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Tunisie : la production pétrolière recule de 7 %

La production pétrolière nationale de brut s’est établie à 393 kilotonnes à fin avril 2026. Enregistrant par conséquent une baisse de 7 % par rapport à la même période de 2025. C’est ce qu’indique le dernier rapport sur la situation énergétique publié par l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM).

Cette contraction de la production de pétrole se reflète également dans le recul du débit moyen quotidien. Il passe de 27 330 barils par jour à fin avril 2025 à 25 390 barils par jour un an plus tard.

De plus, la baisse de la production touche la majorité des champs pétroliers du pays. Les reculs les plus marqués concernent notamment le champ d’Ashtart (-64 %), celui de Zawiya dont la production est désormais nulle (-100 %), ainsi que El Guerbia (-44 %), Franeig/Baqal/El Tarfa (-50 %), Adam (-11 %), El Borma (-3 %) et Halk El Menzel (-2 %).

En parallèle, certains champs ont enregistré une amélioration de leur production, atténuant partiellement la tendance baissière. Il s’agit notamment de Sidi Marzoug (+92 %), Sarsina (+11 %), Chergui (+73 %) et Nawara (+13 %).

Par ailleurs, l’ONEM précise que plusieurs concessions pétrolières, dont Chourok, Dorra, Aneguid Charki, Jnane et Bnefsaj El Janoub, sont à l’arrêt depuis le 23 septembre 2025 en raison de travaux de maintenance. Ce qui contribue également à la baisse globale de la production.

Au final, cette évolution confirme la fragilité persistante de la production pétrolière nationale. Laquelle est fortement dépendante de quelques champs, exposée aux interruptions techniques et aux variations de rendement.

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La Tunisie n°1 en Afrique en complexité économique devant le Maroc

La Tunisie conserve sa position de leader africain en matière de complexité économique, selon les dernières données de l’Economic Complexity Index (ECI) élaboré par le Harvard Growth Lab. Ce classement international, qui mesure la sophistication et la diversification des exportations des pays, place la Tunisie au premier rang sur le continent africain et parmi les économies les mieux classées du monde en développement.

L’indice de complexité économique évalue la capacité d’un pays à produire et exporter une gamme diversifiée de biens nécessitant des savoir-faire, des compétences et des technologies avancés. Plus un pays exporte des produits complexes et peu répandus à l’échelle mondiale, plus son score est élevé.

Les données de l’Atlas of Economic Complexity de l’Université Harvard place la Tunisie au 45e rang mondial et demeure la première économie africaine dans ce classement. Elle devance notamment l’Eswatini, l’Égypte, l’Afrique du Sud, Maurice et le Maroc, qui figurent également parmi les pays africains les mieux positionnés.

Cette performance reflète la structure relativement diversifiée de l’appareil productif tunisien. Le pays se distingue particulièrement dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que les composants électriques, les équipements mécaniques, l’industrie automobile, l’aéronautique, les produits chimiques et certaines activités manufacturières intégrées aux chaînes de valeur internationales.

Contrairement aux indicateurs traditionnels basés sur la taille de l’économie ou le revenu par habitant, l’indice de Harvard met l’accent sur les capacités productives et le niveau de connaissances incorporées dans les exportations. Les chercheurs du Harvard Growth Lab considèrent d’ailleurs cet indicateur comme l’un des meilleurs outils pour anticiper le potentiel de croissance économique à long terme.

La première place africaine de la Tunisie ne signifie toutefois pas qu’elle dispose de la plus grande économie du continent. Des pays comme l’Afrique du Sud, l’Égypte ou le Nigeria affichent des PIB nettement plus élevés. En revanche, la Tunisie se distingue par la diversité et la sophistication de son tissu industriel. Un atout stratégique dans un contexte mondial marqué par les mutations technologiques et la reconfiguration des chaînes d’approvisionnement.

Cette reconnaissance internationale constitue également un signal positif pour les investisseurs étrangers. Alors que le pays cherche à renforcer son attractivité dans les secteurs industriels innovants et les activités à forte intensité technologique.

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Incident du Barrage de Mellègue : aucune victime ni dégât

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Tarek Makhzoumi, membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), chargé des ressources naturelles et des études stratégiques, est revenu sur l’incident survenu récemment au barrage de Mellègue.

Il estime que la situation est désormais totalement maîtrisée et ne présente aucune conséquence ni humaine ni matérielle. « Ce qui s’est produit concerne l’ouverture de la vanne supérieure du barrage, ce qui a provoqué un écoulement important des eaux. Mais la situation a rapidement été contrôlée », a-t-il expliqué, soulignant qu’il s’agit d’un incident « sans dégâts ».

Le responsable a précisé que le débit d’eau a été stabilisé après l’intervention des équipes techniques, permettant d’éviter toute perte significative ou dommage sur les zones environnantes. « L’eau continue de s’écouler normalement dans l’oued et rien n’a été perdu », a-t-il ajouté.

Situation sous contrôle et absence de dégâts

Tarek Makhzoumi a insisté sur le fait qu’aucune victime ni aucun dégât matériel n’a été enregistré. « Heureusement, il n’y a eu ni pertes humaines ni dégâts matériels », a-t-il affirmé, évoquant une situation rapidement prise en charge.

Il a également indiqué que les opérations de maintenance et de réparation seront engagées afin de remettre en état la vanne concernée et rétablir son fonctionnement normal.

