage sur la technique. Or, sur le plan athlétique France et Sénégal joueront d’égal à égal.

Toujours relativement à l’exotisme, le Japon tentera de faire aussi bien qu’en 2022. Avec un homme dont la bonne utilisation influera sur le parcours : Takefusa Kubo, l’ailier si talentueux de la Real Sociedad. Suffisant pour compenser les blessures de Watadu Endo et Takumi Minamino ?

Autres équipes à vouloir dépasser le plafond de verre : la Belgique, la Colombie, la Côte d’Ivoire le Mexique. De l’autre côté de la frontière, les USA se donneront du mal pour atteindre les demi-finales comme en 1930. Ne pas oublier aussi la Norvège et la Turquie. Les Nordiques avec leur 4-4-2 à plat, les Orientaux avec leur facilité à présenter un dispositif tactique variable.

Le tiers-Etat

`A mi-chemin entre fiabilité et profil potentiellement surprenant, l’Autriche pourrait sans faire de bruit tirer son épingle du jeu, voire accomplir de grandes choses à condition de ne pas compter de blessés dans un effectif loin d’offrir pléthore de possibilités. La Suisse, elle, semble un cran en-dessous. Aussi énigmatique que l’Australie, le Ghana, la Suède, la Tchéquie, la Tunisie décidément moins forte qu’en 2022, l’Uruguay très irrégulier.

Au dernier rang de cette classification du Tiers-État du Mondial, se trouvent l’Australie, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Bosnie-Herzégovine, la Corée du Sud, la République démocratique du Congo, l’Écosse, l’Iran, le Paraguay, l’Ouzbékistan. Le Canada fermant la marche, aspect d’autant plus renforcé depuis le départ en retraite de son milieu à tout faire Atiba Hutchinson, aussi à l’aise dans les interceptions qu’il était utile dans la percussion. Depuis, son absence se ressent sur le jeu canadien dépourvu de créativité à la relance et assez statique dans sa couverture. De plus, le gardien de but Maxime Crépeau ne peut pas toujours s’appuyer sur la synchronisation avec sa défense, à l’exception du latéral gauche Jonathan Davies. Frustrant pour un pays organisateur…

Les «petits poucets»

Vient enfin la catégorie des «petits poucets» . Elle regroupe les prétendantes non pas au titre, mais à la survie. Ces équipes, quasiment condamnées à la figuration peuvent ou non bénéficier d’un capital sympathie. En raison de leurs spécificités, de leurs surnoms. Une originalité qui peut de vérifier par le faible nombre d’habitants, donc de licenciés dans les clubs locaux, ou par le look des protagonistes alignés sur le terrain.

Plus sérieusement, il est très difficilement concevable que la Nouvelle-Zélande pourra égaler l’historique de sa voisine australienne. Le Qatar, lui, devra convaincre mais y peinera très certainement. Toujours du côté de l’Orient, Irak et Jordanie n’enthousiasment pas les parieurs. Cependant, si la seconde nommée ne dispose que peu d’arguments, la première citée est plus avantagée et n’a pas volé son 1-1 en Espagne comptant pour un match de préparation.

Quant à Curaçao (à surveiller toutefois son milieu Thahith Chong, du Sheffield Wednesday), Haïti et le Cap-Vert… Prions pour eux !

Néanmoins, pour la statistique objective, et pour le folklore, ces «petites» équipes sont impératives à la bonne marche d’un tournoi. Elles concourent à la découverte et à l’intérêt croissant d’une épreuve. Donc à la remise en question et à plus de tolérance au sens large du terme.

Conclure à la veille d’une coupe du monde de football s’apparente à un non-sens. Temporellement, car c’est anticiper son lancement. Puis le sport repose sur la performance, laquelle est évaluée à partir de résultats chiffrés. Ce risque, après tout, se pose en adéquation avec la folie ambiante qui régit un tel événement.

