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Ifsa Africa | L’agroalimentaire comme vecteur d’exportation

La quatrième édition d’Ifsa Africa, le Salon international dédié à l’agroalimentaire, à l’emballage, à la transformation et aux nouvelles technologies, s’est tenu du 9 au 11 juin 2026 au parc des expositions du Kram, au nord de Tunis, avec la participation d’une trentaine de pays.

Cet événement professionnel est dédié à la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire, aux technologies de transformation, à l’emballage, à la logistique et aux services destinés au secteur de l’hôtellerie-restauration (HoReCa).

Selon les organisateurs, cette nouvelle édition a permis de renforcer les liens entre producteurs, distributeurs, importateurs, investisseurs et acheteurs internationaux.

Ifsa Africa se présente aussi comme une plateforme d’affaires principalement destinée aux marchés africains, mais également ouverte aux acteurs européens et du Moyen-Orient.

L’édition 2026 a mis l’accent sur l’innovation dans les procédés industriels, les solutions d’emballage, la chaîne du froid, la distribution, la production alimentaire de qualité, les boissons, les produits biologiques, les produits de la mer et les technologies pour la restauration et l’hôtellerie. Et ce à travers des rencontres B2B, des ateliers techniques, des démonstrations et des concours culinaires, visant à favoriser les échanges d’expériences et à créer de nouveaux partenariats.

Ce salon s’inscrit dans la stratégie tunisienne de promotion de l’agroalimentaire comme secteur d’exportation et de renforcement de la position du pays comme plaque tournante du commerce entre l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée.

L’événement s’est tenu quelques semaines seulement après la signature d’un protocole d’accord entre le Centre de promotion des exportations (Cepex) et ITNC Expo, organisateur du salon, destiné à soutenir l’organisation d’Ifsa Africa et la participation des opérateurs économiques.

Pour la Tunisie, cet événement a représenté également une opportunité de promouvoir ses principales filières, de l’huile d’olive aux dattes en passant par les produits transformés, sur un marché africain en forte croissance, notamment en termes de demande alimentaire, de modernisation de la distribution et d’investissements industriels.

I. B.

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Tunis au cœur des ambitions du commerce agroalimentaire africain

Le développement du commerce intra-africain s’est imposé comme l’un des principaux enjeux du salon International Food Show for Africa (IFSA), qui s’est achevé le 10 juin à Tunis. Face aux bouleversements géopolitiques mondiaux et aux défis liés à la sécurité alimentaire, les acteurs du secteur agroalimentaire africains plaident pour une accélération des échanges entre pays africains.

Réunis à la foire du Kram en Tunisie, industriels, exportateurs et représentants des chambres de commerce ont souligné plusieurs obstacles persistants, notamment le déficit d’infrastructures logistiques et le poids du secteur informel.

Aliou Ndiaye, secrétaire général de l’Union des chambres de commerce du Sénégal, estime que l’amélioration des réseaux routiers et la formalisation des entreprises sont des conditions essentielles pour dynamiser les échanges continentaux.

Les intervenants ont également insisté sur la nécessité de renforcer la compétitivité des produits africains. Malgré les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), les marchés continueront de privilégier les produits importés si ceux-ci restent plus compétitifs en termes de prix et de qualité.

Lire aussi – ZLECAf et OAPI : Tunis s’impose comme acteur incontournable du commerce africain

Pour sa part, l’Algérie, premier partenaire commercial africain de la Tunisie, a mis en avant les projets d’infrastructures destinés à faciliter les échanges régionaux. Tunis entend toutefois diversifier davantage ses partenariats sur le continent, notamment grâce à l’Initiative du commerce guidé, qui simplifie les procédures douanières et compte désormais 15 pays membres, avec l’arrivée récente du Maroc et de l’Afrique du Sud.

En dépit de ces avancées, le commerce intra-africain demeure limité et ne représente encore que 16 % des échanges commerciaux du continent.

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Agroalimentaire : L’excédent commercial franchit les 798 MD au premier trimestre

L’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI) annonce une amélioration notable de la balance commerciale alimentaire tunisienne, qui affiche un excédent de 798,3 millions de dinars à fin mars 2026.

Ce niveau dépasse celui enregistré un an plus tôt (615,7 MD), dans un contexte marqué par une progression des exportations et une hausse plus modérée des importations. Le taux de couverture s’est ainsi renforcé pour atteindre 139,6%, traduisant une dynamique favorable du commerce extérieur agricole.

L’huile d’olive, locomotive des exportations

La performance du secteur repose essentiellement sur la forte progression des exportations alimentaires, en hausse de 17,9% en valeur. En tête, l’huile d’olive enregistre un bond remarquable de 38,1%, confirmant son rôle stratégique dans l’équilibre des échanges agricoles.

En parallèle, les importations alimentaires ont augmenté de 13,9%, tirées notamment par les achats de céréales (+7,7%). Malgré cette pression, l’excédent a pu se consolider grâce à la vigueur des ventes à l’étranger.

Des prix contrastés à l’export comme à l’import

Sur le front des prix à l’exportation, la tendance est globalement orientée à la baisse pour plusieurs produits agricoles : huile d’olive (-3,6%), tomates (-18,3%), agrumes (-6,7%). À l’inverse, les produits de la pêche (+6,6%) et les dattes (+3,2%) affichent une hausse.

Côté importations, les prix des céréales poursuivent leur repli : blé dur (-15,6%), blé tendre (-9,9%), maïs (-7,8%).

Seule exception notable, l’orge enregistre une hausse de 3,4%. Par ailleurs, le sucre voit son prix grimper fortement (+30,4%), tandis que les huiles végétales (-1%) et les produits laitiers (-7,8%) reculent.

Un excédent sectoriel qui contraste avec le déficit global

Cette embellie du secteur agroalimentaire ne suffit toutefois pas à inverser la tendance globale. La balance commerciale totale de la Tunisie reste déficitaire, avec un creusement de 3,6% au premier trimestre 2026, atteignant -5232,7 MD contre -5049,5 MD un an auparavant.

Ce contraste souligne le rôle clé de l’agriculture comme amortisseur du déficit commercial, dans un environnement économique encore sous tension.

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