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Violences sexuelles : le nouveau protocole autorise les soins d’urgence sans feu vert de la justice

Le nouveau protocole national de prise en charge des victimes de violences sexuelles sera officiellement soumis au mois de septembre au ministre de la Santé. Celui-ci donnera alors son feu vert pour sa mise en vigueur immédiate sur l’ensemble du territoire tunisien. C’est ce qu’annonce le Professeur Mohamed Allouche, chef du service de médecine légale à l’hôpital Charles-Nicolle. 

Ce document de référence vise avant tout à unifier les procédures médicales et psychologiques. Et ce, afin d’assurer une qualité de soins identique pour chaque citoyenne ou citoyen, quelle que soit sa localisation géographique. L’architecture du protocole repose sur des axes fondamentaux incluant l’accueil avec consentement éclairé. De même que des examens techniques rigoureux pour identifier les traces d’agressions physiques et de violences sexuelles.

Il intègre également la réalisation systématique de prélèvements pour le dépistage de maladies transmissibles et l’analyse de preuves génétiques ou toxicologiques selon les besoins spécifiques de chaque situation. Au-delà de l’aspect purement clinique, une prise en charge psychologique et sociale pluridisciplinaire, impliquant des psychologues, des assistantes sociales et des infirmiers, est prévue pour atténuer les séquelles profondes liées à ces traumatismes.

Élaboré dans le cadre du projet Sila avec le soutien de l’Union européenne et des coopérations belge et espagnole, ce texte définit un parcours clair pour la victime. Car il facilite le contact avec les délégués à la protection de l’enfance et les associations d’aide juridique. Une innovation majeure concerne le traitement des cas urgents. Puisque le protocole permettra désormais une prise en charge directe pour les agressions survenues depuis moins de 48 heures sans exiger une réquisition judiciaire préalable auprès de la police ou du procureur de la République.

Formation de médecins urgentistes dans six gouvernorats

Pour pallier à l’actuelle absence de services de médecine légale dans six gouvernorats du pays, des programmes de formation spécifiques sont destinés aux médecins urgentistes et aux gynécologues-obstétriciens. Et ce, afin qu’ils puissent appliquer ces nouvelles normes de manière autonome. Le Professeur Allouche souligne que l’examen dans les trois premiers jours est déterminant tant pour la collecte des preuves matérielles que pour l’efficacité du soutien psychologique précoce. Enfin, la généralisation de ce cadre structuré permettra de centraliser les données statistiques au niveau national. Ce qui s’avère indispensable pour élaborer des politiques de prévention et de lutte efficaces contre ce fléau social.

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Énergie : le déficit commercial grimpe à 4,2 milliards de dinars

Le déficit de la balance commerciale énergétique, en tenant compte de la redevance du gaz algérien exportée, a enregistré, à fin avril 2026, une hausse de 19 % pour se situer à 4222 millions de dinars (MD); contre 3548 MD à fin avril 2025. C’est ce qu’indique le rapport sur la conjoncture énergétique publié par l’Observatoire National de l’Energie et des Mines (ONEM).

Les exportations des produits énergétiques ont enregistré une hausse en valeur de 41 % accompagnée par une hausse des importations en valeur de 23 %. L’ONEM a rappelé dans ce cadre que les échanges commerciaux dans le secteur de l’énergie sont très sensibles à trois facteurs. A savoir : les quantités échangées; le taux de change dollar/dinar ($/DT); et les cours du Brent, qualité de référence sur laquelle sont indexés les prix du brut importé et exporté ainsi que les produits pétroliers.

En effet, au cours du mois d’avril 2026, les cours du Brent ont augmenté de 52.8 $/bbl par rapport au mois d’avril 2025. Et ce, sous l’effet de l’escalade des tensions au Moyen-Orient, en particulier du conflit dans la région et des risques pesant sur le transit pétrolier à travers le détroit d’Ormuz, a fait remarquer la même source.

Au cours de la même période, le taux de change du dinar tunisien a enregistré une amélioration de 4 % par rapport au dollar américain, principale devise d’échange des produits énergétiques en comparaison avec la même période de l’année dernière.

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Violences sexuelles : la Tunisie s’unit pour un protocole de prise en charge unique

La Tunisie s’apprête à finaliser un protocole national médico-légal et psychologique. Il est harmonisé pour la prise en charge des victimes de violences sexuelles. L’objectif est double : garantir une réponse coordonnée et scientifiquement fondée sur l’ensemble du territoire; tout en assurant un respect strict des droits des victimes.

Cette ambition a structuré les débats du colloque international « Réponse médico-légale et psychologique harmonisée aux violences sexuelles : standards, coordination et approche intégrée », ouvert le 18 juin 2026 à Tunis. Organisé à l’initiative de l’Unité médico-judiciaire Injed de l’hôpital Charles Nicolle, sous l’égide du ministère de la Santé et en partenariat avec le projet Sila, l’événement réunit pendant deux jours diplomates européens, experts, magistrats, médecins légistes, psychologues et représentants de la société civile, en présence de la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes et les filles.

Au cœur des échanges réside un constat partagé : face aux violences sexuelles, aucune institution ne peut agir de manière isolée. L’efficacité repose sur une action transversale associant la santé, la justice, la sécurité, le travail social et le soutien psychologique. Le futur protocole devra ainsi couvrir l’intégralité de la chaîne d’intervention, depuis l’accueil et l’examen médical jusqu’au recueil des preuves, à la protection immédiate et à l’accès à la justice. Neutralisant ainsi les risques de victimisation secondaire, de culpabilisation ou de ruptures de parcours.

Cette dynamique s’inscrira dans la durée pour permettre aux victimes de sortir de l’isolement et, pour certaines, de devenir à leur tour actrices de cette lutte. L’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, met toutefois en garde contre la persistance des violences basées sur le genre. Il estime que le dynamisme de la société civile et des institutions tunisiennes est réel. Mais la réponse doit désormais dépasser les seuls volets juridiques et de sensibilisation pour placer l’humain au centre des dispositifs. Face à des données alarmantes concernant les mineurs, le diplomate européen insiste sur l’obligation absolue de préserver leur équilibre physique et psychologique. Tout en rappelant l’engagement de longue date de l’UE à travers le programme Amna de lutte contre ces violences.

L’urgence est mondiale : près d’une femme sur trois subit des violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie. Un fléau qui n’épargne ni la Tunisie ni l’Europe. Pour l’ambassadeur du Royaume de Belgique en Tunisie, François Dumont, la mobilisation doit s’axer sur les droits humains, la prévention, le soin et l’autonomisation; tout en s’attaquant de front aux normes sociales discriminatoires. La Belgique partage d’ailleurs ses propres modèles lors de ce colloque, qu’il s’agisse de sa loi spécifique « Stop féminicide » adoptée en 2023 — une première européenne — que de ses centres d’aide accessibles 24 heures sur 24, détaillés par une experte de l’Institut belge pour l’égalité des femmes et des hommes. François Dumont salue au passage la loi tunisienne de 2017 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qu’il considère comme un texte majeur du cadre juridique national.

