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Après les intempéries, des perturbations de l’approvisionnement en eau dans trois gouvernorats

Des perturbations de l’approvisionnement en eau sont attendues dans plusieurs zones du Sahel après la dégradation de la qualité des eaux du barrage de Nebhana à la suite des intempéries. Distribution perturbée à Sousse, Monastir et Mahdia La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede) a annoncé, mardi 16 juin 2026, des perturbations...

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Eau potable : Jusqu’à 48 heures de coupures dans plusieurs quartiers du Grand Tunis dès le 16 juin

Les habitants de plusieurs quartiers de Tunis et de Ben Arous devront faire face à des coupures et perturbations de l’approvisionnement en eau potable à partir du mardi 16 juin à 5 heures du matin. La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a annoncé ces interruptions dans le cadre de travaux de raccordement de nouvelles conduites au réseau.

Selon la SONEDE, les interruptions pourraient durer entre 24 et 48 heures selon les zones concernées, avec un retour progressif à la normale prévu à partir des 17 et 18 juin.

Quels sont les quartiers concernés ?

Les perturbations toucheront notamment la Cité Ibn Sina 2, El Mourouj 1, 2, 3, 4, 5 et 6, El Yasminet, la Nouvelle Médina 1, 2 et 3, le centre de Ben Arous, les secteurs de Naassen, Douar El Houch, El Kabaria, Bir Kassâa et plusieurs zones industrielles du gouvernorat de Ben Arous.

Jusqu’à deux jours de perturbations

La SONEDE précise que la durée des coupures variera d’un secteur à l’autre. Dans certaines zones, le rétablissement du service pourrait intervenir dans les 24 heures, tandis que d’autres pourraient subir des perturbations pouvant atteindre 48 heures.

  • Coupures jusqu’à 24h : Ibn Sina 2, partie basse d’El Mourouj 2, El Mourouj 3, 4, 5 et 6, El Yasminet, la Nouvelle Médina 1, 2 et 3, le centre de Ben Arous, Chbedda, Naassen, Douar El Houch.
  • Coupures jusqu’à 48h : El Kabaria, Cité El Anabib, Cité Boulaadham, El Mourouj 1, Bir Kassâa, les zones industrielles Bir Kassâa 2 et 3, Borj Ghorbal, le marché de gros, l’hôpital des grands brûlés, la Cité El Bank, la Cité El Moustawsaf, la Cité Ettaamir.

Le retour à la normale se fera progressivement une fois les travaux achevés et les conduites remises en service.

Les habitants invités à s’organiser

Face à ces interruptions annoncées, les habitants des quartiers concernés sont appelés à prendre leurs dispositions en prévision de cette période de perturbation, notamment pour leurs besoins domestiques quotidiens.

La SONEDE explique que ces travaux visent à raccorder de nouvelles conduites au réseau de distribution d’eau potable, une opération présentée comme nécessaire pour renforcer les infrastructures de desserte dans les zones concernées.

Ironie du sort, cette imposante coupure intervient quelques jours après l’adoption, mardi dernier, par le gouvernement d’un programme d’urgence pour sécuriser l’approvisionnement en eau potable durant l’été 2026.

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Eau et boissons gazeuses exposées au soleil : l’Instance de la sécurité sanitaire tire la sonnette d’alarme

Face à la hausse des températures estivales, le président de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires, Mohamed Rabhi, a mis en garde contre les risques liés à l’exposition prolongée des bouteilles d’eau minérale et des boissons gazeuses aux rayons du soleil. Intervenant sur les ondes de la Radio nationale jeudi 11 juin...

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Lancement officiel de la semaine de la diplomatie canadienne en Tunisie

À l’occasion des 60 ans de l’ouverture de l’ambassade du Canada à Tunis — pionnière des représentations canadiennes au Maghreb —, l’Ambassadeur S.E.M. Alexandre Bilodeau a donné hier le coup d’envoi des festivités de la « Semaine de la diplomatie canadienne ».

Cet anniversaire marquant a été célébré en présence du ministre de l’Environnement, Habib Abid, ainsi que d’un parterre de partenaires institutionnels et de diplomates étrangers.

Nous adressons nos sincères remerciements à M. Habib Abid, ministre de l’Environnement, pour avoir partagé ce moment avec nous et souligner l’importance des relations tuniso-canadiennes, ainsi qu’à nos partenaires institutionnels et membres de la communauté internationale qui étaient présent.e.s, lit-on dans le communiqué de l’ambassade canadienne.

Cette semaine thématique sera l’occasion de dresser le bilan de 60 ans de coopération bilatérale fructueuse et d’ouvrir de nouvelles perspectives d’avenir pour le partenariat tuniso-canadien.

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Un nouveau grand cru pour rehausser l’offre des tables de prestige

A travers son Château Sainte Marguerite, le groupe Pernod Ricard, arrivé il y a 8 mois en Tunisie, pourrait trouver sa place dans l’offre des hôtels et restaurants.

Contrairement aux habitudes de consommation à l’international, la tendance en matière de vins en Tunisie serait, en termes de préférences, plus importante d’abord sur le rosé, suivie du blanc puis du rouge.

Cette affirmation provient du Country Manager du groupe Pernod Ricard pour la Tunisie, Valentin Tachaout, qui estime qu’il y a un «énorme potentiel» pour les vins étrangers dans le pays. Autre constat, celui du gap entre les vins premium produits localement et les vins étrangers, ce qui constitue «une opportunité exceptionnelle à saisir».

Cette appréciation a encouragé le groupe à introduire sur le marché le Château Sainte Marguerite, un rosé qui se positionne comme un grand cru classé Côte de Provence et qui a été présenté lors d’une soirée à l’hôtel The Nine Lifetyle Experience à Tunis, en présence de Jean-Paul Dumas, qui en est l’ambassadeur Monde et Mehdi Touhami, représentant des marques de Pernod Ricard en Afrique (photo ci-dessus).

