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Classement mondial des ports: Tanger Med et Port-Saïd en tête en Afrique

L’Indice de performance des ports à conteneurs (CPPI), désormais dans sa sixième année de publication, est devenu une référence mondiale pour évaluer l’efficacité des ports en se basant objectivement sur le temps passé par les navires au port. Développé par la Banque mondiale et S&P Global Market Intelligence, il couvre 400 ports à travers le globe

Les résultats généraux de 2025 sont un peu moins bons que ceux de l’année précédente, marqués selon cette édition par une augmentation du temps de rotation moyen des navires (les navires passent plus de temps au port qu’avant).

Les leaders mondiaux

Le sommet du classement 2025 est caractérisé par une domination massive de l’Asie de l’Est, et particulièrement de la Chine. Les cinq ports les plus performants au monde sont:

  1. Fuzhou (Chine)

  2. Dalian (Chine)

  3. Salalah (Oman)

  4. Mawan (Chine)

  5. Chiwan (Chine)

Le rapport souligne une relation bidirectionnelle entre la performance portuaire et le stress logistique mondial. Les ports ne sont pas seulement des endroits qui subissent des chocs (géopolitique, climat). Ils jouent aussi des rôles actifs, soit ils transmettent les perturbations (ils les amplifient dans la chaîne logistique), soit ils les absorbent partiellement (ils amortissent les chocs), indique le rapport. “Une faible performance portuaire réduit la capacité de transport mondiale et alimente la hausse des taux de fret”. Selon la même source, l’efficacité portuaire repose sur quatre leviers structurels majeurs:

  • Réduction de l’absorption de temps: minimiser les attentes improductives à l’ancre ou à quai.

  • Résilience opérationnelle: maintenir une discipline constante malgré la volatilité des arrivées.

  • Numérisation: l’usage d’outils numériques améliore la prévisibilité et le partage de données en temps réel.

  • Gouvernance et coordination: un alignement des incitations entre secteurs public et privé est crucial.

Focus sur l’Afrique

Le paysage portuaire africain demeure marqué par de fortes disparités, entre des plateformes logistiques de référence et des ports qui continuent de faire face à plusieurs défis structurels.

L’Afrique compte deux ports parmi les 20 plus performants au monde, tous deux situés en Afrique du Nord. Le port de Tanger Med, au Maroc, occupe la 6e place mondiale et confirme son rôle de plateforme logistique majeure en Méditerranée. De son côté, Port-Saïd, en Égypte, se classe au 15e rang mondial et figure parmi les ports les plus performants de la région.

Plusieurs ports africains figurent également parmi ceux ayant enregistré les plus fortes progressions ces dernières années. En Afrique du Sud, le port de Durban se distingue comme le premier port au monde en matière d’amélioration annuelle entre 2024 et 2025, avec un gain de 479 places dans le classement. Bien qu’il reste encore loin des premiers rangs mondiaux, cette évolution traduit une amélioration de son fonctionnement. Djibouti poursuit également sa montée en puissance en atteignant la 53e place mondiale en 2025, porté notamment par une meilleure coordination de ses opérations portuaires. De son côté, Port Elizabeth, en Afrique du Sud, figure parmi les ports ayant le plus progressé sur les cinq dernières années, avec un gain de 80 places entre 2020 et 2025.

 

 

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Passeport en 30 mn: de nouvelles mesures pour les Tunisiens de l’étranger

La Tunisie compte environ 1,8 million de Tunisiens résidant à l’étranger (TRE). Chaque été, les aéroports, ports et guichets administratifs en Tunisie entrent dans un rythme particulier, porté par le retour de la diaspora. Ce mouvement saisonnier, très attendu par de nombreuses familles, s’accompagne aussi d’une pression forte sur les services de passeports. Pour y répondre, de nouvelles mesures ont été mises en place, selon l’agence TAP. 

Au ministère de l’Intérieur, un espace dédié a été aménagé au sein de la Direction générale de la police des frontières et des étrangers. L’objectif est d’accélérer les démarches sur place: dans certains cas, un passeport peut être délivré ou renouvelé en moins de 30 minutes, explique Moez Thabet, directeur des passeports et des documents de voyage.

Le dispositif ne se limite pas aux bureaux administratifs classiques. Deux guichets de passeports ont été installés directement à bord des ferries “Carthage” et “Tanit”, en partenariat avec la Compagnie tunisienne de navigation. Une initiative déjà testée l’été dernier, qui avait permis de délivrer environ 800 passeports pendant les traversées.

Les principaux points d’entrée du pays ont également été intégrés au dispositif. Au port de La Goulette et à l’aéroport international de Tunis-Carthage, des bureaux permettent désormais de traiter certaines situations sur place, notamment lorsqu’un passeport expiré est découvert au moment du voyage.

Le réseau s’étend aussi à l’étranger. Des bureaux consulaires ont été ouverts cette année à Tokyo, Pékin et Abidjan, avec d’autres ouvertures annoncées à Varsovie et Belgrade. L’objectif est de rapprocher davantage les services administratifs des Tunisiens résidant hors du pays.

En parallèle, une nouvelle étape de digitalisation est engagée. Une plateforme permet d’accélérer plusieurs démarches et la demande de passeport peut désormais se faire en ligne, avec paiement électronique et prise de rendez-vous. Une évolution qui vise surtout à réduire les déplacements et à rendre les procédures plus simples au quotidien.

 

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Une première en Tunisie: Bako Motors certifiée aux normes internationales ECE

C’est une étape qui peut sembler technique, mais qui marque en réalité un vrai tournant pour la startup tunisienne Bako Motors. L’entreprise vient d’obtenir l’homologation ECE, une certification internationale qui confirme que ses véhicules respectent des standards stricts en matière de sécurité et de qualité.