L’efficacité de cette lutte dépend d’un maillage sectoriel serré. L’ambassadeur du Royaume d’Espagne en Tunisie, Isidro Antonio Gonzalez Afonso, inscrit cette démarche dans la politique étrangère féministe de son pays — dont le gouvernement est composé aux deux tiers de femmes. La coopération espagnole, présente en Tunisie depuis vingt ans aux côtés de l’Office national de la famille et de la population, apporte son expertise technique au colloque via l’intervention de deux spécialistes de la médecine légale, chargées de présenter les méthodes espagnoles de détection précoce et d’évaluation des mineurs. Ce soutien s’appuie sur un mémorandum d’entente signé en 2018 entre les deux pays et fait écho à la récente conférence sur les politiques étrangères féministes en Espagne, qui appelait à la création de systèmes intégrés et coordonnés.

Ces efforts internationaux convergent vers le projet Sila, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par les coopérations belge et espagnole, qui articule le travail des ministères de la Santé et de la Famille. Le partenariat avec l’Unité Injed de l’hôpital Charles Nicolle témoigne de cette volonté d’institutionnaliser des pratiques d’excellence.

En clôture de la séance d’ouverture, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, réaffirme que la violence sexuelle constitue une violation grave des droits humains et un traumatisme profond pour la société tout entière. Face à cela, la réponse de l’État se doit d’être uniforme, accessible et juridiquement solide, en parfaite conformité avec le code de protection de l’enfant, la législation contre la traite des personnes et les engagements internationaux de la Tunisie, tels que le Protocole de Palerme. Plus qu’un simple document technique, ce futur référentiel unique est une étape hautement stratégique. Pour Mustapha Ferjani, unifier les pratiques des professionnels de santé et des médecins légistes permettra de transformer la médecine légale en un véritable outil de protection et de preuve, garantissant une stricte égalité de traitement pour chaque victime, quelle que soit sa région.

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Vie, digital et innovation : la STAR accélère sa mutation et prépare l’avenir

 STAR Assurances a clôturé l’exercice 2025 avec une croissance de ses primes émises de 12%, supérieure à celle du marché de l’assurance.

Sa part de marché se consolide ainsi à 11,35%, contre 11,29% un an plus tôt. Ces résultats, présentés le 17 juin 2026 lors de la communication financière consacrée à l’exercice, confirment selon Laurent Thuillier, directeur général depuis fin avril 2025, la position de leader de la compagnie.

Le marché tunisien de l’assurance a atteint environ 4,3 milliards de dinars en 2025, en hausse de 11,4%, après une progression de 10,8% en 2024 : deux années consécutives de croissance à deux chiffres. C’est surtout l’assurance vie qui tire cette dynamique, avec 1,36 milliard de dinars de primes, en croissance de 16,34%, et qui représente désormais 31,4% du marché global. Cette progression s’explique par les besoins en épargne, les incitations fiscales et une prise de conscience accrue des risques financiers depuis la pandémie de Covid-19.

Dans ce contexte, la STAR a accéléré la diversification de son portefeuille, historiquement dominé par l’automobile. Ce segment recule de 46,1% à 45,7% entre 2024 et 2025, au profit de la vie, dont la part progresse de 12,6% à 13,6%. Le produit d’épargne A affiche une croissance de 57% sur l’année, et 85% des agents du réseau, auparavant quasi exclusivement orientés vers le non-vie, ont vendu au moins une assurance police vie en 2025 — une transformation significative pour un réseau qui était encore non-vie il y a deux ou trois ans.

Un contexte macroéconomique plus favorable

Cette performance s’inscrit dans une économie tunisienne en amélioration. Le produit intérieur brut a progressé de 2,5% en 2025, contre 1,4% en 2024, porté par l’agriculture, les services comme l’hôtellerie et les transports, les activités informatiques et plusieurs branches industrielles. L’inflation poursuit sa décrue, de 7% en 2024 à 5,6% en 2025, dans un contexte de deux baisses du taux directeur de la Banque centrale de 50 points de base chacune, en mars 2025 puis début 2026 — même si des risques de reprise de l’inflation pourraient remettre en cause cette tendance.

Le déficit budgétaire s’est encore réduit grâce à la maîtrise des dépenses publiques, tandis que la dette publique reste élevée mais stable, à 82,1% du PIB. Les recettes touristiques et les transferts des Tunisiens de l’étranger ont limité les pressions sur le compte courant, malgré un creusement du déficit commercial lié à une hausse des importations de 5,5%, contre seulement 2,6% pour les exportations. La notation de la dette souveraine tunisienne a par ailleurs été relevée à B par l’agence Fitch.

Plusieurs évolutions réglementaires ont marqué l’année : la réforme du chèque, qui a renforcé l’utilisation des traites, et la réforme du code du travail, qui s’est traduite pour la STAR par l’embauche de 46 personnes en 2025 et par la transformation quasi systématique des contrats à durée déterminée en contrats à durée indéterminée — une pratique que la compagnie appliquait déjà avant qu’elle ne devienne obligatoire. Le secteur financier a également vu se renforcer la supervision, via les accords entre le Conseil du marché financier et le Comité général des assurances, ainsi que le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment, accentué encore en 2026. Une caution de 20% a par ailleurs été instaurée sur l’ensemble des contrats de services.

Digitalisation, nouveaux produits et image de marque

La plateforme MyStar, qui permet aux clients de consulter leur portefeuille et d’effectuer cotations, souscriptions et paiements, s’est enrichie en 2025 de l’intégration du produit d’épargne . La compagnie a également déployé des terminaux de paiement permettant le règlement des primes en trois ou six fois par carte bancaire, en complément du paiement au comptant, et a intégré la plateforme E-CONSTA, mise en place par la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances fin 2025 pour réduire la fraude.

Côté produits, la STAR a renforcé son offre multirisque professionnelle, agricole et entreprises, avec l’intégration systématique d’une protection juridique couvrant les honoraires d’avocats, désormais proposée aux professionnels comme aux particuliers. L’assurance junior, lancée en 2024, s’est vue enrichie d’une extension de garantie sur le soutien scolaire à domicile. Un accord signé en août 2025 avec une société privée propose désormais un système de télésurveillance par médaillon ou bracelet, équipé d’un détecteur de chute et d’une balise GPS, destiné aux personnes vulnérables, notamment âgées ou atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Sur le plan de l’image de marque, le réseau d’agences rénovées atteint plus de 60 unités, dont 28 rénovées en 2025 seulement. Ces efforts ont permis à la STAR d’être élue marque de l’année pour la troisième ou quatrième année consécutive en 2025, et quatre de ses produits  ont été distingués comme produits de l’année.

