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Tunisie : Des influenceurs chinois en tournée pour séduire des millions de voyageurs

Après plusieurs campagnes similaires menées ces dernières années, la Tunisie poursuit sa stratégie de promotion auprès du marché touristique chinois. Du 12 au 19 juin 2026, un groupe de journalistes et de créateurs de contenu chinois effectue une tournée à travers plusieurs régions du pays dans le cadre d’une campagne organisée par le bureau de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) en Chine.

Selon les informations publiées par l’agence TAP, la délégation comprend des représentants d’un important groupe médiatique spécialisé dans la promotion des hôtels et des destinations de voyage, ainsi qu’une influenceuse chinoise spécialisée dans les contenus consacrés au tourisme familial et au mode de vie. Grâce à leur présence sur les principales plateformes numériques chinoises, ces créateurs de contenu sont susceptibles d’atteindre des millions d’internautes.

L’objectif de cette opération est de renforcer la visibilité de la destination Tunisie sur un marché considéré comme stratégique par les autorités touristiques. Les voyageurs chinois s’appuient de plus en plus sur les recommandations d’influenceurs et les expériences relayées sur les réseaux sociaux pour choisir leurs destinations à l’étranger.

Un parcours à travers les atouts touristiques du pays

Le programme de la visite comprend plusieurs étapes à Tunis, Nabeul, Hammamet, Kairouan, El Jem et Sousse. Les participants sont invités à découvrir aussi bien les sites archéologiques et historiques que les stations balnéaires, les établissements hôteliers, les maisons d’hôtes et les activités culturelles proposées aux visiteurs.

Cette immersion doit donner lieu à la production de reportages, de vidéos et de contenus interactifs mettant en valeur le patrimoine tunisien, les paysages naturels, les traditions locales ainsi que la gastronomie nationale. Les publications seront diffusées sur des plateformes majeures du web chinois, notamment WeChat, Weibo, Douyin et Xiaohongshu.

Un marché en progression, mais freiné par l’absence de vol direct

La Chine représente un marché encore modeste pour le tourisme tunisien, mais dont la croissance se confirme. Selon les données communiquées par l’ONTT, la Tunisie a accueilli près de 28 000 touristes chinois en 2025, soit une hausse de 19,3 % par rapport à 2024. Au cours du premier trimestre 2026, les arrivées en provenance de Chine ont encore progressé de 8,7 %.

Les responsables du secteur estiment que la destination dispose de nombreux atouts pour séduire cette clientèle, notamment son patrimoine historique, ses sites classés, son offre de bien-être et l’exemption de visa accordée aux ressortissants chinois. Mais ce potentiel reste structurellement limité par l’absence de liaison aérienne directe entre Tunis et Pékin : les voyageurs chinois doivent aujourd’hui transiter par des hubs au Moyen-Orient, en Turquie ou en Égypte, un point que les représentants de l’ONTT à Pékin soulèvent régulièrement comme le principal frein au développement du marché.

Lire aussi: Hausse du nombre de touristes chinois en Tunisie : A quand une liaison aérienne directe avec Pékin ?

Une visibilité importante, mais un impact encore à mesurer

Si cette nouvelle tournée s’inscrit dans une stratégie de promotion déjà engagée depuis plusieurs années, son impact réel reste encore difficile à évaluer. Les noms des influenceurs mobilisés, les liens vers leurs comptes et les audiences générées par les premiers contenus n’ont pas été rendus publics.

Dans un environnement où les décisions de voyage sont fortement influencées par les réseaux sociaux, les retombées de l’opération dépendront avant tout de la visibilité obtenue sur les plateformes chinoises et de sa capacité à transformer cette exposition numérique en réservations touristiques concrètes.

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Prêt européen de 61,3 M€ pour un projet solaire à Sidi Bouzid

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), en partenariat avec l’Union européenne (UE) et la Banque européenne d’investissement (BEI), soutient les programmes de la Tunisie en matière d’énergies renouvelables par un prêt de 61,3 millions d’euros (environ 207 millions de dinars) à la coentreprise Scatec-Aeolus pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 100 MW dans la région de Sidi Bouzid, qui sera construite par Scatec Khobna PV Power, une société de projet tunisienne.

Cet investissement renforcera la sécurité et la résilience énergétiques de la Tunisie, en contribuant à diversifier son mix énergétique et à réduire sa dépendance au gaz naturel.

Une fois opérationnelle, la centrale devrait produire en moyenne 252 GWh d’électricité renouvelable par an, réduisant ainsi les émissions annuelles de CO₂ de 107 000 tonnes en moyenne sur sa durée de vie.

Cet investissement favorisera également la participation du secteur privé dans le pays grâce au développement d’un projet d’énergie renouvelable de grande envergure, financé par des fonds privés.

Le financement de la Berd sera garanti par une garantie de première perte au titre du Fonds européen de développement durable plus (FEDD+), tandis que la participation de la BEI sera couverte par le volet «Connectivité» de l’accord de garantie d’architecture ouverte du FEDD+.

Le projet bénéficiera également d’une subvention de 5,5 millions d’euros de la Plateforme d’investissement de voisinage (PIV) de l’UE, qui servira à cofinancer l’infrastructure de transport associée.

Ce financement s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste de 35,8 millions d’euros, «Portail mondial de l’UE», destiné à soutenir les investissements dans les énergies renouvelables en Tunisie.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de concessions de 1,7 GW lancé par la Tunisie en 2022, contribuant à l’objectif du pays de produire 35 % de son énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2030.

Harry Boyd-Carpenter, directeur général du groupe Infrastructures durables de la Berd, a déclaré : «Nous sommes ravis de renouveler notre partenariat avec Scatec et Aeolus, deux des investisseurs les plus dynamiques et rigoureux du secteur, pour financer cet important projet. Il s’agit également d’un bel effort collectif européen, mené en partenariat avec notre co-bénéficiaire, la BEI, et bénéficiant du généreux soutien de l’Union européenne pour favoriser le développement d’une énergie propre et à très bas coût en Tunisie. Ces avantages sont d’autant plus importants dans le contexte actuel de défis posés à la sécurité énergétique. Le succès de ce projet témoigne également de la détermination du gouvernement tunisien à mener à bien une ambitieuse réforme et transition énergétiques.»