Elégance et appétence

Ce produit, né de l’équilibre entre 3 cépages, pourrait contribuer à élever l’exigence et le raffinement des cartes des établissements haut de gamme en Tunisie, que ce soit les hôtels ou les restaurants.

Ce cru sera d’ailleurs accompagné d’un rituel de service puisque les ice buckets (ou seaux à glace) pour accompagner le service de ce vin ont été confectionnés en céramique en forme de marguerite et commandés auprès de potiers de Nabeul outre des verres personnalisés par un artiste reprenant l’image de la marguerite.

La promotion du produit se fera durant les mois d’été à Tunis, Hammamet, Sousse et Djerba auprès de 4 établissements partenaires. A consommer avec modération.

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La SNCFT avertit sur des réparations dans des passages à niveau

La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a publié, ce mardi 9 juin 2026, un communiqué à l’intention des usagers de la route, les invitant à la prudence et à la vigilance aux passages à niveau jusqu’à la fin des réparations des équipements endommagés par des vols répétés.

La société a cité trois passages à niveau : au carrefour près de la mosquée Al-Chifa à Ben Arous, au carrefour près de la mairie de Bir El Kassaa et au carrefour du marché de gros à Bir El Kassaa.

L’entreprise a exhorté tous les usagers de la route à respecter la signalisation et le code de la route, et à s’assurer que la voie ferrée est libre de tout trafic ferroviaire avant de traverser les passages à niveau.

La SNCFT a indiqué que ses équipes techniques poursuivent les travaux d’entretien et de réparation afin de remettre les barrières en état de fonctionnement normal dans les meilleurs délais.

I. B.

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Hausse anormale de la température de l’eau en Méditerranée

L’ingénieur environnemental et climatologue Hamdi Hached a révélé que des températures record et sans précédent ont été enregistrées récemment en Méditerranée, un nouvel indicateur reflétant l’accélération du changement climatique et ses impacts négatifs sur cette région réputée pour son climat tempéré.  

Dans une déclaration faite ce lundi 8 juin 2026 à l’émission Ahla Sbah sur Mosaique FM, M. Hached a confirmé qu’à la fin du mois de mai, une hausse exceptionnelle des températures a été observée. En Méditerranée occidentale, la température de l’eau a atteint 5 degrés Celsius au-dessus des normales saisonnières, et jusqu’à 6 degrés Celsius dans d’autres zones, dépassant ainsi toutes les moyennes saisonnières habituelles. Ce qui ne manquera pas d’avoir des impacts négatifs sur la biodiversité marine, mais pas seulement.

Hamdi Hached a expliqué que le véritable problème réside dans le moment où survient cette vague de chaleur marine : «Il ne s’agit pas d’un phénomène normal compte tenu des manifestations environnementales et atmosphériques extrêmes qu’elle peut engendrer, d’autant plus qu’elle a été enregistrée si tôt dans l’année, au mois de mai, alors que des phénomènes similaires et extrêmes sont généralement observés au plus fort de l’été, en juillet et août.»

Les déclarations de l’expert du climat sont parfaitement cohérentes avec les dernières données scientifiques publiées le 30 mai 2026 par le Service Copernicus de surveillance du milieu marin (CMEMS), relevant de l’Union européenne (UE), qui évoquent une hausse significative des températures de surface de la mer sur de vastes zones s’étendant de l’Atlantique Nord-Est à la Méditerranée occidentale. Ce phénomène marin a coïncidé avec une vague de chaleur précoce et intense qui a touché plusieurs pays d’Europe occidentale ces derniers jours.

D’après les cartes issues d’une analyse satellitaire détaillée, de fortes anomalies de température ont été observées, dépassant de 5 degrés Celsius les moyennes de référence dans certaines régions.

L. B.

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Coup de cœur. Le Maroc à l’honneur au Festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau 2026

Pour sa quinzième édition, qui se tient du 5 au 7 juin 2026, le Festival de l’histoire de l’art installe le Maroc au cœur du château de Fontainebleau. Trois jours pour explorer un riche patrimoine tout en célébrant une scène…

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GNV accélère sa transition énergétique avec une nouvelle génération de ferries au GNL

La compagnie maritime, qui opère notamment des lignes au départ de l’Italie vers les pays du Maghreb, déploie une nouvelle stratégie en matière de mobilité durable à travers l’alimentation de ses bateaux au GNL (gaz naturel liquéfié). L’occasion de présenter son tout nouveau navire Aurora dans le port de Tanger au Maroc.

GNV renforce son engagement stratégique en faveur de la transition énergétique. La filiale du groupe MSC déploie une nouvelle politique d’adoption de carburants de transition tels que le bioGNL et le GNL synthétique pour ses bateaux et tout particulièrement pour les deux navires les plus récents et les plus avancés technologiquement de sa flotte, le GNV Aurora et le GNV Virgo, tous deux alimentés au Gaz Naturel Liquéfié (GNL).

Cette approche, la compagnie l’a officiellement détaillée lors du baptême de son navire Aurora qui vient d’avoir lieu à Tanger au Maroc. L’occasion pour le transporteur maritime de confirmer la place centrale qu’occupent les connexions intra-méditerranéennes dans sa stratégie de développement et l’importance croissante du marché nord-africain au sein du réseau GNV au service de la mobilité, du tourisme et des échanges commerciaux entre l’Europe et des pays comme la Tunisie, l’Algérie et le Maroc.

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L’Aurora dans le port de Tanger le 1er juin 2026 lors de son baptême. Sa capacité est de 1700 passagers.

Préparatifs de la saison

GNV se prépare en tout cas à la saison estivale 2026 et accompagne les flux de passagers liés aux retours des diasporas maghrébines, opération qui mobilise chaque année entre juin et mi-septembre plusieurs millions de citoyens tunisiens, algériens et marocains résidant en Europe à voyager vers et depuis leur pays d’origine.