Impact limité sur la campagne agricole

Abordant la situation agricole, le responsable de l’UTAP a précisé que la saison en cours reste globalement satisfaisante, malgré quelques difficultés en début de campagne liées notamment à un déficit en intrants et à certaines maladies ayant touché les cultures.

Concernant les dernières précipitations, il a indiqué qu’elles ont eu un impact globalement positif sur les rendements, notamment pour les céréales, en particulier le blé dur et le blé tendre.

« Les pluies récentes ont été bénéfiques et n’ont pas causé de dégâts significatifs, notamment dans les zones de Nabeul et du nord-ouest », a-t-il précisé. Tout en ajoutant que les estimations de production restent en cours d’évaluation au niveau des structures régionales.

Une campagne jugée globalement satisfaisante

Malgré certaines contraintes, notamment au début de la saison, Tarek Makhzoumi a estimé que la campagne agricole demeure globalement encourageante. Les services spécialisés poursuivent actuellement la collecte des données pour affiner les prévisions de récolte à l’échelle nationale.

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Pensions de retraite : l’UGTT juge la hausse de 5 % insuffisante

La Fédération générale des retraités, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a exprimé son rejet de l’augmentation de 5 % des pensions servies par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Et ce, en estimant que cette revalorisation demeure insuffisante face à la dégradation continue du pouvoir d’achat des retraités.

Dans un communiqué publié mercredi 17 juin, l’organisation a considéré qu’il aurait été plus équitable d’appliquer des augmentations progressives, accordant des taux plus élevés aux pensions les plus modestes. Une telle approche permettrait, estime-t-elle, de réduire les écarts qui se creusent davantage entre les retraités à chaque nouvelle revalorisation.

La Fédération juge que l’augmentation décidée pour les pensionnés affiliés à la CNSS reste « très faible » et ne reflète pas l’ampleur de la perte de pouvoir d’achat subie par la majorité des retraités ces dernières années. En revanche, elle estime que la hausse accordée aux bénéficiaires de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) répond, au moins, au seuil minimal des attentes.

Au-delà de la question des pensions, la Fédération générale des retraités a lancé un avertissement concernant la détérioration du système de santé public. Elle souligne que les difficultés du secteur se sont aggravées au fil des années, affectant directement les retraités, particulièrement dépendants des services de santé.

L’organisation pointe notamment la dégradation de la qualité des prestations médicales ainsi que les pénuries récurrentes de médicaments essentiels, qui compliquent davantage l’accès aux soins pour une large partie de la population.

Appel au dialogue sur l’avenir des caisses sociales

Face à cette situation, la Fédération appelle les autorités à engager un dialogue et des négociations sur les principales questions touchant les travailleurs et les retraités. Elle insiste sur la nécessité de trouver des solutions durables aux difficultés financières des caisses sociales.

L’organisation met également en garde contre les conséquences d’une poursuite de ce qu’elle qualifie de « politique de l’ignorance », estimant que les caisses sociales peinent de plus en plus à assurer les services de base auxquels les retraités sont en droit de prétendre.

À travers ce communiqué, la Fédération générale des retraités réaffirme ainsi ses revendications en faveur d’une amélioration du niveau de vie des pensionnés et d’une réforme en profondeur des systèmes de protection sociale et de santé publique.

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La Goulette accueille les premiers vacanciers de la diaspora tunisienne

La saison du retour des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) s’ouvre officiellement ce jeudi 18 juin 2026 avec le départ de la première traversée estivale de la Compagnie tunisienne de navigation (CTN) depuis le port de Marseille à destination de La Goulette.

Le ferry Tanit, qui a quitté le port français ce jeudi, transporte à son bord près de 1300 passagers et 660 véhicules. Son arrivée au port de La Goulette est prévue vendredi 19 juin à 10 heures. Marquant ainsi le coup d’envoi de l’opération estivale de retour des membres de la diaspora tunisienne pour les vacances d’été.

La directrice de l’exploitation des navires de transport de passagers à la CTN, Aïda Adouani, a indiqué que l’ensemble des préparatifs nécessaires a été finalisé. Et ce, afin d’assurer les meilleures conditions d’accueil et de transport. Elle a précisé qu’un important dispositif humain a été mobilisé pour accompagner les voyageurs tout au long de leur traversée et leur garantir les services requis.

Une forte affluence attendue cet été

La CTN prévoit une activité particulièrement soutenue durant la saison estivale 2026, portée par l’augmentation du nombre de Tunisiens établis à l’étranger choisissant de passer leurs vacances au pays.

Le ferry Tanit, principal navire affecté à cette mission, dispose d’une capacité d’accueil de 3200 passagers et de 1060 véhicules. Durant la haute saison, quelque 220 marins et agents spécialisés, répartis entre les équipes de navigation, d’hôtellerie et de services, sont mobilisés à bord afin d’assurer le confort des voyageurs.

Le navire offre également plusieurs équipements et prestations destinés à améliorer les conditions de voyage des familles et des passagers effectuant la traversée entre l’Europe et la Tunisie.

Un programme renforcé pour l’été 2026

Le programme estival de la CTN s’étend du 15 juin au 15 septembre 2026. Il comprend 149 traversées maritimes assurées par les ferries Tanit et Carthage, contre 145 traversées durant la même période en 2025.

À la mi-juin, la compagnie avait déjà enregistré près de 150 000 réservations et table sur plus de 200 000 réservations d’ici la fin de la saison.

Pour répondre à la demande croissante, la CTN a porté sa capacité globale à 433 400 passagers et 126 600 véhicules, contre respectivement 422 400 passagers et 123 600 véhicules l’an dernier.

