Dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale des Femmes dans la Diplomatie, le Ministère des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger a organisé, ce 19 juin 2026, au siège de l’Académie Diplomatique Internationale de Tunis, en coopération avec le bureau d’ONU Femmes en Tunisie, une confrontation intitulé « Les femmes dans la diplomatie : un engagement continu et un travail soutenu au service de la paix et du développement inclusif ».x
À l’ouverture des travaux de cette rencontre, à laquelle ont notamment pris part Mme Selma Malika Haddadi, Vice-Présidente de la Commission de l’Union Africaine, Mme Hanna Tetteh, Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies pour la Libye, ainsi que des membres du corps diplomatique et Mme Rana Taha, Coordinatrice Résidente des Nations Unies en Tunisie, M. Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, a prononcé une allocution dans laquelle il a rappelé le rôle pionnier de la Tunisie en matière de droits des femmes et de leur autonomisation dans tous les domaines. Il est revenu sur l’histoire de l’engagement des femmes tunisiennes dans la diplomatie et a salué les efforts qu’elles n’ont cessé de déployer, depuis l’indépendance, pour défendre la souveraineté nationale, consolider ses fondements, servir les intérêts du pays et porter haut les couleurs de la Tunisie sur la scène diplomatique internationale.
Il a également souligné que cette manifestation coïncide avec le 70ᵉ anniversaire de la création du Ministère des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger.
M. le Ministre a, en outre, réaffirmé l’engagement de la diplomatie tunisienne, conformément aux orientations de Son Excellence le Président de la République, le Professeur Kaïs Saïed, à renforcer le rôle des femmes, dans le respect du principe de l’égalité des chances, afin de favoriser leur participation effective à la vie publique.
Il a également rappelé le rôle central joué par la diplomatie tunisienne dans le parrainage de la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité, convaincue que les femmes ont non seulement droit à la protection et à la prévention, mais qu’elles ont également un rôle essentiel à jouer dans la construction de la paix et de la sécurité.
Il a mis en avant les efforts déployés par la Tunisie pour soutenir la mise en œuvre de cette résolution à l’échelle du continent africain, conformément à la Déclaration de Tunis sur les femmes, la paix et la sécurité en Afrique, adoptée lors du dernier sommet de l’Union Africaine, à la suite du Forum Africain de haut niveau accueilli par la Tunisie en décembre 2025.
La conférence a été marqué par l’organisation de trois tables rondes, consacrées successivement au « rôle des femmes dans la diplomatie internationale au service de la paix et de la sécurité », « les femmes comme pilier fondamental de la coopération internationale en faveur du développement inclusif » et « les femmes dans la diplomatie tunisienne : sept décennies d’engagement ».
En marge de cette rencontre, une exposition documentaire a également été organisée afin de mettre en lumière les pionnières de la diplomatie tunisienne et de retracer leurs parcours.
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L’historienne Audrey Millet publie la première biographie critique du patron de LVMH depuis plus de vingt ans. À peine quelques jours après sa parution, l’ouvrage Bernard Arnault, son univers impitoyable, signé par Audrey Millet et publié aux éditions…
L’appui inconditionnel de l’Occident donne pendant longtemps à Israël l’illusion d’être un acteur qui fait l’histoire à sa guise au Moyen-Orient. Pourtant, Israël n’a ni démographie, ni profondeur stratégique, ni environnement géopolitique, ni idéologie à vocation universelle sur lesquels repose la puissance. L’Occident lui a prêté sa puissance utilisée pour bâtir un régime d’apartheid et pour perpétrer un génocide qui ont placé Israël au-dessus du droit international.
«Tous les pays détestent Israël», aurait dit Trump à Netanyahou. Les lobbys qui ont acheté les élites dirigeantes occidentales sont efficaces, mais il y a toujours des limites à l’efficacité qu’Israël a dépassées en ignorant les intérêts économiques des Américains et des Européens.
Entre le détroit d’Ormuz et Israël, les Américains ont choisi le détroit d’Ormuz. On dit que l’Amérique a deux religions : le christianisme et le pragmatisme. Israël a commis une erreur historique en croyant que les Etats-Unis seront leur meilleur allié qui les protègeront, alors que le seul allié qui est susceptible de protéger Israël est paradoxalement la paix avec les Palestiniens.
L’Etat colonial a deux perspectives devant lui, et deux seulement : le scénario algérien où les pieds-noirs ont dû quitter le pays dans la précipitation, ou le scénario sud-africain où les Blancs ont accepté de s’intégrer dans la société locale.
C’est à ce dernier scénario que pense l’éditorialiste israélien Gideon Lévy, qui, dans son article publié le 18 juin 2026 et dont la traduction est reproduite ci-dessus, invite ses compatriotes à se réveiller, leur indiquant que le désastre face à l’Iran doit être l’occasion pour se réconcilier avec la réalité.
Lahouari Addi
«Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité»
La défaite d’Israël en Iran n’est pas un désastre : c’est l’occasion d’affronter la vérité. La guerre en Iran a révélé la vérité à Israël. Son armée, soi-disant toute-puissante, n’a rien accompli de significatif, si ce n’est sa propre ruine politique. Tout pays rationnel tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée.
Gideon Levy
Le refrain, tant à droite qu’à «gauche» (sans compter le Premier ministre Benjamin Netanyahou) : une défaite israélienne, un désastre diplomatique, Trump nous a tourné le dos et Steven Witkoff est un «Jewboy». La nation déplore une calamité, une défaite et un quasi-Holocauste.
Les Bennett’s s’empressent d’intervenir et promettent une solution. Ils rétabliront les relations avec les États-Unis et ramèneront Israël sur les champs de bataille pour achever le travail. Telle est leur seule promesse en cette journée particulièrement propice.
Mais il ne s’agit ni d’un désastre ni d’un Holocauste. Dans la guerre contre l’Iran, Israël a traversé ce que les psychologues appellent un «test de réalité», au cours duquel la vérité lui a été révélée. Et cela pourrait bien être l’évolution la plus positive de ces dernières années, à condition que le pays en tire les bonnes conclusions. Ce soi-disant désastre pourrait bien se transformer en une opportunité historique.
Lors d’une de ses précédentes catastrophes, celle de 1973, Israël avait su tirer les leçons et ouvrir un nouveau chapitre révolutionnaire de son histoire : celui de la paix. Le fiasco avec l’Iran nous oblige aujourd’hui à reprendre nos esprits une seconde fois, mais pour l’instant, personne n’est là pour mener cette réorientation.
Un peu de réalisme : un petit pays de 10 millions d’habitants ne peut pas se battre contre le monde entier, même si nous sommes les fils du peuple élu, qui sait tout et fait tout mieux que les autres. Israël ne peut pas renverser des régimes, ni dans la lointaine Téhéran, ni dans la proche Gaza, ni même à Ramallah, juste à côté. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas ; même les États-Unis n’y parviennent pas.
