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Plus de 943 MDT d’excédent de la balance commerciale alimentaire à fin mai 2026

La balance commerciale alimentaire a enregistré un excédent de l’ordre de 943,4 millions de dinars (MDT), à fin mai 2026, contre 745,7 MDT durant la même période de 2025, ce qui constitue un taux de couverture de 127,1 %.

L’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) explique cette évolution par la hausse des exportations à un rythme plus élevé par rapport à celui des importations. En effet, les exportations sont passées de 3,645 milliards de dinars durant les cinq premiers mois de 2025, à 4,427 milliards de dinars à fin mai 2026.

Quant aux implorations, elles ont enregistré une hausse pour se situer à 3,483 milliards de dinars contre 2,899 milliards de dinars, à fin mai 2025.

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TIF 2026 : l’automobile et la diaspora à l’honneur

La 22e édition du Tunisia Investment Forum (TIF) se tiendra les 25 et 26 juin 2026 à Gammarth, sous le slogan « Tunisie : dynamique renouvelée, nouvelles opportunités ». Organisé sous l’égide du ministère de l’Économie et de la Planification, l’événement mettra l’accent sur l’attractivité de la Tunisie comme destination d’investissement et sur les priorités du Plan national de développement 2026-2030.

Parmi les temps forts figure un workshop international consacré à l’industrie automobile, prévu le 26 juin. Organisé par la FIPA-Tunisia en partenariat avec la Tunisian Automotive Association et le Cluster Mécatronique Tunisie, il réunira industriels, startups, centres de recherche et décideurs autour de trois thématiques : l’innovation et la R&D, l’e-mobilité et la connectivité, ainsi que la transition énergétique.

Le forum comprendra également des ateliers sectoriels dédiés notamment au textile, aux énergies renouvelables, à l’agroalimentaire et à l’entrepreneuriat féminin, ainsi que des rencontres B2B.

Deux séminaires thématiques sont programmés le 26 juin. Le premier, organisé par la Banque africaine de développement (BAD), portera sur les opportunités de marchés auprès des banques multilatérales de développement. Le second, organisé par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), sera consacré au rôle des Tunisiens résidant à l’étranger dans l’investissement, l’innovation et le financement du développement.

Les échanges sur la mobilisation des investissements de la diaspora devraient déboucher sur la mise en place d’un « Project Desk » destiné à accompagner les porteurs de projets.

Le TIF 2026 sera inauguré par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, et réunira des responsables institutionnels, des représentants du secteur privé ainsi que des partenaires africains et internationaux.

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Afreximbank accorde à la Tunisie un financement de 500 millions de dollars pour la LF 2026

La Banque centrale de Tunisie (BCT), agissant pour le compte de l’État tunisien, a conclu avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) une facilité de financement de 500 millions de dollars destinée à soutenir la mobilisation des ressources extérieures prévues dans le cadre de la Loi de finances 2026.

Selon un communiqué de la BCT, ce financement contribuera notamment à couvrir les besoins liés aux importations de biens stratégiques, en particulier dans les secteurs de l’énergie et des produits alimentaires.

L’accord a été signé au Caire, le 16 juin 2026, par Fethi Zouhaier Nouri et George Elombi, respectivement gouverneur de la Banque centrale de Tunisie et président d’Afreximbank.

Cette opération intervient alors que la Tunisie poursuit ses efforts de mobilisation de financements extérieurs afin de couvrir les besoins de son budget et de préserver ses équilibres financiers. Elle s’inscrit également dans le cadre de la coopération de longue date entre la Tunisie et Afreximbank, dont le pays est l’un des membres fondateurs.

Cité dans le communiqué, le gouverneur de la BCT a souligné que cette facilité permettra de renforcer les équilibres financiers extérieurs du pays et de soutenir le financement de besoins jugés stratégiques dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes.

La Banque centrale a également mis en avant la capacité de la Tunisie à honorer ses engagements financiers extérieurs, à assurer la continuité de ses paiements internationaux et à maintenir un niveau jugé confortable de réserves en devises, estimant que ces facteurs contribuent à renforcer la confiance des partenaires financiers internationaux.

La nouvelle ligne de financement vient ainsi consolider les ressources extérieures dont la Tunisie prévoit de disposer en 2026 pour faire face à ses besoins de financement et sécuriser l’approvisionnement du pays en produits essentiels.

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Eaux usées traitées : la Tunisie et la FAO renforcent la sécurité sanitaire de la réutilisation agricole

Un atelier organisé jeudi à Sousse par la FAO, le ministère de l’Agriculture et l’ONAS a révisé le plan d’amélioration de l’utilisation sûre des eaux usées traitées en agriculture, dans le cadre du projet « Water Scarcity Initiative » (WSI).

La rencontre s’appuie sur une expérience pilote menée à Zaouiet-Sousse, basée sur la planification de la sécurité sanitaire de l’assainissement (PSS), une méthode permettant d’identifier et de maîtriser les risques sanitaires tout au long de la chaîne, de la collecte des eaux usées jusqu’à leur réutilisation agricole.