Le vice-président de la BEI, Ioannis Tsakiris, a déclaré : «Ce projet constitue une étape importante pour soutenir les efforts de la Tunisie visant à fournir à ses citoyens une énergie abordable, fiable et durable, conformément aux objectifs nationaux du pays. Par le biais d’EIB Global et de l’approche Équipe Europe, nous collaborons avec nos partenaires pour accroître les investissements dans les énergies renouvelables et renforcer les infrastructures nécessaires à un système énergétique plus sûr et résilient.»

Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’UE en Tunisie, a déclaré : «Dans l’esprit du mémorandum d’entente UE-Tunisie sur l’énergie de juin 2024, l’Union européenne prend des mesures concrètes dans le secteur des énergies renouvelables afin de garantir la sécurité énergétique et la décarbonation de la Tunisie, conformément au programme T MED lancé par le commissaire Suica le 9 juin 2026 lors de la Semaine européenne de l’énergie durable.»

Ce financement sera complété par un programme de coopération technique de la Berd, financé par le Fonds spécial des actionnaires de la Berd, afin de soutenir des activités de renforcement des capacités répondant aux nouveaux besoins en main-d’œuvre du secteur de l’énergie, en particulier dans les régions de Sidi Bouzid et de Gabès.

Les activités comprendront des campagnes de sensibilisation communautaires à Khobna et Mezzouna sur les violences et le harcèlement sexistes et les prestations liées aux soins, visant à encourager une plus grande participation des femmes au marché du travail dans ce secteur.

EFSD+ a été créé en juin 2021 pour offrir aux pays partenaires de l’UE une assistance pour des investissements clés, sous forme de subventions ou de garanties financières.

L’UE mobilise ainsi des ressources financières supplémentaires pour le développement durable auprès des secteurs public et privé. EFSD+ dispose d’une capacité de garantie mondiale totale de 39,8 milliards d’euros pour la période 2021-2027, dont 22,5 milliards d’euros seront alloués aux régions d’élargissement et de voisinage de l’UE.

EFSD+ est un outil essentiel à la mise en œuvre de la stratégie «Global Gateway» de l’UE.

Depuis 2012, la Berd a investi plus de 3 milliards d’euros dans 90 projets à travers la Tunisie et a apporté son soutien à environ 2 000 petites et moyennes entreprises locales grâce à une assistance technique financée par l’UE.

Communiqué.

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Iran – États-Unis : Un protocole d’accord en 14 points pour une désescalade

Les États-Unis et l’Iran ont dévoilé les grandes lignes d’un protocole d’accord en 14 points destiné à mettre fin aux hostilités et à ouvrir une nouvelle phase de négociations sur le dossier nucléaire. Le texte prévoit une cessation immédiate des opérations militaires, un encadrement strict des discussions sur le nucléaire iranien et un allègement progressif des sanctions américaines. Les deux pays s’engagent également à respecter leurs souverainetés respectives et à éviter toute nouvelle escalade.

Un cessez-le-feu et une reprise du dialogue sous 60 jours

Le protocole d’accord prévoit en premier lieu l’arrêt immédiat de toutes les opérations militaires entre les deux pays, y compris sur les théâtres régionaux impliquant leurs alliés. Washington et Téhéran s’engagent à ne pas recourir à la force et à respecter l’intégrité territoriale de l’autre partie.

Le texte fixe également un calendrier serré : les deux pays doivent parvenir à un accord final dans un délai de 60 jours, avec la possibilité d’une prolongation si les négociations l’exigent.

Le nucléaire iranien au cœur du dispositif

Le dossier nucléaire constitue l’un des axes centraux de l’accord. L’Iran réaffirme son engagement à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Le protocole prévoit le traitement des stocks d’uranium enrichi sous supervision internationale, notamment via des mécanismes de dilution encadrés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

En parallèle, les deux parties devront définir les modalités techniques d’un futur accord global sur le programme nucléaire iranien, incluant les besoins énergétiques civils de Téhéran.

Levée progressive des sanctions

En contrepartie, les États-Unis s’engagent à lever progressivement leurs sanctions, à commencer par les restrictions liées aux exportations pétrolières et aux transactions financières.

Le texte prévoit également le dégel des avoirs iraniens et la mise en place de dérogations temporaires pour permettre la reprise des échanges commerciaux, notamment dans le secteur énergétique.

Le protocole évoque par ailleurs un plan de reconstruction et de développement économique de l’Iran, estimé à au moins 300 milliards de dollars, impliquant les États-Unis et leurs partenaires régionaux.

Sur le plan stratégique, un dispositif de suivi sera mis en place pour encadrer l’application de l’accord et garantir le respect des engagements pris par les deux parties.

Un accord encore provisoire

En attendant la conclusion d’un accord définitif, les deux pays s’engagent à maintenir le statu quo : absence de nouvelles sanctions américaines et gel de toute avancée majeure du programme nucléaire iranien.

L’ensemble du dispositif devra être validé par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU une fois l’accord final formalisé.

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La Fed change de président mais pas ses taux directeurs 

La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé de maintenir ses taux directeurs dans une fourchette comprise entre 3,50 % et 3,75 %, à l’issue de sa réunion des 16 et 17 juin, la première présidée par son nouveau président, Kevin Warsh. Cette décision, largement anticipée par les marchés, intervient dans un contexte marqué par une inflation persistante et des incertitudes liées à la situation géopolitique au Moyen-Orient.

Le Comité fédéral de l’Open Market (FOMC) a adopté cette décision à l’unanimité, signant ainsi un quatrième maintien consécutif des taux. Toutefois, le message envoyé par la banque centrale a été perçu comme plus restrictif qu’attendu. Les nouvelles projections publiées à l’issue de la réunion montrent qu’une part importante des responsables monétaires envisage désormais une hausse des taux d’ici la fin de l’année si les pressions inflationnistes persistent.

Pour sa première conférence de presse à la tête de la Fed, Kevin Warsh a insisté sur la nécessité de restaurer pleinement la stabilité des prix et sa volonté de rompre avec les pratiques de communication de ses prédécesseurs. A cette occasion, il a présenté un communiqué plus court et moins orienté vers des indications de politique monétaire future, estimant que les prévisions à long terme sont moins pertinentes dans l’environnement actuel.