Nous regarder dans le miroir
Ils ne peuvent pas forcer des organisations à déposer les armes ni éradiquer les convictions politiques du cœur des gens. L’époque où l’Amérique était à notre merci est révolue. Reconnaître cette réalité nous offre l’occasion, au milieu de la succession de guerres récentes, de nous regarder dans le miroir : l’armée soi-disant toute-puissante de ce pays n’a réussi à obtenir aucun résultat significatif, si ce n’est la ruine politique.
Tout pays rationnel en tirerait la même conclusion : il faut cesser de vivre par l’épée et uniquement par l’épée. L’histoire récente en a apporté suffisamment de preuves. Peut-être que toutes ces guerres futiles étaient nécessaires pour nous ouvrir les yeux et nous faire comprendre qu’aucune guerre choisie par Israël ne s’est jamais bien terminée.
Il ne reste que peu de temps pour parvenir à cette conclusion. Retirez les troupes de tout le Liban, avant qu’elles ne déclenchent une nouvelle guerre inutile contre l’Iran. Mettez immédiatement un terme à la folie qui sévit en Cisjordanie, avant qu’elle ne se retourne elle aussi contre nous. Accordez un peu de répit à l’armée et à l’armée de l’air, laissez-les respirer. Permettez aux soldats de profiter de leurs réductions militaires et de déjeuner dans les fast-foods de la rue Ibn Gvirol à Tel-Aviv.
Libérez les milliers d’otages palestiniens qui croupissent dans les prisons du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, et commencez à vous comporter comme des êtres humains envers les Palestiniens, avant que le monde ne nous y oblige. Et décidez où nous allons, ce que nous voulons : deux États, un seul État démocratique ou un seul État d’apartheid suicidaire. Il n’y a pas de quatrième option et il n’y en aura jamais.
Israël ne peut pas désarmer le Hezbollah
Cette semaine, on a appris que l’armée israélienne demandait au gouvernement de parvenir à un accord avec le gouvernement libanais avant que l’armée ne soit contrainte de se retirer des zones occupées, la queue entre les jambes.
On a là, au moins, un cas de sobriété partielle. Après tout, l’accord avec le gouvernement libanais aurait pu être conclu plus tôt, mais Israël avait besoin de l’épreuve de la guerre pour se rendre compte qu’il ne peut pas désarmer le Hezbollah, et qu’il n’y parviendra jamais.
Les Forces de défense israéliennes (FDI), au moins, commencent à le comprendre. Il en va de même pour le Hamas, la résistance à l’occupation de la Cisjordanie et le régime iranien.
Le fait qu’Israël soit mégalomane ne signifie pas qu’il soit capable d’agir selon ses propres critères mégalomaniaques, en croyant que des bombardements ici et là serviront ses intérêts. Ce qui nous est arrivé en Iran n’était pas un désastre, mais une opportunité. Nous avons regardé la vérité droit dans les yeux – et elle a baissé les yeux. C’est maintenant à notre tour de baisser les nôtres.
Après des semaines de négociations intenses, le Qatar s’est imposé comme médiateur, contribuant à la conclusion d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. Les médiateurs précédents, tels que le Pakistan et Oman, ont été écartés lors des dernières étapes des négociations, dont les derniers détails ont été finalisés le week-end dernier. La signature officielle est prévue pour ce vendredi 19 juin 2026 en Suisse.
Imed Bahri
Médiateur entre Washington et les Talibans, médiateur entre Israël et le Hamas pour le cessez-le-feu à Gaza, le Qatar a donc retrouvé ce rôle qui lui permet d’être utile aux yeux de l’Oncle Sam.
Selon Bloomberg, l’émirat gazier a été intégré au processus de médiation en mai. Ayant joué un rôle déterminant dans l’accord de paix négocié par les États-Unis l’année dernière entre Israël et le Hamas à Gaza, il a également joué un rôle essentiel dans la conclusion de cet accord.
Le Qatar a été la cible de nombreuses attaques iraniennes durant les semaines de combats qui se sont terminées par un premier cessez-le-feu début avril, ce qui faisait du succès des négociations un enjeu direct pour le pays.
«Ce fut un réel plaisir de travailler avec le Qatar», a déclaré Donald Trump mardi aux côtés de l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, lors du sommet du G7 à Évian, en France. Il a ajouté en s’adressant à lui : «Vous étiez dans une situation périlleuse. Vous nous avez aidés avec un courage exceptionnel. Je tiens donc à vous en féliciter et vous serez toujours mes amis».
Ces éloges ont été prononcés malgré le scepticisme de certains faucons américains en matière de sécurité nationale et d’Israël à l’égard de Doha, en raison de l’accueil par le Qatar de la branche politique du Hamas. Le rôle du Qatar a durci la position de certains conservateurs israéliens opposés à l’accord.
Déblocage d’avoirs iraniens gelés
Néanmoins, un haut responsable américain a déclaré que les discussions publiques avec les Pakistanais et les échanges informels avec les Qataris avaient permis à l’administration américaine de mieux comprendre le système politique iranien et avaient finalement contribué à la conclusion de l’accord.
Une version de l’accord consultée par Bloomberg indique que les États-Unis et leurs partenaires régionaux mettront en place un programme de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement de l’Iran si un accord définitif est conclu. Mais le président américain a nié en bloc cela : «Nous n’investissons pas en Iran. Cette rumeur qui a circulé hier était ridicule. Nous n’avons aucun engagement à investir de l’argent en Iran».
Les États arabes du Golfe, notamment le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis, sont ceux qui ont le plus à perdre en cas d’échec des négociations de paix. Ils ont subi des milliards de dollars de dégâts suite aux attaques de missiles et de drones iraniens, ainsi que des perturbations de leur production et de leurs exportations d’énergie.
Trump a déclaré : «L’Iran a ciblé vos pays, et c’était en réalité une erreur, car cela nous a encore plus rapprochés.»
Même les Émirats, qui étaient auparavant favorables à toute attaque américaine contre l’Iran, reconnaissent désormais la nécessité d’une approche plus pragmatique et diplomatique, compte tenu des enjeux pour leur statut de plaque tournante financière et touristique majeure dans la région.
Selon un haut responsable américain, la possibilité de débloquer des milliards de dollars de fonds iraniens gelés dans le cadre d’un allègement des sanctions a été évoquée. Il a expliqué que cette mesure serait conditionnée par des résultats concrets, l’Iran devant démontrer qu’il ne poursuit pas de programme nucléaire et ne se livre pas à des activités clandestines inquiétantes. Le soutien ne prendra pas la forme de paiements directs des États-Unis mais plutôt par le déblocage d’avoirs gelés, l’ouverture de l’économie mondiale à l’Iran et des incitations à l’investissement d’autres pays dans le pays.
Dans ce contexte, les riches États du Golfe se distinguent car ils pourraient être sollicités pour contribuer au fonds de 300 milliards de dollars. Le président des Émirats, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan, a également rencontré Trump en marge du sommet du G7.
Ce fonds pourrait s’avérer aussi difficile à obtenir que celui précédemment proposé pour la reconstruction de Gaza, qui demeure divisée et dévastée des mois après l’accord de paix.