Derrière ce sigle un peu administratif se cache un enjeu très concret. Cette validation agit comme un passeport international pour les véhicules. En clair, une voiture ou un utilitaire certifié ECE peut être accepté plus facilement dans de nombreux pays, sans devoir repasser une batterie de tests locaux. Pour une entreprise industrielle, cela signifie une chose essentielle: l’accès facilité à l’export.

Dans le cas de Bako Motors, cette reconnaissance prend une dimension particulière. La startup devient en effet le premier constructeur tunisien de véhicules électriques à décrocher cette homologation, un signal fort dans un secteur encore en construction en Tunisie.

Fondée par l’ingénieur tunisien Boubaker Siala, l’entreprise s’est spécialisée dans les véhicules électriques légers, conçus pour répondre aux besoins très concrets de la mobilité urbaine et de la logistique. Depuis ses débuts, elle mise sur une approche simple: proposer des solutions pratiques, moins polluantes et adaptées aux réalités des villes africaines.

Le projet a commencé à se faire connaître en 2021 avec un premier véhicule développé localement, intégrant des solutions innovantes autour de l’énergie électrique et solaire. Depuis, la production reste encore limitée, autour de 300 véhicules par an, mais la dynamique est clairement à la montée en puissance.

Au-delà du cas de Bako Motors, cette homologation raconte quelque chose de plus large. Elle montre que certaines startups africaines ne se contentent plus de développer des prototypes ou des marchés locaux: elles cherchent désormais à se conformer à des standards internationaux pour viser plus loin.

C’est aussi un signal pour l’écosystème industriel tunisien. Obtenir une certification de ce niveau, c’est entrer dans une logique de compétition globale, où l’innovation ne suffit plus sans reconnaissance réglementaire.

Avec cette étape, Bako Motors ne change pas seulement de statut. Elle change surtout d’ambition: passer d’un acteur local de la mobilité électrique à un industriel capable de s’inscrire dans les chaînes de valeur internationales.

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Sotetel prévoit le versement de ses dividendes en septembre

Les actionnaires de Sotetel recevront un dividende de 0,600 dinar par action au titre de l’exercice 2025. Cette décision a été adoptée lors de l’Assemblée générale ordinaire de l’entreprise tenue le 12 juin 2026, selon CMF.

Au total, l’opérateur consacrera près de 2,75 millions de dinars à cette distribution, qui bénéficiera aux détenteurs des 4,57 millions d’actions composant son capital concerné par l’opération.

Selon le calendrier arrêté par la société, les actions seront négociées détachées du droit au dividende à partir du 9 septembre 2026. Les actionnaires pourront quant à eux percevoir leurs dividendes dès le 11 septembre.

À travers cette distribution, Sotetel confirme son engagement à partager une partie des résultats réalisés avec ses actionnaires, dans un contexte où les entreprises cotées poursuivent leurs politiques de rémunération du capital.

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AssurPilot: superviser, optimiser, réagir en temps réel

Une supervision en temps réel des opérations terrain permet d’identifier immédiatement les écarts par rapport au planning initial. «On ne peut améliorer que ce que l’on mesure», dit l’Américain Peter Drucker, théoricien du management des entreprises.

Dans le paysage assurantiel, les agents enchaînent les missions terrain souvent non structurées, opportunistes et peu coordonnées: relances ponctuelles, démarches de prospection irrégulières. Sans outils adaptés, les superviseurs ne savent pas où ils en sont. Mauvaise supervision vaut mauvais résultats. Tout leur échappe. Imaginons maintenant l’inverse. Dans un environnement bien piloté, la donnée devient un véritable moteur de performance. En mesurant les processus, elle permet de cartographier précisément l’activité et d’orienter les actions d’amélioration de manière continue.

Après plus de 20 ans d’expérience en management des équipes commerciales et des réseaux d’agents, Aïda Bouraoui, cofondatrice et CEO de Scalpilot, diplômée d’un MBA de l’Université Paris Dauphine, constate que le secteur continue d’ignorer un angle mort pourtant stratégique: la supervision terrain. «En réalité, un écart persiste entre les objectifs fixés et les résultats obtenus. Ce décalage ne s’explique pas seulement par la performance individuelle des équipes, mais surtout par l’absence d’un pilotage opérationnel en temps réel. Les commerciaux disposent d’indicateurs, mais rarement d’outils immédiats pour ajuster leurs actions», souligne-t-elle. Et d’enchaîner: «Trois limites reviennent de manière récurrente: un pilotage orienté vers l’historique plutôt que vers l’avenir, une difficulté à transformer la donnée en actions concrètes pour les équipes terrain, et une sous-exploitation du potentiel client, notamment en matière de développement et de multi-équipement».

Dans des marchés où le taux de pénétration de l’assurance reste encore limité, cet enjeu devient central: il ne s’agit plus seulement de vendre davantage, mais de gagner en efficience, en orientant l’effort commercial vers les bons segments. C’est de cette lecture terrain qu’est née Scalpilot, entreprise spécialisée dans la transformation du pilotage commercial dans les services financiers. Son objectif n’est pas d’ajouter un outil de plus à un écosystème déjà saturé, mais de repenser la logique même du pilotage. Et donc de passer d’un suivi des résultats à un pilotage de l’effort commercial.

AssurPilot, l’outil au cœur de cette transformation

Dans cette démarche, AssurPilot est l’outil développé par Scalpilot pour rendre ce nouveau modèle opérationnel. Il répond à trois questions simples: quoi faire, avec qui et comment? La solution structure, en temps réel, le plan de travail quotidien de l’agent en lui indiquant les actions à mener, les cibles à adresser et la manière de procéder. Elle permet ainsi d’uniformiser les pratiques commerciales et de favoriser la montée en compétence du réseau, tout en quantifiant l’impact des actions et en projetant les résultats pour un pilotage anticipé de l’activité. Pensé pour être interopérable et tourné vers le futur, AssurPilot complète les outils en place en introduisant une logique de pilotage par la valeur. Il permet d’analyser chaque client selon son potentiel, son risque et sa contribution, afin d’optimiser l’allocation des efforts commerciaux.