La Banque centrale américaine assure que l’économie américaine continuait de croître à un rythme solide malgré un climat d’incertitude élevé, notamment en raison du conflit au Moyen-Orient. Elle reconnaît cependant que l’inflation demeure supérieure à son objectif de 2 %, ce qui justifie le maintien d’une politique monétaire restrictive…

Cette orientation plus ferme a provoqué des réactions mitigées sur les marchés financiers. Les principaux indices boursiers américains ont reculé après l’annonce de la Fed. Tandis que les rendements obligataires ont progressé, reflétant les nouvelles attentes concernant l’évolution des taux d’intérêt.

Nouveau mode de communication

Kevin Warsh a également annoncé le lancement d’un vaste examen du fonctionnement de la Banque centrale, portant notamment sur sa stratégie de communication, ses outils d’analyse économique et son cadre de lutte contre l’inflation. Cette initiative marque le début d’une nouvelle phase pour l’institution monétaire américaine, avec une volonté affichée de simplifier son fonctionnement et de renforcer sa crédibilité dans la lutte contre la hausse des prix.

Pour l’heure, la Fed privilégie donc l’attentisme. Mais le message adressé aux marchés est clair : tant que l’inflation restera durablement au-dessus de son objectif, aucune baisse des taux n’est à l’ordre du jour, et un nouveau durcissement monétaire ne peut être exclu.

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Détroit d’Ormuz | Le casse-tête du déminage

Bien que l’accord américano-iranien ait suscité l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz et d’une reprise des exportations de pétrole et de gaz, la réalité sur le terrain pourrait s’avérer plus complexe que ne le laissent entendre les déclarations politiques. L’accord qui devrait être signé à Genève vendredi 19 mai 2026 pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.

Imed Bahri

Pour le New York Times, la question cruciale n’est plus de savoir si l’accord sera signé vendredi, mais plutôt l’Iran a-t-il posé des mines marines dans le détroit ? Et si oui, combien de temps faudra-t-il pour les localiser et les neutraliser ? 

À ce jour, aucune réponse définitive n’a été apportée. Durant les mois de guerre, des dizaines de navires ont traversé le détroit sans rencontrer de mines. Le Commandement central américain a annoncé en mars avoir ciblé 16 navires iraniens utilisés pour poser des mines à proximité du détroit. Mais nul ne sait avec certitude si l’Iran a réussi à poser des mines avant ou après ces frappes.

Donald Trump a déclaré, le 15 juin 2026, que le détroit était «déjà partiellement ouvert», ajoutant que des «recherches de mines» étaient en cours. Le président américain a également indiqué qu’il demanderait aux pays européens de contribuer aux opérations de déminage.

Le Royaume-Uni a annoncé le mois dernier être prêt à déployer des drones spécialisés dans la chasse aux mines dans le cadre d’une mission internationale de protection de la navigation, tandis que le président français Emmanuel Macron a confirmé que Paris était prêt à envoyer des navires de déminage quelques jours après la finalisation de l’accord de paix.

Un important arsenal iranien

Avant le déclenchement de la guerre, les services de renseignement américains estimaient que l’Iran possédait environ 5 000 mines marines de différents types.

Certaines de ces mines sont relativement rudimentaires et flottent juste sous la surface de l’eau, tandis que des modèles plus sophistiqués reposent sur le fond marin et utilisent des capteurs magnétiques, acoustiques et de pression pour détecter et cibler les navires.

Comment la marine américaine va-t-elle les rechercher ?

La marine américaine se prépare à utiliser une nouvelle génération de systèmes sans pilote.

Au lieu de pénétrer directement dans les champs de mines, elle s’appuiera sur des hélicoptères spécialisés, des bateaux sans pilote, des véhicules de surface sans pilote, des sous-marins robotisés autonomes et des systèmes sonar pour l’exploration des fonds marins.

Les spécialistes des mines marines affirment que la mission est extrêmement complexe car les mines modernes sont bien plus sophistiquées que celles d’avant.

Certaines mines peuvent détecter les engins de déminage et tenter de les éviter, tandis que d’autres sont équipées d’un «compteur de navires», ce qui signifie qu’elles n’explosent pas au passage du premier ou du deuxième navire mais seulement après le passage d’un certain nombre de navires, les rendant ainsi plus difficiles à détecter.

Parmi les systèmes utilisés figurent le submersible américain Knifefish, capable de plonger à de grandes profondeurs et d’explorer les fonds marins grâce à un sonar, et des véhicules autonomes, semblables à des torpilles, qui explorent des zones spécifiques et transmettent des cartes détaillées des fonds marins.

Après analyse des données, des véhicules télépilotés, équipés de caméras et de bras robotisés, sont déployés pour inspecter les objets suspects. Si l’objet est identifié comme une mine marine, le robot peut y fixer une charge explosive et la faire détoner à distance. Dans certains cas, plus compliqués, les plongeurs démineurs de l’US Navy sont contraints de descendre seuls.

Un véritable casse-tête 

La neutralisation des mines intelligentes gisant au fond de la mer est considérée comme l’une des missions navales militaires les plus dangereuses. C’est pourquoi ces plongeurs s’entraînent parfois à descendre complètement seuls, sans corde ni bouée de sécurité, car l’explosion d’une mine pourrait tuer plusieurs personnes s’ils travaillaient en équipe.

Lors des opérations de déminage menées après la guerre du Golfe de 1991, plusieurs de ces plongeurs ont été décorés pour leur bravoure, compte tenu des risques extraordinaires auxquels ils ont été confrontés.

Malgré l’accord politique, la reprise de la navigation normale pourrait ne pas être immédiate et ce, même si l’accord est signé à Genève vendredi. Il faut d’abord s’assurer que le détroit est exempt de mines. Ensuite, il faut organiser le passage des centaines de navires bloqués de part et d’autre du détroit. Ce n’est qu’alors que le commerce normal pourra reprendre.

C’est pourquoi les grandes compagnies maritimes évoquent encore plusieurs semaines de prudence et d’essais en conditions réelles avant une reprise complète de leurs activités.