Lors d’une conférence de presse, Matteo Catani, Directeur général de GNV, a déclaré que la saison été 2026 était prometteuse avec de « très bonnes réservations », mais a également souligné le nombre élevé de last minute. En cause bien évidemment, le climat d’attentisme généré par la crise aux Proche et Moyen-Orient qui a entraîné une flambée des prix du carburant qui a atteint 40%.

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Conférence de presse de GNV au Maroc pour annoncer la décision d’une transition progressive de toute sa flotte de navires.

Mais le responsable de la compagnie s’est voulu rassurant à l’endroit de ses passagers en soutenant que les prix des billets cet été ne connaîtront pas d’envolée significative. Il a justifié cette position en expliquant que l’augmentation de la capacité d’accueil des bateaux de la compagnie permettait d’absorber une partie de la hausse du carburant, tout en rappelant que « l’early-booking demeurait la meilleure option pour bénéficier de tarifs préférentiels pouvant aller jusqu’à 40% de réduction. »

Les innovations sur les bateaux de la GNV ne concernent pas uniquement les nouveaux carburants mais portent également sur les avancées techniques, technologiques, la sécurité et la gestion des risques à bord. « Nous pouvons être le secteur qui joue un rôle dans l’économie circulaire avec l’usage d’un carburant alternatif mais le passager est au cœur du service offert par la compagnie » a-t-il indiqué également.

En vidéo : Matteo Catani, Directeur général de GNV: « Nous avons apporté sur la Tunisie de la capacité additionnelle depuis 2003 »

Parmi les solutions à bord figurent en effet des systèmes avancés d’efficacité énergétique, incluant récupération de chaleur pour la production d’électricité, éclairage LED basse consommation, variateurs pour l’optimisation des charges électriques de pompes et ventilation, ainsi que des solutions hydrodynamiques innovantes pour la coque, les hélices et les gouvernails, conçues pour réduire la consommation et améliorer l’efficacité opérationnelle du navire.

Quid des nouveaux bateaux

Le GNV Aurora est le dernier navire acquis par la compagnie dans le cadre de son plan de renouvellement comprenant 8 nouveaux ferries d’ici 2030 d’une valeur de 1,3 milliard d’euros comprenant quatre autres navires en livraison à partir de 2027. Il fait suite au Virgo livré tout récemment. Ils seront opérationnels respectivement à partir du 1er juin et du 1er juillet de cette année sur les liaisons Tanger Med, Barcelone et Gênes.

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L’Aurora dispose d’une capacité de 426 cabines. De nouvelles classes Premium y seront désormais proposées.

La cérémonie de baptême du GNV Aurora s’est déroulée le 1er juin 2026 à Tanger en présence de Matteo Catani, Directeur général de GNV, Pierfrancesco Vago, Président exécutif de la Division Croisières du Groupe MSC et Président de GNV ainsi que des ministres marocains, Abdessamad Kayouh (Transports et Logistique) et Fatim-Zahra Ammor (Tourisme et Artisanat).

Ils ont dit:

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Matteo Catani, Directeur général de GNV: « GNV Aurora représente concrètement la direction que nous avons choisie pour l’avenir de la compagnie : investir dans des technologies capables de concilier sécurité, durabilité environnementale, efficacité opérationnelle et qualité de l’expérience de voyage. L’alimentation au GNL permet une réduction significative des émissions par rapport aux générations précédentes de navires, tandis que des systèmes comme le cold ironing contribuent à réduire l’impact environnemental dans les ports, au bénéfice des communautés locales.

Innovation technologique et durabilité s’intègrent dans une trajectoire qui nous permet d’élever encore les standards de confort, de fiabilité et de continuité de service pour nos passagers. Nous construisons une flotte capable d’accompagner et d’accélérer la transition énergétique, en ligne avec les standards internationaux les plus stricts en matière de sécurité et de durabilité et avec les objectifs de décarbonation du secteur maritime. »

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Carole Montarsolo, Directrice générale de GNV Maroc : « Avec l’entrée en service de GNV Aurora et GNV Virgo, nous renforçons concrètement la qualité de l’expérience à bord, avec un objectif précis : faire du voyage une véritable partie des vacances, en particulier pour les familles. Cela se traduit par des environnements contemporains, des technologies innovantes, des espaces dédiés aux enfants et une offre d’animations structurée.

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L’espace de jeux pour enfants à bord de l’Aurora

Cette approche répond en priorité aux attentes des Marocains résidant en Europe, tout en accompagnant la croissance du trafic touristique et des voyages d’affaires européens. À travers ces investissements, GNV réaffirme sa volonté de renforcer son ancrage territorial et d’accompagner le développement de la mobilité maritime en Méditerranée ».

GNV Aurora : durabilité environnementale et expérience de voyage premium

GNV Aurora est la deuxième unité de la flotte GNV alimentée au gaz naturel liquéfié (GNL) et la dernière de la première série de quatre navires de nouvelle génération commandés au chantier Guangzhou Shipyard International (GSI) en Chine. Le navire représente une nouvelle étape du programme de renouvellement de flotte visant à concilier innovation technologique, durabilité environnementale et qualité de service.

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Avec une jauge brute d’environ 53 000 tonnes, une longueur de 218 mètres et une vitesse maximale de 25 nœuds, GNV Aurora peut accueillir jusqu’à 1 700 passagers dans 426 cabines et transporter jusqu’à 2 780 mètres linéaires de fret.

À bord, les passagers bénéficient d’une offre de services moderne et confortable, incluant restaurant à la carte, self-service, snack-bar, espace shopping, zones enfants et Wi-Fi haut débit.

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Le salon fauteuils à bord du GNV Aurora

Avec le nouveau bateau, une nouvelle identité visuelle fait également son apparition : une feuille verte, symbole du parcours de durabilité entrepris par la compagnie, accompagnée d’un motif graphique inspiré à la connexion électrique du cold ironing, technologie permettant aux navires de se connecter au réseau électrique portuaire à quai afin de réduire les émissions et l’impact environnemental sur les communautés locales.