Alors, pour Kapitalis et ses lecteurs, osons certains pronostics tranchants :

– pour la première fois de son histoire, la Coupe du monde connaîtra un dernier carré sans représentante européenne parmi les équipes rescapées, pour un retour à la normale en 2030 avec une ou deux formations du Vieux Continent à ce stade de la compétition ;

– les révélations : l’Équateur et la Norvège ;

– la surprise : les USA ou l’Algérie ;

– le joker : l’Équateur ;

– les revenantes : la Colombie et la Turquie ;

– les candidates au titre : le Brésil, la France, le Maroc et le Portugal ;

– des déceptions : l’Argentine et l’Allemagne ;

– un vainqueur inédit : le Portugal ;

– les individualités marquantes : Mamadou Sarr (Sénégal), Ousmane Dembélé et Dayot Upamecano (France), Nuno Mendes (Portugal), Christian Roldan (USA), Cristiano Ronaldo (Portugal), Djed Spence (Angleterre) ;

– la poussée des USA jusqu’en demi-finales et le développement accru du Soccer ;

– les récompenses individuelles : Pedri (Espagne) rivalisera avec Ousmane Dembélé ou Achraf Hakimi pour le titre de meilleur joueur du tournoi; Nuno Mendes (Portugal) détient le secret pour marquer sur deux ou trois coups-francs ; Mohammed Salah (Égypte) envisagera le titre de meilleur passeur en ballottage avec les Norvégiens Antonio Nusa et Martin Odegaard ; celui de meilleur buteur sera attribué à Harry Kane (Angleterre), Kylian Mbappé (France), Enner Valencia (Équateur), Ayoub El Kaabi ou Ayoub Bouaddi (Maroc), Haaland (Norvège), Kenan Yildiz (Turquie), Endrik (Brésil).

Pour les gardiens, le goal belge Thibault Courtois en impressionnera plus d’un, tout comme Yassine Bounou (Maroc) et Zion Suzuki (Japon).

Pour le titre de meilleure jeune révélation, pensons à Antonio Nusa et Gessime Yassine (Maroc) ou Ibrahim Maza (Algérie).

* Enseignant universitaire et analyste de football.

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Maroc : réhabilitation de 25 jeunes détenus poursuivis pour terrorisme et extrémisme

À la prison locale de Salé, vingt‑cinq jeunes détenus poursuivis en vertu de la loi antiterroriste ont entamé, le 8 juin, une nouvelle session du programme de réhabilitation, destinée à leur offrir une chance de réinsertion par un accompagnement intellectuel…

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Au festival Vivier(s), le Maroc dessine la Méditerranée en bulles

À Viviers, le Maroc n’est pas venu seulement présenter des bandes dessinées. Invité d’honneur du festival Vivier(s) de BD, le Royaume a révélé une scène graphique en pleine effervescence, portée par une génération de créateurs qui dessinent la Méditerranée à…

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Exposition à Tunis sur l’exil des Républicains espagnols en Afrique du Nord

«De l’exode et du vent. L’exil espagnol au Maghreb (1939-1962)» est le titre d’une exposition documentaire sur l’exil des républicains espagnols en Afrique du Nord. Elle se tiendra à l’Espace culturel municipal Sainte-Croix, rue Jemaâ Ez-Zitouna, à la Médina de Tunis du 18 juin au 15 juillet 2026.

L’exposition, organisée par l’ambassade d’Espagne, l’Institut Cervantes et la municipalité de Tunis, en collaboration avec les Archives nationales de Tunis et avec le soutien de Casa Árabe, sous la direction artistique de Juan Valbuena Carabaña et la direction scientifique de José M. Santacreu Soler de l’Université d’Alicante, retrace l’histoire des milliers de réfugiés espagnols qui furent accueillis en Tunisie et dans d’autres régions du Maghreb.

À travers des photographies, des documents d’archives, des lettres et des objets personnels, l’exposition reconstitue les parcours individuels et collectifs de ces exilés entre 1939 et 1962, année où les processus d’indépendance dans la région scellèrent définitivement la fin de cette diaspora.

Avec plus de 80 pièces réparties dans quatre salles, l’exposition aborde l’exil à travers quatre sentiments — la peur, l’indignation, l’espoir et la résignation — et rappelle à la mémoire des hommes et des femmes dont l’histoire reste encore peu connue.

Les documents proviennent d’archives familiales, d’institutions universitaires et de fonds documentaires d’Espagne, de Tunisie, d’Algérie et du Maroc.

L’exposition, produite par Casa Árabe, avec le soutien du ministère espagnol de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, est présentée à Tunis dans le cadre de la coopération culturelle hispano-tunisienne et en collaboration avec les Archives nationales de Tunisie, sous le slogan «La ligne la plus courte entre deux personnes est une histoire bien racontée».

I. B.

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