Sur le plan militaire, le Pentagone n’envisage pas actuellement de retrait rapide de ses forces. Plus de 50 000 soldats américains restent déployés dans la région, ainsi que deux porte-avions et des dizaines d’avions de chasse, dans l’attente de la confirmation de la pérennité de l’accord. Autrement dit, l’accord pourrait ouvrir le détroit politiquement mais d’éventuels obstacles pourraient en retarder l’ouverture concrète.

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VivaTech | Paris : Le pavillon tunisien met en vitrine l’excellence de ses startups

La Tunisie participe au salon international VivaTech, qui se tient à Paris du 17 au 20 juin 2026, avec un pavillon national organisé par le Centre de Promotion des Exportations ( CEPEX), en collaboration avec le Ministère des Technologies de la Communication, l’Ambassade de Tunisie en France et la Caisse des Dépôts et Consignations Tunisie.

Le pavillon tunisien accueille de nombreuses entreprises et startups spécialisées dans l’intelligence artificielle, la robotique, les technologies vertes, les technologies financières (FinTech), les technologies profondes (DeepTech), les chaînes de logistiques, le conseil, l’agroalimentaire, l’agriculture, la santé et la santé numérique.

Inaugurant le pavillon tunisien, en présence de M. Mourad Ben Hassine, PDG du CEPEX, et de Mme Nejia Gharbi, Directrice Générale de la Caisse des Dépits et Consignation, M. Dhia KHALED, Ambassadeur de Tunisie en France, a souligné le rôle central des startups tunisiennes dans le développement de l’économie numérique dans notre pays, ainsi que dans le renforcement de la coopération économique et technologique entre la Tunisie et la France.

La participation de la Tunisie à VivaTech, l’un des principaux rendez-vous internationaux dédiés aux startups, aux technologies numériques et à l’innovation, constitue une opportunité pour initier de nouveaux partenariats stratégiques, promouvoir notre pays comme destination attractive pour les investissements technologiques et numériques, et renforcer la présence des entreprises tunisiennes — y compris les startups — sur les marchés internationaux.

Communiqué

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Tunis | Arrestation d’« El Romba », auteur de multiples braquages de taxis

Les agents de la sûreté nationale de Sijoumi ont réussi à arrêter « El Romba », un criminel notoire qui terrorisait les chauffeurs de taxi dans le Grand-Tunis.

L’arrestation fait suite à des investigations menées après plusieurs plaintes de chauffeurs de taxi, victimes de braquages à l’arme blanche, notamment dans les quartiers de la Cité El Zouhour et Sijoumi.

Selon une source sécuritaire citée par Mosaïque FM ce mercredi 17 juin 2026, le suspect faisait l’objet de pas moins de 15 mandats de recherche émis par différentes structures sécuritaires et judiciaires pour vols qualifiés et braquages.

Formellement reconnu par ses victimes, ce dernier a été placé en détention, en attendant la suite de l’enquête.

Y. N.

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Le carburant propulse les prix des importations américaines

Les prix des importations américaines ont augmenté plus que prévu en mai, sous l’effet de fortes hausses des prix des carburants et des biens d’équipement, ce qui a entraîné la plus forte augmentation annuelle en près de quatre ans.

Les prix à l’importation ont augmenté de 1,9 % le mois dernier, après une hausse révisée à la hausse de 2,0 % en avril, a annoncé mardi 16 juin le Bureau des statistiques du travail américain. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une augmentation de 1,0 % des prix à l’importation (hors droits de douane), après une hausse de 1,9 % annoncée précédemment pour avril.

Au cours des douze mois précédant mai, les prix à l’importation ont augmenté de 6,7 %. Il s’agit de la plus forte hausse annuelle depuis août 2022, après une augmentation de 4,2 % en avril. La guerre israélo-américaine a fait flamber les prix du pétrole, alimentant les pressions inflationnistes. Washington et Téhéran ont annoncé dimanche être parvenus à un accord sur les modalités d’un cessez-le-feu et de la réouverture du détroit d’Ormuz, même si cet accord reste conditionné à la fin des hostilités au Liban.

L’inflation à la consommation a augmenté à son rythme le plus rapide en trois ans en mai, tandis que les prix à la production ont enregistré leur plus forte hausse en plus de 3 ans, selon les données gouvernementales publiées la semaine dernière. La hausse des pressions inflationnistes et la solidité du marché du travail ont accru les chances d’une hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale, mais les économistes estiment que le seuil d’un nouveau resserrement reste élevé.

Les responsables de la banque centrale américaine devaient entamer mardi une réunion de politique monétaire de deux jours. Les analystes prévoient que la Fed maintiendra son taux directeur inchangé dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %, mais pourrait adopter une politique moins accommodante. Les prix des carburants importés ont augmenté de 12,5 % le mois dernier, après une hausse de 18,6 % en avril. Les biens d’équipement importés ont progressé de 1,3 %. La forte activité d’investissement dans le domaine de l’intelligence artificielle contribue à cette hausse.

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 La Fed assouplit, passivement, sa politique monétaire

D’après une analyse de Bank of America, la Réserve fédérale pourrait, de fait, assouplir sa politique monétaire même sans baisser les taux d’intérêt. Comme le soulignent les analystes, dans un contexte de hausse de l’inflation et des anticipations d’inflation, la décision de la Fed de ne pas relever davantage les taux d’intérêt équivaut concrètement à une politique monétaire plus accommodante.

Bank of America (BofA) constate que les taux d’intérêt réels et anticipés baissent à mesure que l’inflation s’éloigne de sa cible. En maintenant ses taux inchangés, la Fed peut ainsi contribuer à un assouplissement des conditions financières et à une augmentation des liquidités mondiales. Traditionnellement, la politique monétaire tend à ignorer les chocs d’offre, attendant que les pressions inflationnistes temporaires se résorbent.

Cependant, les analystes de BofA estiment que le contexte a évolué. Après cinq années d’inflation supérieure à la cible et face à des chocs d’offre plus fréquents et persistants, principalement dus à l’intensification des tensions géopolitiques, la gestion des risques en matière de politique monétaire pourrait nécessiter une approche différente.