Le programme des traversées prévoit 82 rotations sur la ligne Marseille–Tunisie et 67 sur la ligne Gênes–Tunisie. Il comprend également huit dessertes via le port de Zarzis, dont cinq sur la liaison Marseille–Zarzis, deux sur la ligne Gênes–Zarzis et une traversée Zarzis–Gênes.

À travers ce dispositif renforcé, la compagnie entend faciliter les déplacements des Tunisiens résidant à l’étranger et accompagner l’importante affluence attendue durant les mois d’été.

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La Tunisie sur le point de lancer un centre commercial africain stratégique

Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a reçu ce mercredi une délégation de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), dans le cadre des préparatifs du lancement officiel des procédures de réalisation d’un centre commercial africain multidisciplinaire à Tunis, qui comprendra également une représentation de la banque.

Selon le ministère, ce projet vise à renforcer l’accès des produits et services tunisiens aux marchés africains, tout en offrant un appui financier et technique aux entreprises tunisiennes, notamment celles actives dans l’exportation et l’importation au sein de l’espace africain.

Lors de cette rencontre, le ministre a salué la qualité du partenariat entre la Tunisie et Afreximbank, en particulier dans le soutien à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et au développement du système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), auquel la Tunisie a été le premier pays d’Afrique du Nord à adhérer en février 2024.

Il a également mis en avant le rôle de la banque dans le financement des projets économiques, notamment des petites et moyennes entreprises, ainsi que dans la promotion du commerce intra-africain. Il a rappelé que la Tunisie soutient les secteurs prioritaires et dispose d’entreprises publiques capables de renforcer leur présence sur le continent grâce à la qualité de leurs services et à leur crédibilité à l’international.

Le ministre a aussi évoqué plusieurs initiatives stratégiques liées à l’intégration économique africaine, notamment le corridor commercial continental africain terrestre, dont la zone franche des activités logistiques et commerciales de Ben Guerdane et le poste frontalier de Ras Jedir constitueront des points de départ vers la Libye et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne enclavés.

De son côté, la délégation d’Afreximbank a exprimé sa satisfaction quant au soutien apporté par les autorités tunisiennes pour le lancement de ce projet. Elle a également fait part de sa volonté d’élargir davantage la coopération avec la Tunisie, dans les secteurs public et privé, et a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les entreprises tunisiennes dans leur développement en Afrique à travers divers mécanismes de financement, facilités et garanties.

Afreximbank est une institution financière multilatérale regroupant 52 États membres. Elle figure parmi les principaux bailleurs de fonds des gouvernements africains et des entreprises privées du continent, avec pour missions principales le financement du commerce, le développement des exportations, ainsi que le soutien à l’industrialisation et au développement économique en Afrique.

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Exécution du budget 2026 : les députés veulent des clarifications

La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a fixé plusieurs priorités pour les prochaines semaines, avec notamment l’examen de l’exécution du budget de l’État 2026, l’application de l’impôt sur la fortune et l’avancement du projet de Code des changes.

Lors de sa réunion hebdomadaire, le président de la commission, Maher Ketari, a annoncé la programmation prochaine d’une séance d’audition avec le ministère des Finances afin d’évaluer l’état d’avancement de l’exécution du budget de l’État pour l’exercice 2026 et de faire le point sur les principaux indicateurs ainsi que sur les défis rencontrés.

La commission prévoit également de solliciter les autorités compétentes pour obtenir des données détaillées sur les participations de l’État dans les entreprises et établissements publics depuis 2010.

Lire aussi: Exécution du budget de l’État à fin novembre 2024 : bilan et perspectives

Les députés ont, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’auditionner des représentants du ministère des Finances au sujet de la note explicative publiée récemment concernant les modalités d’application de la disposition relative à l’impôt sur la fortune. Cette démarche vise à clarifier l’interprétation retenue par l’administration, les mécanismes de mise en œuvre ainsi que les éventuelles difficultés pratiques liées à l’application de cette mesure fiscale.

Dans le même cadre, les membres de la commission ont demandé au ministère des Finances de fournir un état détaillé des dispositions de la loi de finances en vigueur ayant déjà fait l’objet de textes d’application, ainsi que de celles pour lesquelles le cadre réglementaire n’a pas encore été finalisé. L’objectif est de permettre un suivi plus précis de l’exécution des mesures adoptées par le Parlement.

Le budget 2027 en point de mire

Les députés ont également souligné l’importance d’achever la révision de la loi organique du budget avant l’examen du projet de loi de finances pour 2027. La question d’un éventuel recours à une loi de finances rectificative au cours de l’année a aussi été soulevée. Plusieurs élus estiment que les évolutions enregistrées dans certaines hypothèses économiques et financières ayant servi de base à l’élaboration de la loi de finances initiale justifient un débat sur cette option. Ils ont ainsi appelé le gouvernement à préciser sa position et à évaluer la nécessité d’un tel ajustement.

Concernant le projet de Code des changes, les députés ont considéré que le texte est désormais suffisamment mûr pour passer à l’examen détaillé de ses articles, après l’achèvement des auditions des différentes parties prenantes et structures concernées.

Certains membres de la commission ont enfin proposé la création d’un comité technique restreint chargé de centraliser et d’analyser les propositions formulées lors des auditions. Cette instance aurait pour mission d’aider à l’élaboration des amendements et à la préparation des débats article par article du futur Code des changes.