Des engagements RSE affirmés

La compagnie met en avant ses engagements en matière de responsabilité sociale et environnementale : des formations dispensées au personnel sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, des bus collectifs gratuits pour les collaborateurs, l’installation de 128 panneaux photovoltaïques sur le toit du siège, et la poursuite de programmes de soutien scolaire auprès de plusieurs écoles. Un partenariat avec la société tunisienne Bako Motors, fabricante de petites voitures électriques, vise à proposer des offres dédiées aux acquéreurs de véhicules électriques, tandis que le concept Starlab, lancé il y a plus d’un an, développe des partenariats stratégiques avec des start-up actives dans l’assurtech, la legaltech ou l’intelligence artificielle, avec la possibilité d’y prendre des participations.

Une ambition centrée sur la qualité pour 2026-2028

Le statut de leader de la STAR ne constitue pas une fin en soi pour son directeur général, qui le qualifie de simple complément à une ambition plus large : faire de la compagnie la référence du marché en matière de qualité des produits, des services et de la relation client. Trois principes guident cette ambition — être prévisible, fiable et simple — déclinés en cinq axes stratégiques pour la période 2026-2028.

Le premier axe consiste à délivrer cette expérience de qualité, via une segmentation client renforcée, une meilleure lisibilité des conditions contractuelles et la poursuite du programme de rénovation des agences. Le second vise une meilleure rentabilité : si la rentabilité technique progresse, le ratio combiné intégrant les frais généraux reste négatif, ce qui impose de poursuivre la sélection des risques, la surveillance du portefeuille, la lutte antifraude et la diversification au-delà de l’automobile. Le troisième axe porte sur l’excellence opérationnelle, à travers la finalisation des investissements technologiques engagés et un meilleur contrôle des opérations. Le quatrième vise de nouvelles opportunités de croissance, par des partenariats renforcés, le développement de l’inclusion financière et celui des filiales existantes. Le cinquième axe renforce l’approche sociétale de la compagnie, entre protection de l’environnement, inclusion assurantielle et bien-être des collaborateurs.

La filialisation de l’activité vie en bonne voie malgré un léger retard

Sur le plan opérationnel, la migration de l’infrastructure informatique de la STAR doit s’achever dans les prochaines semaines, et le déploiement des outils comptables et techniques sera finalisé en 2026, ouvrant la voie à une feuille de route de la donnée pouvant déboucher sur un data warehouse ou un outil de gestion de la relation client.

Le chantier le plus avancé reste la filialisation de l’activité vie, engagée avant l’arrivée de Laurent Thuillier à la tête de la compagnie, dans le cadre d’un partenariat stratégique renforcé avec la Société tunisienne de banque, déjà partenaire de l’assureur. Initialement prévu pour avril 2026, ce projet connaît un léger décalage lié aux délais d’obtention des agréments réglementaires, mais devrait se concrétiser avant la fin de l’année. L’objectif est de créer un pôle d’expertise unique en Tunisie, dédié à la gestion des contrats, à la souscription, à la gestion des sinistres et à l’animation commerciale, ouvert aux réseaux existants de la STAR ainsi qu’à d’autres partenaires bancaires ne disposant pas encore d’un tel accord.

 

 

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Classement CPPI 2025 : Radès relégué en bas de tableau

Le classement 2025 du CPPI de la Banque mondiale confirme un écart marqué entre les principaux ports africains et méditerranéens, avec une nette domination de Tanger Med. Tandis que Radès figure en bas de tableau régional.

Le port de Radès occupe en 2025 la 251e place mondiale et la 13e position en Afrique selon le Container Port Performance Index (CPPI) publié par la Banque mondiale et S&P Global. Cet indicateur repose sur la mesure du temps total passé par les navires à quai, incluant l’attente et les opérations de manutention. Dans ce cadre, la position de Radès reflète une performance opérationnelle inférieure aux standards internationaux, caractérisée par des délais de traitement plus longs que ceux observés dans les ports les plus efficients.

Le port de Tanger Med se distingue nettement en occupant la 6e place mondiale du CPPI 2025. Ce qui en fait le premier port africain du classement. Cette performance s’explique par un haut niveau d’automatisation, une organisation logistique intégrée et une forte fluidité des opérations. Le contraste avec Radès est significatif, Tanger Med évoluant dans le cercle restreint des hubs mondiaux les plus performants. Alors que le port tunisien se situe dans la seconde moitié du classement global.

Port Saïd et l’avantage du canal de Suez

Le port de Port Saïd en Égypte fait partie des infrastructures africaines les mieux positionnées dans le CPPI 2025. Sa performance est portée par sa localisation stratégique à l’entrée du canal de Suez, qui génère un trafic intense et une rotation rapide des navires. Cette configuration lui permet de maintenir un niveau d’efficacité supérieur à la moyenne régionale, même s’il demeure en retrait par rapport à Tanger Med.

Djibouti, une progression portée par les investissements

Le port de Djibouti occupe une position intermédiaire dans le classement CPPI 2025 avec un score de 62,6 points. Il se distingue comme l’un des ports africains les mieux classés après les leaders régionaux. Cette dynamique s’appuie sur la modernisation des infrastructures et le développement du terminal de Doraleh, qui renforcent progressivement la fluidité des opérations portuaires et son rôle de plateforme logistique régionale.

Une hiérarchie portuaire clairement structurée

L’analyse comparative du CPPI 2025 met en évidence une hiérarchie nette entre les ports étudiés. Tanger Med s’impose comme un hub mondial de référence, Port Saïd confirme son rôle stratégique dans le corridor du canal de Suez, Djibouti poursuit une trajectoire de montée en puissance, tandis que Radès reste en retrait sur les indicateurs d’efficacité opérationnelle. Ces écarts traduisent essentiellement des différences de productivité portuaire, de modernisation des équipements et de capacité à réduire les temps d’escale, critères centraux de l’indice de la Banque mondiale.

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Tunisie : croissance en reprise et déséquilibres structurels toujours présents

Le « tableau de bord sur la compétitivité tunisienne de l’économie tunisienne » réalisé par l’ITCEQ en mai 2026 indique que les indicateurs de compétitivité de l’économie tunisienne montrent des évolutions différenciées sur la période récente.

Le PIB de la Tunisie progresse de 0,2 % en 2023 à 1,6 % en 2024 puis 3,2 % en 2025. Et ce, dans un contexte de reprise progressive de l’activité industrielle, de regain de certains secteurs exportateurs et de raffermissement de la demande intérieure.

Sur le plan externe, la part de marché des biens tunisiens sur le marché de l’Union européenne s’établit à 0,52 % en 2023 puis 0,53 % en 2024; contre 0,42 % en 2022. Une évolution associée notamment à la hausse des exportations d’huile d’olive liée à l’augmentation du prix moyen à l’export. La part de marché interne passe quant à elle de 43,1 % en 2022 à 51,6 % en 2025.

De son côté, le compte extérieur courant enregistre une amélioration avec un déficit moyen de 2,1 % entre 2023 et 2025, contre 6,9 % sur la période 2020-2022, en lien avec la reprise du secteur touristique et la hausse des transferts des Tunisiens résidents à l’étranger.

