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L’urgence au chevet de Sidi Bou Saïd

C’est l’harmonie entre la science et la tradition, entre la haute technicité et le respect de l’écosystème qui portera le projet de sécurisation de la colline de Sidi Bou Saïd, où se trouve le célèbre village arabo-andalou, un joyau bleu et blanc à préserver pour les futures générations.

Jamel Chaouki Mahdaoui *

Suspendu entre le ciel et le golfe de Tunis, le village mythique de Sidi Bou Saïd, internationalement célèbre pour ses façades immaculées et ses moucharabiehs azur, fait face à un défi silencieux mais redoutable notamment la terrible fragilisation de ses falaises de softs grès et d’argiles.

Conscient de la menace que les caprices géologiques font peser sur ce patrimoine emblématique, le gouvernement tunisien a décidé de passer à la vitesse supérieure.

Le mercredi 10 juin 2026, un comité de pilotage stratégique s’est réuni sous la direction de Slah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, également chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.

Cette séance de travail a marqué un tournant décisif dans l’exécution de la décision gouvernementale numéro onze du 26 janvier dernier, inscrivant officiellement la sécurisation de la colline parmi les grands chantiers publics prioritaires de l’État, intégrés au vaste programme national de protection des zones urbaines, du littoral et des infrastructures.

Avec fermeté, les autorités ont exigé la mobilisation immédiate de tous les leviers logistiques et techniques pour que les premiers coups de pioche retentissent dans les prochaines semaines, tout en examinant la première phase d’études scientifiques indispensables à l’élaboration de solutions sur mesure. ​

Soigner la colline sans altérer son âme

Pour diagnostiquer le mal avec une précision chirurgicale, l’État a scellé des alliances clés, notamment avec le Centre national de télédétection pour réaliser des relevés aériens et topographiques de pointe, et avec l’Office national des mines pour concevoir des cartes géologiques et géophysiques détaillées. Ces outils permettront de cartographier les failles et d’identifier les zones prioritaires d’intervention urgente. Mais au-delà du diagnostic, une question fondamentale se pose, à savoir comment soigner cette colline sacrée sans altérer son âme architecturale et paysagère ? Face à ces risques de glissements de terrain exacerbés par l’érosion marine et les infiltrations d’eaux pluviales, l’ingénierie moderne offre aujourd’hui des réponses à la fois puissantes et discrètes, parfaitement adaptées aux exigences d’un site classé.

​La première urgence consiste à maîtriser l’eau, le pire ennemi de la stabilité des sols. Avant de consolider la roche, il est impératif de mettre en place un système invisible de drainage profond. En captant les eaux de ruissellement et les nappes souterraines à l’aide de drains sub-horizontaux et de tranchées drainantes dissimulées sous la végétation, on réduit la pression hydrostatique interne qui pousse la falaise vers le vide.

Une fois le sol asséché et stabilisé de l’intérieur, la consolidation physique peut enfin commencer. Pour ce faire, la technique du clouage du sol s’impose comme une évidence. Elle consiste à insérer de longs tirants d’ancrage en acier ou en fibre de verre directement dans la roche stable, créant ainsi une armature interne invisible depuis l’extérieur.

Pour les zones les plus abruptes ou déjà fracturées, l’application de béton projeté par voie humide, teintée dans les nuances ocre et terre cuite naturelles de la colline, permet de sceller la paroi tout en l’intégrant visuellement au paysage.

Harmonie entre la haute technicité et le respect de l’écosystème

Ce traitement de surface est idéalement complété par la pose de filets en acier à haute résistance, ancrés profondément, qui retiennent les blocs rocheux sans dénaturer le panorama que les visiteurs du monde entier viennent admirer depuis le célèbre Café Sidi Chabâane. ​

Enfin, la nature elle-même doit devenir une alliée à travers le génie biologique. La végétalisation de la falaise avec des essences locales au système racinaire profond et dense, telles que des plantes rampantes et des arbustes méditerranéens adaptés au climat aride et aux embruns salins, offre une double protection. Non seulement ces racines lient les particules de terre superficielles pour empêcher l’érosion due au vent et aux pluies battantes, mais elles redonnent également à la colline son aspect verdoyant d’origine.