Dans le même temps, la situation inflationniste n’incite guère à l’optimisme quant à une déflation significative à court terme. Selon Bank of America, la contribution déflationniste du logement devrait s’atténuer, tandis que les prix des services restent élevés et que ceux des biens ont augmenté. À moins que l’inflation sous-jacente des biens ne devienne négative, une baisse des taux d’intérêt ne semble pas justifiée d’un point de vue réglementaire.

Bank of America souligne que l’économie américaine n’a pas besoin de nouvelles mesures d’assouplissement de sa politique monétaire, une position que ses analystes exprimaient déjà avant les récentes tensions au Moyen-Orient. Même un éventuel accord avec l’Iran, note la banque, ne suffirait pas à lui seul à modifier la situation, car les pressions inflationnistes sous-jacentes restent fortes.

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Accord États-Unis–Iran : le pétrole chute sous 80 dollars

La détente entre Washington et Téhéran provoque déjà une onde de choc – positive – sur les marchés mondiaux. Alors que l’Iran affirme que le blocus de ses ports a été levé avant même la signature officielle de l’accord de paix avec les États-Unis, les cours du pétrole ont chuté sous les 80 dollars le baril pour la première fois depuis février.

Un vice-ministre iranien des Affaires étrangères a assuré que le blocus des ports iraniens, mis en place par les forces américaines pendant environ deux mois avant la signature officielle du « mémorandum d’entente » entre Washington et Téhéran, a déjà été levé. « Le blocus a été levé avant la signature officielle », a déclaré Majid Takht-Ravanchi, cité par le site web du gouvernement iranien, rappelant que c’était l’une des conditions préalables posées par l’Iran pour donner son accord.

L’accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran commence déjà à produire ses effets avant même sa signature officielle prévue vendredi en Suisse.

Sur les marchés, les investisseurs saluent cette détente géopolitique : le pétrole est retombé sous la barre des 80 dollars le baril pour la première fois depuis près de quatre mois. Le WTI s’est échangé autour de 78 dollars mardi, en baisse de plus de 4 % sur la journée, tandis que le Bitcoin est resté proche de 66 650 dollars.

Les analystes estiment que la baisse du prix du pétrole renforce la perspective d’une nouvelle tendance haussière sur la cryptomonnaie qui se rapproche d’un nouveau seuil symbolique de 70 000 dollars.

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Nostalgies : Il y a soixante-dix ans, le boom des taxis bébés

C’est au début des années cinquante que les premiers bébés-taxis ont vu le jour dans une ville de Tunis encore dominée par les fiacres.

Au début, ils n’étaient qu’une dizaine. Ces taxis de petite cylindrée pouvaient prendre trois personnes dans leur voiture 4 chevaux de la maison Renault. Le prix très abordable de la course en taxi leur donnera une grande popularité.

Le succès des taxis bébés sera tel que les cochers qui conduisaient des fiacres et des calèches finiront par se convertir à ces nouveaux véhicules.

Preuve de ce succès fulgurant, ils étaient plus de six cents en circulation en 1956. Quant aux voitures à chevaux, elles n’étaient plus qu’une quinzaine à la même date.

Exit les Victorias, Milorda et consorts et place aux taxis rouge et blanc qui se faufilaient partout et charriaient un parfum de modernité.

Aujourd’hui, c’est une aura de légende qui pare ces ancêtres de nos taxis jaunes.

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Trump recadre Netanyahou : « Sans moi, il n’y aurait pas d’Israël »

En marge du sommet du G7 en France, à Évian, le président américain Donald Trump a vivement critiqué la stratégie du Premier ministre israélien au Liban. Il a mis en cause les opérations militaires menées contre le Hezbollah, appelant à une approche différente dans la gestion du conflit. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions accrues autour des équilibres régionaux et des négociations avec l’Iran.

Critiques ouvertes contre la stratégie israélienne

S’exprimant devant la presse, Donald Trump a pris ses distances avec la méthode employée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au Liban. Il a estimé qu’Israël ne devait pas systématiquement recourir à des frappes destructrices pour cibler des responsables du mouvement Hezbollah, évoquant des pertes civiles importantes.

« Vous n’avez pas besoin de détruire tout un immeuble à chaque fois que vous cherchez quelqu’un », a-t-il déclaré, soulignant la présence de civils dans les zones touchées.

La Syrie citée comme acteur potentiel

Dans ses déclarations, Donald Trump a également évoqué une piste impliquant la Syrie dans la gestion de la situation au Liban. Il a affirmé avoir suggéré une implication de la Syrie face au Hezbollah, malgré les réserves de Damas à intervenir dans ce dossier.

Le président américain a par ailleurs mis en avant le rôle du président syrien Ahmad al-Chareh, qu’il dit apprécier, tout en reconnaissant que ce dernier n’est « pas un boy-scout ».

Tensions accrues entre Washington et Tel-Aviv

Ces déclarations illustrent un refroidissement récent des relations entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu, le président américain reprochant à Israël de fragiliser certains équilibres diplomatiques, notamment vis-à-vis de l’Iran.

Il a également critiqué une opération israélienne menée à Beyrouth peu avant une séquence diplomatique américaine avec Téhéran, estimant qu’elle avait perturbé les négociations en cours.

Donald Trump est allé jusqu’à déclarer qu’il avait « été furieux » et avoir exprimé directement son mécontentement à Benjamin Netanyahu. « Sans moi, il n’y aurait pas d’Israël » a affirmé le président américain, ajoutant que « maintenant, le Premier ministre israélien doit être plus responsable en ce qui concerne le Liban ».

Un repositionnement diplomatique assumé

Le président américain a insisté sur la nécessité, selon lui, d’une approche plus « responsable » de la part d’Israël dans la gestion du conflit au Liban.

Il a également rappelé ses relations passées avec le dirigeant israélien, tout en affirmant que la situation actuelle nécessitait un changement de méthode.

Ces prises de position interviennent alors que les équilibres régionaux restent particulièrement tendus, entre opérations militaires, enjeux diplomatiques et recomposition des alliances au Moyen-Orient.

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Et si Israël était le grand perdant du « deal » américano-iranien ?