Reconnecter terrain et décision

L’objectif est d’assurer une continuité entre le terrain et le back-office, dans le but de fluidifier la prise de décision. Le pilotage devient alors moins intuitif et plus proactif et surtout plus opérationnel. «Dans le paysage assurantiel tunisien, composé de nombreuses compagnies et réseaux de distribution, la valeur d’une organisation réside dans la profondeur de son portefeuille clients», affirme Aïda Bouraoui. Disponible en version web et mobile, AssurPilot accompagne les assurances dans la structuration et l’optimisation de leurs réseaux. Cela contribue à renforcer la diffusion des produits d’assurance et à favoriser une inclusion financière plus large, répondant ainsi à la responsabilité sociétale portée par les compagnies d’assurance au-delà de leurs enjeux de performance.

De l’ambition à revendre

Les ambitions sont clairement affirmées. D’ici à 5 ans, «voire avant», Scalpilot entend installer une nouvelle lecture du pilotage commercial dans les services financiers en Tunisie comme dans des marchés internationaux. Cette vision repose sur trois leviers qui s’entrecroisent. D’abord, passer d’un pilotage qui constate à un pilotage qui anticipe. Ensuite, décloisonner les métiers (assurance, leasing, microfinance…) pour les penser en silos comme un écosystème connecté. Dans cette continuité, la solution se décline déjà en versions adaptées au leasing et à la microfinance, selon la même logique de pilotage et de création de valeur. Enfin, remettre du sens dans l’action commerciale.

 

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Tunisie: l’énergie plombe la balance commerciale tandis que l’huile d’olive limite les dégâts. Détails de l’INS

Sur les cinq premiers mois de 2026, les échanges extérieurs de la Tunisie dessinent un déséquilibre qui s’accentue. Le déficit commercial atteint 10 415,6 MDT, contre 8 365,7 MDT un an plus tôt à la même période, selon les données publiées par l’INS. Autrement dit, la facture des importations continue de croître plus vite que les recettes d’exportation, creusant l’écart entre les deux flux.

Les exportations progressent de 5% pour s’établir à 28 169,8 MDT, mais cette hausse reste insuffisante face à l’augmentation plus rapide des importations (+9,6%), qui atteignent 38 585,4 MDT. Dans ce contexte, le taux de couverture recule à 73%, contre 76,2% l’année précédente, signe d’un commerce extérieur moins équilibré.

L’énergie reste le principal point de tension. Le déficit du secteur s’alourdit à 5 826,2 MDT, sous l’effet d’une hausse marquée des importations énergétiques (+35,1%). Les exportations de produits raffinés, bien qu’en amélioration à 636,9 MDT, ne compensent pas la dynamique globale. Cette pression énergétique continue de peser sur les équilibres extérieurs.

À l’inverse, l’agroalimentaire joue un rôle d’amortisseur. Le secteur dégage un excédent de 943,4 MDT, porté surtout par l’huile d’olive, dont les recettes grimpent à 3 047,8 MDT contre 2 117,3 MDT un an plus tôt. Une performance qui confirme le poids de cette filière dans les exportations tunisiennes.

Selon les branches, les trajectoires divergent nettement. Les industries mécaniques et électriques avancent encore, avec des exportations en hausse de 6,1%. Mais d’autres reculent fortement. Les mines, phosphates et dérivés chutent de 31,8%, tandis que le textile, l’habillement et le cuir perdent 6,2%. Du côté des importations, la hausse est large et diffuse; énergie bien sûr, mais aussi produits alimentaires (+20,1%), biens d’équipement (+4,1%) et biens de consommation (+5,9%).

La structure géographique des échanges reste globalement stable, avec une forte dépendance vis-à-vis de l’Europe, qui absorbe 71,5% des exportations tunisiennes. Les ventes progressent vers la France (+6,7%) et l’Italie (+3,5%), mais ralentissent vers l’Allemagne et les Pays-Bas.

Dans le monde arabe, les exportations s’envolent vers l’Égypte (+110%) et l’Arabie saoudite (+59,9%), tandis qu’elles reculent avec plusieurs partenaires du Maghreb, notamment le Maroc, l’Algérie et la Libye.

Hors Europe, les importations évoluent différemment selon les partenaires. Elles augmentent depuis la Turquie et l’Inde, mais reculent en provenance de la Russie et de la Chine. Une recomposition discrète des flux, qui confirme une chose: la structure des échanges tunisiens reste sous tension, sans véritable point d’équilibre stabilisé.

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Faux site bancaire: les Tunisiens peuvent “se faire avoir”

Les arnaques en ligne sont de plus en plus fréquentes et surtout de plus en plus difficiles à repérer.

Aujourd’hui, les fraudeurs utilisent des méthodes variées pour tromper les internautes, comme de faux sites qui ressemblent beaucoup à ceux des banques ou d’autres services connus, afin de récupérer des informations personnelles ou bancaires. Parmi ces techniques, le phishing (hameçonnage) reste l’une des plus utilisées. Il s’agit de pousser les utilisateurs à cliquer sur de faux liens ou à remplir de faux formulaires pour voler leurs données. Selon le rapport Data Breach Investigations Report (DBIR) publié chaque année par Verizon, une part importante des incidents de sécurité recensés au niveau mondial est liée à l’ingénierie sociale, en particulier les techniques de phishing qui reposent sur la duplication de sites web légitimes et l’envoi de liens frauduleux aux utilisateurs.

En Tunisie, des tentatives similaires ont déjà été signalées par les autorités de cybersécurité. L’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) a alerté sur la circulation d’un site internet frauduleux usurpant l’identité de plusieurs établissements financiers.

Le site en question reproduit l’interface de plateformes officielles afin de tromper les internautes et de les inciter à notifier des informations sensibles.