C’est précisément cette harmonie entre la haute technicité et le respect de l’écosystème qui portera le projet. Comme l’a rappelé M. Zouari, l’objectif ultime de cette course contre la montre dépasse largement la simple gestion des risques car il s’agit d’une démarche de sauvegarde durable, un devoir de transmission culturelle et architecturale pour que les générations futures puissent, elles aussi, s’émerveiller devant la silhouette intemporelle de Sidi Bou Saïd surplombant la Méditerranée.

* Artiste peintre.

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Portrait. Mohamed El Khatib : du terrain de foot à la scène

Talentueux dramaturge, Mohamed El Khatib a fait du réel sa matière première. Micro tendu vers ceux qu’on n’entend pas, il met en scène un théâtre documentaire qui brouille les frontières entre fiction et réalité.   Auteur, metteur en scène, réalisateur,…

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‘‘Onde a Sud Ovest’’ de Salvatore Tuccio | Un amour méditerranéen

La Méditerranée, voix narrative et lieu de passages, d’espoirs, de rencontres et de destins suspendus entre deux rivages, est au cœur d’‘‘Onde a Sud Ovest’’ (‘‘Onde à Sud Ouest’’), le premier roman de 244 pages de Salvatore Tuccio alias Aethus, disponible dès le 1er juin 2026 aux éditions Youcanprint, et dont l’action se déroule entre Linosa, Lampedusa et la Tunisie.

Le livre, dédié à la mer qui unit et sépare, raconte une histoire d’amour avec les thèmes de la migration, de l’identité, du voyage et du dialogue interculturel.

Les protagonistes sont Monica, une jeune insulaire marquée par la solitude des petites communautés méditerranéennes, et Najib, un jeune Tunisien qui décide d’entreprendre un voyage difficile et périlleux pour répondre à un appel venu de la mer. Ils sont unis par un message dans une bouteille, confié aux courants comme une promesse, une question et la possibilité d’une rencontre.

Ce roman est né d’une longue gestation. Conçu initialement au début des années 2000 comme un scénario, le projet est resté enfoui dans un vieux dossier informatique pendant près de vingt ans avant d’être redécouvert par l’auteur et transformé en récit.

Une métaphore du lien ancestral entre l’Italie et la Tunisie

La préface est signée par l’écrivain et dessinateur Vauro Senesi. ‘‘Onde a Sud Ovest’’ se situe à la frontière entre fiction et mémoire. Plusieurs épisodes s’inspirent des expériences de Tuccio comme bénévole auprès des migrants dans les îles Pélages et de son travail de reporter vidéo. Au fil des ans, l’auteur a recueilli des témoignages sur l’immigration, le Printemps arabe et l’exode des jeunes Tunisiens vers l’Europe, le long d’une des routes migratoires les plus sensibles de la Méditerranée centrale.

L’idée centrale du message dans une bouteille trouve également son origine dans une expérience réelle : à la fin des années 1990, des jeunes de Linosa ont commencé à échanger des lettres avec des jeunes et des habitants d’autres rives de la Méditerranée, confiant leurs lettres à la mer et recevant des réponses de Tunisie, de Libye, de Malte et de Chypre.

À partir de ce simple geste, le roman développe une métaphore du lien ancestral entre l’Italie et la Tunisie, fondée sur la proximité géographique, les souvenirs partagés, les départs, les retours et les liens humains.

Né en 1978 à Linosa, Tuccio a une formation en éducation, en réalisation de documentaires et en engagement social. Après avoir effectué son service civique au Brésil auprès d’enfants des rues, il s’est consacré à la production audiovisuelle, réalisant des courts métrages, des reportages et des documentaires sociaux et environnementaux. En 2018, son documentaire sur les tortues marines a été sélectionné parmi les lauréats du festival de films «ODD en action», organisé par les Nations Unies à New York.

