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Digitalisation, investissement et nouvelles expériences : la feuille de route du tourisme tunisien

Le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaia, a reçu jeudi au siège du ministère les membres du nouveau bureau exécutif de l’Université professionnelle intersectorielle du tourisme tunisien, dans le cadre de la concertation permanente avec les différentes structures professionnelles du secteur.

Cette rencontre a permis d’examiner plusieurs propositions et pistes de réflexion présentées par les professionnels afin de renforcer la diversification de l’offre touristique nationale et d’accompagner les mutations que connaît le secteur aux niveaux régional et international, indique le ministère du Tourisme sur sa page officielle Facebook.

À cette occasion, le ministre a souligné la nécessité d’adopter une vision prospective et proactive pour suivre l’évolution rapide des tendances mondiales, notamment dans les domaines des expériences touristiques, de la digitalisation et de la réservation en ligne, devenus des critères déterminants dans le choix des destinations par les voyageurs.

Sofiene Tekaia a également insisté sur l’importance de poursuivre la modernisation du cadre législatif et réglementaire et d’accélérer le rythme des réformes afin de renforcer l’attractivité de l’investissement et d’améliorer le climat des affaires dans le secteur touristique.

Le ministre a, par ailleurs, mis l’accent sur la valorisation des spécificités régionales à travers la promotion des itinéraires touristiques thématiques et des circuits régionaux. Une démarche qui, selon lui, contribuera à diversifier davantage le produit touristique tunisien, à créer une nouvelle dynamique économique et à étendre l’activité touristique à l’ensemble des régions du pays.

Dans ce contexte, il a réaffirmé l’importance du partenariat entre l’administration et les professionnels pour développer des segments touristiques à forte valeur ajoutée, tels que le tourisme culturel, le tourisme écologique et environnemental, le tourisme d’aventure, le tourisme médical et de bien-être, le tourisme sportif – y compris le tourisme de golf – ainsi que les différentes formes de tourisme alternatif.

De son côté, le président de l’Université professionnelle intersectorielle du tourisme tunisien a réitéré l’engagement de l’organisation à poursuivre son soutien aux efforts du ministère dans le cadre d’une démarche participative visant à développer l’ensemble des composantes et des filières du secteur.

Les discussions ont également porté sur plusieurs dossiers prioritaires, parmi lesquels l’élaboration d’un document de travail regroupant les propositions destinées à développer les différents types de tourisme, la poursuite de la révision de certains textes réglementaires relatifs au tourisme alternatif, en tenant compte des spécificités régionales et des projets implantés dans les zones forestières et rurales.

La réunion a aussi abordé les moyens de renforcer l’animation des îles tunisiennes, de développer les ports de plaisance et d’accroître leur contribution à l’enrichissement du produit touristique national. Les participants ont enfin évoqué les préparatifs de l’événement « Tunis, Capitale arabe du tourisme 2027 », ainsi que les opportunités qu’il offre pour renforcer le rayonnement et l’attractivité de la destination Tunisie sur la scène régionale et internationale.

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Trop d’outils digitaux, trop peu de temps : Le guide en 4 étapes pour digitaliser les PME tunisiennes

Par Aziz Ben Taieb – Head of Q-Commerce and Global Affairs – Glovo

Le commerce a profondément changé ces dernières années. Lorsqu’un consommateur tunisien cherche aujourd’hui un produit ou un service, son premier réflexe est souvent de sortir son téléphone plutôt que de se rendre directement en magasin.

Cette transformation digitale crée de nouvelles opportunités pour les petites et moyennes entreprises tunisiennes, mais elle peut aussi être source de confusion. Entre les plateformes de vente, les réseaux sociaux, les outils publicitaires, les solutions de livraison et les logiciels de gestion, il devient difficile de savoir par où commencer.

Pourtant, la digitalisation n’est plus une option. Elle est devenue un levier essentiel pour permettre aux commerces locaux de rester compétitifs dans un environnement de plus en plus mobile et connecté.

L’objectif n’est pas de transformer chaque commerce tunisien en géant du e-commerce. Il s’agit plutôt de donner aux PME locales les outils nécessaires pour gagner en visibilité, améliorer leur efficacité et mieux répondre aux attentes des consommateurs.

La force des commerces tunisiens réside dans leur proximité, leur identité et leur connaissance du terrain. Le digital doit venir renforcer ces atouts, et non les remplacer.

Dans des villes comme Tunis, Ariana, Sfax ou Sousse, où les déplacements peuvent être longs et imprévisibles, les solutions digitales permettent de simplifier le parcours client et de faire gagner du temps aussi bien aux commerçants qu’aux consommateurs.

Une boulangerie peut par exemple accepter des précommandes en ligne. Une parapharmacie peut proposer la livraison rapide de produits essentiels. Une épicerie de quartier peut toucher de nouveaux clients grâce aux plateformes digitales.

Pour construire une stratégie digitale efficace, quatre étapes clés doivent être priorisées.

1. Être visible

La première étape consiste à permettre aux clients de vous trouver facilement. Aujourd’hui, un commerce invisible en ligne perd une part importante de son potentiel.

Une présence sur les réseaux sociaux, un bon référencement local et l’intégration sur des plateformes digitales permettent d’augmenter considérablement cette visibilité.

Pour les commerces de proximité, le local est essentiel. Dans le quick commerce, la proximité géographique devient un avantage stratégique.

2. Simplifier l’achat

Une fois le client intéressé, l’expérience d’achat doit être fluide et rapide.

Les outils digitaux doivent réduire les frictions : paiement simple, informations claires, disponibilité des produits, options de livraison rapides ou retrait en magasin.

Les plateformes intégrant des espaces publicitaires internes permettent également aux commerces de gagner en visibilité directement au moment où le consommateur est prêt à acheter.

3. Optimiser la livraison

Le service ne s’arrête pas au paiement. La rapidité et la fiabilité de la livraison deviennent des éléments centraux de l’expérience client.

Grâce aux plateformes de livraison, les PME tunisiennes peuvent aujourd’hui accéder à une infrastructure logistique performante sans devoir investir massivement dans leurs propres moyens de transport.

4. Fidéliser les clients

Acquérir un client est important, mais le fidéliser l’est encore plus.

Les outils digitaux permettent de mieux comprendre les habitudes de consommation, d’envoyer des promotions ciblées ou encore de créer des programmes de fidélité adaptés.

La Tunisie possède aujourd’hui tous les ingrédients nécessaires pour accélérer cette transformation : une population jeune, connectée et de plus en plus habituée aux usages mobiles.

Le véritable défi pour les PME n’est donc pas le manque d’outils, mais la capacité à choisir les bons et à les intégrer progressivement dans leur activité.

Les entreprises qui réussiront demain seront celles capables de combiner le meilleur du commerce physique avec le meilleur du digital, tout en restant proches des besoins réels de leurs clients.

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