Pour sa part, le déficit budgétaire recule de 9,7 % du PIB en 2020 à 5,4 % en 2025, sous l’effet de l’évolution des recettes fiscales, de la maîtrise de la masse salariale et de la baisse des dépenses de compensation, notamment énergétiques.

Quant à l’endettement extérieur exprimé en pourcentage du revenu national brut disponible, il diminue de 62,7 % en 2020 à 44,1 % en 2024. Et ce, dans un contexte de remboursement du principal de la dette extérieure à long terme et de recours accru aux emprunts intérieurs. L’inflation atteint 8,3 % en 2022 puis 9,4 % en 2023, avant de reculer à 5,3 % en 2025.

Par ailleurs, les investissements directs étrangers représentent 1,9 % du PIB en 2025 contre 1,3 % en 2023; et 11,5 % de la formation brute de capital fixe contre 8,1 % en 2023, avec une concentration dans le secteur manufacturier, suivi de l’énergie et des services. Le taux d’investissement demeure à 16 % du PIB sur la période 2021-2025. Tandis que l’ICOR recule pour atteindre 5,5 en 2025. Le taux d’épargne nationale se situe à 5 % en 2024 et 6 % en 2025.

La pression fiscale s’établit à 25,4 % en 2023, 25,1 % en 2024 et 24,7 % en 2025. La part des créances impayées passe de 15,7 % en 2024 à 16,8 % en 2025. Le marché boursier enregistre une progression avec un volume des transactions de titres à 2,9 % du PIB en 2025 contre 1,8 % en 2023, et une capitalisation boursière à 18,9 % du PIB contre 16 % en 2023.

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Les dattes tunisiennes occupent 47 % du marché sénégalais

La coopération économique entre la Tunisie et le Sénégal s’est intensifiée à l’occasion d’une mission organisée à Dakar et Diamniadio du 10 au 13 juin 2026.

Cette opération, conduite par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), a mobilisé 12 entreprises tunisiennes. Elle a également généré plus de 200 rencontres B2B avec une centaine d’opérateurs sénégalais.

Le Sénégal demeure le deuxième client de la Tunisie en Afrique subsaharienne en termes d’exportations de dettes, avec environ 47 % du marché, 50 % de l’huile d’olive et 30 % du couscous.

Il faut rappeler que la mission a débuté le 10 juin 2026 à Dakar, avec l’organisation d’un forum d’affaires Tunisie-Sénégal à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, et sous l’égide de l’ambassade de Tunisie au Sénégal. Il a été coorganisé par le CEPEX et la Chambre syndicale nationale des conseillers en exportation.

Une participation tunisienne visible à Senefood et Senepack

Du 11 au 13 juin 2026, la délégation tunisienne a pris part à la 13e édition du salon « Senefood » et « Senepack » 2026. L’événement s’est tenu au Centre des Expositions de Diamniadio et a réuni plus de 150 exposants venus d’une dizaine de pays, ayant enregistré quelque 7 000 visiteurs professionnels.

Lire : La Tunisie en force au Salon Senefood & Senepack 2025 à Dakar

Selon le CEPEX, ce salon constitue une plateforme majeure pour les industries agroalimentaires et de l’emballage en Afrique de l’Ouest. Il permet de suivre les dynamiques du marché régional, et est à même de favoriser les échanges entre producteurs, distributeurs et importateurs.

A noter que la Tunisie était représentée par un pavillon de 45 m², où douze entreprises ont exposé leurs produits, avec une offre couvrant plusieurs produits: huile d’olive, dattes, vins, pâtes alimentaires, biscuiterie et autres fertilisants…

Renforcement des échanges commerciaux

En marge du salon, plusieurs rencontres de réseautage ont été organisées à Dakar, ayant réuni la délégation tunisienne et des opérateurs économiques sénégalais.

De plus, des visites d’entreprises ont été effectuées auprès d’importateurs et de distributeurs locaux. Ce qui a permis une meilleure compréhension des circuits de distribution.

À l’issue de cette mission, le CEPEX fait état de plusieurs résultats probants, notamment en termes de contacts commerciaux pour les entreprises tunisiennes et de nouvelles opportunités d’affaires.

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SOTETEL : dividende de 0,600 DT et 2,74 MDT distribués

L’Assemblée générale ordinaire de SOTETEL a approuvé la distribution d’un dividende de 0,600 dinar par action au titre de l’exercice 2025, pour une enveloppe globale d’environ 2,74 MDT.

Réunie le 12 juin 2026, l’Assemblée générale ordinaire de SO.T.E.TEL a décidé la distribution d’un dividende de 0,600 DT par action au titre de l’exercice 2025.

Le montant total des dividendes à distribuer s’élève à près de 2,74 millions de dinars et concerne 4,57 millions d’actions. La date de détachement du dividende a été fixée au 9 septembre 2026. Le paiement interviendra le 11 septembre 2026.

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Libération de l’ancien ministre Ezzeddine Bach Chaouch

L’ancien ministre Ezzeddine Bach Chaouch a été remis en liberté. C’est son avocat, Sami Ben Ghazi, qui annonce l’information via une publication sur sa page Facebook officielle.

Cette libération intervient après son incarcération par la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Tunis. L’ancien ministre Ezzedine Bach Chaouch faisait l’objet d’un mandat de dépôt aux côtés de trois autres personnes. A savoir d’anciens membres de la délégation spéciale de la municipalité de Carthage.

Pour rappel, les faits reprochés remontent à la période de leur gestion des affaires municipales. Ils sont poursuivis pour des soupçons de corruption administrative, précisément pour « l’utilisation par un fonctionnaire public de sa qualité pour s’octroyer ou procurer à un tiers un avantage injustifié et pour porter préjudice à l’administration ».

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La CCI Sfax conduira une mission d’affaire au BATIMAT 2026 – Paris

La Chambre de commerce et d’industrie de Sfax (CCIS) organise une mission d’affaires à l’occasion du Salon international du bâtiment « BATIMAT 2026 », prévu du 28 septembre au 1er octobre 2026 au Parc des Expositions de Paris. Cette initiative est menée en partenariat avec la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI) et Promosalons.

Selon la CCIS, cette édition de BATIMAT sera marquée par l’intégration des salons Equipbaie et Metalexpo sous l’appellation « Equipbaie/Métalexpo Renodays by Batimat ». L’événement s’articulera autour de quatre pavillons consacrés aux principaux segments de la filière du bâtiment et de la construction.

L’événement réunira des professionnels du secteur autour des dernières innovations, des nouvelles solutions techniques et des tendances du marché. Il offrira également aux entreprises participantes l’occasion de nouer des contacts avec de potentiels partenaires, d’élargir leur réseau professionnel et d’explorer de nouvelles opportunités d’affaires à l’international.

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FTDES – Tunisie : recul des manifestations en mai, l’alerte sociale persiste

Le front social reste sous haute tension confirme le FTDES. Bien que le volume des protestations ait fléchi avec 412 mouvements recensés en mai 2026 contre 604 le mois précédent; le mécontentement populaire ne faiblit pas et s’installe dans la durée.