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Autoroutes de Tunisie : mesures renforcées en prévision de la saison estivale

La Société des Autoroutes de Tunisie a annoncé sa pleine mobilisation en vue de la saison estivale. Une période marquée par la forte intensification du trafic routier, notamment en raison des vacances, des festivals d’été et du retour des Tunisiens résidant à l’étranger.

Dans ce cadre, le président-directeur général de la Société des Autoroutes de Tunisie a présidé une réunion de travail périodique consacrée à l’évaluation du niveau de préparation des différentes structures centrales, régionales et techniques. Cette rencontre, tenue en présence des responsables des districts et des directions concernées, en présentiel et à distance, s’inscrit dans le suivi continu des recommandations issues des précédentes réunions et dans l’évaluation de l’avancement des mesures engagées sur l’ensemble du réseau autoroutier.

Les échanges ont porté sur les principaux défis liés à l’augmentation attendue du trafic. En particulier au niveau des stations de péage, où des mesures ont été renforcées afin de garantir une meilleure fluidité, de réduire les temps d’attente et d’améliorer les conditions d’exploitation.

L’entreprise a également passé en revue l’état de préparation des ressources humaines, des équipements techniques, ainsi que le renforcement des équipes de maintenance, d’intervention et de sécurité. Un accent particulier a été mis sur l’accélération des programmes d’entretien préventif des infrastructures et des installations, ainsi que sur la correction des insuffisances identifiées.

Sur le plan de la sécurité et de la prévention, la société a insisté sur l’intensification des opérations de débroussaillage le long des autoroutes et aux abords des ouvrages, ainsi que sur la création de pare-feu dans les zones proches des terres agricoles. Ces mesures visent à limiter les risques d’incendie durant la période estivale et à protéger les usagers ainsi que l’environnement routier.

Le directeur général a souligné, à cette occasion, la nécessité de maintenir un rythme soutenu de travail sur le terrain, d’accélérer la mise en œuvre des actions préventives et de renforcer la coordination entre les différentes structures centrales et régionales. L’objectif affiché est d’assurer une intervention efficace et continue tout au long de l’été.

Au final, la société souligne que ce dispositif s’inscrit dans une démarche globale visant à garantir un été sûr et fluide sur l’ensemble du réseau autoroutier. Et ce, tout en améliorant la qualité des services offerts aux usagers.

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Entrepreneurs : jusqu’à 1/2 million de dinars pour transformer les idées vertes en entreprises

Économie verte, bleue ou circulaire : les jeunes promoteurs tunisiens peuvent désormais bénéficier de financements avantageux allant jusqu’à 500000 dinars (ou 1/2 million de dinars), sans intérêts et avec trois années de grâce. Une opportunité que le ministère de l’Environnement entend mettre au service de l’investissement durable et de l’emploi.

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Dalenda Ezzedine, chargée de l’Unité d’accompagnement des investisseurs au ministère de l’Environnement, a annoncé le lancement d’une ligne de financement de 20 millions de dinars destinée aux jeunes promoteurs souhaitant investir dans les domaines de l’économie verte, bleue et circulaire.

Cette initiative vise à encourager les projets respectueux de l’environnement, à soutenir l’investissement durable et à favoriser la création d’emplois décents. Elle s’inscrit également dans les efforts déployés pour renforcer la résilience de l’économie tunisienne face aux défis environnementaux et climatiques.

Le dispositif repose sur un fonds de 20 millions de dinars mobilisé par le ministère de l’Environnement. Les porteurs de projets peuvent obtenir un prêt couvrant jusqu’à 50 % du coût total de leur investissement, avec un plafond fixé à 500.000 dinars par bénéficiaire.

Des conditions de financement avantageuses

L’un des principaux avantages de ce mécanisme réside dans son taux d’intérêt nul. Les bénéficiaires accèdent ainsi à un financement sans frais financiers, dans des conditions particulièrement favorables au lancement et au développement de leurs activités.

La durée de remboursement est fixée à dix ans, incluant une période de grâce de trois ans durant laquelle aucun remboursement n’est exigé. Cette mesure permet aux entrepreneurs de disposer du temps nécessaire pour lancer leurs projets, consolider leur activité et atteindre un niveau de rentabilité suffisant avant le début des échéances.

Modalités de candidature et accès au programme

Le programme restera ouvert jusqu’à la fin de l’année 2026, dans la limite des ressources disponibles.

Pour bénéficier de ce financement, les porteurs de projets doivent télécharger le formulaire dédié sur la plateforme officielle du ministère de l’Environnement. Une fois le dossier constitué, la demande doit être déposée auprès des banques partenaires du dispositif, chargées de l’étude et du traitement des dossiers conformément aux procédures en vigueur.

À travers cette initiative, le ministère de l’Environnement entend faciliter l’accès au financement pour les jeunes entrepreneurs et accélérer l’émergence de projets innovants capables de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles.

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Résultats du Bac 2026 : comment s’inscrire au service SMS

Le ministère de l’Éducation a annoncé, dans un communiqué publié ce mercredi sur sa page Facebook, l’ouverture du service de consultation des résultats du baccalauréat 2026 par SMS.

Les candidats à la session principale du baccalauréat 2026 souhaitant recevoir leurs résultats par message texte pourront s’inscrire à ce service à partir du jeudi 18 juin à 10h00.

Pour ce faire, ils devront envoyer un SMS au numéro 85005 en indiquant : BAC, suivi d’un espace, puis du numéro d’inscription au baccalauréat, suivi d’un astérisque (*) et du numéro de la carte d’identité nationale.