L’ANCS appelle les utilisateurs à éviter toute interaction avec ce type de pages et à ne jamais communiquer de données personnelles, bancaires ou de mots de passe en dehors des canaux officiels. Elle recommande également de vérifier systématiquement l’adresse des sites avant toute opération en ligne.

Les autorités rappellent par ailleurs que les liens reçus par e-mail, SMS ou réseaux sociaux peuvent constituer une porte d’entrée privilégiée pour les tentatives de fraude, en particulier lorsqu’ils proviennent de sources non vérifiées.

Dans un environnement numérique de plus en plus exposé, les experts soulignent que la vigilance des utilisateurs reste un élément central de la prévention contre les cyberattaques, aux côtés des dispositifs techniques de protection.

Comment repérer un faux site bancaire?

Les faux sites bancaires sont souvent très proches des sites officiels, mais certains détails permettent de les identifier rapidement.

D’abord, il faut vérifier l’adresse du site (URL). Les sites frauduleux utilisent souvent des noms légèrement modifiés, des fautes d’orthographe ou des extensions inhabituelles. Une banque officielle utilise généralement un domaine simple et cohérent. D’ailleurs, Google explique que la vérification de l’URL est l’un des moyens les plus efficaces pour détecter un site frauduleux. Ensuite, il est important d’observer la qualité générale du site. Les pages frauduleuses contiennent parfois des erreurs de traduction, un design approximatif ou des éléments qui ne fonctionnent pas correctement. À l’inverse, les sites bancaires officiels sont généralement bien structurés et sécurisés. Enfin, un site bancaire fiable ne demande jamais de communiquer des informations sensibles (mot de passe, code de carte ou code reçu par SMS) via des formulaires non sécurisés ou des pop-ups suspects.

Selon les recommandations de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) et de Google Safety Center, ces trois vérifications simples permettent déjà d’identifier la majorité des tentatives de phishing en quelques minutes seulement.

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La Tunisienne Lamia Ouanes Besbes élue vice-présidente de la Société de réanimation de langue française

Source: ministère de la Santé

 

La docteure Lamia Ouanes Besbes, cheffe du service de réanimation médicale à l’hôpital universitaire Fattouma-Bourguiba de Monastir, a été élue vice-présidente de la Société de réanimation de langue française (SRLF), a annoncé le ministère de la Santé.

Cette élection place une spécialiste tunisienne à la tête de l’une des principales sociétés savantes de référence dans le domaine de la réanimation et des soins intensifs dans l’espace francophone. La SRLF rassemble plus de 3 000 professionnels de la réanimation et des soins critiques issus de plusieurs pays francophones et joue un rôle majeur dans la promotion de la recherche scientifique, de la formation médicale continue et de l’amélioration des pratiques cliniques.

Réagissant à cette distinction, la Dr Lamia Ouanes Besbes a affirmé que la confiance accordée par les membres de la société constitue à la fois un honneur et une responsabilité. Elle a souligné que ce mandat représente une motivation supplémentaire pour poursuivre son engagement en faveur de la recherche, de la formation, de l’innovation et de l’amélioration de la qualité des soins.

Pour le ministère de la Santé, cette élection constitue une reconnaissance internationale des compétences médicales tunisiennes. Elle témoigne de la capacité des experts tunisiens à s’imposer au sein des instances scientifiques de premier plan et à contribuer à l’évolution des pratiques médicales dans leur spécialité.

Au-delà du parcours individuel de la praticienne, cette nomination met en lumière le rayonnement de la médecine tunisienne sur la scène internationale. Elle confirme également la place qu’occupe l’école médicale tunisienne dans la formation de compétences reconnues à l’échelle régionale et internationale, malgré les défis auxquels fait face le secteur de la santé.

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ZLECAf: quand la Tunisie devient le catalyseur d’une ambition continentale

Sous le ciel azur de Tunis, les 11 et 12 juin 2026, l’avenir économique de l’Afrique ne se projetait plus au futur, mais s’écrivait au présent. Wamkele Mene, secrétaire général du Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), a achevé une visite officielle de deux jours marquée par un constat clair. La Tunisie n’est plus seulement un État signataire, mais l’un des acteurs pionniers du marché unique africain.

Ratifié dès 2020, l’accord de la ZLECAf a rapidement trouvé un écho en Tunisie. Adaptation des listes tarifaires, mise en place d’un comité national de suivi, élaboration d’une stratégie dédiée et participation aux premiers tests commerciaux du continent, le pays a progressivement posé les bases de son intégration au marché africain.

Cette avancée a été mise en avant tout au long de la visite du responsable africain. Au cours de son séjour, Wamkele Mene s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, ainsi qu’avec le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations. Il a également pris la parole à l’Académie diplomatique internationale de Tunis devant des représentants du corps diplomatique africain.

Une rencontre avec des chefs d’entreprise tunisiens a également permis d’aborder les défis de la prochaine étape. Les échanges ont porté sur les moyens de transformer les avantages prévus par l’accord en courants d’affaires réels. Une conférence de presse a par ailleurs été consacrée à l’état d’avancement de la ZLECAf et aux opportunités qu’elle offre aux opérateurs économiques.

Les premiers résultats sont déjà visibles. Plus de 300 certificats d’origine ont été délivrés à des entreprises tunisiennes, leur permettant d’accéder aux avantages tarifaires prévus par l’accord. La Tunisie participe également à l’Initiative du commerce guidé, un dispositif destiné à tester les flux commerciaux entre les États membres dans des conditions réelles. Le tourisme figure parmi les secteurs de services considérés comme prioritaires.

Un impératif de diversification économique

Pour les responsables de la ZLECAf, le véritable enjeu se situe désormais sur le terrain économique. Les exportations tunisiennes demeurent largement orientées vers l’Europe, alors que le marché africain offre d’importantes perspectives de croissance. L’industrie des composants automobiles illustre cette réalité. Le secteur compte environ 280 entreprises, emploie près de 120.000 personnes et génère 3,9 milliards d’euros d’exportations principalement destinées au marché européen.