Selon le dernier rapport de l’Observatoire social tunisien relevant du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), cette baisse relative n’est qu’un trompe-l’œil. En effet, la colère s’accentue face au blocage du dialogue social, menant à un durcissement des positions. A l’image de la grève générale annoncée par les avocats pour le 18 juin prochain.

Cette persistance de la crise s’explique par l’omniprésence des revendications socio-économiques qui écrasent les statistiques. Puisque les demandes liées au droit à l’emploi, à la régularisation des situations professionnelles précaires, au versement des salaires ou primes suspendus et à l’application des accords conclus représentent à elles seules 57,42 % de l’ensemble des actions menées dans le pays. Ce mécontentement de fond s’est traduit ce mois-ci par une nette escalade sectorielle, portée notamment par le corps judiciaire et les médias publics. À l’appel de l’Ordre national des avocats, des mobilisations d’envergure ont ainsi touché de nombreux tribunaux pour dénoncer la dégradation des conditions de travail, débouchant sur l’annonce d’une grève générale nationale pour le 18 juin 2026 face à l’absence de réponse des autorités. Parallèlement, le personnel et les journalistes de la Télévision et de la Radio tunisiennes se sont également mobilisés pour imposer l’activation des réformes de leurs statuts particuliers.

Sur le plan régional, les foyers historiques de contestation sont restés particulièrement actifs, exacerbés par les fêtes de l’Aïd al-Adha et une crise financière aiguë. Dans le bassin minier de Gafsa, les agents de la Compagnie de l’environnement, de la plantation et du jardinage ont multiplié les sit-ins pour réclamer leurs arriérés financiers. Tandis que les tensions ont persisté autour de la Compagnie des phosphates de Gafsa. À Redeyef, la famille de l’infirmière Azhar a maintenu ses rassemblements hebdomadaires pour exiger des structures de santé dignes. Alors qu’à Tamerza, les employés de l’hôtel éponyme réclamaient leur régularisation. Cette fronde régionale a été renforcée par les docteurs et diplômés de l’enseignement supérieur au chômage, qui ont repris leurs actions pour exiger l’application de la loi n°18 et la publication de ses décrets d’application. Illustrant ainsi une mobilisation globale face à des négociations collectives totalement au point mort.

En marge de ces urgences professionnelles, les mouvements à caractère civil et politique ont représenté 25,06 % des mobilisations nationales. L’attention s’est concentrée sur les libertés et la souveraineté, à travers des demandes de vérité sur l’assassinat des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, ainsi que des manifestations dénonçant l’arrestation de militants et réclamant la libération immédiate des détenus dans les affaires dites de « complot contre la sûreté de l’État » un et deux. Ce volet politique a également englobé des mouvements exigeant le rapatriement des migrants irréguliers d’Afrique subsaharienne, ainsi que des rassemblements de solidarité avec la Palestine lors de la commémoration de la Nakba et en soutien aux détenus de la « Flotte de la dignité ».

Enfin, les alertes écologiques et l’accès aux ressources vitales ont constitué 10,71 % des protestations du mois. Les citoyens se sont révoltés contre les coupures récurrentes d’eau potable, l’effondrement du cheptel ovin et la pollution maritime due aux rejets d’eaux usées. Cette urgence environnementale s’est particulièrement fait entendre à Gabès, où les habitants sont redescendus dans la rue pour réclamer un air pur et le démantèlement des unités du Groupe chimique tunisien.

À travers l’ensemble du territoire, ces crises interconnectées rappellent que les demandes fondamentales pour le droit à la sécurité, à la santé, aux transports et à la liberté de la presse continuent de mobiliser quotidiennement les acteurs sociaux.

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Excès de liquidités, mais crédit aux entreprises en panne : l’alerte de l’IACE

L’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) a publié une analyse intitulée « Capitaliser sur la Liquidité des Banques Privées pour Financer L’Economie ». L’étude examine pourquoi les banques privées tunisiennes n’augmentent pas leur offre de crédit au secteur privé, malgré une liquidité suffisante. Ce manque de financement freine la croissance et la création d’emplois.

L’étude de l’IACE relève que le crédit aux entreprises privées du secteur industriel n’a progressé que de 0,1 % en 2023. Il a ensuite chuté de 0,3 % en 2024. Le secteur des services, lui, a enregistré des hausses de 2,7 % puis 2,6 %. Le Rapport de supervision bancaire 2024 de la BCT attribue ce ralentissement au repli de la demande de financement, lié à la conjoncture économique difficile. L’étude juge cette explication incomplète. Elle appelle à analyser aussi l’offre bancaire.

Le constat central porte sur le taux de transformation crédits/dépôts. Ce taux atteignait 120 % avant la pandémie en 2019, soit le plafond réglementaire fixé par la BCT. Il est tombé à 101,4 % en 2023, puis a continué de baisser sur 2024-2025 pour atteindre 96,2 % en août 2025. Ce niveau reste toutefois élevé en Tunisie par rapport à des pays où le secteur bancaire appartient majoritairement au privé, comme la France (91,4 %) et le Maroc (89,2 %). Les banques publiques expliquent cet écart.

L’étude de l’IACE souligne en effet un fossé marqué entre les deux catégories d’établissements. Le ratio crédit/dépôts des trois principales banques publiques s’élevait à 101, 7% fin décembre 2023, puis 97,3 % fin juin 2025. Celui des trois principales banques privées, lui, n’atteignait que 69,4 %, puis 67,4 %, sur la même période.

L’étude juge ce ratio alarmant. La liquidité disponible chez les banques privées est en effet largement suffisante. Leur taux de couverture de liquidité (LCR) atteint 138,3 % à fin 2025, bien au-delà du minimum de 100 % exigé par les accords de Bâle III. L’étude affirme ainsi que les banques privées ne capitalisent pas sur cet excès de liquidité pour offrir davantage de crédit aux entreprises privées.

L’étude avance trois explications. La première tient à la loi n° 10-2024 du 7 février 2024. Cette loi a autorisé la BCT à accorder des facilités au Trésor public pour 7 milliards de dinars. La loi de finances 2025 et le projet de loi de finances 2026 ont porté ce montant à 11 milliards de dinars, à taux zéro, avec trois ans de période de grâce et 15 ans de remboursement. Ces montants limitent la capacité de la BCT à refinancer les banques.

La deuxième explication réside dans l’aversion accrue au risque des banques privées. Face à des procédures de recouvrement longues et coûteuses, ces banques privilégient les garanties réelles. Elles restreignent aussi leur exposition aux PME.

La troisième explication tient au maintien de marges d’intermédiation élevées, de l’ordre de 4 % ou plus. Les banques privilégient le financement de l’État via les Bons du Trésor. Cela se traduit par des taux de crédit aux PME avoisinant 11 %, contre un TMM autour de 7 %. Le coût du financement augmente et l’investissement productif en pâtit.

L’étude relie ces contraintes sur l’offre de crédit à la faiblesse persistante de la croissance économique. Celle-ci atteint 2,5 % en 2025, contre 1,4 % en 2024. L’inflation, elle, a ralenti : de 9,3 % en 2023, elle est passée à 7,0 % en 2024, puis à 5,3 % en 2025.