Le ministère précise que le numéro d’inscription au baccalauréat doit comporter six chiffres; tandis que le numéro de la carte d’identité nationale doit être composé de huit chiffres.

Les candidats inscrits à ce service recevront un SMS contenant l’ensemble des détails de leur résultat, notamment la décision finale, la moyenne générale ainsi que les notes obtenues dans les différentes matières. Ces informations leur parviendront avant l’annonce officielle des résultats.

Le ministère de l’Éducation rappelle que ce service est accessible aux abonnés des opérateurs mobiles tunisiens Tunisie Telecom, Ooredoo Tunisie et Orange Tunisie.

Le coût total du service est fixé à 950 millimes par inscription.

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Tunisiens à l’étranger : votre passeport en 30 minutes !

À l’approche de la saison estivale et du retour massif des Tunisiens résidents à l’étranger (TRE), le ministère de l’Intérieur renforce son dispositif de services administratifs afin de faciliter l’obtention et le renouvellement des passeports. Une série de nouvelles mesures, alliant proximité et digitalisation, a été annoncée par le directeur des passeports et des documents de voyage au ministère de l’Intérieur, Moez Thabet.

Le responsable a indiqué que le ministère de l’Intérieur et la Direction générale de la police des frontières et des étrangers poursuivent leurs efforts pour améliorer la qualité des services proposés aux Tunisiens de l’étranger durant la période estivale.

Parmi les principales nouveautés figure la mise en place d’un espace dédié au siège de la Direction générale de la police des frontières et des étrangers, permettant aux Tunisiens résidents à l’étranger d’obtenir ou de renouveler leur passeport de manière immédiate. Le délai de délivrance ne dépasserait pas les trente minutes. Ce service est également accessible aux élèves et étudiants appelés à poursuivre leurs études à l’étranger.

Le dispositif a également été étendu aux traversées maritimes. Deux bureaux de délivrance de passeports ont ainsi été installés à bord des navires tunisiens Carthage et Tanit, en partenariat avec la Compagnie tunisienne de navigation (CTN), qui a aménagé des espaces spécifiques pour les agents de la police des frontières chargés de cette mission. A rappeler au passage que lors de la précédente saison estivale, près de 800 passeports y ont été délivrés.

Proximité

Par ailleurs, deux bureaux de production de passeports ont été créés au port de La Goulette et à l’aéroport international Tunis-Carthage afin de répondre aux besoins des voyageurs à l’arrivée comme au départ, y compris ceux empruntant des compagnies étrangères.

Moez Thabet a précisé que le bureau installé à l’aéroport Tunis-Carthage permet notamment aux passagers découvrant l’expiration de leur passeport au moment des formalités de voyage de renouveler leur document sur place et de poursuivre leur déplacement sans perdre leur billet.

Dans le cadre du rapprochement des services administratifs avec la diaspora, la Tunisie a également renforcé son réseau de bureaux de délivrance de passeports à l’étranger. De nouvelles structures ont ainsi été ouvertes cette année à Tokyo, Pékin et Abidjan; tandis que d’autres sont programmées prochainement à Varsovie et Belgrade. L’objectif est de réduire les délais d’attente et d’accélérer la remise des documents aux citoyens tunisiens établis à l’étranger.

Nouvelle plateforme électronique

La transformation numérique constitue un autre axe majeur de cette stratégie. Une nouvelle plateforme électronique reliant la Direction générale de la police des frontières et des étrangers à la Direction générale des douanes a été mise en service pour le traitement des demandes de relevés de mouvements frontaliers liées à l’avantage douanier de la « voiture ». Grâce à cette plateforme, les délais de traitement sont passés de plusieurs jours, voire plusieurs semaines, à moins de douze heures.

Enfin, une nouvelle prestation numérique permet désormais aux citoyens de déposer leurs demandes de passeport en ligne via le portail électronique du ministère de l’Intérieur. Les usagers peuvent remplir les formulaires, s’acquitter des frais administratifs à distance et finaliser les dernières formalités à leur arrivée. La plateforme offre également la possibilité de réserver un rendez-vous à l’avance au sein de l’espace dédié aux Tunisiens résidant à l’étranger.

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La Tunisie dans le top africain de la sécurité sanitaire

La Tunisie a accueilli, ce lundi 15 juin 2026, le premier Forum tuniso-africain sur la résilience, la gestion des risques, les épidémies et la justice sociale en santé. Organisé par l’Université Tunis El Manar dans le cadre du projet de l’Indice africain de sécurité sanitaire, l’événement a réuni des experts, universitaires et décideurs venus débattre des défis sanitaires auxquels fait face le continent africain.

À cette occasion, la responsable du projet de l’Indice africain de sécurité sanitaire et professeure à l’Université Tunis El Manar, Hanan Boussi, a souligné que la Tunisie occupe une position avancée dans le classement africain de la sécurité sanitaire. Elle a précisé que le pays poursuit ses efforts pour renforcer ses systèmes de santé et améliorer sa capacité à prévenir et à gérer les risques sanitaires ainsi que les épidémies.

Inspiré du Global Health Security Index, l’Indice africain de sécurité sanitaire vise à évaluer de manière globale la préparation des pays africains face aux pandémies, aux maladies infectieuses et aux urgences sanitaires. Selon Hanan Boussi, cet outil tient compte des spécificités du continent, confronté à des défis particuliers tels que les épidémies récurrentes d’Ebola, les effets du changement climatique et les vulnérabilités structurelles de certains systèmes de santé.