L’accord d’Islamabad a suscité en Israël colère et amertume. Tel-Aviv n’a obtenu satisfaction ni sur le nucléaire ni sur le sort des stocks d’uranium hautement enrichi ; encore moins sur sa liberté d’action militaire au Liban contre le Hezbollah.

 

« Une défaite stratégique », « On nous avait promis une victoire totale et nous avons un désastre total », « Benjamin Netanyahu se sera retrouvé devant le fait accompli ». Tels étaient les gros titres des médias israéliens, qu’ils soient de droite ou de gauche, pour une fois unanimes à dénoncer l’accord d’Islamabad. A savoir, un protocole d’accord avec l’Iran pour arrêter la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris au Liban.

C’est qu’aux yeux des Israéliens, l’accord conclu entre Washington et Téhéran est ainsi largement perçu comme une victoire de l’Iran. Pis, il renforce la République islamique tout en laissant sans réponse les exigences israéliennes.

« Le principal problème de cet accord, c’est que les questions importantes du point de vue d’Israël, celles liées au nucléaire, sont reportées à un avenir dont on ignore tout », conclut une ancienne responsable du renseignement israélien et spécialiste de l’Iran à l’Institut d’études de sécurité nationale (INSS).

Les sujets épineux en suspens

Certes, il ne s’agit pas d’un accord final, mais selon les informations fuitées par la presse américaine, le texte prévoit grosso modo un cessez-le-feu de 60 jours sur « tous les fronts », y compris le Liban, ainsi que le déblocage du détroit d’Ormuz. En échange, le blocus opéré par la Navy américaine depuis le 13 avril sera levé. Un allégement des sanctions à l’encontre de l’Iran est prévu, « selon l’avancement d’un accord et l’engagement continu et de bonne foi » de l’Iran.

En effet, dans le détail, le texte fixe les grandes lignes pour la paix mais laisse en suspens des questions plus épineuses. Comme ar exemple : l’avenir du programme nucléaire iranien; le sort des stocks d’uranium hautement enrichi; la levée progressive des sanctions américaines; et le dégel ou non des milliards de dollars d’actifs iraniens qui demeurent en suspens.

Sur ce dernier point, Tel-Aviv redoute que le possible remboursement à l’Iran de quelque 24 milliards de dollars gelés à l’étranger permette au régime de financer la reconstruction des installations militaires détruites ou endommagées lors des raids américains et israéliens depuis un an.

Humiliation publique

Pour rappel, dans l’accord-cadre concernant la guerre en Liban, à aucun moment Israël n’est mentionné. C0pomme si l’allié privilégié des Américains, le pays qui aura mené des frappes contre l’Iran de concert avec l’armée américaine, était relégué au statut négligeable de sous-traitant américain.

« Non seulement Trump a ignoré Israël, mais il a, de fait, décidé à la place d’Israël, sans le consulter ni même le prévenir », note pour sa part Michael Horowitz, un expert sécuritaire indépendant qui évoque clairement un « déclin de l’influence d’Israël à Washington ».

Un déclin manifeste dans un contexte de tension extrême entre les deux alliés. Donald Trump n’avait-il pas hésité, lors d’une une conversation téléphonique houleuse avec Premier ministre israélien sur le bombardement israélien du Sud de Beyrouth, à le traiter comme quantité négligeable ? « T’es complètement cinglé ! Qu’est-ce que tu fous ? Tu serais en prison sans moi. Je t’ai sauvé les fesses. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça », lui aurait lancé le milliardaire républicain, faisant référence au procès pour corruption visant le Premier ministre israélien depuis 2020.

 

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Avalant la couleuvre, le Premier ministre israélien a préféré encaisser le coup en silence mais l’humiliation est totale. D’autant plus que la fin prévue des hostilités intervient à quelques mois d’élections législatives cruciales pour l’avenir politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu ; lui, qui a fait de la lutte contre la menace iranienne un fonds de commerce électoral. Lui qui crie sur tous les toits depuis trente ans que la République islamique est à deux doigts de se doter de l’arme nucléaire.

Fissures

Si Benjamin Netanyahu n’a pas encore réagi officiellement, les critiques ont fusé contre cet accord dans l’opposition. Ainsi, l’ancien Premier ministre, Naftali Bennett, principal rival de Netanyahu pour le prochain scrutin, a estimé que l’accord constituait un « tournant dangereux pour la sécurité d’Israël ».

Yaïr Golan, le chef du parti de gauche Les Démocrates, a lui affirmé que c’était « une mauvaise matinée pour Israël ». Il a déclaré que « ce  matin, les citoyens israéliens se réveillent en découvrant un accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, négocié au-dessus de la tête d’Israël, sans son consentement ni sa participation ».

Même son de cloche du côté de Yaïr Lapid, le chef officiel de l’opposition centriste. « Le régime iranien survit, les programmes sur les missiles balistiques et le nucléaire iranien se poursuivent », a-t-il constaté, en déplorant qu’Israël ait été traité « en protectorat recevant des instructions concernant sa sécurité nationale » de la part des États-Unis. Il évoque un Premier ministre « faible, malade, isolé et sans influence ».

Pauvre Bibi, un homme à terre rattrapé par sa karma de boucher de Gaza ; mais, charité chrétienne oblige, il n’est pas décent de tirer sur une ambulance.

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Fin de la guerre d’Iran | Le fiasco de l’Amérique de Trump !

À quoi aurait servi cette guerre d’Iran ? À part à renforcer les éléments les plus radicaux du régime de la République islamique et à renforcer la mainmise des Gardiens de la révolution sur le pays, elle n’a pas servi à grand-chose. Il n’y a eu que des dégâts sur les plans géopolitique, énergétique et économique. Tout cela pour aboutir à un statu quo ante, c’est-à-dire à la situation du 27 février, le jour précédant le déclenchement de la guerre. Les fanfaronnades de Trump ont accouché d’un sauve qui peut ! (Photo : La réouverture du détroit d’Ormuz est devenue pratiquement l’unique objectif – et l’unique « gain » américain – de la guerre contre l’Iran).