Sinan Bacha, coordinateur national du projet WSI, a rappelé que cette réutilisation figure parmi les priorités de la stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050. Le gouverneur de Sousse, Soufien Tanfouri, a quant à lui souligné les volumes importants d’eaux usées produits dans la région et souhaité l’extension de cette expérience à d’autres zones du pays.

Selon la FAO, cette démarche vise à sécuriser les pratiques agricoles tout en répondant aux engagements internationaux sur l’eau, l’économie circulaire et l’Objectif de développement durable n°6. L’organisation accompagne également la Jordanie et la Palestine dans une initiative régionale visant à adapter cette méthodologie aux contextes arabes, avec l’appui d’institutions nationales, d’experts et d’acteurs locaux.

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MPBS : distribution de près de 5 MDT de dividendes en juillet 2026

L’Assemblée générale ordinaire de la société MPBS, réunie le 13 juin 2026, a validé la distribution d’un montant global de dividendes de 4,96 MDT au titre de l’exercice 2025. Cette enveloppe se traduira par le versement d’un dividende de 0,240 DT par action à ses actionnaires.

Le détachement de ce dividende sur la Bourse est programmé pour le 7 juillet 2026. La mise en paiement effective sur les comptes des investisseurs débutera quant à elle le 9 juillet 2026.

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Percée des fruits et légumes tunisiens en Italie

Les exportations tunisiennes de fruits et légumes frais vers l’Italie ont connu un rebond spectaculaire en 2025, atteignant une valeur de 134 millions de dinars contre 85 millions en 2024, soit une croissance annuelle de 60 %, selon des données publiées vendredi par le Centre de promotion des exportations (Cepex). Cette dynamique traduit la compétitivité retrouvée de l’offre agricole tunisienne sur ce marché historiquement stratégique, estime le centre.

Signe qui ne trompe pas, plusieurs entreprises tunisiennes spécialisées dans la production agricole participent au salon Mercato Agroalimentare di Milano (SogeMi), qui se tient les 18 et 19 juin à Milan, en Italie. Cette mission est organisée par le bureau du Cepex à Milan et le consulat général de Tunisie à Milan, en partenariat avec l’APIA, le GIFruits et le Groupement interprofessionnel des légumes (GIL).

La participation à ce salon, qui accueille près de 25 000 visiteurs, vise à ancrer durablement les primeurs tunisiennes dans les circuits de la grande distribution italienne. Un million de tonnes de fruits et légumes y transitent chaque année sur 80000 m2, répartis entre 130 grossistes dans deux structures emblématiques, dont une toute nouvelle inaugurée récemment, pour un chiffre d’affaires global de près de 20 millions d’euros en 2025.

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UNIMED : distribution de 20 MDT de dividendes en septembre 2026

L’Assemblée Générale Ordinaire de la société UNIMED, réunie le 17 juin 2026, a décidé de distribuer un montant total de dividendes de 20 MDT au titre de l’exercice 2025.

Cette décision de l’AGO d’UNIMED correspond à l’attribution d’un dividende de 0,625 DT par action à destination de ses actionnaires.

A cet égard, le détachement de ce dividende est officiellement programmé pour le 9 septembre 2026.

Quant aux opérations de paiement effectif débuteront quant à elles le 11 septembre 2026.

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Ormuz, catalyseur de la baisse du pétrole

Bank of America indique qu’une ouverture complète du détroit d’Ormuz pourrait entraîner une moyenne du prix du pétrole brut Brent de 82 dollars le baril cette année, contre une prévision précédente de 93 dollars.

Une note publiée jeudi 18 juin ajoute que le prix du pétrole brut Brent devrait se négocier dans une fourchette de 70 à 80 dollars pendant la majeure partie du second semestre de cette année.

Rappelons que les prix du pétrole ont chuté jeudi, l’accord intérimaire conclu entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit, rouvrir le détroit d’Ormuz et assouplir les sanctions contre Téhéran ayant amélioré les perspectives d’approvisionnement sur les marchés mondiaux, selon Reuters.

Lire aussi: Accord États-Unis–Iran : le pétrole chute sous 80 dollars

Cependant, Bank of America prévoit un déficit pétrolier net de 2,6 millions de barils par jour en 2026, contre des prévisions d’avant-guerre qui tablaient sur un excédent de 2 millions de barils par jour.

Plus tôt cette semaine, Goldman Sachs, Morgan Stanley et Citibank ont ​​également revu à la baisse leurs prévisions concernant le prix du pétrole.

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Ormuz : seulement 70 % du trafic d’avant-guerre

Selon Goldman Sachs Group Inc., le trafic pétrolier transitant par le détroit d’Ormuz pourrait ne retrouver qu’environ 70 % de son niveau d’avant-guerre, et les producteurs régionaux s’appuient de plus en plus sur des itinéraires alternatifs.

« Ce retour à la normale des exportations du Golfe aux niveaux d’avant-guerre pourrait être atteint en augmentant les flux transitant par le détroit d’Ormuz de 13 millions de barils par jour par rapport aux niveaux actuels », ont écrit des analystes, dont Yulia Zhestkova Grigsby, dans une note publiée le 17 juin et intitulée « 70 % des flux d’avant-guerre à Ormuz pourraient devenir les nouveaux 100 % ».