La mer, espace d’espoir et de danger

Dans son livre, Najib ne fuit pas seulement la pauvreté ou la guerre, mais répond à une vocation profondément humaine. Son voyage redonne une dimension personnelle au thème de la migration, le transcendant d’une simple perspective d’urgence. La mer devient ainsi à la fois père et juge, un espace d’espoir et de danger, un lieu où les rêves peuvent se transformer en rencontres ou en tragédies.

Avec ‘‘Onde a Sud Ovest’’, Tuccio propose un récit qui envisage la Méditerranée non seulement comme une frontière, mais aussi comme une archive vivante d’histoires, de mots et de liens. Un roman d’amour et de migration qui utilise la forme poétique pour aborder un sujet réel et toujours d’actualité : la relation entre ceux qui partent et ceux qui attendent, entre les îles italiennes et la Tunisie, entre le désir de traverser la mer et le souvenir de ce qu’elle renferme.

I. B. (d’après Ansa).

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L’Union européenne lance le programme T-MED d’une valeur de 25 milliards d’euros

Dans un contexte de transition énergétique mondiale accélérée et de dépendance persistante aux hydrocarbures, l’Union européenne cherche à renforcer ses liens avec le sud de la Méditerranée à travers un nouveau dispositif d’investissement dédié aux énergies propres.

Selon une information rapportée par le média économique Ecofin, la Commission européenne a présenté, le 9 juin, le programme Trans-Mediterranean Renewable Energy and Clean Tech Cooperation (T-MED). Cette initiative vise à mobiliser jusqu’à 25 milliards d’euros d’investissements à l’horizon 2035, principalement dans les énergies renouvelables, l’hydrogène vert et les technologies propres.

Le dispositif s’inscrit dans le cadre du Pacte pour la Méditerranée, lancé en novembre 2025, et repose sur un mécanisme de financement combinant fonds publics et capitaux privés. L’Union européenne prévoit notamment plus de 5 milliards d’euros de garanties via le Fonds européen pour le développement durable plus (FEDD+), afin de réduire les risques pour les investisseurs et stimuler l’effet de levier financier.

Toujours selon Ecofin, le programme ambitionne de structurer un espace énergétique intégré entre les deux rives de la Méditerranée, en s’appuyant sur une coopération renforcée entre institutions européennes, banques multilatérales et secteur privé.

L’architecture du T-MED s’articule autour de cinq axes principaux : mobilisation des investissements, réformes réglementaires dans les pays partenaires, développement des compétences, modernisation des infrastructures énergétiques et structuration de filières industrielles locales.

Les projets ciblés concernent notamment les centrales solaires, les parcs éoliens, la production d’hydrogène vert par électrolyse ainsi que la modernisation des réseaux électriques dans plusieurs pays de la région. À terme, l’initiative pourrait permettre le développement d’environ 15 GW de capacités renouvelables et la création de plus de 100 000 emplois.

Plus largement, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord dispose d’un potentiel renouvelable estimé à environ 2 300 GW, selon les données relayées par Ecofin, soit plus du double des capacités actuellement installées en Europe. Un avantage compétitif qui reste cependant sous-exploité en raison de la persistance de la dépendance aux combustibles fossiles et des contraintes structurelles.

Si les ambitions affichées sont importantes, leur concrétisation dépendra de la capacité à attirer durablement les capitaux privés et à mettre en œuvre des réformes dans les pays partenaires. Des initiatives passées, comme Desertec, ont montré les limites des projets d’intégration énergétique à grande échelle lorsqu’ils se heurtent à des obstacles financiers et politiques.

Les prochaines étapes incluent le lancement d’appels à investisseurs, la mise en place de la plateforme T-MED et le démarrage progressif des premières coopérations industrielles à partir de 2027. Au-delà des annonces, l’enjeu pour l’Union européenne sera de transformer ce potentiel énergétique en infrastructures concrètes et en chaînes de valeur industrielles partagées entre les deux rives de la Méditerranée.

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Le couscous n’est jamais seulement un couscous

À travers les recettes familiales, les produits rapportés du pays d’origine ou les plats partagés sur les réseaux sociaux se joue bien plus qu’une simple histoire de goût. Transmission, mémoire, identité, attachement aux territoires : la cuisine raconte des parcours…

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Hausse anormale de la température de l’eau en Méditerranée

L’ingénieur environnemental et climatologue Hamdi Hached a révélé que des températures record et sans précédent ont été enregistrées récemment en Méditerranée, un nouvel indicateur reflétant l’accélération du changement climatique et ses impacts négatifs sur cette région réputée pour son climat tempéré.  