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Le pont-garage sur le nouveau GNV Aurora.

L’alimentation au GNL et les importantes améliorations en matière d’efficacité énergétique permettent une réduction des émissions de CO₂ allant jusqu’à 50 % par unité de transport par rapport aux générations précédentes de ferries, avec des réductions significatives également des oxydes d’azote (NOx), des oxydes de soufre (SOx) et des particules fines.

« Le navire est conforme aux normes IMO Tier III, parmi les plus strictes au niveau international en matière environnementale » tient à souligner la compagnie.

D.T

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Crise de l’eau : Greenpeace alerte sur le « modèle agricole insoutenable » de la Tunisie

La question de la sécurité alimentaire en Tunisie n’est plus un simple débat économique. Pour l’ONG Greenpeace Middle East and North Africa, elle est désormais liée directement à la souveraineté nationale et à la survie des ressources naturelles du pays.

Dans une déclaration relayée par l’agence tunisienne TAP, l’organisation estime que la Tunisie doit « repenser en profondeur son modèle agricole » face à l’aggravation du changement climatique, marquée par la baisse des précipitations et la hausse continue des températures.

Une agriculture qui consomme l’essentiel de l’eau

Selon Greenpeace, le secteur agricole absorbe plus de 75 % des ressources hydriques disponibles en Tunisie, un des taux les plus élevés de la région. Dans le même temps, la part annuelle d’eau renouvelable disponible par habitant ne dépasserait plus 470 mètres cubes, soit bien en dessous du seuil international de pénurie hydrique.

Pour Insaf Benzaki, « parler aujourd’hui de sécurité alimentaire en Tunisie revient à parler de souveraineté ». Elle considère que la stratégie nationale annoncée récemment par le ministère de l’Agriculture pour atteindre l’autosuffisance en blé dur traduit une prise de conscience officielle : « l’alimentation est devenue une composante de la sécurité nationale ».

Lire aussi : Eau traitée : Le virage stratégique de l’agriculture tunisienne ?

Le pari risqué de l’agriculture irriguée

Mais l’ONG soulève une interrogation centrale : comment développer davantage l’agriculture irriguée dans un pays confronté à une grave crise de l’eau ?

Greenpeace défend une transition vers les énergies renouvelables décentralisées, notamment l’énergie solaire, afin de réduire simultanément les coûts énergétiques et la pression sur les ressources hydriques. L’organisation estime que cette orientation pourrait stabiliser les prix alimentaires, soutenir le pouvoir d’achat et créer de nouveaux emplois « verts ».

Pour les petits agriculteurs, le solaire représenterait également une alternative face à la volatilité des prix des hydrocarbures et aux coupures d’électricité, particulièrement durant les périodes de sécheresse.

L’ONG met aussi en avant les systèmes d’irrigation intelligents alimentés par l’énergie photovoltaïque. Selon elle, l’utilisation du goutte-à-goutte couplé à des technologies numériques et des capteurs permettrait d’adapter l’irrigation aux besoins réels des cultures, réduisant considérablement le gaspillage de l’eau.

L’« agrivoltaïsme », nouvelle solution miracle ?

Greenpeace évoque également le concept d’« agrivoltaïsme », qui consiste à combiner production agricole et panneaux solaires sur une même surface. Les panneaux offriraient un ombrage partiel capable de limiter l’évaporation et de protéger certaines cultures contre les vagues de chaleur.

L’organisation met toutefois en garde contre les dérives possibles. Elle souligne que la baisse du coût du pompage grâce au solaire pourrait entraîner une surexploitation des nappes phréatiques dans les régions déjà fragiles.

Pour éviter ce scénario, Greenpeace appelle à mettre en place un cadre réglementaire strict : quotas de pompage, compteurs intelligents, autorisations d’exploitation et recours accru aux eaux traitées.

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Manouba : L’Office des terres domaniales lance la vente de viande d’agneau à 50 dinars le kilo

À quelques jours de l’Aïd al-Adha, les initiatives visant à contenir la flambée des prix de la viande rouge se multiplient en Tunisie. Depuis ce lundi 25 mai 2026, la société de l’Office des terres domaniales a lancé, à travers son point de vente permanent « Diwan Market » à Borj El Amri, une opération spéciale de commercialisation de viande ovine à des tarifs jugés compétitifs.

Selon Mohamed Jelassi, cadre au sein de l’Office, plus de 700 kilogrammes de viande de mouton seront mis sur le marché après la mobilisation de 70 têtes de bétail à l’occasion de l’Aïd. Les prix annoncés sont de 50 dinars le kilogramme de viande d’agneau et 35 dinars pour la viande de « barkous », avec la promesse d’un contrôle vétérinaire et d’une qualité conforme aux normes sanitaires.

Régulation des prix des viandes rouges

Cette opération s’inscrit dans une stratégie de régulation des prix des viandes rouges durant une période marquée par une forte demande et une tension persistante sur le marché. L’Office met également en avant le rôle de son point de vente dans la commercialisation d’autres produits agricoles à prix réduits, notamment le poulet, les œufs, l’huile d’olive et les fromages issus du complexe agricole de Borj El Amri.

Mais sur le terrain, la réalité du marché reste plus complexe. Malgré les annonces officielles et les opérations ponctuelles, les prix de la viande connaissent une envolée spectaculaire dans plusieurs régions du pays. Ces derniers jours, de nombreux consommateurs ont affirmé que le kilogramme de viande d’agneau a atteint entre 70 et 80 dinars dans certains circuits commerciaux, alimentant un sentiment d’inquiétude chez les familles tunisiennes à l’approche de l’Aïd.

Lire aussi : Viande d’agneau : 70 à 80 dinars le kilo, la flambée frappe les Tunisiens avant l’Aïd !