L’augmentation prévue des expéditions pourrait être achevée d’ici la fin du mois prochain (juillet). Tandis que la production du Golfe devrait se redresser d’ici octobre, ont-ils indiqué, rapporte Bloomberg. Avant la guerre, environ 20 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers transitaient chaque jour par le détroit, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Lire aussi: Tump n’est pas inquiet pour les prix du pétrole si le détroit d’Ormuz reste fermé

Le marché pétrolier mondial se concentre désormais sur l’évolution de la situation sur cette voie maritime cruciale – reliant le golfe Persique aux marchés internationaux – suite à l’accord américano-iranien mettant fin à la guerre et rouvrant le détroit d’Ormuz.

Pendant le conflit, les expéditions de pétrole brut transitant par cette artère commerciale étaient quasiment à l’arrêt, Téhéran et Washington ayant imposé un double blocus qui paralysait presque totalement la navigation. Cette situation avait initialement provoqué une flambée des prix du pétrole, avant que ceux-ci ne se soient repliés…

Aujourd’hui, le trafic visible via le détroit d’Ormuz est estimé à environ 1,3 million de barils par jour, auxquels s’ajoutent 1,6 million de barils en provenance du golfe d’Oman, probablement liés à des traversées clandestines, selon les analystes de Goldman Sachs. Par ailleurs, un total de 7,5 millions de barils par jour transite par les ports de la mer Rouge de Yanbu, Fujairah et Ceyhan, ont-ils précisé.

La disponibilité des navires ne devrait pas constituer un facteur limitant la reprise des flux, avec environ 860 millions de barils de capacité disponible dans des pétroliers vides, soit dans le détroit, soit à moins de cinq jours de navigation, selon les analystes.

Cependant, certains armateurs pourraient encore éviter de transiter par cette zone.

Ce mois-ci, les Émirats arabes unis ont annoncé travailler sur un plan ambitieux visant à mettre fin à leur dépendance totale envers le détroit d’Ormuz, en développant les ports orientaux de Dibba, Fujairah et Khor Fakkan — situés hors du détroit, sur la côte du golfe d’Oman — et en construisant au moins un nouveau port sur le même littoral. « Nous progressons vers une réduction totale de notre dépendance au détroit d’Ormuz, qu’il soit ouvert ou non », a déclaré Thani Al Zeyoudi, ministre du Commerce extérieur des Émirats arabes unis. « Il ouvrira, et nous l’espérons bientôt, mais nous poursuivrons ce nouveau plan sans relâche ».

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New Body Line : le chiffre d’affaires grimpe à 9,77 millions de dinars

Le groupe textile New Body Line a fortement réduit sa perte nette consolidée en 2025, à 62 340 dinars, contre un déficit de 6,12 millions de dinars en 2024.

Le chiffre d’affaires consolidé progresse, à 9,77 millions de dinars contre 8,86 millions de dinars un an plus tôt. Le résultat d’exploitation reste négatif mais se redresse nettement, passant d’un déficit de 6,44 millions de dinars à un déficit de 389 109 dinars. Les capitaux propres consolidés s’établissent à 4,99 millions de dinars, contre 5,07 millions de dinars en 2024.

Le total du bilan consolidé atteint 7,27 millions de dinars au 31 décembre 2025, contre 7,09 millions de dinars un an plus tôt. L’amélioration du résultat s’explique en grande partie par la baisse des dotations aux amortissements et provisions, qui reculent à 877 199 dinars contre 6,7 millions de dinars en 2024, exercice marqué par une provision de 5,6 millions de dinars sur des actifs financiers.

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SIAME : le bénéfice consolidé bondit de 75 %

Le groupe industriel tunisien SIAME a clôturé l’exercice 2025 avec un résultat net consolidé en hausse de 75 %, à 4,178 millions de dinars, contre 2,383 millions de dinars un an plus tôt. Le chiffre d’affaires consolidé recule légèrement, à 61 millions de dinars contre 63,1 millions de dinars en 2024.

Le résultat d’exploitation de SIAME progresse fortement, passant de 6 millions à 8,25 millions de dinars. Les capitaux propres consolidés du groupe atteignent 34,2 millions de dinars, contre 29,9 millions de dinars en 2024. Le résultat par action ressort à 0,271 dinar contre 0,154 dinar. Le total du bilan consolidé s’établit à 66,99 millions de dinars au 31 décembre 2025, en léger repli par rapport aux 67,74 millions de dinars de l’exercice précédent.

Sur le plan du périmètre de consolidation, la participation de SIAME dans sa filiale TOUTALU a été diluée de 89,28 % à 52,08 % suite à une augmentation de capital ouverte à un nouvel actionnaire, sans perte de contrôle. La société IAT, ainsi que ses filiales IAT Europe et Média-Tech, sont sorties du périmètre de consolidation après une dilution de la participation de SIAME de 41 % à 14,99 %, entraînant une perte de contrôle.

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La Tunisie n°1 en Afrique en complexité économique devant le Maroc

La Tunisie conserve sa position de leader africain en matière de complexité économique, selon les dernières données de l’Economic Complexity Index (ECI) élaboré par le Harvard Growth Lab. Ce classement international, qui mesure la sophistication et la diversification des exportations des pays, place la Tunisie au premier rang sur le continent africain et parmi les économies les mieux classées du monde en développement.