Cependant, l’Iran est toujours perçu comme un acteur majeur au niveau régional, notamment grâce à son influence sur le détroit d’Ormuz, qui lui confère un levier supplémentaire dans ses relations avec les États du Golfe.
Des pays comme les Émirats et le Qatar détiennent des dizaines de milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés et les États-Unis pourraient tout simplement fermer les yeux si ces fonds étaient débloqués sans objection.
Le Koweït pourrait également contribuer à un éventuel fonds s’il le souhaite, ayant lui aussi été la cible de missiles iraniens même après la déclaration du cessez-le-feu.
La position de l’Arabie saoudite demeure moins claire. Riyad, qui a renforcé ses liens avec la Turquie et le Pakistan et normalisé ses relations avec l’Iran pendant le conflit, semble moins alignée sur la position américaine qu’il y a quelques mois.
Il reste encore beaucoup à faire
La rupture entre l’Arabie saoudite et les Émirats accentue l’incertitude quant au rôle que le Royaume pourrait jouer dans la phase d’après-guerre, qui a redessiné l’équilibre politique et sécuritaire au Moyen-Orient.
Oman pourrait également contribuer à un éventuel fonds, compte tenu de ses liens diplomatiques et économiques historiquement étroits avec l’Iran. Cependant, alors que Mascate jouait un rôle de médiateur entre Washington et Téhéran avant la guerre, l’administration Trump le considère désormais comme un partenaire peu fiable, selon un haut responsable américain.
Un responsable américain a déclaré que les États-Unis considèrent les Omanais comme plus proches de la position iranienne, compte tenu de leur gestion des négociations précédentes. De son côté, le sultanat d’Oman maintient sa neutralité dans ce conflit, sans prendre parti ni pour l’Iran ni pour les États-Unis.
Concernant le fonds de 300 milliards de dollars, aucun mécanisme clair n’est encore défini pour sa mise en œuvre. Il fera l’objet de discussions qui se poursuivront pendant les 60 jours suivant la signature du mémorandum d’entente, selon un diplomate proche des négociations.
Ce diplomate a expliqué que le plan repose sur l’attraction d’investisseurs privés, et non de gouvernements, et qu’aucun détail n’a encore été finalisé.
L’émir du Qatar, s’exprimant aux côtés de Trump lors du sommet du G7, a déclaré que, malgré d’énormes opportunités d’investissement en Iran, la priorité était de parvenir à un accord définitif sur les questions qui restent en suspens. Il a ajouté : «Il reste encore beaucoup à faire».
L’examen de deux dossiers liés aux travaux de l’Instance Vérité et Dignité (IVD) et visant son ancienne présidente Sihem Ben Sedrine a été reporté.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption près le Tribunal de première instance de Tunis a ainsi décidé, ce jeudi, de reporter les deux affaires au 25 juin 2026. Une échéance présentée par des sources judiciaires, citée par l’agence Tap, comme le dernier report avant la mise en délibéré de la cour.
Parmi les personnes visées par les poursuites dans ces deux dossiers figurent l’ancien ministre des Domaines de l’État, Mabrouk Korchid, et l’ex-membre de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Khaled Krichi. Les hommes d’affaires Slim Chiboub et Abdelmajid Bouden sont également poursuivis dans le cadre de ces mêmes affaires.
Les faits de ces deux dossiers sont étroitement liés aux activités de l’Instance, notamment les procédures de conciliation qui en ont découlé, ainsi qu’au dossier complexe de la Banque Franco-Tunisienne (BFT).
Le Professeur Slim Laghmani a été élu, le jeudi 18 juin 2026, juge au Tribunal International du Droit de la Mer pour le mandat 2026-2035, dès le premier tour, lors des élections organisées au siège des Nations Unies à New York, à l’occasion de la trente-sixième réunion des États parties à la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer.
Cette élection, qui coïncide avec la célébration par la Diplomatie tunisienne cette année du 70ème anniversaire de la création du Ministère des Affaires Etrangères, témoigne de la confiance dont jouissent la Tunisie ainsi que ses compétences scientifiques, juridiques et académiques auprès de la communauté internationale. Elle reflète également le mérite du candidat tunisien, reconnu comme l’un des plus éminents spécialistes du droit international public et du droit de la mer aux niveaux régional et international.
Ce succès est le fruit d’efforts diplomatiques soutenus et continus menés par le Ministère des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, conformément aux orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République. Ces efforts ont débuté par l’obtention du soutien de l’Union Africaine à la candidature tunisienne, avant de se poursuivre à travers une série de contacts et de consultations bilatérales, tant en présentiel que par téléphone, entre le Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger et ses homologues des États parties.
Ces efforts ont également inclus le travail intensif accompli par la Mission Permanente de la Tunisie auprès des Nations Unies à New York et la Mission Permanente de la Tunisie auprès de l’Union Africaine à Addis-Abeba, notamment par l’organisation de rencontres directes entre le candidat tunisien et les représentants des États parties lors de ses deux visites à New York et de sa visite à Addis-Abeba. À cela se sont ajoutés les efforts déployés par les différentes structures du Ministère, par la Mission Permanente de la Tunisie à Genève ainsi que par l’ensemble des Ambassades de la République Tunisienne, contribuant ainsi à mobiliser un large soutien en faveur de cette candidature.
Cette élection revêt une importance particulière dans la mesure où elle renforce la représentation du continent africain et du monde arabe au sein du Tribunal International du Droit de la Mer. Elle contribue également à assurer la présence de compétences juridiques africaines et arabes au sein de l’une des plus importantes juridictions internationales chargées de l’application des dispositions de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer et du développement de la jurisprudence internationale dans ce domaine essentiel.
La candidature du Pr. Laghmani à cette fonction s’inscrit dans le cadre de l’engagement constant de la Tunisie en faveur de la légalité internationale, du renforcement de l’État de droit et du règlement pacifique des différends. Cette nouvelle réussite de la diplomatie multilatérale tunisienne confirme également la position de la Tunisie en tant que partenaire actif et digne de confiance dans les efforts internationaux visant à promouvoir une gouvernance efficace des espaces maritimes et à consolider le respect du droit international.
À cette occasion, le Ministère adresse ses plus sincères remerciements et sa profonde gratitude à tous les États frères et amis qui ont accordé leur confiance au candidat tunisien. Ce soutien témoigne de l’estime et du respect dont jouit notre pays sur la scène internationale et confirme la solidité des relations d’amitié et de coopération qui l’unissent à l’ensemble de ses partenaires.
Le nouveau protocole national de prise en charge des victimes de violences sexuelles sera officiellement soumis au mois de septembre au ministre de la Santé. Celui-ci donnera alors son feu vert pour sa mise en vigueur immédiate sur l’ensemble du territoire tunisien. C’est ce qu’annonce le Professeur Mohamed Allouche, chef du service de médecine légale à l’hôpital Charles-Nicolle.