L’écart entre les prix affichés dans les points de vente encadrés et ceux pratiqués dans les marchés traditionnels pose ainsi la question de l’impact réel de ces initiatives sur le pouvoir d’achat. Car si les opérations de vente directe du producteur au consommateur permettent de proposer des tarifs plus accessibles, les quantités disponibles restent limitées face à une demande nationale très élevée.

Des promesses qui peinent encore à se traduire

Dans ce contexte, plusieurs consommateurs estiment que les promesses de maîtrise des prix peinent encore à se traduire concrètement à grande échelle. Entre annonces de régulation et réalité du marché, la bataille contre la flambée des prix de la viande rouge demeure donc un défi majeur à quelques jours de l’Aïd 2026.

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Viande d’agneau : 70 à 80 dinars le kilo, la flambée frappe les Tunisiens avant l’Aïd !

À quelques jours de l’Aïd al-Adha 2026, le prix du kilo de viande d’agneau atteint désormais 70 dinars dans plusieurs boucheries tunisiennes, selon des témoignages de consommateurs et des déclarations relayées par des organisations de défense du consommateur. Dans certains quartiers huppés du Grand Tunis, le kilo aurait même franchi le seuil des 80 dinars.

Cette flambée intervient alors que de nombreuses familles tunisiennes, incapables d’acheter un mouton entier pour l’Aïd, se rabattent sur l’achat de viande déjà disponible chez les bouchers. Mais ce report de la demande contribue lui-même à tendre davantage le marché.

Le phénomène révèle surtout une crise plus profonde : baisse du cheptel, sécheresse, spéculation et affaiblissement durable du pouvoir d’achat.

Pourquoi le kilo d’agneau atteint-il désormais 70 à 80 dinars ?

La hausse des prix de la viande ovine ne date pas seulement des derniers jours avant l’Aïd. Dès février 2026, des professionnels du secteur évoquaient déjà un kilo d’agneau dépassant les 60 dinars en raison d’une offre insuffisante sur le marché tunisien.

Selon Ahmed Amiri, président de la Chambre syndicale nationale des bouchers, cette situation résulte principalement d’un déséquilibre entre l’offre et la demande, aggravé par une forte baisse du cheptel national.

Plusieurs facteurs structurels expliquent cette situation : les années successives de sécheresse ont réduit les capacités d’élevage ; le coût de l’alimentation animale et du transport reste élevé ; de nombreux éleveurs ont vendu ou abattu des femelles reproductrices ces dernières années et les intermédiaires occupent une place grandissante dans la chaîne de distribution.

À cela s’ajoute un phénomène classique avant l’Aïd : la spéculation saisonnière. Plusieurs acteurs de la filière accusent les intermédiaires d’acheter les bêtes plusieurs semaines à l’avance pour revendre avec des marges importantes.

Pourquoi de plus en plus de familles renoncent-elles au mouton ?

En 2026, les prix des moutons de l’Aïd dépassent fréquemment 1 200 dinars et peuvent atteindre 2 500 dinars pour les plus gros gabarits. Les moutons à moins de 800 dinars ont quasiment disparu des marchés, selon plusieurs observateurs.

Résultat : une partie des ménages ne cherche plus à acheter un mouton vivant. Beaucoup préfèrent désormais acheter quelques kilos de viande pour “sauver” symboliquement le repas de l’Aïd sans supporter le coût d’un sacrifice complet.

Ce déplacement de la demande vers les boucheries crée toutefois un effet pervers : plus les consommateurs abandonnent le mouton entier pour la viande découpée, plus la pression augmente sur les stocks disponibles chez les bouchers.

Dans certains quartiers aisés, où la demande reste forte malgré la hausse des prix, le kilo aurait ainsi atteint 80 dinars selon plusieurs témoignages recueillis ces derniers jours.

Les importations peuvent-elles vraiment faire baisser les prix ?

Face à la flambée des prix, les autorités ont annoncé dès février un programme d’importation de 15 000 à 20 000 moutons vivants, ainsi que de viande ovine réfrigérée, afin de stabiliser le marché avant l’Aïd.

Le gouvernement avait déjà eu recours en 2025 à l’importation de viande d’agneau réfrigérée vendue autour de 38,9 dinars le kilo pour tenter de freiner l’envolée des prix.

Mais plusieurs professionnels estiment que ces mesures restent insuffisantes face à un problème devenu structurel.

Le véritable enjeu concerne désormais la reconstitution du cheptel tunisien et la régulation des circuits de distribution. Car même lorsque les prix des aliments de bétail reculent, les prix au consommateur continuent d’augmenter, notamment sous l’effet des intermédiaires et de la spéculation.

Une inflation qui transforme aussi le rituel de l’Aïd

Au-delà des chiffres, la hausse des prix modifie progressivement les habitudes sociales liées à l’Aïd al-Adha en Tunisie. Sur les marchés à bestiaux, plusieurs reportages décrivent une fréquentation bien plus faible qu’auparavant, avec des visiteurs venus davantage observer les prix qu’acheter réellement.

L’Aïd devient ainsi un révélateur du recul du pouvoir d’achat tunisien. Ce qui relevait autrefois d’un effort financier ponctuel tend désormais à devenir inaccessible pour une partie croissante de la classe moyenne.

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Eau en Tunisie : Offensive anticorruption annoncée dans un secteur stratégique

Le ministère de l’Agriculture annonce la mise en place d’un dispositif de gestion des risques de corruption dans le secteur de l’eau, dans un contexte marqué par des tensions persistantes sur l’approvisionnement et la gestion des réseaux hydrauliques. Si le communiqué n’évoque aucune affaire précise, il met en lumière un champ sensible où les dysfonctionnements structurels alimentent régulièrement les soupçons de mauvaise gouvernance.

Un secteur sous tension permanente entre pénurie et dysfonctionnements

Réuni avec les responsables régionaux du développement agricole de Kairouan et de La Manouba, le ministre de l’Agriculture, Ezzedine Ben Cheikh, a insisté sur la nécessité de sécuriser l’approvisionnement en eau potable, notamment à l’approche de l’été 2026.