L’indice de complexité économique évalue la capacité d’un pays à produire et exporter une gamme diversifiée de biens nécessitant des savoir-faire, des compétences et des technologies avancés. Plus un pays exporte des produits complexes et peu répandus à l’échelle mondiale, plus son score est élevé.

Les données de l’Atlas of Economic Complexity de l’Université Harvard place la Tunisie au 45e rang mondial et demeure la première économie africaine dans ce classement. Elle devance notamment l’Eswatini, l’Égypte, l’Afrique du Sud, Maurice et le Maroc, qui figurent également parmi les pays africains les mieux positionnés.

Cette performance reflète la structure relativement diversifiée de l’appareil productif tunisien. Le pays se distingue particulièrement dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que les composants électriques, les équipements mécaniques, l’industrie automobile, l’aéronautique, les produits chimiques et certaines activités manufacturières intégrées aux chaînes de valeur internationales.

Contrairement aux indicateurs traditionnels basés sur la taille de l’économie ou le revenu par habitant, l’indice de Harvard met l’accent sur les capacités productives et le niveau de connaissances incorporées dans les exportations. Les chercheurs du Harvard Growth Lab considèrent d’ailleurs cet indicateur comme l’un des meilleurs outils pour anticiper le potentiel de croissance économique à long terme.

La première place africaine de la Tunisie ne signifie toutefois pas qu’elle dispose de la plus grande économie du continent. Des pays comme l’Afrique du Sud, l’Égypte ou le Nigeria affichent des PIB nettement plus élevés. En revanche, la Tunisie se distingue par la diversité et la sophistication de son tissu industriel. Un atout stratégique dans un contexte mondial marqué par les mutations technologiques et la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement.

Cette reconnaissance internationale constitue également un signal positif pour les investisseurs étrangers. Alors que le pays cherche à renforcer son attractivité dans les secteurs industriels innovants et les activités à forte intensité technologique.

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Le G7 veut briser l’emprise chinoise

Les dirigeants du G7 ont convenu, mercredi 17 juin, de renforcer leur coordination afin de réduire la dépendance de leurs pays pour les minéraux critiques. Ils prévoient de créer une nouvelle plateforme dotée d’un rôle élargi au sein de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Les pays occidentaux s’efforcent de diversifier leurs sources d’approvisionnement et de réduire leur dépendance à l’égard de la Chine, car ces terres rares sont essentielles aux secteurs de la défense et des technologies. L’année dernière, Pékin a bouleversé les marchés mondiaux en imposant des restrictions à l’exportation d’aimants permanents, perturbant ainsi plusieurs industries et soulignant leur dépendance à un fournisseur unique.

Sans nommer la Chine, les dirigeants ont déclaré qu’ils visaient à réduire la dépendance à l’égard de tout fournisseur unique en dehors du G7 et de ses pays partenaires pour les terres rares et les aimants permanents à moins de 60 % d’ici 2030, avec un objectif final de 50 % « dès que possible ». « Nous sommes déterminés à œuvrer à la création de mécanismes harmonisés et interopérables. Ce plan débutera par un projet pilote portant sur deux minéraux critiques – le lithium et le nickel – et visera à éviter de nuire à la compétitivité ou d’imposer des coûts excessifs », ont déclaré les dirigeants dans un communiqué conjoint.

Ces mécanismes seront ensuite étendus à cinq nouveaux minéraux chaque année, en privilégiant toujours les terres rares.

Le G7 créera également une plateforme de coordination des politiques, de partage de données et de réponse aux crises, en collaboration avec l’AIE pour surveiller les marchés et signaler les risques, relève Reuters. Cette plateforme s’appuiera sur l’AIE pour l’analyse et la détection précoce des distorsions de marché, a précisé le groupe.

A noter que les pays du G7 et leurs alliés sont confrontés au défi de créer des chaînes d’approvisionnement complètes, de l’extraction minière au produit fini. Ce qui nécessite des investissements de plusieurs milliards de dollars. Les dirigeants ont déclaré que les institutions de financement du développement et les autres organisations du G7 devraient également collaborer avec le secteur privé pour soutenir les projets et les infrastructures.

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Vie, digital et innovation : la STAR accélère sa mutation et prépare l’avenir

 STAR Assurances a clôturé l’exercice 2025 avec une croissance de ses primes émises de 12%, supérieure à celle du marché de l’assurance.

Sa part de marché se consolide ainsi à 11,35%, contre 11,29% un an plus tôt. Ces résultats, présentés le 17 juin 2026 lors de la communication financière consacrée à l’exercice, confirment selon Laurent Thuillier, directeur général depuis fin avril 2025, la position de leader de la compagnie.

Le marché tunisien de l’assurance a atteint environ 4,3 milliards de dinars en 2025, en hausse de 11,4%, après une progression de 10,8% en 2024 : deux années consécutives de croissance à deux chiffres. C’est surtout l’assurance vie qui tire cette dynamique, avec 1,36 milliard de dinars de primes, en croissance de 16,34%, et qui représente désormais 31,4% du marché global. Cette progression s’explique par les besoins en épargne, les incitations fiscales et une prise de conscience accrue des risques financiers depuis la pandémie de Covid-19.