Face à cette concentration, le marché continental apparaît comme une nouvelle frontière commerciale. La ZLECAf ouvre l’accès à un espace économique de 1,4 milliard de consommateurs. Selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX), le potentiel tunisien encore inexploité sur les marchés africains dépasse 1,2 milliard de dollars.

Les perspectives à moyen terme sont également encourageantes. D’après les estimations de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les exportations tunisiennes vers l’Afrique pourraient presque doubler d’ici 2035 si les mécanismes de l’accord sont pleinement appliqués.

La Tunisie dispose de plusieurs atouts pour tirer parti de cette dynamique. Sa position géographique, son tissu industriel et son savoir-faire dans les activités manufacturières et agroalimentaires lui permettent de renforcer son rôle de trait d’union entre l’Afrique du Nord et le reste du continent.

Les outils d’une intégration commerciale

Afin d’accompagner cette ouverture, plusieurs outils ont été déployés. Le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) facilite les transactions en monnaies africaines et réduit les coûts liés aux paiements transfrontaliers. Un livret tarifaire électronique permet aux entreprises de consulter les avantages douaniers disponibles sur chaque marché. Un mécanisme de signalement des barrières non tarifaires a également été mis en place pour aider les opérateurs à résoudre les obstacles rencontrés dans leurs échanges. Un fonds d’ajustement complète ce dispositif en soutenant les efforts de mise en œuvre et certains projets du secteur privé.

À l’échelle du continent, la ZLECAf continue de gagner du terrain. L’accord a été signé par 54 des 55 États membres de l’Union africaine et ratifié par 50 pays. Cet espace économique représente un produit intérieur brut combiné estimé à 3.400 milliards de dollars.

Les 8 protocoles prévus dans le cadre de l’accord ont désormais été adoptés. Ils concernent notamment le commerce des biens et des services, l’investissement, la propriété intellectuelle, la concurrence, le commerce numérique, les questions liées aux femmes et aux jeunes ainsi que le règlement des différends.

Les échanges commencent également à prendre forme. Plus de 9.000 certificats d’origine ont déjà été émis sur le continent dans le cadre des opérations réalisées sous le régime de la ZLECAf.

Lors de son intervention, durant la conférence de presse tenu aujourd’hui, Wamkele Mene a rappelé que l’accord était entré dans une phase concrète. “La Zone de libre-échange continentale africaine n’est plus une négociation. C’est une réalité opérationnelle et la Tunisie figure parmi les pays qui en font la preuve”, a-t-il déclaré.

Wamkele M. a également insisté sur l’objectif final de cette intégration continentale. “Un accord ne se mesure pas à l’élégance de son texte, mais à la capacité de ses bénéfices à atteindre chacun”, a-t-il souligné.

L’horizon 2050…

Alors que plusieurs projections placent l’Afrique parmi les principales puissances économiques mondiales à l’horizon 2050, la Tunisie se trouve aujourd’hui face à un défi décisif. Son avance réglementaire est reconnue. Il lui reste désormais à la convertir en succès commerciaux durables et en nouvelles opportunités pour ses entreprises sur le continent africain.

Selon des informations obtenues par Managers, la Tunisie pourrait accueillir la prochaine édition de Biashara Afrika, l’une des principales plateformes continentales dédiées à la promotion du commerce et des investissements dans le cadre de la ZLECAf. Le projet est actuellement à l’étude et s’inscrit dans la volonté de renforcer le positionnement du pays comme porte d’entrée vers les marchés africains.

Managers a également appris qu’une plateforme digitale est en cours de développement afin de faciliter l’application et l’appropriation de l’accord par les différents acteurs concernés. Cet outil vise notamment à accompagner les entreprises privées dans la compréhension des mécanismes de la ZLECAf, l’accès aux informations réglementaires, programmes, formations et l’identification des opportunités offertes par le marché continental.

Cette initiative s’inscrit dans les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui place l’intégration économique, le développement du commerce intra-africain et la création d’un marché commun parmi les priorités du continent.

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Tuninvest Sicar approuve un dividende de 1,500 dinar par action

La société Tuninvest Sicar a acté la distribution d’un dividende au profit de ses actionnaires, au terme de son Assemblée générale ordinaire tenue le 11 juin 2026, selon CMF.

Les actionnaires ont approuvé un dividende de 1,500 dinar par action.

Le calendrier de distribution a également été arrêté. Le détachement du dividende interviendra le 6 juillet 2026, tandis que le paiement est prévu pour le 8 juillet 2026.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des résolutions adoptées lors de la réunion annuelle des actionnaires de la société.

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Moisson 2026: plus de 1,37 million de quintaux de céréales déjà collectés en Tunisie

La campagne céréalière 2026 commence à livrer ses premiers volumes à l’échelle nationale. À la date du 9 juin, les quantités collectées ont atteint environ 1,374 million de quintaux, selon les données de l’Office des céréales, selon l’agence TAP.

La production est majoritairement destinée à la consommation. D’après la même source, elle s’élève à près de 1,346 million de quintaux. Les semences sélectionnées représentent, pour leur part, environ 28 000 quintaux.

La récolte a été lancée le 28 mai 2026 dans le gouvernorat de Kairouan. Depuis, les opérations s’étendent progressivement aux autres régions céréalières du pays. L’évolution du calendrier agricole devrait entraîner une accélération des volumes dans les jours à venir.

Dans le même temps, les circuits de collecte et de distribution sont mobilisés. L’Office des céréales a activé un dispositif de transport vers les silos centraux ainsi que les unités de transformation. Ce mécanisme vise à fluidifier l’acheminement des récoltes et à garantir la continuité de l’approvisionnement du marché local.