Ce document de référence vise avant tout à unifier les procédures médicales et psychologiques. Et ce, afin d’assurer une qualité de soins identique pour chaque citoyenne ou citoyen, quelle que soit sa localisation géographique. L’architecture du protocole repose sur des axes fondamentaux incluant l’accueil avec consentement éclairé. De même que des examens techniques rigoureux pour identifier les traces d’agressions physiques et de violences sexuelles.
Il intègre également la réalisation systématique de prélèvements pour le dépistage de maladies transmissibles et l’analyse de preuves génétiques ou toxicologiques selon les besoins spécifiques de chaque situation. Au-delà de l’aspect purement clinique, une prise en charge psychologique et sociale pluridisciplinaire, impliquant des psychologues, des assistantes sociales et des infirmiers, est prévue pour atténuer les séquelles profondes liées à ces traumatismes.
Élaboré dans le cadre du projet Sila avec le soutien de l’Union européenne et des coopérations belge et espagnole, ce texte définit un parcours clair pour la victime. Car il facilite le contact avec les délégués à la protection de l’enfance et les associations d’aide juridique. Une innovation majeure concerne le traitement des cas urgents. Puisque le protocole permettra désormais une prise en charge directe pour les agressions survenues depuis moins de 48 heures sans exiger une réquisition judiciaire préalable auprès de la police ou du procureur de la République.
Formation de médecins urgentistes dans six gouvernorats
Pour pallier à l’actuelle absence de services de médecine légale dans six gouvernorats du pays, des programmes de formation spécifiques sont destinés aux médecins urgentistes et aux gynécologues-obstétriciens. Et ce, afin qu’ils puissent appliquer ces nouvelles normes de manière autonome. Le Professeur Allouche souligne que l’examen dans les trois premiers jours est déterminant tant pour la collecte des preuves matérielles que pour l’efficacité du soutien psychologique précoce. Enfin, la généralisation de ce cadre structuré permettra de centraliser les données statistiques au niveau national. Ce qui s’avère indispensable pour élaborer des politiques de prévention et de lutte efficaces contre ce fléau social.
Entre le satisfecit mémoriel de Carthage et l’indignation tardive de l’ancien chef du gouvernement, la capitale des Aghlabides assiste à un énième duel de rhétorique où le développement régional reste le grand oublié.
Abdelwaheb Ben Moussa *
La visite avant-hier, mardi 16 juin 2026, du président Kaïs Saïed à Kairouan et le commentaire incisif attribué à Youssef Chahed qui s’en est suivi sur les réseaux sociaux viennent de réactiver, avec une virulence rare, le débat sur l’ordonnancement des priorités de l’État. En se félicitant ouvertement de l’avancement des travaux de réhabilitation de la Piscine des Aghlabides, menés sous la bannière de l’ingénierie militaire, le locataire de Carthage a voulu projeter l’image d’un État efficace, capable de restaurer ses symboles et sa dignité là où la bureaucratie civile a longtemps échoué.
Pourtant, ce coup de projecteur présidentiel a offert à l’ancien chef du gouvernement une tribune idéale pour un retournement ironique.
La formule de Chahed, fustigeant une communication concentrée sur le patrimoine plutôt que sur le chantier sinistré de l’hôpital universitaire Roi Salman, se veut un coup d’éclat politique.
Pourtant, cette joute numérique révèle une pathologie bien plus profonde : celle d’une classe politique qui traite les blessures structurelles du Centre-Ouest comme de simples arguments de communication.
Quand l’indignation sélective oublie son propre passif
L’efficacité rhétorique du commentaire de Youssef Chahed, distillé en dialecte tunisien pour maximiser son ancrage populaire, ne saurait masquer une évidente faille de cohérence temporelle.
S’interroger aujourd’hui sur l’absence du président de la République sur le site de l’hôpital Roi Salman est une question légitime dans le fond, mais hautement problématique venant d’un homme qui a dirigé la Kasbah entre 2016 et 2019, sous la présidence de Béji Caïd Essebsi.
Certes, ses partisans rappelleront les lourdeurs de la transition et les tiraillements de la coalition parlementaire de l’époque. Il n’en demeure pas moins que durant ces trois années de mandat, marqués par de grands arbitrages budgétaires bilatéraux, les financements saoudiens étaient déjà théoriquement validés et les blocages fonciers identifiés, sans qu’aucune pierre angulaire ne soit structurellement posée.
Cette propension des anciens dirigeants à endosser l’habit de l’observateur neutre une fois revenus dans l’opposition fragilise la portée de leur critique. L’indignation, lorsqu’elle omet sa propre part de responsabilité historique, s’apparente davantage à une manœuvre de repositionnement personnel qu’à une exigence de reddition des comptes.
Kairouan entre symbole et symptôme
Au-delà de l’affrontement entre les deux hommes, le traitement de l’affaire de la «Piscine des Aghlabides» illustre une fausse dichotomie entre urgence économique et préservation patrimoniale.
En caricaturant la restauration de ce monument historique par l’image d’un simple chantier de maçonnerie accessible via un microcrédit de type Enda, la critique de l’ancien chef du gouvernement cède au raccourci populiste. Elle feint d’ignorer la complexité technique d’une réhabilitation patrimoniale de cette envergure, ici légitimée par la rigueur de l’institution militaire.
Le patrimoine culturel de Kairouan n’est pas une futilité esthétique ; c’est un actif économique territorial majeur pour l’attractivité et le tourisme de la région.
Le véritable problème ne réside pas dans le fait que le chef de l’État se réjouisse de la renaissance des symboles historiques, mais dans l’incapacité chronique des gouvernances successives à articuler ces réussites mémorielles avec un plan de développement global.
L’hôpital Roi Salman reste le symptôme d’une fracture sanitaire Est-Ouest que les promesses non tenues n’ont fait qu’exacerber, illustrant la faillite systémique des procédures de passation des marchés publics et des mécanismes d’exécution de l’État, imperméables aux alternances politiques.
Une opposition en quête de voix
Ce duel par écrans interposés met en lumière le vide programmatique d’une opposition qui peine à formuler des alternatives concrètes. S’il est indéniable que la concentration actuelle des pouvoirs exécutifs accentue la responsabilité directe de Carthage dans la lenteur des grands chantiers, critiquer l’omission des infrastructures vitales en rabaissant les succès logistiques de l’armée sur le terrain patrimonial condamne la parole politique à la stérilité.
On ne résout pas une crise d’exécution par de l’ironie virtuelle, pas plus qu’on ne la résout par des injonctions morales.
Entre celui qui visite sans bâtir et celui qui critique sans avoir bâti, c’est Kairouan qui paie le prix de cette symétrie stérile.
Pour que la capitale des Aghlabides sorte de l’ornière, elle n’a plus besoin de constats indignés ni de mises en scène de l’autorité, mais d’une refondation profonde de la gouvernance d’exécution qui libère l’administration de sa frilosité et transforme enfin les promesses budgétaires en réalités palpables pour les citoyens.
* Ingénieur informatique et cadre de banque.