Le département veut accélérer la maintenance des réseaux hydrauliques et durcir la lutte contre les branchements anarchiques, régulièrement cités comme source de perturbations dans la distribution.

Mais derrière ce diagnostic technique, c’est bien la question de la gouvernance globale du secteur qui est désormais mise en avant.

Les zones grises de la gestion de l’eau

Sans citer de cas concrets, le ministère évoque implicitement plusieurs risques récurrents de corruption dans la chaîne de gestion de l’eau et des ressources agricoles. Ceux-ci concernent notamment :

  • la gestion des réseaux et des interventions techniques, où des priorités peuvent être influencées ou des raccordements irréguliers tolérés en dehors des procédures officielles ;
  • les marchés publics hydrauliques, un segment sensible aux surcoûts, aux appels d’offres orientés ou à des attributions peu transparentes ;
  • la gestion des ressources humaines, avec des risques de favoritisme dans les recrutements et les affectations au sein des structures régionales ;
  • la distribution des subventions et équipements agricoles, où des écarts peuvent apparaître dans l’accès aux aides publiques ;
  • la fiabilité des données administratives, essentielle pour le suivi des réseaux, des agriculteurs et des besoins en eau, mais parfois vulnérable aux manipulations.

C’est précisément sur ces points que le nouveau système de gestion des risques de corruption est appelé à intervenir, en renforçant les mécanismes de contrôle et de traçabilité.

Une réponse par la gouvernance et la modernisation des données

Le ministre a insisté sur l’application stricte des règles de bonne gouvernance, notamment dans les ressources humaines, les achats publics et les systèmes de rémunération. L’objectif affiché est de réduire les marges de manœuvre informelles dans un secteur où la pression sociale et territoriale est forte.

Dans le même temps, un volet important concerne l’élevage, avec l’accélération de l’identification du cheptel et la mise à jour des bases de données des éleveurs. Une étape jugée indispensable pour garantir une distribution équitable des aliments subventionnés et améliorer le contrôle sanitaire.

Derrière l’annonce d’un plan anticorruption, c’est donc une tentative de reprise en main administrative et technique d’un secteur clé, où les enjeux de ressources, de financement public et de gestion territoriale se croisent en permanence.

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Djerba : Coupures d’eau et baisse de pression prévues

Plusieurs localités de l’île de Djerba connaîtront des coupures et des perturbations de l’approvisionnement en eau potable dans la nuit du 11 au 12 mai 2026. La SONEDE a annoncé le lancement de travaux de réparation au niveau de la station de dessalement de Mezraya et des principales conduites de distribution, dans le cadre des préparatifs pour la saison estivale.

Travaux à la station de dessalement de Mezraya

Dans un communiqué publié samedi, la SONEDE a indiqué que ces interruptions sont liées à des travaux de maintenance et de réparation au niveau de la station de dessalement d’eau de mer de Mezraya ainsi que sur plusieurs canalisations principales.

Les interventions concernent notamment des conduites de distribution de 600 mm et 200 mm situées dans la délégation de Midoune. L’objectif affiché est de renforcer le réseau et de sécuriser l’approvisionnement en eau potable à l’approche de l’été 2026, période marquée par une forte hausse de la consommation sur l’île.

Midoune, Houmet Essouk et la zone touristique touchées

Selon la SONEDE, les coupures concerneront principalement plusieurs secteurs de Midoune, la zone touristique ainsi que certaines localités de Houmet Essouk, notamment Ghizene, Mezraya, Sadghyen, Fatou et la rue de Midoune.

D’autres régions de l’île enregistreront également des perturbations dans la distribution de l’eau potable ainsi qu’une baisse de pression sur le réseau.

Retour progressif à partir du 13 mai

La société a précisé que la reprise de l’approvisionnement se fera progressivement à partir du mercredi 13 mai à 20h, une fois les travaux achevés.

La SONEDE a, par ailleurs, appelé les habitants concernés à prendre leurs précautions et à stocker les quantités d’eau nécessaires avant le début des interventions.

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Le président de la Chambre des communes du Canada attendu en Tunisie du 10 au 13 mai

Francis Scarpaleggia, président de la Chambre des communes du Canada, effectuera une visite officielle en Tunisie du 10 au 13 mai 2026, à la tête d’une délégation parlementaire canadienne.

Cette visite a été annoncée mercredi 6 mai par l’ambassadeur du Canada en Tunisie, Alexandre Bilodeau, lors de sa rencontre avec le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, au palais du Bardo. Elle intervient à l’invitation de ce dernier.

Une séquence parlementaire de haut niveau

Président de la Chambre des communes depuis mai 2025, Francis Scarpaleggia est député de Lac-Saint-Louis, au Québec. Son parcours est marqué par une longue expérience parlementaire, un ancrage francophone et un intérêt reconnu pour les questions environnementales.

Sa venue en Tunisie s’inscrit dans le cadre de la diplomatie parlementaire, un canal appelé à renforcer les relations politiques, institutionnelles et économiques entre Tunis et Ottawa.

La Tunisie comme passerelle vers l’Afrique

Au-delà du volet protocolaire, l’entretien a permis d’évoquer les perspectives de coopération entre les deux pays. L’ambassadeur canadien a notamment souligné l’intérêt d’Ottawa pour les marchés africain et européen, ainsi que le rôle que pourrait jouer la Tunisie comme porte d’entrée vers l’Afrique.

La coopération économique et commerciale, les échanges dans l’espace francophone, ainsi que le rôle de la diaspora tunisienne au Canada ont également été abordés.

Selon le communiqué de l’ARP, Brahim Bouderbala a salué le niveau des relations tuniso-canadiennes et exprimé le souhait de les élargir aux domaines académique, scientifique, culturel et touristique. Alexandre Bilodeau a, de son côté, réaffirmé la volonté du Canada de renforcer sa coopération avec la Tunisie.