Dans ce contexte, la STAR a accéléré la diversification de son portefeuille, historiquement dominé par l’automobile. Ce segment recule de 46,1% à 45,7% entre 2024 et 2025, au profit de la vie, dont la part progresse de 12,6% à 13,6%. Le produit d’épargne A affiche une croissance de 57% sur l’année, et 85% des agents du réseau, auparavant quasi exclusivement orientés vers le non-vie, ont vendu au moins une assurance police vie en 2025 — une transformation significative pour un réseau qui était encore non-vie il y a deux ou trois ans.

Un contexte macroéconomique plus favorable

Cette performance s’inscrit dans une économie tunisienne en amélioration. Le produit intérieur brut a progressé de 2,5% en 2025, contre 1,4% en 2024, porté par l’agriculture, les services comme l’hôtellerie et les transports, les activités informatiques et plusieurs branches industrielles. L’inflation poursuit sa décrue, de 7% en 2024 à 5,6% en 2025, dans un contexte de deux baisses du taux directeur de la Banque centrale de 50 points de base chacune, en mars 2025 puis début 2026 — même si des risques de reprise de l’inflation pourraient remettre en cause cette tendance.

Le déficit budgétaire s’est encore réduit grâce à la maîtrise des dépenses publiques, tandis que la dette publique reste élevée mais stable, à 82,1% du PIB. Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens de l’étranger ont limité les pressions sur le compte courant, malgré un creusement du déficit commercial lié à une hausse des importations de 5,5%, contre seulement 2,6% pour les exportations. La notation de la dette souveraine tunisienne a par ailleurs été relevée à B par l’agence Fitch.

Plusieurs évolutions réglementaires ont marqué l’année : la réforme du chèque, qui a renforcé l’utilisation des traites, et la réforme du code du travail, qui s’est traduite pour la STAR par l’embauche de 46 personnes en 2025 et par la transformation quasi systématique des contrats à durée déterminée en contrats à durée indéterminée — une pratique que la compagnie appliquait déjà avant qu’elle ne devienne obligatoire. Le secteur financier a également vu se renforcer la supervision, via les accords entre le Conseil du marché financier et le Comité général des assurances, ainsi que le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment, accentué encore en 2026. Une caution de 20% a par ailleurs été instaurée sur l’ensemble des contrats de services.

Digitalisation, nouveaux produits et image de marque

La plateforme MyStar, qui permet aux clients de consulter leur portefeuille et d’effectuer cotations, souscriptions et paiements, s’est enrichie en 2025 de l’intégration du produit d’épargne . La compagnie a également déployé des terminaux de paiement permettant le règlement des primes en trois ou six fois par carte bancaire, en complément du paiement au comptant, et a intégré la plateforme E-CONSTA, mise en place par la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances fin 2025 pour réduire la fraude.

Côté produits, la STAR a renforcé son offre multirisque professionnelle, agricole et entreprises, avec l’intégration systématique d’une protection juridique couvrant les honoraires d’avocats, désormais proposée aux professionnels comme aux particuliers. L’assurance junior, lancée en 2024, s’est vue enrichie d’une extension de garantie sur le soutien scolaire à domicile. Un accord signé en août 2025 avec une société privée propose désormais un système de télésurveillance par médaillon ou bracelet, équipé d’un détecteur de chute et d’une balise GPS, destiné aux personnes vulnérables, notamment âgées ou atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Sur le plan de l’image de marque, le réseau d’agences rénovées atteint plus de 60 unités, dont 28 rénovées en 2025 seulement. Ces efforts ont permis à la STAR d’être élue marque de l’année pour la troisième ou quatrième année consécutive en 2025, et quatre de ses produits  ont été distingués comme produits de l’année.

Des engagements RSE affirmés

La compagnie met en avant ses engagements en matière de responsabilité sociale et environnementale : des formations dispensées au personnel sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, des bus collectifs gratuits pour les collaborateurs, l’installation de 128 panneaux photovoltaïques sur le toit du siège, et la poursuite de programmes de soutien scolaire auprès de plusieurs écoles. Un partenariat avec la société tunisienne Bako Motors, fabricante de petites voitures électriques, vise à proposer des offres dédiées aux acquéreurs de véhicules électriques, tandis que le concept Starlab, lancé il y a plus d’un an, développe des partenariats stratégiques avec des start-up actives dans l’assurtech, la legaltech ou l’intelligence artificielle, avec la possibilité d’y prendre des participations.

Une ambition centrée sur la qualité pour 2026-2028

Le statut de leader de la STAR ne constitue pas une fin en soi pour son directeur général, qui le qualifie de simple complément à une ambition plus large : faire de la compagnie la référence du marché en matière de qualité des produits, des services et de la relation client. Trois principes guident cette ambition — être prévisible, fiable et simple — déclinés en cinq axes stratégiques pour la période 2026-2028.