Les autorités concernées insistent, par ailleurs, sur la nécessité de renforcer les mesures de sécurité. Les intervenants de la filière sont appelés à assurer de bonnes conditions de collecte, de transport et de stockage afin de préserver la qualité des récoltes.

 

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Tunisie: fixation des prix de référence des céréales pour la campagne 2026

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a fixé, jeudi, les prix d’acceptation des céréales pour la récolte 2026. Cette décision intervient dans le cadre des préparatifs de la saison des moissons et de la collecte.

Le blé dur est fixé à 140 dinars le quintal, dont 40 dinars de prime de livraison rapide. Le blé tendre est fixé à 110 dinars le quintal, avec une prime de 30 dinars. L’orge et le triticale sont fixés à 90 dinars le quintal, avec une prime de 25 dinars.

Le ministère a fixé au 15 juillet 2026 la date limite pour bénéficier de la prime de livraison rapide sur l’orge et le triticale. Il a précisé que la prime sera versée au plus tard le 31 août 2026.

La campagne céréalière 2026 s’inscrit dans un contexte de reprise de la production. La récolte 2025 a atteint près de 20 millions de quintaux, selon les données du ministère de l’Agriculture.

La production avait enregistré environ 11,8 millions de quintaux collectés à mi-campagne en 2025. Elle a ensuite progressé sur l’ensemble de la saison.

La Tunisie produit principalement le blé dur dans les régions du Nord et du Nord-Ouest. Le pays dépend des importations pour le blé tendre, utilisé pour la fabrication du pain.

La filière céréalière reste stratégique pour la sécurité alimentaire du pays. L’État utilise les prix d’acceptation pour stabiliser le marché et soutenir les agriculteurs.

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Santé numérique: une première expérimentation de déclaration des naissances dématérialisée en Tunisie

La santé tunisienne accélère sa mue numérique, portée à la fois par les chantiers publics en cours et par l’essor discret mais réel de startups locales spécialisées dans la healthtech. Télémédecine, gestion digitalisée des dossiers patients, solutions de suivi médical: un écosystème commence à se structurer, en parallèle des réformes de l’État.

C’est dans cette dynamique que s’inscrivent les projets de l’identifiant national de santé et de la plateforme citoyenne “Sahetna“, appelés à simplifier le parcours de soins et à centraliser les données médicales des patients.

Le point d’étape a été fait lors d’une réunion du comité de pilotage de la transformation digitale du secteur de la santé, tenue hier, mercredi 10 juin 2026, consacrée à l’avancement des différents projets et à leur déploiement progressif.

Selon les éléments présentés dans un communiqué, la phase pilote de l’identifiant national de santé a été jugée concluante dans deux établissements de référence, l’Institut Salah Azaïz et l’hôpital La Rabta. L’expérimentation a notamment permis de former les équipes concernées et d’améliorer la qualité des données, avec un objectif ultime; mettre fin aux doublons et instaurer un dossier médical unique par patient.

Dans la continuité, une première expérimentation du système de déclaration numérique des naissances a été lancée dans plusieurs structures sanitaires. À terme, le dispositif doit permettre l’attribution automatique de l’identifiant de santé dès la naissance, y compris dans les cas particuliers.

Autre chantier en phase avancée? Selon le ministère, la plateforme “Sahetna“, actuellement en phase finale de validation technique et de contrôle de sécurité. Elle doit devenir un point d’entrée unique pour les citoyens, leur permettant de suivre leurs consultations, leurs rendez-vous et les dossiers médicaux de leurs enfants.

 

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ZLECAf: la Tunisie et le Secrétariat général s’accordent sur un plan d’action conjoint

Source: MAE

La Tunisie entend accélérer son intégration au sein du marché unique africain, à l’heure où la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) entre dans sa phase opérationnelle. Cette orientation a été au centre des échanges tenus à Tunis lors de la visite du secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, du 10 au 13 juin 2026.

Reçu jeudi par le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, le responsable africain a pris part à une séance de travail consacrée à l’avancement de la mise en œuvre de l’accord continental et aux perspectives de coopération avec la Tunisie. À l’issue des discussions, les deux parties ont convenu de l’élaboration d’un plan d’action conjoint. Celui-ci devra identifier les priorités de coopération pour les prochaines années et renforcer le suivi des projets liés à l’intégration économique africaine.

Cette initiative intervient dans un contexte où la ZLECAf cherche à passer du cadre juridique à une mise en œuvre effective. L’accord, opérationnel depuis 2021, constitue l’un des projets d’intégration les plus ambitieux au monde, avec un marché de près de 1,3 milliard de consommateurs et un produit intérieur brut cumulé estimé à plus de 3.400 milliards de dollars.

Malgré ce potentiel, les échanges intra-africains restent en deçà de leur niveau attendu. Les coûts logistiques élevés, les barrières non tarifaires et les contraintes de connectivité continuent de freiner la circulation des biens et des services à l’échelle du continent.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse la seule ouverture commerciale. Le pays cherche à se positionner comme plateforme régionale de services, de logistique et d’investissement entre l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée, en s’appuyant sur ses infrastructures portuaires et ses réseaux économiques existants.

Les discussions ont également porté sur les projets de corridors logistiques africains et sur la nécessité de renforcer la coordination entre le Secrétariat général de la ZLECAf et les institutions spécialisées basées en Tunisie. Objectif? Soutenir l’émergence de chaînes de valeur continentales plus intégrées et renforcer la compétitivité des économies africaines.

Wamkele Mene a salué l’engagement de la Tunisie dans le processus de mise en œuvre de la ZLECAf, rappelant que le pays figure parmi les premiers États africains à avoir signé et ratifié l’accord.

La visite a également mis en lumière les enjeux liés à l’inclusion économique des femmes et des jeunes, notamment à travers l’entrepreneuriat et le commerce transfrontalier.