L’IACE recommande à la Banque centrale d’encourager les banques privées à renforcer leurs capacités de gestion du risque. Cette prudence ne doit toutefois pas se traduire par un retrait du financement de l’économie productive. L’objectif est de transformer la gestion du risque en levier pour faciliter l’accès au crédit des entreprises opérant dans les secteurs porteurs, plutôt qu’en frein.

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Meuble Intérieurs : 27,3 MDT de CA en 2025, repli confirmé

La Société Atelier du Meuble Intérieurs a annoncé une révision de ses états financiers consolidés de l’exercice 2025. Et ce, à la suite de l’intégration de sa nouvelle filiale en France, remplaçant les données publiées le 21 mai 2026 au Bulletin officiel.

Le groupe Meuble Intérieurs a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 27,3 millions de dinars (MDT) en 2025; contre 29,2 millions de dinars un an auparavant. Soit un recul de 6,5 %.

Le résultat net consolidé part du groupe s’est établi à 2,63 MDT, contre 2,82 millions de dinars (MDT) en 2024. Enregistrant ainsi une baisse de 6,7 %.

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Délice Holding valide un dividende de 0,550 dinar par action

L’assemblée générale ordinaire de Délice Holding, réunie le 11 juin 2026, a validé le versement d’un dividende de 0,550 dinar tunisien par action au titre de l’exercice 2025.

Cette opération représente une enveloppe globale d’environ 60,4 millions de dinars tunisiens à distribuer aux actionnaires de la société. Le détachement de ce dividende interviendra le 13 juillet 2026, tandis que la mise en paiement effective est programmée pour le 15 juillet 2026.

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Ridha Mami, personnalité de l’année 2025 du Cercle interculturel hispano-arabe

Madrid a rendu hommage à la Tunisie, jeudi 11 juin, en couronnant l’un de ses intellectuels les plus actifs sur la scène hispanique. C’est dans le cadre solennel de la Salle des ambassadeurs de la Casa Árabe que Ridha Mami, chercheur et enseignant universitaire, s’est vu remettre la médaille d’or du Cercle interculturel hispano-arabe – distinction qui lui vaut le titre de personnalité de l’année 2025 décerné par cette ONG fondée en 2015.

La cérémonie s’inscrivait dans la douzième édition de la rencontre annuelle du CIHAR, tenue sous l’égide de l’initiative « 2026, Année d’al-Andalus ». En présence notamment de Nadia Barhoumi, chargée d’affaires de l’ambassade de Tunisie, et de Miguel Moro Aguilar, directeur général de la Casa Árabe, l’événement a réuni plusieurs personnalités du monde culturel et académique.

Ridha Mami a qualifié cette distinction de consécration de ses années de travail au service du transfert des savoirs entre l’arabe et l’espagnol, alors qu’il répondait à une question de l’agence TAP. Il a également plaidé pour un élargissement des échanges culturels tunisiens vers l’espace hispanophone et l’Amérique latine – citant, à titre d’illustration, son rôle dans la transmission de l’œuvre de Federico García Lorca au lectorat arabophone, ainsi que la diffusion des écrits d’Aboul Kacem Chebbi dans les milieux universitaires espagnols et latino-américains.

A noter que la médaille d’or du CIHAR récompense des trajectoires remarquables dans les domaines de la recherche, de l’édition, du multiculturalisme et du rapprochement hispano-arabe. Dans la catégorie individuelle, cinq autres académiciens ont été distingués lors de cette même cérémonie : Álvaro Martínez Sevilla, José Miguel Puerta Vílchez, María de los Ángeles Utrero Agudo, María Isabel Fierro Bello et Nagwa Gamal Mehrez. Côté institutionnel, le prix a été attribué conjointement au Centre d’interprétation de Cútar à Málaga, à l’Espace autour du périphérique de Madrid, et à La Madrasa, Centre de culture contemporaine rattaché à l’Université de Grenade.

La soirée a également été marquée par la présentation d’un ouvrage collectif intitulé Visions actuelles d’al-Andalus, consacré à l’examen de l’héritage scientifique, littéraire et architectural de cet espace culturel commun.

Cette reconnaissance madrilène intervient dans la foulée d’une autre récompense : l’Association tunisienne des hispanistes (ATELE), que préside également Ridha Mami, s’était vu décerner peu avant le prix « Escriduende ». Le chercheur cumule par ailleurs des affiliations à plusieurs institutions académiques de premier plan à l’international, parmi lesquelles l’Académie internationale des sciences, des technologies, de l’éducation et des humanités d’Espagne et l’Académie d’histoire et de géographie du Mexique.

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Le pari de Zied Bacha : un livre, une plateforme, et une génération à former

À l’occasion du lancement officiel de son ouvrage Se transformer et réussir dans un monde qui change, édité à compte d’auteur, l’événement s’est tenu à la FNAC pour cette première rencontre avec son public, le 12 juin 2026. Fondateur de Clevory et de TED University, l’entrepreneur tunisien y expose une conviction chevillée au corps : le changement collectif ne peut advenir que si chaque individu accepte, d’abord, de se transformer lui-même, et le livre, à ses yeux, est déjà cet acte.

L’idée du livre est née d’une frustration fondatrice. Dans le cadre de ses activités, Zied Bacha cherchait des personnes capables de porter un message, de communiquer avec clarté et conviction ce qu’elles souhaitaient transmettre, notamment dans le domaine technologique. Il n’en trouvait pas, ou trop peu, et c’est de cette insuffisance qu’est née l’envie d’écrire : rassembler en un seul ouvrage, dans une langue accessible, tout ce qu’il avait lui-même appris, lu et expérimenté, pour que le plus grand nombre puisse vraiment se l’approprier.

L’entrepreneur reconnaît que la question revenait sans cesse, portée par ceux qui l’entouraient, jusqu’au jour où il a décidé de s’y atteler véritablement. Il a commencé à réfléchir aux problèmes de l’économie numérique, avec l’envie d’en faire la matière d’un ouvrage.

Un livre en deux parties : soi, puis le monde

Le livre s’articule en deux grandes parties qui se répondent : l’une tournée vers soi, l’autre vers le monde. La première traite de la transformation intérieure (se changer soi-même, progresser, agir avec intention et méthode). Le fondateur de Clevory insiste : tout changement durable commence de l’intérieur, et celui qui n’en est pas convaincu ne peut rien transformer autour de lui. L’entrepreneur évoque la nécessité de se fixer des objectifs clairs, de les poursuivre avec rigueur, et de comprendre que le pays ne se transforme que si les individus qui le composent choisissent de coopérer, de s’engager, de mettre la main à la pâte.