Le premier axe consiste à délivrer cette expérience de qualité, via une segmentation client renforcée, une meilleure lisibilité des conditions contractuelles et la poursuite du programme de rénovation des agences. Le second vise une meilleure rentabilité : si la rentabilité technique progresse, le ratio combiné intégrant les frais généraux reste négatif, ce qui impose de poursuivre la sélection des risques, la surveillance du portefeuille, la lutte antifraude et la diversification au-delà de l’automobile. Le troisième axe porte sur l’excellence opérationnelle, à travers la finalisation des investissements technologiques engagés et un meilleur contrôle des opérations. Le quatrième vise de nouvelles opportunités de croissance, par des partenariats renforcés, le développement de l’inclusion financière et celui des filiales existantes. Le cinquième axe renforce l’approche sociétale de la compagnie, entre protection de l’environnement, inclusion assurantielle et bien-être des collaborateurs.

La filialisation de l’activité vie en bonne voie malgré un léger retard

Sur le plan opérationnel, la migration de l’infrastructure informatique de la STAR doit s’achever dans les prochaines semaines, et le déploiement des outils comptables et techniques sera finalisé en 2026, ouvrant la voie à une feuille de route de la donnée pouvant déboucher sur un data warehouse ou un outil de gestion de la relation client.

Le chantier le plus avancé reste la filialisation de l’activité vie, engagée avant l’arrivée de Laurent Thuillier à la tête de la compagnie, dans le cadre d’un partenariat stratégique renforcé avec la Société tunisienne de banque, déjà partenaire de l’assureur. Initialement prévu pour avril 2026, ce projet connaît un léger décalage lié aux délais d’obtention des agréments réglementaires, mais devrait se concrétiser avant la fin de l’année. L’objectif est de créer un pôle d’expertise unique en Tunisie, dédié à la gestion des contrats, à la souscription, à la gestion des sinistres et à l’animation commerciale, ouvert aux réseaux existants de la STAR ainsi qu’à d’autres partenaires bancaires ne disposant pas encore d’un tel accord.

 

 

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Le carburant propulse les prix des importations américaines

Les prix des importations américaines ont augmenté plus que prévu en mai, sous l’effet de fortes hausses des prix des carburants et des biens d’équipement, ce qui a entraîné la plus forte augmentation annuelle en près de quatre ans.

Les prix à l’importation ont augmenté de 1,9 % le mois dernier, après une hausse révisée à la hausse de 2,0 % en avril, a annoncé mardi 16 juin le Bureau des statistiques du travail américain. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une augmentation de 1,0 % des prix à l’importation (hors droits de douane), après une hausse de 1,9 % annoncée précédemment pour avril.

Au cours des douze mois précédant mai, les prix à l’importation ont augmenté de 6,7 %. Il s’agit de la plus forte hausse annuelle depuis août 2022, après une augmentation de 4,2 % en avril. La guerre israélo-américaine a fait flamber les prix du pétrole, alimentant les pressions inflationnistes. Washington et Téhéran ont annoncé dimanche être parvenus à un accord sur les modalités d’un cessez-le-feu et de la réouverture du détroit d’Ormuz, même si cet accord reste conditionné à la fin des hostilités au Liban.

L’inflation à la consommation a augmenté à son rythme le plus rapide en trois ans en mai, tandis que les prix à la production ont enregistré leur plus forte hausse en plus de 3 ans, selon les données gouvernementales publiées la semaine dernière. La hausse des pressions inflationnistes et la solidité du marché du travail ont accru les chances d’une hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale, mais les économistes estiment que le seuil d’un nouveau resserrement reste élevé.

Les responsables de la banque centrale américaine devaient entamer mardi une réunion de politique monétaire de deux jours. Les analystes prévoient que la Fed maintiendra son taux directeur inchangé dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %, mais pourrait adopter une politique moins accommodante. Les prix des carburants importés ont augmenté de 12,5 % le mois dernier, après une hausse de 18,6 % en avril. Les biens d’équipement importés ont progressé de 1,3 %. La forte activité d’investissement dans le domaine de l’intelligence artificielle contribue à cette hausse.

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La Tunisie sur le point de lancer un centre commercial africain stratégique

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a reçu ce mercredi une délégation de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), dans le cadre des préparatifs du lancement officiel des procédures de réalisation d’un centre commercial africain multidisciplinaire à Tunis, qui comprendra également une représentation de la banque.

Selon le ministère, ce projet vise à renforcer l’accès des produits et services tunisiens aux marchés africains, tout en offrant un appui financier et technique aux entreprises tunisiennes, notamment celles actives dans l’exportation et l’importation au sein de l’espace africain.

Lors de cette rencontre, le ministre a salué la qualité du partenariat entre la Tunisie et Afreximbank, en particulier dans le soutien à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et au développement du système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), auquel la Tunisie a été le premier pays d’Afrique du Nord à adhérer en février 2024.

Il a également mis en avant le rôle de la banque dans le financement des projets économiques, notamment des petites et moyennes entreprises, ainsi que dans la promotion du commerce intra-africain. Il a rappelé que la Tunisie soutient les secteurs prioritaires et dispose d’entreprises publiques capables de renforcer leur présence sur le continent grâce à la qualité de leurs services et à leur crédibilité à l’international.