L’universitaire a indiqué que la Tunisie enregistre des progrès significatifs dans plusieurs domaines, notamment en matière d’investissement dans la santé, de digitalisation et de développement des infrastructures sanitaires. Et ce, grâce à une coopération impliquant plusieurs départements ministériels. Elle a toutefois relevé certaines insuffisances, notamment au niveau des mécanismes de communication et de la production scientifique en langue anglaise.

Intervenant lors du forum, le directeur général de la coopération internationale au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Malek Kachlaf, a rappelé que cette rencontre se tient dans un contexte marqué par la résurgence du virus Ebola dans plusieurs pays africains. Une situation qui, selon lui, met en évidence la nécessité pour les États de disposer de systèmes de santé résilients et capables d’anticiper les crises sanitaires.

Il a également souligné que la Tunisie a joué un rôle central dans la réalisation de cette étude continentale, qui a permis d’évaluer et de comparer les systèmes de santé africains afin d’identifier leurs forces et leurs faiblesses. Selon lui, les chercheurs tunisiens ont développé, dans le cadre du projet, des outils fondés sur l’intelligence artificielle pour affiner les indicateurs de l’Indice africain de sécurité sanitaire.

Le responsable a par ailleurs mis en avant les partenariats scientifiques noués par le ministère avec des institutions académiques de premier plan, notamment l’Université Brown aux États-Unis, partenaire majeur du projet.

De son côté, le président de l’Université Tunis El Manar, Moez Chefra, a indiqué que ce programme international, piloté par la Tunisie, associe plusieurs institutions nationales, dont l’Institut Pasteur de Tunis, la Faculté de médecine de Tunis, l’Institut de recherche vétérinaire, ainsi que des partenaires en Afrique du Sud, au Kenya, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Le projet a permis d’évaluer les capacités de 64 pays africains à faire face aux risques sanitaires et aux épidémies. Les données recueillies et analysées ont servi à établir un classement détaillé des systèmes de santé du continent. Les résultats de cette évaluation continentale doivent être dévoilés à l’issue du forum, offrant ainsi une photographie inédite de l’état de préparation sanitaire de l’Afrique face aux défis émergents.

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Tunisie – Météo : les pêcheurs appelés à la vigilance

Face aux prévisions météorologiques annonçant des pluies localement abondantes dans plusieurs régions du Nord et du Centre du pays, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé, lundi, les agriculteurs et les professionnels du secteur à prendre les mesures préventives nécessaires pour limiter les risques liés aux intempéries.

Dans un communiqué, le département recommande en particulier de veiller à la bonne conservation des récoltes céréalières déjà collectées. Et ce, en les entreposant dans des espaces de stockage adaptés et en les protégeant efficacement contre l’humidité et les eaux de pluie.

Le ministère invite également les pêcheurs à suivre attentivement les bulletins météorologiques officiels. De même qu’ils doivent respecter les consignes émises par les services compétents avant toute sortie en mer.

Par ailleurs, plusieurs mesures de précaution ont été préconisées afin de préserver les exploitations agricoles et les équipements. Les agriculteurs sont ainsi appelés à sécuriser les machines et matériels agricoles en les éloignant des lits d’oueds et des zones basses susceptibles d’être inondées.

De plus, le ministère recommande de renforcer la protection des serres et des installations agricoles exposées aux vents violents ou aux éventuelles chutes de grêle. Tout en évitant les travaux agricoles en plein champ durant les épisodes orageux.

Concernant l’élevage, les éleveurs sont invités à mettre le bétail à l’abri et à le protéger des variations météorologiques brusques.

Enfin, les autorités appellent à la plus grande prudence lors des déplacements à proximité des oueds et des cours d’eau. Car une montée soudaine du niveau des eaux pourrait être observée en raison des fortes précipitations attendues.

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Les transferts des Tunisiens résidents à l’étranger atteignent 3,6 milliards de dinars

Les transferts de fonds effectués par les Tunisiens résidents à l’étranger ont atteint 3.669 millions de dinars. Soit environ 3,6 milliards de dinars, à la fin du mois de mai 2026. C’est ce que révèlent les derniers indicateurs monétaires publiés par la Banque centrale de Tunisie.

Ce montant enregistre une progression de 4,5 % par rapport à la même période de l’année 2025, où ces transferts s’élevaient à 3,510 millions de dinars.

Exprimés en dollars américains, ces flux financiers représentent environ 1,267 milliard de dollars (soit près de 1,26 milliard de dollars), sur la base d’un taux de change moyen mensuel de 1 dollar = 2,894 dinars, enregistré à la fin du mois de mai dernier.

Ces transferts demeurent une source importante de devises pour l’économie tunisienne, contribuant au soutien des équilibres financiers extérieurs du pays.

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Les agents de la Poste en protestation avec le brassard rouge

Les agents de la Poste arborent le “brassard rouge” sur l’ensemble des lieux de travail. Et ce, dans le cadre d’une action syndicale lancée par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).

Cette initiative traduit un ensemble de revendications professionnelles et sociales du secteur postal jugées prioritaires par les travailleurs. Elle intervient pour attirer l’attention sur plusieurs dossiers en attente de résolution. Parmi les principales demandes figurent la finalisation de la mise à jour du statut général des personnels de la Poste, la mise en œuvre effective des promotions professionnelles, ainsi que la restructuration de la coopérative interne. Les agents réclament également l’activation du fonds social, considéré comme un levier essentiel de protection sociale.