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Eau traitée : Le virage stratégique de l’agriculture tunisienne ?

Face à une pression hydrique de plus en plus marquée, le ministère de l’Agriculture place la réutilisation des eaux usées traitées au cœur de sa stratégie. Lors d’une réunion de travail consacrée au suivi de la situation agricole et hydrique dans les gouvernorats de Jendouba et de Zaghouan, le ministre Ezzedine Ben Cheikh a insisté sur le caractère désormais incontournable de cette option pour sécuriser les ressources en eau et soutenir la production agricole.

Le recours aux eaux traitées n’est plus présenté comme une alternative, mais comme une nécessité structurelle. Dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources naturelles et les effets du changement climatique, le ministère mise sur le développement de la réutilisation, notamment à travers le renforcement des procédés de traitement tertiaire, permettant une eau conforme aux usages agricoles.

Changement de pratiques sur le terrain

Cette orientation suppose toutefois un changement de pratiques sur le terrain. Le ministre a plaidé pour une implication accrue de la recherche scientifique et la mise en place de programmes d’accompagnement destinés aux agriculteurs. L’objectif est double : lever les réticences liées à l’utilisation de ces eaux et améliorer leur intégration dans les systèmes d’irrigation. La coordination entre les différentes structures administratives est également présentée comme un levier essentiel pour optimiser l’exploitation de ces sources.

Au-delà de la question de la réutilisation, la réunion a mis en lumière les défis persistants en matière de gouvernance de l’eau. L’accélération des grands projets hydrauliques, l’amélioration de la gestion des sources disponibles et la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable durant la période estivale figurent parmi les priorités affichées. Le ministre a également insisté sur la rationalisation de l’irrigation dans les périmètres agricoles et sur la nécessité de renforcer l’efficacité des groupements hydrauliques, notamment à travers le recouvrement des créances.

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Dans le gouvernorat de Jendouba, l’accent a été mis sur le développement de cultures stratégiques, en particulier la betterave sucrière. Cette orientation s’inscrit dans une logique de souveraineté alimentaire, avec un engagement de l’État à économiser les source hydriques nécessaires et à mobiliser les terres disponibles, en coordination avec les structures foncières publiques.

Renforcer les passerelles entre recherche académique et terrain

Par ailleurs, le ministère entend renforcer les passerelles entre recherche académique et terrain. L’exemple de la coopération entre la direction régionale de l’agriculture de Zaghouan et l’École supérieure d’agriculture de Mograne illustre cette volonté de promouvoir une recherche appliquée, directement utile aux agriculteurs. La formation continue et l’encadrement technique, notamment en matière de réglage des engins de récolte, sont également appelés à être intensifiés.

En filigrane, c’est un changement de paradigme qui se dessine : faire de l’eau traitée une ressource agricole à part entière. Reste à savoir si les conditions techniques, économiques et sociales seront réunies pour assurer l’adhésion des agriculteurs et garantir l’efficacité de cette transition.

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Les Émirats arabes unis quittent l’OPEP, un tournant majeur !

Le départ des Émirats arabes unis de l’OPEP marque un tournant dans l’équilibre du marché pétrolier mondial. Annoncé le 28 avril 2026, ce retrait, qui doit entrer en vigueur début mai, relance les interrogations sur le rôle et l’avenir de cette organisation fondée pour peser sur les prix du brut.

Créée en 1960 à Bagdad, l’OPEP regroupe aujourd’hui une douzaine de pays producteurs de pétrole, principalement au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine. Parmi ses membres figurent notamment l’Arabie saoudite, l’Irak, l’Iran ou encore le Venezuela. L’organisation a été pensée comme un levier collectif permettant à ces États de défendre leurs intérêts face aux grandes compagnies pétrolières et aux pays consommateurs.

Régulation de la production

Son fonctionnement repose sur un principe central : la régulation de la production. Les pays membres se mettent d’accord sur des quotas de production afin d’influencer l’offre mondiale de pétrole. Lorsque l’offre est réduite, les prix ont tendance à augmenter ; à l’inverse, une hausse de production peut contribuer à les faire baisser. Ce mécanisme confère à l’OPEP un rôle stratégique dans la stabilité — ou l’instabilité — des marchés énergétiques.

Au fil du temps, l’OPEP a élargi son influence en s’alliant à d’autres grands producteurs, dont la Russie, dans ce que l’on appelle l’OPEP+. Cette coalition informelle renforce la capacité de coordination sur les volumes de production à l’échelle mondiale.

Dans ce contexte, la décision des Émirats arabes unis de quitter l’organisation n’est pas anodine. Le pays, qui dispose d’importantes capacités de production, reproche notamment au système de quotas de freiner ses ambitions d’expansion. En se retirant, Abou Dhabi récupère une totale liberté pour ajuster sa production selon ses propres intérêts économiques.

Maintenir une discipline collective ?

Ce départ pourrait fragiliser la cohésion interne de l’OPEP et poser la question de sa capacité à maintenir une discipline collective. À plus long terme, il alimente un débat plus large sur l’efficacité de ce type d’organisation dans un marché énergétique en mutation, marqué par la transition vers les énergies renouvelables et la diversification des sources d’approvisionnement.

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Pour les pays importateurs comme la Tunisie, toute évolution au sein de l’OPEP est suivie de près. Les décisions prises — ou les fractures qui apparaissent — peuvent avoir des répercussions directes sur les prix à la pompe et sur les équilibres économiques nationaux.

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Tunisie : Coupures d’eau dans plusieurs gouvernorats

La Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux a annoncé, vendredi, des perturbations et des interruptions temporaires dans la distribution de l’eau potable touchant les gouvernorats de Kairouan, Sousse, Monastir et Mahdia.

Ces désagréments interviennent à partir de 14 heures, en raison de travaux de réparation d’une panne survenue de manière soudaine sur une conduite principale de 600 mm située à Oued El Aâtaf, dans le gouvernorat de Kairouan.