NB: un outil d’intelligence artificielle générative a été mobilisé dans le cadre de la préparation de ce texte. Son usage s’est strictement limité à l’aide à la structuration du plan argumentaire, à la vérification de la cohérence chronologique des faits avancés, ainsi qu’à l’optimisation stylistique des transitions textuelles. L’analyse de fond, les choix d’angles critiques et les orientations politiques demeurent l’œuvre exclusive de l’auteur.
Après plus de 100 jours de conflit, l’Unicef vient de publier ce chiffre qui fait froid dans le dos : 247 enfants ont été tués et 992 blessés depuis le 2 mars dernier. En moyenne, cela représente 12 enfants tués…
Bien que l’accord américano-iranien ait suscité l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz et d’une reprise des exportations de pétrole et de gaz, la réalité sur le terrain pourrait s’avérer plus complexe que ne le laissent entendre les déclarations politiques. L’accord qui devrait être signé à Genève vendredi 19 mai 2026 pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.
Imed Bahri
Pour le New York Times, la question cruciale n’est plus de savoir si l’accord sera signé vendredi, mais plutôt l’Iran a-t-il posé des mines marines dans le détroit ? Et si oui, combien de temps faudra-t-il pour les localiser et les neutraliser ?
À ce jour, aucune réponse définitive n’a été apportée. Durant les mois de guerre, des dizaines de navires ont traversé le détroit sans rencontrer de mines. Le Commandement central américain a annoncé en mars avoir ciblé 16 navires iraniens utilisés pour poser des mines à proximité du détroit. Mais nul ne sait avec certitude si l’Iran a réussi à poser des mines avant ou après ces frappes.
Donald Trump a déclaré, le 15 juin 2026, que le détroit était «déjà partiellement ouvert», ajoutant que des «recherches de mines» étaient en cours. Le président américain a également indiqué qu’il demanderait aux pays européens de contribuer aux opérations de déminage.
Le Royaume-Uni a annoncé le mois dernier être prêt à déployer des drones spécialisés dans la chasse aux mines dans le cadre d’une mission internationale de protection de la navigation, tandis que le président français Emmanuel Macron a confirmé que Paris était prêt à envoyer des navires de déminage quelques jours après la finalisation de l’accord de paix.
Un important arsenal iranien
Avant le déclenchement de la guerre, les services de renseignement américains estimaient que l’Iran possédait environ 5 000 mines marines de différents types.
Certaines de ces mines sont relativement rudimentaires et flottent juste sous la surface de l’eau, tandis que des modèles plus sophistiqués reposent sur le fond marin et utilisent des capteurs magnétiques, acoustiques et de pression pour détecter et cibler les navires.
Comment la marine américaine va-t-elle les rechercher ?
La marine américaine se prépare à utiliser une nouvelle génération de systèmes sans pilote.
Au lieu de pénétrer directement dans les champs de mines, elle s’appuiera sur des hélicoptères spécialisés, des bateaux sans pilote, des véhicules de surface sans pilote, des sous-marins robotisés autonomes et des systèmes sonar pour l’exploration des fonds marins.
Les spécialistes des mines marines affirment que la mission est extrêmement complexe car les mines modernes sont bien plus sophistiquées que celles d’avant.
Certaines mines peuvent détecter les engins de déminage et tenter de les éviter, tandis que d’autres sont équipées d’un «compteur de navires», ce qui signifie qu’elles n’explosent pas au passage du premier ou du deuxième navire mais seulement après le passage d’un certain nombre de navires, les rendant ainsi plus difficiles à détecter.
Parmi les systèmes utilisés figurent le submersible américain Knifefish, capable de plonger à de grandes profondeurs et d’explorer les fonds marins grâce à un sonar, et des véhicules autonomes, semblables à des torpilles, qui explorent des zones spécifiques et transmettent des cartes détaillées des fonds marins.
Après analyse des données, des véhicules télépilotés, équipés de caméras et de bras robotisés, sont déployés pour inspecter les objets suspects. Si l’objet est identifié comme une mine marine, le robot peut y fixer une charge explosive et la faire détoner à distance. Dans certains cas, plus compliqués, les plongeurs démineurs de l’US Navy sont contraints de descendre seuls.
Un véritable casse-tête
La neutralisation des mines intelligentes gisant au fond de la mer est considérée comme l’une des missions navales militaires les plus dangereuses. C’est pourquoi ces plongeurs s’entraînent parfois à descendre complètement seuls, sans corde ni bouée de sécurité, car l’explosion d’une mine pourrait tuer plusieurs personnes s’ils travaillaient en équipe.
Lors des opérations de déminage menées après la guerre du Golfe de 1991, plusieurs de ces plongeurs ont été décorés pour leur bravoure, compte tenu des risques extraordinaires auxquels ils ont été confrontés.
Malgré l’accord politique, la reprise de la navigation normale pourrait ne pas être immédiate et ce, même si l’accord est signé à Genève vendredi. Il faut d’abord s’assurer que le détroit est exempt de mines. Ensuite, il faut organiser le passage des centaines de navires bloqués de part et d’autre du détroit. Ce n’est qu’alors que le commerce normal pourra reprendre.
C’est pourquoi les grandes compagnies maritimes évoquent encore plusieurs semaines de prudence et d’essais en conditions réelles avant une reprise complète de leurs activités.
Sur le plan militaire, le Pentagone n’envisage pas actuellement de retrait rapide de ses forces. Plus de 50 000 soldats américains restent déployés dans la région, ainsi que deux porte-avions et des dizaines d’avions de chasse, dans l’attente de la confirmation de la pérennité de l’accord. Autrement dit, l’accord pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.
Hier soir (17 juin), La France insoumise apprenait l’interdiction de son concert et a immédiatement annoncé un recours devant le tribunal administratif.
Événement interdit. La Préfecture de police a publié un arrêté, hier (17 juin), annonçant l’interdiction du concert prévu…
L’organisation Amnesty international a exprimé sa vive préoccupation face aux poursuites judiciaires visant Sihem Bensedrine, ancienne présidente de la Instance Vérité et Dignité (IVD).
Selon l’organisation, ces procédures dissimulent des motivations politiques liées au travail de mémoire et de lutte contre l’impunité visant Sihem Bensedrine et à l’approche de son audience prévue ce jeudi 18 juin, AI affirme redoute l’absence d’un procès équitable.
En raison de la grève générale des avocats tunisiens prévue le même jour, l’organisation redoute que Sihem Bensedrine ne soit privée d’une assistance juridique adéquate, ce qui entraverait gravement son droit constitutionnel à la défense, lit-on encore dans le communiqué publié ce mercredi 17 juin 2026.
Amnesty international appelle à garantir un procès juste, public et équitable, à respecter l’intégralité des droits de la défense et à fournir toutes les garanties juridiques requises.
Dans son communiqué, Amnesty réclame par ailleurs l’arrêt immédiat de ce qu’elle qualifie de «poursuites à motivation politique ou vindicative» et appelle «l’État à instaurer un climat sécurisé permettant à chacun d’exercer librement son droit à l’expression et au militantisme pacifique, sans crainte de représailles ou d’intimidation».