Dans une déclaration faite ce lundi 8 juin 2026 à l’émission Ahla Sbah sur Mosaique FM, M. Hached a confirmé qu’à la fin du mois de mai, une hausse exceptionnelle des températures a été observée. En Méditerranée occidentale, la température de l’eau a atteint 5 degrés Celsius au-dessus des normales saisonnières, et jusqu’à 6 degrés Celsius dans d’autres zones, dépassant ainsi toutes les moyennes saisonnières habituelles. Ce qui ne manquera pas d’avoir des impacts négatifs sur la biodiversité marine, mais pas seulement.

Hamdi Hached a expliqué que le véritable problème réside dans le moment où survient cette vague de chaleur marine : «Il ne s’agit pas d’un phénomène normal compte tenu des manifestations environnementales et atmosphériques extrêmes qu’elle peut engendrer, d’autant plus qu’elle a été enregistrée si tôt dans l’année, au mois de mai, alors que des phénomènes similaires et extrêmes sont généralement observés au plus fort de l’été, en juillet et août.»

Les déclarations de l’expert du climat sont parfaitement cohérentes avec les dernières données scientifiques publiées le 30 mai 2026 par le Service Copernicus de surveillance du milieu marin (CMEMS), relevant de l’Union européenne (UE), qui évoquent une hausse significative des températures de surface de la mer sur de vastes zones s’étendant de l’Atlantique Nord-Est à la Méditerranée occidentale. Ce phénomène marin a coïncidé avec une vague de chaleur précoce et intense qui a touché plusieurs pays d’Europe occidentale ces derniers jours.

D’après les cartes issues d’une analyse satellitaire détaillée, de fortes anomalies de température ont été observées, dépassant de 5 degrés Celsius les moyennes de référence dans certaines régions.

L. B.

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La méduse boussole signalée sur les côtes tunisiennes

L’Association tunisienne pour la science participative (TunSea) a signalé la présence de la méduse boussole sur les côtes tunisiennes. Sa piqûre est généralement considérée comme moins dangereuse que celle de la méduse violette ou orange (Pelagia noctiluca), très présente sur nos côtes.

La méduse boussole (Chrysaora hysoscella), également appelée acalèphe rayonnée, est une espèce très reconnaissable à ses longs tentacules et ses motifs en forme de « V » brun rayonnant depuis le centre de son ombrelle, évoquant une boussole. Elle est particulièrement surveillée en Méditerranée, où son observation est rare, notamment le long des côtes espagnoles, françaises, italiennes et grecques, lorsque des variations des courants océaniques et des conditions météorologiques le permettent.

Sa taille varie généralement entre 10 et 30 centimètres de diamètre, mais peut exceptionnellement atteindre 60 centimètres.

Sa piqûre est généralement considérée comme moins dangereuse que celle de la méduse violette ou orange (Pelagia noctiluca), très présente sur les côtes tunisiennes, mais elle peut tout de même provoquer une sensation de brûlure ou une douleur d’intensité variable selon les personnes.

Suite à l’observation de la méduse boussole, TunSea a lancé un appel à la population afin de la photographier et de vérifier les marques sur son ombrelle, d’enregistrer son lieu et date d’observation, et d’estimer sa taille. L’objectif est d’aider les chercheurs à suivre la biodiversité marine et à identifier les espèces rares ou nouvellement découvertes dans les eaux tunisiennes.

I. B.

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Une méduse inhabituelle repérée au large des côtes tunisiennes

L’association tunisienne de sciences participatives « Tounsi » a annoncé l’observation de la méduse boussole (Chrysaora hysoscella) sur les côtes tunisiennes. Rarement signalée dans les eaux du pays, cette espèce méditerranéenne ne constitue pas un phénomène exceptionnel, mais sa présence suscite l’intérêt des chercheurs qui y voient une occasion de mieux suivre l’évolution de la biodiversité marine.