Répercussions sur l’approvisionnement en eau

Selon la société, ces travaux techniques auront des répercussions sur l’approvisionnement en eau dans plusieurs délégations. À Kairouan Nord, les zones concernées sont notamment El Houamed et El Ghaba. Dans la délégation de Sidi El Hani, les perturbations touchent Oulad Allouane, Ghegoub, Oulad Khsine et Oulad Faleh.

Dans le gouvernorat de Sousse, plusieurs secteurs sont également affectés, dont Oued Laya, Ennokr, Dergham, Ettoualet, El Jbeline, ainsi que des zones relevant de la délégation de Msaken, parmi lesquelles l’usine STIP, Koraat El Manjour, El Knaïes, Ech Chihia, Oulad Toumi, Béni Rabia, El Bayadha, Béni Kalthoum, El Farada et El Borjine.

D’autres localités concernées

D’autres localités sont concernées dans les gouvernorats de Monastir et Mahdia, notamment Zeramdine, Jemmal, Ouerdanine, Benbla et Boumerdes, avec des perturbations signalées dans plusieurs quartiers et villages.

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La société a précisé que la reprise de l’approvisionnement en eau potable se fera progressivement à partir de 22 heures, samedi, une fois les travaux achevés et la conduite remise en service.

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Face à la crise hydrique, la Tunisie mise sur une recharge intelligente des nappes

Une expérience menée en Tunisie autour de la recharge des nappes phréatiques par des procédés naturels donne des résultats jugés « très encourageants ». Testée dans le cadre du projet Mar2Protect, cette solution pourrait offrir une réponse durable et peu coûteuse aux défis hydriques du pays. Elle intervient dans un contexte de pression croissante sur les ressources en eau.

Une station pilote aux résultats prometteurs

Une station expérimentale installée à Oued Souhil a permis de tester un système de recharge des nappes basé sur des eaux traitées naturellement. Selon les responsables du projet, les résultats sont suffisamment probants pour envisager une généralisation à plus grande échelle.

Le coordinateur national du projet et enseignant-chercheur à l’Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis, Atef Jouani souligne que le procédé repose sur un traitement tertiaire utilisant des matériaux naturels tels que le roseau, le laurier-rose, le liège, le gravier et le sable. Ce système permet de filtrer efficacement les eaux et de produire une ressource de qualité, adaptée à la recharge des nappes.

Le dispositif repose sur un traitement tertiaire utilisant des matériaux naturels comme le roseau, le laurier-rose, le liège, le gravier ou encore le sable, permettant de filtrer efficacement l’eau avant son infiltration dans les nappes souterraines.

Une alternative écologique et accessible

L’un des principaux atouts de cette technologie réside dans son faible coût et sa simplicité de mise en œuvre. Contrairement aux solutions lourdes comme le dessalement, cette approche s’appuie sur des ressources locales et des procédés naturels, limitant ainsi les investissements et les impacts environnementaux.

Les eaux traitées ne présentent pas de risque pour les nappes et peuvent également être réutilisées dans l’agriculture, contribuant à sécuriser la production agricole tout en préservant les ressources hydriques.

Un enjeu stratégique pour la Tunisie

Cette innovation intervient alors que la Tunisie fait face à une surexploitation de ses nappes phréatiques, dont certaines sont exploitées à des niveaux critiques.

Dans ce contexte, le développement de solutions durables, locales et économiquement viables apparaît comme une priorité pour garantir la sécurité hydrique du pays face aux effets du changement climatique.

Porté par un consortium international et des chercheurs tunisiens, ce projet pourrait servir de modèle pour d’autres régions confrontées aux mêmes défis. En misant sur des techniques naturelles, la Tunisie explore ainsi une voie innovante pour concilier gestion durable de l’eau et contraintes économiques.

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Coupure d’eau : Mahdia et Monastir privées d’approvisionnement de mardi à jeudi prochains

La distribution de l’eau potable sera interrompue dans plusieurs régions des gouvernorats de Mahdia et Monastir à partir de mardi à minuit. Cette coupure, annoncée par la SONEDE, s’inscrit dans le cadre de travaux de raccordement stratégique. Le retour à la normale est prévu progressivement à partir du jeudi 23 avril.

Un large périmètre touché dans les deux gouvernorats

Dans le gouvernorat de Mahdia, les délégations de Mahdia, Rejiche, Ksour Essef et Sidi Alouane seront concernées par cette interruption.

Du côté de Monastir, la coupure s’étendra à plusieurs zones, notamment Monastir, Sahline, Bembla (à l’exception de Menzel Ennour), Jemmel (hors Menzel Kamel, Bir Eltaieb et El Hdadra), Moknine, Ksar Hellal, Téboulba, Bekalta, Sayada, Lamta, Bouhjar, Ksibet El Médiouni et Zéramdine (sauf certaines localités).

Cette interruption affectera ainsi une large partie du Sahel tunisien, avec des répercussions attendues sur les ménages, les activités économiques et les services.

Des travaux structurants pour sécuriser l’approvisionnement

La SONEDE précise que cette coupure est liée aux travaux de raccordement de la station de dessalement d’eau de mer de Sousse au système des adductions des eaux du Nord.

Ce chantier s’inscrit dans une stratégie nationale visant à diversifier les sources d’approvisionnement en eau, dans un contexte marqué par le stress hydrique et la variabilité climatique.

Reprise progressive à partir de jeudi

Selon la société publique, l’alimentation en eau potable reprendra progressivement à partir du jeudi 23 avril, une fois les travaux achevés. La remise en service dépendra toutefois de la stabilisation du réseau et pourrait varier d’une zone à une autre.

La Tunisie fait face à une pression croissante sur ses ressources hydriques, accentuée par des années de sécheresse. Le recours au dessalement, notamment via des installations comme celle de Sousse, constitue désormais un pilier de la politique hydrique nationale pour sécuriser l’accès à l’eau potable dans les régions les plus exposées.

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