Tous les gouvernements européens, à commencer par la France, ne se cachent plus pour appeler à bouter les immigrés hors du pays, poussant le cynisme jusqu’à organiser un référendum comme en Suisse. Portée par le parti d’extrême droite Union démocratique…
Les eurodéputés se penchent aujourd’hui sur les « hubs de retour », un dispositif au cœur de la politique migratoire européenne, destiné à organiser le retour des migrants déboutés du droit d’asile. Un texte controversé qui divise profondément les institutions…
Le Parlement a adopté, hier, le texte sur l’allongement de la durée de rétention administrative pour les étrangers en situation irrégulière jugés dangereux. Un texte présenté comme une réponse au drame de Philippine.
345 voix pour et 177 contre.…
À quoi aurait servi cette guerre d’Iran ? À part à renforcer les éléments les plus radicaux du régime de la République islamique et à renforcer la mainmise des Gardiens de la révolution sur le pays, elle n’a pas servi à grand-chose. Il n’y a eu que des dégâts sur les plans géopolitique, énergétique et économique. Tout cela pour aboutir à un statu quo ante, c’est-à-dire à la situation du 27 février, le jour précédant le déclenchement de la guerre. Les fanfaronnades de Trump ont accouché d’un sauve qui peut !(Photo : La réouverture du détroit d’Ormuz est devenue pratiquement l’unique objectif – et l’unique « gain » américain – de la guerre contre l’Iran).
Imed Bahri
L’annonce par le président Donald Trump d’un accord avec l’Iran met fin à une guerre coûteuse mais laisse le régime en place et reporte la question nucléaire à de futures négociations, a écrit Michael Birnbaum, correspondant du Washington Post à la Maison-Blanche, ajoutant que Trump a entamé la guerre en promettant un changement de régime pour finalement aboutir à la réouverture du détroit d’Ormuz !
Le président américain a lancé la fin de sa guerre contre l’Iran dimanche : «Navires du monde, démarrez vos moteurs, que le pétrole coule!» Mais cette nouvelle fanfaronnade ne trompe plus personne. L’homme est dans ses petits souliers.
Retour au statu quo
Le régime iranien restant au pouvoir, Trump s’est félicité du retour au statu quo du 27 février, la veille de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran.
Ce retour à une forme de statu quo était bien loin des objectifs initiaux de la guerre qui avait commencé par un engagement à faire tomber le régime.
Après les frappes qui ont tué le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, aux premières heures de la guerre, Trump a déclaré aux Iraniens que le moment était venu de reprendre le contrôle de leur pays. Cependant, le soulèvement n’a pas eu lieu. Ces derniers mois, les dirigeants iraniens ont fait preuve de résilience face aux attaques féroces de la plus puissante armée de l’histoire. Ils ont fermé le détroit d’Ormuz, paralysant les marchés mondiaux de l’énergie, et ont creusé le fossé entre Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au point que le président américain a profité de la célébration de son 80e anniversaire pour dénoncer publiquement son allié israélien.
En promouvant l’accord qui a mis fin aux combats, Trump et ses principaux conseillers ont affirmé que l’Iran s’était engagé à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Mais les dirigeants iraniens, qui ont pris des engagements similaires depuis des décennies, ont indiqué dimanche que les difficiles négociations concernant leur programme nucléaire étaient toujours en cours et ne débuteraient pas avant la levée du blocus naval américain de leurs ports.
En l’absence de détails sur l’accord et face aux incertitudes persistantes concernant le nucléaire, les experts estiment qu’il est prématuré d’évaluer pleinement l’héritage d’un conflit qui a duré cinq semaines et demie de combats intenses, suivies de plus de deux mois d’une trêve fragile ayant épuisé les réserves mondiales de pétrole.
Cependant, l’approche de Trump a changé. Au lieu d’exhorter les Iraniens à renverser leurs dirigeants, il privilégie désormais la négociation avec le régime honni. Le président a exclu toute action militaire susceptible de compromettre la paix, comme il l’a fait dimanche avec le Premier ministre israélien.
Dans une interview accordée au Wall Street Journal dimanche, Trump a déclaré avec sa mauvaise foi légendaire : «En ce qui concerne un changement de régime, je n’y ai jamais été intéressé», ajoutant que les dirigeants iraniens actuels sont «le troisième groupe avec lequel nous avons traité et le plus raisonnable jusqu’à présent».
Trump et ses partisans affirment que la guerre a été un succès majeur, ayant éliminé de nombreux hauts responsables, porté un coup dur au programme nucléaire déjà fragilisé et décimé la marine du pays.
Le vice-président J.D. Vance a déclaré dimanche à Fox News : «Si les Iraniens respectent cet accord, cela changera fondamentalement le Moyen-Orient pour les 50 prochaines années. Cette région du monde est dans un état déplorable depuis toujours».
Toutefois, certains experts du Moyen-Orient restent sceptiques, même avec un accord visant à mettre fin aux combats et à rouvrir le détroit d’Ormuz.
«Si cet accord est appliqué tel quel, il laissera un régime répressif aux commandes en Iran, avec la plupart des moyens qu’il utilise pour menacer la région : missiles balistiques, drones et un réseau régional de groupes mandataires certes faibles mais néanmoins dangereux au Liban, en Irak et au Yémen», a déclaré Brian Katulis, chercheur au Middle East Institute.
«Trump a en quelque sorte reculé. Il savait qu’il n’y avait pas d’options militaires viables, il a donc dû parvenir à un accord et les deux camps crieront victoire. C’est ce que nous verrons dans les quatre ou cinq prochains jours», a ajouté Katulis.
Alors que Trump vantait les mérites de son accord, certains de ses plus fervents partisans, membres de la coalition des faucons anti-Iran, se demandaient si la fin des combats était la meilleure solution. L’animateur radio Mark Levine écrivait sur X : «Cela fait des jours que je me demande pourquoi nous, le peuple, ne pouvons pas consulter ce fichu mémorandum d’entente ?»
Levine, qui avait discuté à plusieurs reprises de l’Iran avec Trump durant son second mandat, a ajouté : «Franchement, je n’ai jamais rien vu de tel. Si ce mémorandum doit apporter la paix alors qu’il soit rendu public».
Le sénateur Lindsey Graham, un proche allié de Trump et le plus fervent soutien d’Israël au Congrès, a questionné les termes de l’accord, exprimant une «certaine inquiétude» quant aux différences entre les versions iranienne et américaine.
Dans un message publié sur X, où il décrivait Vance comme «l’architecte de l’accord» et écrivait : «Conformément à notre loi, tout accord nucléaire avec l’Iran sera soumis au Congrès pour examen et vote. J’ai hâte d’examiner la version finale».
L’Iran sait obtenir des concessions
Les dirigeants iraniens ont déclaré dimanche que les termes de l’accord ne seraient pas rendus publics avant sa signature vendredi 19 juin. Cette décision, bien que visant à protéger l’accord des pressions extérieures, pourrait également accroître le risque de son effondrement, les négociateurs s’efforçant toujours d’en finaliser les détails.