Imed Bahri

L’annonce par le président Donald Trump d’un accord avec l’Iran met fin à une guerre coûteuse mais laisse le régime en place et reporte la question nucléaire à de futures négociations, a écrit Michael Birnbaum, correspondant du Washington Post à la Maison-Blanche, ajoutant que Trump a entamé la guerre en promettant un changement de régime pour finalement aboutir à la réouverture du détroit d’Ormuz ! 

Le président américain a lancé la fin de sa guerre contre l’Iran dimanche : «Navires du monde, démarrez vos moteurs, que le pétrole coule!» Mais cette nouvelle fanfaronnade ne trompe plus personne. L’homme est dans ses petits souliers.  

Retour au statu quo

Le régime iranien restant au pouvoir, Trump s’est félicité du retour au statu quo du 27 février, la veille de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran.

Ce retour à une forme de statu quo était bien loin des objectifs initiaux de la guerre qui avait commencé par un engagement à faire tomber le régime. 

Après les frappes qui ont tué le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, aux premières heures de la guerre, Trump a déclaré aux Iraniens que le moment était venu de reprendre le contrôle de leur pays. Cependant, le soulèvement n’a pas eu lieu. Ces derniers mois, les dirigeants iraniens ont fait preuve de résilience face aux attaques féroces de la plus puissante armée de l’histoire. Ils ont fermé le détroit d’Ormuz, paralysant les marchés mondiaux de l’énergie, et ont creusé le fossé entre Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au point que le président américain a profité de la célébration de son 80e anniversaire pour dénoncer publiquement son allié israélien.

En promouvant l’accord qui a mis fin aux combats, Trump et ses principaux conseillers ont affirmé que l’Iran s’était engagé à ne pas se doter de l’arme nucléaire. Mais les dirigeants iraniens, qui ont pris des engagements similaires depuis des décennies, ont indiqué dimanche que les difficiles négociations concernant leur programme nucléaire étaient toujours en cours et ne débuteraient pas avant la levée du blocus naval américain de leurs ports.

En l’absence de détails sur l’accord et face aux incertitudes persistantes concernant le nucléaire, les experts estiment qu’il est prématuré d’évaluer pleinement l’héritage d’un conflit qui a duré cinq semaines et demie de combats intenses, suivies de plus de deux mois d’une trêve fragile ayant épuisé les réserves mondiales de pétrole.

C’est Trump qui a reculé

Cependant, l’approche de Trump a changé. Au lieu d’exhorter les Iraniens à renverser leurs dirigeants, il privilégie désormais la négociation avec le régime honni. Le président a exclu toute action militaire susceptible de compromettre la paix, comme il l’a fait dimanche avec le Premier ministre israélien.

Dans une interview accordée au Wall Street Journal dimanche, Trump a déclaré avec sa mauvaise foi légendaire : «En ce qui concerne un changement de régime, je n’y ai jamais été intéressé», ajoutant que les dirigeants iraniens actuels sont «le troisième groupe avec lequel nous avons traité et le plus raisonnable jusqu’à présent».

Trump et ses partisans affirment que la guerre a été un succès majeur, ayant éliminé de nombreux hauts responsables, porté un coup dur au programme nucléaire déjà fragilisé et décimé la marine du pays.

Le vice-président J.D. Vance a déclaré dimanche à Fox News : «Si les Iraniens respectent cet accord, cela changera fondamentalement le Moyen-Orient pour les 50 prochaines années. Cette région du monde est dans un état déplorable depuis toujours».

Toutefois, certains experts du Moyen-Orient restent sceptiques, même avec un accord visant à mettre fin aux combats et à rouvrir le détroit d’Ormuz.

«Si cet accord est appliqué tel quel, il laissera un régime répressif aux commandes en Iran, avec la plupart des moyens qu’il utilise pour menacer la région : missiles balistiques, drones et un réseau régional de groupes mandataires certes faibles mais néanmoins dangereux au Liban, en Irak et au Yémen», a déclaré Brian Katulis, chercheur au Middle East Institute.

«Trump a en quelque sorte reculé. Il savait qu’il n’y avait pas d’options militaires viables, il a donc dû parvenir à un accord et les deux camps crieront victoire. C’est ce que nous verrons dans les quatre ou cinq prochains jours», a ajouté Katulis.

Alors que Trump vantait les mérites de son accord, certains de ses plus fervents partisans, membres de la coalition des faucons anti-Iran, se demandaient si la fin des combats était la meilleure solution. L’animateur radio Mark Levine écrivait sur X : «Cela fait des jours que je me demande pourquoi nous, le peuple, ne pouvons pas consulter ce fichu mémorandum d’entente ?» 

Levine, qui avait discuté à plusieurs reprises de l’Iran avec Trump durant son second mandat, a ajouté : «Franchement, je n’ai jamais rien vu de tel. Si ce mémorandum doit apporter la paix alors qu’il soit rendu public».

Le sénateur Lindsey Graham, un proche allié de Trump et le plus fervent soutien d’Israël au Congrès, a questionné les termes de l’accord, exprimant une «certaine inquiétude» quant aux différences entre les versions iranienne et américaine.

Dans un message publié sur X, où il décrivait Vance comme «l’architecte de l’accord» et écrivait : «Conformément à notre loi, tout accord nucléaire avec l’Iran sera soumis au Congrès pour examen et vote. J’ai hâte d’examiner la version finale»

L’Iran sait obtenir des concessions

Les dirigeants iraniens ont déclaré dimanche que les termes de l’accord ne seraient pas rendus publics avant sa signature vendredi 19 juin. Cette décision, bien que visant à protéger l’accord des pressions extérieures, pourrait également accroître le risque de son effondrement, les négociateurs s’efforçant toujours d’en finaliser les détails.

Les responsables politiques iraniens ont évité d’aborder la question nucléaire dimanche, se démarquant nettement de la position adoptée par les États-Unis. Ils ont laissé entendre qu’un allègement significatif des sanctions serait nécessaire avant qu’ils n’acceptent des concessions substantielles sur ce sujet.

Les négociateurs doivent désormais discuter de l’arrêt de l’enrichissement d’uranium ainsi que du sort des stocks actuels d’uranium hautement enrichi de l’Iran qui ont été constitués par Téhéran après le retrait de Trump de l’accord nucléaire conclu sous l’administration Obama en 2018.