La seconde partie aborde les grandes mutations du monde contemporain : transitions technologiques, démographiques, géopolitiques. Le spécialiste de la transformation des compétences a veillé à ce que ces sujets, souvent perçus comme réservés à des initiés, soient restitués dans une langue que chacun peut s’approprier, des plus jeunes aux plus âgés. Zied Bacha mentionne d’ailleurs avec fierté que ses propres enfants ont lu l’ouvrage, et que leurs réactions ont confirmé sa clarté. Mais si l’on porte un rêve, un objectif, une ambition véritable, alors il faut chaque matin se lever avec la conscience que la journée représente une opportunité d’agir, même modestement. Car c’est l’accumulation de ces petits gestes quotidiens qui rend possible, à terme, une contribution plus large à sa communauté, à son pays.

Une initiative solidaire autour du livre

L’ouvrage ne se limite pas à sa dimension éditoriale. Zied Bacha a construit autour de lui un écosystème d’engagement collectif. L’entrepreneur a créé un site web dédié et imaginé une initiative qui invite chaque lecteur à passer à l’action concrète : acheter un exemplaire supplémentaire pour l’offrir, parrainer un atelier ou une formation, ou contribuer selon ses propres moyens (qu’ils soient financiers, techniques ou intellectuels). Convaincu que la participation ne se mesure pas à l’aune des seules ressources financières, il rappelle que certaines personnes détiennent un savoir ou une expertise qu’elles peuvent tout autant mettre au service des autres.

Le fondateur de TED University a également collaboré avec la Fondation tunisienne, qui accompagne de nombreuses initiatives locales dans les domaines de la formation et de la certification. Pour autant, même ceux qui ne peuvent contribuer que modestement ont pleinement leur place dans cette dynamique collective.

Changer d’abord, changer ensemble

Ce que l’entrepreneur cherche à démontrer, en définitive, c’est que lire peut être un acte transformateur, à condition de ne pas s’en tenir à la lecture. L’ouvrage est conçu pour changer de mindset, pour passer à l’action, pour éveiller une conscience nouvelle, puis connecter ce que l’on a appris à ce que l’on peut accomplir ensuite. L’auteur plaide pour une logique associative : des individus qui partagent les mêmes objectifs et travaillent de concert, parce que le changement, par définition, rend l’avenir incertain, et que cette incertitude est bien plus facile à traverser à plusieurs. C’est sur un appel à la réciprocité qu’il conclut : se transformer soi-même pour mieux aider les autres à se transformer, élever le niveau de la communauté tout entière, parce que c’est à cette seule condition que le changement devient réel.

L’ouvrage porte également une dimension solidaire explicite. Zied Bacha précise que le livre est intégralement dédié à la formation gratuite des jeunes en recherche d’emploi, afin de les aider à trouver leur place dans un monde en mutation. L’intégralité des bénéfices générés par les ventes est reversée au soutien des jeunes en quête de nouvelles compétences.

Par ailleurs, tout acheteur est invité à s’inscrire sur la plateforme accessible à l’adresse www.ziedbacha.com. Une fois inscrit, chaque membre accède à l’ensemble des activités proposées et rejoint Ignite Privilege Club. La logique qui sous-tend cette démarche est aussi simple que fondatrice : en achetant le livre, le lecteur contribue à aider les autres tout en s’aidant lui-même. Vouloir progresser, c’est commencer par œuvrer pour ceux qui en ont besoin.

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Sotrapil : un dividende de 1,700 dinar par action validé pour 2025

La Société de transport des hydrocarbures par pipelines (Sotrapil SA) a décidé de distribuer un dividende de 1,700 dinar par action au titre de l’exercice 2025, selon une décision de son Assemblée générale ordinaire tenue le 10 juin 2026, portant sur 4 138 200 actions et soumis à la retenue à la source. Le détachement du coupon est fixé au 28 juillet 2026 et le paiement des dividendes au 30 juillet 2026.

L’entreprise a enregistré pour l’exercice 2025 un résultat net de 9,520 millions de dinars, contre 8,934 millions de dinars un an auparavant. Soit une progression de 6,56 %. Son conseil d’administration, réuni le mardi 28 avril 2026, a arrêté les états financiers de la société et proposé la distribution d’un dividende de 1,700 dinar par action.

Le total des produits d’exploitation a atteint 20,229 millions de dinars au titre de l’exercice 2025, contre 18,775 millions de dinars au 31 décembre 2024. Enregistrant ainsi une augmentation de 7,74 %. Cette progression est imputée à la hausse des volumes transportés via les pipelines Bizerte-Radès et JET A1, de même qu’à l’augmentation des autres produits d’exploitation.

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Ridha Zahrouni : « La réussite scolaire n’est plus accessible à tous »

Alors que l’école publique devrait garantir l’égalité des chances, près d’un enfant sur deux quitte aujourd’hui prématurément le système scolaire tunisien. Pour Ridha Zahrouni, président de l’Association tunisienne des parents et des élèves, cette situation résulte de choix éducatifs anciens qui ont progressivement affaibli les exigences scolaires, accentué les inégalités et compromis l’accès de nombreux jeunes à une éducation de qualité.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste maghrébin, le responsable associatif situe l’origine de cette dégradation dans les réformes engagées depuis les années 1990, à commencer par la réforme dite de Charfi en 1991. Avant celle-ci, le système reposait sur une forte sélection, notamment via un concours national à la fin du primaire, garantissant un niveau d’exigence élevé. La réforme a supprimé ce dispositif, instauré la scolarité obligatoire jusqu’à seize ans et mis en place une progression automatique des élèves sans évaluation rigoureuse des acquis.

Les effets de ce changement se sont révélés progressivement. Les lacunes accumulées dès le primaire ont émergé au cycle préparatoire puis au secondaire. Une seconde réforme, connue sous le nom de réforme de Risi et intégrée à la loi d’orientation de 2002 toujours en vigueur, a introduit une pondération de vingt-cinq pour cent de la note annuelle dans le résultat du baccalauréat. Malgré ces ajustements, la tendance générale à la dégradation du niveau scolaire s’est poursuivie, chaque génération d’élèves évoluant dans des conditions plus défavorables que la précédente.

Une école publique fragilisée dans sa mission

Pour Ridha Zahrouni, l’école publique conserve sa forme mais a perdu sa fonction essentielle. Elle ne garantit plus l’égalité des chances ni son rôle de promotion sociale. Les données disponibles sont, selon lui, révélatrices. La moitié des enfants d’une même classe d’âge quitte le système scolaire avant la fin du parcours obligatoire. Le décrochage conduit une part importante de la population à un niveau inférieur à celui du primaire. Seuls douze pour cent des citoyens accèdent à l’enseignement supérieur.

À cela s’ajoute le poids du soutien scolaire privé, estimé à trois milliards de dinars par an. De nombreuses familles contractent des crédits pour financer des cours particuliers. Si ces efforts traduisent une volonté de réussite, ils accentuent les inégalités entre ceux qui peuvent payer et ceux qui n’en ont pas les moyens. La réussite scolaire repose pourtant sur un apprentissage progressif et continu, ce qui explique que plus de soixante-dix pour cent des élèves renoncent aux examens de la sixième et de la neuvième année faute de niveau suffisant. Au baccalauréat, environ sept mille candidats officiellement inscrits ne se présentent pas le jour de l’examen.