À travers cette mobilisation, les travailleurs entendent défendre leurs droits, préserver leurs acquis et réaffirmer leur attachement au caractère public de l’institution postale.

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Lamia Ouanes Besbes accède à un poste clé de la réanimation francophone

Le ministère de la Santé a annoncé l’élection du Dr Lamia Ouanes Besbes, cheffe du service de réanimation médicale à l’hôpital universitaire Fattouma Bourguiba de Monastir, au poste de vice-présidente de l’Association francophone de réanimation et de médecine intensive. A savoir : l’une des plus importantes références scientifiques dans le domaine des soins critiques à l’échelle de la Francophonie.

Cette association réunit plus de 3 000 spécialistes de la réanimation et des soins intensifs issus de nombreux pays francophones. Elle joue un rôle majeur dans l’évolution des pratiques médicales, la promotion de la recherche scientifique ainsi que le développement de la formation continue dans cette spécialité hautement stratégique.

Citant les déclarations de la Dr Lamia Ouanes Besbes, le ministère de la Santé a souligné que cette élection constitue à la fois une source de fierté et une responsabilité supplémentaire. Elle y voit une motivation renouvelée de poursuivre ses efforts en faveur de la recherche, de la formation et de l’innovation, tout en contribuant à l’amélioration de la qualité des soins de santé.

Pour le ministère, cette distinction illustre la place grandissante qu’occupent les compétences médicales tunisiennes sur la scène internationale. Elle témoigne également de leur capacité à rayonner et à exceller dans diverses spécialités médicales; malgré les défis auxquels est confronté le secteur de la santé.

Au-delà de la reconnaissance individuelle, cette élection est perçue comme une consécration du savoir-faire scientifique et de l’expertise professionnelle des cadres médicaux tunisiens. Elle vient également renforcer l’image de la Tunisie en tant qu’école médicale de référence, reconnue pour son rayonnement régional et international.

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Près de Zaouïa, des Tunisiens kidnappés par des groupes armés!

Le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mostafa Abdelkebir, a annoncé, dimanche 14 juin 2026, l’enlèvement d’un groupe de ressortissants tunisiens dans les environs de la ville de Zaouïa, située dans l’ouest de la Libye.

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, il a indiqué que ces citoyens tunisiens auraient été kidnappés par des groupes armés agissant en dehors du cadre des institutions officielles libyennes. Selon lui, cet enlèvement serait lié à la détention, dans des établissements pénitentiaires tunisiens, de plusieurs ressortissants libyens poursuivis pour leur implication présumée dans des affaires criminelles.

Mostafa Abdelkebir a vivement condamné cet acte, qu’il a qualifié de « lâche ». Tout en estimant qu’il constitue une atteinte grave à la sécurité des citoyens tunisiens présents sur le territoire libyen. Il a également tenu les autorités libyennes pour responsables de la protection des ressortissants tunisiens et de leur sécurité, appelant à leur libération immédiate.

« La sécurité de nos enfants est une ligne rouge », a-t-il déclaré. Exhortant ainsi les autorités concernées à agir sans délai pour garantir le retour sain et sauf des personnes enlevées.

Dans une seconde publication, le président de l’Observatoire a dénoncé le recours à la prise d’otages de citoyens tunisiens dans le but d’obtenir la libération de détenus libyens en Tunisie. Il a qualifié cette pratique d’« acte honteux » et renouvelé son appel à une libération immédiate des personnes retenues.

Par ailleurs, Mostafa Abdelkebir a invité les autorités tunisiennes à prendre « immédiatement les mesures nécessaires » afin de suivre ce dossier. Il a également appelé les responsables et les notables libyens à intervenir rapidement pour mettre fin à cette affaire et éviter toute escalade.

À ce stade, aucune communication officielle n’a été publiée par les autorités tunisiennes ou libyennes concernant les circonstances exactes de cet enlèvement, ni le nombre précis de ressortissants tunisiens concernés.

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Cybersécurité : une nouvelle menace vise les données personnelles et bancaires

L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) a mis en garde les citoyens contre un site internet frauduleux qui usurpe l’identité d’institutions financières en reproduisant l’apparence et le contenu de leurs plateformes officielles.

Selon l’Agence, cette opération de fraude de cybersécurité vise à tromper les utilisateurs et à les inciter à renseigner des données personnelles et sensibles à travers des formulaires suspects. Les informations collectées peuvent notamment concerner les coordonnées bancaires, les identifiants de connexion ou d’autres données confidentielles.

Face à cette menace, l’ANCS appelle les citoyens à faire preuve de la plus grande vigilance et à éviter toute interaction avec ce site. Elle recommande également de ne communiquer aucune information personnelle, bancaire ou mot de passe sur des plateformes dont l’authenticité n’est pas clairement établie.

Afin de prévenir les risques d’escroquerie en ligne, l’Agence préconise plusieurs mesures de précaution. Elle invite notamment les internautes à vérifier attentivement l’adresse des sites web avant de saisir des données personnelles et à ne pas cliquer sur les liens reçus par courrier électronique, SMS ou applications de messagerie lorsqu’ils proviennent de sources non fiables.

L’ANCS rappelle également qu’il ne faut jamais partager ses mots de passe, codes confidentiels ou informations bancaires via des sites non officiels. Elle recommande de s’assurer de la présence du domaine officiel de l’institution concernée et d’accéder à ses services uniquement par les canaux de communication reconnus.

Enfin, l’Agence exhorte les citoyens à signaler immédiatement tout site ou message suspect susceptible de chercher à collecter frauduleusement des données personnelles ou financières.