Le ministre a aussi évoqué plusieurs initiatives stratégiques liées à l’intégration économique africaine, notamment le corridor commercial continental africain terrestre, dont la zone franche des activités logistiques et commerciales de Ben Guerdane et le poste frontalier de Ras Jedir constitueront des points de départ vers la Libye et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne enclavés.

De son côté, la délégation d’Afreximbank a exprimé sa satisfaction quant au soutien apporté par les autorités tunisiennes pour le lancement de ce projet. Elle a également fait part de sa volonté d’élargir davantage la coopération avec la Tunisie, dans les secteurs public et privé, et a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les entreprises tunisiennes dans leur développement en Afrique à travers divers mécanismes de financement, facilités et garanties.

Afreximbank est une institution financière multilatérale regroupant 52 États membres. Elle figure parmi les principaux bailleurs de fonds des gouvernements africains et des entreprises privées du continent, avec pour missions principales le financement du commerce, le développement des exportations, ainsi que le soutien à l’industrialisation et au développement économique en Afrique.

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Exécution du budget 2026 : les députés veulent des clarifications

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a fixé plusieurs priorités pour les prochaines semaines, avec notamment l’examen de l’exécution du budget de l’État 2026, l’application de l’impôt sur la fortune et l’avancement du projet de Code des changes.

Lors de sa réunion hebdomadaire, le président de la commission, Maher Ketari, a annoncé la programmation prochaine d’une séance d’audition avec le ministère des Finances afin d’évaluer l’état d’avancement de l’exécution du budget de l’État pour l’exercice 2026 et de faire le point sur les principaux indicateurs ainsi que sur les défis rencontrés.

La commission prévoit également de solliciter les autorités compétentes pour obtenir des données détaillées sur les participations de l’État dans les entreprises et établissements publics depuis 2010.

Lire aussi: Exécution du budget de l’État à fin novembre 2024 : bilan et perspectives

Les députés ont, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’auditionner des représentants du ministère des Finances au sujet de la note explicative publiée récemment concernant les modalités d’application de la disposition relative à l’impôt sur la fortune. Cette démarche vise à clarifier l’interprétation retenue par l’administration, les mécanismes de mise en œuvre ainsi que les éventuelles difficultés pratiques liées à l’application de cette mesure fiscale.

Dans le même cadre, les membres de la commission ont demandé au ministère des Finances de fournir un état détaillé des dispositions de la loi de finances en vigueur ayant déjà fait l’objet de textes d’application, ainsi que de celles pour lesquelles le cadre réglementaire n’a pas encore été finalisé. L’objectif est de permettre un suivi plus précis de l’exécution des mesures adoptées par le Parlement.

Le budget 2027 en point de mire

Les députés ont également souligné l’importance d’achever la révision de la loi organique du budget avant l’examen du projet de loi de finances pour 2027. La question d’un éventuel recours à une loi de finances rectificative au cours de l’année a aussi été soulevée. Plusieurs élus estiment que les évolutions enregistrées dans certaines hypothèses économiques et financières ayant servi de base à l’élaboration de la loi de finances initiale justifient un débat sur cette option. Ils ont ainsi appelé le gouvernement à préciser sa position et à évaluer la nécessité d’un tel ajustement.

Concernant le projet de Code des changes, les députés ont considéré que le texte est désormais suffisamment mûr pour passer à l’examen détaillé de ses articles, après l’achèvement des auditions des différentes parties prenantes et structures concernées.

Certains membres de la commission ont enfin proposé la création d’un comité technique restreint chargé de centraliser et d’analyser les propositions formulées lors des auditions. Cette instance aurait pour mission d’aider à l’élaboration des amendements et à la préparation des débats article par article du futur Code des changes.

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Accord États-Unis–Iran : le pétrole chute sous 80 dollars

La détente entre Washington et Téhéran provoque déjà une onde de choc – positive – sur les marchés mondiaux. Alors que l’Iran affirme que le blocus de ses ports a été levé avant même la signature officielle de l’accord de paix avec les États-Unis, les cours du pétrole ont chuté sous les 80 dollars le baril pour la première fois depuis février.

Un vice-ministre iranien des Affaires étrangères a assuré que le blocus des ports iraniens, mis en place par les forces américaines pendant environ deux mois avant la signature officielle du « mémorandum d’entente » entre Washington et Téhéran, a déjà été levé. « Le blocus a été levé avant la signature officielle », a déclaré Majid Takht-Ravanchi, cité par le site web du gouvernement iranien, rappelant que c’était l’une des conditions préalables posées par l’Iran pour donner son accord.

L’accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran commence déjà à produire ses effets avant même sa signature officielle prévue vendredi en Suisse.

Sur les marchés, les investisseurs saluent cette détente géopolitique : le pétrole est retombé sous la barre des 80 dollars le baril pour la première fois depuis près de quatre mois. Le WTI s’est échangé autour de 78 dollars mardi, en baisse de plus de 4 % sur la journée, tandis que le Bitcoin est resté proche de 66 650 dollars.

Les analystes estiment que la baisse du prix du pétrole renforce la perspective d’une nouvelle tendance haussière sur la cryptomonnaie qui se rapproche d’un nouveau seuil symbolique de 70 000 dollars.