Une espèce facilement reconnaissable

La méduse boussole doit son nom aux motifs brunâtres en forme de rayons qui ornent son ombrelle et rappellent les points cardinaux d’une boussole. Elle se distingue également par ses longs tentacules urticants utilisés pour capturer ses proies, composées principalement de zooplancton, de larves et de petits poissons.

Son diamètre varie généralement entre 10 et 30 centimètres, mais certains spécimens peuvent exceptionnellement atteindre jusqu’à 60 centimètres. Sa coloration oscille entre le jaune pâle et le brun, avec des marques rayonnantes particulièrement visibles.

Une présence inhabituelle mais naturelle

Selon l’association, l’apparition de cette méduse sur les côtes tunisiennes reste un phénomène naturel. Les variations des courants marins, des températures de l’eau et des conditions climatiques peuvent favoriser le déplacement de certaines espèces vers de nouvelles zones ou accroître leur visibilité près du littoral.

La méduse boussole est largement répandue dans plusieurs régions méditerranéennes et atlantiques, notamment sur les côtes espagnoles, françaises, italiennes et grecques, ainsi que dans certaines zones de l’Atlantique Nord-Est.

Une piqûre douloureuse mais peu dangereuse

Si ses tentacules sont urticants, la méduse boussole est considérée comme moins dangereuse que la méduse violette (Pelagia noctiluca), espèce fréquemment observée sur les plages tunisiennes. Son contact peut toutefois provoquer des brûlures, des rougeurs, des douleurs localisées ou de légers gonflements, dont l’intensité varie selon la sensibilité des personnes touchées.

Les spécialistes recommandent, en cas de piqûre, de rincer la zone avec de l’eau de mer plutôt qu’avec de l’eau douce et de retirer avec précaution les éventuels fragments de tentacules restés sur la peau.

L’association « Tounsi » invite les citoyens qui aperçoivent cette espèce à la photographier et à noter le lieu, la date ainsi qu’une estimation de sa taille. Ces informations peuvent contribuer au travail des chercheurs chargés du suivi de la biodiversité marine et de la surveillance de l’apparition d’espèces rares ou nouvelles dans les eaux tunisiennes.

Lire aussi :

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Portrait. Sara Ouhaddou entre art et artisanat

Artiste franco-marocaine reconnue sur la scène internationale, Sara Ouhaddou développe une œuvre singulière nourrie par les savoir-faire artisanaux du Maroc et les questions d’identité. À travers un alphabet qu’elle a inventé et un travail étroit avec des artisans, elle réinterprète…

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Climat : La Méditerranée déjà au-delà de 1,5°C de réchauffement

La région méditerranéenne a déjà franchi le seuil critique de 1,5°C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, selon les Experts méditerranéens sur le changement climatique et environnemental (MedECC), soutenus par l’Union pour la Méditerranée (UpM). Une donnée alarmante qui confirme le statut de la Méditerranée comme « point chaud » du changement climatique, avec un réchauffement environ 20% plus rapide que la moyenne mondiale.

Dans un communiqué publié depuis Barcelone à la veille de la Journée mondiale de l’environnement, l’UpM tire la sonnette d’alarme sur l’aggravation des vulnérabilités sociales, économiques et environnementales dans une région qui abrite plus de 500 millions d’habitants. Le changement climatique y agit comme un multiplicateur de risques, accentuant les vagues de chaleur extrêmes, les sécheresses, les incendies de forêt et les inondations soudaines.

Les zones côtières particulièrement exposées

Les zones côtières densément peuplées sont particulièrement exposées à la montée du niveau de la mer, à l’érosion et à la salinisation, avec des conséquences directes sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance. Le stress hydrique est déjà structurel dans de nombreux pays du sud et de l’est de la Méditerranée, tandis que la demande en eau pourrait doubler, voire tripler, d’ici 2050. À plus long terme, jusqu’à 20 millions de personnes pourraient être contraintes de se déplacer de manière permanente d’ici la fin du siècle si les tendances actuelles se poursuivent.