Les responsables politiques iraniens ont évité d’aborder la question nucléaire dimanche, se démarquant nettement de la position adoptée par les États-Unis. Ils ont laissé entendre qu’un allègement significatif des sanctions serait nécessaire avant qu’ils n’acceptent des concessions substantielles sur ce sujet.
Les négociateurs doivent désormais discuter de l’arrêt de l’enrichissement d’uranium ainsi que du sort des stocks actuels d’uranium hautement enrichi de l’Iran qui ont été constitués par Téhéran après le retrait de Trump de l’accord nucléaire conclu sous l’administration Obama en 2018.
«L’Iran sait comment prolonger ces négociations et tenter d’obtenir des concessions au passage», a écrit Dan Shapiro, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël lors de la signature de l’accord nucléaire de 2015. «Il était possible qu’aucun accord ne soit conclu et que tout accord obtenu soit pire que ce que nous aurions pu obtenir par la voie diplomatique avant la guerre», a-t-il ajouté.
Shapiro a abordé également une autre question sensible : «L’ouverture du détroit d’Ormuz est le principal résultat de cet accord. L’Iran a transformé un levier théorique en un levier réel et puissant, imposant de lourdes pertes à l’économie mondiale et inquiétant fortement le président Trump».
À l’occasion du 70ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques bilatérales, l’Ambassade de la Fédération de Russie à Tunis a organisé une réception pour célébrer la Journée de la Russie.
Cet événement a réuni de nombreux invités : représentants des pouvoirs exécutifs, personnalités publiques et politiques, universitaires et culturels, compatriotes et journalistes, ainsi que des membres du corps diplomatique. Nombre d’entre eux ont séjourné en Russie à plusieurs reprises et gardent un souvenir ému de sa tradition d’hospitalité.
L’Ambassadeur de Russie en Tunisie Alexandre Zolotov a prononcé un discours de bienvenue aux invités. Il a raconté sur le développement constant de la coopération bilatérale dans de divers domaines et a confirmé la convergence ou la proximité des approches de la Russie et de la Tunisie sur de nombreuses questions régionales et mondiales.
Il a souligné le fait que la Tunisie figure parmi les cinq principaux partenaires commerciaux de la Russie en Afrique (le volume des échanges bilatéraux en 2025 s’élevait à environ 1,8 milliard de dollars). En évoquant les projets dans le domaine humanitaire, l’Ambassadeur a mentionné l’équipement prochain de 17 lycées tunisiens où la langue russe est enseignée par la Fondation «Russkiy Mir».
La Ministre des Finances de la République Tunisienne Michket Khaldi – l’invitée d’honneur – a réaffirmé la contribution de la Russie à la création de la première université d’ingénieurs dans son pays. Elle s’est également félicitée de la participation de la Tunisie à la deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique (Le Caire, décembre 2025) et a salué le séjour récent du cosmonaute russe Kirill Peskov dans la capitale tunisienne.
Michket Khaldi a également déclaré espérer que l’accord de libre-échange avec l’Union économique eurasiatique, dont les préparatifs ont déjà commencé, sera conclu prochainement.
Abdesselem Jarray, capitaine de l’équipe «Black Shark», finaliste du concours international «Bataille des robots» en Russie, a présenté une innovation développée par de jeunes ingénieurs tunisiens pour impressionner le public.
La réception a vu aussi la présentation d’un recueil richement illustré, comprenant l’album «Le pinceau russe sous le ciel de Tunisie» et le livre «Proverbes et dictons de Tunisie et de Russie».
Alexandre Zolotov a remis les prix aux lauréats de l’exposition photographique «La Russie vue par les Tunisiens», organisée par l’Ambassade dans le cadre du 10e Concours international de photographie «Civilisation russe» de l’Agence fédérale des affaires des nationalités. Les photographies sélectionnées illustraient la diversité de notre pays à travers son peuple, sa nature et son architecture.
Le quatuor de jazz tunisien «Rêve» a proposé des improvisations sur des compositions musicales traditionnelles russes, contribuant ainsi à une ambiance particulière de la soirée.
Alors qu’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran a été annoncé dimanche (14 juin), Israël ne mettra pas fin aux combats contre le Hezbollah et se félicite d’avoir stoppé le nucléaire iranien.
« La lutte n’est pas…
Le gouvernement tunisien a franchi une étape décisive dans la définition de sa feuille de route économique. Réuni lundi 15 juin 2026 au Palais du gouvernement à La Kasbah, et présidé par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, le Conseil des ministres a examiné et approuvé le projet de loi relatif au Plan de développement 2026-2030, document structurant qui engagera la politique économique et sociale du pays pour les cinq prochaines années.
Le document du Plan s’articule autour de trois parties principales : les orientations générales et les objectifs de développement, le développement territorial et les politiques de développement. Il fixe cinq grandes orientations stratégiques couvrant la justice sociale, l’équilibre territorial, le renforcement du tissu économique, la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique, ainsi que la modernisation du cadre institutionnel.
Sur le plan méthodologique, ce Plan marque une première dans l’histoire de la planification tunisienne : il a été élaboré selon une approche ascendante, partant du niveau local vers le niveau régional, puis des districts, pour aboutir au plan national. Les rapports issus des conseils locaux, régionaux et de district ont ainsi alimenté les orientations définitives du document.
Réduire les disparités et moderniser l’économie
Parmi les priorités affichées figurent la réduction des taux de pauvreté et de vulnérabilité, le renforcement des systèmes de protection sociale et l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi et au logement. Le Plan prévoit également le développement des infrastructures de base – ports, routes – ainsi que le soutien aux secteurs à forte valeur ajoutée et la promotion de l’innovation et de la recherche.
La sécurité alimentaire, hydrique et énergétique constitue un autre axe central, avec un accent mis sur la durabilité des ressources en eau, le renforcement de l’indépendance énergétique et la préservation de l’environnement et de la biodiversité. La réforme des entreprises et structures publiques, ainsi que l’amélioration des performances de l’administration, complètent le dispositif.
Un mécanisme de suivi…
Pour assurer le suivi de la mise en œuvre, le texte prévoit un mécanisme d’évaluation périodique comprenant un rapport annuel intégré au budget économique et un rapport d’évaluation à mi-parcours. Ce dispositif vise à permettre des ajustements en fonction des évolutions conjoncturelles et des mutations géostratégiques mondiales identifiées dans le document comme facteurs de risque – notamment la volatilité des prix de l’énergie, des denrées alimentaires et des matières premières, ainsi que les transformations des marchés du travail.
Le projet de loi sera désormais soumis au circuit législatif en vue de son adoption définitive.
À l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, un nom circule de plus en plus au sein du Parti démocrate, celui du sénateur de Géorgie Jon Ossoff. Le jeune homme de 39 ans est passé ces derniers mois du statut de sénateur influent à celui de candidat sérieux à la présidentielle de 2028, selon les militants, les commentateurs et les stratèges politiques. Il a fait de la lutte contre l’affairisme véreux et la corruption du clan Trump son cheval de bataille. Il s’est illustré également par sa ferme opposition à la guerre génocidaire israélienne de Gaza.