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Classement CPPI 2025 : Radès relégué en bas de tableau

Le classement 2025 du CPPI de la Banque mondiale confirme un écart marqué entre les principaux ports africains et méditerranéens, avec une nette domination de Tanger Med. Tandis que Radès figure en bas de tableau régional.

Le port de Radès occupe en 2025 la 251e place mondiale et la 13e position en Afrique selon le Container Port Performance Index (CPPI) publié par la Banque mondiale et S&P Global. Cet indicateur repose sur la mesure du temps total passé par les navires à quai, incluant l’attente et les opérations de manutention. Dans ce cadre, la position de Radès reflète une performance opérationnelle inférieure aux standards internationaux, caractérisée par des délais de traitement plus longs que ceux observés dans les ports les plus efficients.

Le port de Tanger Med se distingue nettement en occupant la 6e place mondiale du CPPI 2025. Ce qui en fait le premier port africain du classement. Cette performance s’explique par un haut niveau d’automatisation, une organisation logistique intégrée et une forte fluidité des opérations. Le contraste avec Radès est significatif, Tanger Med évoluant dans le cercle restreint des hubs mondiaux les plus performants. Alors que le port tunisien se situe dans la seconde moitié du classement global.

Port Saïd et l’avantage du canal de Suez

Le port de Port Saïd en Égypte fait partie des infrastructures africaines les mieux positionnées dans le CPPI 2025. Sa performance est portée par sa localisation stratégique à l’entrée du canal de Suez, qui génère un trafic intense et une rotation rapide des navires. Cette configuration lui permet de maintenir un niveau d’efficacité supérieur à la moyenne régionale, même s’il demeure en retrait par rapport à Tanger Med.

Djibouti, une progression portée par les investissements

Le port de Djibouti occupe une position intermédiaire dans le classement CPPI 2025 avec un score de 62,6 points. Il se distingue comme l’un des ports africains les mieux classés après les leaders régionaux. Cette dynamique s’appuie sur la modernisation des infrastructures et le développement du terminal de Doraleh, qui renforcent progressivement la fluidité des opérations portuaires et son rôle de plateforme logistique régionale.

Une hiérarchie portuaire clairement structurée

L’analyse comparative du CPPI 2025 met en évidence une hiérarchie nette entre les ports étudiés. Tanger Med s’impose comme un hub mondial de référence, Port Saïd confirme son rôle stratégique dans le corridor du canal de Suez, Djibouti poursuit une trajectoire de montée en puissance, tandis que Radès reste en retrait sur les indicateurs d’efficacité opérationnelle. Ces écarts traduisent essentiellement des différences de productivité portuaire, de modernisation des équipements et de capacité à réduire les temps d’escale, critères centraux de l’indice de la Banque mondiale.

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Entrepreneurs : jusqu’à 1/2 million de dinars pour transformer les idées vertes en entreprises

Économie verte, bleue ou circulaire : les jeunes promoteurs tunisiens peuvent désormais bénéficier de financements avantageux allant jusqu’à 500000 dinars (ou 1/2 million de dinars), sans intérêts et avec trois années de grâce. Une opportunité que le ministère de l’Environnement entend mettre au service de l’investissement durable et de l’emploi.

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Dalenda Ezzedine, chargée de l’Unité d’accompagnement des investisseurs au ministère de l’Environnement, a annoncé le lancement d’une ligne de financement de 20 millions de dinars destinée aux jeunes promoteurs souhaitant investir dans les domaines de l’économie verte, bleue et circulaire.

Cette initiative vise à encourager les projets respectueux de l’environnement, à soutenir l’investissement durable et à favoriser la création d’emplois décents. Elle s’inscrit également dans les efforts déployés pour renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux défis environnementaux et climatiques.

Le dispositif repose sur un fonds de 20 millions de dinars mobilisé par le ministère de l’Environnement. Les porteurs de projets peuvent obtenir un prêt couvrant jusqu’à 50 % du coût total de leur investissement, avec un plafond fixé à 500.000 dinars par bénéficiaire.

Des conditions de financement avantageuses

L’un des principaux avantages de ce mécanisme réside dans son taux d’intérêt nul. Les bénéficiaires accèdent ainsi à un financement sans frais financiers, dans des conditions particulièrement favorables au lancement et au développement de leurs activités.

La durée de remboursement est fixée à dix ans, incluant une période de grâce de trois ans durant laquelle aucun remboursement n’est exigé. Cette mesure permet aux entrepreneurs de disposer du temps nécessaire pour lancer leurs projets, consolider leur activité et atteindre un niveau de rentabilité suffisant avant le début des échéances.

Modalités de candidature et accès au programme

Le programme restera ouvert jusqu’à la fin de l’année 2026, dans la limite des ressources disponibles.

Pour bénéficier de ce financement, les porteurs de projets doivent télécharger le formulaire dédié sur la plateforme officielle du ministère de l’Environnement. Une fois le dossier constitué, la demande doit être déposée auprès des banques partenaires du dispositif, chargées de l’étude et du traitement des dossiers conformément aux procédures en vigueur.

À travers cette initiative, le ministère de l’Environnement entend faciliter l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs et accélérer l’émergence de projets innovants capables de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles.

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