«L’Iran sait comment prolonger ces négociations et tenter d’obtenir des concessions au passage», a écrit Dan Shapiro, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël lors de la signature de l’accord nucléaire de 2015. «Il était possible qu’aucun accord ne soit conclu et que tout accord obtenu soit pire que ce que nous aurions pu obtenir par la voie diplomatique avant la guerre», a-t-il ajouté.

Shapiro a abordé également une autre question sensible : «L’ouverture du détroit d’Ormuz est le principal résultat de cet accord. L’Iran a transformé un levier théorique en un levier réel et puissant, imposant de lourdes pertes à l’économie mondiale et inquiétant fortement le président Trump».

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Célébration de la Journée de la Russie à Tunis | 70 ans de coopération à l’honneur

À l’occasion du 70ᵉ anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques bilatérales, l’Ambassade de la Fédération de Russie à Tunis a organisé une réception pour célébrer la Journée de la Russie.

Cet événement a réuni de nombreux invités : représentants des pouvoirs exécutifs, personnalités publiques et politiques, universitaires et culturels, compatriotes et journalistes, ainsi que des membres du corps diplomatique. Nombre d’entre eux ont séjourné en Russie à plusieurs reprises et gardent un souvenir ému de sa tradition d’hospitalité.

L’Ambassadeur de Russie en Tunisie Alexandre Zolotov a prononcé un discours de bienvenue aux invités. Il a raconté sur le développement constant de la coopération bilatérale dans de divers domaines et a confirmé la convergence ou la proximité des approches de la Russie et de la Tunisie sur de nombreuses questions régionales et mondiales.

Il a souligné le fait que la Tunisie figure parmi les cinq principaux partenaires commerciaux de la Russie en Afrique (le volume des échanges bilatéraux en 2025 s’élevait à environ 1,8 milliard de dollars). En évoquant les projets dans le domaine humanitaire, l’Ambassadeur a mentionné l’équipement prochain de 17 lycées tunisiens où la langue russe est enseignée par la Fondation «Russkiy Mir».

La Ministre des Finances de la République Tunisienne Michket Khaldi – l’invitée d’honneur – a réaffirmé la contribution de la Russie à la création de la première université d’ingénieurs dans son pays. Elle s’est également félicitée de la participation de la Tunisie à la deuxième conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique (Le Caire, décembre 2025) et a salué le séjour récent du cosmonaute russe Kirill Peskov dans la capitale tunisienne.

Michket Khaldi a également déclaré espérer que l’accord de libre-échange avec l’Union économique eurasiatique, dont les préparatifs ont déjà commencé, sera conclu prochainement.

Abdesselem Jarray, capitaine de l’équipe «Black Shark», finaliste du concours international «Bataille des robots» en Russie, a présenté une innovation développée par de jeunes ingénieurs tunisiens pour impressionner le public.

La réception a vu aussi la présentation d’un recueil richement illustré, comprenant l’album «Le pinceau russe sous le ciel de Tunisie» et le livre «Proverbes et dictons de Tunisie et de Russie».

Alexandre Zolotov a remis les prix aux lauréats de l’exposition photographique «La Russie vue par les Tunisiens», organisée par l’Ambassade dans le cadre du 10e Concours international de photographie «Civilisation russe» de l’Agence fédérale des affaires des nationalités. Les photographies sélectionnées illustraient la diversité de notre pays à travers son peuple, sa nature et son architecture.

Le quatuor de jazz tunisien «Rêve» a proposé des improvisations sur des compositions musicales traditionnelles russes, contribuant ainsi à une ambiance particulière de la soirée.

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Tozeur et Sidi Bouzid accueillent deux nouveaux hubs ELIFE

La Fondation Tunisie pour le Développement (FTD) inaugure cette semaine deux nouveaux centres ELIFE à Sidi Bouzid et Tozeur. Renforçant ainsi son dispositif de formation et d’insertion professionnelle des jeunes dans les régions de l’intérieur du pays.

Avec ces deux nouvelles structures, le réseau ELIFE compte désormais six centres opérationnels en Tunisie, après ceux de Siliana, Béja, Le Kef et Djerba. Le programme vise à développer les compétences des jeunes dans les métiers du numérique, à favoriser leur employabilité et à accompagner la création de startups.

Le projet ELIFE dans les régions de Tozeur, Sidi Bouzid et Kairouan bénéficie d’un financement de 4,9 millions d’euros de la Facilité Investissements pour l’Emploi (IFE), mise en œuvre par la KfW Banque de Développement dans le cadre de la coopération allemande. L’Agence française de développement (AFD) a également contribué au renforcement des infrastructures technologiques des centres avec un montant de 3 millions d’euros.

Selon les promoteurs du projet, les trois nouveaux centres prévus dans le cadre de ce programme devraient permettre la création de plus de 1 300 emplois directs et indirects au cours des trois années suivant leur mise en service.

Chaque centre pourra accueillir jusqu’à 1 000 bénéficiaires par an et proposera des formations certifiantes dans les métiers du numérique, des programmes d’accompagnement vers l’emploi, des espaces de coworking et d’incubation de startups ainsi que des FabLabs équipés de technologies modernes.

Cette initiative intervient dans un contexte de chômage élevé des jeunes, particulièrement dans les régions de l’intérieur. Elle vise à diversifier les perspectives professionnelles à Sidi Bouzid, dont l’économie repose principalement sur l’agriculture, et à Tozeur, où l’activité demeure fortement dépendante du tourisme.

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Tennis : Moez Chargui stoppé en 16e de finale à Nottingham

Le Tunisien Moez Chargui (142e mondial) a été éliminé en seizièmes de finale de l’Open de Nottingham 2 de tennis, après sa défaite lundi soir face au Portugais Jaime Faria (94e) en deux sets (3-6, 4-6).

Il s’agit de la deuxième défaite concédée par le Tunisien face au même adversaire, après avoir perdu le premier duel ayant opposé les deux joueurs en septembre 2023, pour le compte des huitièmes de finale du tournoi de Braga au Portugal (0-2).

L’Open de Nottingham qui se déroule sur gazon est doté de 204.000 dollars.

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