Imed Bahri
Michelle Goldberg a retracé le parcours politique d’Ossof dans le New York Times, saluant ses prises de position contre le président Donald Trump, son engagement contre la corruption et affirmant. Nombreux sont ceux qui souhaitent le voir se présenter à la primaire démocrate pour l’élection présidentielle de 2028, affirme-t-elle.
Si Ossoff est réélu sénateur de Géorgie, il deviendra immédiatement l’un des principaux candidats à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2028, estime le journaliste Mehdi Hasan, cité par le même journal.
Un candidat attrayant
Jon Ossoff est un homme politique démocrate américain de premier plan, de confession juive, actuellement sénateur de Géorgie qui a vu sa notoriété exploser sur la scène politique américaine.
Il est actuellement en campagne pour un second mandat au Sénat lors des élections de mi-mandat et les sondages indiquent qu’il est en tête.
Ossoff est né en 1987 et il avait seulement 33 ans lors de sa première élection fin 2020. Il est le plus jeune sénateur depuis l’élection de l’ancien président Joe Biden au Sénat en 1972.
Le parcours d’Ossoff fait de lui un candidat attrayant pour de nombreux démocrates. Jeune homme politique, originaire du Sud, il représente un État souvent républicain et est un père de famille dont l’épouse Alicia Kramer est une gynécologue-obstétricienne de renom. Ils ont deux jeunes filles.
Le fait qu’il soit un élu du sud est très important et symbolique car le sud est devenu au fil du temps la chasse gardée des Républicains et le symbole de l’affaiblissement des Démocrates. Ces derniers doivent reconquérir le sud s’ils souhaitent revenir au pouvoir.
Le secret d’une popularité montante
Goldberg pense que les attaques incessantes d’Ossoff contre le président, ainsi que son insistance sur la corruption et les abus de pouvoir au sein de l’administration actuelle, figurent parmi les principales raisons de sa popularité auprès des démocrates.
Les discours d’Ossoff lors de sa campagne de réélection en Géorgie étaient moins axés sur ses rivaux républicains que sur des attaques contre Trump et son clan qu’il appelle «la mafia de Mar-a-Lago».
Des extraits vidéo de ses discours ont alimenté une nouvelle vague de spéculations quant à son avenir politique.
Plus précisément, les discours d’Ossoff s’articulent généralement autour de deux thèmes principaux. D’une part, la dénonciation des failles et de la corruption au sein du système politique américain et d’autre part, la présentation d’une vision nationale multiethnique et libérale, en opposition à la rhétorique nationaliste de l’administration actuelle.
Parmi les citations citées par Goldberg figure sa déclaration à ses partisans : «Notre grandeur nationale ne provient ni du sang ni des gènes mais de nos idées». Elle estime que ce type de rhétorique vise à reconquérir un récit national américain fédérateur.
Contre la corruption et l’autoritarisme
Avant son entrée en politique, il a notamment dirigé une société spécialisée dans la production de documentaires et d’enquêtes sur la corruption et les violations des droits de l’homme.
Il a supervisé des enquêtes sur les crimes de l’État islamique, la corruption dans le sport africain et d’autres affaires d’abus de pouvoir.
Ossof estime que ces expériences ont façonné sa vision de la politique. Il affirme que sa conviction que la corruption est au cœur de l’oppression et de la tyrannie est antérieure à son engagement public et que son expérience dans les enquêtes sur les crimes de guerre et les violations des droits de l’homme lui a démontré le lien étroit entre corruption et autoritarisme.
Un Juif opposé à la politique d’Israël
Outre son opposition à la corruption, Ossof bénéficie d’une popularité particulière au sein des cercles démocrates grâce à sa position sur Israël. Juif, il est aussi un critique virulent de la politique israélienne, ce qui lui permet de rallier diverses factions au sein du parti.
Il souligne qu’il n’est pas antisioniste et qu’il est attaché à «la sécurité et au bien-être du peuple israélien» mais qu’il est aussi un fervent critique de la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.
En 2024, Ossoff figurait parmi les 19 seuls sénateurs à avoir soutenu une résolution présentée par le sénateur Bernie Sanders demandant l’arrêt de certaines livraisons d’armes américaines à Israël. Il a ainsi bravé les pressions de l’administration Biden qui s’opposait à une telle mesure.
Lors d’une intervention au Sénat à cette époque, Ossoff a déclaré que le peuple américain était légitimement choqué par le manque d’attention porté à la vie des civils palestiniens innocents. Il a ajouté qu’un grand nombre d’enfants à Gaza avaient été tués ou grièvement blessés, des blessures qui auraient pu être évitées.
Goldberg soutient que cette position centriste lui confère un avantage politique rare car il est difficile pour les partisans d’Israël de l’accuser d’antisémitisme et pour les critiques de l’administration Biden de le tenir responsable des politiques qui ont conduit au nombre élevé de victimes civiles à Gaza.
Un opposant à la «classe Epstein»
Goldberg soutient qu’Ossoff fonde son discours politique sur l’idée que la lutte contre la corruption est le moyen le plus efficace de contrer les tendances autoritaires.
Elle cite le politologue Adam Bonica qui estime que la colère populaire face à la corruption a contribué à la chute de gouvernements et de dirigeants dans plusieurs pays et que les mouvements anticorruption sont capables d’unir divers segments de la société.
Ossoff tente d’appliquer cette approche aux États-Unis en se concentrant constamment sur les questions de corruption et de trafic d’influence.
Par exemple, il fait fréquemment référence à ce qu’il appelle la «classe Epstein», en allusion aux réseaux d’argent et d’influence associés au milliardaire américain Jeffrey Epstein accusé de trafic sexuel de mineures et qui incluent des personnalités des partis républicain et démocrate.
Son objectif, modifier la nature du débat politique
Malgré le buzz médiatique autour de son nom, Ossoff insiste sur le fait qu’il n’a aucune intention de se présenter à la présidence. Il a qualifié les discussions de plus en plus fréquentes à ce sujet de «malédiction» qui détourne l’attention des élections de mi-mandat qu’il juge plus importantes actuellement.
Goldberg rappelle que les hommes politiques américains nient souvent leurs ambitions présidentielles des années avant d’annoncer leur candidature. Elle cite l’exemple de l’ancien président Barack Obama qui a refusé d’évoquer la présidence lors de sa campagne pour le Sénat en 2004 avant de devenir président des États-Unis.
Goldberg conclut qu’Ossoff tente de modifier la nature du débat politique aux États-Unis. Au lieu de l’affrontement traditionnel entre la droite et la gauche, il cherche à faire de la corruption l’alpha et l’oméga du débat politique.
C’est précisément pour cette raison qu’un nombre croissant de démocrates le considèrent comme un potentiel futur leader du parti. S’il parvient à remporter un nouveau mandat en Géorgie, surtout avec une avance confortable, il pourrait subir une pression croissante de la part des dirigeants et des sympathisants du parti pour se lancer dans la course présidentielle, qu’il le souhaite ou non.