En marge de son déplacement, le secrétaire général de la ZLECAf s’est rendu à l’Académie diplomatique internationale de Tunis, où il a présenté les avancées du projet continental, ses défis et ses perspectives en matière d’investissement et de commerce en Afrique.

Cette séquence diplomatique intervient à quelques semaines du Forum de l’investissement de Tunis, prévu les 25 et 26 juin 2026, qui devrait accorder une place centrale aux enjeux d’intégration africaine.

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L’Union européenne lance le programme T-MED d’une valeur de 25 milliards d’euros

Dans un contexte de transition énergétique mondiale accélérée et de dépendance persistante aux hydrocarbures, l’Union européenne cherche à renforcer ses liens avec le sud de la Méditerranée à travers un nouveau dispositif d’investissement dédié aux énergies propres.

Selon une information rapportée par le média économique Ecofin, la Commission européenne a présenté, le 9 juin, le programme Trans-Mediterranean Renewable Energy and Clean Tech Cooperation (T-MED). Cette initiative vise à mobiliser jusqu’à 25 milliards d’euros d’investissements à l’horizon 2035, principalement dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les technologies propres.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre du Pacte pour la Méditerranée, lancé en novembre 2025, et repose sur un mécanisme de financement combinant fonds publics et capitaux privés. L’Union européenne prévoit notamment plus de 5 milliards d’euros de garanties via le Fonds européen pour le développement durable plus (FEDD+), afin de réduire les risques pour les investisseurs et stimuler l’effet de levier financier.

Toujours selon Ecofin, le programme ambitionne de structurer un espace énergétique intégré entre les deux rives de la Méditerranée, en s’appuyant sur une coopération renforcée entre institutions européennes, banques multilatérales et secteur privé.

L’architecture du T-MED s’articule autour de cinq axes principaux : mobilisation des investissements, réformes réglementaires dans les pays partenaires, développement des compétences, modernisation des infrastructures énergétiques et structuration de filières industrielles locales.

Les projets ciblés concernent notamment les centrales solaires, les parcs éoliens, la production d’hydrogène vert par électrolyse ainsi que la modernisation des réseaux électriques dans plusieurs pays de la région. À terme, l’initiative pourrait permettre le développement d’environ 15 GW de capacités renouvelables et la création de plus de 100 000 emplois.

Plus largement, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord dispose d’un potentiel renouvelable estimé à environ 2 300 GW, selon les données relayées par Ecofin, soit plus du double des capacités actuellement installées en Europe. Un avantage compétitif qui reste cependant sous-exploité en raison de la persistance de la dépendance aux combustibles fossiles et des contraintes structurelles.

Si les ambitions affichées sont importantes, leur concrétisation dépendra de la capacité à attirer durablement les capitaux privés et à mettre en œuvre des réformes dans les pays partenaires. Des initiatives passées, comme Desertec, ont montré les limites des projets d’intégration énergétique à grande échelle lorsqu’ils se heurtent à des obstacles financiers et politiques.

Les prochaines étapes incluent le lancement d’appels à investisseurs, la mise en place de la plateforme T-MED et le démarrage progressif des premières coopérations industrielles à partir de 2027. Au-delà des annonces, l’enjeu pour l’Union européenne sera de transformer ce potentiel énergétique en infrastructures concrètes et en chaînes de valeur industrielles partagées entre les deux rives de la Méditerranée.

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Astrée Assurances fixe un dividende de 3 dinars par action au titre de 2025

L’Assemblée générale ordinaire de Compagnie Astrée Assurances, réunie le 9 juin 2026, a validé la distribution d’un dividende de 3,000 dinars par action au titre de l’exercice écoulé.

Cette décision se traduit par une enveloppe destinée à rémunérer les actionnaires en fonction des résultats réalisés par la compagnie. Le titre sera négocié ex-dividende à partir du 1er juillet 2026, date de détachement fixée par l’assemblée, marquant ainsi la fin du droit au dividende pour les nouveaux acquéreurs à partir de cette échéance.

Le règlement interviendra via les intermédiaires en Bourse et les teneurs de comptes, à travers le système de Tunisie Clearing, conformément aux procédures habituelles du marché.

 

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Onetech Holding fixe un dividende de 0,330 dinar par action au titre de 2025

Réuni le 9 juin 2026, le conseil de l’Assemblée générale ordinaire de Onetech Holding a approuvé la distribution d’un dividende au titre de l’exercice 2025.

Le dividende a été fixé à 0,330 dinar par action, représentant une enveloppe globale de 26,532 millions de dinars. Cette décision traduit la volonté du groupe de maintenir une politique de rémunération régulière de ses actionnaires, en ligne avec ses résultats et ses équilibres financiers.

La date de détachement du dividende a été arrêtée au 23 juin 2026. À partir de cette échéance, les actions seront négociées ex-dividende sur le marché.

Cette opération s’inscrit dans le cycle habituel de communication financière de la société, qui ajuste ses arbitrages entre distribution et réinvestissement selon ses perspectives de croissance et les conditions de marché.

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Tourisme: la Tunisie distinguée au Salon international du voyage de Séoul

La Tunisie a remporté le prix de la meilleure gestion et animation de stand lors du Salon international du tourisme et du voyage de Séoul (Seoul International Travel Fair 2026), organisé du 4 au 7 juin en Corée du Sud. La distinction a été attribuée à l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), en collaboration avec l’ambassade de Tunisie à Séoul.

Cette récompense distingue la qualité de la présence tunisienne durant l’événement. Le pavillon national a notamment retenu l’attention par son identité visuelle inspirée du patrimoine tunisien, avec une mise en valeur de motifs issus de la céramique traditionnelle. Des animations et des ateliers de dégustation ont également été proposés aux visiteurs tout au long du salon.

Selon les organisateurs tunisiens, cette approche visait à faire découvrir différents aspects de la destination tunisienne à un public composé aussi bien de professionnels du tourisme que de visiteurs intéressés par les voyages internationaux.