Face à cette trajectoire, l’organisation estime que les efforts actuels d’atténuation et d’adaptation restent insuffisants pour garantir des futurs viables. Elle met toutefois en avant le potentiel de la transition verte, notamment à travers le développement des énergies renouvelables et les échanges transméditerranéens d’électricité verte, identifiés comme un levier stratégique dans un rapport conjoint UpM-OCDE sur l’intégration régionale.

L’urgence d’agir

Le secrétaire général adjoint de l’UpM chargé de la stabilité et de la résilience, Joan Borrell Mayeur, a insisté sur l’urgence d’agir. « Nous n’avons pas le temps pour un cynisme passif », a-t-il déclaré, appelant à des mesures concrètes telles que l’extension des réseaux énergétiques régionaux et le renforcement de l’intégration entre les pays méditerranéens.

L’UpM prépare par ailleurs la quatrième édition du Pavillon méditerranéen, prévue en novembre prochain lors de la COP31 en Turquie. Ce dispositif doit rassembler États, scientifiques, secteur privé et société civile afin de porter une voix méditerranéenne unifiée dans les négociations climatiques internationales, avec un accent sur les solutions régionales et la coopération énergétique.

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La Saison Bleue: la Méditerranée en crise, quels risques pour le tourisme

La Saison Bleue se penche une nouvelle fois sur l’état de la Méditerranée qu’elle estime en grave crise. Une position qui devrait inquiéter une destination comme la Tunisie qui a fait du balnéaire son principal produit touristique.

Face à la grave crise que traverse la mer Méditerranée, La Saison Bleue et Blue Mission Med invitent tous celles et ceux qui croient en l’importance d’un avenir durable pour ce berceau de civilisations abritant aujourd’hui plus de 500 millions de citoyens, à rejoindre la 8ème édition du Forum Mondial de la Mer – Bizerte.

Premier grand forum maritime organisé après la Conférence Océan des Nations Unies à Nice en juin 2025, le Forum de Bizerte sera le cœur battant de la mobilisation méditerranéenne. Leaders politiques, chercheurs, acteurs économiques visionnaires et citoyens engagés se réuniront pour transformer les défis en opportunités et les  constats en actions concrètes.

Cette convergence d’expertises permettra d’évaluer l’impact des engagements pris à Nice, notamment concernant la protection de la biodiversité, la lutte contre la pollution plastique, la promotion d’une économie bleue durable et la gestion des ressources maritimes.

Au programme : des discussions approfondies sur la gouvernance de l’océan, le rôle des communautés locales, les stratégies de financement innovantes, ainsi que les avancées scientifiques et technologiques au service de la préservation de la Méditerranée. Une attention particulière sera accordée à la voix de la jeunesse, au rôle des femmes, à l’innovation des start-ups, et à l’urgence d’intégrer les enjeux environnementaux et sociaux dans les modèles de développement.

Quels sont les pays méditerranéens les plus engagés pour la protection de la biodiversité, les bons et mauvais élèves ? 

Comment l’Europe, notamment à travers la mission Blue Mission Med, s’engage-t-elle à leurs côtés ? Alors que la Convention de Barcelone célèbre son 50ème anniversaire avec l’adoption, par ses 22 parties, d’une déclaration politique ambitieuse, quels seront les effets sur les populations littorales et les acteurs de la société civile et du monde économique de ce sursaut collectif bienvenu ?  Et comment, évidemment, s’assurer que les engagements seront tenus ?

Parmi les thématiques centrales abordées, le renforcement de la coopération régionale pour une gestion durable des ressources, la diplomatie bleue, la promotion des aires marines protégées, et l’investissement dans les communautés locales seront également au cœur des échanges.

Ce forum sera une occasion privilégiée de faire un état des lieux et définir les engagements nécessaires pour une Méditerranée durable. Ces recommandations seront présentées dans la Déclaration de Bizerte.

« La Méditerranée exige des réponses coordonnées et ambitieuses : scientifiques, politiques et citoyennes. À Bizerte nous voulons transformer l’urgence en action partagée », déclare Rym Benzina, Présidente de La Saison Bleue.

 

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