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Bac 2026 : 955 cas de fraude, l’ARP lance une initiative législative de grande fermeté

955 cas de fraude ont été enregistrés lors de la session principale du baccalauréat 2026, contre 508 cas lors de la session 2025, soit près du double en une année, a indiqué le directeur général des examens nationaux au ministère de l’Éducation, Mohamed El Meili.

Dans ce contexte, la fraude aux examens apparaît non seulement en hausse, mais également en profonde transformation, tirée par l’évolution rapide des outils numériques et des techniques de contournement.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Fakhreddine Fadhloun, président de la commission de l’éducation, de la formation professionnelle, de la recherche scientifique, de la jeunesse et des sports au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, alerte sur une mutation structurelle du phénomène.

Selon lui, la fraude électronique n’est pas un phénomène récent. Elle remonte au début des années 2011-2012, lorsqu’elle apparaissait sous des formes encore rudimentaires. Mais depuis, elle a connu une évolution rapide et continue, devenant progressivement plus sophistiquée, organisée et difficile à détecter.

Une fraude devenue ultra-technologique

Aujourd’hui, les méthodes utilisées reposent sur des dispositifs technologiques avancés : cartes intelligentes dissimulées, appareils introduits dans le corps, oreillettes connectées à des réseaux externes, stylos équipés de caméras, lunettes intelligentes reliées à Internet ou encore micro-dispositifs invisibles permettant la transmission instantanée des réponses. Cette panoplie d’outils traduit, selon lui, une véritable industrialisation de la fraude.

Cette évolution s’accompagne également de l’émergence de réseaux organisés opérant parfois à distance, en lien avec des acteurs situés en dehors des centres d’examen. Résultat : 955 cas de fraude électronique ont été détectés, un chiffre qui, selon le responsable parlementaire, ne représente que la partie visible d’un phénomène plus vaste.

Pour Fakhreddine Fadhloun, la situation actuelle marque un tournant. La fraude n’est plus un acte isolé, mais un système structuré, en constante adaptation, qui impose une réponse à la hauteur de sa complexité.

Vers un durcissement législatif : une initiative en cours à l’ARP

Face à cette montée en puissance, les institutions sont désormais appelées à renforcer leur riposte. Au sein de l’Assemblée des représentants du peuple, une initiative législative est en cours d’examen afin de durcir le cadre juridique relatif à la fraude aux examens. L’approche défendue ne se limite plus aux seuls candidats. Elle englobe désormais l’ensemble de la chaîne impliquée dans les opérations de fraude : réseaux organisés, intermédiaires techniques, facilitateurs et toute forme de complicité contribuant à la diffusion des réponses ou à la contournement des règles d’examen.

Selon Fakhreddine Fadhloun, il s’agit d’un enjeu majeur qui dépasse le seul cadre éducatif pour toucher à ce qu’il qualifie de sécurité nationale éducative. La crédibilité des examens nationaux et la valeur des diplômes tunisiens sont, selon lui, directement en jeu.

Le projet en discussion prévoit un renforcement significatif des sanctions et une adaptation du dispositif légal aux nouvelles formes de fraude. Il est actuellement examiné par la Commission de la législation générale, qui poursuivra les auditions des différentes parties prenantes avant toute adoption.

Au-delà du volet répressif, la stratégie envisagée repose également sur un renforcement des dispositifs techniques dans les centres d’examen. Cela inclut notamment l’utilisation de systèmes de brouillage des communications, la surveillance par caméras, l’enregistrement des salles et la traçabilité des épreuves.

Pour le député, l’enjeu est clair : face à une fraude devenue hautement technologique et évolutive, seule une réponse globale, coordonnée et en constante adaptation permettra de préserver l’intégrité du système éducatif et de garantir l’égalité des chances entre les candidats.

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Logements sociaux : les bénéficiaires fixés, les prix officiellement arrêtés

Le Comité de pilotage du programme spécifique du logement social s’est réuni ce vendredi, sous la supervision du ministre de l’Équipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Salah Zouari. Cette séance a été consacrée à l’annonce des listes finales des candidats retenus pour bénéficier de logements sociaux, ainsi qu’à l’approbation des grilles de fixation des prix applicables à chaque bénéficiaire.

Ces décisions concernent des projets déjà achevés dans plusieurs délégations relevant de différentes gouvernorats de la République, marquant ainsi une étape clé dans la mise en œuvre opérationnelle du programme national.

À cette occasion, le ministre a rappelé la portée sociale majeure de ce dispositif, conçu pour garantir le droit à un logement décent aux catégories les plus vulnérables. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer le rythme de réalisation des projets et de lever l’ensemble des contraintes foncières et techniques qui freinent encore certains chantiers, tout en veillant au respect des délais et des standards de qualité.

Le ministre a également appelé à renforcer la coordination entre les différents intervenants afin d’accélérer la remise effective des logements à leurs bénéficiaires dans les meilleurs délais. L’objectif affiché est de répondre aux attentes sociales urgentes des ménages à revenus limités et de consolider la dimension solidaire de ce programme national.

Dans cette dynamique, le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, en coordination avec les autorités régionales, prévoit la finalisation et la distribution de 1 350 logements sociaux supplémentaires d’ici la fin de l’année 2026. Par ailleurs, 2 260 unités additionnelles feront prochainement l’objet de nouveaux appels d’offres, confirmant la volonté des autorités de poursuivre l’élargissement de l’offre en logement social à l’échelle nationale.

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