Le Seoul International Travel Fair figure parmi les principaux rendez-vous touristiques en Asie. Il rassemble chaque année des offices nationaux du tourisme, des agences de voyages, des compagnies aériennes et des opérateurs du secteur venus promouvoir leurs destinations et développer de nouveaux partenariats.

Cette distinction intervient alors que la Tunisie poursuit ses efforts de diversification de ses marchés touristiques. Au-delà des marchés traditionnels européens, les autorités et les professionnels du secteur cherchent à renforcer la visibilité de la destination auprès de nouvelles clientèles internationales, notamment en Asie, à travers une présence accrue dans les salons spécialisés et les événements de promotion à l’étranger.

 

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Tunisie: un système intelligent pour anticiper la demande électrique développé par la Steg et la Jica

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), en collaboration avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), a développé un système automatisé de prévision de la demande en électricité. D’après l’agence TAP, cet outil s’inscrit dans un projet de coopération technique dédié à la décarbonation et à la sécurisation de l’alimentation électrique en Tunisie.

Présenté comme l’un des résultats majeurs du programme, ce dispositif vise à améliorer la capacité de planification du réseau électrique national dans un contexte de transformation du secteur énergétique.

Le projet, lancé en 2024 pour une durée de deux ans, accompagne les efforts de la Tunisie pour intégrer davantage d’énergies renouvelables dans son mix électrique. Le pays s’est fixé comme objectif d’atteindre environ 35% de production issue de sources renouvelables d’ici à 2030. Cette évolution implique une adaptation progressive du système électrique, notamment en raison de l’intermittence des sources solaire et éolienne.

Dans ce cadre, le système développé repose sur des techniques d’apprentissage automatique. Il exploite différentes données d’entrée, dont les paramètres météorologiques, afin d’estimer la demande en électricité avec une meilleure précision. L’objectif est de renforcer la fiabilité des prévisions et d’optimiser l’équilibre entre production et consommation.

Cette approche s’inscrit dans une tendance plus large de digitalisation de la gestion des réseaux électriques, avec l’introduction d’outils capables d’automatiser certaines fonctions de planification.

Les résultats du projet ont été présentés lors de la réunion de clôture du comité conjoint de coordination, réunissant des représentants du ministère de l’Industrie, de la Steg et de la Jica.

Plusieurs volets complémentaires ont également été développés dans le cadre de cette coopération. Un travail a été mené sur l’intégration des infrastructures de recharge pour véhicules électriques au réseau national, avec un objectif d’encadrement technique et de sécurisation des raccordements. Ces travaux doivent contribuer à l’élaboration de référentiels techniques actuellement en préparation par la Steg.

Le projet a également porté sur les systèmes de stockage d’énergie par batteries. Des propositions de spécifications techniques ont été établies afin de définir les conditions de raccordement de ces installations au réseau électrique.

L’ensemble de ces travaux s’inscrit dans une démarche visant à renforcer la stabilité du système électrique tunisien, tout en accompagnant l’évolution vers un modèle énergétique plus diversifié et moins carboné.

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Tunisie: à l’horizon 2031, le champ d’Ashtart devrait atteindre son meilleur rendement économique

Le champ pétrolier d’Ashtart, situé dans le golfe de Gabès, devrait atteindre son niveau de rentabilité le plus élevé en 2031, selon une analyse publiée par un cabinet de recherche spécialisé dans les marchés de l’énergie à Washington, d’après l’agence TAP. Cette perspective marque une étape importante pour l’un des plus anciens et des plus importants gisements pétroliers du pays.

Source: SEREPT

Concrètement, cette échéance correspond au moment où la différence entre les revenus générés par la production de pétrole et les coûts d’exploitation serait la plus favorable. En d’autres termes, le champ devrait alors offrir son meilleur rendement économique avant d’entrer dans une phase où le maintien de la production pourrait devenir plus complexe et plus coûteux.

Mis en production en 1974 après sa découverte au début des années 1970, Ashtart demeure aujourd’hui un actif stratégique pour le secteur énergétique tunisien. Le gisement produit actuellement près de 5 000 barils par jour, soit environ 14% de la production nationale de pétrole. Cette contribution lui permet de conserver une place importante dans un contexte marqué par le déclin naturel de plusieurs champs historiques du pays.

L’importance d’Ashtart ne se limite pas à sa production actuelle. Le gisement a également joué un rôle majeur dans l’histoire pétrolière tunisienne. Au début des années 1980, associé au champ d’El Borma, il a contribué à la période la plus productive du secteur national, lorsque la production pétrolière du pays atteignait des niveaux record.

Le champ est exploité par la Société de recherche et d’exploitation des pétroles en Tunisie (Serept), détenue conjointement par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) et la société Perenco. Cette dernière est devenue copropriétaire du gisement après le rachat, en 2018, de la participation détenue auparavant par le groupe OMV.

Au-delà des indicateurs économiques, le rapport souligne plusieurs défis techniques. Les caractéristiques du réservoir, la profondeur des puits et certaines contraintes liées à la pression constituent autant de facteurs qui influencent les performances de production. Le gisement repose sur un seul réservoir et utilise un système d’injection d’eau de mer afin de maintenir la pression nécessaire à l’extraction du pétrole.

Ces éléments illustrent les défis auxquels sont confrontés les champs pétroliers arrivés à maturité. Si Ashtart continue de jouer un rôle central dans la production nationale, les années à venir seront déterminantes pour prolonger son exploitation dans des conditions économiquement viables.

Dans un pays où les hydrocarbures demeurent une composante importante de l’approvisionnement énergétique, l’évolution de ce gisement historique sera suivie de près. Son parcours reflète plus largement les enjeux auxquels fait face l’industrie pétrolière tunisienne: maintenir la production des champs existants tout en recherchant de nouvelles sources de croissance.

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