Les disparités entre régions illustrent également les déséquilibres du système. Les zones côtières obtiennent de meilleurs résultats relatifs que l’intérieur du pays, mais ces performances restent faibles dans l’absolu. Plus on s’éloigne du littoral, plus les taux de réussite diminuent et le décrochage augmente, traduisant non pas une différence de performance mais une intensité variable de la crise éducative sur l’ensemble du territoire.

Une lecture divergente de la réalité éducative

Le président de l’association insiste sur la nécessité de reconnaître la réalité du problème comme préalable à toute réforme. Selon lui, les écarts d’interprétation sont profonds. Là où il estime le taux de réussite réel inférieur à vingt pour cent, certaines autorités avancent des chiffres proches de cinquante pour cent. Les cours particuliers sont présentés comme le signe d’une ambition familiale, tandis qu’il y voit le symptôme d’un système défaillant. La violence scolaire est attribuée aux familles et la fraude aux élèves, ce qui révèle selon lui deux lectures irréconciliables de la même réalité.

Une réforme à deux temporalités

Notre intervenant distingue ensuite deux niveaux d’action. Le premier concerne la gestion urgente de la situation actuelle. Le second implique une stratégie structurelle visant à corriger durablement les déséquilibres du système et à éviter leur reproduction dans les générations futures.

Pour lui, toute transformation durable doit commencer par le primaire, considéré comme le fondement du redressement. Des données internationales montrent que la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul dès la première année augmente fortement les chances de réussite ultérieures et réduit significativement le risque de décrochage. Chaque dinar investi dans ce niveau d’enseignement génère en outre un rendement économique important pour les familles et pour la société.

Il recommande d’alléger des programmes jugés trop lourds pour l’âge des élèves et de revoir l’organisation du temps scolaire. L’année scolaire, actuellement de trente-trois semaines, pourrait être portée à trente-six ou trente-sept semaines, voire davantage, à l’image de plusieurs systèmes européens où elle atteint jusqu’à quarante semaines. Cet allongement permettrait, selon lui, un gain équivalent à des milliers d’enseignants supplémentaires et à plusieurs centaines d’établissements scolaires.

Le baccalauréat reflète aujourd’hui un système éducatif à plusieurs vitesses. La filière mathématiques, pourtant essentielle pour les débouchés scientifiques et techniques, n’attire plus qu’environ cinq pour cent des candidats. De nombreuses autres orientations sont choisies par défaut, dans une logique d’obtention du diplôme plutôt que de construction d’un parcours professionnel.

Les écarts sont également visibles entre types d’établissements. Les lycées pilotes affichent des taux de réussite très élevés. Les établissements internationaux suivent des standards différents selon leur gestion. La majorité des autres établissements publics connaît une baisse continue du niveau scolaire. Au total, le cumul des décrocheurs et des élèves en difficulté atteint environ quatre-vingt pour cent.

Vers une stratégie éducative globale

Zahrouni plaide enfin pour une politique éducative articulée autour de trois horizons complémentaires. Des mesures immédiates doivent permettre de stabiliser la situation. Des réformes à moyen terme doivent corriger les déséquilibres structurels. Une vision à long terme doit définir le profil du citoyen que le pays souhaite former, en intégrant à la fois les compétences fondamentales et la maîtrise de métiers porteurs adaptés aux besoins de l’économie nationale et du marché international.

Cette orientation implique de valoriser la formation professionnelle, la formation technique et les parcours courts dans l’enseignement supérieur. Elle constitue, selon lui, une condition essentielle pour restaurer la qualité du système éducatif et renforcer son impact sur la société, les familles et les individus.

 

 

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Transport aérien : la Tunisie hors de la liste noire européenne

La Commission européenne a publié la 48e mise à jour de sa Liste de sécurité aérienne de l’UE (ASL), interdisant à 154 compagnies aériennes en provenance de 21 pays de survoler et d’opérer dans l’espace aérien européen pour non-respect des normes de sécurité internationales.

Sur ces 154 transporteurs, 88 sont africains. La majorité des interdictions (126 compagnies de 16 pays) résultent d’un manque de surveillance efficace par les autorités aéronautiques nationales. Six autres compagnies ont été ajoutées individuellement en raison de graves manquements à la sécurité.

Parmi les nouveautés, Air Express Algérie (Algérie) figure sur la liste après des évaluations menées par des experts de l’UE ayant révélé des lacunes importantes dans le respect des normes de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale).

À noter que, malgré les difficultés financières et opérationnelles auxquelles elle est confrontée depuis plusieurs années, la compagnie nationale tunisienne, Tunisair, ne figure pas sur cette liste. Plus largement, aucune compagnie aérienne tunisienne n’est concernée par cette mise à jour de la Liste de sécurité aérienne de l’Union européenne.

Principaux pays concernés en Afrique

Tanzanie : 34 compagnies interdites, dont Air Tanzania (pavillon national).

RD Congo : 13 compagnies.

Soudan : 12 compagnies.

Libye : 10 compagnies.

Angola : sept compagnies.

Congo : cinq compagnies.

D’autres pays sont également touchés : Djibouti (une), Guinée équatoriale (deux), Érythrée (deux), Sao Tomé-et-Principe (une tu), ainsi que l’ensemble des transporteurs certifiés du Liberia et de Sierra Leone.

La décision a été prise à l’unanimité par les experts des États membres réunis du 19 au 21 mai 2026 à Bruxelles au sein du Comité de la sécurité aérienne de l’Union européenne (CSA). Elle s’appuie sur les normes de l’OACI.

Publiée pour la première fois en juin 2006, la Liste de sécurité aérienne de l’UE vise à protéger les passagers européens et à inciter les États à améliorer leurs pratiques de surveillance de la sécurité aérienne. Les interdictions peuvent être levées une fois que les autorités compétentes démontrent le respect des standards internationaux.

 

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SOTUVER fixe une nouvelle date pour son AGO

SOTUVER a annoncé le report de son Assemblée Générale Ordinaire statuant sur l’exercice 2025 au 7 juillet 2026 à 10 heures. Initialement prévue le 16 juin 2026, la réunion a été reprogrammée par décision du Conseil d’Administration réuni le 4 juin 2026.

L’entreprise a enregistré une forte progression de ses résultats financiers en 2025, avec un bénéfice net en hausse de 78 % et des revenus en augmentation de 14 %. Le Conseil d’Administration de SOTUVER, réuni le 22 mai 2026, a arrêté les états financiers individuels de l’exercice 2025.

Le résultat net s’établit à 24,74 millions de dinars contre 13,90 millions de dinars en 2024, soit une hausse de 78 %, principalement portée par les dividendes versés par la filiale SOTUVER GLASS INDUSTRIES. Le chiffre d’affaires de la société a atteint 115,14 millions de dinars en 2025, contre 100,84 millions de dinars un an plus tôt, enregistrant une progression de 14 %.

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